LA GUERRE D'AFGHANISTAN

( II )


I: Riposte ou agression ?     II: Chronologie / Histoire    





LA TRAGÉDIE AFGHANE - CHRONOLOGIE / HISTOIRE



La guerre américaine :

2001    2002-2003    2004-2005    2006-2008    2009-2010    2011-2012    2013-2014    2015-2017

L'Afghanistan de 1933 à 2001     Drapeaux afghans     Les trois guerres anglo-afghanes


Carte de l'Afghanistan



"Révélations"
(sur la guerre d'Afghanistan mais pas seulement) :

WikiLeaks    WikiLeaks 2.0    WikiLeaks 3.0    Daily Soap    Précisions    WikiLeaks 4.0

Snowden, le petit frère de WikiLeaks    Suggérer des complicités étrangères
Assange et Snowden : bonnet blanc et blanc bonnet    Pourquoi ces "révélations"
Les explications de Webster Tarpley   Fake and Faker   Asile russe
Interview de Sibel Edmonds   Nouvelles incohérences

Et encore une "révélation" à la Wikileaks : les Panama Papers

WikiLeaks et la campagne présidentielle américaine


2001-2013 - LA GUERRE AMÉRICAINE :

  • 11 septembre 2001 - Attentats terroristes contre le World Trade Center de New York et le Pentagone de Washington: environ 3.000 morts.

  • 12 septembre 2001 - Après une "enquête" de quelques heures, les autorités américaines désignent les coupables: Oussama Ben Laden et son organisation Al-Qaïda. Les talibans afghans, accusés d'héberger Ben Laden, sont considérés comme complices.

  • 20 septembre 2001 - Sans fournir la moindre preuve de la culpabilité de Ben Laden, le gouvernement américain lance aux talibans un ultimatum exigeant l'extradition immédiate du chef terroriste, sous peine de "représailles" militaires.   Voir ce qu'en dit le journaliste québécois Laurent Laplante

  • 20-30 septembre 2001 - Les Etats-Unis s'assurent de la servilité absolue de leurs alliés. Le Conseil de Sécurité de l'ONU, l'OTAN et l'Union Européenne répondent en choeur: "Président, nous voilà..." Bush reçoit carte blanche. Il n'y aura aucun débat dans aucune assemblée. Des pays comme la Russie, la Chine ou l'Inde, habituellement peu enclins à obéir au doigt et à l'oeil, se rangent néanmoins sans hésiter derrière Washington, ayant eux-mêmes à lutter contre le terrorisme - un terrorisme bien souvent soutenu par les USA. Des troupes américaines arrivent en Ouzbékistan (ex-URSS). Oncle Sam se positionne-t-il déjà en vue de conflits ultérieurs ?

  • début octobre 2001 - Pour fournir un semblant de justification à une guerre préparée dès avant le 11 septembre, les USA font publier par leur plus fidèle vassal européen, le premier ministre anglais Tony Blair, un document censé établir la responsabilité d'Ossama Ben Laden et des talibans. Le texte en question contient de nombreuses accusations, mais aucune preuve concernant les récents attentats. Il commence d'ailleurs par cette phrase symptomatique: "Ce document ne prétend pas constituer un acte d'accusation utilisable dans un procès contre Oussama Ben Laden. Il arrive souvent que des informations fournies par les services de renseignement ne puissent être présentées comme preuves devant un tribunal, d'une part à cause des règles de recevabilité très strictes imposées par la loi, d'autre part du fait qu'il est nécessaire de protéger la sécurité des sources. Mais compte tenu de toutes les informations disponibles, le Gouvernement de Sa Majesté accorde toute confiance aux conclusions exprimées dans ce document."   Voilà qui est bien pratique...

  • 7 octobre 2001 - Les talibans n'ayant pas livré Ben Laden, Etats-Unis et Grande-Bretagne lancent les premiers bombardements sur l'Afghanistan. Très vite, il y a de nombreuses victimes civiles.

  • 1er novembre 2001 - Le régime de Kaboul, cible désignée des Anglo-Américains, ne semble pas très affecté par ces bombardements. Sa fin prochaine, annoncée quotidiennement par les services de propagande du Pentagone, ne se manifeste toujours pas. Les guerriers de "l'Alliance du Nord", eux, se démènent devant Mazar-i-Sharif afin d'y établir une tête de pont présentable pour les troupes terrestres occidentales.

  • 9 novembre 2001 - Grâce aux bombardements américains, "l'Alliance du Nord" s'empare de Mazar-i-Sharif.

  • 11 novembre 2001 - Hérat tombe également aux mains de "l'Alliance". Les Américains ordonnent à celle-ci de ne pas entrer dans Kaboul tant qu'une "solution politique" n'aura pas été trouvée.

  • 13 novembre 2001 - "L'Alliance" passe outre et conquiert la capitale. L'aviation américaine bombarde le bureau de Kaboul de la télévision qatariote Al-Jazeera - est-ce pour la punir d'avoir outrepassé la censure US en montrant des images "interdites" ?

  • 14 novembre 2001 - Djalalabad tombe à son tour. La moitié nord de l'Afghanistan, à l'exception de Koundouz, est aux mains de "l'Alliance". A Kaboul, le peuple "fête sa libération". Pour cinq dollars, des femmes se font photographier sans burka par les journalistes occidentaux ; dès qu'ils sont partis, elles remettent leur tenue habituelle. Des hommes se rasent la barbe pour les photographes (mais là, le tarif est de vingt dollars, car la barbe repousse beaucoup plus lentement).

  • 16 novembre 2001 - On apprend que le trafic d'opium et d'héroïne, qui avait cessé depuis 1999 sous le régime taliban, reprend de plus belle maintenant que Kaboul est "libéré". Les talibans résistent encore à Koundouz et dans le sud, autour de Kandahar.

  • 18 novembre 2001 - Dans les montagnes, on recherche Ben Laden désespérément. Sa tête est mise à prix (Reward: 25,000,000 $ - Dead or Alive).

  • 19 novembre 2001 - Les talibans doivent fermer leur ambassade d'Islamadad. Après la perte de ce dernier lien avec le monde extérieur, ils sont à présent complètement isolés.

  • 20 novembre 2001 - Une manifestation de femmes afghanes (sans burka) est interdite par les nouveaux maîtres de Kaboul. Les colis "humanitaires" largués par les Américains sont revendus sur le marché d'Hérat.

  • 22 novembre 2001 - On apprend par la Croix-Rouge que "l'Alliance du Nord" a massacré 600 prisonniers talibans à Mazar-i-Sharif après avoir pris la ville. Une organisation humanitaire allemande fait savoir que divers warlords afghans ont pillé tous les entrepôts de vivres de Djalalabad.

  • 23 novembre 2001 - Le bruit court que les USA veulent étendre la guerre à l'Irak et à la Somalie.

  • 25 novembre 2001 - "L'Alliance" s'empare de Koundouz. A Mazar-i-Sharif, prétextant une "révolte", l'aviation américaine et ses alliés du Nord massacrent plusieurs centaines de prisonniers.

  • 27 novembre 2001 - A Bonn, une conférence sur l'Afghanistan convoquée par les Occidentaux, tente de trouver une "solution politique" à l'insoluble problème afghan.

  • 2 décembre 2001 - Les talibans continuent de résister à Kandahar et autour de Djalalabad (une région prétendument conquise par "l'Alliance du Nord").

  • 6 décembre 2001 - A Bonn, présentation du nouveau "gouvernement" afghan. Le général Dostoum fait connaître son intention de boycotter cet organisme dans lequel son groupe est sous-représenté. Rabbani, l'ancien "président" manifeste lui aussi son désaccord. Un début très prometteur...

  • 7 décembre 2001 - Les talibans abandonnent Kandahar. Deux mois après le déclenchement des premiers bombardements, la guerre est finie, semble-t-il. Mais le mollah Omar, chef des talibans, et Oussama Ben Laden restent introuvables. Comme le fait justement remarquer le président du Tadjikistan, il serait abusif de parler de victoire américaine. Où sont passés les dizaines de milliers de combattants talibans ? Sans aucun doute, ils se cachent quelque part, en Afghanistan ou au Pakistan, et attendent l'occasion de refaire surface.

  • 8 décembre 2001 - Dans plusieurs provinces, on retombe dans l'anarchie qui prévalait avant l'arrivée au pouvoir des talibans: pillages, assassinats, vols à main armée. On a pu voir à la télévision comment les "libérateurs" et "démocrates" de "l'Alliance du Nord" effectuent les distributions de vivres à la population affamée: à coups de trique. Et les femmes ?

  •   
    Une de ces deux photos a été prise sous le règne des talibans, l'autre après la "libération".
    Vive la différence...

  • 12 décembre 2001 - On apprend que la journaliste anglaise Yvonne Ridley, que les talibans avaient arrêtée alors qu'elle s'était introduite clandestinement en Afghanistan, puis relâchée le 8 octobre, était bien en danger de mort durant sa captivité. Mais ce danger émanait en fait des services secrets occidentaux et non de ses geôliers. Lire les détails

  • 13 décembre 2001 - A Tora Bora, près de la frontière pakistanaise, des combattants d'Al-Quaïda retranchés dans une caverne résistent encore aux attaques américaines. Les criminels de guerre du Pentagone envisagent de les exterminer en utilisant des gaz toxiques.

  • 14 décembre 2001 - Après avoir présenté une cassette vidéo de leur fabrication pour "prouver" la culpabilité de Ben Laden, les Américains font courir le bruit qu'il se serait échappé d'Afghanistan pour se réfugier en Somalie. Est-ce contre ce pays que les tueurs de Washington projettent leur prochain coup ? Depuis quelque temps déjà, leurs agents sont sur place et préparent la sécession du "Somaliland".

  • 16 décembre 2001 - Les talibans abandonnent Tora Bora et s'évanouissent dans la nature.

  • 18 décembre 2001 - Dans la province de Baghlan (nord de l'Afghanistan), des combats entre deux groupes rivaux de la prétendue "Alliance" font 350 morts. Le premier de ces groupes obéit au général Faheem, devenu par la grâce du Pentagone "ministre de la Défense" du nouveau "gouvernement" afghan; l'autre est soutenu par le général Dostoum, grand absent de ce même "gouvernement". (Quelques jours plus tard, Dostoum sera nommé "ministre".)

  • 20 décembre 2001 - La BBC annonce que certains groupes armés libèrent leurs prisonniers originaires du Pakistan après versement d'une rançon par la famille. Parfois, on exige de l'argent avant de restituer les corps des prisonniers tués.

  • 21 décembre 2001 - L'aviation américaine bombarde ses alliés, tuant 65 chefs tribaux qui se rendaient à Kaboul pour y assister à une assemblée générale de "dignitaires" à l'occasion de l'investiture du nouveau "gouvernement". On avait dit aux pilotes qu'il s'agissait de talibans. L'intox a-t-elle pour une fois fonctionné dans l'autre sens ? Quoi qu'il en soit, c'est le premier acte utile dont on puisse créditer le Pentagone depuis le 7 octobre.

  • 22 décembre 2001 - Mise en place officielle du gouvernement fantoche, avec à sa tête Hamid Karzaï, juriste formé aux Etats-Unis et ancien conseiller de la société pétrolière américaine Unocal.

  • 10 janvier 2002 - Les USA transfèrent vers leur base de Guantánamo Bay à Cuba un premier groupe de prisonniers talibans ou membres d'Al-Quaïda. Aucune précision n'est donné sur leur nationalité. Les captifs sont enfermés dans des cages; on leur refuse le statut de prisonniers de guerre.

  • 12 janvier 2002 - L'aviation américaine continue de bombarder certaines régions (Zhawar, Khost). Le "gouvernement" afghan à la solde des occupants ne contrôle que la capitale et quelques autres centres. La majeure partie du pays est la proie du chaos et du banditisme.

  • 25 janvier 2002 - Des troupes occidentales, notamment allemandes, arrivent à Djibouti en prévision d'une intervention en Somalie.

  • 29 janvier 2002 - Dans son discours sur l'état de l'Union, Bush menace d'étendre la guerre à l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord.

  • 30 janvier 2002 - Dans le sud-est de l'Afghanistan, les combats font rage. Des factions afghanes rivales s'affrontent pour le contrôle de la ville de Gardez. Dans certaines régions, des chefs locaux pillent les villages voisins en déclarant agir sur ordre des Américains. Si les gens résistent, on les menace de faire raser leurs maisons par l'aviation US.

  • 31 janvier 2002 - Une unité spéciale américaine attaque le village d'Oruzgan, dans l'est du pays, et tue "par erreur" 17 "alliés" afghans. Au moins deux d'entre eux sont liquidés après avoir été faits prisonniers; leurs cadavres sont retrouvés les mains liées dans le dos.

  • 14 février 2002 - A l'aéroport de Kaboul, le "ministre de l'aviation" du gouvernement fantoche est lynché par des pèlerins furieux qui attendaient depuis deux jours leur avion pour La Mecque. Sans la protection de leurs maîtres, les collabos afghans ne vont pas loin.

  • 4 mars 2002 - Les combattants islamistes refont surface dans la région de Gardez. Ils abattent deux hélicoptères américains, tuant neuf envahisseurs (il s'agit de chiffres officiels du Pentagone; l'ampleur réelle des pertes est inconnue). Au sol, les Américains évitent de s'engager dans les combats, préférant utiliser les services de mercenaires afghans qu'ils paient 200 dollars par mois - le prix de la chair à canon est en baisse en ce début de 21ème siècle. A ce prix-là, cependant, il ne faut pas attendre une loyauté excessive. Les vaillants guerriers pro-américains empochent les billets verts et laissent filer les talibans. Parfois les groupes "alliés" se combattent les uns les autres, se conformant ainsi à une vieille tradition afghane.

  • 5 mars 2002 - Un autre ennemi juré de la civilisation McDo-Coca est de retour au pays: Hekmatyar, le chef de guerre sans scrupules, massacreur de milliers de civils dans les années 1992-95, a quitté son exil iranien et s'est intallé à Hérat. Il disposerait d'une troupe de 20.000 hommes.

  • juin 2002 - Le fantoche Karzaï voit son rôle de "chef de gouvernement" confirmé au cours d'une cérémonie burlesque organisée par ses commanditaires. Il ne contrôle rien, pas même Kaboul, où il est censé résider - en fait, il passe le plus clair de son temps à l'étranger (quatorze voyages en six mois). La situation en Afghanistan est toujours aussi instable, le pays dominé par des bandes armées antagonistes. Les envahisseurs étrangers ne s'aventurent guère en dehors de leurs bases militaires.

  • 6 juillet 2002 - Le "vice-président du gouvernement" afghan est liquidé à Kaboul par une bande rivale.

  • 22 juillet 2002 - Le "chef du gouvernement", craignant de subir le même sort, a demandé et obtenu que les occupants américains mettent à sa disposition des gardes du corps des Forces Spéciales US, pour remplacer les gardes afghans de "l'Alliance du Nord" qui assuraient jusqu'à présent sa "sécurité".

  • décembre 2002 - Un "accident" d'hélicoptère coûte la vie à sept soldats allemands. Comme il se doit, le gouvernement de Berlin dément que l'appareil ait été abattu par un groupe afghan. Cependant les doutes subsistent, d'autant plus que les attentats contre les forces étrangères se sont multipliés au cours des derniers mois. Officiellement, 54 militaires américains sont morts depuis le depuis de l'agression, et 250 ont été blessés. Les chiffres réels sont inconnus.

  • janvier 2003 - Encore un "accident" d'hélicoptère, américain cette fois: 4 morts.   Les attentats et embuscades contre les soldats de l'armée "officielle" afghane se multiplient. Le "rebelle" Hekmatyar et ses troupes redoublent d'activité.

  • mars 2003 - Pour accompagner l'agression contre l'Irak, le Pentagone lance une nouvelle offensive aérienne "contre les talibans" - offensive aussi vaine que les précédentes. La guérilla anti-américaine des divers groupes afghans se poursuit. Deux envahisseurs sont tués dans la province de Helmand, un blessé ; quatre véhicules sont détruits. Il s'agit de chiffres officiels, probablement corrigés à la baisse pour ne pas démoraliser l'opinion déjà passablement affectée par les pertes subies dans la "guerre contre Saddam".

  • avril 2003 - Sept militaires américains sont tués au cours d'une attaque de la guérilla contre une base militaire du district de Gaizab, dans la province d'Arzagan.

  • juin 2003 - Quatre soldats allemands sont tués près de Kaboul. Le chancelier Schröder condamne ce "lâche" attentat. (On voit que le vocabulaire allemand n'a guère évolué au cours des soixante dernières années - les "lâches" sont toujours ceux qui résistent à l'occupation.) Quant aux Américains, ne pouvant venir à bout des talibans maintenant alliés à Hekmatyar, ils tentent de négocier avec eux - comme au bon vieux temps.

  • septembre 2003 - On ne parle plus guère de l'Afghanistan depuis un certain temps. Mais le journaliste anglais Robert Fisk résume la situation : "L'Afghanistan, ce sont les seigneurs de la guerre payés par l'Amérique, qui violent et assassinent, les femmes pour la plupart toujours voilées dans leurs burkas, l'opium afghan redevenu numéro un sur le marché mondial, et une centaine de civils tués chaque semaine... C'est vrai que le mollah Omar et ses légions terrifiaient la société afghane. Mais à leur place, on a mis le banditisme, le viol, les enlèvements, la guerilla et l'anarchie."

