11 septembre 2001, la farce cachée et le drame occulté.

Janvier 2006


Tous les personnages sont réels sauf Jack, fils présumé de John O’Neill, père de deux enfants.

Par ordre d’apparition: Jack O’Neill. Une française du nom de Jeanne. John O’Neill, agent du FBI. L’agent zéro zéro zéro. L’ambassadrice américaine au Yémen Barbara Bodine. Dick Cheney, vice-président des Etats-Unis. Une brute anonyme au pouvoir. (Et éventuellement Mel Gibson).


Scène d’introduction. Présentation de farces et attrapes.


2008. Salon du modèle réduit, Porte de Versailles. Un homme se tient derrière un stand. Il porte des lunettes noires et est coiffé d’un entonnoir. Il anime la galerie au moyen d’objets quelques peu incongrus. Il parle français avec un léger accent américain. Son nom est Jack O’Neill.


Bonjour, God bless you, et God bless les Human Rights en France !

Venez voir ces jouets venus d’une autre Amérique ! C’est la société Jimmy Walter qui les fabrique. Connaissez-vous Jimmy Walter ? C’est un bien pauvre millionnaire.

Il a fait le fier à bras. Les attentats des tours, il y croyait pas.

Depuis, il est tombé bien bas. Exilé aux Pays-Bas !”


Jack joue avec un goldorak en plastique coiffé d’un turban. Il s’adresse à l’assistance :


Connaissez-vous ce specimen unique au monde ? C’est un goldoarabe. Comme le goldorak, le goldoarabe a des fulguro-poings. Comme ça, il peut enfoncer les cabines de pilotage d’avions de ligne américains, normalement fermées à clef depuis les années soixante. Vous allez voir, cela marche du premier coup !”.


Il lance le fulguro-poing contre une porte derrière lui. La porte s’effondre avec un bruit du tonnerre, suscitant l’étonnement unanime de l’auditoire.


- et voyez, le fulguro-poing est récupérable ! Il n’a pas subi la moindre égratignure ! Car il est fait du même matériau que le passeport de Satam Al-Suqami retrouvé en bas du World Trade Center. Et ce n’est pas tout ! Le fulguro-poing permet de tenir tête à des dizaines de passagers… [Il dirige le fulguro-poing vers le public… cris…] et aussi de manipuler le transpondeur d’un avion, de façon à le rendre invisible aux tours de contrôle des aéroports !


Un homme barbu et crépu de l’assistance demande :


- mais, est-ce que le goldoarabe peut rendre un avion invisible aux militaires ?


- normalement non. Mais le 11/9 cela a été possible. Pourquoi ? La faute aux petits-gros. Les petits-gros, vous connaissez pas ? Bah c’est une race d’extra-terrestres qui a envahi les Etats-Unis. Ils passent leur temps à se gaver de glaces et d’aspartame en jouant aux jeux vidéos. Y en a plein partout à l’armée ! Et vous saviez-pas ? L’aspartame, c’est Donald Rumsfeld qui l’a distribué ! Il trouvait que les petits gros faisaient de l’hyperventilation intellectuelle ! Trop intelligents, ça allait plus ! Fallait qu’ils obéissent ! Voilà, vous ne pensez plus ! Résultat, c’est vrai qu’ils ont mis le temps de réagir. T’en as plusieurs qui jouaient aux jeux vidéos le 11 septembre, et puis, toc, on les appelle : “Mayday Mayday ! y a un détournement, faut aller jouer ailleurs !” Là les gars y disent : “attends, c’est pour de vrai ou c’est un exercice ce qu’y me dit ! Je parie qu’il déconne, parce que je suis en train de niquer son porte-avion !”. Alors le petit-gros, y continue de jouer, tu voies. Sur son écran on jouait à un exercice. Et puis on le rappelle : “Mayday, Mayday, ou plutôt, Maïté, Maïté, tu dors ou quoi ! Non parce que y a un vrai détournement !” …

Ah ouais, non c’était le bordel ! Même Rumsfeld, il y croyait pas. Bah, il est sorti du Pentagone. On l’a vu transporter les brancards. Il a pas dû comprendre, ou il était en rendez-vous galant ! Eh, à soixante-neuf ans transporter des brancards ! Il devait se sentir un nouvel homme après avoir pris une grosse comme un soudard. Ou il s’est dit, faut quand même que j’aille aider les petits-gros !


