BORAT







BORAT

- Film raciste juif de Sacha Baron Cohen (2006) -



ou pour paraphraser l'auteur :
Leçon culture avec gros Q pour profit glorieux peuple élu qu'il aime traîner goyim kazakhs dans la merde



BORAT avec un D cyrillique (Д) à la place du A
(ça fait plus "kazakh")




Sacha Baron Cohen (alias Ali G), auteur et protagoniste principal du film Borat - Leçon culturelle sur l'Amérique pour profit glorieuse nation Kazakhstan (sic), se fait passer selon le cas pour un Pakistanais ou un Kazakh. En réalité, son père est Juif gallois, sa mère Juive israélienne. Lui-même a passé un an dans un kibboutz. Sa future femme est juive elle aussi.  On ignore si Cohen - un pur produit de la culture juive - possède un passeport israélien en plus de son passeport britannique. Si ce n'est pas le cas, c'est qu'il a oublié d'en faire la demande - une simple formalité.

Si l'on en croit Le Monde, le film Borat serait tout simplement "bête et méchant". Cohen, lui, serait "affreusement raciste, antisémite, misogyne et homophobe".

Qu'en est-il vraiment ?...

Tout d'abord, on voit que pour Le Monde, il ne suffit pas de dire que quelqu'un est raciste, il faut aussi préciser qu'il est antisémite. Car bien entendu, l'antisémitisme n'est pas une simple forme de racisme, un sous-groupe de ce fléau. Non, non, c'est beaucoup plus, c'est bien pire, bien plus grave : cela touche les Juifs !...  Il ne viendrait pas à l'idée d'un rédacteur du Monde d'écrire qu'il aime les fruits et les pommes, ou encore qu'il a bu du vin et du bordeaux - ce serait ridicule, bien sûr. En revanche, "le racisme et l'antisémitisme", ça passe comme une lettre à la poste.

Mais peu importe, la question n'est pas là...

Raciste ?

Cohen est-il raciste ?  Oui, indéniablement : il traîne dans la boue tout un peuple, toute une nation, tout un pays - le Kazakhstan. Les Kazakhs de Borat sont débiles, pervers, sales, arriérés, ils ignorent les choses les plus élémentaires, comme par exemple : à quoi sert une cuvette de WC, comment se torcher le cul, comment fonctionne une télécommande de téléviseur. Ils pratiquent l'inceste et prostituent leurs sœurs, leurs filles, leurs femmes, leurs mères. Ils n'ont jamais vu un escalator ; leur niveau technique ne dépasse pas le stade du radio-réveil. Ils boivent de la pisse de cheval fermentée, partagent leur logis avec leur vache et transportent des poules dans leurs bagages quand ils partent en voyage. Et ils sont fiers de leur connerie, comme en témoigne le texte de leur hymne national.  (Signe suprême de retard culturel : ils ne maîtrisent même pas la langue "universelle" des maîtres du monde, se contentant de parler "petit-nègre".)

Antisémite ?

Cohen est donc bien raciste. Mais ce racisme contient-il aussi de l'antisémitisme ?... Aurions-nous affaire à un de ces mythiques "Juifs antisémites" que les milieux majoritairement juifs d'Hollywood auraient laissé passer sans le vouloir ?...

Il y a deux scènes dans le film, où les Juifs sont impliqués. Tout d'abord, une procession carnavalesque où des Kazakhs se défoulent aux dépens d'un monstre juif en carton-pâte qui rafle des billets de banque. L'autre scène montre un vieux couple juif dans une petite ville américaine de province. Les deux personnages, qui font penser aux parents de Woody Allen, hébergent Borat et son compagnon de voyage. Les touristes kazakhs, persuadés que les Juifs veulent les empoisonner, prennent la fuite en pleine nuit.  Antisémite, ça ?... Oui, sans doute, mais qui est antisémite ? L'auteur du film - Cohen - ou les Kazakhs ?...