  • novembre 2003 - Le général canadien Andrew Leslie, commandant adjoint des forces d'occupation, déclare que les talibans sont bien de retour et qu'ils occupent maintenant un quart du territoire afghan. Le reste, exception faite de Kaboul et de quelques centres, est contrôlé par divers warlords. Les troupes étrangères sont fortes de 11.500 hommes, dont 9.000 soldats US. La guerre américaine se poursuit à petit feu, les envahisseurs quittant rarement leurs bases afin d'éviter les affrontements directs avec la guérilla. Cela n'empêche pas les Afghans d'abattre un hélicoptère américain près de Bagram, le 24 novembre, faisant cinq morts et sept blessés.

  • janvier 2004 - Dans la province de Ghazni, huit GIs sont tués dans une explosion. A Kaboul, deux Canadiens et un Britannique subissent le même sort.

  • février 2004 - Le 22, au sud de Kandahar, un hélicoptère "civil" est abattu : quatre morts américains et britanniques. La route Kaboul-Kandahar est pratiquement contrôlée par les talibans ; pas un jour ne s'écoule sans attaque ou enlèvement.

  • mars 2004 - Grâce à George Bush, les femmes afghanes sont enfin libres :


    Et l'Afghanistan est redevenu le premier producteur d'opium (3.600 tonnes en 2003*, soit 77 % de la production mondiale). C'est principalement dans la province de Koundouz que pousse le pavot - une région "protégée" par l'armée allemande. Les occupants laissent le warlord local - un certain "général" Daoud - agir à sa guise et ferment les yeux sur le trafic de drogue. Quand on les interroge, les responsables militaires répondent sans rire que la lutte contre la drogue est l'affaire de la police afghane. Rappelons que sous les talibans, la culture du pavot était strictement interdite et que le trafic avait cessé. Dans ce domaine, l'invasion étrangère a rétabli la "liberté". Une partie de l'héroïne d'origine afghane se retrouve d'ailleurs sur le "marché" allemand, mais les autorités ne s'en soucient guère, préfèrant faire la chasse aux consommateurs de cannabis.

    * 8.200 tonnes en 2007.

    La seule victoire en Afghanistan est celle de l'opium  par Michel Chossudovsky.

    L'utilisation du trafic de drogue à des fins politiques (financement occulte des "rebelles" locaux) est chose courante partout où les USA et leurs vassaux interviennent pour "apporter la démocratie" - lire ici une analyse de Robert Delanne.

    Le 21 mars, à Hérat, le "ministre de l'aviation" est abattu par une bande rivale (son prédécesseur avait lui aussi été assassiné deux ans plus tôt - la succession est ouverte). Les affrontements consécutifs à ce "remaniement ministériel" font une centaine de morts.

  • avril 2004 - Pat Tillman, l'ex-joueur de football américain des Arizona Cardinals, qui avait mis fin à une brillante carrière dans la NFL (9 millions de dollars par an) pour s'engager dans l'armée US (18.000 dollars annuels), vient de se faire tuer en Afghanistan. Les journaux américains, unanimes, rendent hommage à ce grand patriote mort en héros dans la guerre contre le terrorisme et pour que vive la liberté, poil au nez... [Un an plus tard, on apprend que le "héros" s'est tout simplement fait descendre par ses "camarades" de peloton - une bavure. Amis sportifs, engagez-vous...]

  • juin 2004 - La guerre se poursuit et sombre dans l'oubli, tous les projecteurs étant braqués sur l'Irak. Même si elle est beaucoup moins vive qu'à Falloudja, Nadjaf ou Bagdad, la résistance afghane ne dort pas. Mais elle semble être avant tout le fait des seigneurs de la guerre. Leur but n'est pas tant de chasser les occupants que de s'assurer une portion de territoire où ils puissent régner en maîtres. On est pour ainsi dire revenu à la situation qui existait avant l'arrivée au pouvoir des talibans, à cette exception près que la capitale et quelques autres centres sont plus ou moins contrôlés par les envahisseurs. Ceux-ci n'essaient pas non plus de conquérir l'ensemble du pays, ce qui serait parfaitement impossible. Les pertes américaines étant moins lourdes que celles subies en Irak, l'occupant n'a pas lieu de s'inquiéter pour le moment.

  • octobre 2004 - Les occupants organisent un spectacle folklorique qu'ils baptisent "élections". Comme l'avait prédit notre boule de cristal, le pantin Karzaï en sort "vainqueur".

  • avril 2005 - Un hélicoptère Chinook avec seize militaires américains à bord s'écrase à Ghazni, au sud de Kaboul : pas de survivants. On ignore si l'appareil a été abattu.

  • mai 2005 - A Kaboul, des manifestations antiaméricaines sont violemment réprimées par la police de Karzaï - il y a des dizaines de morts. Ce qui a déclenché les protestations : quelques jours auparavant, le magazine US Newsweek avait rapporté que les gardes du camp de Guantánamo Bay utilisaient des pages du Coran en guise de papier toilette - comme si la Constitution américaine et la Déclaration des droits de l'homme ne suffisaient plus. Une semaine plus tard, sur ordre des services de propagande de la junte de Washington, Newsweek publie un "démenti".

  • juin 2005 - Affrontements entre envahisseurs US et combattants talibans. Près d'Asabadad, dans la province de Kounar, non loin de la frontière pakistanaise, un hélicoptère Chinook est abattu : il y a au moins 17 morts américains. L'appareil effectuait une "mission de sauvetage" dans le but de retrouver un "commando de reconnaissance" porté disparu. Les disparus sont toujours disparus*, mais les "sauveteurs" ont été retrouvés - morts. C'est ce qu'on pourrait appeler un "succès partiel" - très encourageant. Comme en Irak, les pertes américaines ne sont communiquées que lorsqu'il n'est plus possible de faire autrement.

    * Les talibans annoncent l'exécution de sept espions américains. Un huitième serait en captivité.

    Pour compléter le tableau, on apprend la mort "accidentelle" de deux auxiliaires allemands des troupes d'invasion. L'Afghanistan commencerait-il à bouger ?...

  • juillet 2005 - Pour se venger de l'humiliation subie fin juin, les terroristes américains bombardent Chechal, un village situé à cinq kilomètres de l'endroit où leur hélicoptère a été abattu. Bilan : 17 civils massacrés.  Dans les provinces de Helmand (sud du pays) et de Paktya (est), les talibans tuent 22 policiers et militaires du régime fantoche.

    Quelques semaines plus tard, un autre Chinook est détruit prés de la frontière pakistanaise. Il s'écrase et prend feu avec 31 hommes à bord (six Américains et 25 marionnettes afghanes). Toutefois, miracle, il n'y a ni morts ni blessés - c'est le MDS* du Pentagone qui le confirme.

    * menteur de service

  • août 2005 - Encore deux hélicoptères abattus, près d'Hérat cette fois, dans l'ouest du pays. Bilan : 17 militaires espagnols tués. On se demande pourquoi le gouvernement de Madrid maintient son contingent en Afghanistan alors qu'il a retiré ses troupes d'Irak il y a plus d'un an.

  • septembre 2005 - Un Chinook de plus est descendu par les talibans, dans la province de Zaboul cette fois : 20 morts américains, dont 5 avoués par le Pentagone.

  • septembre-novembre 2005 - "Elections législatives" afghanes à peu près aussi "démocratiques" qu'en Floride. Les "résultats" sont proclamés au bout de deux mois de tractations. Pas de partis au Parlement, mais seulement des "personnalités", dont la moitié sont des chefs de guerre et des trafiquants de drogue. Ceux qui n'ont pas été "élus" continuent de combattre les occupants.

  • mars 2006 - Comme le signale cet article du Réseau Voltaire, "un Afghan de 41 ans qui s'est converti au christianisme, risque de se voir infliger pour cela la peine capitale... Le seul pays du monde où, aujourd'hui, un citoyen peut être condamné à mort et exécuté pour avoir abjuré la religion d'État est l'Afghanistan. Son président Hamid Karzaï, de double nationalité états-uno-afghane et ancien cadre de la compagnie pétrolière Unocal, a en effet tenu à ce que la nouvelle constitution soit basée sur l'interprétation locale de la charia. Et celle-ci impose l'exécution de toute personne renonçant à sa foi musulmane."  - Mr Bush, les talibans vous remercient...

  • mai 2006 - Un hélicoptère Chinook est abattu dans la province de Kounar : dix morts américains. Le même jour, deux soldats italiens sont tués au sud de Kaboul. Un peu plus tard, deux "spécialistes" français et une "observatrice" canadienne subissent le même sort. Dans les provinces de Zaboul, Kandahar et Helmand, les talibans lancent une offensive de printemps. Pour dissuader la population de leur venir en aide, l'armée US bombarde le village d'Azizi, tuant 35 civils dont de nombreux enfants. Quelques jours plus tard, à Kaboul, les occupants américains tirent sur la foule, massacrant une trentaine de personnes ; l'affaire est présentée comme un "accident de la circulation".

  • août 2006 - Deux militaires français des forces spéciales sont tués dans l'est de l'Afghanistan, deux autres blessés. Pas une semaine ne s'écoule sans qu'il y ait plusieurs morts parmi les troupes d'occupation. Depuis le début de l'agression, en octobre 2001, on dénombre officiellement 445 envahisseurs tués (dont 333 Américains). Mais au cours de ces derniers mois, le rythme s'est nettement accéléré. Les Etats-Unis ont retiré le plus gros de leurs troupes (ils en ont besoin en Irak). Ce sont maintenant les autres pays de l'OTAN (Canada, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Allemagne, Italie, France...) qui fournissent le gros de l'effort de guerre - une guerre qui ne les concerne pas. Les talibans en sont parfaitement conscients et redoublent d'activité.

  • septembre 2006 - Deux avions abattus par les talibans en l'espace de quelques jours dans la région de Kandahar: un F-16 hollandais (un mort) et un Nimrod MR2 britannique (14 morts). Dans la foulée, les insurgés afghans tuent quatre militaires canadiens, un britannique, deux américains. Un porte-parole de l'armée anglaise signale que "la qualité de la guerre a changé" : les talibans ne se contentent plus d'embuscades et d'escarmouches, ils lancent des attaques frontales contre les bases de l'OTAN du sud (provinces de Helmand et de Kandahar). Alors que l'écrasante majorité de la population britannique réclame un désengagement rapide et que le criminel de guerre Blair est au plus bas dans les sondages (même dans son propre parti, plus personne ne veut de lui), l'état-major exige des renforts. Les 40.000 soldats de l'OTAN (+ 250 % par rapport à 2003) ne suffisent plus.

  • octobre 2006 - L'armée allemande fait parler d'elle. Alors qu'elle se contentait jusqu'à présent, de protéger les trafiquants d'opium, on apprend qu'elle se livre aussi, à l'occasion, à la profanation des cimetières locaux. Le journal Bild publie des douzaines de photos où les vaillants soldats teutons exhibent des crânes et des tibias d'untermenschen afghans. Bornés et intolérants comme toujours, les musulmans protestent. Ils ne comprendront jamais rien aux valeurs de la civilisation occidentale.

  • juin 2007 - Près de Kandahar, quatre occupants américains meurent dans une embuscade. A Kaboul, devant l'école de police, un attentat à l'explosif tue 35 apprentis flics du régime collabo. Quelques heures plus tard, l'aviation américaine bombarde un école religieuse dans la province de Paktyka, tuant au moins sept enfants de six ans. Oeil pour oeil, comme dirait Bush, école pour école.

    Le lendemain, dans la province de Helmand, les occupants assassinent 25 personnes - des femmes et des enfants pour la plupart. Jason Burke (The Observer du 1er juillet) parle même de 80 civils tués (200 pour tout le mois de juin). C'est le général américain Dan McNeill, que ses collègues ont surnommé Bomber McNeill, qui est responsable de ces crimes de guerre. La multiplication des massacres pousse le fantoche Karzaï à "protester" - comme si quelqu'un lui demandait son avis...  Depuis peu, les Américains ne parlent plus de "bavures", mais "justifient" les carnages en prétendant que les talibans utilisent les civils afghans comme autant de "boucliers humains". (C'est "l'argument" préféré de la clique judéo-fasciste de Tel Aviv quand le monde civilisé lui reproche ses crimes de Palestine et du Liban. On voit que les tueurs yankees ont bien appris leur leçon.)

  • décembre 2007 - Depuis que Sarkozy est président, la France participe beaucoup plus activement à la guerre : les avions français larguent en moyenne 20 bombes par mois. "Au cours des derniers mois, l'aviation française a tiré plus de munitions que durant les cinq années précédentes." Pour bien montrer son attachement à la politique d'agression de ses maîtres américains, Sarkozy effectue une courte visite à Kaboul.

  • janvier 2008 - Qui sont les talibans ?  La situation a évolué au cours de ces dernières années.

  • février 2008 - Les Etats-Unis commencent à comprendre qu'ils ne peuvent pas gagner cette guerre. Il leur faudrait des renforts de troupes, mais où les prendre ? Les contingents britannique et canadien, fortement engagés dans le sud, supportent de plus en plus mal le fardeau de l'aventure militaire. Washington fait donc pression sur ses alliés peu motivés qui préfèrent jouer aux reconstructeurs dans le nord du pays. L'adjudante Merkel, personnellement mise en cause, hésite encore à envoyer les soldats teutons au casse-pipe, sachant pertinemment que ses concitoyens désapprouvent la guerre à plus de 80 %. A suivre...

  • mars 2008 - On apprend que Harry Windsor, alias British Parasite # 6, alias Harry the Nazi, profession : petit-fils de sa grand-mère, est allé "combattre" en Afghanistan - c'est-à-dire qu'il est allé se tourner les pouces dans le djebel pendant qu'une vingtaine de gardes du corps veillaient sur lui jour et nuit pour éviter qu'il ne se fasse bobo. On comprend que les troupes d'invasion aient besoin de renforts.

  • avril 2008 - Ces renforts, c'est la France qui va les fournir. Sarkozy promet en effet d'envoyer 1.300 soldats de plus en Afghanistan. Le nouveau caniche de George Bush annonce également son intention de réintégrer prochainement les structures militaires de l'OTAN, que de Gaulle avait quittées en 1966. Et Sarkozy se dit "gaulliste"...

    Près de la passe de Khyber, dans le nord-est, entre Djalalabad (Afghanistan) et Peshawar (Pakistan) - voir la carte, les talibans incendient une soixantaine de camions-citernes contenant du carburant destiné aux troupes américaines. Les occupants commencent à avoir un sérieux problème de logistique de ce côté-là. Toutefois, ils font passer le gros de leur ravitaillement par la Russie et les Etats d'Asie centrale ex-soviétique (Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan) - carte. Cette complicité de Moscou contribue à prolonger indéfiniment la guerre.

  • juin 2008 - A Kandahar, un commando taliban attaque la prison. Les combattants ouvrent une brèche à l'explosif dans le mur d'enceinte, tuent une quinzaine de matons et libèrent 1.200 prisonniers. Quelques jours plus tôt, un porte-parole des forces d'invasion prétendait que les talibans avaient tous fui le pays pour se réfugier au Pakistan.

  • juillet 2008 - Dans la région de Djalalabad, les tueurs de l'aviation US massacrent 64 civils (surtout des femmes et des enfants) soupçonnés d'appartenir à "Al-Qaïda".

  • août 2008 - Le 18 août, à Saroubi, à 30 kilomètres au nord-est de Kaboul (région réputée tranquille), la résistance talibane tue 10 soldats français et en blesse 21 dans une embuscade "bien montée" (de l'avis de leur général). Quelques heures plus tôt, Sarkozy avait réclamé le retrait immédiat des troupes russes de Géorgie, où elles étaient entrées suite à la sanglante agression de Saakachvili contre l'Ossétie du Sud. Le président français aurait mieux fait d'ordonner à ses propres militaires de quitter sans délai l'Afghanistan (et, par la même occasion, divers pays africains où ils se trouvent encore 50 ans après la décolonisation). Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Plus de deux Français sur trois demandent le retrait de ce que le général Georgelin appelle "un merdier ingérable dans lequel nous n'avons aucun intérêt à nous impliquer davantage" (c'est pourtant bien ce qu'il fait).

    3.000 soldats français sont engagés en Afghanistan. En comptant les tués du 18 août, 24 en tout sont morts dans cette sale guerre coloniale américaine.

    Le même jour, les talibans attaquent aussi une base US située à Khost, au sud de la capitale. Il y a 9 morts et 13 blessés ; on ignore combien d'Américains figurent parmi eux. Ces deux attaques marquent la "fête de l'indépendance" afghane.

    Jamais deux sans trois : le surlendemain, dans la province de Ghazni au sud de Kaboul, trois autres soldats étrangers (des Polonais) sont tués dans une explosion.

    Jamais trois sans quatre, etc. : dans les jours qui suivent, trois militaires canadiens sautent sur une bombe dans la province de Kandahar, de même qu'un soldat allemand près de Koundouz.

    Pour se venger de toutes ces pertes, les occupants bombardent tout ce qui bouge, massacrant de nombreux civils, dont 90 dans la seule province d'Hérat (nord-ouest) où personne ne les avait attaqués. Parmi les 90 victimes figurent 20 femmes et 50 enfants. Les "forces de paix" allemandes, modestes comme toujours, se contentent de tuer une femme et deux enfants à un point de contrôle.

    Entre-temps, 70.000 soldats étrangers occupent le pays, dont 40.000 sous la bannière de l'OTAN. Et l'Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord a l'intention d'augmenter ses effectifs.

    Un excellent article de CAPJPO-EuroPalestine : Les risques d'un sale métier - "A l'heure où un choeur d'hypocrites pleure la mort de 10 soldats de métier français tombés en Afghanistan, nos pensées vont aux milliers d'hommes, de femmes et d'enfants de ce pays massacrés par la coalition impérialiste menée par les Etats-Unis et ses supplétifs de diverses nations, dont la France...  On ne peut que souhaiter la multiplication d'embuscades 'bien montées', si elles aident à l'éveil des consciences et de la mobilisation, ici en France, contre la sale guerre. Troupes françaises, troupes de l'OTAN, hors d'Afghanistan !"

