L'ESCLAVAGE ET LES JUIFS




Un sujet tabou

Israël Shahak    Heribert Illig    Wikipédia    Encyclopédies juives
Abraham Léon    Jewish Tribal Review - JTR    Marc Lee Raphael   

The Secret Relationship Between Blacks and Jews    Les Relations secrètes : un aperçu
Tome 2 des Relations secrètes : Comment les Juifs ont acquis le contrôle de l'économie noire américaine

L'esclavage dans les colonies espagnoles

L'esclavage dans les colonies françaises d'Amérique, le Code noir et Dieudonné

L'abolition de l'esclavage

Cartes





Un sujet tabou

L'esclavage et les Juifs : sujet tabou, s'il en est. Violation intolérable du dogme qui veut que les Juifs, par définition, sont et ont toujours été - depuis l'Antiquité - des victimes et rien d'autre.

Peut-on, dans ces conditions, parler de Juifs esclavagistes ?...

Oui, on peut, car les preuves ne manquent pas. Ci-après, de nombreuses citations d'historiens et auteurs - juifs pour la plupart - pour servir de témoignage et corroborer des faits farouchement niés par les néga-sionistes.

Comme on le verra, l'esclavage pratiqué par les Juifs est documenté de façon pratiquement ininterrompue, tant au Moyen-Age (de 492 à 1450, en Europe) que plus tard (de 1492 à 1870, aux Amériques). Et si l'on voulait remonter à la période antique, ce qui n'a pas été fait ici, on verrait que la situation n'était pas très différente - tous les peuples pratiquaient alors l'esclavage, les Juifs comme les autres.




Israël Shahak, professeur à l'Université Hebraïque de Jérusalem et rescapé des camps nazis (décédé en 2001), écrit dans son livre Histoire juive - Religion juive (1994 - pdf - 380 ko) :

"J'ai à maintes reprises dénoncé en termes très durs le sionisme et l'oppression des Palestiniens, mais ce qui m'a attiré les pires attaques, c'est un de mes premiers articles sur le rôle des juifs dans le trafic des esclaves, où je signalais, exemple vérifiable à l'appui, que ce trafic durait encore en 1870 !  Cet article a été publié avant la guerre des Six Jours (1967) ; aujourd'hui, il serait impossible de le faire paraître." (page 37)

"Hugh Trevor-Roper, dans son livre The Rise of Christian Europe, paru en 1965, est l'un des très rares historiens modernes à signaler que les juifs furent longtemps les principaux trafiquants d'esclaves entre l'Europe médiévale (chrétienne et païenne) et le monde musulman. Pour favoriser cette abomination, Maïmonide* autorisa les juifs, au nom de leur religion, à enlever les enfants des gentils pour les vendre ; son avis ne resta certainement pas lettre morte ; d'ailleurs, il reflétait sans doute une pratique déjà établie à l'époque." (page 83)

* Médecin et théologien juif du 12ème siècle. Présenté comme un "grand philosophe" par les sionistes et leurs supporters, il fut en fait, comme Israël Shahak le montre dans son livre, particulièrement ignoble et répugnant à l'égard des non-juifs. Il se livra à de violentes attaques contre le christianisme et Jésus. Tout cela conformément au Talmud, que Maïmonide a abondamment commenté.

A propos des "nègres", Maïmonide écrit dans son Guide des égarés : "Leur nature est semblable à celle des animaux muets, et selon mon opinion, ils n'atteignent pas au rang d'êtres humains ; parmi les choses existantes, ils sont inférieurs à l'homme mais supérieurs au singe car ils possèdent dans une plus grande mesure que le singe l'image et la ressemblance de l'homme."  Selon Wikipédia, "Maïmonide est considéré comme le philosophe juif le plus marquant du Moyen Age, et son Guide comme l'œuvre philosophique juive la plus importante de tous les âges... Le Guide des égarés a influencé toute la pensée philosophique juive ultérieure, qui s'y est constamment référée." (Bon à savoir...)





Heribert Illig, historien allemand, signale dans son livre Das erfundene Mittelalter (Le Moyen-Age inventé* - 1996) que "les juifs pratiquèrent le trafic d'esclaves jusqu'au 11ème siècle". Illig s'appuie sur une étude de Friedrich Lotter de 1993.

* Illig considère qu'une partie du Moyen-Age - en particulier le règne de Charlemagne - a été fabriquée et rajoutée a posteriori.




Wikipédia, l'encyclopédie en ligne bien connue pour sa judéophilie et sa complaisance envers le sionisme, a néanmoins laissé passer le texte suivant (dans un article intitulé Les Juifs et l'esclavage) :

"En 492 le pape Gélase Ier autorise les Juifs à introduire des esclaves de Gaule en Italie, à condition que ceux-ci ne soient pas chrétiens.

"Ibn Khordadhbeh au IXe siècle, décrit les deux routes utilisées par les marchands juifs d'esclaves, celle d'Est en Ouest et celle d'Ouest en Est. Selon Abraham ibn Yakub, les marchands juifs byzantins achetaient des esclaves slaves à Prague pour les revendre. Louis le Pieux accorde des chartes aux Juifs visitant son royaume, les autorisant à pratiquer le commerce d'esclaves, pourvu que ceux-ci n'aient pas été baptisés. Agobard de Lyon prétend que les Juifs ne respectaient pas les accords et gardaient des Chrétiens comme esclaves, citant l'exemple d'un réfugié chrétien de Cordoue qui déclare que ses coreligionnaires étaient fréquemment vendus aux Maures, comme ce fut le cas pour lui. En effet, plusieurs Juifs espagnols tirent leur fortune de la traite d'esclaves slavons achetés en Andalousie. De même, des Juifs de Verdun, vers l'an 949, achetaient des esclaves dans les environs et les revendaient en Espagne.

"Les moyens utilisés par les Juifs pour gagner leur vie, étaient largement déterminés par les restrictions imposées par les autorités. [Pauvres esclavagistes juifs, ils n'y pouvaient rien. Ce sont les autorités chrétiennes qui les obligeaient à "gagner leur vie" de cette façon-là.]

"L'Église chrétienne proteste régulièrement contre la vente de Chrétiens aux Juifs, la première protestation connue remonte à 538. Au troisième Concile d'Orléans, un décret était émis, interdisant aux Juifs de posséder des serviteurs ou des esclaves chrétiens. Cette interdiction sera répétée, encore et encore, lors de différents conciles, comme à Orléans (541), Paris (633), Tolède (quatrième concile en 633), Szabolcs (1092), Gand (1112), Narbonne (1227), Béziers (1246). Après cette date, la nécessité d'une telle interdiction semble avoir disparue.

"En conséquence, au XIIIe siècle, il n'y avait à Marseille, que deux commerçants d'esclaves juifs contre sept chrétiens.

"En dépit des lois, de nombreux Chrétiens trafiquaient des esclaves avec les Juifs, et les dignitaires de l'Église de Bavière reconnaissaient même ce trafic en insistant pour que les Juifs et les autres marchands payent une taxe sur les esclaves."




Dans le Dictionnaire encyclopédique du judaïsme (version abrégée de l'Encyclopaedia Judaica), on peut lire à l'article Esclavage : "L'Eglise chrétienne, à partir du 4ème siècle, interdit aux juifs de posséder des esclaves chrétiens. La pratique de l'esclavage cessa chez les juifs beaucoup plus tôt qu'elle ne fut abandonnée par les chrétiens [ce qui est faux - voir le paragraphe suivant]. Mais il se trouva un certain nombre de juifs sur le continent américain pour, à l'instar des autres habitants blancs, posséder des esclaves ou se livrer à leur commerce."

La Jewish Encyclopedia, dans son article consacré à la ville de Bristol (sud-ouest de l'Angleterre), dément la version édulcorée de l'Encyclopaedia Judaica : "Les Juifs s'établirent très tôt à Bristol, qui était le centre du commerce des esclaves entre l'Angleterre et l'Irlande jusqu'à la disparition de ce commerce après la conquête de l'Irlande par Henri II Plantagenêt en 1172... Avec le déclin du commerce des esclaves à Bristol, beaucoup de Juifs quittèrent la ville."

La même Jewish Encyclopedia écrit d'ailleurs à la rubrique Slave-Trade : "Très tôt, le trafic d'esclaves juifs fut interdit aux juifs, mais aucune restriction d'ordre légal ou moral n'empêchait l'achat et la vente d'esclaves païens." [Dans ce contexte, païens signifie bien entendu non-juifs.]  "Avec l'apparition de l'islam, de vastes opportunités s'offrirent aux juifs, à la fois comme fournisseurs d'esclaves musulmans au monde chrétien et d'esclaves chrétiens au monde musulman..."




Abraham Léon, militant trotskiste juif, mort à Auschwitz, écrit dans son ouvrage La Conception matérialiste de la question juive (pdf - 1,4 mo) :

" Pour de longs siècles, les Juifs seront [au Moyen-Age] les uniques intermédiaires commerciaux entre l'Orient et l'Occident. Le centre de la vie juive s'établit de plus en plus en Espagne et en France. Le maître de poste arabe Ibn Khordadhbeh (IXe siècle), parle dans son livre des routes des Juifs radamites qui, dit-il, « parlent le persan, le latin, l'arabe, les langues franque, espagnole et slaves. Ils voyagent d'Occident en Orient et d'Orient en Occident, tantôt par terre et tantôt par mer. Ils apportent de l'Occident des eunuques, des femmes esclaves, des garçons, de la soie, des pelleteries et des épées. » " (page 71)

"Au Xe siècle, des Juifs possèdent des salines près de Nuremberg. Ils font aussi le commerce d'armes. En outre, ils exploitent les trésors des églises. Mais leur grande spécialité, c'est le commerce d'esclaves." (page 71)

"L'archevêque de Lyon, Agobard, dans sa lettre De Insolentia Judaeorum, se plaint que les Juifs vendent des esclaves chrétiens en Espagne." (page 71)

[Au 11e siècle,] "les Juifs de Pologne et de Petite Russie se rendaient en Europe occidentale pour y vendre des esclaves, des fourrures et du sel et pour y acheter toutes sortes d'étoffes." (page 72)

"L'évolution échangiste de l'économie médiévale s'avéra fatale pour les positions des Juifs dans le commerce. Le marchand juif, important des épices en Europe et exportant des esclaves, est remplacé par de respectables commerçants chrétiens auxquels l'industrie urbaine fournit le principal aliment de leur négoce." (page 77)

"Les Juifs de Marseille étaient en relations d'affaires suivies avec l'Espagne, l'Afrique du Nord, la Sicile et la Palestine. Ils possédaient même des bateaux et importaient, comme leurs ancêtres de l'époque carolingienne, des épices et des esclaves." (page 83)

"En 1105, le comte Bernard III concède un monopole d'importation d'esclaves siciliens à trois Juifs, marchands et propriétaires de bateaux de Barcelone." (page 83)

"Les Juifs mettent en rapport l'Allemagne avec la Hongrie, l'Italie, la Grèce et la Bulgarie. Le commerce d'esclaves était florissant jusqu'au XIIe siècle. Ainsi, il est rappelé dans les tarifs douaniers de Wallenstadt et de Coblence que les marchands d'esclaves juifs doivent payer pour chaque esclave 4 dinars." (page 84)

"Le chroniqueur Gallus dit qu'en 1085, Judith, la femme du prince Ladislas Herman de Pologne, s'efforçait de racheter des esclaves chrétiens chez les marchands juifs." (page 102)

"On mentionne une renaissance du commerce d'esclaves dans la Petite Russie en 1440-1450. En 1449, les livres de justice russes relatent un fait intéressant : une esclave appartenant au Juif Mordecai de Galitch, s'étant enfuie, son propriétaire réclamait son retour par voie judiciaire." (page 103)

"La conversion forcée d'esclaves au judaïsme..." [dans l'Antiquité] (page 131)

Dans son livre, Abraham Léon parle aussi des Juifs comme "esclaves du Trésor". Il veut dire par là que les Juifs doivent reverser au roi ou au seigneur une partie des profits tirés du commerce et du trafic d'esclaves. Les Juifs ne sont donc pas les seuls à profiter de ce sinistre trafic. Mais bien entendu, ils ne sont pas eux-mêmes "des esclaves" au sens où le sont les malheureux dont ils font le commerce.