Si un cinéaste égyptien tourne un film où des Noirs insultent et terrorisent des Arabes, est-il lui-même anti-arabe, ou est-ce, au contraire, une façon d'insinuer que les Noirs sont arabophobes ? En pareil cas, la réponse est parfaitement claire. Mais quand des Juifs sont en cause, subitement, elle ne l'est plus. Montrer une scène antisémite n'est plus alors une manière de dénoncer l'antisémitisme (vrai ou supposé) d'une personne ou d'un groupe ; cela devient de l'antisémitisme au premier degré. Logique, n'est-ce pas ?... On peut en conclure que Steven Spielberg et Roman Polanski (juifs tous les deux) sont "antisémites" quand ils montrent des scènes antisémites à l'écran.

Bien sûr, on ne peut pas attendre d'un rédacteur du Monde qu'il cogite sur la question. Comment le pourrait-il, puisqu'il est programmé pour crier "antisémitisme" chaque fois qu'il entend le mot "juif".

Au détour d'un dialogue, Cohen fait dire à ses Kazakhs que les Juifs sont responsables du 11 septembre. Une façon, pour lui, de suggérer qu'il s'agit là d'une "calomnie antisémite". Car, cela va de soi, "les Juifs" n'ont rien à voir avec cet acte terroriste. Ni "les Juifs" en général, ni les néo-cons en particulier. Pour Le Monde, évidemment, l'allusion est beaucoup trop subtile.

En fait, Cohen nous ressert sous une autre forme ce que nous avons déjà entendu un million de fois depuis le 11/9 : seuls des "antisémites" peuvent oser associer au terrorisme le lobby sioniste, le Mossad, les animateurs du PNAC, les étudiants israéliens des Beaux-Arts et les entreprises de déménagement judéo-américaines.

L'organisation mafieuse juive états-unienne ADL - Anti-Defamation League (sic) a été une des premières à accuser Cohen d'antisémitisme. Mais contrairement aux idiots utiles de la presse française, les racketteurs de l'ADL savaient parfaitement à quoi s'en tenir. Le but de la manœuvre était d'extorquer au "Juif honteux" une petite contribution en espèces. L'absolution lui aura finalement coûté un million de dollars.

Si Cohen lui-même n'est évidemment pas antisémite, peut-on affirmer avec lui que les Kazakhs le sont ?...  Dans un univers surréaliste où tout le monde est "antisémite" par défaut, y compris les dissidents juifs, comment voulez-vous que les Kazakhs ne le soient pas ?  Choisissez au hasard un nombre entre dix et mille, et vous aurez autant de bonnes raisons pour justifier l'accusation. Citons au petit bonheur : la longue appartenance à l'Union soviétique (régime abominablement "judéophobe", bien que pour certains le communisme soit une "invention juive" par excellence - allez comprendre), le refus de se soumettre sans murmure aux privatisations et aux "réformes libérales" les plus destructrices, le refus d'abandonner entièrement ses ressources naturelles (pétrole) aux maîtres du marché mondial, le refus de considérer comme une donnée naturelle le fait que 80 % des milliardaires de l'ex-URSS soient des Juifs israélo-américano-britanniques, le fait d'être musulman (pour autant qu'on puisse l'être après 70 ans d'athéisme officiel), etc...

Misogyne ?

Et la misogynie ?... Possible que Cohen méprise les femmes, c'est même probable. Mais là encore, il ne faut pas confondre le message et le messager. Les misogynes du film, ce sont - encore une fois - les affreux Kazakhs. Que Cohen se marre en les dépeignant ainsi, ne change rien à l'affaire.

Homophobe ?

Pour ce qui est de l'homophobie, c'est une autre paire de manches. Il y a une scène dans Borat où le héros (joué par Cohen lui-même) s'engueule avec son partenaire-accompagnateur-surveillant et se met à lutter avec lui. Les deux mecs sont nus ; Borat est svelte, l'autre ressemble à Sharon - Sharon à poil !...  Les lutteurs se livrent sous nos yeux à des contorsions assez spéciales que certains ont qualifiées de "rabelaisiennes" ; d'autres ont évoqué Laurel et Hardy à ce propos. Disons plutôt que ce genre de "performance" suscite, chez la plupart des spectateurs, un sentiment de dégoût et une irrésistible envie de vomir. Mais bien sûr, il y a des gens qui trouvent ça hilarant, des gens qui apprécient ce genre de choses, des gens qui auraient aimé lécher le cul du grand général sioniste (au sens "propre" du terme) et se faire lécher le cul par lui. Question de goût...