  • septembre 2008 - Acculée en Afghanistan, l'OTAN organise un attentat au Pakistan  par Thierry Meyssan.  Voir également notre page sur le Pakistan.

  • octobre 2008 - Incident miraculeux dans la province de Kapiza (au nord-est de Kaboul) : 14 talibans encerclent 300 soldats français et se font tous tuer par eux après les avoir mis en fuite ; avant de repartir, les Afghans morts récupèrent deux missiles antichars et un lanceur Milan abandonnés par les coloniaux sarkozyens, armement que ceux-ci prévoyaient d'utiliser contre les inexistants blindés talibans - détails.

    En réalité, bien sûr, ce scénario de style américano-israélien cache deux choses : 1) une fois de plus, la soldatesque bleu-blanc-rouge en a pris plein sa gueule - 2) ses missiles servent à détruire des maisons afghanes, ce qui constitue un crime de guerre flagrant (il faudra s'en souvenir la prochaine fois que dix de ces salopards seront rapatriés les pieds devant).

  • novembre 2008 - Dans la province de Kandahar, les terroristes américains massacrent 40 civils afghans, dont des femmes et des enfants.

  • janvier 2009 - Le bilan officiel des pertes de la "coalition" depuis 2001 s'établit comme suit : 1.058 morts pour l'ensemble des pays agresseurs, dont 639 pour les USA, 141 pour la Grande-Bretagne, 107 pour le Canada, 28 pour l'Allemagne, 25 pour l'Espagne, 23 pour la France, 21 pour le Danemark, 18 pour les Pays-Bas, 13 pour l'Italie, etc...  Personne ne prend la peine de compter les morts afghans, mais ils sont au moins cent fois plus nombreux.

  • février 2009 - "Change we need" : Obama annonce que les effectifs militaires américains en Afghanistan passeront prochainement de 36.000 à 53.000 hommes.

  • mai 2009 - L'aviation américaine bombarde la région de Farah (dans l'ouest du pays), faisant près de 150 morts (pratiquement rien que des civils, femmes et enfants pour la plupart) : Crimes coloniaux à Bala Baluk.

    Citation du mois (elle est du sioniste français Pierre Lellouche, représentant "spécial" pour l'Afghanistan et le Pakistan) : "Nous sommes pour la reconstruction d'un Afghanistan stable, où Al-Qaïda [sic] ne reviendra pas au pouvoir."   On ignore ce que Lellouche entend par "nous" : l'OTAN, les Etats-Unisraël, le lobby innommable ?...

    Obama aggrave la situation au Pakistan et en Afghanistan  par Graham E. Fuller, ancien de la CIA à Kaboul (un article intéressant malgré quelques élucubrations al-qaïdesques).

  • juillet 2009 - La Russie signe avec les Etats-Unis un "accord de désarmement" qui autorise l'utilisation de son espace aérien pour le transit de soldats et de matériel militaire américain à destination de l'Afghanistan. Jusqu'à présent, seul le matériel pouvait être acheminé, le plus souvent par voie de terre.

    Cette honteuse capitulation russe face aux appétits de l'impérialisme américain permet à Obama - la sainte nitouche de Washington - de relancer sa sale guerre. Il ne s'agit même pas d'un marchandage, puisque Moscou n'obtient rien en contrepartie. Au contraire, les missiles US restent braqués en direction de la Russie (ce que la presse appelle par antiphrase le "bouclier antimissiles") et l'encerclement militaire ne se relâche pas d'un poil. On voit que la cinquième colonne sioniste en place à Moscou a fait du bon travail. La prochaine confrontation antirusse - en Géorgie, en Ukraine ou ailleurs - promet d'être assez drôle...

  • septembre 2009 - Le 4 septembre, dans le district de Chahar Dara (province de Koundouz - nord de l'Afghanistan), l'aviation de l'OTAN massacre plus de 140 civils. "Explication" : il s'agissait de "talibans" qui venaient de "voler" deux camions-citernes pleins de carburant ; les forces internationales avaient donc parfaitement le droit de faire sauter les véhicules à coup de missiles (avec tous les gens qui se trouvaient autour). L'armée allemande*, qui a ordonné cette "opération de défense", ne se sent pas responsable puisque ses soldats n'ont eux-mêmes tué personne. Les pilotes (de nationalité "inconnue" - des Américains ?) ne sauraient non plus être impliqués, vu que c'est à la demande de la Bundeswehr qu'ils sont intervenus. Une "enquête" aura lieu, qui conclura à une "bavure" ou à une "erreur de communication". D'ores et déjà, le ministre allemand de la "Défense", qui nie farouchement qu'il y ait une guerre en Afghanistan (à ses yeux, il s'agit d'une "action humanitaire" et d'une "aide au développement"), déclare que "la protection des civils afghans constitue une priorité absolue".

    * Le criminel de guerre qui a donné l'ordre de massacrer les civils afghans est le colonel Georg Klein.

    Les Afghans, eux, sont d'un autre avis : c'est bien la preuve qu'ils ne sont pas encore mûrs pour le retrait des troupes occidentales. D'ailleurs, ces "antisémites antiaméricains et homophobes" sont même allés jusqu'à critiquer les partouzes pédérastes organisées à l'ambassade US de Kaboul par les "consultants" d'ArmorGroup* : un signe évident qu'ils n'ont pas encore assimilé les valeurs fondamentales de la civilisation judéo-chrétienne (c'est-à-dire israélo-américaine).

    * Voir notre page Profiteurs / Consultants et fournisseurs de "services" / ArmorGroup.
    Il s'agit d'un groupe à capitaux israéliens disposant d'excellentes relations avec les services de l'Etat voyou juif.


    "Ambassade" US à Kaboul :

    "Si c'est bon pour mon cul,
    c'est bon pour Israël et pour l'Amérique...
    "


    Dans une base proche de Kandahar, l'armée canadienne protège ses pédérastes pédophiles violeurs : Former Canadian soldier speaks out against disgusting child rape in Afghanistan.

  • octobre 2009 - La situation militaire se détériore toujours plus pour les occupants. Il en meurt pratiquement tous les jours : quatre Français fin septembre, huit Américains début octobre, quatorze autres un peu plus tard (trois hélicoptères détruits) et encore huit le lendemain, etc... 58 Yankees tués rien qu'au mois d'octobre - un record. On se croirait revenu aux plus beaux jours de la guerre d'Irak. Les généraux réclament des renforts. Ils veulent 300.000 hommes, trois fois plus qu'aujourd'hui.

    C'est le moment que choisissent les maîtres du monde pour faire attribuer à leur poulain le Prix Nobel de la "Paix".



    Bien entendu, les familles des envahisseurs tués
    sont également de la fête.


  • novembre 2009 - Après huit années de guerre américaine, dont une année de "changement", l'Afghanistan a pratiquement le monopole exclusif de la production mondiale d'opium (95 % pour être précis). Ahmad Wali Karzaï, frère du "président" et agent de la CIA, joue un rôle de premier plan dans l'organisation du trafic.


    Grand succès US :

    Les champs de pavot n'ont jamais été mieux sécurisés.

    Dans la province de Helmand (sud), un policier afghan tue cinq occupants britanniques et en blesse six autres : qu'est-ce qu'on attend pour le décorer ?...  Les Bristish Bastards ont perdu 230 hommes depuis octobre 2001 - bonne continuation.

  • décembre 2009 - Le "pacifiste" Obama annonce l'envoi de 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, tandis que les pays satellites promettent 7.000 militaires de plus. A peu près au même moment, le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, en visite à Moscou, demande à la Russie de s'engager davantage en fournissant des hélicoptères au "gouvernement" de Kaboul. Les Russes n'ont pas encore répondu mais ils se trouvent déjà sur une pente assez glissante : ils autorisent chaque année 4.500 survols de leur territoire par les forces d'agression occidentales, c'est-à-dire 12 vols par jour - un véritable pont aérien. Si Medvedev/Poutine étaient véritablement soucieux de l'indépendance de leur pays, ils mettraient fin à leur collaboration avec l'OTAN et conseilleraient à Rasmussen de fournir des avions à l'Abkhazie et à l'Ossétie du Sud.

    Pour terminer l'année en beauté, la résistance afghane tue cinq militaires canadiens à Kandahar (sud) et huit agents de la CIA à Khost (dans l'est du pays, près de la frontière pakistanaise).

    L'armée américaine, elle, continue de faire ce qu'elle maîtrise à la perfection : dans la région de Kounar (est), elle massacre dix civils dont huit écoliers, à tel point que même Karzaï s'estime obligé de protester.

  • février 2010 - Les USA et l'OTAN lancent une grande offensive médiatico-militaire dans le secteur de Marjah (province de Helmand), tuant des douzaines de civils (ils avouent deux "bavures" ayant coûté la vie à 17 Afghans*). Bien entendu, les occupants crient victoire : "Les talibans se sont enfuis !..."  Quelqu'un devrait leur expliquer que le principe de la guérilla - connu depuis deux siècles - consiste précisément à se replier rapidement face à un ennemi surpuissant et à revenir plus tard quand le danger est écarté.

    * Au fur et à mesure que l'offensive se poursuit, les "bavures" s'accumulent : 33 civils par-ci, sept flics afghans par-là...



    Mais où sont passés les talibans ?...

    Les courageux combattants occidentaux ont autre chose à faire que de se préoccuper de vulgaires questions de tactique militaire. Les soldats allemands, en particulier, ceux-là mêmes qui profanaient les cimetières locaux en octobre 2006, refont parler d'eux avec leurs rites débiles d'un autre âge. Dès qu'ils ont une minute, ils organisent des beuveries collectives et consomment du foie de porc cru pour prouver qu'ils sont "des hommes". Excellente façon de s'attirer l'estime et la sympathie des autochtones - presque aussi efficace que la pédérastie.

  • mars 2010 - Afghanistan : la guerre secrète : "Parmi les derniers épisodes mis au jour se trouve celui qui s'est déroulé dans un village de la province de Paktia, où a surgi de nuit un bataillon des Forces spéciales (sans uniformes) à la recherche de deux présumés talibans. Ils ne les ont pas trouvés, mais ont, par contre, tué le chef de la police locale et un magistrat. Quand trois jeunes femmes ont essayé de leur porter secours, elles ont été tuées elles aussi. Plusieurs témoins racontent avoir trouvé les femmes attachées et bâillonnées, et avec des coupures au couteau sur le corps."

    A Bruxelles, les auxiliaires de l'Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord font le "procès" d'une "cellule locale d'Al-Qaïda" (sic). Malika El Aroud, principale accusée du groupe (tiens, une Afghane sans burka, bizarre...) se voit reprocher d'avoir écrit que les soldats américains qui agressent son pays depuis bientôt dix ans sont des porcs et des chiens. Sommée de s'expliquer, elle présente toutes ses excuses... aux pauvres animaux que sa comparaison désobligeante aurait vexés.

  • avril 2010 - Depuis le massacre des 140 civils, en septembre 2009, l'armée allemande n'était pratiquement pas sortie de ses cantonnements de Koundouz par peur de représailles afghanes. Après six mois passés non pas à l'eau et au pain sec mais plutôt au schnaps et au foie cru, les vaillants teutons risquent leur nez dehors et se font aussitôt sauter la gueule dans une magnifique embuscade talibane. Bilan : trois morts, huit blessés et beaucoup de larmes. Pour se venger, ils tirent sur tout ce qui passe à portée de flingue et descendent six soldats afghans de l'armée collabo. Bravo...

    A Kaboul, Karzaï fait comme si on lui avait demandé son avis et proteste contre l'intention affichée par ses maîtres américains d'étendre à d'autres provinces l'opération-spectacle de Marjah. Le "président" afghan menace même de rejoindre les talibans. Chiche...

    Quelques jours après son embuscade réussie, la résistance remet ça et liquide quatre autres occupants allemands : pour la Bundeswehr, le mot patrouille rime de plus en plus avec trouille. Au palmarès des petites croix, l'Allemagne (42) est maintenant 4ème et mène devant la France (41). Les champions incontestés restent les USA (1044 sur un total de 1728). Le Royaume-Uni revendique la 2ème place (281) et le Canada la 3ème (142).

    Dans la vallée de Korengal (ou vallée de la Mort - province de Kounar), les talibans contraignent les USA à abandonner une de leurs bases après cinq ans d'occupation et 42 morts américains (vidéo Al-Jazeera) : "Nous ne voulons pas d'Américains ici, pas d'Allemands, pas d'étrangers. Nous voulons la paix..."

    Liberté d'expression :

    Le 26 avril 2010, le général américain Jim Jones, conseiller de Barack Obama, prononce une allocution devant le Washington Insitute for Near East Policy, un des innombrables think tanks pro-israéliens de la capitale. Pour détendre l'atmosphère, il raconte à son public une petite histoire juive :

    La scène se passe en Afghanistan. Un taliban, perdu dans le désert après avoir été séparé de son groupe, arrive mort de soif devant un kiosque tenu par un marchand juif. Il lui demande de l'eau. Le marchand dit qu'il n'en a pas, mais qu'il peut volontiers lui vendre une cravate. Evidemment, le taliban se met en colère et insulte le marchand juif.
    - Ne vous fâchez pas, rétorque celui-ci, il y a un restaurant à deux kilomètres. Ils ont autant d'eau que vous voudrez.
    Le taliban y va et revient au bout d'une heure.
    - Alors ? lui demande le marchand.
    - Ben, votre frère n'a pas voulu me servir parce que j'avais pas de cravate...

    Comme on peut s'en rendre compte en regardant la vidéo, le public rit de bon cœur. C'est le genre de blague innocente que les Juifs adorent se raconter entre eux : elle leur apporte la confirmation qu'ils sont plus rusés, plus malins et plus intelligents que tous ces cons de goyim. Oui, mais voilà, le général Jones n'est pas un des leurs : le retour de bâton ne va pas tarder. En l'occurrence, c'est la massue de l'antisémitisme, maniée par l'ADL, la Ligue "anti-diffamation". Le général doit donc s'excuser humblement et déclarer que "la sécurité d'Israël est sacro-sainte aux yeux des USA".

    Voilà qui illustre admirablement ce que Dieudonné disait récemment : "Il faut être juif pour avoir la liberté d'expression" (même quand on est général américain).

  • mai 2010 - Recrudescence des activités militaires des talibans : attaques contre les bases US de Bagram et Kandahar, attentats à Kaboul. On "déplore" au moins cinq morts américains, un canadien et un français.

  • juin 2010 - Les jours se suivent et se ressemblent. On ne compte plus les militaires étrangers tués, sauf quand il y en a une douzaine d'un seul coup (survenu début juin dans la région de Kandahar) ou quand un hélicoptère est abattu (province de Helmand - quatre morts). A Kaboul, le fantoche Karzaï essaie de "se réconcilier" avec les talibans... qui se fichent éperdument de ses élucubrations. La résistance ne se contente pas d'attaquer les envahisseurs sur le sol afghan. Elle s'en prend également à leurs lignes d'approvisionnement en territoire pakistanais. Egalement début juin, elle fait sauter, près d'Islamabad, 80 camions-citernes pleins de carburant.

    Si Moscou cessait son ignoble collaboration "passive" avec les agresseurs, la situation de ces derniers deviendrait intenable. Le problème de la Russie, c'est qu'elle est rongée de l'intérieur par le virus du sionisme, ce qui la rend incapable de suivre une stratégie d'ensemble un tant soit peu cohérente. On ne peut pas se sauver soi-même dans le Caucase en aidant ses ennemis à vaincre partout ailleurs (Afghanistan, Palestine, Iran). Il est aujourd'hui évident que la Russie ne redeviendra jamais une puissance mondiale ; au mieux, elle se cantonnera dans une position comparable à celle de l'Inde (qui est elle aussi gangrenée par le lobby).

    Selon la presse américaine, les Etats-Unis auraient découvert d'immenses gisements de minerais répartis dans différentes régions de l'Afghanistan : fer, cuivre, cobalt, or et lithium, d'une valeur totale estimée à 1.000 milliards de dollars au minimum. Un mémo du Pentagone considère que l'Afghanistan pourrait devenir "l'Arabie Saoudite du lithium". Avec l'arrivée de la voiture électrique sur le marché, la demande de lithium devrait croître considérablement dans les prochaines années. Jusqu'à présent, le principal producteur de ce métal était la Bolivie, un pays en train de se libérer de la tutelle yankee (très embêtant). Les pillards du nouvel ordre mondial américano-sioniste ont maintenant une raison valable de s'accrocher à l'Afghanistan. Voilà enfin un motif plus sérieux de poursuivre la guerre que le 11/9, la traque de Ben Laden, la démocratisation, le nation-building et les autres foutaises avancées jusqu'ici.

    Pour bien montrer à qui appartiennent toutes ces richesses, les médias précisent qu'elles seront gérées conformément à la nouvelle loi afghane sur les ressources minières. Cette loi a été rédigée à Washington par les "experts" de la Banque mondiale du sioniste Robert Zoellick (trés pratique).

  • 7 octobre 2010 :
    Grâce au président Obama, Prix Nobel de la "Paix" 2009,
    les Américains entrent dans leur dixième année de guerre :


    "J'y retourne demain..."

    Le môme au drapeau, son tour viendra en 2018.
    C'est quand même beau, l'Amérique...