Sur le site américain Jewish Tribal Review - JTR (animé par des antisionistes juifs et non-juifs) : The Jews and slavery - autre lien (format pdf, 10,9 mo, voir à partir de la page 196).

Ce texte contient de nombreuses citations de personnalités juives ou non-juives (mais philosémites), ayant trait à l'esclavagisme juif. Après une brève évocation de la légende biblique qui présente les Juifs comme ayant été eux-mêmes les esclaves du pharaon égyptien (à une époque où ni les Juifs ni leurs ancêtres hébreux n'existaient encore), JTR donne la parole à James Parkes, spécialiste d'histoire juive, qui estime que le commerce des esclaves d'Europe orientale a été, au Moyen-Age, un monopole juif. Les deux mots (slave et esclave) ont d'ailleurs la même origine.

Israel Abrahams : "Au 10ème siècle, les Juifs espagnols devaient souvent leur richesse au commerce des esclaves."

L'Encyclopaedia Judaica (volume 13, page 710) : "Les premiers Juifs que les Polonais aient jamais rencontré ont certainement été des marchands, probablement des marchands d'esclaves."

Lewis Browne : "Les Juifs voyageaient partout, de l'Angleterre aux Indes et de la Bohème à l'Egypte. Leur marchandise la plus courante, à partir du 8ème siècle : des esclaves."

Arnold Wiznitzer (dans Jews in Colonial Brazil) : "La Compagnie des Indes occidentales, qui détenait le monopole du commerce des esclaves africains, vendait ceux-ci aux enchères. Pour se porter acheteur, il fallait avoir de l'argent, et l'argent se trouvait le plus souvent entre les mains des Juifs. Les acheteurs étaient donc presque toujours juifs. Faute de concurrence, ils pouvaient acquérir les esclaves à bas prix, pour les revendre ensuite avec profit aux planteurs ou à d'autres clients. Des bénéfices de 300 % n'étaient pas rares - sans oublier les prêts consentis à des taux exorbitants. S'il s'avérait que la date des enchères coïncidait avec un jour férié juif, la vente était reportée."

Seymour Liebman (dans New World Jewry) : "Le trafic d'esclaves était un monopole royal ; les Juifs étaient souvent nommés agents de la Couronne pour se livrer à ce trafic."

Lee Soltow et Ira Rosenwaike, deux érudits juifs, signalent que 75 % des familles juives du sud des Etats-Unis avaient des esclaves, contre seulement 36 % de l'ensemble des familles de cette région.

Roberta Feuerlicht : "Tout comme il y avait une part disproportionnée de Juifs propriétaires d'esclaves, il y avait aussi une part disproportionnée de Juifs qui en faisaient le commerce. Plusieurs d'entre eux exerçaient même des fonctions éminentes dans leur communauté : rabbin ou président de congrégation."  Et l'auteur de l'article ajoute : "Les Juifs ont toujours été surreprésentés dans pratiquement tous les domaines où il y avait beaucoup d'argent à gagner."

Stephen Isaacs : "A Charleston, en Caroline du Sud, ville comptant la plus grande communauté juive des Etats-Unis, pas un seul Juif ne voulait l'abolition de l'esclavage."

Isaac Deutcher : "Dans les Etats sudistes, les Juifs furent bien souvent les partisans les plus fanatiques de la suprématie blanche."

Isaac Mayer Wise, grand rabbin "réformé" américain du 19ème siècle, défendait activement l'esclavage. Pour lui, les Noirs n'étaient que "des bêtes de somme", et Lincoln (le président qui libéra les esclaves) "un imbécile".

Beaucoup d'autres rabbins américains, comme par exemple Morris Jacob Raphall soutinrent avec acharnement les "valeurs" de l'esclavage, pleinement "justifié" par l'Ancien Testament et le Talmud ("Il n'y aucune différence entre un bœuf, un âne et un esclave").

En 1896, un éditorial du Jewish South de Richmond (Virginie) affirmait que "les nègres sont une race inférieure - intellectuellement, moralement et physiquement".

L'article de la JTR se fait également l'écho du livre The Secret Relationship Between Blacks and Jews (voir plus bas) et dénonce l'incroyable campagne de diffamation qui accompagna la sortie du livre.




Le rabbin et historien américain Marc Lee Raphael, dans son livre Jews and Judaism in the United States - A Documentary History (1983), analyse "le rôle central joué par les Juifs dans le commerce avec le Nouveau Monde et dans le trafic d'esclaves africains".

L'auteur signale que les marchands juifs participaient activement à la traite des Noirs au Brésil, dans les colonies hollandaises (Curaçao), anglaises (Barbade, Jamaïque) et françaises (Martinique). Bien souvent, c'est eux qui dominaient le marché.

Même chose, en gros, sur le continent nord-américain, où Isaac Da Costa de Charleston (dans les années 1750), David Franks de Philadelphie (dans les années 1760) et Aaron Lopez de Newport (à la fin des années 1760 et au début des années 1770) dominaient le commerce des esclaves.




The Secret Relationship Between Blacks and Jews (Les Relations secrètes entre les Noirs et les Juifs - publié par le Département de recherche historique de la Nation of Islam de Louis Farrakhan - 1991) :



19,95 $ chez Amazon

(Apparemment, le livre n'a jamais été traduit en français.* En octobre 2006, le site de l'Aaargh a mis en ligne la version anglaise et annoncé une traduction. Mais en novembre 2007, le texte a dû être retiré suite à un différend avec la Nation of Islam.  Malentendu ?  Affaire de copyright ?...)

* En avril 2010, sans plus d'explications, l'Aaargh met en ligne la traduction française : Les Relations secrètes entre les Noirs et les Juifs (format pdf - 2,3 mo).

Fin juin 2010, sortie du tome 2 de The Secret Relationship Between Blacks and Jews (sous-titre : Comment les Juifs ont acquis le contrôle de l'économie noire américaine). Parution également de Jews Selling Blacks (Quand les Juifs vendaient des Noirs - sous-titre : Esclaves à vendre - annonces publicitaires passées par des Juifs américains).



Respectivement 20 $ et 10 $ chez Amazon.
(les prix peuvent varier)


Farrakhan est un prédicateur islamique noir qui s'est efforcé d'unifier l'ensemble de la population afro-américaine (musulmane ou non), et qui y est même parvenu pendant un certain temps (jusque vers 1995), devenant pour ainsi dire une sorte de Martin Luther King bis.

Mais contrairement à King*, assassiné puis "canonisé" par les élites (racistes) blanches des USA, Farrakhan n'est pas devenu un saint martyr. Au contraire, ces élites blanches - conduites par l'élite des élites - en ont fait un abominable "antisémite" haineux, un paria, un pestiféré, un Roger Garaudy d'outre-Atlantique, un Serge Thion à l'américaine, un Dieudonné avant l'heure, un Ahmadinejad des années 90 - bref, quelqu'un sur qui l'on crache instinctivement sans savoir qui il est ni ce qu'il veut.

Bien entendu, cela vaut surtout pour la population blanche, car les Noirs américains, eux, savent à quoi s'en tenir. Ils sont des millions à avoir lu Les Relations secrètes, et ceux qui ne l'ont pas fait en ont quand même entendu parler (en bien). Ils n'ignorent pas que la vraie cible n'est pas Farrakhan mais ce livre très gênant que le leader noir n'a pas écrit (seulement fait éditer) et dont les sionistes veulent à tout prix empêcher la diffusion massive en dehors de la communauté noire.

* Depuis quelques années, les milieux "bien intentionnés" font circuler sur Internet des extraits d'une lettre bidon qu'ils attribuent à Martin Luther King, dans laquelle ce dernier aurait répondu à un interlocuteur noir qui critiquait la dernière guerre de conquête de l'Etat d'Israël (celle des "Six jours" de juin 1967) : "Quand les gens critiquent les sionistes, ils parlent des Juifs. Votre propos est antisémite."  Cette phrase était soi-disant tirée d'un article de King publié en août 1967 dans le magazine Saturday Review. Or, rien de tel ne figurait dans cette publication, ni en août ni à une autre date. D'ailleurs, la page et le numéro de volume cités ne correspondaient pas du tout à ceux utilisés par la revue. Entre-temps, les faussaires sionistes prétendent que si MLK n'a pas écrit cela dans la Saturday Review, c'est sans importance puisqu'il a dit la même chose en public à l'occasion d'une conférence donnée à l'Université Harvard. Il n'y a bien sûr aucune trace écrite pour corroborer cette affirmation, mais qu'importe : si King ne l'a pas dit, il a dû le penser...  (Il serait intéressant de savoir comment le tribun noir, assassiné à Memphis en 1968, jugerait aujourd'hui la politique coloniale israélienne de guerre et d'apartheid.)

Cette manière ignoble de détourner à leur profit une cause qui leur est totalement étrangère, est d'ailleurs tout à fait caractéristique des sionistes et de leur idéologie perverse. A les entendre, les agitateurs du lobby innommable ont toujours été pour la "promotion des gens de couleur". En fait, quand il leur arrive de soutenir un Noir, c'est par intérêt bien calculé, parce qu'il est assez docile et suffisamment prometteur pour servir leurs objectifs - voir Obama.



L'ouvrage Les Relations secrètes, qui contient près de 1300 citations de personnalités de renom des milieux scientifiques et universitaires (des Juifs en très grande majorité), n'a fait l'objet d'aucune discussion sérieuse. La mafia sioniste et les médias contrôlés par elle (c'est-à-dire la totalité des médias) se sont contentés d'un lynchage pur et simple, sans lecture préalable : totalitarisme sioniste à l'état pur.

Wikipédia, dans l'article mentionné plus haut, hurle bien entendu avec les loups (malgré quelques étonnantes exceptions dans le paragraphe consacré au Moyen-Age). Pour le sionipédiste de service, le livre de la Nation of Islam serait "antisémite" et propagerait la "théorie du complot juif de domination du monde". Les accusations qu'il contient auraient été "très largement réfutées par les historiens". En fait ces fameux historiens - sionistes, bien entendu - ne réfutent rien du tout. Ils se contentent de nier, de minimiser ou de relativiser les faits, sans s'étendre sur les témoignages précis d'auteurs juifs, dont le livre regorge.


Quelques années après la sortie du livre, Louis Farrakhan rencontra des rabbins sionistes de Chicago afin de "faire la paix". Peine perdue, les conditions posées pour une "réconciliation" étant parfaitement inacceptables. Farrakhan aurait dû répudier l'ouvrage et déclarer publiquement qu'il désapprouvait tous les "calomnies antisémites" qu'il contient. A quoi Farrakhan répondit aux rabbins, qui n'avaient apparemment pas lu The Secret Relationship, qu'il était disposé à faire ce qu'on exigeait de lui à condition qu'on lui confirme publiquement que tous les auteurs juifs cités dans l'ouvrage avaient menti. Au cas où Farrakhan aurait accepté les revendications des rabbins, ces derniers voulaient, avant de lui pardonner, le soumettre à une période d'essai et d'observation afin de vérifier la sincérité de son revirement. Farrakhan leur répondit qu'au cours des siècles, les Juifs avaient fait plus de mal à son peuple que son peuple n'en avait fait aux Juifs, et que par conséquent si quelqu'un devait être mis en observation, ce n'était pas lui mais plutôt eux.  (Informations contenues dans un discours prononcé par Farrakhan le 13 août 2011 à Harlem, à l'occasion d'une grande manifestation de solidarité avec la Libye agressée* par l'OTAN - lien vidéo - voir à partir de 39:00)

* Petit détail curieux sans rapport avec l'esclavage : certains des manifestants agitent des drapeaux des "rebelles" benghazistes alors qu'ils soutiennent en fait le gouvernement légitime de Tripoli. C'est bien le signe que les connaissances géographiques, historiques et politiques des Américains - et ici des Noirs américains - laissent vraiment à désirer. Pour un Européen, c'est un peu comme si des gens brandissaient le drapeau israélien dans une manif pro-palestinienne sans comprendre la différence. Difficile à imaginer...  (Voir notre page sur la Libye.)