Ah, mais voilà que l’heure de la tombola approche ! A gagner : un circuit touristique de trois jours à New York. Euh, en fait, juste pour visiter le mémorial du World Trade Center. Oui, je sais, c’est court ! Mais c’est comme ça depuis le 11 septembre. C’est le FBI qui veut ça. Y a pas mieux. Trois jours, c’est le maximum qui a été donné aux meilleurs ingénieurs des Etats-Unis venus enquêter dans les ruines. D’aillleurs ils l’ont dit : ça leur a fait un “circuit touristique” !


Attention, la roue tourne ! le 7 ! Alors, qui a le 7 ? Bravo, tu as gagné une magnifique et splendide bougie ! Et en plus elle a la forme de la tour n°7 du Centre du Commerce Mondial. Lis bien la notice. C’est une bougie qui brûle à petits feux pendant sept heures et qui, d’un seul coup, s’effondre sur elle-même. Parce que c’est une replique de la tour n°7. Je connais pas le secret de fabrication, mais elle contiendrait, comme dans la tour, “un certain type de carburant non identifié”.


Attention, la roue tourne encore ! Le 911 ! Le 911, c’est le numéro d’urgence aux Etats-Unis. C’est facile à retenir, c’est 119 à l’envers. Alors qui a gagné ? Ah, la maman du petit ! Voilà ce que vous avez gagné : un téléphone portable jetable !


La dame actionne le téléphone et entend :


Vous êtes à bord d’un vol d’United Airlines ; nous sommes le 11 septembre 2001 ; nous vous remercions d’avoir acheté ce téléphone jetable ; ce sera la dernière communication de votre forfait ; étant donné l’altitude où vous êtes, et la vitesse à laquelle vou vous déplacez, cette communication ne peut aboutir ; vous ne pouvez joindre personne, vous pouvez donc jeter votre téléphone portable jetable ; il ne vous sera d’aucune utilité ; cependant, si vous avez le dernier cri du téléphone par satellite, cela pourrait aider le pilote qui n’a pas pu envoyer de SOS ; il semble que dans le cadre d’un wargame grandeur nature, une poignée de conspirateurs a pris les commandes de votre avion à distance. Nos ingénieurs ont décelé une tentative de détournement électronique de type ARIES, FANS ou Global Hawk, je répète; ARIES, FANS, ou Global Hawk. Tût… Tût…”


Jack parle à la maman.


Alors, cela vous plaît ? Ah cela me fait plaisir ! Vous en avez gagné des cadeaux ! Et la petite sœur ? Elle a rien eu ? Bon, tiens, je t’offre ces deux peluches ! Moi c’est Jack, et vous ?

- Jeanne !

- Ravi, Jeanne. Je pourrais vous montrer un petit numéro avec les peluches plus tard. Prenons un café !


Jack, Jeanne, et les deux enfants sont assis autour d’une table, et Jack commence à raconter la vie de son père.

Papa était le genre de chien de chasse que rien n’arrêtait. Il était aux basques de Ben Laden au Yémen en l’an 2000.”


Acte I

Histoire de l’héroïque John O’Neill, agent du FBI oublié du grand public.


Scène 1. A la poursuite de Ben Laden.


Novembre 2000, Yémen, explosion du navire USS Cole. John O’Neill, agent du FBI, est sur place pour traquer Oussama Ben Laden, l’ennemi public numéro un.


- Agent zéro zéro zéro, je viens d’apprendre qu’un navire américain a été explosé. Quel est le résultat de l’enquête ?

- Tout le monde soupçonne Al Qaïda. Mais ils ne nous ont pas envoyé de cassettes du crime qui nous permettrait de vérifier la revendication. Nous pensons que l’agent d’Al Qaïda chargé de filmer la scène s’est endormi.

- Ah ! Ah! Depuis quand ils mangent trop de muffins sucrés chez Al Qaïda ? Je repars à New York, tâchez de faire du mieux que vous le pouvez”.



Scène 2. Mise à l’écart.


Après avoir passé du temps avec sa famille et son fils Jack, John O’Neill reprend contact avec l’ambassadrice des Etats-Unis au Yémen, Barbara Bodine.


- Bonjour, je voulais me renseigner au sujet de mon visa pour le Yémen.

- Oui, oui oui. Nous avons contacté vos supérieurs. Vous avez fait du bon travail. Vous avez vu les choses de près. C’est pourquoi on vous accorde le droit de rester aux Etats-Unis. Vous serez affecté à d’autres fonctions. Qu’en pensez-vous ?