  • 30 octobre 2010 - Petit à petit, cédant à la pression américano-sioniste, la Russie de Medvedev retourne en Afghanistan. Après l'aide "passive" (transport de matériel de guerre à travers son territoire - voir plus haut), Moscou intervient activement dans la "lutte antidrogue" sur le terrain : Russia and the United States destroyed four drug laboratories in their first joint anti-drug operation in Afghanistan (une opération particulièrement hypocrite, puisque la production et le trafic d'héroïne avaient pratiquement disparu avant l'invasion américaine).

    Mais Moscou ne va pas en rester là : il est déjà question de former des militaires afghans et de fournir des hélicoptères - La Russie intervient pour aider l'OTAN en Afghanistan.

    Fin novembre 2010, on apprend que la Russie permet désormais aux USA et à l'OTAN (c'est la même chose) de faire transiter par son territoire tout le matériel lourd (camions, chars) qu'il n'est plus possible d'acheminer sans danger via le Pakistan. Grâce à Moscou, la sale guerre d'Afghanistan peut continuer dix années de plus.  Prochaine étape : l'envoi d'un contingent russe ?...


    Décembre 2010 : L'opium, la CIA et l'administration Karzai

  • février 2011 - Dans la province de Kounar (est du pays), l'OTAN massacre 65 civils, dont 20 femmes et 30 enfants. Comme toujours, les tueurs prétendent que leurs victimes étaient des "insurgés".  Modeste revanche : à Koundouz (nord), un soldat afghan descend trois militaires allemands, tandis que dans la province de Kapiza (est), la résistance tue un occupant français.

    Comme en avril 2010, et dans la même province de Kounar, les Américains sont contraints d'évacuer une de leurs bases dans la vallée de Pech. 800 soldats US étaient présents dans cette vallée considérée comme "hautement symbolique" - plus d'une centaine y ont perdu la vie.

  • avril 2011 - A Kandahar, 500 prisonniers talibans parviennent à s'évader d'une prison du "gouvernement" afghan - une entreprise impossible sans complicités au sein de l'administration fantoche. Autre bonne nouvelle : dans une base américaine proche de Kaboul, un pilote afghan liquide neuf de ses "collègues" yankees.

    Palmarès officiel depuis le début de la guerre : 2.434 envahisseurs tués, dont 1.562 Américains, 364 Britanniques, 155 Canadiens et 56 Français.

  • mai 2011 - Le contrat russo-américain dont il était question en octobre 2010, vient d'être signé. Moscou fournira donc au Pentagone 21 hélicoptères Mil Mi-17 multirole pouvant transporter chacun jusqu'à 37 soldats (valeur totale 300 millions de dollars). Après la parenthèse de l'ère Poutine, la Russie est à présent de retour dans le droit chemin de l'orthodoxie politique américano-sioniste.

    Grâce à ce matériel, les tueurs américains pourront poursuivre leurs massacres. Fin mai, dans la province de Helmand (sud), 52 nouvelles victimes (32 civils - surtout des femmes et des enfants - et 20 policiers afghans) viennent enrichir leur tableau de chasse. Faible consolation : dans la région de Koundouz (nord), les talibans liquident trois militaires allemands et blessent grièvement le général qui les commandait - ce ne sont pas les généraux yankees qui s'exposeraient de cette façon-là... L'Allemagne (52 morts) talonne à présent la France (58). C'est malheureusement trop peu pour que les agresseurs comprennent que cette guerre est perdue pour eux.

  • juin 2011 - Obama déclare qu'il va "retirer, en plusieurs étapes, quelque 30 000 soldats américains d'Afghanistan" (sur les 100.000 qui y sont). Aussitôt, Sarkozy annonce que "les premières troupes françaises [sur 4.000] pourraient se retirer à partir de 2011". La veille, il disait encore le contraire, mais on ne peut pas lui en vouloir, la Maison Blanche avait oublié de le prévenir. (Jusqu'à présent, 1.635 Américains et 62 Français ont été retirés d'Afghanistan - les pieds devant.)

    Bien sûr, tout le monde se demande ce qui a bien pu provoquer cette volte-face stratégique...



    Karzaï n'en mène pas large... mais quand on a des "alliés"
    comme Obama et Sarkozy, il faut savoir assumer...

    Fin juin, un commando taliban attaque l'hôtel Intercontinental de Kaboul (le plus grand du pays) le jour même où devait s'y tenir une conférence sur la "sécurité". Une cinquantaine de marionnettes afghanes et un nombre inconnu de "conseillers" étrangers sont mis hors d'état de nuire. La réunion est annulée pour des raisons techniques.

  • juillet 2011 - Dans la province de Kapiza, cinq soldats français sont tués dans un attentat. Ils avaient pour mission de "protéger" une assemblée de notables. Un sixième meurt le lendemain. Bon 14 juillet, les mecs...

    Sarkozy, que les talibans avaient raté deux jours plus tôt au cours de sa visite sur place (à cause de sa petite taille, ils l'avaient pris pour un rat), annonce à présent qu'il va "mettre en place de nouvelles mesures de sécurité" (poil au nez).

    "Mesures de sécurité" qui arrivent trop tard pour Ahmed Wali Karzaï, frère du "président", également liquidé par les talibans. Manque de chance pour les trafiquants de drogue : ils vont être obligés de se trouver un nouveau parrain.

  • août 2011 - Le 5 août, pour "venger" l'attaque essuyée par une patrouille américaine dans le district de Nad Ali (province de Helmand), les tueurs yankees bombardent le village voisin et massacrent huit civils, presque uniquement des femmes et des enfants.

    Le lendemain, dans la province de Wardak (au sud de Kaboul), les talibans descendent un hélicoptère Chinook à l'aide d'une roquette. Il y a 38 morts, dont 31 Américains des forces spéciales et 7 collabos afghans. C'est le plus beau carton en dix ans de guerre...  En prime, le surlendemain : quatre soldats de l'OTAN tués, dont deux Français.

    Une semaine plus tard, huit occupants de plus liquidés en deux jours (dont un Français).

  • octobre 2011 - A Kaboul, 13 Américains et un Canadien sont tués dans un attentat des talibans. Dans la province d'Ourozgan (entre Kaboul et Kandahar), trois Australiens subissent le même sort.

  • décembre 2011 - Dans la province de Kapiza, au nord-est de Kaboul, un soldat de l'armée afghane abat deux occupants de la Légion étrangère. Depuis le début de l'invasion, 78 militaires français ont eu droit à leur cercueil (USA : 1863, GB : 393, Canada : 158, total : 2.845). Le nombre de victimes afghanes est inconnu mais dépasse largement les 100.000.

  • janvier 2012 - La glorieuse armée des Etats-Nazis d'Amérique, la plus morale du monde après celle des tsahalos d'Israël, écrit en Afghanistan une nouvelle page d'histoire dans la plus pure tradition militaro-humaniste de Guantánamo, d'Abou-Ghraïb de Kaboul, du Viêt-Nam, de la Corée et d'innombrables autres lieux :



    " En Afghanistan, nous défendons jour après jour les valeurs universelles de l'éthique
    judéo-chrétienne occidentale. Il est vrai toutefois, que nous sommes encore loin du niveau
    inégalable atteint par nos collègues de l'Etat scatologique juif... 
    "
    (voir Israël existe : j'ai marché dedans)

    Le 20 janvier, dans la province de Kapiza, quatre soldats français de plus se font abattre par un militaire afghan dont ils étaient censés assurer la formation. Sarkozy, vexé, menace de retirer ses troupes.

    Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, la résistance descend un hélicoptère américain dans la région de Kandahar. Bilan : six malfaisants de moins.

  • février 2012 - Que fait la racaille yankee quand elle ne pisse pas sur les Afghans qu'elle a massacrés ?...  Elle brûle leurs Corans : c'est ce qui vient de se produire à Bagram. A l'extérieur de la base militaire, la foule en colère proteste... et les Américains tuent douze civils de plus. Sur ce, un soldat afghan liquide deux de ses "collègues" US. Les talibans ont appelé à tuer d'avantage de soldats étrangers, mais les pertes de l'OTAN sont encore beaucoup trop faibles...

  • mars 2012 - Dans la région de Kandahar, la résistance fait sauter un blindé de l'armée anglaise : six British bastards liquidés (total depuis 2001 : 404 - et ce n'est pas une erreur).

    Deux jours plus tard, toujours près de Kandahar, un soldat américain massacre en pleine nuit 16 civils afghans, dont trois femmes et neuf enfants - le plus jeune avait deux ans. L'armée prétend que le tueur était vraiment seul, mais les survivants disent avoir vu tout un groupe de militaires ivres.



    Le 8 mars, grâce à Karzaï, les Afghanes, enfin libérées,
    peuvent fêter dignement la Journée internationale des femmes.

    Le 16 mars, près de Kaboul, un helicoptère transportant des militaires turcs s'écrase sur une maison : douze soldats et quatre civils sont tués. Cet accident met en lumière la présence en Afghanistan d'un contingent turc de 1.800 hommes dont personne ne parle jamais. Officiellement, ils ne participent pas aux combats, se contentant de patrouiller pour le compte de l'OTAN.

  • mai 2012 - Aube rouge sang à Kaboul  par Manlio Dinucci.  Après plus de dix ans de guerre militairement infructueuse en Afghanistan, les Etats-Unis (et l'OTAN) annoncent qu'ils vont "se retirer", c'est-à-dire - en gros - faire ce qu'ils ont fait en Irak : remplacer les troupes combattantes, dont ils ont besoin ailleurs, par des "conseillers", "consultants" et autres "fournisseurs de services", tout en gardant l'accès à leurs bases. Les Américains devraient "partir" en 2014, certains de leurs satellites européens dès 2013 (Allemagne) ou même, comme le promet François Hollande, fin 2012*.

    Le prétendu "accord de retrait" a été signé entre les USA et leur marionnette locale Hamid Karzaï. Contrairement à ce qui s'est produit en Irak, les groupes influents qui combattent l'occupation US, en l'occurrence les talibans, n'ont pas été impliqués dans "l'accord". Il semble qu'on ait essayé de le faire, mais les guerriers afghans sont moins conciliants que les chefs militaires irakiens (surtout chiites et dépendants de l'Iran). A moins d'un (improbable) retournement de situation, la guerre devrait continuer après 2014, soit sous sa forme actuelle (les Américains restent), soit comme reprise de la guerre civile de la période 1989-2001 (voir plus bas).

    * En fait, cette promesse du candidat Hollande n'engage pas le président. A peine élu, il annonce au sommet de l'OTAN de Chicago que seules les troupes combattantes seront retirées, c'est-à-dire 2.000 hommes sur 3.500. Les autres resteront sur place pour une durée indéterminée, afin d'assurer le rapatriement du matériel et la formation des militaires afghans.

    Fin mai 2012 :  La "Kill List" d'Obama  ou comment le chef terroriste noir de la Maison Blanche supervise personnellement "le programme d'élimination physique de personnalités d'Al-Qaïda" non seulement en Afghanistan mais aussi au Pakistan, au Yémen, en Somalie...  Pour comprendre à quel point ces assassinats à l'aide de drones sont "ciblés", il faut savoir que "dans le périmètre où atterrit le missile, seuls les femmes et les enfants sont considérés comme des civils. Les hommes, eux, sont réputés appartenir à la mouvance Al-Qaïda... Le mode de décompte des 'dommages collatéraux' aboutit à une sous-évaluation systématique des 'bavures'..."  Et grâce au téléguidage des drones depuis les bases militaires US (parfois même depuis le territoire américain), les tueries sont parfaitement automatisées et ne présentent plus le moindre risque pour les tueurs en uniforme.

  • juin 2012 - Dans la province de Kapiza, la résistance tue quatre soldats français et en blesse cinq autres. Ils étaient "en opération" comme si de rien n'était : tant qu'on est là, on continue de faire la guerre...  Hollande, effrayé, annonce que le retrait débutera dès le mois de juillet.

  • juillet 2012 - A l'ouest de Kaboul, dans la province de Wardak, un soldat afghan descend cinq instructeurs américains, portant officiellement à 22 le nombre de morts de cette catégorie depuis le début de l'année. Selon un ancien responsable militaire américain qui s'est confié au New Yorker, plusieurs centaines de militaires de l'armée afghane sont des agents des talibans ou des services pakistanais. Tous les autres sont faibles, lâches et inefficaces...

  • septembre 2012 - Dans la province de Helmand, des talibans revêtus d'uniformes US pénètrent dans une base anglo-américaine après avoir fait sauter le mur d'enceinte, tuent deux marines, détruisent six avions "Harrier II Jump Jets" et en endommagent deux autres. Pour le porte-parole des forces d'occupation, "il s'agit des plus lourds dégâts matériels que nous aient infligés les talibans depuis le début de cette guerre (200 millions de dollars)... Ces gens étaient parfaitement entraînés et ont très bien préparé leur coup. Nous avons déjà perdu des avions, mais rien de tel jusqu'à présent..."

    Le bruit court que Harry le Nazi, Royal Bristish Bastard de son état, se trouvait sur les lieux au moment de l'attaque. Heureusement que 250 gardes du corps sont là en permanence pour protéger sa précieuse carcasse.

  • février 2013 - Le Premier ministre britannique David Cameron, descendant direct de Moïse, "invite les talibans à participer à des négociations de paix afin de déterminer l'avenir de l'Afghanistan". Cette offre n'est pas tout à fait nouvelle. En juillet 2011, Cameron disait la même chose mais en y mettant une condition : que les talibans "déposent les armes et abandonnent le combat" - ce qui n'est pas sans rappeler le fameux "Pisse Process" de ses co-descendants en Palestine. Pour "convaincre" des combattants toujours invincibles après dix ans de guerre, Cameron, fin psychologue, menaçait alors de les tuer en cas de refus.

    Aujourd'hui, le sayan londonien a mis de l'eau dans son whisky, ce qui prouve bien que les Anglais ont déjà perdu leur quatrième guerre d'Afghanistan (voir plus bas). Mais ils s'accrochent encore un peu à ce pauvre pays. Par sentimentalisme peut-être : officiellement ils ont enterré 440 soldats depuis 2001, ce qui les met au deuxième rang derrière les USA (2.177), juste devant le Canada (158), la France (86) et l'Allemagne (53).

    Il y a encore 9.000 Britanniques en Afghanistan (près de 4.000 devraient être retirés cette année), 70.000 Américains (60.000 pourraient partir en 2013), 1.500 Français, etc... Tout le monde parle de retrait, du moins en ce qui concerne les troupes combattantes. Avec l'utilisation toujours plus fréquente de drones, comme au Pakistan, ces troupes ne sont plus nécessaires. Par contre, on a ou on aura besoin d'elles ailleurs (Mali, Syrie, Iran).

  • mai 2013 - Les millions de la CIA en Afghanistan  par Bill Van Auken (wsws) :

    "Le rapport publié le 1er mai selon lequel la CIA remet régulièrement des sacs remplis de centaines de milliers sinon de millions de dollars au président Hamid Karzaï n'est que le dernier épisode en date de la longue et tragique rencontre de l'Afghanistan avec l'impérialisme. Durant plus d'une décennie, des liasses de dollars empilés dans des valises, des sacs à dos et, à l'occasion, des sacs en plastique ont été déposés tous les mois dans les bureaux du président..."

    "Les méthodes criminelles de Bush ont été adoptées telles quelles par Obama. Mais le robinet de la CIA coule depuis bien plus longtemps que cela. Les versements de plusieurs millions de dollars remontent à la fin des années 1970... Parmi ceux qui travaillaient à l'époque pour le compte de la CIA, il y avait le jeune Hamid Karzaï qui servait de relais entre l'agence de renseignement américaine, l'ISI pakistanaise (services de renseignement, Inter-Services Intelligence) et les moudjahiddines. A l'époque, il avait sans aucun doute côtoyé Oussama Ben Laden, qui exerçait des fonctions similaires..."

    "Tout l'argent qui n'atterrit pas dans les poches et sur les comptes offshore de la famille Karzaï et de son entourage immédiat est utilisé pour payer les seigneurs de la guerre, dont des criminels comme Abdoul Rachid Dostoum qui, lorsqu'il figurait sur le registre du personnel de la CIA, avait organisé en 2001 le massacre de milliers de prisonniers talibans près de Mazar-i-Sharif. Selon certains rapports, à lui seul, il a reçu jusqu'à 100.000 dollars par mois... Jusqu'à son assassinat en 2011, le demi-frère du président, Ahmed Wali Karzaï, faisait lui aussi partie du personnel de la CIA, gérant un escadron de la mort connu sous le nom de Kandahar Strike Force tout en jouant un rôle de pivot dans le trafic d'héroïne estimé à plusieurs milliards de dollars. Le chef de l'administration du Conseil national de sécurité de Karzaï, Mohammed Zia Salehi, est également bénéficiaire d'une partie de cet argent. Il avait été arrêté en 2010 suite à une enquête menée par les Etats-Unis l'impliquant dans la contrebande de devises, le trafic d'héroïne et le financement des talibans. Karzaï et la CIA étaient intervenus pour imposer sa libération en l'espace de quelques heures et mettre un terme à l'enquête."

    "Afin de maintenir au pouvoir ce régime d'assassins, de trafiquants de drogue et de kleptocrates, les Etats-Unis ont mené la plus longue guerre de leur histoire, qui a coûté la vie à quelque 2.200 Américains et un millier de forces d'occupation étrangères. Le coût de la guerre, sans compter l'argent de la CIA, atteignait quelque 60 milliards de dollars par an en 2009..."

    "Depuis que la CIA a, pour la première fois, commencé à organiser des opérations militaires en Afghanistan il y a près de 35 ans [voir plus bas : juin 1978 ], le nombre de morts et de blessés se compte par millions pour la population afghane... Le massacre des civils se poursuit au quotidien... Alors qu'une date butoir pour le retrait des troupes d'occupation étrangères a été fixée pour la fin de 2014, le gouvernement Obama n'a nullement l'intention de mettre un terme à la présence militaire américaine. Des projets sont en préparation pour laisser dans le pays entre 6.000 et 20.000 soldats américains afin de continuer à tuer ceux qui résistent au régime de Karzaï et à sa clique criminelle..."

