29 MAI 2005 :

LA FRANCE A DIT
NON

Malgré un incroyable battage médiatique en faveur du "oui",
55 % des Français ont compris que cette "constitution" européenne aurait été
le cancer secret de notre démocratie
(comme dit Étienne Chouard, professeur de droit).

55 % des Français ont dit NON à l'abandon complet et définitif de la souveraineté nationale,
NON à une Europe ultra-capitaliste, antisociale, belliqueuse, rétrograde et anglophone.

La France a dit NON à un président, à un gouvernement et à un parlement qui ne la représentent pas.



MERCI LA FRANCE



ET TROIS JOURS PLUS TARD, CE SONT LES
PAYS-BAS
QUI DISENT
NEE
- à 62 % -

DANK U NEDERLAND


Consternation à Bruxelles :
on ne comprend pas
le NON des Hollandais




Peu avant le 29 mai, Valéry Giscard d'Estaing commentait ainsi le projet de constitution :



2007 : deux ans et demi après le référendum, le texte rejeté revient de force, sans consultation populaire cette fois. C'est le soi-disant mini-traité de Lisbonne.  Lire ici une interview d'Étienne Chouard.

Unique exception, l'Irlande soumet le texte "simplifié" au suffrage de ses citoyens. Et le 12 juin 2008, trois ans après les Français et les Hollandais,

53 % des Irlandais disent

NIL

MERCI L'IRLANDE


"Le vote du peuple irlandais revêt une signification profonde : les peuples refusent de se laisser dissoudre dans une Europe à la fois technocratique et antisociale."
(Jean-Pierre Chevènement, gauche souverainiste)

"Les Irlandais aujourd'hui, comme les Français et les Néerlandais en 2005, ne sont pas hostiles à l'Europe, mais rejettent une Union supranationale, bureaucratique et inefficace. Les peuples veulent tout simplement une Europe qui les respecte et qui les protège, une Europe démocratique, indépendante, au service du progrès social."
(Nicolas Dupont-Aignan, droite souverainiste)


Pendant la campagne référendaire, le premier ministre irlandais Brian Cowen avait déclaré à ses concitoyens sceptiques : "C'est vrai que ce texte est long et compliqué. Ne vous inquiétez pas, moi non plus je n'ai pas tout compris. D'ailleurs, je n'ai pas tout lu. Mais je suis convaincu que le nouveau traité est bon pour l'Irlande."

Con vaincu, ça oui, on peut dire qu'il l'est...


Quelques jours avant le rejet irlandais, l'UE avait fait un beau cadeau aux Européens : la semaine de travail de 65 heures - un retour en arrière de 150 ans.



Épilogue :

Fin 2009, tout est "bien" qui finit "bien". On a fait revoter les Irlandais pour leur faire dire le contraire de ce qu'ils voulaient. Les parlements français et néerlandais ont annulé et inversé le vote des citoyens. Les derniers hésitants (comme le président tchèque) ont été réduits au silence.

Le traité de Lisbonne peut entrer en vigueur. D'un bout à l'autre de l'UE, la démocratie et la souveraineté sont mortes et enterrées. En France, pour détourner l'attention, le clown de l'Elysée, ridicule marionnette à la solde de l'étranger, lance un débat stérile sur "l'identité nationale" - une chose qui n'existe plus maintenant que les seules "valeurs" admises sont celles de l'axe Washington-Bruxelles-Tel Aviv.




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