IRAN

- La prochaine guerre -




Bête noire des Etats voyous     Fuite en avant     Comment l'Iran réagit-il à la menace ?     Pétrole

La guerre a-t-elle déjà commencé ?    Elections 2005    Mise en condition    Le danger se précise     Surréalisme

Elections 2009 : Washington et Tel Aviv essaient d'inverser le résultat

Détournement du cargo Arctic Sea par le Mossad en août 2009 : un nouveau 11 septembre raté ?

Attaque imminente ?     En persan, contre-révolution se dit révolu-sion     Exercices

Fin 2011 : cette fois, c'est la bonne ?    Drone espion américain    Marche ou crève    Boycotteurs boycottés

Février 2012 : Qui va enseigner la démocratie aux Iraniens ?    Le Mossad fait des heures sup

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L'Iran et la Russie     Compte à rebours     Al-Manar pour tout savoir sur l'Iran

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Capitulation iranienne ?     Novembre 2016 : Donald Trump fait renaître l'espoir à Tel Aviv

Chronologie 1900-2006



L'Iran


La bête noire des Etats voyous

Après la "victoire" américaine contre l'Irak de Saddam Hussein, l'Iran demeure - avec la Syrie - le seul obstacle à la réalisation des ambitions impériales des néo-cons au Moyent-Orient. Début 2005, l'Américain Scott Ritter, ancien inspecteur en désarmement de l'ONU et démolisseur éminent du mythe de la "menace irakienne", pense que l'agression contre Téhéran pourrait avoir lieu dès le mois de juin.

Le principal prétexte invoqué pour lancer cette nouvelle guerre ne diffère pas tellement de celui utilisé dans le cas de l'Irak : Téhéran serait sur le point de maîtriser la fabrication d'armes atomiques.* Bien que l'hypothèse soit hautement improbable, l'argument passe mieux, semble-t-il, auprès de l'opinion publique internationale que dans le cas de Bagdad, car l'Iran veut effectivement se doter d'une industrie nucléaire à usage civil et dispose déjà des ressources nécessaires (réacteur de Bushehr - le nom est en soi une provocation).

* Deux autres prétextes : 1) le refus de reconnaître l'Etat d'Israël ; 2) le soutien apporté par l'Iran au Hezbollah libanais, lui aussi bête noire des sionistes - voir notre page sur le Liban et la Syrie.

La pression sur Téhéran est d'autant plus grande que les alliés européens des USA (Grande-Bretagne, France et Allemagne) sont dès le départ impliqués dans cette affaire et qu'ils ont été en quelque sorte chargés par Washington de "négocier" avec le gouvernement iranien, c'est-à-dire d'amener celui-ci à renoncer à toute ambition nucléaire, qu'elle soit civile ou militaire. En cas de refus d'obtempérer de la part du régime islamique, les trois "intermédiaires" européens seraient presque automatiquement conduits à se joindre à la nouvelle agression.

L'Etat voyou de Tel Aviv, qui dispose lui-même d'un arsenal de plus de 500 ogives nucléaires, joue comme toujours le rôle de la "pauvre victime" et presse l'Etat voyou américain, qu'il domine de l'intérieur, de donner son feu vert pour le déclenchement de l'attaque. Les divergences - si divergences il y a - entre les deux gangs terroristes de l'axe israélicain portent sur la forme que revêtira cette attaque. Les gangsters de l'Etat juif sont disposés à lancer eux-mêmes des bombardements aériens contre l'Iran, mais attendent de leur "partenaire" US qu'il "finisse le travail" en occupant le pays.

Lire ici : Planned US-Israeli Attack on Iran par le professeur canadien Michel Chossudovsky (1er mai 2005).

Voir également cet article du pacifiste israélien Uri Avnery du 19 février 2005:
Rottweiler on a leash - The US wants to "set Israel loose" to attack Iran
(La question est de savoir qui tient qui en laisse.)

Moyen-Orient, Caucase, Asie centrale -
guerres, pétrole et encerclement de l'Iran :


 

L'Iran en 2005 : pièce maîtresse de la stratégie de conquête américano-israélienne
(Carte : Global Research)

Fuite en avant

Les likoudiens du Pentagone n'ignorent pas que la situation générale de l'appareil militaire américain ne se prête pas vraiment à une extension de la guerre globale qu'ils ont commencée en Afghanistan et en Irak. On manque de troupes, le moral est bas. L'adhésion de la population américaine à cette guerre qui n'est pas vraiment la sienne, n'est acquise que grâce à la désinformation des médias contrôlés par les sionistes.

La résistance opposée depuis plus de deux ans par les Irakiens n'était pas prévue au départ ; elle a considérablement retardé la réalisation de la suite du programme. Les néo-cons, qui sont tout ce que l'on voudra sauf de fins stratèges militaires, pensent que la fuite en avant est le meilleur moyen de sortir du bourbier. Plus l'idée est folle, et plus grandes sont les chances de succès, se disent-ils ; ce principe a souvent fonctionné dans l'histoire - plus que centenaire - du mouvement sioniste et de son Etat.

Mais comme il faut bien tenir compte de la réalité immédiate, et puisqu'une guerre terrestre de cette ampleur nécessite davantage de ressources humaines (chair à canon), il est évident qu'un rétablissement du service militaire obligatoire est en préparation. Et pour mieux en faire accepter l'idée, il sera indispensable d'accroître - et surtout de concrétiser - la "menace terroriste" qui pèse, paraît-il, sur les USA. Un nouvel auto-attentat comme celui du 11 septembre (ou pire) pourrait donc précéder ou accompagner les hostilités, afin que les Américains - et avec eux le reste du monde - comprennent enfin qu'une page est définitivement tournée.


Comment l'Iran réagit-il à la menace ?

Malgré des prises de position assez tranchées de la part de certains représentants du régime*, la volonté de résistance - ne parlons pas de dissuasion - semble assez limitée au pays des ayatollahs. Chacun sait que dans une guerre "classique", les voyous états-uniens (et leurs complices israéliens) ne feraient qu'une bouchée d'un adversaire de la taille de l'Iran. Sur ce plan-là, nul n'est en mesure de tenir tête à l'Empire (à l'exception de la Chine et de la Russie - à condition que ces pays en aient la volonté).

* Le ministre iranien de la Défense, l'amiral Ali Chamkhani, déclarait en août 2004 : "Nous ne resterons pas les bras croisés en attendant que les autres fassent de nous ce qu'ils veulent. Les frappes préventives ne sont pas un monopole américain".  Le général Mohammad Baqer Zolqadr, commandant des Gardiens de la Révolution, que certains "experts" considèrent comme le fer de lance du régime islamique (on a prétendu la même chose à propos de la fantomatique Garde Républicaine de Saddam Hussein), précisait de son côté : "Qu'Israël tire un seul missile contre la centrale nucléaire de Bushehr, et il peut oublier à jamais le centre nucléaire de Dimona, où il produit et garde ses armes atomiques".