    Malgré cela, la résistance ne faiblit pas. Pour la seule journée du 4 mai, on compte sept militaires américains tués.

  • juin 2013 - Avec l'accord de Washington, les talibans ouvrent un bureau de représentation au Qatar. Les occupants américains veulent quitter l'Afghanistan, c'est-à-dire réduire fortement les effectifs de leurs troupes combattantes visibles (voir un peu plus haut - février 2013). Il leur faut donc - bon gré, mal gré - accepter de s'entendre avec ceux qu'ils combattent depuis douze ans. Il leur faut sauver les meubles et empêcher que leur pantin Karzaï ne soit balayé dès qu'ils seront partis.

    Les négociations, qui devraient débuter sous peu à Doha, auront donc lieu à trois, mais bien entendu sous la direction des Etats-Unis. Si l'on en croit cet article, on demande aux talibans de s'engager à :

    ■ ne pas menacer d'autres pays depuis le sol afghan (comme les USA, qui ne menacent jamais personne, ni depuis le sol américain, ni depuis les innombrables bases dont ils disposent à l'étranger, ni depuis leurs navires de guerre)

    ■ se démarquer du terrorisme international (comme les Etats-Unis, source n° 1 de ce fléau)

    ■ rejeter toute coopération avec Al-Qaïda (ce qui ne devrait pas poser de problème si l'on considère qu'Al-Qaïda est une fiction ; mais si l'on donne à ce nom sa signification réelle, c'est-à-dire ce que Webster Tarpley appelle la Légion arabe de la CIA, alors les talibans devront renoncer à toute relation avec le camp occidental et ses créatures arabo-islamiques)

    ■ mettre fin à l'insurrection en Afghanistan (et faire cadeau de leurs armes à Karzaï ?)

    ■ reconnaître le droit des femmes (c'est vraiment ce qu'il y a de plus ringard comme revendication ; chacun sait pourtant qu'en 2013, il n'y a plus ni femmes ni hommes - au lieu d'écrire des conneries pareilles, les homophobes du Pentagone feraient mieux de retourner à l'école primaire pour y apprendre la "théorie du genre")

    Karzaï : "Nous espérons que les négociations avec nos frères talibans pourront bientôt avoir lieu dans notre pays...  "Frères talibans", ça fait un peu penser à "Frères musulmans"...

    L'article ne dit pas si les talibans devront s'engager à envoyer des djihadistes en Syrie, au Liban, en Iran et dans tous les pays où les USA et le Qatar en auront besoin. En bonne logique, ils devraient le faire...  Ils devraient aussi s'engager à ne pas entraver la culture et le trafic d'opium, comme c'était le cas jusqu'en 2001 (très mauvais pour les intérêts américains).

    Le 20 juin, par la faute de Karzaï, la conférence est terminée avant même d'avoir commencé. Le "numéro un afghan" exige en effet :

    ■ que la conférence soit placée sous sa présidence et non sous celle des Américains

    ■ que les talibans renoncent à la dénomination "Emirats islamiques d'Afghanistan" sous laquelle ils ont ouvert leur bureau de représentation (ils ont toujours leur vieux drapeau).

  • août 2014 - Attaque réussie au siège de l'Académie militaire de Kaboul. Un taliban (ou supposé tel) revêtu d'un uniforme de l'armée afghane créée par les occupants, abat un général américain et blesse un général allemand, plus une quinzaine d'officiers dont la nationalité n'est pas précisée. C'est un événement digne d'entrer dans les annales, car la dernière mort violente d'un général américain doit remonter à la Guerre de Sécession. Cet attentat va-t-il accélérer le retrait des troupes US ?... Pas sûr...

    Entre-temps, Karzai ne veut plus jouer au président, mais son successeur n'est pas encore connu, vu que le "dépouillement" du scrutin d'avril 2014 n'est toujours pas terminé. Apparemment, le candidat des Etats-unis, un certain Ashraf Ghani Ahmadzai a été battu par son rival Abdullah Abdullah. En temps normal, Ashraf Ghani aurait été choisi sans problème car il est pachtoun et, comme le veut la tradition afghane, l'appartenance à ce groupe ethnique constitue un avantage. Mais d'un autre côté, Ashraf Ghani, en tant qu'ancien haut-fonctionnaire de la Banque mondiale parachuté dans le pays en 2002, représente la soumission totale aux envahisseurs américains. Dans ces conditions, les Afghans lui ont préféré Abdullah Abdullah, un Tadjik qui a toujours vécu dans le pays.

  • octobre 2014 - Près de six mois après l'élection contestée, Washington impose un "compromis" : le perdant Ashraf Ghani Ahmadzai devient président, tandis que le vainqueur spolié, Abdullah Abdullah, est nommé Premier ministre.

    Pour remercier les USA d'avoir réglé le litige, les nouveaux dirigeants politiques afghans invitent les occupants américains et leurs alliés de l'OTAN à rester dans le pays jusqu'en 2024 (avec possibilité de prolongation si Washington en a envie).

    Les USA et l'OTAN restent en Afghanistan  par Manlio Dinucci.

  • octobre 2015 - A Koundouz, dans le nord du pays, l'aviation américaine détruit un hôpital de Médecins sans frontières ; il y a une vingtaine de morts. Ce nouveau crime de guerre, une attaque délibérée bien entendue présentée comme une "bavure", fait suite à une offensive des talibans. Ceux-ci ont en partie repris la ville aux marionnettes du régime de Kaboul.

  • 13 avril 2017 - Le nouveau président américain Donald Trump, à la Maison Blanche depuis moins de trois mois, relance la guerre contre l'Afghanistan en faisant larguer une bombe géante de 10 tonnes, la plus puissante bombe non-nucléaire de tous les temps, dans la province de Nangarhar (dans l'est, près du Pakistan). C'est soi-disant pour combattre Daesh, une création américaine jusqu'alors inconnue en Afghanistan (comme Al-Qaqaïda) et qui surgit toujours au bon moment lorsque l'Empire veut attaquer quelqu'un dont la tête ne lui revient pas. On ignore encore combien de civils ont été massacrés dans l'explosion de cette bombe à l'efficacité militaire douteuse.

    Toujours est-il que Trump, après avoir promis à ses électeurs de se concentrer sur la reconstruction intérieure au lieu de jouer au gendarme du monde, a très vite capitulé face à l'Etat profond et retourné sa veste. Pour prouver aux néocons qu'il leur obéit, l'homme de la Maison Blanche a repris à son compte (et parfois aggravé) les guerres commencées par ses prédécesseurs, dont celle d'Afghanistan. Le véritable "destinataire" de la frappe de Nangarhar est en fait la Corée du Nord, prochaine cible de l'impérialisme américain.



L'AFGHANISTAN DE 1933 À 2001 :

  • 1933 - A la suite de troubles, Mohammed Zahir Shah devient roi. Il maintient l'équilibre entre les différents groupes ethniques et religieux du pays et pratique la neutralité au niveau international, y compris pendant la Seconde guerre mondiale. Après 1945, bien que dans la zone d'influence occidentale, l'Afghanistan vit en bonne entente avec son voisin soviétique.

  • 1964 - L'Afghanistan devient une monarchie constitutionnelle. On crée un Parlement et des partis politiques. Le carcan féodal qui enserre le pays semble s'alléger un peu.

  • 1973 - Zahir Shah, sur le trône depuis 40 ans, est renversé par son neveu, le prince et général Sardar Mohammed Daoud, qui instaure la République. L'ex-roi part en exil à Rome. Daoud, qui affirme désirer la modernisation de l'Afghanistan et l'ouverture du pays sur le monde, instaure en fait un régime dictatorial. Les structures sociales archaïques subsistent.

  • Avril 1978 - Des militaires pro-marxistes renversent Daoud et le font exécuter. Le poète pachtoun Nur Mohammed Taraki devient président. Il tente la gageure d'ériger un système progressiste et laïque (réforme agraire destinée à surmonter le régime féodal, limitation des privilèges des mollahs, alphabétisation, droits des femmes, etc.). Le Parti Démocratique du Peuple Afghan (PDPA), influencé par Moscou, devient parti dirigeant.

  • Juin 1978 - Les Etats-Unis arment et financent les premiers groupes de combattants islamistes. La guerilla anti-gouvernementale s'étend. Zbigniew Brzezinski, conseiller du président Carter et organisateur de l'intervention, dira plus tard : "C'est ainsi que nous avons réussi à attirer les Russes en Afghanistan."

  • Septembre 1979 - Hafizullah Amin, chef de l'aile radicale du PDPA, renverse et liquide Taraki, jugé trop mou, et prend le pouvoir à Kaboul. Il accélère le processus révolutionnaire et tente de se libérer de la dépendance des Soviétiques. Ceux-ci regardent avec méfiance cet homme qui a fait ses études aux Etats-Unis. Ils vont tout faire pour se débarrasser de lui.

  • Décembre 1979 - Brejnev, le numéro un du Kremlin, prend la décision d'envoyer des troupes soviétiques en Afghanistan. Il ne consulte au préalable ni ses alliés, ni même ses collègues du Bureau politique. A Kaboul, Babrak Karmal, l'homme de Moscou, un temps contraint à l'exil et revenu avec les chars soviétiques, renverse Amin et le fait exécuter.

  • 1980-86 - Bénéficiant de l'aide massive des services secrets américains et pakistanais, la rebellion prend de l'ampleur. L'URSS envoie toujours plus de troupes en Afghanistan et s'enlise toujours davantage dans un bourbier qui rappelle le Viêt-Nam des années 60. Entre-temps, Gorbatchev a remplacé Brejnev au Kremlin. En 1986, à Kaboul, Nadjibullah succède à Karmal.

  • 1988-89 - Gorbatchev ordonne le retrait de ses troupes d'Afghanistan. Les derniers soldats quittent le pays en février 89. Après plus de neuf ans de guerre, le bilan est catastrophique. Du côté afghan: des centaines de milliers de morts et deux millions de réfugiés; du côté soviétique: 20.000 soldats tués et l'effondrement imminent de l'URSS. (On peut évidemment contester que ce soit cette guerre qui ait provoqué la fin du régime soviétique; quoi qu'il en soit, elle a attisé la crise interne et permis la venue au pouvoir de Gorbatchev et de son équipe de liquidateurs.)   A Kaboul, cependant, le départ de l'Armée rouge ne semble pas avoir de conséquences: Nadjibullah parvient à se maintenir au pouvoir face aux groupes rebelles divisés.

  • Avril 1992 - Chute de Nadjibullah qui est remplacé par Burhanuddin Rabbani à la tête d'une coalition de "moudjahiddines".

  • 1992-96 - Les différents groupes de "moudjahiddines", les prétendus "combattants de la liberté", s'entre-déchirent pour la possession de Kaboul et mettent la ville à feu et à sang.

  • Septembre 1996 - Les plus fanatiques d'entre eux, qui se disent étudiants en théologie, s'emparent de la capitale. Sous la direction du mollah Omar, ils instaurent le régime taliban. Nadjibullah est exécuté.

  • 1996-2001 - Les talibans se maintiennent au pouvoir et contrôlent 80 % du territoire afghan, créant à leur façon une certaine stabilité. On peut lire à ce sujet le témoignage de l'ethnologue Georges Lefeuvre. Les autres groupes islamistes rassemblés dans "l'Alliance du Nord" dominent certaines régions au nord et au nord-est du pays. Cette "Alliance du Nord" est un conglomérat disparate de forces hostiles les unes aux autres, mais soutenues par les pays occidentaux. En septembre 2001, bien que dépourvu de tout pouvoir d'Etat effectif, cet Afghanistan "officiel" dispose de 33 représentations diplomatiques et d'un siège à l'ONU, tandis que le pouvoir des talibans, pourtant plus stable et plus puissant, n'est plus reconnu par personne, à l'exception du Pakistan. Cependant, en février 2001, les Etats-Unis étaient encore disposés à reconnaître le régime des talibans si celui-ci leur avait livré Ben Laden, mais le marché n'a pas abouti. Les "étudiants en théologie" ont néanmoins reçu de Washington en avril 2001 une aide financière "humanitaire" de 43 millions de dollars pour avoir mis fin à la production d'opium et d'héroïne.

  • Octobre 2001 - L'objectif affirmé des Etats-Unis est la chute du régime taliban et son remplacement par une "démocratie" dont les piliers seraient "l'Alliance du Nord" et le roi Zahir Shah (il a 87 ans !)   Quelle que soit la solution imposée par Washington, les divisions ethniques et religieuses existant de longue date et soigneusement entretenues au cours de ces dernières décennies, ne disparaîtront certainement pas comme par enchantement. Il ne faut d'ailleurs pas se leurrer sur l'hostilité ou le soutien affichés par les USA à tel ou tel groupe afghan. L'humeur changeante du gendarme du monde peut, du jour au lendemain, faire d'un allié un ennemi, et vice-versa. Tel combattant de la liberté devient alors un redoutable terroriste; tel tueur forcené devient un chef charismatique ou un défenseur exemplaire des droits de l'homme.

  • Décembre 2001 - Le gouvernement fantoche pro-américain mis en place à Kaboul tente d'étendre son influence sur l'Afghanistan.


CHANGER DE DRAPEAU COMME DE CHEMISE - UNE TRADITION AFGHANE :


(1933 - Mai 1974)


(Mai 1974 - Avril 1978)


(Avril - Octobre 1978)


(Octobre 1978 - Avril 1980)


(Avril 1980 - Novembre 1987)


(Novembre 1987 - Avril 1992)


(Mai - Décembre 1992)


(1993 - 2001)


Talibans (1996 - 2001)


A titre de comparaison: drapeau saoudien
"Il n'y a d'autre Dieu qu'Allah, et Mahomet est son Prophète."


(Janvier - Février 2002)


(Mars 2002 - ?)


LES TROIS GUERRES ANGLO-AFGHANES :

Les Anglais n'en sont pas à leur première aventure militaire en Afghanistan. Trois fois, ils ont tenté de mater les guerriers récalcitrants de l'Hindoukouch; trois fois, ils ont échoué dans leur entreprise. Le quatrième essai, espèrent-ils, sera le bon. Et s'ils se trompaient encore une fois ?...

  • 1838

    Les Britanniques, après avoir conquis les Indes, craignent que le tsar de Russie, qui a déjà annexé une bonne partie de l'Asie centrale (Turkestan), ne s'empare aussi de l'Afghanistan. Pour parer à cette éventualité, ils envoient des troupes à Kaboul, où règne l'émir Dust Mohammed Khan. L'émir refusant de coopérer, on le renverse pour mettre à sa place le Shah Chouïa, un homme sur lequel on peut compter. Peu à peu, les principales villes du pays passent sous contrôle anglais. L'occupation dure trois ans.

    En 1841, Dust Mohammed, qui a rassemblé de nouvelles troupes, attaque avec succès l'homme de confiance des Anglais. Ces derniers se rendent compte de la faiblesse de leurs positions et décident de se replier. En janvier 1842, une troupe de 4.000 soldats anglais accompagnés de 9.000 "indigènes" quitte Kaboul et tente de regagner les Indes en franchissant à pied dans la neige la passe de Khyber. Les guerriers de Dust Mohammed, qui leur ont tendu une embuscade, les massacrent ou les font prisonniers. Ceux qui parviennent à s'enfuir s'égarent dans les montagnes enneigées et meurent de froid. Un seul et unique rescapé parvient à rejoindre Djalalabad où se trouve une garnison anglaise.

    L'écrivain allemand Theodor Fontane (1819-1898), très impressionné par cet épisode, lui a consacré un poème: La Tragédie afghane. Si vous comprenez l'allemand, lisez ici Das Trauerspiel von Afghanistan.

  • 1878

    Le pays devient de nouveau l'enjeu des ambitions impériales de l'Angleterre et de la Russie. Les Anglais y envoient leurs troupes et imposent à l'émir un traité qui fait de l'Afghanistan un semi-protectorat britannique, lui interdisant de s'allier à d'autres pays que l'Angleterre. Mais quelques mois plus tard, des Afghans hostiles à ce diktat tuent le plénipotentiaire anglais et son escorte. Londres se venge par des représailles, qui entraînent une risposte afghane, qui à son tour etc., etc...

    Finalement, si les Anglais ont réussi à écarter la concurrence russe dans cette partie du monde, ils ne parviennent pas à s'imposer aux Afghans. Faute d'avoir pu faire de l'Afghanistan une colonie de l'Empire, ils se contentent d'un Etat tampon.

    En 1893, la Grande-Bretagne réussit à extorquer au nouvel émir de Kaboul la reconnaissance de la "ligne Durand" qui restera la frontière sud du pays. Les zones habitées par les Pachtouns au-delà de cette ligne deviendront cinquante ans plus tard des provinces du Pakistan.

  • 1919

    Au cours de cette guerre, les Anglais lancent - déjà - un bombardement aérien sur Kaboul. Mais le conflit n'est que de courte durée, et à l'issue de celui-ci, le nouveau souverain afghan, Aman Ollah Khan, contraint les Britanniques à reconnaître la pleine indépendance de son royaume.