Quoi qu'il en soit, après avoir vu le film, il faut une certaine audace pour prétendre que Cohen hait les "gays". Assurément, l'homme se complaît dans ce milieu, il adore ces pratiques, sans pour autant dédaigner - au contraire - tout ce qui est hétérosexuel.

Le problème pour un journaliste "bien-pensant" ou "politiquement correct", c'est que les scènes "intimes" du film n'ont vraiment rien d'esthétique ni d'appétissant - c'est le moins qu'on puisse dire - et qu'elles réduisent instantanément en poussière le cliché "homophile" qui veut que la chose soit "normale" et "naturelle". Mais comment exprimer cela sans briser un tabou ?  Un peu comme le lobby sioniste, le lobby homosexuel se gave et nous gave de contes, de mensonges et d'interdits. Toute critique, toute raillerie est automatiquement présentée comme une forme de discrimination. Et depuis que la pédérastie est devenue une "valeur de gauche", on pourchasse partout les "homophobes", tout comme on pourchasse les "antisémites".

Bref, Cohen est à peu près aussi "homophobe" que les Juifs dits "honteux" sont "antisémites". Mais "l'astuce", pour lui, consiste justement à mettre tout cela sur le dos des Kazakhs. Il fait ainsi d'une pierre deux coups : se montrer tel qu'il est et se foutre de la gueule des "ploucs" d'Asie centrale. Ah, la bonne blague !...

Dans les années 1990, Cohen a d'ailleurs pu donner libre cours à ses pulsions homo-exhibitionnistes en jouant à la télévision anglaise le rôle d'un pédé autrichien : Brüno (avec un "ü" - ça fait plus germanik). Un film centré sur ce personnage est prévu pour 2008-2009. Là aussi, racisme garanti : les "Krauts tyroliens" (nazis, antisémites, stupides et reconnaissables à leur accent grassouillet et ridicule) ne valent guère mieux que les Kazakhs. Il est vrai que ni les uns ni les autres ne font partie du peuple élu. Cohen peut donc s'en donner à cœur joie.



Brüno


Pas que du négatif

Il faut avouer, pour être honnête, que tout n'est pas détestable dans ce film. On y rit parfois de bon cœur, lorsque l'humour s'élève au-dessus du racisme vulgaire et devient plus classique, plus banal. On constate alors que Cohen ne manque pas de talent - dommage qu'il l'utilise trop souvent à mauvais escient.

L'auteur est assez drôle, en outre, lorsqu'il monte en épingle certains traits américains : la facilité avec laquelle on acquiert là-bas permis de conduire et voiture, l'attrait pour le jargon "cool" des ghettos (popularisé par les rappeurs), l'obsession des armes à feu ("pour se défendre"), la naïveté et la crédulité des foules, le fanatisme religieux ou "patriotique". Tout cela se cantonne le plus souvent au niveau politique ou social ; pas d'exécution générale de tout un peuple, comme dans le cas des Kazakhs.

La scène la plus percutante est sans doute celle où Borat participe à un rodéo et prononce l'allocution d'ouverture. En peu de mots, et dans son anglais "du Kazakhstan", il parvient à enthousiasmer le public. Il lui suffit pour cela de déclamer les slogans politiques de l'ère Bush en les exagérant à peine. Borat peut même se permettre de saluer la "guerre terroriste" que mènent les Etats-Unis. La foule applaudit à tout rompre, croyant comprendre "guerre au terrorisme" - elle se réveillera une minute plus tard quand le "Kazakh" se mettra à l'insulter pour de bon.