Quelques missiles Shahab 3 d'une portée suffisante pour atteindre Israël, ne sont pas faits pour effrayer l'agresseur. Les destructions qu'ils pourraient causer seraient sans doute très limitées - s'ils ne sont pas interceptés avant. Depuis la guerre du Golfe de 1991, Israël a fait renforcer - aux frais du contribuable américain - son potentiel de défense antimissiles, tandis que la précision de tir des fusées iraniennes ne doit guère dépasser celle des Scuds irakiens d'il y a quatorze ans. Pour ce qui est des éventuelles charges nucléaires dont pourraient être équipés ces missiles, l'Etat juif sait parfaitement qu'elles n'existent pas et qu'elles n'existeront pas de si tôt. C'est d'ailleurs bien pour cette raison que la décision a été prise d'attaquer l'Iran. Ni Israël ni les Etats-Unis ne s'en prennent jamais à des adversaires "dignes" d'eux. Si Téhéran avait la capacité de se défendre efficacement dans un conflit conventionnel ou nucléaire, le pays serait à l'abri d'une agression. Mais précisément, ce n'est pas le cas.

Comme l'a montré et comme le montre encore l'Irak, l'atout militaire d'un petit pays - et l'Iran en est un malgré ses 70 millions d'habitants et ses 1.650.000 kilomètres carrés - réside avant tout dans son aptitude à organiser la lutte clandestine armée après une invasion étrangère.

Or les religieux iraniens, tout en continuant de prêcher le Djihad (personne ne sait au juste ce que cela veut dire concrètement), sont devenus assez pragmatiques depuis la fin de la guerre Iran-Irak (1988) et la mort du fondateur de leur Etat, l'ayatollah Khomeiny (1989). En d'autres temps et en d'autres lieux, on aurait dit qu'ils se sont embourgeoisés. Plus de vingt-cinq ans après la révolution islamique, la volonté de rompre tout à fait l'isolement avec l'Ouest et d'être enfin considéré comme un pays "normal" (en refusant toutefois de se laisser imposer les formes les plus crues de la décadence occidentale), est un facteur dont il faut tenir compte. Les forces politiques désireuses de trouver un compromis avec le monde globalisé sont présentes partout, y compris chez les mollahs. Ces gens-là auront-ils le courage de résister quand Bush les attaquera ? On peut en douter.

Si la République islamique avait voulu s'opposer - en actes et non en paroles - à l'agression anglo-américaine en Irak, elle l'aurait fait depuis longtemps. Comme la plupart des Iraniens, deux Irakiens sur trois sont chiites. Et pourtant Téhéran, qui influence largement la hiérarchie chiite du pays voisin, a toujours pris soin de laisser faire les envahisseurs. L'ayatollah "irakien" Sistani, qui est en fait de nationalité iranienne, ne prend jamais la défense de ses partisans lorsque ceux-ci s'insurgent contre l'occupant. Pendant le soulèvement de Nadjaf, en août 2004, Sistani est parti se faire soigner à Londres. Il a fait tout son possible pour empêcher que les milices de son "rival" l'imam Moqtada Sadr (l'armée du Mehdi) se joignent à la résistance patriotique animée par les anciens militaires et membres du parti Baas.

La seule explication au fait que, depuis 2003, le régime de Téhéran n'ait pas bougé le petit doigt pour venir en aide à ses "frères" irakiens, c'est qu'il existe un accord tacite entre les agresseurs et les dirigeants iraniens : n'intervenez pas en Irak et nous ne vous attaquerons pas (pas encore). Peut-on attendre de ces dirigeants qu'ils modifient leur conduite lorsque leur pays sera agressé ? Ont-ils prévu d'organiser la guérilla après l'invasion ? C'est possible, mais pas très vraisemblable, compte tenu de ce que nous savons. Mais il est vrai que nous ne savions rien non plus des préparatifs d'autodéfense de Saddam Hussein.

En cas d'occupation étrangère, les militaires iraniens peuvent-ils jouer un rôle comparable à celui de leurs homologues d'Irak ? Une résistance laïque est-elle concevable ?...  Aucun des "experts" autoproclamés qui s'expriment sur le "dossier iranien" n'est en mesure de répondre à ces questions - ils le feront a posteriori.


Pétrole

En 2003, l'Iran occupait la quatrième place mondiale à la fois dans la liste des pays producteurs (derrière l'Arabie Saoudite, les Etats-Unis et la Russie) et dans celle des pays exportateurs (après l'Arabie Saoudite, la Russie et la Norvège). L'Iran est membre de l'OPEP.

Le pays produit près de 4 millions de barils de brut par jour (1 baril = 159 litres = 0,148 tonne) et en exporte 2,5 millions (Arabie : 10 millions et 8,5 millions respectivement). Cela correspond à 1,5 milliard de barils produits par an et à 900 millions de barils exportés. A 65 dollars le baril en août 2005, on voit ce que cela représente. Et les pétroliers texans devraient renoncer à cette manne ?...

Ils le feront d'autant moins, eux et leurs complices, que la guerre leur servira de prétexte pour faire grimper les cours bien plus haut encore. On parle déjà de 100, 150, voire 200 dollars le baril. [La barre des 100 dollars sera franchie - sans guerre - en janvier 2008. En juillet 2008, on frôlera même les 150 dollars avant de retomber aux alentours de 50-60 dans les mois suivants. En février 2012, on repassera au-dessus de 100 dollars. Voir également plus bas : Les boycotteurs boycottés.]



par Tommy Thomdean (Indonésie)


Le problème de l'Iran, malgré sa richesse en pétrole brut, c'est que le pays ne dispose pas de grandes capacités de raffinage et qu'il est obligé d'importer du carburant ; il n'est pas rare que l'essence soit rationnée. Curieux paradoxe et dangereux point faible dans la perspective d'une guerre annoncée. On peut se demander pourquoi les responsables iraniens ne font rien pour y mettre fin.


La guerre a-t-elle déjà commencé ?

En juin 2005, l'Américain Scott Ritter (voir plus haut) pense que la guerre contre l'Iran a en fait déjà commencé, même si pour l'opinion publique, le premier coup de feu n'a pas encore été tiré. L'agression contre l'Irak avait, elle aussi, débuté bien avant les premiers bombardements du 20 mars 2003.