- C’est-à-dire que… j’aurais voulu mener ma mission à son terme. Mais reconnaissez que vous n’avez pas facilité les choses. C’est bien la première fois qu’on m’interdisait à moi et à mes hommes de porter des armes. Je sais me tenir. Mes supérieurs louent mes qualités de diplomate. Ce n’est qu’entre collègues et à propos du fonctionnement du FBI que je n’enrobe pas les choses de sucre. Je ne comprend pas ce qui a provoqué votre décision. J’aimerais en savoir plus. Et où en est l’enquête sur place sur les allées et venues des deux associés de Ben Laden ?

- Rassurez-vous, votre successeur vient d’arriver et tâchera de resserrer la surveillance.

- Mais, où vais-je être affecté ?

-A un poste plus élevé. Pas d’inquiétude à avoir. Bonne journée.”


Retour à la conversation entre Jack et la jeune maman:


Ça a été un sacré coup dur pour mon père. Un poste plus élevé… Ça oui, on l’a nommé au World Trade Center… Mais il valait mieux que ça. Il était le meilleur spécialiste d’Al Qaïda au FBI. Depuis peu les choses n’allaient pas bien pour lui. On lui avait refusé une promotion. Le nouveau directeur du FBI depuis juin 2001, Thomas Pickard, avait fait sournoisement circuler des histoires de négligence. Il aurait laissé disparaître une mallette de documents dans sa voiture. Aurait utilisé une voiture de fonction pour amener sa maîtresse dans une planque du FBI. Suite à un simple procès médiatique, papa fut poussé à la démission. On lui offrit une reconversion dans le privé. Deux semaines avant le 11 septembre, Jérôme Hauer, de Kroll Associates (la “CIA” de Wall Street), lui proposa de diriger la sécurité du complexe du World Trade Center.”


Jack joue maintenant avec la fille de Jeanne et les deux peluches, Daisy et Donald Duck. La fille prend la peluche de Daisy:

- dis Donald, quand c’est qu’on va arrêter le terrorisme ?

- le terrorisme, très bientôt, mon caneton !

- et quand est-ce qu’on va arrêter Ben Laden ?

- bientôt, très bientôt, c’est sûr !

- mais, et, euh, quand est-ce qu’on va arrêter Al Qaïda ?

- très très très bientôt, mon canard, parole de Donald Rumsfeld.

- ah, tu es Donald Rumsfeld ? Et tu as fini par trouver des coupables à Guantanamo et Abu Ghraib ?

- pas encore, mais, parole de Rumsfeld, on en trouvera dès que tu auras des dents !!”




Acte II

Dans le secret des dieux


Scène 1. Discussions géostratégiques.


Février 2001. Cabinet de Dick Cheney, vice-président. Cheney est à son bureau, la tête appuyée sur son stylo, l’air grave. Il attend de la visite.

Chers Messieurs, la situation est préoccupante. Je peux témoigner que les industries de pointe de notre pays pourraient faire plus de profit. Selon vous, Mr. Perle, l’industrie de l’armement n’est pas au beau fixe. A vous croire M. Matthew Simmons et Mme Condoleezza Rice, il n’y aurait plus beaucoup de réserves de pétrole en Arabie Séoudite. Selon vous, Mr Eberhart, la militarisation de l’espace n’est plus une priorité. Monsieur Rumsfeld, comme vous l’avez écrit dans un rapport remis le 11 janvier 2001 c’est à se demander s’il ne faudra pas un nouveau Pearl Harbor, un Pearl Harbor spatial pour que l’administration et le Congrès se décident à débloquer des crédits pour le budget de la Défense . Le Congrès ne juge pas pour le moment nécessaire l’installation de bases armées permanentes en Asie Centrale, comme préconisées par Zbigniew Brzezinski. Or le contrôle de cette région ainsi que du Moyen-Orient serait la clef de notre succès économique pour les décennies à venir. Tentons pour l’heure d’intensifier nos rapports avec le Pakistan. Il conviendrait d’inviter prochainement les services secrets pakistanais de manière à pouvoir imposer nos conditions aux taliban. L’opposition afghane dirigée par le commandant Massoud devrait être neutralisée. Je tâcherai d’étudier toutes ces questions et d’y trouver des remèdes sans trop casser d’oeufs.”