L'intention

S'il n'y avait dans Borat que cet humour qui égratigne l'Amérique, plus quelques scènes véritablement "bêtes et méchantes" (comme la "demande en mariage" à Pamela Anderson, "l'éléphant dans le magasin de porcelaine" ou la goujaterie par laquelle Cohen "récompense" la patience, la serviabilité et l'hospitalité des gens), il serait inutile d'en parler.

L'élément moteur du film, c'est bien sûr le racisme antikazakh. Si les Tziganes prennent également quelques coups au passage, ces attaques gratuites restent plutôt abstraites. Elles ont uniquement pour but de présenter ce groupe ethnique comme une victime collective... des Kazakhs. Le raciste anti-Tziganes, ce n'est pas Cohen ; c'est Borat-le-Kazakh, à qui Cohen prête des sentiments tziganophobes, tout comme il lui prête des sentiments antijuifs.

L'humour assez particulier de l'auteur s'exerce donc à différents niveaux. Il n'est pas certain que tous les spectateurs saisissent la nuance. On peut même en douter quand on lit la réaction du Monde.

Quoi qu'il en soit, l'effet voulu est atteint : une fois de plus, on se divertit sur le dos des musulmans - même si les Kazakhs n'ont rien de typique à cet égard. Borat s'inscrit parfaitement dans la ligne idéologique de l'après-11 septembre. C'est une pierre de plus à l'édifice de mépris et de haine censé fournir une "justification" à la prophétie autoréalisante du "choc des civilisations".

Provoquons-les, provoquons-les, provoquons-les, ils finiront bien par réagir. Et s'ils ne réagissent pas, tans pis, nous "réagirons" pour eux (par un nouveau 11/9 ou autrement). Le principal, c'est que notre public soit maintenu dans l'ambiance générale, qu'il reste conditionné. Borat n'est pas fait pour être vu au Kazakhstan ou dans les autres pays du monde "islamo-confucéen" (comme dirait Samuel Huntington). Il a pour fonction d'accoutumer les cerveaux occidentaux à ce que le nouvel ordre mondial leur prépare pour demain. Pour cela, rien de tel que l'humour.

Nous, nous savons cultiver l'humour ; eux, non - depuis l'affaire des caricatures de Mahomet, chacun sait cela.


Et si les Kazakhs copiaient Cohen ?

Imaginons un instant que les "sauvages" kazakhs aient en réalité autant d'humour que les "civilisés" dits "judéo-chrétiens", et qu'ils fassent à leur tour un film du même genre. Un film bête et méchant, certes, mais d'une drôlerie...

On l'appellerait Abrahamos ou quelque chose comme ça. Pour faire plus couleur locale, sur l'affiche, on remplacerait deux ou trois lettres du titre par des lettres de l'alphabet hébreu (par exemple : AקRAאAMOל). Mais on pourrait aussi choisir un autre nom, pas de problème. Ehoud-lève-le-coude ou Ménahem-je-t'aime feraient parfaitement l'affaire.

Notre héros serait un Juif de Galilée qui parlerait tantôt un atroce charabia anglais, tantôt une langue que l'on nommerait "de l'israélien", mais qui ressemblerait étrangement à du kazakh entrecoupé de "buenos días" et de "gracias". Un peu comme dans le film Borat, où la langue "kazakhe" est un sabir hébreu assorti de "dzień dobry" et de "dziękuję" polonais, avec une forme écrite encore plus fantaisiste :



Prononcez :
"Pchv Ichtchkfef  l F'oukchlch"
(A vos souhaits)

Abrahamos met donc sa belle kippa du dimanche (euh... du samedi) et quitte son kibboutz natal où les habitants sont tous débiles, pervers, sales et arriérés (comme dans le village "kazakh" de Cohen). Le ministère de la culture (en "israélien" : el Mossad) a décidé de l'envoyer en mission en Amérique...  On le voit, le point de départ de l'histoire est d'un réalisme et d'un comique stupéfiants, comme dans Borat. (Et puisqu'il est question de stupéfiants, disons qu'il y en a des tonnes, dans ce film - ce n'est pas pour rien que l'extasy est une spécialité israélienne).