Violations de l'espace aérien de l'Iran, espionnage, opérations de commandos, actes de sabotage et attentats terroristes ont déjà lieu depuis quelque temps. La CIA utilise les "services" du groupe Mujahadeen el-Khalq (MEK), une organisation autrefois contrôlée par l'Irak de Saddam Hussein et récupérée entre-temps par les Etats-Unis.

D'autre part, l'Azerbaïdajan, ce pays voisin de l'Iran dont presque personne ne parle, est appelé à jouer un rôle de premier plan dans la guerre contre Téhéran. De nombreux Iraniens (un sur cinq, soit environ 14 millions de personnes) sont de langue ou culture azérie, alors que l'Azerbaïdjan proprement dit compte moins de 9 millions d'habitants. Il n'est donc pas étonnant que ce petit pays ait été choisi comme base arrière - d'autant qu'il rend déjà de sacrés services aux stratèges américains dans leur lutte contre la Russie (pétrole de la Caspienne).


Elections 2005

Le 17 juin, alors que des élections sont en cours en Iran (élections certainement plus démocratiques que les élections frauduleuses pratiquées aux USA depuis novembre 2000), le terroriste de la Maison Blanche, celui que les médias appellent "le président" (nom savant : texanopitecus barbarus) lance une nouvelle attaque verbale contre Téhéran (bien sûr, le texte n'est pas de lui mais de ses "conseillers" israélicains) : "L'Iran est gouverné par des hommes qui bafouent les libertés dans leur propre pays et sèment la terreur partout dans le monde. Le pouvoir est aux mains d'une petite minorité non élue, arrivée aux commandes grâce à un processus électoral qui viole les règles les plus élémentaires de la démocratie."

Remplacez "Iran" par "USA", et vous avez une définition qui s'applique mot pour mot à la junte Bush. Voilà sans aucun doute un des meilleurs exemples de chutzpah néo-conne de ces dernières années.

Le 24 juin 2005, second tour des présidentielles iraniennes. Mahmoud Ahmadinejad, le maire de Téhéran que les médias présentent comme un "ultra-conservateur", "populiste" et "islamiste", l'emporte avec 62 % des suffrages sur son concurrent Rafsandjani, milliardaire "modéré" et favori de l'Union européenne. De toute évidence, la menace extérieure a produit l'inverse de l'effet escompté ; la plupart des Iraniens voient dans l'opposant battu un profiteur et un cheval de Troie de l'Occident.

Bien entendu, les fraudeurs états-uniens dénoncent la "fraude électorale" iranienne. En leur for intérieur, cependant, ils doivent se réjouir ; avec Ahmadinejad à la présidence de l'Iran, l'Europe sera moins réticente à les suivre dans l'agression qui s'annonce.

La presse française, elle, parvient mal à cacher sa déception - un peu comme après le "non" au référendum du 29 mai. Un rédacteur de l'AFP va même jusqu'à écrire : "La communauté internationale a exprimé son anxiété."  Tiens donc, comment sait-il cela ?...  C'est bien simple, il a reçu un coup de fil le lendemain de l'élection :

- Allô ! C'est bien l'AFP ?
- Oui, bonjour, qui est là ?
- Bonjour, c'est la communauté internationale.
- Ah bon, j'attendais un appel de l'opinion publique, mais tant pis, va pour la communauté internationale.
- Oui, voilà, je vous téléphone au sujet d'Ahmadinejad.
- Ahma-quoi ?
- Ahmadinejad, vous savez, l'ultra-conservateur islamo-extrémiste qui vient d'être élu à Téhéran.
- Ah oui... et alors ?
- Ben, je voudrais exprimer mon anxiété.
- Votre anxiété ? Mais vous faites erreur, je ne suis pas psychanalyste.
- Je sais, vous êtes journaliste... Vous pourriez peut-être en parler.
- De votre anxiété ?... Bon, d'accord... mais c'est bien parce que c'est vous.
- Merci infiniment, la communauté internationale n'oubliera pas ce que vous faites pour elle...



Mise en condition de l'opinion publique internationale

Les auto-attentats terroristes de Londres du 7 juillet 2005 (56 morts, 700 blessés) pourraient constituer le prélude au déclenchement de l'agression annoncée contre l'Iran.

Tandis que le nouveau gouvernement de Téhéran revendique, à l'échelle mondiale, l'interdiction de toutes les armes de destruction massive, les attaques verbales des gangsters de l'axe Washington-Tel Aviv se multiplient et prennent un tour de plus en plus violent.

Si l'on en croit Philip Giraldi, un ancien de la CIA, "les Etats-Unis s'apprêtent à lancer des attaques aériennes massives contre l'Iran, utilisant à la fois des armes conventionnelles et des armes nucléaires tactiques" (The American Conservative du 1er août). Le plan américain, supervisé par le "vice-président" Dick Cheney, est conçu comme une riposte (sic) " pour le cas où les USA seraient victimes d'un attentat terroriste comparable à celui du 11 septembre". On peut en conclure que la Maison Blanche et le Pentagone préparent de nouvelles atrocités non seulement contre les civils iraniens mais aussi contre leur propre population.

60 ans après Hiroshima :

Le rêve israélo-américain est-il sur le point de se réaliser ?
(source : www.rense.com)

Un autre prétexte invoqué par les USA pour "justifier" par avance une future agression, c'est la volonté de l'Iran de poursuivre son programme nucléaire civil, un programme absolument légitime et légal* aux yeux de la loi internationale. Mais les Américains prétendent - contre toute évidence, et comme dans le cas de l'Irak - que Téhéran est sur le point de fabriquer des armes atomiques. L'Europe, hélas, les suit dans cette voie.

* Les activités nucléaires iraniennes sont parfaitement conformes au traité de non-prolifération de l'ONU et restent soumises à la surveillance de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). On aimerait pouvoir en dire autant des programmes américain et surtout israélien...  Malheureusement, comme Hans Blix en 2002-2003, les marionnettes des organisations internationales sont aux mains des ventriloques néo-cons. Tout ce qu'elles vont "déclarer" dans les prochaines semaines est donc déjà connu d'avance.

En octobre 2005, l'AIEA et son patron Mohamed El-Baradei reçoivent le Prix Nobel de la Paix - sans doute pour les remercier d'avoir joué le jeu dans l'affaire des imaginaires armes de destruction massive irakiennes et d'avoir fermé les yeux sur l'existence, bien réelle, de l'arsenal israélien. Avec cette récompense en poche, l'Arabe préféré de l'Axe Bush-Sharon (il est Egyptien) n'a plus aucune raison de ménager l'Iran.


