DES MÉTHODES PAS TRÈS CASHER

- Taxation illicite en Amérique du Nord -




Les lois alimentaires imposées par la Torah juive font qu'un produit est casher - c'est-à-dire conforme à ces lois - ou qu'il ne l'est pas. Sont en principe casher : les fruits et légumes, la viande de mammifères quadrupèdes ruminants aux sabots fendus (oui, oui) dans la mesure où ils ont été égorgés selon le rite et qu'une bénédiction a accompagné leur mise à mort, la volaille de basse-cour, les poissons ayant des écailles et des nageoires, etc. Sont interdits, entre autres, les crustacés, les insectes (mais pas le miel d'abeille), et tous les plats mêlant viande et lait ou leurs dérivés. Les machines et l'appareillage utilisés dans l'industrie alimentaire doivent eux aussi être casher, de même que les méthodes de conservation, de cuisson et de conditionnement, sans oublier tout ce qui est en usage dans les restaurants, cantines et autres cuisines collectives. Pour plus de détails, lire ici les lois de la Casherout par David Lamand et How do I know it's Kosher ? par l'Union des congrégations orthodoxes juives.

Ces préceptes religieux ne regardent en principe que les juifs croyants et ne s'appliquent qu'à eux. C'est du moins ce que pensent la plupart des gens. Aux Etats-Unis et au Canada, la chose est sensiblement différente. Alors qu'un peu partout dans le monde, il faut se rendre dans un magasin spécialisé pour obtenir des aliments garantis casher, en Amérique du Nord, on trouve ces produits par centaines, voire par milliers, dans n'importe quelle épicerie ou super-marché. Un coup d'oeil sur l'emballage suffit à renseigner le consommateur initié.

Caché dans un flot de recommandations diététiques d'une valeur douteuse, du genre "3 onces 1/4 de ce produit couvrent 24 % de vos besoins quotidiens en vitamines B12, tels qu'ils ont été déterminés par le Ministère de l'Alimentation et de la Santé Publique", on découvre un "U" ou un "K", quand ce n'est pas un "MK", "COR", "AKC", "KAJ" ou quelque autre signe plus ou moins ésotérique.


Le consommateur averti (par les responsables de son organisation communautaire ?) sait qu'il s'agit d'une certification casher délivrée par l'agence rabbinique locale. Le site KosherQuest du rabbin Eliezer Eidlitz de New York donne une liste des symboles casher "dignes de confiance" et des organismes habilités à les délivrer. Sa devise : "When these symbols are on the outside, you can trust what's inside".

Pour obtenir le précieux symbole, il faut s'adresser à l'organisme compétent et déposer un dossier complet pour chaque produit, donnant toutes les informations nécessaires sur les ingrédients et les méthodes de fabrication. Bien entendu, des contrôles sont effectués sur place pour s'assurer que les indications fournies correspondent à la réalité. Compte tenu de l'extrême niveau de complexité atteint par l'industrie alimentaire, et du nombre toujours plus grand d'additifs de toutes sortes utilisés pour l'élaboration d'un seul et même produit, la délivrance du label casher nécessite non seulement le contrôle du produit proprement dit, mais aussi celui de tous les ingrédients annexes. Il est donc tout à fait courant qu'une demande déposée par une entreprise donnée rende nécessaires des contrôles similaires chez ses fournisseurs ou sous-traitants.

On imagine qu'un tel processus, plus sévère que les examens sanitaires pratiqués par l'administration mais dénué, lui, de toute utilité publique, entraîne des dépenses qui sont loin d'être négligeables, quoi qu'en disent les organisations juives. Nul besoin d'être devin pour imaginer que c'est le consommateur - qu'il soit juif ou pas, qu'il mange casher ou non - qui en fait finalement les frais. On peut donc se demander pourquoi des entreprises dont seulement 2 % des clients - au grand maximum - désirent suivre ces règles, se soumettent à de pareilles procédures.