WIKILEAKS   -   "Révélations" (sur la guerre d'Afghanistan mais pas seulement) :

WikiLeaks 2.0    WikiLeaks 3.0    Daily Soap    Précisions    WikiLeaks 4.0

Snowden, le petit frère de WikiLeaks    Et encore une "révélation" à la Wikileaks : les Panama Papers

WikiLeaks et la campagne présidentielle américaine

Juillet 2010 - On parle beaucoup ces derniers temps des documents militaires "confidentiels" publiés par WikiLeaks, un site calqué sur Wikipédia mais uniquement consacré à la publication de "fuites" (en anglais : leaks). Bien que WikiLeaks couvre les domaines les plus divers, l'attention des médias s'est concentrée sur sa rubrique Afghanistan qui contient à elle seule plus de 75.000 documents (91.000 selon la presse).

Le non-initié qui essaiera d'explorer cette mine de données à la recherche d'une pépite n'y trouvera probablement rien d'utile - le trop est l'ennemi du bien. Qui plus est, le tout est écrit en jargon militaire, avec des abréviations incompréhensibles et des noms de code inconnus. L'écrasante majorité des notes publiées ne présentent pas le moindre intérêt*, mais il y aurait aussi, paraît-il, des "révélations" valant leur pesant d'or (activité des forces spéciales, actions menées par les talibans, utilisation de drones, victimes civiles). C'est du moins ce que prétendent trois journaux ou magazines alignés qui publient en exclusivité (et simultanément) le "best of" de WikiLeaks : New York Times, The Guardian et Der Spiegel.

Le fait que les animateurs de WikiLeaks aient reçu le soutien coordonné de ces grands médias et que rien n'ait été fait au niveau gouvernemental pour empêcher la publication et bloquer le site, indique qu'il s'agit de fuites intentionnelles destinées avant tout à détourner l'attention des vrais responsables - WikiLeaks : une diversion politique (Réseau Voltaire).

* Gordon Duff, animateur du site Veterans Today, écrit : "Allez-y et jugez vous-mêmes. Vous trouverez davantage d'informations confidentielles dans un bulletin météo... Le plus important, c'est ce qui n'est pas dans WikiLeaks..."

Mais pour maint collabo afghan, cette affaire aura des retombées désagréables : certains documents de WikiLeaks indiquent en clair les noms et adresses des informateurs locaux. Cela fait partie des risques du métier.

Truth serving lies (with CIA/Mossad oversight) - ou comment révéler une petite partie de la vérité pour mieux faire passer les gros mensonges. Voilà qui permet également de rejeter la responsabilité des "ennuis" américains en Afghanistan sur le Pakistan et l'Iran, histoire de "justifier" les autres guerres de l'Empire (en cours ou à venir).

Le journaliste investigateur Wayne Madsen pense lui aussi, depuis mars 2010, que l'affaire WikiLeaks est un épisode de la cyberguerre menée par les USA et Israël, et qu'elle colle parfaitement avec l'agenda de Cass Sunstein, conseiller sioniste d'Obama. WikiLeaks avait alors présenté une vidéo assez confuse montrant une "bavure" américaine. Les responsables du site avaient prétendu être pourchassés par la CIA, alors qu'en réalité, ils travaillent pour elle. D'après les informations de Wayne Madsen, WikiLeaks est aussi mêlé à une opération des services américains consistant à pirater des ordinateurs basés en Chine et à se servir d'eux ensuite pour lancer des simulacres d'attaques "chinoises" contre les Etats-Unis.

(Soit dit en passant, on imagine ce qui se produirait si quelqu'un publiait des documents confidentiels sur les auto-attentats du 11 septembre. Au bout de combien de jours - ou d'heures - le site serait-il fermé et les responsables arrêtés ?...  Pour sa part, le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, considère que, contrairement aux "vraies conspirations" qu'il se charge de dévoiler, le 11 septembre est une "fausse conspiration" - qui n'existe que dans l'imagination des adversaires de la version officielle.

WikiLeaks, qui n'a absolument rien de clandestin ni même d'alternatif, est dirigé par un conseil d'administration de neuf membres, dont Assange et quatre "dissidents" chinois - on comprend pourquoi en lisant Wayne Madsen. L'argent qui sert à financer cette entreprise est fourni par George Soros et des agences officielles américaines comme le NED.

Pour le système, l'avantage d'une organisation comme WikiLeaks est indéniable, puisque des milliers de "dissidents" la contactent jour après jour pour lui communiquer des documents plus ou moins confidentiels. S'il s'agit de ressortissants de pays "à démocratiser", on peut les recruter comme agents. S'il s'agit d'Américains ou de citoyens des pays "amis", on les fiche comme "ennemis de l'intérieur" sans qu'ils s'en aperçoivent.)


WikiLeaks 2.0

Quelques mois plus tard, en octobre 2010, nouvelles "révélations" :

■ Le nombre de civils irakiens tués par les Américains serait supérieur de 15.000 au chiffre donné jusqu'à présent. Sachant que 10 % seulement des victimes irakiennes (environ 100.000 sur 1.000.000) étaient plus ou moins admises officiellement, la nouvelle "fuite" fait monter ce taux à 11,5 %. C'est un peu le principe des banksters de Wall Street : avouer un milliard de pertes pour mieux cacher les 99 milliards restants.

■ Les insurgés irakiens sont formés et entraînés par des Iraniens (ni très nouveau ni très original).

■ L'Iran est derrière les "attentats-suicides d'Al-Qaïda", etc. etc...

■ La plus poussiéreuse de toutes :

    
     (vu sur le site des "Patrons juifs de France")

Is Israel behind it ?  Pour Gordon Duff (de Veterans Today, mentionné plus haut), aucun doute à ce sujet : WikiLeaks est un pur outil de diversion aux mains des services israéliens qui s'en servent en fonction de leurs besoins du moment. L'Iran est aujourd'hui une cible plus intéressante que le Pakistan.


Egalement sur le site des patrons voyous :


Sans le vouloir, les supporters de l'Etat terroriste juif donnent raison à Gordon Duff.
En relançant les "fuites", le Mossad dédouane à bon compte les tsahalos israéliens.
Tant que le nombre de victimes des guerres sionistes par procuration dépasse celui
des guerres directes, tout peut continuer comme avant ; on en reparlera quand un million
de Gazaouis auront été massacrés par l'armée la plus "morale" et la plus "humaine" du monde.
(A noter que les sionistes savent déjà que les prochaines "fuites" concerneront
l'Afghanistan - ils sont bien placés pour le savoir.)


WikiLeaks 3.0

Fin novembre 2010, nouvel épisode du grand spectacle burlesque. The New York Times, The Guardian, Der Spiegel, Le Monde et El Pais annoncent que plus de 250.000 nouveaux documents "comportant en tout 261.276.536 mots" ont été mis en ligne (les médias anglophones parlent de "câbles", comme à l'époque où les chancelleries communiquaient par télégramme). Bien entendu, personne n'a lu ni même survolé cette "montagne d'informations" (l'équivalent d'au moins 500 gros classeurs) dans le but de sélectionner le plus "intéressant" - l'opération prendrait des mois. Comme les fois précédentes, les "WikiLeakers" ont fait exactement l'inverse : ils sont partis de ce qu'ils voulaient nous montrer et l'ont noyé dans un océan de banalités.

Ce qu'ils voulaient nous montrer, c'était comme toujours le "danger" émanant de l'Iran (nucléaire, Liban, Irak, Afghanistan, destruction d'Israël) et la manière dont ce "danger" est perçu par les voisins de Téhéran - rien de nouveau en la matière, la propagande sioniste tourne en rond. Pour mieux capter l'attention du public, les auteurs des "fuites" se sont permis de donner leur avis sur le personnel politique des "alliés" de Washington, c'est-à-dire de révéler ce que la Maison Blanche, le Pentagone et le State Department pensent de tel ou tel ministre ou chef d'Etat à la solde de l'Empire. C'est assez cocasse. Sarkozy est "autoritaire et susceptible", Merkel "évite de prendre des risques et manque d'imagination", Berlusconi est "incapable et inefficace", Medvedev est "pâle et hésitant", Karzaï est "extrêmement faible"...  Tout le monde y passe, sauf bien entendu les dirigeants israéliens.


Daily Soap

Décembre 2010 : à temps pour les fêtes de fin d'année, les scénaristes de WikiLeaks, épaulés par leurs collègues d'Hollywood, nous fournissent l'action quotidienne dont nous avons tant besoin. Pas un jour sans rebondissement : rien de tel pour tenir les spectateurs en haleine. C'est tellement passionant qu'on en oublierait presque de suivre les soirées thématiques d'Arte sur l'Holocauste®, les homosexuels, les islamistes et le réchauffement.

Eléments majeurs du script :

■  Des "révélations" quotidiennes (95 % de banalités, répétitions et autres secrets de Polichinelle - 5 % de nouveaux mensonges, dirigés comme il se doit contre les bêtes noires de la mafia israélicaine).

■  Une chasse à l'homme anti-Assange à la manière du Fugitif... D'accord, l'Ennemi public numéro un se retrouve en prison, mais c'est parce qu'il s'est lui-même livré à Scotland Yard. Autrement, ces incapables n'auraient jamais pu se saisir de lui. Vous allez voir qu'il va s'évader.

■  En attendant qu'il s'évade, la justice royale le libère sous caution. Comme par hasard, Assange dispose des 300.000 € nécessaires. Aucun problème non plus pour les frais d'avocat : son défenseur Mark Stephens, qui est aussi un des avocats de la famille Rothschild, l'assiste gratuitement. Mieux encore, Assange est assigné à résidence "dans le manoir d'un journaliste qui le soutient" (chacun sait que tous les journalistes anglais sont propriétaires de leur manoir).  Tout cela vous paraît louche ?... Allons, allons...

■  Pour rendre "crédible" le fait qu'Assange nage dans le fric sans raison apparente, le scénariste de service pendant les fêtes de Noël a une idée géniale : le petit Julian va écrire ses mémoires et recevoir en échange la bagatelle de 1.100.000 €. En Angleterre, pays du monde le plus libre après Israël et les Etats-Unis, n'importe qui peut ramasser plus d'un million sans se fatiguer depuis sa prison ou sa "résidence surveillée" - et ce, quand bien même tous ses comptes seraient bloqués.

■  (A titre confidentiel, car le message correspondant n'a pas encore été officiellement wikileaké : Assange va bientôt wikiniquer la Justice suédoise qui l'accuse d'avoir violé deux femmes. Pour cela, il lui suffira d'avouer publiquement qu'il n'a jamais touché une meuf de sa vie, pour la bonne raison qu'il est pédéraste convaincu et confirmé. Après coup, tout le monde dira que la chose était evidente, écrite en toutes lettres sur son front d'éphèbe quasiment quadragénaire.)

■  WikiLeaks est vraiment increvable (comme Al-Qaïda). Tu lui coupes la tête, elle repousse aussitôt, une fois, deux fois, dix fois, cent fois.

■  Ce qui prouve qu'Internet est extrêmement dangereux, puisque n'importe qui peut y dire n'importe quoi. D'où la nécessité - que tout le monde comprendra - de mettre fin aux excès conspirationnistes en imposant un contrôle strict de ce médium. Les cyberattaques des fans de WikiLeaks contre PayPal, MasterCard, Visa et autres, accusés de ne pas soutenir la subversion du Sieur Assange, ont montré qu'il était urgent de faire quelque chose pour protéger la société du terrorisme en ligne.

■  Un des objectifs essentiels de l'opération est de susciter la sympathie chez les opposants. C'est fou ce que les dissidents, alternatifs, gauchistes, antifascistes et autres anti-impérialistes adorent WikiLeaks.* Contrairement à tous les groupes clandestins créés de toutes pièces ou sponsorisés par les services secrets dans les années 1970 et plus tard, WikiLeaks jouit d'un haut degré d'acceptation dans le public. Le spectacle est devenu plus subtil, plus difficile à reconnaître comme tel.

* Le journaliste Israel Shamir, connu pour ses prises de position antisionistes, pose ici en compagnie de Julian Assange.


La question qu'on devrait toujours se poser face à un tel phénomène de masse, est la suivante : si la chose n'existait pas, qui aurait intérêt à l'inventer ?  Ou, ce qui revient au même : puisque la chose existe déjà, qui a bien pu l'inventer ?...



Les Patrons voyous juifs de France crachent le morceau :



Tu m'étonnes :


Le 11 septembre, lui aussi, avait été bon pour Israël.
Tout ce que font les sionistes est toujours bon pour Israël.
WikiSioniLeaks comme tout le reste.


Attention : la marque SioniLeaks appartient à Sionipédia

Le journaliste investigateur Webster Tarpley démolit la manipulation WikiLeaks (lien vidéo - voir en bas de page). Cette interview de juillet 2010 est plus actuelle que jamais.


En février 2011, comme pour confirmer tout ce que l'on savait déjà, Alan Dershowitz, avocat juif américain, professeur de "droit" à Harvard et farouche justificateur de la barbarie sioniste, annonce qu'il entre dans l'équipe de défenseurs de Julian Assange. Comme il se doit, Dershowitz agit au nom de la "liberté d'expression"... qu'il dénie par ailleurs à tous les adversaires d'Israël. On remarquera au passage que ce n'est plus seulement un avocat payé par Rothschid qui représente le petit David de WikiLeaks, le "dissident" préféré de l'establishment, mais une équipe entière.


Précisions

En avril 2011, Gordon Duff (Veterans Today), dans une interview à la chaîne pakistanaise IQRA de Londres (lien vidéo) apporte les précisions suivantes :

■  Selon Zbigniew Brzezinski, WikiLeaks a été créé par des services de renseignement. L'ancien conseiller américain ne dit pas lesquels, mais pour Gordon Duff, la chose est claire : ce sont les services israéliens.

■  Les documents retenus pour publication sont systématiquement modifiés.

■  Le matériel mettant en cause Israël est automatiquement filtré, par exemple lorsque le général Petraeus, commandant américain en Afghanistan, écrit à l'amiral Mullen, chef d'état-major des armées, que l'action de Tel Aviv met en danger la vie des soldats américains.

■  La mise en cause du soldat Bradley Manning, amant homosexuel de Julian Assange, comme source des "fuites" est de la poudre aux yeux. En réalité, les "révélations" sont l'œuvre de l'AIPAC (le fer de lance du lobby sioniste aux USA).

■  La cible essentielle des manipulateurs de WikiLeaks reste l'Iran. La déstabilisation d'autres pays (comme par exemple le Pakistan) sert le but final.

■  Pour ce qui est du Pakistan proprement dit, WikiLeaks détourne l'attention du public de l'action subversive menée dans ce pays par les services secrets israéliens et indiens.

■  Le RAW indien est un "junior partner" du Mossad. Il était impliqué dans l'attentat terroriste de Bombay, orchestré par Washington et Tel Aviv en novembre 2008. En tant que "grande amie" d'Israël, l'Inde a déjà beaucoup souffert, et elle n'a pas fini de souffrir. [Un sujet que WikiLeaks n'abordera jamais.]

■  [Autre tabou WikiLeaks : ] Y a-t-il des forces secrètes US au Pakistan ?  Bien entendu... Elles s'occupent de trafic de drogue, de blanchiment d'argent, elles espionnent les forces nucléaires du Pakistan. Il y a même des "sous-traitants" qui appuient les activités de groupes terroristes.


WikiLeaks 4.0

Août 2012 - Pour mieux faire passer les dernières "révélations" sur l'Iran, la Syrie, le Hezbollah libanais, etc., les organisateurs de la farce wikipédesque relancent le spectacle. Au 4ème acte, le pôvre Assange, poursuivi par la cruelle et injuste Justice britannique, est sur le point d'être extradé vers la Suède, laquelle n'attend que ça pour le livrer pieds et poings liés aux Américains.

Heureusement, le gars n'est pas con et va se réfugier dans les locaux de l'ambassade d'Equateur, d'où il nargue la police anglaise. La branche londonienne de l'Empire menace alors de lever l'immunité diplomatique des Equatoriens et de donner l'assaut ; elle en a parfaitement le droit puisque sa devise est "Dieu et mon droit - Honni soit qui mal y pense" (en français dans le texte). Le fera-t-elle ? Suspense...

L'Equateur est un petit pays qui tient tête à l'impérialisme yankee, mais ses dirigeants n'ont pas toujours les idées claires. En l'occurrence, ils pensent que WikiLeaks est de leur côté, alors qu'en réalité, cette officine est manipulée par leurs pires ennemis. (Même chose, d'ailleurs, en ce qui concerne la prétendue "lutte contre le réchauffement climatique"... Ils y croient dur comme fer...)

Un an plus tard, en juin 2013, la situation n'a pas beaucoup évolué : Assange est toujours reclus dans son ambassade (qui paie les frais de séjour ?) ; Manning, sacrifié depuis le début, est en cours de jugement.



SNOWDEN, LE PETIT FRÈRE DE WIKILEAKS

Suggérer des complicités étrangères    Assange et Snowden : bonnet blanc et blanc bonnet
Pourquoi ces "révélations" et pourquoi maintenant ?   Les explications de Webster Tarpley
Fake and Faker   Asile russe   Interview de Sibel Edmonds   Nouvelles incohérences

Le 5 juin 2013, le quotidien britannique The Guardian, un de ceux qui avaient publié les "révélations" de WikiLeaks trois ans plus tôt, nous apprend qu'un certain Edward Snowden, Américain de 30 ans, vient d'imiter Julian Assange. Ancien collaborateur de la CIA (à Genève) puis de la NSA, Snowden a ensuite travaillé comme informaticien pour divers sous-traitants de ces services de renseignement, son dernier poste connu étant celui d'administrateur systèmes chez Booz Allen Hamilton.

Au cours de ses activités professionnelles, Snowden aurait eu accès à des "secrets" révélant l'ampleur de la surveillance des télécommunications exercée par le gouvernement américain à l'encontre de ses citoyens. Ce sont ces "secrets" que publie le Guardian en parallèle avec le Washington Post. Publication au compte-gouttes, cela va de soi - il faut faire durer le plaisir... et la croissance des recettes publicitaires.