Il faut préciser que Farrakhan, qui respecte la Torah juive comme il respecte les Evangiles et le Coran, n'a rien contre les Juifs mais seulement contre les sionistes. En temps qu'homme de religion, il attache une grande importance à tout ce que relate la Bible hébraïque - ce qui est normal pour un musulman. Il n'a jamais prétendu non plus que les Juifs avaient été les seuls à faire le commerce des esclaves. Il souligne au contraire que les Arabes, les Africains et les Européens portent leur part de responsabilité dans cet ignoble trafic. Kadhafi est d'ailleurs le seul dirigeant arabe qui se soit excusé pour le rôle joué par les Arabes en la matière (8:45 de la vidéo).


Comment "démolir" un livre quand on n'a aucun argument sérieux à lui opposer : Slavery and the Jews - Winthrop Jordan commente à sa manière The Secret Relationship et formule les reproches suivants :

  • L'ouvrage ne contient aucune mention exacte de l'éditeur et de l'auteur (très embêtant lorsqu'on veut poursuivre les "coupables" en justice).

  • Il s'agit du "volume un", mais personne ne nous dit à quoi ressembleront les volumes suivants (très grave lacune).

  • L'index des noms, en fin de livre, est mal conçu. Quand on cherche quelque chose sur "Détroit", on ne trouve rien, il faut se reporter à "Michigan", l'Etat où se trouve cette ville (on perd chaque fois au moins 2,7 secondes).

  • Le livre est bourré de notes et de commentaires renvoyant à des ouvrages historiques juifs (ils sont quand même gonflés, ces descendants d'esclaves).

  • Les notes de bas de page sont très difficiles à vérifier (c'est pas que Jordan soit fainéant, mais quand même).

  • Elles ne sont pas numérotées chapitre par chapitre, mais de manière continue du début à la fin du livre (l'auteur se croit vraiment tout permis).

  • Il tire des citations juives qu'il présente, des conclusions éventuellement différentes de celles qu'en auraient tiré les auteurs cités (forcément, en tant que vulgaire goy, il ne comprend rien au cheminement de la pensée juive).

  • L'auteur utilise beaucoup trop de sources juives pour justifier son propos (c'est injuste, déséquilibré et tendancieux).

  • Beaucoup d'ouvrages juifs cités dans The Secret Relationship sont si anciens qu'ils sont aujourd'hui "dépassés" (on ne peut quand même pas parler des Juifs en utilisant des textes écrits par eux avant la montée du sionisme ; c'est vrai, quoi, si l'auteur n'avait cité que des ouvrages parus en Israël après 1967, il n'aurait pas trouvé un seul Juif esclavagiste).

  • The Secret Relationship cite trop souvent des sources juives "secondaires" de la fin du 19ème siècle au lieu de recourir à des sources originales "de première main" des siècles précédents (là c'est pas pareil : plus c'est ancien, moins c'est dépassé).

  • L'auteur ne tient pas compte du fait que les Juifs esclavagistes voulaient faire comme tout le monde en Amérique (c'est la faute aux goyim, quoi).

  • Il ne tient pas compte, non plus, de l'évolution qui a eu lieu depuis : aujourd'hui, les Juifs ne sont plus des négriers (donc il faut blanchir les esclavagistes juifs d'antan).

  • Au lieu de poser des questions, le livre donne des réponses (elle est bien bonne, celle-là).

  • Le livre n'est pas assez "neutre" envers les Juifs (pas comme les sionistes).

  • Le rôle éminent joué par les Juifs dans la traite des Noirs s'explique par leur position dans la société chrétienne (on ne vous le fait pas dire).

Malgré sa mauvaise foi évidente et sa pédanterie frisant le ridicule, Winthrop Jordan a eu l'honnêteté de lire l'ouvrage qu'il critique - contrairement à la plupart de ses collègues, qui se sont contentés de recopier les communiqués du lobby. Entre les lignes, Jordan nous révèle, sans le vouloir, les mérites de The Secret Relationship : travail solide, précis, concret et argumenté, académique, difficilement réfutable quant au fond.




Les Relations secrètes : un aperçu

  • Les Juifs prennent pied en Amérique dès le premier jour de la conquête européenne. En 1492, l'expédition de Christophe Colomb n'est pas financée par le royaume d'Espagne mais par trois riches marranes (Juifs convertis au christianisme par commodité ou opportunisme mais continuant de pratiquer clandestinement leur ancienne religion). Six Juifs accompagnent Colomb lors de son premier voyage. L'un d'eux, Luis de Torres, s'établit à Cuba et devient planteur de tabac. Certains auteurs juifs (comme Harry Golden et Martin Rywell, ou encore Cecil Roth) pensent que Christophe Colomb lui-même est d'origine juive, mais qu'il cache cette ascendance. Si la chose est vraie, on peut dire qu'il est le premier trafiquant juif d'esclaves à l'échelle transatlantique (en 1498, il rentre avec 600 "Indiens" caraïbes qui seront vendus en Espagne).

  • Dans les décennies qui suivent la "découverte" de l'Amérique, les Juifs sont présents dans toutes les colonies, qu'elles soient espagnoles, portugaises, anglaises, hollandaises ou françaises. Dans les territoires conquis par le Portugal, ils représentent, selon Daniel Swetschinski, 10 % de la population mais 65-75 % des marchands - les esclaves sont alors une marchandise comme une autre...  Les premiers Juifs portugais arrivent au Brésil dès 1503. C'est eux qui vont y établir les grandes plantations de canne à sucre, mettant à profit leur savoir-faire acquis dans les colonies d'Afrique (São Tomé), tant pour ce qui est des techniques agricoles que pour les questions de main-d'œuvre. (L'esclavage des Noirs a commencé bien avant la conquête du Nouveau Monde, dans les plantations et les mines d'Afrique.)  Au Brésil, au 16ème siècle, les Juifs constituent le moteur de la colonisation ; ils sont à l'origine de la fondation de 200 comptoirs côtiers. Lee M. Friedman : "Un très grand nombre de négociants brésiliens étaient juifs.Marcus Arkin : "Vers 1600, au Brésil, les plantations, le gros du commerce d'esclaves, une bonne centaine de sucreries avec au moins 10.000 esclaves noirs, de même que la plus grande partie des exportations de mélasse se trouvaient aux mains des colons juifs."

  • Au début du 17ème siècle, la Compagnie hollandaise des Indes occidentales, dans laquelle les capitaux juifs sont largement investis, devient un concurrent sérieux des Espagnols et des Portugais en Amérique du Sud et aux Antilles. La Hollande est alors le pays du monde où les Juifs jouissent de la plus grande liberté. Ils peuvent, sans quitter le pays, "encaisser les dividendes provenant du commerce de l'or, de l'argent et des esclaves" (Golden et Rywell). Selon Marcus Arkin, les Juifs d'Amsterdam sont également engagés dans une autre compagnie hollandaise : celle des Indes orientales. Mais là, ce n'est pas l'esclavage qui les enrichit, c'est l'opium. De riches familles juives comme les Sassoon ont tiré leur fortune du commerce de la drogue - mais c'est une autre histoire...

  • A partir de 1660-70, les Juifs jouent un rôle prépondérant en Guyane hollandaise* (Surinam). Marc Lee Raphael : "Les Juifs firent venir des esclaves africains en très grand nombre et les parquèrent dans des enclos ; le commerce des esclaves devint la caractéristique principale de la vie économique juive."  Vers 1730, les Juifs de Guyane sont si influents qu'ils peuvent même se permettre de faire travailler leurs esclaves le dimanche, journée de repos obligatoire dans toute la colonie. (Le travail du samedi ne pose aucun problème, puisque les esclaves ne sont pas juifs.)  Il y a des révoltes d'esclaves et, comme le signale Cecil Roth, "ces révoltes sont souvent dirigées contre les Juifs, ce qui s'explique par le fait que ceux-ci sont les plus grands propriétaires d'esclaves de la région".

    * En octobre 2013, le rabbin orthodoxe néerlandais Lody van de Kamp de La Haye confirme ce point. Il estime que les juifs de son pays devraient prendre conscience de la profonde implication de leurs ancêtres dans le commerce des esclaves. "Les communautés juives gagnaient de l'argent en Amérique du Sud, en partie grâce à l'esclavage, et envoyaient cet argent en Hollande, où des banquiers juifs le prenait en charge..." (Voir cet article du Jewish Standard New Jersey-Rockland de janvier 2014.)

    L'article ajoute qu'on a pu admirer l'année dernière, dans les sous-sols de la synagogue portugaise d'Amsterdam, une partie des richesses ainsi accumulées. Cette exposition a éveillé l'intérêt de van de Kamp pour le rôle - considérable - joué par les Juifs hollandais dans la traite des Noirs ; le rabbin va d'ailleurs bientôt publier un livre sur le sujet.

    Dans la seule ville de Jodensavanne (en anglais : Jewish Savannah) en Guyane hollandaise, on comptait jusqu'en 1832 une quarantaine de plantations appartenant à des Juifs et faisant travailler au moins 5.000 esclaves. Dans l'île de Curaçao, selon Seymour Drescher, historien (juif) de l'Université de Pittsburgh, les Juifs hollandais ont assuré la revente d'au moins 15.000 esclaves importés d'outre-mer par des marchands hollandais. L'auteur ne précise pas pendant quel laps de temps ces 15.000 esclaves ont été "écoulés" ; il ne dit non plus si ces fameux "marchands hollandais" étaient eux-mêmes juifs.

    Aux Pays-Bas, où St-Nicolas (Sinterklaas, en anglais : Santa Claus) est l'équivalent du Père Noël, on le rencontre souvent au mois de décembre dans les rues commerçantes des villes, en compagnie de son esclave noir Zwarte Piet (en anglais : Black Pete - en Belgique francophone : Père Fouettard passé au cirage). Apparemment, tout cela est encore considéré comme politiquement correct en 2014, mais Van de Kamp veut faire évoluer les esprits...  (Les Pays-Bas n'ont aboli l'esclavage qu'en 1864.)


  • A la Barbade également, les Juifs sont parmi les premiers colons, les premiers planteurs de canne à sucre et les premiers propriétaires d'esclaves. L'île sert de plaque tournante aux négriers juifs pour le transit des esclaves africains vers les autres colonies des Antilles. A Curaçao, possession hollandaise à forte population juive, le premier gouverneur est un certain Samuel Coheno. Là aussi, le commerce juif d'esclaves africains destinés à la "réexportation" est florissant. A la Jamaïque, les premiers colons juifs s'installent en 1625. Trente ans plus tard, "les trois principaux importateurs d'esclaves de l'île sont israélites" (Max Kohler).

  • A la Martinique, "la première grande plantation est établie en 1655 par Benjamin Da Costa, un Juif venu du Brésil avec 1.100 esclaves" (Lee M. Friedman). "La famille de David, Benjamin et Moïse Gradis était propriétaire de vastes territoires à la Martinique et à Saint-Domingue" (Bertram Korn). Il y a également des Juifs esclavagistes à Niévès, à la Dominique, à Saint-Eustache, à Saint-Thomas, etc.

  • Dans la seconde moitié du 17ème siècle, la plupart des gouvernements réglementent le commerce et imposent des taxes sur les esclaves importés dans les colonies, ce qui donne naissance à un phénomène de contrebande animé par les trafiquants juifs. Le nombre d'esclaves effectivement introduits dans les différentes îles est toujours supérieur au nombre indiqué sur les documents de transport.

  • De temps à autre, quand les puissances de tutelle des diverses colonies voient les intérêts de leurs nationaux sérieusement menacés par la concurrence juive, les autorités prennent des mesures d'expulsion. Mais les conséquences ne sont jamais dramatiques pour les négociants juifs. "Lorsque les Juifs furent chassés de la Martinique par les Français [en 1685], ils se replièrent tout simplement vers la Barbade, qui devint le nouveau centre de leurs opérations de contrebande" (Seymour Liebman).

  • L'influence juive en Amérique a souvent été considérablement sous-estimée et masquée par le fait que, par exemple, "au 17ème siècle, dans le Nouveau Monde, le mot Portugais était souvent synonyme de Juif" (Seymour Liebman).