Le marquage est purement facultatif, rassurent les défenseurs du système, il n'augmente pas le prix du produit mais permet au contraire une baisse des coûts due à l'augmentation du chiffre d'affaires. Il va de soi qu'aucune preuve n'est apportée à l'appui de cette affirmation fantaisiste. En effet, tous les contrats ayant pour objet la certification casher stipulent que le prix à payer pour l'obtention du symbole doit être tenu secret, et prévoient le versement d'un important dédommagement en cas de non-respect de cette clause de confidentialité. Une entreprise qui violerait le secret risquerait en outre de voir ses produits boycottés.

Le boycott est précisément l'épée de Damoclès suspendue au-dessus des producteurs récalcitrants. Une augmentation du chiffre d'affaires est fortement improbable, puisque le système est maintenant pratiqué de façon générale et que 98 % des consommateurs ne s'intéressent pas à cette question et sont le plus souvent incapables de reconnaître les symboles casher. Mais il est vrai que pour les fabricants, grossistes et détaillants, il est plus "lucratif" de maintenir leurs ventes au niveau courant que de les voir chuter pour cause de boycott. D'autant plus qu'un boycott s'accompagnerait infailliblement d'une accusation massive d'antisémitisme. Aucun commerçant, aucun industriel aux Etats-Unis ou au Canada, ne veut courir un tel risque pour économiser ce que le consommateur paiera de toute façon. KosherQuest, le site mentionné plus haut, indique que moins d'une douzaine d'entreprises ont renoncé à la certification en l'espace de 45 ans. On le croit sur parole.

Il est évident que les non-initiés ignorent presque tout des lois de la Casherout et qu'ils sont totalement à la merci des contrôleurs. Ces derniers peuvent affirmer ce que bon leur semble et imposer à leurs "clients" un label casher là où aucune règle religieuse ne l'exige. Lubomyr Prytulak, un Canadien d'origine ukrainienne, donne une liste aussi impressionnante qu'incomplète de ces abus pratiqués en marge d'une méthode en soi déjà abusive. On fait ainsi certifier comme casher l'eau minérale, l'huile d'olive, la vodka, le sel, la lessive, les sacs en plastique, etc. Et le consommateur paie sans rechigner...

Officieusement, les frais annuels de certification se situaient, il y a plus de 25 ans, entre 250 et 40.000 dollars, avec une moyenne de 1.000 dollars. Mais en 1992, il était déjà question de 700.000 dollars pour une seule et même entreprise. Pour plus de détails, lire la lettre ouverte que Lubomyr Prytulak a adressée au président du Congrès juif canadien. Il est probable que des centaines de millions de dollars sont ainsi versés chaque année aux organismes de certification, ce qui correspond à un total de plusieurs milliards depuis que la pratique est courante. Où passe tout cet argent ? Prytulak soupçonne qu'une partie est versée au Congrès juif lui-même, dont un des buts est justement la collecte de fonds.

[Entre-temps les deux liens ci-dessus ont été supprimés.]

Combien de rabbins, d'inspecteurs, de bouchers, de chimistes, d'avocats, de secrétaires vivent ainsi à plein temps du produit de cette collecte occulte et obligatoire ? Combien d'entreprises se voient contraintes d'embaucher à demeure du personnel "spécialisé" et de le rétribuer généreusement ? Nul ne le sait au juste. Mais ce qui est à peu près certain, c'est qu'une bonne partie des sommes reçues sert à financer la propagande pro-israélienne et anti-arabe du lobby sioniste.