Les accusations proférées contre Téhéran par les agresseurs de Washington varient pratiquement chaque jour. Pas étonnant, dans ces conditions, que le gouvernement iranien soit aussi déclaré "coupable" de fournir des engins explosifs de forte puissance aux insurgés irakiens, ce qui "expliquerait", paraît-il, que ceux-ci soient en mesure de détruire les véhicules blindés américains par douzaines. Comme si l'Iran, dont l'effet passif et modérateur vis-à-vis des chiites irakiens est bien connu (voir plus haut), encourageait la résistance patriotique (et laïque) du pays voisin.

Il semblerait, au contraire, que ce soient des terroristes à la solde des Britanniques qui sévissent en territoire iranien (attentats commis à Ahvaz, dans le sud-ouest du pays - six morts, plus de cent blessés).

Face à la concrétisation de la menace extérieure, l'Iran semble se rapprocher de l'autre victime en puissance, la Syrie. Il était temps...  On ignore cependant si la déclaration d'intention formulée à l'occasion de la visite du président syrien à Téhéran, début août, sera suivie de mesures pratiques.


Fin octobre 2005, une déclaration anti-israélienne d'Ahmadinejad déclenche une vague d'hystérie dans les milieux occidentaux inféodés au sionisme. Le président parle d'"une vague de spiritualité et d'éveil de l'Islam" qui finira par effacer "cette tache impure que représente Israël à côté du monde musulman" (source : l'agence de presse iranienne Irna). Ce qui donne dans nos médias : propos inacceptables, inquiétants et répugnants, antisémitisme, etc... Autrement dit : crime de lèse-Israël.

Le régime de Tel Aviv exige que l'Iran soit expulsé de l'ONU. Bonne idée, chassons des Nations Unies tous ces pays qui ont laissé passer les horribles résolutions condamnant la politique de l'Etat juif. L'ONU idéale ne devrait compter que quatre membres : les USA, Israël, la Micronésie et les Iles Marshall.

Tandis que les Iraniens (et pas seulement eux) rêvent d'un Monde sans sionisme (c'est l'intitulé de la conférence au cours de laquelle Ahmadinejad s'est exprimé), en France, les pressetitués du nouvel ordre mondial se mobilisent pour préparer l'opinion à la prochaine guerre d'agression.

Dans

du 28 octobre 2005,
l'adjudant-chef Plantu s'en donne à cœur joie :

Iran = nazis + extermination des Juifs
+ "programme nucléaire mystérieux et inquiétant"
(dixit le journal)

Tout comme l'AFP (voir un peu plus haut), l'organe central des intellectuels sharognards de France a des relations privilégiées avec "la communauté internationale" et nous révèle que celle-ci a "manifesté sa réprobation". (Pour contacter "la communauté internationale", quand on est scribouillard chez Colombani, il suffit de téléphoner au service des relations publiques de l'ambassade d'Israël - pour seulement 49,95 euros la minute.)

En 2015, comme il se doit, le quotidien en question viendra nous bassiner avec les "erreurs stratégiques" et les "mensonges présidentiels" ayant accompagné la nouvelle guerre. Une fois de plus, les journalistes manipulateurs d'opinion tenteront de nous faire croire qu'ils sont eux-mêmes les victimes d'une manipulation de la Maison Blanche.

En attendant, les champions de l'anti-antisémitisme récidivent en décembre 2005, sous prétexte qu'Ahmadinejad, dans un discours prononcé en Arabie Saoudite, a une nouvelle fois osé s'en prendre aux intouchables sionistes, proposant de transférer Israël en Allemagne ou en Autriche, pays responsables du génocide juif des années 40 : "Pourquoi les Palestiniens, qui ne sont nullement coupables de ce que vous appelez l'Holocauste, devraient-ils en subir les conséquences ?..." La caste politico-médiatique occidentale, qui s'offusque à l'idée qu'on puisse "aller si loin", trouve par contre tout à fait normal et naturel que l'Etat voyou de Tel Aviv menace l'Iran de destruction nucléaire.

Le 4 janvier 2006, le quotidien britannique The Guardian, qui passe généralement pour un journal sérieux, annonce que "l'Iran s'est procuré, en Europe et ailleurs, du matériel permettant de construire une bombe atomique". L'"information", qui émane soi-disant de "services secrets occidentaux", rappelle étrangement le mensonge du yellow cake nigérien, utilisé trois ans plus tôt par la clique Bush pour "justifier" la guerre contre Saddam. Il semblerait que l'agression contre Téhéran soit imminente.

Les "pacifistes" de Paris et de Berlin y participeront certainement, sauf nécessité tactique interne, comme pour l'Irak. Mais ce genre d'obstacle est assez peu probable cette fois ; les agresseurs ont mieux préparé leur coup. Quoi qu'il en soit, l'aide "passive" aux Etats voyous est déjà en marche. L'Allemagne, par exemple, fournit des passeports au Mossad, afin que ses agents puissent en toute tranquillité préparer l'attaque contre l'Iran sur le terrain. C'est le Kölner Stadt-Anzeiger, un journal de Cologne, qui annonce la nouvelle le 13 janvier, sur la base d'informations reçues d'un ancien du BND - voir l'article (en allemand).

Au mépris de toutes les lois et règles internationales, y compris celles régissant l'ONU et l'AIEA, le chef de cette organisation, Mohamed El-Baradei, larbin des sionistes et titulaire du Nobel de la "Paix", menace ouvertement l'Iran d'intervention militaire. La Russie et la Chine, qui auraient le pouvoir d'empêcher cette nouvelle catastrophe, préfèrent se taire - en attendant que vienne leur tour.

Le 14 janvier, Ahmadinejad déclare dans une conférence de presse : "Nous pensons que tous les pays ont le droit de se doter d'une technologie nucléaire." CNN remplace aussitôt le mot technologie par le mot armes. Et voilà, Téhéran a enfin "avoué"...  Le retour de bâton ne se fait pas attendre : désormais les faussaires d'Atlanta sont interdits de séjour en Iran - ce qui, bien entendu, constitue une "intolérable atteinte à la liberté de la presse"...

Peu après, à Ahvaz (sud-ouest), six personnes sont tuées et quinze blessées dans deux attentats terroristes. On voit que les "touristes allemands" ne perdent pas de temps.

Le 27 janvier, on célèbre la Journée de l'Holocauste - qui consiste en fait à rendre hommage aux 6 millions de victimes juives en passant sous silence les 30 millions de non-Juifs tués par les nazis. C'est une occasion de plus pour la caste politico-journalistique occidentale de se surpasser en tirades anti-iraniennes.