  • Dans les colonies anglaises d'Amérique du Nord, où une bonne partie de la population est composée d'anciens prisonniers de droit commun, les "réfugiés" juifs font partie des classes privilégiées. Ils n'arrivent jamais les mains vides, disposent d'une longue expérience dans les activités commerciales et peuvent s'appuyer sur un puissant réseau de relations internationales. Peter Wiernik : "Etant donné que tous les colons juifs de cette époque appartiennent aux couches riches de la société américaine, il est tout naturel pour eux d'accepter l'esclavage qui s'y pratique et d'en tirer autant de profit que les autres colons influents...  Les premières colonies juives sont établies à Newport (Rhode Island) et à New York, où l'on trouve de nombreux esclavagistes juifs bien avant l'indépendance [1776]."  Certains s'étaient même installés là avant 1664, lorsque New York était encore colonie hollandaise et s'appelait Nieuw Amsterdam.

  • Lenni Brenner : "Dès le début de l'époque coloniale, des hommes d'affaires juifs furent impliqués dans le commerce des esclaves sur le continent nord-américain et participèrent à l'infâme commerce triangulaire [entre l'Afrique, l'Amérique et l'Europe ou entre l'Afrique, les Antilles et l'Amérique du Nord]... Les négriers juifs amenèrent d'innombrables esclaves africains dans les colonies du Nord ; dans le Sud, les Juifs firent leur entrée en nombre substantiel dans la classe des planteurs.Henry Feingold : "Les Juifs, que l'on trouvait fréquemment au centre même des activités commerciales, ne pouvaient manquer de contribuer également, directement ou indirectement, au commerce des esclaves."






  • D'importantes communautés juives (esclavagistes comme les autres) existent à Philadelphie, Baltimore, Richmond, Charleston et Savannah, de même qu'en Louisiane française (La Nouvelle-Orléans, Mobile).

  • Abram Vossen Goodman : "Jamais, jusqu'à la Guerre de Sécession, les Juifs, en tant que communauté, ne mirent en cause la pratique de l'esclavage ni ne formulèrent la moindre réserve quant à ses effets inhumains. Lorsque certains Etats proposèrent d'augmenter les tarifs douaniers pour décourager l'importation d'esclaves, les marchands juifs Joseph Marks, Samson Levy et David Franks protestèrent."

  • Pendant la Guerre de Sécession* (1861-65), tous les rabbins du Sud - sans aucune exception - soutiennent la cause esclavagiste. Dans le Nord, les avis sont partagés mais on ne se prononce pas officiellement. Lorsque le rabbin David Einhorn, de Baltimore (Nord), réclame ouvertement l'abolition de l'esclavage, ses collègues le désavouent**. Les Juifs nordistes (laïques) partisans de l'abolition sont surtout des immigrés allemands "libéraux" qui ont quitté leur pays d'origine après la révolution manquée de 1848. Bien entendu, la religion juive reste partout fermée aux Noirs.

    * Contrairement à une opinion très répandue, l'objectif numéro un du Nord n'est pas la libération des esclaves noirs, mais le maintien de l'unité du pays, qui vient d'être rompue par la création d'une Confédération sudiste. En 1861, il y a 21 millions d'habitants dans le Nord (aucun esclave) et 9 millions dans le Sud (dont 4 millions d'esclaves). Le Sud, surtout agricole, vend ses produits (coton, sucre) au Nord industrialisé qui les transforme ; la riche bourgeoisie nordiste ne veut à aucun prix perdre cette source de profit. Après la guerre, la situation ne change pas beaucoup pour les Noirs du Sud. Beaucoup émigrent "librement" vers les régions industrielles du Nord, où ils sont à peine mieux traités. Certains Nordistes influents rêvent depuis longtemps de renvoyer tous les Noirs "dans leur pays". Bien avant la Guerre de Sécession, en 1847, il créent en Afrique occidentale la "République indépendante" du Liberia pour y parquer les "nègres rapatriés". Si les Etats du Nord, à l'origine aussi ouvertement racistes que ceux du Sud, ont abandonné l'esclavage beaucoup plus tôt, c'est tout simplement parce qu'il n'était pas compatible avec la mécanisation et la révolution industrielle.

    ** The Secret Relationship rend assez longuement hommage au rabbin Einhorn ainsi qu'à ses collègues Sabato Morais de Philadelphie et Bernhard Felsenthal de Chicago (deux villes du Nord), que la hiérarchie religieuse a contraints au silence. On ne peut s'empêcher de penser aux rabbins de Neturei Karta, qui subissent aujourd'hui un sort analogue à cause de leur condamnation de la terreur israélienne et de leur solidarité avec les Palestiniens.

    Carte


  • Beaucoup de Juifs du Nord comptent parmi les grands profiteurs de la Guerre de Sécession : "Plus d'un Juif de Baltimore devint grand propriétaire foncier, banquier, magnat des chemins de fer ou fabricant d'uniformes, une activité très lucrative grâce aux commandes toujours plus importantes du gouvernement" (Isaac Fein). Une fois la paix rétablie, les profits de guerre sont investis dans la reconstruction et dans de nouvelles industries, comme le textile, que dominent les Juifs immigrés d'Allemagne. C'est aussi l'époque où sont fondées les futures grandes banques d'investissement. Là aussi, les Juifs allemands sont en tête du peloton, avec des noms parfois encore célèbres aujourd'hui : Goldman*, Sachs*, Lehman*, Kuhn, Loeb, Warburg, Seligman, Guggenheim, Lewisohn, Schiff, Wertheim, etc...  Dans les Etats du Sud, les marchands juifs découvrent une nouvelle source de profit : le consommateur noir désormais "libre". Contrairement à l'esclave d'avant-guerre, le travailleur agricole gagne un peu d'argent qu'il ne demande qu'à dépenser.

    * On voit que la crise financière vient de loin - et que les profiteurs sont à peu de chose près les mêmes.



    Aveu tardif d'un quotidien juif new-yorkais :

    "Pendant la Guerre de Sécession, la plupart des Juifs
    ont soutenu l'esclavage - ou ont gardé le silence...
    "


  • Le livre The Secret Relationship ne s'étend pas sur la question de l'esclavage noir dans les colonies espagnoles. Le sujet sera peut-être abordé dans un prochain ouvrage.  Voir également plus bas.

  • Le bilan de la traite des Noirs est très difficile à établir. Le chiffre fréquemment avancé de 15 millions de morts en tout (en trois siècles et demi, pour l'ensemble du Nouveau Monde) est très certainement en dessous de la réalité. Philip Curtin, dans son livre The Atlantic Slave Trade : A Census (1969), estime que, si le nombre d'esclaves effectivement "importés" est d'environ 10 millions, "les pertes en vies humaines causées par la traite des Noirs représentent en fait un multiple ('many times') du nombre d'esclaves débarqués aux Amériques. Pour chaque esclave arrivé vivant, d'autres sont morts dans les guerres accompagnant la capture, ou pendant la marche forcée vers la côte, ou en attendant l'embarquement, ou pendant la traversée dans des cales bondées et malsaines. D'autres encore ont succombé à la maladie dès leur arrivée."  Ce qui nous donne "beaucoup de fois" 10 millions, donc au moins 50 millions de morts.

    Wikipédia (page intitulée The Atlantic slave trade) indique que le nombre de personnes enlevées en Afrique occidentale ou centrale et réduites en esclavage, est "considérablement plus élevé" que les 9 ou 12 millions débarqués en Amérique.  La Nation of Islam, pour sa part, fixe le bilan de cet "Holocauste noir" à 100 millions de victimes.

    (L'histoire complète du génocide amérindien reste à écrire, elle aussi. Une estimation prudente des effets de la colonisation - surtout espagnole - fait état d'un effondrement de la population autochtone, qui passe de 80 millions à 10 millions en moins d'un siècle. Le prélat dominicain Bartolomé de Las Casas parle de 15 millions de morts, rien qu'au Mexique, après seulement 50 années de domination espagnole. La traite des Noirs est, du moins en partie, la conséquence de cette forte mortalité "indienne". Les colonisateurs massacrent d'abord les populations locales, puis lorsqu'ils s'aperçoivent qu'ils n'ont plus personne pour travailler dans les mines, les plantations et les innombrables chantiers de construction, ils font venir des esclaves africains.)

  • The Secret Relationship présente une liste comportant les noms d'une centaine de navires négriers avec les noms de leurs propriétaires juifs. Cette liste - évidemment très incomplète - couvre une période de trois siècles (1500-1800). C'est bien entendu insuffisant pour déterminer de façon précise la part exacte de responsabilité juive dans l'ensemble du trafic. Mais cela permet, au moins, de réduire à néant les affirmations des milieux sionistes selon lesquelles les Juifs n'auraient pas du tout participé à la traite.

    Le livre contient également une très longue liste de Juifs impliqués d'une façon ou d'une autre dans l'esclavage* : propriétaires d'esclaves, planteurs, négociants, contrebandiers, usuriers et financiers, membres des forces de police ou des milices chargées de "récupérer" les esclaves évadés, avocats et politiciens esclavagistes, etc...

    Ces listes sont tirées de documents repris par les nombreux auteurs (le plus souvent juifs) cités dans le livre.

    * La famille Monsanto, dont descendent les actuels champions du bioterrorisme et de la manipulation génétique, en fait partie.


En résumé, on peut dire que si les Juifs n'ont pas été les seuls initiateurs et profiteurs de l'esclavage transatlantique, ce que personne ne prétend, ils ont joué en revanche, comme en témoignent d'innombrables auteurs juifs, un rôle déterminant dans ce domaine* - à tous les niveaux et dans presque toutes les colonies d'Amérique. Compte tenu de leur habileté incontestée en matière commerciale et financière, de leur grande mobilité, de leurs attaches communautaires et de leur "expérience" passée remontant aux premiers siècles du Moyen-Age (voir plus haut), c'est le contraire qui eût été étonnant.

* Bien sûr, le rôle joué par l'Eglise catholique a été bien pire - en particulier dans les colonies espagnoles. La différence, c'est que tout le monde a le droit d'en parler, alors que la question de la responsabilité juive est totalement taboue.


The Secret Relationship aurait pu être le point de départ de vastes recherches sur le thème de la traite des Noirs et de l'esclavage (pratiqués par les Juifs comme par les non-Juifs). Mais il ne l'a pas été - et ne le sera pas - car le monde scientifique et universitaire n'est pas aux mains de ceux qui auraient intérêt à ce qu'un tel travail se fasse. Il est aux mains d'un puissant lobby axé sur le caractère unique de la souffrance de sa propre communauté. Tout ce qui va à l'encontre de ce projet victimaire et totalitaire est formellement exclu une fois pour toute.

Le lobby innommable, digne successeur des esclavagistes dénoncés dans le livre, ne veut pas que les victimes de sa propagande quotidienne s'aperçoivent que ses méthodes ne sont pas nouvelles. Il ne veut surtout pas que l'approfondissement d'un sujet tabou conduise, de la part d'un autre groupe communautaire, à des demandes de restitution et de dédommagement comparables à celles qu'il formule et impose lui-même chaque jour.

La manière dont le sujet est traité par les médias et les sites Internet sionisés (Wikipédia par exemple), est tout à fait symptomatique. On ne se contente pas de nier ou de maquiller l'essentiel, on détourne aussi l'attention vers des sujets annexes présentés comme aussi importants que la traite des Noirs, par exemple l'esclavage dans le monde musulman*. Sans vouloir minimiser cette question précise, la tactique de diversion employée ici par les sionistes rappelle étrangement celle qui consiste à parler du Darfour* quand on veut faire oublier les crimes commis à Gaza.

* Ironie du sort : on connaît le rôle joué par les marchands juifs dans le trafic d'esclaves entre l'Europe médiévale et le monde musulman (voir plus haut) ; on connaît également le rôle joué par les fauteurs de guerre israéliens au Soudan. Cela rappelle un peu - toutes proportions gardées - cette tactique fréquemment employée par les sionistes, qui consiste à détourner l'attention d'un crime qu'ils ont commis, en invoquant un autre crime qu'ils ont également commis bien qu'ils le mettent sur le dos de leurs adversaires (exemple : "justifier" l'agression contre l'Afghanistan et l'Irak par les attentats du 11 septembre).


Juin 2009 : le Financial Times de Londres révèle l'existence de documents des Archives nationales prouvant l'implication du banquier juif Nathan Mayer Rothschild dans la traite négrière : Rothschild founder linked to slavery. Bien sûr, le patriarche n'a lui-même jamais manié le fouet, mais il s'est enrichi personnellement en finançant cet ignoble commerce et en utilisant des esclaves comme garantie de ses opérations bancaires.