L'Union des congrégations orthodoxes juives, qui attribue le "U", est riche et puissante. Elle agit même comme fournisseur d'accès Internet, ce qui lui permet, au passage, de gagner de l'argent sur le dos de ses abonnés tout en filtrant discrètement les contenus. Sa position vis-à-vis d'Israël est sans équivoque : sur www.ou.org on peut lire l'article d'un rabbin d'extrême droite, intitulé Nous n'avons nul autre endroit où aller. On y "apprend" que tout Juif possède un droit naturel sur la Terre d'Israël - des deux côtés du Jourdain. Cependant, ajoute le mythomane barbu, Israël a toujours préconisé une solution prévoyant deux Etats ; ce sont les Arabes qui refusent en terrorisant les Juifs. Il n'est pas précisé où l'Etat arabe palestinien devrait aller s'établir : en Syrie, en Egypte, en Libye ?... Quant à l'Europe, elle sombre dans l'antisémitisme, et les héritiers de Goebbels y diffament les Juifs qu'ils accusent d'être des conquérants. L'auteur du pamphlet ne laisse de côté aucun des habituels clichés sionistes, reprochant même aux Juifs de la Diaspora leur mollesse et leur manque d'engagement : trop nombreux sont ceux qui se contentent de considérer Israël comme un Disneyland casher et refusent d'envoyer leurs enfants faire leurs études à Tel Aviv ou Jérusalem, etc. etc... Voilà le genre de littérature et de politique que financent sans le savoir des centaines de millions de consommateurs nord-américains désinformés. Et il y a fort à parier que le soutien de l'Union des congrégations orthodoxes à ses protégés des colonies des territoires occupés n'est pas seulement idéologique mais également financier.

Le Congrès juif canadien n'est pas moins extrémiste. Sur son site, il dénonce "la manipulation dont l'ONU est l'objet de la part des Etats arabes". Quant à son grand frère, le Congrès juif américain, il appelle [en 2003] au boycott de la France et demande à ses supporters de ne pas se rendre dans ce pays antisémite tant qu'y sera menacée la sécurité des Juifs et des Américains (sic). L'acteur Woody Allen, qui avait protesté contre cet appel au boycott, s'est vu traiter de "self-hating Jew" ("Juif honteux").

Prytulak a demandé au Congrès juif de son pays de publier tous les chiffres et d'assainir le système de marquage en introduisant par exemple un symbole unifié et normalisé (voir à gauche). Bien entendu, une telle clarification n'est nullement dans l'intérêt des organisations rabbiniques, car elle entraînerait infailliblement une prise de conscience de la part des consommateurs, donc un rejet, sinon un boycott, c'est-à-dire le contraire de la prétendue augmentation de chiffre d'affaires dont font état les profiteurs de la certification.

Jusqu'à présent, la résistance à cette nouvelle forme d'extorsion de fonds que constitue la certification casher, reste assez limitée (voir par exemple ce site dénonçant la Kosher Nostra ou cet autre présentant une pétition ayant pour but de mettre fin à ces pratiques). Le combat est inégal : d'un côté, le lobby sioniste et les géants de l'agro-alimentaire ; de l'autre, des consommateurs mal informés ou indifférents. Dans ces conditions, les racketteurs ont beau jeu de prétendre que le marquage ne coûte rien, tout au plus 0,0000065 cent par article (sic), et que les adversaires du système sont des adeptes du Ku Klux Klan ou des anciens des Jeunesses hitlériennes et des Waffen-SS, coupables d'une gigantesque supercherie antisémite (voir ici - effacé entre-temps).


That's not Kosher ou comment un grand boucher casher de Brooklyn (AgriProcessors de la famille Rubashkin) traite ses ouvriers : semaine de 55 heures, salaires de 7 dollars de l'heure, heures supplémentaires non payées, ni assurance maladie ni retraite, syndicats interdits, recours massif à la main-d'oeuvre clandestine. [Le lien précédent n'existe plus, mais rien n'a changé en 2008 - voir ici.]




Certification casher au Québec
(lien vidéo de 2010)

Au Québec, où il y a 7 millions d'habitants, dont 100.000 Juifs,
seulement 35.000 personnes veulent manger casher (soit 0,5 %).
Et pourtant, 75 % de tous les produits sont soumis à la taxe sioniste.
Il est évident que la chose ne coûte pas "des millions de dollars",
comme le prétend la vidéo, mais plusieurs centaines de millions.
Et quand on pense que l'Amérique du Nord, c'est 50 fois le Québec,
on peut chiffrer à plusieurs milliards les profits annuels des racketteurs.





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