Quatre jours plus tard, le taré de la Maison Blanche déclare dans "son" discours sur l'état de l'Union : "Le monde ne peut pas permettre à l'Iran d'avoir des armes nuculaires" (sic).

Début février 2006, la provocation des caricatures danoises de Mahomet donne lieu à des protestations à Téhéran. Le régime iranien saute à pieds joints dans le piège, ce qui fournit de nouveaux "arguments" aux fauteurs de guerre de l'axe Washington-Tel Aviv et à leurs marionnettes. En Allemagne. la surenchère iranophobe prend un tour inattendu : Günther Beckstein, un plouc ringard qui exerce les fonctions de ministre de l'Intérieur de l'Etat libre de Bavière (sic), annonce une surveillance renforcée des supporters iraniens à l'occasion du Mondial de foot de juin 2006, tandis que Daniel "néo"-Cohn-Bendit, enragé sioniste franco-allemand "de gauche"**, revendique l'exclusion pure et simple de l'équipe iranienne - génial, on devrait la remplacer par le onze israélien, ça ferait moins antisémitique...*

* Petit succès pour Ducon-Bendit et ses acolytes, même s'ils n'ont pas réussi à exclure l'Iran de la Coupe du Monde : à la fin du match Ghana-République tchèque, remporté 2:0 par le Ghana, un footballeur ghanéen brandit le drapeau israélien pour fêter sa victoire. Comme le joueur en question évolue dans un club de Tel Aviv, il est probable qu'on a fait pression sur lui pour le pousser à cet acte débile : c'est ça ou ton contrat ne sera pas renouvelé... (A noter que la FIFA n'a pas réagi - qu'aurait-elle fait si un footballeur iranien avait déployé le drapeau palestinien ?...)

** On dit qu'il est "de gauche", parce que comme Jack Lang et François Hollande, c'est la main gauche qu'il utilise lorsqu'il se... - bon, passons avant que ça ne devienne trop technique...


En France, indépendamment de la main utilisée, la "classe" politique au grand complet (des trotskistes au FN, en passant par le PS, Sarkozy et la racaille du Bétar) exploite à fond l'affaire Halimi pour préparer l'opinion à la guerre contre l'Iran et détourner les pacifistes potentiels des idées "subversives" à la Dieudonné.

Car contrairement à ce qui s'est passé pour l'Irak, les agresseurs et leurs créatures veulent l'union sacrée contre Téhéran et "pour la défense d'Israël". Plusieurs gouvernements "récalcitrants" en 2003 (France, Belgique, Allemagne) seront cette fois de la partie, ouvertement et non plus en cachette comme il y a trois ans. Cela vaut également pour la Turquie, pays de l'OTAN frontalier de l'Iran. L'aviation de l'Etat voyou juif s'entraîne déjà dans le ciel d'Anatolie, et une partie des forces offensives israéliennes y est stationnée. Inutile de préciser que la population turque, elle, rejette l'idée d'une nouvelle agression. Le succès récent du film La Vallée des loups est là pour prouver cette tendance. Mais personne ne demandera leur avis aux Turcs - moins encore qu'aux Français, aux Belges et aux Allemands. C'est ça la "démocratie" de type occidental.

Fin avril 2006 : le Conseil de Sécurité est saisi de l'affaire "iranienne" - comme si c'était l'Iran qui posait problème et non les pays agresseurs. La Russie et la Chine laissent faire, refusant cependant de condamner ouvertement Téhéran et s'opposant à des "sanctions". Simultanément, grâce au chantage exercé par les Etats-Unis sur les petits pays, Israël est "élu" à la vice-présidence de la Commission de désarmement de l'ONU. Comme le souligne l'ambassadeur iranien auprès des Nations Unies, c'est le comble de l'absurdité que de confier un tel poste à un pays qui n'a lui-même jamais signé aucun traité international de désarmement et qui viole systématiquement toute les résolutions le concernant, un pays qui a cependant l'audace (la chutzpah) de dicter aux autres ce qu'ils doivent faire. Cette nomination n'est qu'un nouveau signe de dégénérescence de l'organisation internationale.

Juillet 2006 : si l'on en croit Seymour Hersh (c'est le journaliste investigateur qui a dévoilé au grand public le scandale d'Abou-Ghraïb en 2004), les généraux américains font des pieds et des mains pour retarder, sinon empêcher, l'attaque contre l'Iran. Dans le New Yorker daté du 10 juillet, Hersh cite le général Peter Pace qui estime que des bombardements aériens ne pourraient mettre fin au programme nucléaire iranien. Paradoxalement, ce sont des militaires qui mettent en garde le pouvoir civil contre les conséquences économiques et politiques qu'entraînerait pour les Etats-Unis une guerre contre l'Iran. Les "spécialistes" chargés de planifier la nouvelle agression n'ont pas encore surmonté le choc du mensonge des "armes de destruction massives" irakiennes. Ils sont peu enclins à réutiliser le même scénario trois ans plus tard, alors qu'ils savent pertinemment que l'Iran ne dispose d'aucune installation nucléaire clandestine et ne se livre à aucune activité interdite par les traités internationaux.

Les généraux sont persuadés que Téhéran répondrait à une attaque aérienne en déclenchant une "riposte asymétrique" : blocage du détroit d'Hormuz (ce qui couperait le monde occidental du pétrole de la région) et envoi en Irak de cent mille volontaires iraniens. Compte tenu de la situation militaire en Irak, une nouvelle guerre terrestre en Iran est à exclure. Et pourtant, soupirent les militaires, la Maison Blanche pense qu'elle peut tenter sa chance et s'en tirer.

Reste à savoir si le réalisme est en mesure de l'emporter. C'est peu probable... Les néo-cons pensent que la guerre est une affaire trop grave pour être confiée aux militaires. Et surtout, ils se croient eux-mêmes au-dessus de toutes les lois, de toutes les règles et de toutes les contingences matérielles.

Plus l'agression annoncée tarde à venir, plus il est évident que la relance de la guerre globale passe nécessairement par un nouveau 11 septembre - et là, les terroristes de l'axe israélicain savent qu'ils n'ont aucune objection ou opposition à redouter. Le nouvel attentat aura-t-il lieu dans le cadre de l'agression que l'Etat voyou juif a déclenchée le 12 juillet 2006 contre le Liban (agression que le cessez-le-feu du 14 août n'a que provisoirement interrompue) ?...

En attendant, le président Ahmadinejad noue des contacts avec d'autres pays menacés ou susceptibles de l'être sous peu. En septembre, il se rend à Cuba où se tient le sommet des pays non-alignés. Les 118 Etats présents à la conférence soutiennent Téhéran. On voit que la véritable communauté internationale est bien autre chose que le conglomérat USA-Israël-Union Européenne qui prétend parler pour l'ensemble du monde.