Lire également : Rothschild aussi était un esclavagiste.




Tome 2 des Relations secrètes : Comment les Juifs ont acquis le contrôle de l'économie noire américaine


Cet extrait (format pdf - autre lien) donne une idée du contenu du tome 2 paru en juin 2010. On y trouve une liste assez impressionnante de banquiers juifs établis dans le sud des Etats-Unis avant ou après la Guerre de Sécession. Parmi eux les frères Lehmann, immigrés d'Allemagne, installés à Montgomery (Alabama) sous le nom de Lehman Brothers (banquiers, propriétaires d'esclaves, négociants en coton) ; leur banque a fait failllite en septembre 2008. Autres banquiers célèbres : Joseph Seligman de Greensboro (Alabama), qui débuta sa carrière comme marchand ambulant ; Daniel Warburg de la Nouvelle-Orléans ; les frères Schiff, également de la Nouvelle-Orléans, plus tard à la tête de Kuhn, Loeb & Co., une des banques fondatrices de la Fed, la Réserve fédérale américaine.


Infrastructure bancaire et commerciale juive dans les Etats du Sud
à l'époque de l'esclavage et de la ségrégation raciale :

(Carte tirée du livre)
Dans les régions pratiquant la culture du coton, les marchands et financiers juifs occupent
une place prépondérante. Ils sont la principale source de crédit pour les propriétaires d'esclaves,
les planteurs et les métayers. C'est par le truchement de ce réseau financier juif que s'effectuent
les investissements en provenance du Nord des Etats-Unis ou d'Europe.
A ce réseau il faut ajouter les milliers de marchands ambulants juifs qui pratiquent également
le prêt d'argent à plus petite échelle.


Les principaux chapitres du livre :
  • Noirs et Juifs dans les Etats du Sud soumis à la ségrégation des lois Jim Crow.

  • Pouvoir politique juif dans le cadre de l'apartheid sudiste.

  • Quarante acres et les Juifs (allusion à la promesse faite aux esclaves noirs libérés après la Guerre de Sécession de leur donner 40 acres - 16 hectares - de terre et une mule). Inutile de préciser que très peu d'anciens esclaves ont vu cette promesse se réaliser. Ceux qui ont eu cette chance (et pas seulement eux) ont vite compris qu'une forme moderne d'esclavage les attendait : celle des usuriers (la plupart du temps juifs).

    Dans un essai intitulé Concerning the Jews, paru en 1898 dans le Harper's Magazine, le célèbre écrivain Mark Twain, grand connaisseur du Sud, décrivait ainsi les relations entre Noirs et Juifs : "Après la guerre, dans les Etats producteurs de coton, le Noir naïf et ignorant [mais libre] travaille la terre appartenant au Blanc et lui reverse une part de la récolte. C'est là que le Juif intervient massivement : il ouvre boutique sur la plantation, fournit au Noir tout ce qu'il veut à crédit, et à la fin de la saison, il est propriétaire de la part du Noir dans la récolte courante et même dans une partie de la récolte suivante. Très vite, le Blanc déteste le Juif, et il est douteux que le Noir l'aime davantage." (cité dans le tome 2 des Relations secrètes, page 286)

  • All About the Benjamins : l'ancien esclave rencontre le marchand juif (allusion au film de 2002 - titre français : Les Chasseurs de prime - les "Benjamins" en question sont les billets de 100 dollars sur lesquels figure le portrait de Benjamin Franklin - It's All About the Benjamins est aussi un titre de Puff Daddy de 1997).  Le fric, donc, et encore le fric... ou comment les marchands et hommes d'affaires juifs enrichis aux dépens des ghettos noirs sont devenus les managers et conseillers des grandes vedettes afro-américaines d'aujourd'hui : les acteurs et les rappeurs, mais aussi les Tiger Woods, les Oprah Winfrey et autres "black entertainers" (sans oublier Michael Jackson, dont la mort mystérieuse "met l'heureux producteur à l'abri du besoin pour plusieurs générations", comme dit Dieudonné).

  • Les Juifs et la main-d'œuvre noire.

  • Les Juifs, les lynchages et le Ku Klux Klan. Contient quelques révélations sur le rôle de Judah P. Benjamin (1811-1884), avocat et politicien juif sudiste. Sujet britannique né à Saint-Thomas (Iles Vierges), descendant par sa mère d'une famille d'esclavagistes juifs "portugais", il grandit en Caroline du Sud. Après avoir fait des études de droit, il s'installe en Louisiane où il possède une plantation de canne à sucre avec 150 esclaves. Plus tard, il se lance dans la politique et joue le rôle d'agent du clan Rothschild aux Etats-Unis. Pendant la Guerre de Sécession, il devient ministre de la Justice, puis ministre de la Guerre et ministre des Affaires étrangères de la Confédération sudiste. Grâce à ses bonnes relations avec les banquiers juifs de la City de Londres, le Sud ne manque jamais d'argent.* Après la guerre, incorrigible raciste, il est un des fondateurs et pourvoyeur de fonds du Ku Klux Klan. (L'existence même de Benjamin suffit à démolir la légende qui veut que le KKK s'en soit pris autant aux Juifs qu'aux Noirs. En fait, le Klan n'a jamais été l'ennemi des Juifs racistes - pas plus que les fascistes d'aujourd'hui ne sont les ennemis d'Israël.) Pour parfaire le tableau, Benjamin est activement mêlé à l'assassinat du président Abraham Lincoln. Il s'enfuit en Angleterre et devient membre du Conseil royal de la reine Victoria. Il meurt à Paris, où il avait de la famille ; sa tombe se trouve au cimetière du Père-Lachaise.

    * Pour remercier Judah Benjamin, les CSA (Confederated States of America) mettent son portrait sur les billets de deux dollars, de sorte que les Sudistes ont eux aussi leurs "Benjamins".



Une bonne affaire :

Jacob Cohen & Fils vendent aux enchères une famille de "nègres des champs"
au marché aux esclaves de la Chalmers Street à Charleston (Caroline du Sud).
Conditions de paiement : 50 % cash, le reste dans un an, intérêts à compter du jour de la vente.
Crédit garanti par un droit de gage sur la "marchandise" et une caution personnelle.
Tous les frais à la charge de l'acheteur.



Et encore une :

J. & L.T. Levin vendent 22 "nègres"
(facilités de crédit sur un, deux ou trois ans)




Deux autres négriers juifs de Charleston
Isaac Motta et Benjamin Mordecai :

Benjamin Mordecai, qui pratiquait ce commerce à grande échelle, parquait ses esclaves comme du bétail.
En avril 1861, la convention sécessionniste de Charleston adopta une résolution spéciale pour le remercier
de sa très généreuse contribution financière à la Confédération sudiste. Plus tard, le négrier juif envoya
même un grand nombre de "nègres" travailler gratuitement pour la cause esclavagiste.


En juillet 2010, les sionistes font pression sur Barack Obama pour qu'il condamne The Secret Relationship comme livre "antisémite" - détails. En tant que docile marionnette manipulée par ses conseillers juifs, le président devrait obéir... et oublier qu'il a participé, en 1995, avec un million de Noirs américains, à la grande marche organisée à Washington par Louis Farrakhan, le responsable de la publication du livre.


Obama - Oncle Tom de luxe
du lobby innommable :

L'esclave noir le plus cher
de toute l'histoire des Etats-Unis



L'esclavage dans les colonies espagnoles


Qui a souffert ?

On peut lire sur tous les sites Internet "politiquement corrects" que les Juifs ont été expulsés d'Espagne en 1492 et que, par conséquent, ils n'ont pu jouer aucun rôle dans les milieux esclavagistes des colonies espagnoles du Nouveau Monde : Nouvelle-Espagne (aujourd'hui : Mexique, sud des Etats-Unis, Amérique Centrale, Cuba, République Dominicaine, Porto Rico, Jamaïque), Nouvelle-Grenade (Colombie, Panama, Equateur, Venezuela, Trinidad), Pérou (y compris le Chili), La Plata (Argentine, Uruguay, Paraguay, Bolivie) - carte.

En fait, le décret de l'Alhambra de mars 1492, promulgé par les souverains catholiques de l'Espagne unifiée, Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon, n'expulse que ceux des Juifs qui refusent de se convertir. Il intervient six mois avant le premier voyage de Christophe Colomb et deux mois après la chute de Grenade, dernier bastion musulman en Espagne. Ainsi s'achève de ce que les Espagnols appellent "Reconquista", bien qu'il s'agisse moins d'une re-conquête que d'une conquête pure et simple. Les territoires pris aux musulmans n'ont en fait jamais été espagnols auparavant. Avant la conquête arabe, au 7ème siècle, ils appartenaient au Royaume wisigoth - héritier plus ou moins chrétien de l'Empire romain - qui englobait alors la presque totalité de la péninsule ibérique et la moitié de la France actuelle.

Il est clair que l'Espagne "ré"-unifiée de 1492 ne veut pas d'Etat dans l'Etat. Elle exige donc des juifs comme des musulmans (par d'autres décrets) qu'ils s'intègrent à la société ou qu'ils partent. La plupart choisissent de s'intégrer ou du moins de faire semblant. Côté juif, on trouve : 1) des convertis authentiques (qui abandonnent définitivement le judaïsme), 2) des marranes ou crypto-juifs (qui continuent de pratiquer leur culte en secret), 3) des émigrés qui se contentent de s'installer dans des régions d'Espagne qui ne sont pas encore intégrées au royaume (la Navarre par exemple) et 4) des émigrés qui optent pour d'autres pays d'Europe ou pour des territoires de l'Empire ottoman (où on les accueille à bras ouverts). Dans la deuxième et troisième de ces catégories, le judaïsme espagnol continue d'exister, malgré la menace de l'Inquisition (qui tue infiniment moins de juifs que d'opposants politiques, de soi-disant hérétiques et de prétendus sorciers ou sorcières). Pour ce qui est de l'importance relative de chacune des catégories, il est difficile de se mettre d'accord. Comme il se doit, le lobby gonfle le chiffre des expulsés (en mélangeant parfois juifs et musulmans) ou passe sous silence ceux qui sont revenus quelque temps après être partis.

N'en déplaise aux sionistes, l'expulsion des Juifs espagnols n'est comparable ni aux crimes nazis, ni aux atrocités de la colonisation espagnole. Elle n'est même pas comparable aux nettoyages ethniques et aux massacres israéliens en Palestine. Les Juifs d'Espagne avaient le choix : ceux qui le voulaient pouvaient rendre le décret de 1492 inopérant ou le tourner à leur profit ; ils sont très nombreux à l'avoir fait. (Même chose d'ailleurs au Portugal, à partir de 1496-97. "Expulsés" là aussi, les Juifs n'en jouent pas moins un rôle très important au Brésil, à tel point qu'au 17ème siècle, dans le Nouveau Monde, le mot Portugais est souvent synonyme de Juif, comme le fait remarquer Seymour Liebman, cité plus haut.)

On ne peut pas attendre des inconditionnels du lobby qu'ils abordent de façon sereine un tel sujet. Sur la page "Expulsion des Juifs" de Wikipédia figure une longue liste de pays "antisémites" d'où ces pauvres gens ont été chassé au cours des âges - toujours sans le moindre motif, évidemment, si ce n'est la judéophobie éternelle. Comme dit le musicien juif antisioniste Gilad Atzmon : "D'un point de vue juif, l'histoire commence toujours là où l'on détecte les premiers signes de souffrance juive... Dans le discours historique et politique juif, il n'y a aucune place pour la causalité. Des notions comme 'avant' ou 'après' n'existent pas. Le discours tribal juif fait toujours débuter le récit à ces premiers signes de souffrance..."  Quand le même scénario se répète des douzaines de fois de la même manière, dans les endroits les plus divers et avec des coupables toujours changeants, mais avec une seule et même victime, c'est que quelque chose cloche dans ce scénario...


Indices et témoignages

Abraham Léon, dans son ouvrage mentionné plus haut, écrit : "Ce sont des financiers juifs, les frères Ravia, qui ont permis aux rois castillans de finir heureusement la guerre contre les Maures. D'autres banquiers juifs ont soutenu les rois espagnols dans leur lutte contre la noblesse." (page 87)  Dans ces conditions, il est peu probable que le décret de l'Alhambra ait été appliqué de façon trop stricte.