Pour commencer, Snowden "révèle" que l'administration Obama collecte, dans le cadre du "projet PRISM", les données téléphoniques de dizaines de millions, voire de centaines de millions d'Américains, et qu'elle le fait, de façon parfaitement illégale, sur une base quotidienne et permanente. Même chose pour l'Internet via Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, Paltalk, AOL, Skype, YouTube, Apple, etc., qui donnent carte blanche à Big Brother* pour exploiter les données qui figurent sur leurs serveurs. On annoncera un peu plus tard que la Grande-Bretagne procède de manière identique, et que son programme de surveillance et d'espionnage de la population s'appelle "Tempora".

Bien sûr, tout cela est plus ou moins connu depuis plusieurs années**, même s'il ne s'agit que de "rumeurs", mais les "révélations" de Snowden ne sont pas autre chose. Au lieu de preuves, au sens juridique du terme, il faut se contenter de détails - détails très plausibles quoique bien en deçà de la vérité. Etant donné que les télécommunications ne connaissent pas de frontières, le cloisonnement par pays (USA, Grande-Bretagne et le reste) n'a aucun sens. La NSA et ses "annexes" étrangères espionnent tout le monde, tout le temps et partout. Il n'y a plus de lois nationales qui tiennent. Il n'y a même plus de lois du tout, sinon sur le papier.

Il faut être naïf pour croire que les agences américaines et autres demandent la permission aux fournisseurs d'accès et de services avant de pénétrer leurs systèmes. D'ailleurs, le piratage peut très bien se faire en amont ou en aval, lors de la transmision des données. Pourquoi les maîtres du monde respecteraient-ils le réseau proprement dit (câbles, satellites, nœuds de transmission) alors que c'est là que se trouve le point faible du système ?  On peut partir du principe que tout ce qui est techniquement possible est aussi pratiqué effectivement. C'est tout simplement une question de capacités matérielles (stocker physiquement toutes ces montagnes de données volées***) et d'exploitation rationnelle (trouver des algorithmes de "data mining" de plus en plus raffinés pour parvenir à une extraction intelligente des données dont on a besoin).

* Tous ces géants de l'Internet, même quand ils ne transmettent pas les données à Big Brother, espionnent eux-mêmes leurs utilisateurs.

** On sait depuis 1988 que le programme Echelon a pour but la surveillance systématique des télécommunications aux Etats-Unis et partout dans le monde, ses seules limites étant de nature technique (et non éthiques ou politiques). Il était apparemment impossible pour certains, d'imaginer que 25 ans plus tard, le progrès technique aidant, le système, loin de disparaître, aurait au contraire multiplié à l'infini ses capacités et ses performances. On pourrait se tordre de rire quand on entend les politiciens européens se plaindre d'avoir été "trahis" par leur "allié" américain qui les espionne "à leur insu"... Tout cela fait bien entendu partie du spectacle. Les "révélations" de Snowden permettent aux pantins de l'UE de faire mine de se démarquer de leur "patron" de la Maison Blanche, qui n'est lui-même qu'un autre pantin (quand il n'est pas un singe savant). Pendant que Hollande, Merkel et compagnie dénoncent les écoutes dont ils ont été victimes, ils font oublier au public les écoutes de masse qui touchent l'ensemble de la population. Et cet espionnage illégal n'est pas seulement le fait des USA mais aussi - à moindre échelle - des services européens eux-mêmes. Le cas de la France : ces "révélations" sur le Big Brother français ne viennent pas de Snowden mais de deux "enquêteurs" du Monde ("La DGSE collecte et stocke l'ensemble des mails, SMS, relevés d'appels téléphoniques, accès à Facebook, Twitter, etc...")

*** La NSA a construit sur la base militaire de Camp Williams, près de Bluffdale, au sud de Salt Lake City dans l'Utah, ce que la presse appelle "le plus grand centre de cyber-espionnage de tous les temps".



Suggérer des complicités étrangères

Après avoir "lancé l'alerte", le nouveau "whistleblower" est allé se réfugier à Hong Kong, territoire chinois autonome ayant un accord d'extradition avec les USA - ce qui en soi n'est pas très malin, d'autant que sa photo est connue de tous et qu'il n'est pas facile pour un Blanc (dont le compte en banque a été bloqué), de passer inaperçu dans une ville qui compte plus de 95 % de Chinois. Mais passons sur cette absurdité de l'histoire, ce n'est pas la seule...

On montre vite du doigt ces méchants "cocos" de Pékin, que les Etats-Unis tiennent pour responsables de ce qui se passe à Hong Kong et qu'ils accusent depuis longtemps d'être à l'origine de nombreuses cyberattaques contre le "monde libre". Alors que, comme le dit fort justement la Chine, "les USA sont le plus grand voyou de notre temps en matière d'attaques informatiques". *  (Voir également plus bas : Fake and Faker.)  Puis, le 23 juin 2013, comme si de rien n'était, Snowden prend l'avion pour Moscou. Il est même question qu'il aille se réfugier à Cuba, au Venezuela, en Equateur ou en Islande. Qui va être la prochaine cible des campagnes américaines ?...

* Et Israël alors ?...

La Russie est bientôt dans le collimateur américain parce qu'elle a laissé Snowden entrer sur son territoire et qu'elle refuse de l'extrader (il n'y a aucun accord d'extradition entre les deux pays). Charles Schumer, un sénateur juif américain, menace Moscou de "conséquences". Le ministre des Affaires étrangères John Kerry (lui-même d'origine juive et à la tête d'un ministère 100 % sioniste) ne tarde pas à lui emboîter le pas.  (Voir également plus bas : Asile russe.)

Les trois pays latino-américains, en particulier l'Equateur, le plus influençable des trois, ont déjà été "mis en garde" par Washington. Et l'Islande, qui a osé tenir tête aux banksters britanniques (City, Wall Street : même combat, même tribu), sait qu'elle représente une cible idéale...

Dans les jours qui suivent, les auteurs du spectacle SnowdenLeaks testent le degré d'obéissance et de servilité de toute une série de pays. Comme Tom Hanks dans le film Le Terminal de Steven Spielberg, le "whistleblower" est bloqué dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou en attendant qu'un Etat charitable veuille bien l'accueillir. 21 pays ont été sollicités : parmi eux, neuf Etats de l'UE (Pologne, Allemagne, Finlande, Autriche, Espagne, Irlande, France, Italie, Pays-Bas) refusent immédiatement ou font semblant d'examiner le dossier. Les plus rapides à dire "non" sont aussi ceux qui s'étaient plaints d'être espionnés par les USA (voir plus haut) - quelle bande de faux-culs... La Norvège (pays de l'OTAN) hésite, de même que l'Islande et la Suisse (têtes à claques de la finance interna-sion-ale). Le Brésil et l'Inde (BRICS) refusent, la Chine fait profil bas et la Russie de Poutine, hypocrite comme toujours, dit "oui" à condition que Snowden s'engage à ne pas "nuire aux Etats-Unis".

Les cinq restants (Cuba, Venezuela, Equateur, Bolivie, Nicaragua) ont le couteau yankee sous la gorge. Le 2 juillet, Washington fait même détourner l'avion du président bolivien Evo Morales qui rentrait de Moscou, l'oblige à atterrir à Vienne et ordonne aux autorités autrichiennes de procéder à une fouille en règle dans l'espoir de trouver le transfuge à bord.* Le président est retenu au sol contre son gré (séquestré) pendant quatorze heures. Cet incroyable acte de piraterie aérienne violant les règles diplomatiques les plus élémentaires, montre clairement ce que les Etats-Nazis d'Amérique pensent du droit international. L'incident a bien entendu pour fonction d'intimider tous les autres pays, qu'ils soient "alliés" des USA ou non. C'était un des buts de l'affaire Snowden.

Et comme plus personne ne parle de l'espionnage systématique de la NSA, que cette nouvelle affaire semble avoir banalisé et légitimé, un autre objectif est également atteint (voir plus bas : Pourquoi ces "révélations" ?)

* Auparavant, le gouvernement français - qui s'était dit "inquiet et choqué" des écoutes américaines "révélées" par Snowden - interdit son espace aérien à l'avion présidentiel bolivien sur ordre de Washington. Les gouvernements espagnol, portugais et italien font de même.  Les Etats d'Amérique latine se montrent aussitôt solidaires d'Evo Morales ; l'UNASUR (Union des nations sud-américaines) saisit l'ONU. "S'il le faut, je n'hésiterai pas à fermer l'ambassade américaine", déclare le président bolivien. Des manifestants réclament également l'expulsion de l'ambassadeur français.

Le 5 juillet, le président vénézuélien Nicolás Maduro annonce : "J'ai décidé d'offrir l'asile humanitaire à ce jeune Américain, Edward Snowden, de sorte qu'il puisse venir dans la patrie de Bolívar et de Chávez et y vivre à l'écart de la persécution impérialiste nord-américaine".*  Le même jour, le président du Nicaragua, Daniel Ortega, se dit lui aussi "prêt à accueillir Snowden si les circonstances le permettent". Le lendemain, c'est au tour de son homologue bolivien.

Ces trois pays ont donc passé avec "succès" le test SnowdenLeaks. Ils se comportent exactement comme les créateurs de l'épreuve l'attendaient, fidèles à la réputation qui est la leur aux Etats-Unis. On est dans le même cas de figure qu'avec l'Equateur face à Assange (voir plus haut). Si les choses se déroulaient au premier degré, la réaction du Venezuela, du Nicaragua et de la Bolivie serait parfaite. Mais comme il n'en est rien, on peut dire que Maduro et ses deux collègues sont tombés dans le piège. Ils s'apprêtent à héberger celui que Webster Tarpley (voir plus bas) appelle "l'artiste du limited hangout" et "le chouchou des médias". Snowden est aussi le chouchou de Maduro-Ortega-Morales ; il va leur attirer des désagréments supplémentaires dont ils pourraient se passer. Mais il est vrai que le piège était inévitable dans la mesure où le premier pas avait déjà été fait avec Assange. Dans leur bureau de Washington, les inventeurs de cette "psy-op" réussie doivent se tenir les côtes...

* Deux semaines plus tard, Washington prend prétexte de cette "solidarité" vénézuélienne mal comprise, pour renforcer d'un cran ses menaces et ses actes hostiles à l'égard de Caracas : révocation des visas accordés aux hauts fonctionnaires et dirigeants d'entreprises publiques, suspension des échanges de produits pétroliers (le Venezuela fait raffiner une partie de son pétrole brut aux Etats-Unis), harcèlement téléphonique exercé par le ministre américain des Affaires étrangères, John Kerry, à l'encontre de son homologue vénézuélien, annonce faite par l'ambassadrice des USA à l'ONU de son intention de "lutter contre la répression au Venezuela", etc...  Réaction du président Maduro : "Je confirme ma politique de tolérance zéro devant les agressions des gringos contre le Venezuela. Je ne supporterai pas une agression de plus, qu'elle soit verbale, politique ou diplomatique. Ça suffit !..."


"Snowden proposé pour le Nobel" :

Il sera en bonne compagnie - Obama l'a déjà...

Assange et Snowden : bonnet blanc et blanc bonnet

Dès le départ, Assange s'est solidarisé avec Snowden. Il lui a offert l'assistance juridique de WikiLeaks et de son équipe d'avocats influents (voir plus haut). Il se propose de l'aider à obtenir l'asile politique "dans un pays démocratique approprié". Une aide dont Snowden risque d'avoir besoin, puisque le scénario veut qu'il soit accusé d'espionnage par l'Etat espion dont il a la nationalité. A moins de croire qu'Assange est vraiment ce qu'il prétend être, on ne voit pas comment on pourrait gober la version que la presse quasiment unanime (médias alignés et médias alternatifs) donne de cette nouvelle affaire.

Mis à part Webster Tarpley (voir plus bas) et quelques rares dissidents (également plus bas) presque personne ne parle de supercherie, si ce n'est pour évoquer une lutte interne entre CIA et NSA (l'une de ces agences ayant procuré à Snowden les documents nécessaires pour nuire à sa rivale) ou encore un complot ourdi contre Obama par ses adversaires politiques pour montrer qu'il est pire que Bush. Tout cela est bien entendu possible, mais ce n'est certainement pas le ressort principal de l'intrigue.


Pourquoi ces "révélations" et pourquoi maintenant ?

Dévoiler une petite partie de la vérité (que beaucoup de gens connaissaient déjà grâce à Internet) est une excellente forme de fuite en avant qui permet de limiter les dégâts et d'éviter que la lumière soit faite sur toute la vérité. De cette manière, le public se concentre sur les sujets abordés par le Guardian et renonce à se poser des questions qui mèneraient trop loin. C'est une tactique de récupération pratiquée en Occident depuis au moins 60 ans et que Roland Barthes évoquait déjà dans son livre Mythologies.

D'autre part, on teste de la sorte le niveau et la capacité de résistance du public. A moins que les gens ne se mettent à ériger spontanément des barricades, on n'a rien à craindre en haut lieu. Plus on parle d'un fléau qui menace concrètement la vie quotidienne, et plus les victimes s'y accoutument. On le voit tous les jours depuis plus de vingt ans, dans tous les domaines, qu'il s'agisse de la dégradation du niveau de vie, du racket bancaire, des OGM, de l'abolition de la souveraineté nationale, de l'état de guerre permanent, des théories complotistes officielles qu'on nous demande de croire sur parole (11 septembre), des vessies qu'on nous fait prendre pour des lanternes (islam intolérant, terrorisme al-qaïdesque, antisémitisme recrudescent, dictatures brutales dans les pays à abattre, révolutions colorées et autres printemps arabes), des arnaques extrêmement profitables (réchauffement), de la promotion forcenée de la pédérastie pour tous comme valeur de gauche, avec l'aide de commandos fascistes soi-disant "antifa" (ce qui n'a de sens que si l'on traduit ce mot par "antifamille"), etc. etc...

Puisque la surveillance systématique et le flicage toujours plus poussé sont inévitables, il vaut mieux se résigner - c'est ce qu'on attend de nous. L'avenir sera encore pire, avec ses puces sous-cutanées obligatoires et ses méthodes qui feront passer les sbires du KGB et de la Stasi pour des enfants de chœur. Il ne faut pas se leurrer, il y a derrière tout cela un plan bien précis, et ceux qui l'ont imaginé s'efforcent de temps à autre d'en évaluer les progrès. D'où les campagnes périodiques de "révélations".

On recrute déjà, pour les "projets" à venir, les Assange, les Manning et les Snowden de la prochaine génération...


Les explications de Webster Tarpley

Le journaliste investigateur américain, qui avait déjà démystifié l'intox WikiLeaks (voir plus haut), se tourne maintenant vers l'affaire Snowden :  How to identify a CIA limited hangout operation.

Le limited hangout (article Wikipédia), que l'on pourrait traduire par "exposition limitée", est une technique des services secrets qui consiste à publier des informations fragmentaires, jusqu'alors confidentielles ou peu connues, afin d'empêcher que des détails autrement plus importants et plus gênants ne deviennent publics. (On n'est pas très loin de la tactique évoquée par Roland Barthes - voir quelques lignes plus haut.) Comme le signale Wikipédia, le "limited hangout" est étroitement lié à la désinformation, à la diversion, à la mise en place de fausses pistes ; il peut se manifester par un "mea culpa" soi-disant motivé par le remord et le désir de se racheter.  Wiki : "Le public est tellement intrigué par les nouvelles informations, qu'il ne songe pas à aller au fond des choses..."

Webster Tarpley :  "En général, les opérations des services secrets visant à manipuler l'opinion publique font intervenir un mélange de tromperie cynique et de touchante crédulité des populations ciblées. On a de bonnes raisons de penser que l'affaire Snowden satisfait à ces critères. Nous sommes confrontés à une opération de 'limited hangout' dans laquelle des documents et du matériel soigneusement choisis et falsifiés sont révélés intentionnellement par un initié qui se présente comme un fugitif se rebellant contre les excès de quelque agence gouvernementale oppressive et menaçante. Mais il s'avère que ces révélations ont été préparées dans le but de modeler la conscience du public dans le sens voulu par l'agence de renseignement en question. En même temps, des personnes jeunes et crédules sont amenées à soutenir un culte mis en place autour de la personne du fuiteur, plus communément appelé le 'lanceur d'alerte'..."

"Toute tentative d'éclairer le public sur le fonctionnement de ces opérations de 'limited hangout' se heurte infailliblement à ce qu'ont laissé dans les esprits de millions de gens, les exemples récents et parfaitement réussis de l'application de cette technique. Il sera très difficile pour beaucoup de comprendre ce qu'est Snowden, précisément parce qu'ils verront en lui le dernier en date de ces exemples courageux dans la lignée de Daniel Ellsberg et Julian Assange, deux hommes que de larges couches d'une opinion naïve considèrent encore comme d'authentiques contestataires défiant un gouvernement oppressif."

"Les artistes du 'limited hangout' sont les chouchous des médias... Inutile de dire que ce n'est pas du tout le cas des gens dont les révélations sont authentiquement désagréables pour la classe dirigeante américaine. Ces fuiteurs-là sont au contraire calomniés, insultés et traînés dans la boue ou, ce qui est même plus probable, ils sont victimes de la loi du silence. Dans les cas extrêmes, ils sont kidnappés, déportés dans un lieu secret ou tout simplement liquidés..."

Tarpley évoque aussi Cass Sunstein (un des innombrables conseillers juifs d'Obama) et le rôle qu'il a joué dans la création de WikiLeaks - voir plus haut ce qu'en pensait Wayne Madsen, un autre journaliste investigateur.