Scène 2. Réflexions d’une brute.


La discussion a été entendue ou enregistrée par un intrigant vendu aux intérêts du capitalisme agressif qui commente ainsi la situation au milieu d’autres personnes :


Alleluia, dit-on dans ces cas-là ! De nombreux décideurs américains convergent pour qu’une nouvelle guerre soit menée, particulièrement du côté où il y a du pétrole. Cette croyance selon laquelle le pétrole va bientôt s’épuiser doit être entretenue. Une guerre de division qui pourrirait serait très profitable à nos intérêts. Les esprits sont mûrs. Bien conservés depuis longtemps dans le sirop conservateur. La suspicion vis-à-vis des Arabes est suffisamment grande depuis que des attentats sont attribués à Oussama Ben Laden. Cependant, le président Bush et le Congrès ne sont pas les plus pressés à voter des crédits pour des interventions armées. Un coup de pied dans la fourmilière et c’est le branle-bas de combat. Bush l’influençable repartirait comme en 1990. Dominique, vous allez engager quelques mercenaires qui joueront le rôle de suspects arabes près d’écoles de pilotage. Il n’y aura qu’à voler des passeports, se teindre les cheveux, et faire un peu les marioles en bagnole ou les frimeurs dans les bars pour que des gens s’en souviennent. Nous, on se chargera de faire exploser des avions le jour où devront avoir lieu des exercices, et de désigner les suspects. Les suspects ce sera vous, ou plutôt ceux dont vous vous serez faits les doublures. Les militaires de haut rang et les fonctionnaires du FBI tenteront plus ou moins bien de redorer leur blason, mais ils finiront par trouver de bonnes excuses à leur échec. : déroulement d’exercices, identités volées et arrivées clandestines des suspects.



Acte III

La journée du 11 septembre


Matin fatidique. John est à son poste de responsable de la sécurité du WTC. Son fils se souvient :


Le 11 septembre, papa était en plein New York. Il nous a téléphoné, maman et moi. Son bureau du 34e étage se situait dans la tour Nord, en proie aux flammes. Il nous a dit qu’il avait la situation bien en main. L’agent du FBI Wesley Wong était avec lui. C’est la dernière personne à qui il a parlé. Pour une raison inconnue, il décida de pénétrer dans la tour Sud, également en feu. C’est la première tour à s’être effondrée. C’est comme çà qu’il a disparu. C’était la panique. Des policiers et des gens de l’armée partout. Même quelques jours après, la tension était vive. Et la censure visible. Des journalistes qui photographiaient les ruines ont eu leurs bobines confisquées. J’avais pénétré à l’intérieur du hall de la tour Nord. C’était comme si des explosions avaient eu lieu. Ou alors le feu dû au crash était descendu par les ascenseurs. Les dégâts d’avant effondrement ont été filmés par les frères Naudet. Cette équipe de Français a été convoquée le soir pour montrer leur vidéo. On la leur rendit plus tard.”


Il y eut tellement de morts d’un coup. Mon père... Le commandant Massoud quelques jours avant... Et toute cette avalanche médiatique de commentaires plus imprécis les uns que les autres. A ce propos, mon père avait dit : “les journalistes sont des petits soldats. Leurs mots mitraillent sans faire de détail. Et leurs caméras enflamment les esprits. Les taliban, qui voulaient interdire caméras et télévisions, l’ont bien compris. Ils se méfiaient tellement des caméras qu’ils pensaient qu’elles pourraient leur sauter à la gueule. C’est comme çà que meurt le héros d’un roman d’espionnage américain que je viens de finir”. Le commandant Massoud aurait aussi dû se méfier. Mais il ne lisait pas les romans d’espionnage américains. On ne l’aimait pas aux States : pour sûr, il ne parlait pas l’américain ! Son refus de parler et de lire l’américain l’aura conduit à sa perte !”