Sur son site My Jewish Learning, l'historien juif américain Howard Sachar voit dans l'expédition de Christophe Colomb une entreprise juive. Il estime que, malgré les apparences, le décret d'expulsion a fortement favorisé l'éclosion de nouvelles communautés juives un peu partout dans le monde, en particulier en Amérique. En dépit de l'interdiction, les marranes s'installent dès le début dans les régions qui bordent le golfe du Mexique et la mer des Antilles. Quelque temps plus tard, on en dénombre 2.000 au Mexique et au Guatemala et autant au Pérou. Tous ces gens exercent en gros les mêmes métiers qu'en Espagne. Certains exploitent des mines d'argent, d'autres font le commerce des pierres précieuses ou "jouent un rôle à la fois traditionnel et décisif dans le domaine de l'import-export, y compris dans le commerce des esclaves. Dans l'ensemble, la position des marranes est aussi primordiale dans le Nouveau Monde qu'elle l'est en Espagne, au Portugal ou aux Pays-Bas."

Libby White, directrice de plusieurs bibliothèques religieuses juives à Baltimore (Maryland), signale dans un essai sur les Juifs du Mexique colonial "à l'ombre de l'Inquisition", que les communautés juives clandestines fleurissent en Nouvelle-Espagne aux 16ème et 17ème siècles. Lorsque Hernán Cortés débarque à Veracruz, il a à ses côtés (sans le savoir ?) "le tout premier Juif" de l'histoire du Mexique, Hernando Alonso (condamné plus tard par l'Inquisition). Le conquistador marrane Luis de Carvajal devient gouverneur du Nouveau-León (nord-est du Mexique) où il protège et favorise les crypto-juifs. Parfois, comme entre 1604 et 1642, les marranes soudoient les autorités et peuvent pratiquer librement leur religion (mais il y a des retours de bâton). Il existe trois synagogues "secrètes" à Mexico et d'autres à Guadalajara, Zacatecas, Puebla, Veracruz, Campeche et dans le Yucatán. Les familles crypto-juives ont entre 5 et 8 enfants, auxquels on cache qu'ils sont juifs jusqu'à ce qu'ils aient atteint l'âge de 13 ans. On encourage un enfant par famille à faire carrière dans l'Eglise catholique en guise de "couverture" et pour profiter des avantages qui en découlent.

Edward Kritzler, historien et auteur juif américain, a écrit en 2008 un livre sur les Pirates juifs des Caraïbes. On y apprend que la Jamaïque, colonie espagnole pendant près de deux siècles, est dès le départ une terre d'accueil pour les "réfugiés" juifs qui peuvent y célébrer librement leur culte. Ou encore que vers 1625, le pirate Moïse Cohen Henriques, en compagnie d'un amiral hollandais de la Compagnie des Indes Occidentales, attaque et pille les vaisseaux espagnols au large de Cuba. (S'il avait vécu quatre siècles plus tard, il aurait pillé des navires turcs au large de Chypre et massacré les passagers.)  Kritzler dévoile aussi, non sans fierté, que le pirate Jean Lafitte (né vers 1780 près de Bordeaux) était d'origine juive. Autres pirates juifs : Yaakov Koriel, David Abrabanel, Subatol Deul, Yaakov Mashiach. La tombe de ce dernier, au cimetière juif de Bridgetown à la Barbade, porte un crâne et des os croisés.


Différences régionales

L'esclavage des Noirs dans les colonies espagnoles touche surtout les îles des Antilles, où la culture de la canne à sucre constitue la première ressource. Les Indiens, relativement peu nombreux, y sont vite exterminés et doivent être remplacés par des Africains. Il existe encore aujourd'hui une forte population noire dans cette région (Cuba, Jamaïque, etc.). Sur le continent la situation est sensiblement différente, sauf peut-être au Venezuela*. Les Espagnols s'intéressent moins à l'agriculture qu'aux richesses minières (mythe d'Eldorado). L'existence d'une main-d'œuvre indienne plus nombreuse sinon plus "résistante", rend un peu moins nécessaire l'importation massive d'esclaves noirs. Mais le trafic existe, comme le montre l'article de Ricardo Escobar Quevedo (voir un peu plus bas - Nouvelle-Grenade).

* Dans cette province qui fait face aux Antilles, on a besoin de nombreux bras pour les plantations de cacao. Aujourd'hui, on estime que les descendants d'esclaves africains représentent 9 % de la population vénézuélienne.

L'Espagne n'a pas les capacités nécessaires pour subvenir elle-même aux "besoins" en esclaves noirs de ses colonies. Elle va donc "sous-traiter la traite" à des négriers d'autres pays contre paiement d'une redevance assortie d'un monopole. Cette forme de concession, appelée asiento, est accordée d'abord aux Portugais, puis aux Hollandais, plus tard aux Français et aux Anglais. Mais là aussi, derrière chacune de ces nationalités peut s'en cacher une autre - ce qui nous ramène à notre sujet. C'est ainsi que des Juifs "expulsés" d'Espagne et émigrés vers d'autres pays européens, se retrouvent peu après, eux ou leurs descendants, mêlés à la traite des Noirs. Compte tenu de l'épée de Damoclès de l'Inquisition, toujours plus ou moins présente en Amérique espagnole, il est plus pratique et plus sûr pour un négrier juif de se faire passer pour un négociant étranger.

En ce qui concerne le nombre d'esclaves dans les colonies espagnoles, Edward Gaylord Bourne, dans son livre Spain in America (1962), donne les chiffres suivants pour la période autour de 1800 : 6.000 esclaves noirs au Mexique, 40.000 au Pérou, 220.000 au Venezuela, 260.000 à Cuba (et 340.000 à la Jamaïque, entre-temps colonie anglaise).


Nouvelle-Grenade et Pérou

Les nouveaux-chrétiens et le commerce des esclaves (format .doc)  par Ricardo Escobar Quevedo, sur le site www.esclavages.cnrs.  "Nouveaux-chrétiens" est bien entendu un euphémisme pour "juifs marranes".

L'auteur évoque d'abord le rôle des marchands judéo-portugais, trafiquants d'esclaves de Guinée qu'ils vont vendre à Madère, au Cap-Vert et au Brésil. La plupart des Portugais impliqués dans la traite jusqu'en 1700 sont des "nouveaux-chrétiens". Parmi eux, Luis de Carvajal, négrier judéo-hispano-portugais, futur gouverneur au Mexique (voir un peu plus haut). Jusqu'en 1640, les Portugais (surtout crypto-juifs) sont les maîtres absolus du trafic avec l'Amérique espagnole, lequel s'effectue via Carthagène des Indes (Cartagena - Colombie actuelle), Veracruz (Mexique) et Buenos Aires (Argentine). De Cartagena, les esclaves noirs sont revendus au Pérou : "Les liens commerciaux entre les groupements marranes de ces deux territoires sont extrêmement imbriqués, doublés en général par des liens de parenté, et rendus plus intimes encore par la pratique secrète du judaïsme."

Entre 1630 et 1635, le "judaïsant" Juan Rodríguez Mesa, riche négrier de Cartagena, est à la tête d'un réseau commercial très ramifié qui va de l'Angola (colonie portugaise d'Afrique où se trouve son frère) jusqu'au Pérou (où il a de nombreux cousins). "Bien que les fortunes de Rodríguez Mesa et de ses cousins se situent parmi les plus importantes de Carthagène et de Lima, celles des 'conversos' [marranes] installés à Séville, Lisbonne et Madrid, qui accaparent alors le gros du commerce depuis les confins de l'Amérique jusqu'à Goa [Inde], sont démesurées."

Et les crypto-juifs les plus riches de l'Amérique espagnole "sont actionnaires de la Compagnie des Indes Occidentales, le fer de lance militaire et commercial des Pays-Bas contre les intérêts espagnols" (mondialisation antinationale avec près de quatre siècles d'avance).


Cuba

La Jewish Encyclopedia, déjà citée plus haut, n'aborde pas de face la question de l'esclavagisme juif à Cuba, mais il est intéressant de lire cet ouvrage entre les lignes. Le gros des informations qui y figure sur les juifs cubains provient... des dossiers de l'Inquisition, ce qui contribue automatiquement à classer ce groupe religieux dans la catégorie des victimes et des martyrs. Ainsi, par exemple, en 1613, Francisco Gomez de León (de La Havane) doit avouer sa judaïté sous la menace de la torture et se voit confisquer sa fortune (150.000 pesos - aujourd'hui mille fois plus en dollars). Plus tard Antonio Mendez, Luis Rodrigues, Blas de Paz Pinto, Juan Rodrigues Mesa, Francisco Rodriguez de Solis et quelques autres marranes parmi les plus riches de Cuba, ont eux aussi plus ou moins d'ennuis avec l'Eglise catholique.

D'où vient cette richesse amassée par les crypto-juifs ?  Mystère.... N'allez surtout pas croire, bande d'antisémites, que c'est la culture de la canne à sucre (avec ses immenses besoins en main-d'œuvre africaine) qui en constitue le point de départ. D'abord, les juifs espagnols de Cuba sont innocents, puisque ce sont des Portugais qui détiennent le monopole de l'asiento. D'accord, ces "Portugais" sont juifs, eux aussi, mais qu'importe... Quel mal y a-t-il à se partager le travail : les uns introduisent les esclaves noirs dans le pays, les autres se contentent d'en assurer la vente à l'intérieur de l'île. C'est du commerce, rien de plus...

Un leitmotiv de l'époque : le judaïsme est interdit... mais il continue de se développer allègrement. Les juifs sont poursuivis, chassés, spoliés... mais en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ils sont "de retour" et aussi riches qu'avant. Ce petit jeu se produit et se reproduit à Cuba (et pas seulement là) des dizaines et des dizaines de fois. Quelque chose ne va pas dans ce narratif ?... Mais non, mais non...

Quoi qu'il en soit, la Jewish Encyclopedia admet que "les juifs de Cuba ont entretenu des relations commerciales amicales avec les boucaniers", c'est-à-dire avec les pirates étrangers qui infestaient les Caraïbes et vivaient du pillage des ports et des vaisseaux espagnols. (La réalité est pire : les juifs n'ont pas seulement pratiqué cette forme de "commerce amical", ils ont eux-mêmes été des pirates - voir plus haut).

A la fin du 18ème siècle, la révolte des esclaves de Saint-Domingue (Haïti - voir plus bas) a un effet inattendu. Dans La société esclavagiste cubaine et la révolution haïtienne, Ada Ferrer écrit : "L'un des effets les plus immédiats de la révolution fut l'importation d'un nombre toujours plus élevé d'esclaves en provenance d'Afrique pour travailler dans les plantations de canne à sucre qui faisaient de Cuba la plus rentable des colonies espagnoles. La révolution haïtienne eut donc deux effets apparemment contraires : elle incarna la liberté et le pouvoir des Noirs, tout en entraînant une augmentation massive de l'esclavage."  En 1817, le nombre d'esclaves à Cuba avait grimpé à 340.000.

Etant donné qu'après 1763 (retour des Espagnols à La Havane après une courte occupation anglaise), les juifs étaient fortement impliqués dans le commerce de l'île*, il serait naïf de penser qu'ils négligeaient le domaine le plus lucratif de ce commerce : celui des esclaves.

* Selon la Jewish Encyclopedia, le commerce du tabac, du sucre et d'autres marchandises florissait entre Cuba et les négociants juifs de New York, Newport, la Jamaïque, Curaçao, Londres, Amsterdam et Hambourg.


(Soit dit en passant, si l'influence juive à Cuba a toujours été importante, elle l'est aujourd'hui plus que jamais. Sur le rôle des Juifs sionistes à Cuba, voir  Le lobby ratisse large.)



Ces quelques détails donnent une petite idée de la situation, mais une enquête complète reste encore à faire sur le rôle exact des esclavagistes juifs (connus, secrets ou semi-clandestins) dans l'ensemble des colonies espagnoles.  A suivre...