Le film regorge de scènes homophilement correctes et de dialogues plus dégueulasses les uns que les autres. Et comme le kibboutz d'Abrahamos est très "libéral" dans ce domaine, pas du tout coincé, il y a des enculades à n'en plus finir. Ah, que c'est rigolo...

Surtout l'épisode filmé au siège de l'AIPAC, avec le concours de la Ligue de Défonce Juive. Tous les députés et sénateurs du Congrès des Etats-Unis y passent, à l'exception des diviniment élus parmi eux (ce serait du gaspillage). En signe de gratitude, les représentants du peuple américain votent une augmentation des crédits à Israël de 450 %.

Ensuite, le héros part en tournée ; le road movie commence. Quelques temps forts du film :

  • A Boston, Abracadamos interviewe un grand juriste de Harvard, le professeur Derche-au-blitz, qui lui explique pourquoi il est parfaitement légal de torturer des suspects musulmans ("parce qu'ils sont terroristes") ; pourquoi une victime juive du Hezbollah compte 15.000 fois plus, juridiquement et moralement, qu'une victime libanaise de l'armée israélienne ; et pourquoi il faut hiroshimiser l'Iran sans plus attendre ("c'est eux qui ont fait enlever le caporal Ptitebite").

  • A Philadelphie, notre reporter rencontre un responsable de la certification casher. L'homme déplore la stagnation de ses revenus personnels (380.000 dollars l'année dernière) mais espère une prochaine reprise lorsque la procédure de racket aura été étendue à l'Union Européenne.

  • A New York, l'infatigable kibboutznik tourne une scène choquante, scandaleuse, monstrueuse, politiquement pornographique et incroyablement antisémiteuse : deux rabbins honteux de Neturei Karta expliquent devant la caméra que le sionisme est le pire ennemi des Juifs. Ils exigent que l'Etat d'Israël soit rayé de la carte.

  • Toujours à New York, visite chez un antiquaire juif de la 5ème avenue, spécialisé dans la vente d'objets historiques "récupérés" à peu de frais au Musée national de Bagdad. "Nous les avons sauvés du pillage et de la dégradation par les barbares islamistes."

  • A Brooklyn, nous sommes reçus chez M. Katzman, un rescapé de l'Holocauste. Katzman est né à Hambourg en 1958. Ne pouvant supporter l'antisémitisme des Allemands ("Tous des nazis"), il se réfugie en France à l'âge de 20 ans... et constate avec stupeur que les Français sont encore pires ("Tous des collabos - la preuve : l'eau de Vichy est en vente libre - incroyable !...")  Pour cacher ses origines juives, Katzman fait franciser son nom en le traduisant, ce qui donne "chat-l'homme", écrit plus simplement "chalom". Rien n'y fait, les antisémites continuent de le harceler. En désespoir de cause, il part pour l'Amérique, s'installe dans le quartier le plus juif de Jew York et reprend son ancien nom.

  • A Hollywood, nous sommes témoins de l'inauguration du 10.000ème musée américain de la Shoah (Shoah Business Museum - www.gimmedamoneygoy.il). Cet événement coïncide justement avec la sortie du 50.000ème film sur l'Holocauste (Il faut savoir shoahzir, avec Madonna-Kabbala et Tom "Scientology" Cruise). Chaque visiteur-spectateur se voit remettre une liste complète des millionnaires, multimillionnaires et milliardaires juifs morts à Auschwitz.


  • Chicago - troisième jeudi de novembre. Ponctuel comme toujours, l'antisémitisme nouveau est arrivé. L'Union des victimiculteurs de France, épaulée par la Fédération juive mondiale des chasseurs de fantômes et bidouilleurs de statistiques, présente la cuvée 2006 du Rapport intégral sur la recrudescence de la judéophobie hexagonale. Plus fruité que le précédent, le millésime 2006 se distingue par ses délicats reflets brunâtres, son splendide bouquet islamophobe et son subtil goût de moisi. Les connaisseurs apprécieront sa rondeur caractéristique, à peine affectée par le fâcheux refroidissement climatique de l'été sud-libanais. (79,95 $ chez Finkielcrotte, Nausea & Bond Kosher Delicatessen, Michigan Avenue.)