Acte IV

Guerres de vengeance


Je me suis enrôlé pour combattre en Afghanistan. Là-bas, j’ai pu méditer des notes laissées par mon père : “Seule une traque policière des plus discrètes permettra d’arrêter Ben Laden. On ne peut commettre à nouveau l’erreur du bombardement d’une usine au Soudan.” Cette erreur on l’aura répétée maintes et maintes fois. En Irak. Ce ne fut que la libération du mépris, de l’appât du gain et du racisme. Les prédateurs qui avaient juré la perte de mon père étaient dorénavant récompensés. Barbara Bodine, l’ancienne ambassadrice au Yémen qui avait fait barrage à son enquête, était devenue maire ou gouverneur de Baghdad en avril 2003, juste après l’invasion. Joe Albaugh, qui avait plus ou moins couvert l’histoire officielle du 11 septembre à la tête de la FEMA, et avait précédemment dirigé la campagne électorale de Bush dirigeait désormais une agence délivrant des contrats aux firmes américaines en recherche de profits dans la recontruction de l’Irak. Ce Joe organisait de royaux festins. ”


Acte V

L’empire se délite



Scène 1. Amorces d’un Monde meilleur.


Au fil des jours, Jack et Jeanne entendent des informations télévisées sur une chaîne locale publique payée par les téléspectateurs :


L’administration Bush-Cheney a menti et manipulé l’opinion. Une poignée de démocrates et une branche des républicains, soutenus par des manifestations monstres réclament la démission de l’ensemble de l’administration et de la direction de la CIA et du FBI en place depuis les années Clinton. ”


Aux présidentielles de 2008, Arnold Schwarzenegger s’est retiré de la course. Ses problèmes articulaires l’ont rendu alcoolique, violent dépressif. Bush fait face à Mel Gibson, ex-acteur transfiguré selon lui-même en prophète de la paix, de la solidarité, et de la fraternité”.


Le regard calme et haut, Gibson veut désiller les yeux de l’Amérique profonde :


nous avons été victimes d’affreuses manigances. Mais le temps de la justice est venu. La roue a tourné pour les lobbyistes carnassiers et les marchands ventripotents, qui, jusqu’alors, souillaient impunément les couloirs de la Maison Blanche et du Sénat de leurs renvois d’estomac””.


Retour des infos :


Sur le front irakien, Paul Wolfowitz, l’adjoint de Donald Rumsfeld à la “Défense”, en tournée exceptionnelle aux côtés de Perle, Tenet et Libby ont été victimes d’une attaque ciblée. Wolfowitz avait échappé une première fois à un attentat, mais, ce coup-ci, les résistants irakiens auraient été informés par des artificiers américains dissidents. Une enquête est en cours. Mais en attendant, un vide de pouvoir a entraîné un coup d’Etat à Washington. En tête de ces militaires, le général Myers, en colère contre la faction traître néo-conservatrice”.


Après une révolution de velours, des élections se déroulent dans un climat démocratique, sans machines à voter électroniques et sous l’observation de casques-bleus-citoyens venus du monde entier. Des réparations sont demandées au titre des sommes extorquées et du sang versé. Pour autant, les passions sont, pour une fois dans la vie politique américaine, mises de côté. C’est le réalisateur de la Passion du Christ qui y tenait le plus”.


Une commission vérité est chargée de faire la lumière sur les manoeuvres du milieu politique à l’encontre des sphères du renseignement, et sur certaines disparitions troublantes (John O‘Neill, Paul Wellstone, etc.). L’animateur de cette commission est Hutton Gibson, le père de Mel, connu pour être un incrédule de la théorie impliquant des terroristes arabes le 11 septembre. Il remplit sa tâche telle la patience incarnée, d’une main impartiale et le sourcil capable de se soulever. Au termes de débats éclairant ponctués d’avis d’experts non tiraillés par leurs conflits d’intérêt, un jury a reconnu Georges W. Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld, Condoleeza Rice, Colin Powell, et Paul Wolfowitz, coupables, oui coupables, de corruption monumentale et de trahison suprême pour avoir menti en voulant couvrir les événements du 11 septembre et en lançant les Etats-Unis dans la guerre”.


Commentaires de Jack O’Neill :


C’est curieux comme on en retire l’impression que c’était une belle brochette de cinglés arrivistes et irresponsables. Bien content de voir ces affreux jojos derrière des barreaux. Je suis allé les voir l’autre jour, à Guantanamo. C’est autorisé pour les familles de victimes du 11 septembre, les GI venus des quartiers pauvres en fauteuils roulant, et les secouristes du Pentagone malades d’avoir respiré de l’uranium appauvri . Fallait les voir les Cheney et compagnie. Les tenues orange leur vont bien. Maintenant on dirait des perroquets plutôt que des faucons. Ou alors des faucons mouillés. D’ailleurs, j’ai vu Rumsfeld faire dans son froc”.