L'esclavage dans les colonies françaises d'Amérique, le Code noir et Dieudonné


Les colonies

La France ne commence à s'intéresser à l'Amérique que bien après l'Espagne et le Portugal. Les premières expéditions françaises sont dirigées vers le nord du continent : 1534 (Jacques Cartier : Gaspé, le Saint-Laurent, le site de Montréal), 1600 (Tadoussac), 1605 (Port-Royal, l'Acadie), 1608 (Champlain : Québec). Un siècle plus tard, la Nouvelle-France couvre une bonne partie du Canada actuel. Tous ces territoires seront définitivement abandonnés à l'Angleterre entre 1713 et 1763* (à l'exception de Saint-Pierre et Miquelon, au sud de Terre-Neuve, que l'on "oubliera"). Les Anglais, eux, établissent leurs premières colonies d'Amérique du Nord en 1607 (Virginie) et en 1620 (Plymouth, Massachusetts) - carte 1, carte 2.

* En 1763, après avoir perdu la Guerre de Sept Ans, Louis XV a le choix : renoncer au Canada ou renoncer aux Antilles. Il préfère renoncer à "ces quelques arpents de neige". En fait, il s'agit de plusieurs centaines de millions d'arpents (un arpent correspond à 0,34 ha ; 300 arpents = 1km2).

Aussi longtemps que la Nouvelle-France existe, aucun colon juif ne vient s'y installer. Les premiers d'entre eux n'arrivent qu'avec les conquérants anglais (1713 en Acadie, 1759 au Québec).

Dans les régions tropicales du Nouveau Monde, la France manifeste sa présence à partir du début du 17ème siècle : Guyane* (1604), Saint-Domingue (1627), Martinique et Guadeloupe (1635), Saint-Barthélemy et Saint-Martin (1648), Louisiane (1682). Plusieurs autres îles des Petites Antilles sont françaises par intermittence aux 17ème et 18ème siècles (Saint-Christophe, Niévès, la Dominique, Sainte-Lucie, Saint-Vincent, la Grenade, Tobago) - carte 1, carte 2.

* La Guyane fait alors partie de la France équinoxiale qui comprend également la colonie de Saint-Louis (aujourd'hui : São Luís, capitale de l'Etat du Maranhão, dans le nord-est du Brésil).

Saint-Domingue obtiendra son indépendance en 1804. La Nouvelle-Orléans et la Louisiane accueilleront, après 1755, une grande partie des Acadiens chassés de leur colonie du Nord par les Anglais. En 1803, Bonaparte (encore Premier consul) vendra cette même Louisiane aux Etats-Unis pour 15 millions de dollars.*

* A l'époque, la Louisiane française s'étend jusqu'à l'actuelle frontière canadienne. Les Américains la morcelleront en une douzaine de nouveaux Etats - carte.

A combien correspondent aujourd'hui 15 millions de dollars de 1803 ? Difficile à évaluer. Selon le critère retenu pour la comparaison, le résultat varie considérablement (300 millions actuels si l'on prend les prix de détail, près d'un milliard si l'on prend le prix de l'or, entre quatre et huit milliards si l'on prend les salaires ou le revenu national par habitant, plusieurs centaines de milliards si l'on prend le prix des terres, etc.). Pour simplifier, disons que le "juste milieu" se situe autour de 15 milliards de dollars 2009 - une bouchée de pain, l'équivalent de ce qu'une banque de Wall Street brûle en un trimestre, ou encore une semaine de dépenses militaires américaines.

Pour 15 millions de dollars, les Etats-Unis obtiennent à la fois la souveraineté sur le territoire (ce qui n'a pas de prix) et la propriété de 2 millions de km2 de domaine d'Etat (7,5 cents/ha) qu'ils vont revendre avec profit. Avec ces 15 millions de dollars (80 millions de francs-or), Napoléon Bonaparte, qui se proclamera empereur l'année suivante, financera ses campagnes militaires européennes de 1805-1807 - pas vraiment une affaire, côté français...  Il faut dire, cependant, que si la Louisiane n'avait pas été vendue, les Américains auraient tenté de la prendre de force, et la France aurait été bien incapable de mener deux guerres à la fois, en Europe et en Amérique.

Pour avoir les mains libres en Europe, Bonaparte sacrifie les colonies américaines à problème  : il accorde, contraint et forcé, l'indépendance à Saint-Domingue et monnaye la Louisiane avant qu'il ne soit trop tard. En Guadeloupe/Martinique, où les rapports de force sont tout à fait différents, il donne carte blanche aux négriers après avoir rétabli l'esclavage que la Révolution avait supprimé (voir plus bas).



L'esclavage

Dans les colonies françaises du Canada, il n'y a pour ainsi dire pas d'esclaves noirs. D'une part, parce qu'ils n'auraient sans doute pas survécu au climat ; d'autre part, parce que le mode de production agricole ne s'y prête pas (la richesse vient surtout du commerce des fourrures). Les relations avec la population autochtone sont sans doute moins brutales que dans les colonies espagnoles (pour se procurer les fourrures, il faut s'entendre avec les Hurons), mais le nombre d'Amérindiens diminue également après l'arrivée des Blancs. (Il est vrai que les colons français, en Amérique du Nord, n'ont jamais "fait le poids" face aux Anglais. A la fin du régime français, en 1763, on n'en dénombrait que 80.000* pour plus de 1.500.000 colons britanniques.)

* Au Canada, noyés dans un monde anglophone et abandonnés à leur sort par une "mère patrie" indifférente, les colons français et leurs descendants n'ont pu conserver leur langue et leur culture que grâce au "ciment" de l'Eglise catholique - pour une fois que cette institution a joué un rôle positif...

Aux Antilles, le tableau est tout à fait différent. Au cours des premières années, avec la bénédiction de l'Eglise, on extermine la population caraïbe, "gênante et hostile". On n'a pas besoin d'elle pour cultiver la terre car on se contente de petites exploitations ; la culture du tabac nécessite assez peu de main-d'œuvre. La situation change en 1645, avec l'arrivée de colons juifs venus du Brésil, qui établissent les premières grandes plantations de canne à sucre et ouvrent les premières sucreries (par exemple Benjamin Da Costa, en Martinique, et la famille Gradis - David, Benjamin et Moïse - qui possède de vastes plantations tant à la Martinique qu'à Saint-Domingue). Wikipédia écrit, à propos du financement des sucreries martiniquaises, que "les capitaux sont fournis par les marchands des différents ports de France", mais néglige bien entendu de signaler que beaucoup de ces marchands sont juifs.

A partir de là, l'importation d'esclaves va prendre son essor, car la culture de la canne à sucre et la fabrication des mélasses demandent beaucoup de bras. On s'approvisionne en esclaves, "d'abord chez les marchands hollandais, puis chez les marchands français" (Wikipédia - même remarque que précédemment). Appuyée par l'Etat, la traite régulière s'organise avec la création de la Compagnie du Sénégal. L'île de Gorée, au large de Dakar, devient un immense entrepôt (camp de concentration) d'esclaves - un des trois sommets du triangle commercial de la honte, les deux autres étant constitués par les Antilles et les ports français de l'Ouest (Nantes, La Rochelle, Bordeaux).


Le Code noir

Le Code noir, élaboré par Colbert, le ministre à tout faire de Louis XIV, et promulgué en 1685, deux ans après la mort de son auteur, codifie tout ce qui a trait à l'esclavage dans les colonies (où les Noirs sont entre-temps plus nombreux que les Blancs).

Ce texte, qui ne sera abrogé qu'en 1848, légalise les châtiments corporels (jusqu'alors "illégaux" mais courants) ; il prévoit la peine de mort pour l'esclave qui aura frappé son maître, qui aura "volé un cheval, un mulet, un bœuf ou une vache", ou qui aura tenté de s'évader pour la troisième fois. (A la première tentative, le fugitif "aura les oreilles coupées et sera marqué d'une fleur de lys sur l'épaule" ; à la deuxième tentative, il "aura le jarret coupé et sera marqué d'une fleur de lys sur l'autre épaule".) Sont également punis les attroupements ou assemblées d'esclaves (peine de mort en cas de récidive fréquente).

Le Code noir stipule aussi que les enfants d'une esclave deviennent eux-mêmes automatiquement esclaves (contrairement à l'usage en vigueur jusqu'alors). Cette mesure est considérée par certains comme particulièrement "humaine" car elle limite l'importation de nouveaux esclaves et les souffrances qui en résultent - elle est surtout très avantageuse pour les propriétaires.

Les esclaves sont des "bien meubles". Ils peuvent être saisis par décision de justice si leur maître a des dettes ou se trouve en faillite ("en déconfiture"). A la mort du maître, ils "se partagent également entre les cohéritiers".

Ce qui est toujours mis en avant, à propos du Code noir, c'est la part belle qu'on y fait aux catholiques français, "en bannissant les armateurs étrangers, juifs ou protestants d'un commerce lucratif" (Wikipédia). Il n'y a pourtant rien d'étonnant à cela, puisque la même année Louis XIV révoque l'Edit de Nantes de 1598, par lequel Henri IV avait accordé la liberté religieuse et politique aux protestants.

En ce qui concerne les Juifs, les sionistes y voient une mesure antisémite et discriminatoire. Mais ils s'empressent de préciser que jamais aucun Juif n'a été mêlé à ces histoires d'esclavage. Mieux encore, le Code noir serait la preuve écrite que les Juifs n'ont pas pu participer à la traite et à l'exploitation des colonies, puisqu'il est dit en toutes lettres que la chose leur est interdite. Admirable logique...  En fait, évidemment, si les Juifs n'avaient pas été dans le coup, il n'aurait pas été nécessaire de les écarter, de les "chasser de nos Isles".

Le texte du Code noir


Un négrier juif parmi d'autres : Isaac Mendès, ancêtre de Pierre Mendès-France, homme politique des années 1950. Sur son blog, le petit-fils de PMF minimise les faits : Isaac Mendès, à son retour en France, en 1775, n'avait que deux esclaves. Pas de quoi fouetter un chat, en somme, et encore moins "un nègre". Et puis d'abord, la vraie victime c'est lui, Isaac, à qui ces méchants zantisémites ont fait un procès au 18ème siècle, à cause de sa judéité. Et voilà qu'ils recommencent deux siècles et demi plus tard.

Le problème, c'est que ce brave Isaac, Juif portugais de Bordeaux, était allé faire fortune dans la canne à sucre à Saint-Domingue (colonie française), où il avait certainement plus de deux esclaves. Combien exactement ?  20 ?  200 ?  2.000 ?...  Curieux, n'est-ce pas, puisque le Roi-Soleil l'avait chassé de ses Isles en 1685...  Et comment se fait-il qu'il ait pu rentrer avec deux de ses esclaves (après avoir vendu les autres) alors que l'esclavage était interdit en France métropolitaine ?  Bizarre, bizarre...

Bien entendu, personne n'est responsable de ses ancêtres - à condition toutefois de ne pas prendre leur défense quand ils sont indéfendables. La meilleure tactique en pareil cas, même si ce n'est pas très honnête : jouir de la fortune amassée par les générations précédentes et fermer sa gueule. Pour un sioniste fier de sa chutzpah, c'est trop en demander.


La Révolution française, les esclaves noirs et les Juifs

1789 n'apporte aux colonies ni la liberté, ni l'égalité, ni la fraternité*. Il faut attendre février 1794 (pluviôse de l'an II) pour que l'esclavage soit supprimé par la Convention, où dominent les Montagnards de Robespierre. Mais cette mesure n'est pratiquement pas appliquée, les planteurs préférant se placer sous la "protection" anglaise**. Un commissaire de la Révolution, Victor Hugues, débarque en Guadeloupe, chasse les Anglais, libère les esclaves et fait rouler quelques têtes d'esclavagistes. (Deux siècles plus tard, on parle encore de cette "terreur", histoire de faire oublier la vraie terreur de l'esclavage.) Après la chute de Robespierre (9 thermidor II - 27 juillet 1794), le décret d'abolition tombe dans l'oubli, et Bonaparte l'annule officiellement en mai 1802.*** La suppression définitive de l'esclavage n'a lieu qu'en 1848, grâce à Victor Schoelcher. Il y a alors 160.000 esclaves noirs aux Antilles françaises.