  • A Miami Beach, réunion de milliardaires juifs américains. Ils ne sont pas tous là, heureusement, la salle ne serait pas assez grande (un milliardaire sur deux, aux Etats-Unis, est juif). Mais il y a quand même : Bloomberg (Wall Street et mairie de New York), Soros (démocratisation, réformatisation et bulldozérisation des pays de l'Est), Dell (ordinateurs merdiques), les Walton (Wal-Mart), Bronfman (Seagram, Congrès juif mondial), Lauder (parfums, chirurgie esthétique, pillage systématique des musées européens sous prétexte de "restitution"), Saban (cinéma, télévision, médias, désinformation), Adelson (casinos), Hirsch (pornographie), Redstone (médias, pornographie, promotion de la pédérastie), etc...  Attristés par l'accoutrement piteux et miteux de l'envoyé israélien, les milliardaires philanthropes se cotisent et lui offrent 14 dollars 87 (fiscalement déductibles). Ils promettent de voir ce qu'ils pourront faire pour son kibboutz, mais il faut savoir que la conjoncture est assez difficile en ce moment, et il y a quand même d'autres priorités : armement d'Israël, bombes à fragmentation, bombes au phosphore, obus à l'uranium, F-15 et F-16, remplacement des indestructibles chars Merkava détruits par le Hezbollah, achat de nouveaux Caterpillars plus performants pour raser plus vite les maisons palestiniennes, construction du Mur de la honte, planification de trois ou quatre nouvelles guerres, organisation d'attentats "syriens" au Liban, corruption de magistrats pour éviter la prison au président violeur, etc... On prévoit même (mais c'est encore confidentiel) d'assécher la Méditerrannée et la mer Rouge, pour que les méchants Arabes ne puissent pas rejeter les pauvres Juifs à la mer.

    A l'issue de la réunion, Bronfman ("Faut prononcer Bronzeman - je m'appelle comme ça parce que Goldman ça faisait trop rupin"), Bronzeman, donc, révèle à Abrahamos que le Congrès juif mafieux a l'intention d'attaquer en justice le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée pour non-assistance à peuple juif en danger : "Ces salauds d'antisémites papous n'ont rien fait pour empêcher l'Holocauste ; tu vas voir ça, on va les faire dégorger..."  Egalement en préparation : un procès contre le Chili pour restitution des statues de l'Ile de Pâques. (Pâques est une fête juive commémorant le mythe de la "sortie d'Egypte" : "A propos, faudra penser à demander des réparations à ces enfoirés d'antisémites du Caire qui nous ont volé nos belles Pyramides.")

  • A Moron City (Texas), entrevue avec le Dr Fuckmehard, directeur de conscience du "président" Bush et chef de l'Union sado-maso-sionistique des crétins chrétiens de la Ceinture du Diable, qui soutient l'Etat voyou juif à 150 %. Quand Abrahamos lui demande ce qu'il pense des méthodes utilisées par l'AIPAC pour s'attirer les faveurs du Congrès, le Dr F. répond qu'elles ont également cours chez lui : "C'est pour ça que nos 60 millions d'adhérents sont si dociles..."


Finalement, un tel film ne serait pas trop raciste, en tout cas beaucoup moins que Borat - juste ce qu'il faut pour montrer que les Kazakhs ne sont pas des gens qui tendent l'autre joue quand on leur flanque une gifle, mais qu'ils ne sont pas non plus des obsédés de l'adage "œil pour œil". Leur propos ne serait pas tant de ridiculiser les Juifs dans leur ensemble, que d'en mettre plein la gueule à ces imposteurs de fachos sionistes, de démasquer leurs méthodes perverses, leur cynisme, leur hypocrisie, leurs crimes. De crier : "Peuple élu - mon cul..."* pour prouver qu'il n'y a, sur cette planète, ni race supérieure ni communauté plus égale que les autres. Ce serait aussi une façon de dire : "Plus jamais ça !..." à ces génocideurs qui préparent depuis longtemps la Troisième (et dernière) Guerre mondiale.