Novembre 2006 : selon une analyse interne de la CIA, il n'existe aucune preuve tangible que l'Iran travaille sur un programme nucléaire militaire. Bush et tous les néo-cons le savent depuis longtemps. Ce qui les intéresse, bien sûr, ce n'est pas d'avoir des preuves mais un prétexte suffisamment "solide" qui permette enfin de déclencher l'agression. La débâcle israélienne au Liban a retardé les opérations - c'est bien fâcheux...

A défaut de bombe atomique pour affronter l'Etat terroriste juif, l'Iran dispose d'une bombe idéologique, celle des cartoons antisionistes (une réponse tardive aux caricatures de Mahomet). Comme on pourra le constater, ces dessins n'ont vraiment rien d'antisémite ni de négationniste, comme le prétendent les imposteurs israéliens et leurs fans. Les auteurs, qu'ils soient iraniens ou étrangers, ne s'en prennent jamais aux Juifs en tant que tels et sont respectueux de la religion hébraïque ; en revanche, ils s'attaquent bel et bien à la barbarie sioniste. Ils ne nient pas non plus le génocide perpétré par les nazis, mais dénoncent l'exploitation éhontée qu'en font les fascistes juifs pour "justifier" leur hégémonie. Les médias occidentaux, champions de la "liberté d'expression", se sont bien gardés de publier ces dessins.

Voir également ces caricatures juives ("antisémites", cela va de soi) pas très différentes des caricatures iraniennes. La différence essentielle, c'est qu'un membre du "peuple élu" peut se permettre de telles choses, tandis qu'un Iranien, s'il ose, est automatiquement assimilé à Hitler par les hitlériens sionistes.

En décembre 2006, Téhéran organise ue conférence internationale sur l'Holocauste et brise ainsi le tabou numéro un de l'Occident sionisé, qui veut que l'on ne discute pas de ces choses-là. En fait, les Iraniens ne s'intéressent pas vraiment à la question. S'ils ont choisi ce sujet, c'est parce qu'ils savent que leurs ennemis y sont sensibles. L'objectif, pour les organisateurs de la conférence, n'est pas de "nier" ou de "minimiser" un épisode de la Seconde Guerre mondiale, mais de braver l'interdit totalitaire décrété par les maîtres de la pensée unique.

Le ministre iranien des Affaires étrangères définit ainsi le but de la conférence : "Toute forme de racisme, nazisme inclus, est contraire à la nature humaine. L'islam condamne le nazisme. Et le sionisme tombe aussi dans ce cadre. Aujourd'hui, ceux qui prétendent être antinazis sont eux-mêmes racistes et colonialistes, et ce qu'ils ont fait à d'autres n'est pas différent des crimes nazis." L'histoire récente de la Palestine et du Liban lui donne raison, de même que les actions terroristes et diverses guerres par procuration dont les sionistes sont les initiateurs - sans même parler de l'agression militaire qu'Israël prépare ouvertement contre l'Iran et qui risque de se solder par un holocauste nucléaire.

Moralement, rien - absolument rien - n'autorise les nazis juifs de 2006 à invoquer la souffrance des victimes juives des années 1940. Les pires négationnistes, ce sont les néga-sionistes, ces fanatiques juifs qui nient farouchement la réalité de leurs crimes passés et présents. Le génocide juif (ou Holocauste, pour employer le mot en usage depuis 1978) n'est qu'un prétexte avancé par les génocideurs d'aujourd'hui pour tuer dans l'œuf toute velléité d'opposition. L'Iran crache dans la soupe sioniste, et c'est très bien ainsi - indépendamment de ce que la conférence de Téhéran peut apporter de concret (et dont nous n'apprendrons rien par notre presse).


   
Des rabbins antisionistes de Neturei Karta participent à la conférence de Téhéran.
Sont-ils "antisémites" et "négationnistes" ?  Veulent-ils "tuer tous les Juifs" ?
Les jettera-t-on en prison s'ils mettent les pieds à Paris ou à Berlin ?...

Moshe Friedmann, rabbin orthodoxe antisioniste de Vienne, est également présent à Téhéran où il déclare : "L'Holocauste est devenu, aux mains des sionistes, un outil qui leur permet de poursuivre en toute tranquillité leur entreprise coloniale en Palestine et dans le monde."  Bien entendu, les nazis juifs le traitent de "nazi".

Voir aussi notre page sur le thème Insulte aux victimes de l'Holocauste et fascisme juif.


Le danger se précise

Le 7 janvier 2007, le Sunday Times révèle qu'Israël prépare une attaque nucléaire comme l'Iran à l'aide d'armes "tactiques" de "faible puissance" (mini-nukes) : Israel plans nuclear strike on Iran.  A Tel Aviv, le menteur de service du gouvernement Olmert "dément".

Quatre jours plus tard, à Erbil dans le nord de l'Irak, un commando de l'armée d'occupation composé d'Américains et d'hommes "d'autres nationalités" (dont sans doute des Israéliens) lance un raid sur le consulat iranien, kidnappe six diplomates et dérobe plusieurs ordinateurs ainsi que divers documents. Parions que le butin contient la "preuve" que l'Iran intervient chez son voisin et projette d'y étendre ses activités. Le gouvernement de Téhéran réagit avec retenue à cette évidente provocation. Les néo-cons sont apparemment en train de tester jusqu'où ils peuvent aller sans franchir le point de non-retour.

Le même jour, trois attentats terroristes ont lieu dans le sud de l'Iran, à Khorramshahr, près d'Abadan, non loin de la frontière irakienne. Cette région, le Khouzistan, est peuplée en majorité d'Arabes. Les activités subversives et les actes de sabotage fomentés par les services secrets britanniques, américains et israéliens y sont monnaie courante depuis un certain temps.

Le 6 février, à Bagdad, dans une opération supervisée par les Américains, un autre diplomate iranien est enlevé par des terroristes portant des uniformes de l'armée fantoche irakienne. Plusieurs navires de guerre américains croisent dans le golfe Persique.

Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du président Carter, évoque la possibilité d'un attentat organisé par l'administration Bush sur le sol des États-Unis, attentat qui serait faussement attribué à l'Iran pour provoquer une guerre - détails.

Le 14 février, à Zahedan, près de la frontière pakistanaise, une attaque à la bombe contre un car des Gardiens de la Révolution (attaque conforme au scénario "guerre civile / guerre de religion") fait une dizaine de morts et une trentaine de blessés. Cette région abrite une minorité sunnite.