A Saint-Domingue, sous la conduite de Toussaint-Louverture, les esclaves se libèrent eux-mêmes après une longue guerre menée contre leurs maîtres français, lesquels sont aidés, là aussi, par l'Angleterre (et par l'Espagne)**. Il y aura plusieurs dizaines de milliers de morts. Toussaint-Louverture sera fait prisonnier, déporté et assassiné, mais le pays finira par obtenir son indépendance en 1804 (République d'Haïti). Premier Etat au monde gouverné par d'anciens esclaves noirs, Haïti aura beaucoup de mal à s'imposer à l'extérieur. Les Etats-Unis, puissance esclavagiste jusqu'à la Guerre de Sécession, ne reconnaîtront le pays qu'en 1863. La reconnaissance par la France (Charles X) se fera en 1825, mais à des conditions proprement incroyables : la République d'Haïti devra verser à la France, pour "dédommager les anciens colons", une somme de 150 millions de francs-or (le double de ce que Bonaparte avait exigé des Américains pour leur céder la Louisiane vingt ans plus tôt). Dès le départ, cette "dette" honteuse et illégitime imposée à Haïti maintiendra le pays dans la misère. Elle ne sera totalement "remboursée" qu'en 1947 ; en tout, l'équivalent de 17 milliards d'euros aura été versé à la France à titre de rançon pour la libération des esclaves. Le président Aristide demandera en 2004 la restitution de cette somme... et sera aussitôt renversé.

La banque Rothschild - quelle surprise - figure dès 1825 parmi les trois banques françaises chargées de placer l'emprunt haïtien - à des conditions très avantageuses pour les banquiers, cela va de soi (20 % de commission). Ainsi, selon une procédure qui fera ses preuves, les vampires de la finance prennent le relais des esclavagistes. Et dans l'un comme dans l'autre groupe, l'élément juif occupe une place de choix.

* La Révolution américaine de 1776 (l'Indépendance des 13 colonies anglaises) n'avait pas non plus libéré les 500.000 esclaves noirs.

** Comme toujours, au cours de l'histoire, les classes dominantes françaises (aristocratie, grande bourgeoisie) n'ont jamais hésité à trahir leur pays chaque fois que leurs privilèges étaient menacés. Autres exemples : dès 1789, une bonne partie de la noblesse se réfugie à Coblence et collabore avec l'étranger, tandis que Louis XVI complote avec l'Autriche ; en 1871, la réaction versaillaise s'allie avec les Prussiens contre la Commune de Paris ; en 1936, la droite et le patronat lancent le slogan "Plutôt Hitler que le Front populaire" et sombrent quatre ans plus tard dans la collaboration pure et simple. Et aujourd'hui, même sans aucune menace, c'est à qui vendra le plus vite la France aux vautours de Bruxelles, de Washington et de Tel Aviv.

*** On sait que Joséphine de Beauharnais, première épouse de Napoléon Bonaparte (de 1796 à 1809), était issue d'une riche famille de colons blancs créoles de la Martinique. Selon Wikipédia, "ils exploitaient une plantation de canne à sucre sur laquelle travaillaient plus de cent cinquante esclaves africains". Il est évident que le Corse ne voulait pas sacrifier le "gagne-pain" de sa belle-famille.


A propos des Dumas, père et fils  par Claude Ribbe : "La France a martyrisé Haïti pendant quatre siècles."  (Esclavage, pillage, racisme, négation des mérites d'un grand général, diffamation d'un célèbre romancier...)



Le général Alexandre Dumas, père de l'auteur des Trois Mousquetaires,
né esclave à Saint-Domingue, héros de la Révolution française, méprisé par la France.

Régis Debray et Haïti  également par Claude Ribbe - sur le rôle peu ragoûtant d'un prétendu "compagnon de lutte" de Che Guevara : Debray, collaborateur des services secrets français et américains, promoteur des thèses néga-sionistes minimisant l'esclavage transatlantique, co-initiateur de la campagne anti-Dieudonné, saboteur de la commémoration du bicentenaire de l'indépendance haïtienne, activement mêlé au putsch franco-américain de 2004 contre le président Aristide.


Si la Révolution française n'a pas vraiment libéré les esclaves noirs, elle a en revanche accordé les droits civiques aux Juifs en septembre 1791. Comme le signale l'ouvrage Histoire et dictionnaire de la Révolution française de J. Tulard, J.-F. Fayard et A. Fierro, il y a alors en France deux communautés juives très différentes. D'une part, près de 5.000 riches séfarades (Juifs espagnols ou portugais) installés depuis le début du 16ème siècle dans la région de Bordeaux et très bien intégrés à la grande bourgeoisie locale ; la famille Gradis, déjà mentionnée plus haut, en est l'élément le plus puissant. D'autre part, environ 30.000 Juifs ashkhénazes (allemands) de langue yiddish, beaucoup plus modestes et pas du tout assimilés, vivant surtout en Alsace, province devenue française un siècle plus tôt.* La question de l'égalité des droits (et surtout du droit de vote) ne se posant pas en termes égalitaires mais "censitaires" (les citoyens ne payant pas d'impôts ou trop peu d'impôts ne votent pas), seuls les riches séfarades du sud-ouest deviennent citoyens à part entière, et ce dès janvier 1790 (en fait, même avant, puisqu'ils peuvent déjà participer aux élections de mars 1789 pour les Etats Généraux).

* Il existe également une petite minorité juive de 2.000 personnes dans la région d'Avignon (Comtat Venaissin). Cette enclave appartenant depuis le 14ème siècle aux Etats de l'Eglise ne sera rattachée à la France qu'après septembre 1791 et deviendra en 1793 le département du Vaucluse. A l'exception de quelques familles bourgeoises aisées, les Juifs comtadins sont assez pauvres.

Selon les auteurs du livre, "les Juifs eurent beaucoup à souffrir des persécutions jacobines" et "accueillirent avec soulagement la chute de Robespierre" ainsi que le Directoire, "période d'épanouissement de la communauté juive". Tulard-Fayard-Fierro ne précisent pas à quelle communauté juive ils font allusion. Gageons qu'il s'agit de celle de Bordeaux, celle des esclavagistes, celle pour qui presque tous les régimes furent une période d'épanouissement, à commencer par l'ancien. Victor Hugues fit-il couper quelques-unes de ces têtes en Guadeloupe ?...

Quoi qu'il en soit, nous avons là une piste qui, si elle était suivie, permettrait peut-être de savoir quelles grandes familles juives françaises, enrichies par des siècles d'esclavage, vivent aujourd'hui encore des fruits de ce commerce honteux (tout en se présentant comme des victimes).  Il faudrait voir notamment du côté de la famille Raba, "grande famille juive bordelaise, venue de Bragance au Portugal" (lit-on dans un article de 2007 publié sur le site du CRIF), laquelle famille a "fait fortune dans le commerce et le transport maritime" (comme le signale pudiquement un autre site consacré au vignoble du Château Larcis Ducasse, Saint-Emilion). Ou encore du côté des descendants d'Abraham Furtado qui s'installa à Bayonne, puis à Bordeaux et "se voua au commerce en grand, particulièrement aux spéculations maritimes, en s'y distinguant par sa délicatesse" (sic - lu sur le site Judaïques Cultures). Les Furtado sont liés à d'autres grandes familles juives de Bordeaux : les Lopez Dubec, les Solar, les Avidgor, les Rodrigues.


Enfin M'bala vint...

Pendant des siècles, personne en France n'avait jamais entendu parler du Code noir, à l'exception des descendants d'esclaves - et encore, ce n'est pas sûr, car ce genre de choses ne s'enseignait pas à l'école (bonjour les Gaulois).

Il a fallu que les Antillais se fassent remarquer (dans les stades notamment) pour qu'on daigne se pencher sur une question vieille de plus de trois siècles. Vers 2000-2002, Dieudonné, qui ne compte pas d'esclaves parmi ses ancêtres (il a des racines camerounaises et bretonnes), a fait scandale en prenant cette affaire à bras-le-corps et en annonçant son intention de réaliser un film sur le Code noir. Horreur !...  Les communautaristes victimaires professionnels se sont mis à trembler pour leurs privilèges, redoutant la fin prochaine de leur monopole exclusif.

Mais le pire pour ces gens-là, c'est que Dieudonné, dans son film, ne voulait pas seulement dénoncer la traite des Noirs et les innombrables souffrances qu'elle a générées. Il se proposait également d'aborder sans aucune compromission le côté le plus tabou de cet épisode nauséabond de l'histoire européenne. On imagine la catastrophe pour ceux que Dieudonné a qualifiés, en 2004, de "négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et l'action terroriste".

Après que le lobby inexistant lui ait mis beaucoup de bâtons dans les roues (harcèlement continuel, politique, médiatique, financier, judiciaire et même physique), Dieudonné a dû repousser la réalisation de son projet en attendant des temps meilleurs*.

* Le Centre national de la cinématographie, que Dieudonné avait sollicité, a refusé de soutenir le projet. Le CNC est lui aussi dominé par le lobby.




L'abolition de l'esclavage

Source (clip de Canal+ du 22 septembre 2010)


22 septembre 1862 - Abraham Lincoln, président des Etats-Unis, va prendre une décision historique. Nous sommes une minute avant l'abolition de l'esclavage :

Le maître : Esclave, je t'affranchis, tu es un homme libre.
L'esclave : Merci... Mais quoi, ça veut dire que je ne ramasserai plus le coton ?
Le maître : Eh bien, voilà, c'est terminé. Finis les lumbagos.
L'esclave : C'est génial... Et je ferai plus le ménage non plus ?
Le maître : Ben non, c'est fini, ça aussi.
L'esclave : C'est super ça... Et je brosserai plus les chevaux ?
Le maître : Mais tu es libre, je te dis.
L'esclave : Oh, merci. Merci du fond du cœur, merci.
Le maître : Qu'est-ce que vous allez faire maintenant ?
L'esclave : Ben, dormir un peu. Je suis épuisé, moi. On se reverra de toute façon, j'habite à côté.
Le maître : Ah non, désolé, mais vous pouvez pas rester ici.
L'esclave : Quoi ?... Mais pourquoi ?
Le maître : Ben, parce que quand on est un homme libre, on s'achète une maison et on vit pas chez son voisin. On s'assume.
L'esclave : Comment je peux me payer une maison ?... J'ai pas d'argent.
Le maître : Vous avez pas mis deux, trois sous de côté quand vous étiez chez moi ?
L'esclave : Ben, c'est-à-dire que j'ai pas vu une pièce de monnaie depuis que je suis arrivé d'Afrique.
Le maître : Ah, vous avez tout claqué, c'est ça ?... Flambeur, va... Bon, je vais pas vous laisser tomber. Qu'est-ce que vous savez faire ? Vous savez ramasser le coton ?
L'esclave : Oui.
Le maître : Et le ménage et les chevaux, c'est dans vos cordes ?
L'esclave : Aussi, oui.
Le maître : Ah ben, écoutez, c'est incroyable, j'ai une place qui vient de se libérer. Si vous voulez, elle est à vous.
L'esclave : Euh... merci.
Le maître : Ah, mais ça me fait plaisir.
L'esclave : Et comment on fait pour le salaire ?
Le maître : Un dollar par mois, ça vous va ?
L'esclave : Mais c'est de l'esclavage !...
Le maître : Impossible, il vient d'être aboli.

Le second épisode de ce sketch réaliste reste à écrire : celui où le marchand juif vient aider l'esclave affranchi en lui avançant à un taux modéré - pas plus de 30 % l'an - les quelques dollars qui lui permettront d'acquérir de modestes biens de consommation... que le marchand se fera un plaisir de lui vendre - à un prix plus élevé qu'ailleurs, mais c'est normal puisque personne d'autre ne ferait crédit à un "nègre", même libre.

Bien entendu, les "privilégiés" parmi les anciens esclaves, ceux qui ont vraiment reçu 40 acres et une mule (voir plus haut), sont plus intéressants encore pour les Lehman, Seligman et autres Warburg. On leur consentira des prêts plus substantiels pour leur permettre d'investir dans leur terre, qui sera hypothéquée pour garantir le remboursement. Comme beaucoup de ces affranchis ne seront pas en mesure de rembourser (tous les banquiers du Sud vous diront que les "nègres" et l'argent, ça fait deux), alors on pourra récupérer les terres et les revendre avec un confortable bénéfice. Les Shylock new-yorkais du 21ème siècle n'ont rien inventé ; ils font en gros la même chose que leurs ancêtres de Géorgie ou de Louisiane, mais à la puissance 10.





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