Dis-moi qui te soutient, je te dirai qui tu es... Pour commencer, Snowden a les faveurs du journaliste Glenn Greenwald du Guardian (qui fait partie des deux communautés communautaristes les plus en vue de notre temps, devinez lesquelles). Il est aussi le "whistleblower" préféré de Norman Solomon, un journaliste "alternatif" (de quelle communauté ?) proche du State Department de John Kerry et adversaire des "conspirationnistes" du 11/9. Pour Solomon comme pour Greenwald, la destruction du WTC est un "retour de manivelle" ("a blowback") dû à des terroristes musulmans qui voulaient se venger des Américains. Après ces deux-là, Snowden aura certainement d'autres supporters connus quand l'affaire sera bien lancée...

Pour Tarpley, les "secrets" dévoilés dans le cadre d'un "limited hangout" ne vont jamais très loin ; ils ne nous apprennent rien d'utile sur des événements majeurs comme le 11 septembre ou l'assassinat de Kennedy. Et ils sont de toute façon déjà connus, même si le grand public en a rarement entendu parler. C'était déjà le cas, dans les années 1970, avec Ellsberg et ses "Pentagon Papers", c'est aussi le cas avec WikiLeaks, et c'est encore le cas ici avec Snowden.

Webster Tarpley pense également - et là il n'est pas le seul - que les initiateurs de l'affaire essaient de faire pression sur Obama pour qu'il se décide enfin à attaquer la Syrie comme l'exigent ses maîtres. Ce n'est pas par hasard que les premières "révélations" de Snowden (des secrets de Polichinelle) ont été faites le 5 juin, le jour où l'armée syrienne finissait de libérer Qousseir (voir la page sur la Syrie).


Fake and Faker

L'expression fait penser au film Dumb and Dumber et qualifie parfaitement le duo Assange-Snowden et ses activités : Les fraudes WikiLeaks & Snowden

Comme le fait remarquer fort justement l'auteur, trois vérités inéluctables caractérisent les médias mainstream : 1) ils font tout pour que la population reprenne à son compte les idées et opinions lancées par l'oligarchie - 2) jamais ils ne glorifieraient une histoire ou une personne susceptible de menacer les intérêts de cette oligarchie - 3) lorsque tous les médias en même temps se livrent à un matraquage systématique sur un sujet donné, c'est qu'ils essaient de nous vendre quelque chose.


"Sauvez Snowden - Sauvez la liberté -
Liberté d'expression - Protégez Snowden - Pas d'extradition
"

A Hong Kong, un territoire infesté d'agents de la CIA, le prétendu "whistleblower" réussit à leur échapper et à prendre l'avion. Miracle...  Mais auparavant, à peine a-t-on appris son existence, que des "flash mobs" sont "spontanément" organisés en sa faveur. Les manifestants sont équipés de pancartes et de calicots bilingues qu'il a bien fallu faire imprimer - d'avance - par des professionnels. Les artisans chinois sont connus pour leur rapidité, mais quand même... Tout cela est le signe infaillible qu'il s'agit d'une mise en scène.

D'autre part, les individus qui gravitent autour de Snowden sont plus que louches : Glenn Greenwald (déjà mentionné plus haut), Bruce Fein (manipulateur sioniste), etc...

Les véritables lanceurs d'alerte, comme par exemple Sibel Edmonds, une femme à abattre, n'ont jamais l'honneur des gazettes. Quand on en parle, c'est pour les calomnier.




IL A TOUT COMPRIS :

Et il faut dire à Israël de se méfier des sionistes...


Asile russe

Début août 2013, la Russie finit par accorder l'asile politique à Snowden pour une durée d'un an. Le "whistleblower" quitte l'aéroport de Moscou - si tant est qu'il y était - et va se réfugier dans un lieu tenu secret.

On est en droit de se poser quelques questions sur le rôle exact joué par les autorités russes dans cette mystérieuse affaire.

D'un côté, le comportement de la Russie fournit aux Etats-Unis le prétexte attendu pour relancer la guerre froide et stimuler des sentiments antirusses déjà visibles deux mois plus tôt (voir plus haut). Obama va même jusqu'à annuler une rencontre prévue à Moscou avec le chef du Kremlin.  En entrant dans le jeu de SnowdenLeaks, comme l'avaient fait avant lui plusieurs pays d'Amérique latine (voir lien précédent), Poutine donne aux USA un bâton pour le battre. Mais finalement, la chose n'est pas nouvelle. Le président russe n'a jamais eu de ligne politique claire, et il semble d'ailleurs qu'il n'ait rien appris lors de son passage au KGB, dans les années 1980.

D'un autre côté, il n'est pas impossible que, sans être dupe, le pouvoir russe en profite pour renvoyer la balle en suggérant qu'il est le vrai défenseur des libertés. Mais même en faisant abstraction de l'habituelle propagande occidentale en la matière, on se demande qui Poutine espère convaincre. Depardieu est déjà convaincu...


Interview de Sibel Edmonds

Dans une vidéo de 30 mn mise en ligne le 18 décembre 2013 sur le site InfoWars.com d'Alex Jones, la véritable "whistleblower" Sibel Edmonds (voir plus haut) attire l'attention sur les incohérences de cette affaire.

Snowden aurait paraît-il remis tous les documents "secrets" en sa possession à Glenn Greenwald, un homme particulièrement louche qui se fait passer pour un journaliste. Alors que Snowden est considéré - soi-disant - comme l'ennemi numéro un aux USA, Greenwald n'est nullement inquiété. On le laisse voyager librement, lui et son "mari" pédé, ainsi que leur "associée" Laura Poitras (une cinéaste qui a réalisé des "documentaires" à la gloire du lobby homosexuel), sans jamais contrôler le contenu "subversif" de leurs bagages ou de leurs ordinateurs.

Pire encore, Greenwald vient de signer un contrat de 250 millions de dollars avec le milliardaire "français" d'origine iranienne Pierre Omidyar, co-fondateur de PayPal et eBay avec le sioniste Jeff Skoll. Objet du contrat : exploiter les informations contenues dans les 50.000 et quelque documents "secrets" dont 1 % seulement ont été publiés à ce jour. Or, PayPal et eBay sont connus pour leurs liens étroits avec la NSA et leur participation active à la surveillance généralisée des utilisateurs.

On se demande quel intérêt commercial une telle "coopération" avec Greenwald peut bien présenter pour un milliardaire comme Omidyar. Peut-être s'agit-il - au moins en partie - d'un financement occulte comparable à ceux qu'un autre milliardaire "philanthrope", George Soros, fait parvenir aux "ONG" achetées par les services américains. Si l'on ajoute à cela le rôle joué dans ces "révélations" par les grands médias internationaux inféodés au système, il est parfaitement évident qu'on se moque du monde. Pour David Knight d'InfoWars, qui réalise l'interview, il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'un "limited hangout" (voir plus haut), d'autant plus que divers livres et films sont en préparation sur l'affaire et que les éditeurs et producteurs sont tout ce qu'il y a de plus "mainstream".

Pour ce qui est de Snowden lui-même, Sibel Edmonds lui accorde pour le moment le benéfice du doute, mais elle se demande quel rôle il joue exactement. Dans les opérations de ce genre, le "héros" qu'on voit en permanence sur le devant de la scène n'est pas nécessairement le personnage-clé de l'intrigue...


Nouvelles incohérences

Is Edward Snowden lying ?  par Jon Rappoport (InfoWars) - question purement rhétorique.

En mars 2014, Snowden déclare avoir signalé à plusieurs reprises, à plus de dix responsables différents, les problèmes posés selon lui au niveau des principes et du droit par les programmes d'espionnage de la NSA. Mais aucun des responsables auxquels il s'est adressé n'a fait quoi que ce soit pour résoudre la question.

L'auteur avait déjà émis de sérieux doutes quant à la possibilité, pour un agent ou employé subalterne comme Snowden, de s'approprier des dizaines voire des centaines de milliers de fichiers confidentiels stockés par une agence plus apte que quiconque à déceler les risques d'espionnage, puisque cette activité est sa raison d'être. La NSA ne se protégerait pas elle-même des dangers qu'elle fait courir aux autres ?  L'idée est tellement absurde qu'elle suffit en soi pour réduire à néant toute l'affaire SnowdenLeaks. Et pourtant, rien de tel ne se produit.

Voilà donc à présent que le "whistleblower" nous raconte qu'il s'est plaint une douzaine de fois en quatre ans auprès de ses supérieurs, pour une chose (l'espionnage) qui constitue le fonds de commerce de la maison. C'est pour ainsi dire défini dans son contrat de travail, mais le gars vient quand même casser les pieds à son patron une fois tous les quatre mois en moyenne. Et son patron, pas rancunier ni soupçonneux pour un sou, laisse faire bien gentiment au lieu de prendre les mesures qui s'imposent en pareil cas : "Personne à la NSA n'a considéré que Snowden représentait un risque. Personne n'a pensé à observer ses activités, ce qui aurait permis de le prendre les doigts dans le pot de confiture... Si vous êtes disposé à gober cette histoire, ça tombe bien, j'aurais justement un bel appartement à vendre en bord de mer sur la planète Mars..."



ET ENCORE UNE "RÉVÉLATION" À LA WIKILEAKS : LES PANAMA PAPERS

Début avril 2016, encore mieux orchestré que Wikileaks et l'affaire Snowden, voici qu'éclate le scandale des "Panama Papers", animé par un soi-disant "Consortium international de journalistes investigateurs" dont font partie, en gros, les mêmes merdias que précédemment (voir la liste). Le "consortium" en question avait déjà fait parler de lui trois ans plus tôt avec l'affaire des "OffshoreLeaks", mais apparemment l'écho politico-médiatique n'avait pas été satisfaisant - voir ici.

L'opération en cours a été planifiée par l'Open Society Foundation du milliardaire George Soros. Les spécialités de ce grand parrain de la mafia judéo-américaine : spéculation financière sans vergogne (y compris contre les Etats), préparation et exécution de "révolutions colorées" partout dans le monde (il est pour ainsi dire l'inventeur de ce concept), organisation et financement de l'invasion de faux réfugiés syriens en Europe, haine viscérale à l'égard de la Russie (qui a osé interdire ses "ONG" subversives), intervention brutale dans la campagne présidentielle américaine (mise en place de commandos de casseurs "gauchistes" style "antifa" pour semer le trouble dans les rassemblements électoraux de Donald Trump).

Les "révélations" des Panama Papers peuvent se résumer en une liste de personnes qui auraient fraudé le fisc de leur pays et caché une partie de leur fortune auprès de banques ou d'entreprises offshore du Panama. Comme par hasard, il s'agit surtout de bêtes noires de l'Empire (Poutine, Assad et leur entourage, le Premier ministre islandais*, les dirigeants chinois) et de sportifs ou responsables sportifs de haut niveau évoluant dans des domaines où les USA ne brillent guère (foot, formule 1) - voir les détails.

* Comme en 2013 avec les SnowdenLeaks (voir plus haut), on veut punir l'Islande pour son comportement "discriminatoire" vis-à-vis des banksters qui ont failli couler le pays en 2008 et pour son refus de les "indemniser". Des manifestations de rue arrangées par les hommes de Soros ont pour but de faire céder le gouvernement de Reykjavík. Une nouvelle "révolution colorée" est en marche - réussira-t-elle ?...

C'est George Soros qui a financé les Panama Papers

D'où viennent les données contenues dans ces fameux Papiers ?  C'est un "whistleblower anonyme" qui les auraient "dérobées" à Mossack Fonseca, un cabinet d'avocats de Panama. Ces avocats véreux "travaillent" pour la CIA. Leur rôle consiste principalement à blanchir l'argent sale de la drogue et du crime, et accessoirement à piéger ou faire chanter ceux de leurs clients que les Etats-Unis veulent montrer du doigt. (Le père de Jürgen Mossack, un des deux fondateurs du cabinet avec Ramón Fonseca, avait été, comme le signale ici Wikipédia, membre des Waffen-SS en Allemagne nazie puis espion américain à Cuba.)

L'anonymité du prétendu lanceur d'alerte simplifie les choses dans un premier temps : plus besoin de fabriquer un héros en chair et en os comme cela avait été le cas avec Assange et Snowden. Reste à savoir si la procédure sera plus efficace pour embobiner le public. Pas sûr, les gens aiment pouvoir s'identifier à un personnage concret...


Paradis fiscaux

Les Panama Papers n'ont rien à voir avec une véritable mise en cause des paradis fiscaux : voir ce lien déjà mentionné un peu plus haut.

Il y a dans cette affaire deux choses sensiblement différentes :

■  L'exonération fiscale quasi totale légalement accordée par de nombreux pays (dont ceux de l'UE) aux groupes multinationaux : voir l'exemple belge des intérêts notionnels mais ce n'est pas le seul, bien au contraire. C'est là que se trouve le vrai paradis fiscal : il est partout et les médias n'en parlent jamais.

■  Les comptes, fonds et trusts offshore destinés à camoufler la fortune de riches particuliers et de groupes industriels ou financiers qui estiment que l'exonération presque totale mentionnée plus haut n'est pas suffisante. La presse dénonce le Panama comme elle a dénoncé la Suisse et le Liechtenstein. En revanche, elle est discrète quand il s'agit de Monaco, de Gibraltar, de Jersey ou de la City de Londres, pour ne mentionner que quelques-uns des paradis.

Les paradis fiscaux les plus demandés se trouvent à présent aux Etats-Unis, la patrie de Mr. Propre.

Wilmington, dans le Delaware, est le plus ancien de tous. Dans cette petite ville de 70.000 habitants, on peut voir au 1209 North Orange Street le siège du Corporation Trust (CT) où sont domicilées plus de 200.000 societés, dont bon nombre de sociétés écrans appartenant à Google, American Airlines, Apple, General Motors, Coca-Cola, KFC, Verizon, Deutsche Bank, etc. (selon Wikipédia). Et CT n'est pas seul établissement de ce genre : en tout, plus d'un million d'entreprises sont immatriculées dans le Delaware - Pourquoi dit-on que c'est un paradis fiscal ?



La ville de Reno (Nevada), jusqu'alors connue pour ses casinos et surnommée la plus grande des petites villes du monde, est devenue depuis peu "le plus grand des petits paradis fiscaux du monde", comme dit Bloomberg. C'est à Rothschild qu'elle doit ce titre de gloire.



Il y a aussi le paradis fiscal de Sioux Falls (Sud-Dakota). Dans l'article de Bloomberg.com (qui appartient au milliardaire juif Michael Bloomberg, maire de New York de 2002 à 2013), on peut lire à propos de ce "petit paradis fiscal dans la prairie" :

"Parmi les milliardaires du pays, un des biens immobiliers les plus convoités est un ancien magasin d'articles à bas prix de S.S. Kresge ["S.S." = "Sebastian Spering", rien à voir avec le père de Mossack - S.S. Kresge Corporation est l'ancêtre de KMart] transformé plus tard en bâtiment de bureaux dans la South Phillips Avenue à Sioux Falls (SD). Une filiale de la famille Pritzker de Chicago [la milliardaire juive Penny Pritzker a été "conseillère" présidentielle d'Obama] en loue une partie, de même que le clan du Minnesota qui contrôle la chaîne des hôtels Radisson, ainsi que des familles de Miami et de Hong Kong. La plupart du temps, les bureaux sont fermés. Mais même en restant vides, ils procurent à leurs locataires un avantage inestimable : une adresse dans le Sud-Dokata pour la société fiduciaire où ils ont parqué leur fortune."

Toujours aux USA, il existe d'autres paradis fiscaux, de moindre importance pour le moment, dans le Wyoming et en Alaska. Inutile de préciser que les Panama Papers n'en parlent pas...




QUAND L'HÔPITAL MET EN GARDE CONTRE LA CHARITÉ :

En bonne logique, les Panama Papers devraient bientôt nous révéler
qu'Assange et Snowden ont des comptes au Panama.


Connaissez-vous la dernière ?   "On apprend grâce aux Panama Papers que le chat du voisin de Poutine disposait d'une boîte postale dans le pays de naissance de John McCain [le sénateur McAipac est né dans la zone du canal]. C'est par là que le matou faisait transiter ses Whiskas de contrebande au mépris des sanctions occidentales décrétées contre la Russie. Il est impossible que Poutine n'ait pas été au courant de ce trafic..."



Panama ?...

"Quel Panama ?..."




EN RÉSUMÉ :




WIKILEAKS ET L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE

En octobre 2016, à quelques semaines de l'élection, les organisateurs-manipulateurs de ce spectacle réactivent le projet Wikileaks au détriment - apparent - de la candidate Hillary Clinton, la "gagnante" désignée. De méchants "hackeurs" téléguidés par le non moins méchant Poutine "récupèrent" sur les serveurs du Parti Démocrate des dizaines de milliers de documents "secrets", dans le but de nuire à la pauvre Hillary et de favoriser l'abominable Donald Trump.

Les nouvelles "révélations" d'Assange sont, comme toujours, connues depuis longtemps ou parfaitement inoffensives (Hillary a dit ceci, son directeur de campagne a dit cela). Leur intérêt réside dans le fait qu'on peut accuser la Russie de cet "acte d'espionnage" au moment précis où les va-t-en-guerre ont besoin d'un casus belli pour attaquer les Russes en Syrie, en Crimée et ailleurs.

Mars 2017 : nouvelle opération Wikileaks aux Etats-Unis. Là aussi, on nous "révèle" ce qui était largement connu (surveillance systématique de la population) tout en faisant le silence sur l'essentiel : la guerre électronique que l'Etat profond mène contre le président Donald Trump.






I: Afghanistan - Riposte ou agression ?     II: Afghanistan - Chronologie / Histoire    





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