Dans les pays occidentaux, le lobby sioniste ne cesse de répéter que l'Iran veut anéantir Israël et exterminer les Juifs. Le Mossad produit des preuves accablantes (seul un antisémite pourrait mettre en doute leur authenticité).



Comme on peut le voir ici, Ehoud Olmerde porte des chaussettes Wolfowitz

Le 23 mars 2007, la marine de Téhéran capture 15 militaires britanniques qui s'étaient aventurés dans les eaux territoriales de la République islamique afin d'y "contrôler" un cargo iranien. Les occupants anglais du sud de l'Irak se livrent fréquemment à ce genre d'opérations que l'on appelle, en droit international, des actes de piraterie. Le gouvernement de Tony B-liar prétend que l'incident s'est produit dans les eaux irakiennes - comme si la marine de "Sa Majesté" avait davantage le droit d'écumer ce secteur.

Ce n'est pas la première fois que des Britanniques sont faits prisonniers dans ces conditions ; en juin 2004, huit d'entre eux avaient été capturés puis relâchés au bout de quelques jours. Cette fois-ci, le contexte général est beaucoup plus grave, et il n'est pas exclu qu'il s'agisse d'une provocation destinée à mettre le feu aux poudres. Ce qui est très curieux, en l'occurrence, c'est que la frégate britannique Cornwall, d'où venaient les 15 marins, a laissé faire les Iraniens sans réagir.

Finalement, les "pauvres" captifs anglais sont libérés quelques jours plus tard. Les diplomates iraniens kidnappés en janvier, et dont on ne sait toujours rien, sont oubliés depuis longtemps (seul le diplomate de Téhéran enlevé en février a été remis en liberté).



Les pyromanes commencent à donner des signes d'impatience



Le nucléaire iranien inquiète de plus en plus la "communauté internationale"


6 mai 2007 :

Pour compenser le départ de Tony Blair,
53 % des Français offrent un nouveau caniche à George W. Bush.
La guerre contre l'Iran ne devrait plus tarder.


6 mai 2012 (ou plus tard) :


Surréalisme iranien

Fin mai 2007, une délégation officielle iranienne se rend à Bagdad, dans la "zone verte", afin d'y rencontrer des représentants du gouvernement de Washington en présence du fantoche irakien Maliki. But de la rencontre : discuter, paraît-il, de la situation sécuritaire en Irak et des possibilités de réduire l'engagement iranien dans ce pays.

Bien sûr, il est évident que des contacts ont toujours existé entre Téhéran et Washington, dans le but de "limiter les dégâts" de part et d'autre - voir plus haut. Dans le cas contraire, la situation serait depuis longtemps intenable pour les occupants de l'Irak (un soulèvement chiite permanent venant s'ajouter à la résistance patriotique) et le bombardement de l'Iran, annoncé depuis deux ou trois ans, serait déjà chose faite.

Ce qui est étonnant, c'est que ce compromis est maintenant étalé au grand jour, sans que l'hostilité générale et systématique dont font preuve les USA vis-à-vis de l'Iran n'ait baissé d'un seul cran. Au contraire, ils brandissent toujours l'anathème et annoncent de nouvelles "sanctions". La marine américaine effectue des "manœuvres" dans le golfe Persique, les actes de sabotage et de subversion en territoire iranien se multiplient (les Américains ne prennent même pas la peine de s'en cacher) et plusieurs diplomates de Téhéran, kidnappés au début de l'année, sont toujours détenus. En bonne logique, les délégués iraniens dépêchés à Bagdad devraient craindre de subir le même sort. Pourtant, ils semblent ignorer la menace.

On ne sait trop si le geste iranien relève de la plus effarante naïveté politique ou s'il s'agit, au contraire, d'un habile coup de poker dont l'enjeu est encore inconnu. L'avenir le dira.

Début septembre 2007, un sondage effectué par l'Université israélienne Bar-Ilan et la Ligue "américaine" anti-"diffamation" (ADL) indique que 71 % des Israéliens souhaitent que les Etats-Unis lancent une attaque militaire contre l'Iran. Le sondage ne dit pas combien d'entre eux considèrent qu'il est "antisémite" de parler de guerre sioniste à ce propos. Selon le Sunday Times de Londres, le Pentagone prépare des attaques aériennes massives contre 1.200 cibles en Iran. Le tout devrait être terminé en trois jours, pensent les stratèges américains - un peu comme en Irak... Le judéo-nazi Richard Perle est encore plus optimiste : il veut "résoudre la question iranienne en une seule nuit, avec une escadrille de bombardiers B 1".

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères de Sarkozy, toujours parfaitement informé des intentions de ses maîtres de Tel Aviv, annonce : "Il faut se préparer au pire, et le pire c'est la guerre."

Bruits de bottes assourdissants

Ahmadinejad - dictateur antisémite, négationniste et homophobe ?

Des personnalités américaines appellent l'armée U.S. à refuser les ordres d'attaquer l'Iran

En octobre 2007, le président Poutine est en visite officielle à Téhéran et met en garde contre une attaque américaine. La Russie continuera de soutenir l'Iran dans la réalisation de son programme nucléaire civil. Parallèlement, les cinq pays riverains de la mer Caspienne (Russie, Kazakhstan, Turkménistan, Azerbaïdjan, Iran) s'engagent à ne pas mettre leurs territoires à la disposition d'un agresseur qui s'en prendrait à l'un d'eux. En ce qui concerne l'Azerbaïdjan, c'est un camouflet supplémentaire pour les criminels de l'axe israélicain qui comptaient bien utiliser le pays pour attaquer Téhéran (voir plus haut). On peut cependant douter que ce recul soit suffisant pour empêcher la nouvelle guerre. En 2003, les USA ont attaqué l'Irak malgré le refus de dernière minute de la Turquie de servir de base arrière aux agresseurs.  Bush parle d'ailleurs déjà de Troisième Guerre mondiale à propos de l'Iran.

La Maison-Blanche sacrifiera-t-elle la Ve flotte pour justifier la destruction nucléaire de l'Iran ?

Tandis que le camp de la guerre fait tout son possible pour hâter la venue de l'heure H, les principales agences de renseignement des Etats-Unis crachent dans la soupe sioniste : dans une note de synthèse rendue publique en décembre 2007, elles affirment que "l'Iran a cessé tout programme militaire nucléaire depuis 2003" et que le pays ne sera "pas en mesure de produire suffisamment de plutonium pour une bombe avant 2015". Depuis quelque temps, l'AIEA dit en gros la même chose - bien que Mohamed El-Baradei, fidèle à sa réputation de girouette, insinue parfois le contraire. Pour le ministre russe des Affaires étrangères, Serge Lavrov, il n'existe pas non plus la moindre preuve que l'Iran ait eu un programme nucléaire militaire avant 2003.