* Au fait, ça ferait un bon titre de film, ça. Vous trouvez pas ?...

Abrahamos aurait-il du succès en Occident ? Serait-il le big-bang du box-office ? Compterait-on, aux USA, 10 millions de spectateurs au cours des trois premières semaines, comme pour Borat ? La France applaudirait-elle, unanime, de Chirac à Sarkonazy en passant par la Royale Ségolène (dont le nom garantit, comme chacun sait, le respect des valeurs républicaines) ?...

Si les Kazakhs osaient - ce qui ne risque pas de se produire -, ils éprouveraient sans doute une surprise. Surprise qui n'en serait pas vraiment une, car on sait depuis longtemps comment va le monde. Les Kazakhs ne contrôlent pas les médias internationaux, l'industrie cinématographique, la finance, la vie culturelle ; ils n'influencent pas les politiques gouvernementales, les décisions parlementaires, les débats judiciaires. Le "deux poids, deux mesures" ne joue jamais en faveur des Kazakhs. Qui sont les Kazakhs ?...

Ils ne sont guère plus que les Iraniens, qui ont réagi aux caricatures de Mahomet par des caricatures sur l'Holocauste* boycottées en Occident. Un film kazakh comme Abrahamos recevrait sans doute le même accueil, ou pire encore.

*On peut les voir sur le site www.irancartoon.ir. Ces dessins n'ont vraiment rien d'antisémite ni de négationniste. Ils sont respectueux de la religion juive tout en s'attaquant à la barbarie sioniste. Ils ne nient pas le génocide perpétré par les nazis mais s'en prennent à l'exploitation éhontée qu'en font les fascistes juifs pour "justifier" leur hégémonie. Ni plus ni moins.

Si les Kazakhs osaient, ils violeraient un tabou, une loi sacro-sainte qui veut que le racisme juif est permis (il est tout au plus de "mauvais goût"), tandis que le racisme antijuif (réel ou - comme c'est le plus souvent le cas - imaginaire) est strictement banni. Comme les Iraniens, donc, les Kazakhs n'auraient pas la moindre chance d'être compris et appréciés en Occident.


Et si les pays musulmans autorisaient chez eux la projection de Borat pour bien montrer à leurs habitants toutes les "beautés" de la "culture" à la Co(he)n ?

Le choc "culturel" serait assurément gigantesque. On trouverait sans doute un certain nombre d'admirateurs locaux prêts à s'aligner sur les "valeurs" véhiculées par ce film. Mais l'écrasante majorité de la population s'insurgerait et réclamerait d'elle-même que l'on mette fin au scandale. L'Occident y verrait une nouvelle preuve du caractère "arriéré" de ces pays. Car il va de soi que tout ce qui contredit l'idéologie dominante des maîtres du monde ne peut être que "rétrograde".

Résister - à sa façon - à la décadence culturelle d'un monde aliéné et aliénant, cynique, inhumain, pervers et dégradant, c'est forcément un signe de "retard social". Les professeurs de morale qui se plaisent à dénoncer les manquements et les déficits des sociétés islamiques, se gardent bien d'aborder le thème de la dépravation et de l'immoralité de leur propre société. C'est un sujet bien trop "ringard". Il faut savoir s'adapter et évoluer - peu importe dans quel sens.

Bien sûr, les pays musulmans pourraient présenter à leur public un documentaire sur la question, une approche commentée reprenant les "meilleures" scènes et les "meilleurs" dialogues du film. Pas de doute, ce serait très édifiant... L'Occident crierait obligatoirement à la propagande, à l'antisémitisme, comme dans le cas du Cavalier sans monture - tout ce qui ne porte pas le label d'Hollywood est nécessairement "antisémite". Mais tant pis, la population des pays musulmans verrait concrètement où en est la "civilisation" occidentale.




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