Fin 2007, Thierry Meyssan (Réseau Voltaire) estime que Washington, assailli par les problèmes, a décrété un an de trêve globale. L'avenir dira ce qu'il en est...  En janvier 2008, cependant, un incident survenu au large des côtes iraniennes et rappelant étrangement la provocation du golfe du Tonkin, semble contredire cette vision optimiste.

Début mars 2008, le surréalisme est à son comble : le président Ahmadinejad effectue une visite officielle à Bagdad. Le plus grand ennemi connu de la clique américano-sioniste est l'invité, dans la "zone verte" de la capitale irakienne, du "président" Talabani, marionnette mise en place par l'occupant. Et ce, bien entendu, avec l'accord et la protection des Américains. On a dépassé, semble-t-il, le stade des simples tractations en coulisse...

Juin 2008 : nouvelles menaces directes contre l'Iran. Il est difficile de dire s'il s'agit d'un nouveau bluff dans cette interminable partie de poker, ou si au contraire les criminels néo-cons ont la ferme intention de déclencher très prochainement leur agression.

Countdown  par Muriel Mirak-Weissbach (Global Research)
High Costs of Israeli Threat against Iran (sur le site de l'agence de presse iranienne Fars News Agency)

Début juillet 2008, l'Iran teste une nouvelle version du missile Shahab 3 (voir plus haut - 2005). Cette arme d'une portée de 2000 kilomètres peut en principe être tirée de n'importe quel point du territoire iranien et frapper n'importe quelle cible israélienne. Selon l'agence Fars, le missile Shahab 3 est doté d'une tête à fragmentation rendant possible des impacts multiples. Il permettrait - comme disent les Iraniens - de "mettre le feu à Tel Aviv" et de "frapper des bases militaires, des lieux de regroupement de troupes et des navires ennemis".  Il faut espérer que les possibilités effectives de cette arme seront en mesure de produire l'effet dissuasif voulu. Mais compte tenu de tous les précédents, la chose reste à prouver.

Août 2008 : alors qu'en Ossétie l'agression américano-israélienne par Géorgie interposée se termine par un fiasco, les préparatifs pour le champ de bataille iranien redoublent, comme le montre une enquête de Seymour Hersch pour le New Yorker : opérations clandestines, déstabilisation des dirigeants religieux, actes de violence, provocations.

L'Etat voyou juif prévoyait d'attaquer l'Iran depuis des bases géorgiennes, trois fois plus proches du territoire iranien que les bases israéliennes. La contre-offensive russe a provisoirement stoppé ces plans. Mais le danger est loin d'être écarté.

Avril 2009 : le nouveau gouvernement israélien (Nétanyahou, Lieberman, Barak) s'apprête à bombarder l'Iran. A Washington, l'administration Obama, au moins aussi pro-sioniste que la précédente, soutient à fond son chouchou - c'est ce que le nouveau président appelle "tendre la main aux Iraniens".

Les psychopathes israéliens et leurs rêves de "fiesta" nucléaire planétaire : Vers la 3e Guerre mondiale ?

En mai 2009, le sioniste Sarkozy inaugure une base militaire française à Abou Dhabi (Emirats Arabes Unis), "ce qui met l'Iran à portée de Rafale", comme dit un journaliste impatient de voir la France s'engager dans la prochaine guerre israélienne. Le Rafale étant un avion fabriqué par Dassault, le PDG de cette entreprise, le sioniste Charles Edelstenne, est bien entendu présent à l'inauguration.



Elections 2009 : Washington et Tel Aviv essaient d'inverser le résultat

Le 12 juin 2009, Mahmoud Ahmadinejad est réélu président dès le premier tour avec 63 % des voix. Mir-Hossein Moussavi, le candidat battu crie aussitôt à la fraude*, soutenu en cela par la totalité des médias occidentaux ; inutile de prouver quoi ce soit, puisqu'il s'agit de l'Iran...  Il va de soi que ces mêmes médias étaient aux abonnés absents lorsque la fraude électorale, bien réelle et documentée, venait de George Bush ou de son clone mexicain Felipe Calderón, ou encore du dictateur cravatophage de Tbilissi** - pour ne citer que les cas les plus flagrants de ces dernières années.

* Moussavi annonce sa "victoire" dès les premières heures de la matinée du 12 juin, alors que les bureaux de vote viennent tout juste d'ouvrir. C'est son conseiller de campagne londonien, Abolfazl Fateh, qui l'aurait poussé à agir ainsi.

** Tandis que les télévisions occidentales montrent en boucle les manifestations de Téhéran, elles font le black-out total sur celles de Géorgie, qui perdurent pourtant depuis des semaines et sont au moins aussi justifiées qu'en Iran.


Est-ce le début d'une "révolution colorée" de style est-européen mise en scène par les services étrangers ?


Téhéran - juin 2009 :
   
Comme en Ukraine, comme en Serbie, comme en Moldavie,
comme dans tous les pays "révolutionnés" par les services secrets américains,
l'opposant iranien manifeste en anglais
et utilise les outils électroniques créés et gérés par les sionistes,
comme par exemple le fameux Fesses-bouc, qui appartient au milliardaire juif Mark Zuckerberg*
et a été lancé avec l'aide de la CIA (voir aussi cet autre lien),
ou encore Twitter**, fondé par le multimillionnaire juif Noah Glass.

* Avec un nom pareil ("montagne de sucre"), inutile de dire que le mec s'en met plein les bajoues.
Pendant que ses potes israéliens s'apprêtent à holocauster l'Iran, Zuckerberg collecte pour eux
un maximum d'informations sur les futures victimes et contribue activement au recrutement des collabos.

** Ce sont des sociétés israéliennes qui surveillent les "gazouillis" des utilisateurs et exploitent leurs données personnelles.
Lire ici comment les "twitteurs" sionistes ont coordonné l'action anti-Ahmadinejad : Proof : Israeli Effort to Destabilize Iran Via Twitter
(la piste mène vers le journal israélien JPost).

Voir également un peu plus bas

Curieusement, l'ayatollah Ali Khamenei, "guide suprême" de la révolution (en quelque sorte le véritable chef de l'Etat iranien), soutient Ahmadinejad mais sans pour autant s'opposer à Moussavi, qu'il encourage au contraire à "poursuivre sa campagne de contestation dans le calme et en respectant la loi". Les deux hommes se connaissent depuis longtemps. En effet, Moussavi a été premier ministre pendant la guerre contre l'Irak, en 1981-88, lorsqu'Ali Khamenei était président (le "guide suprême" étant alors l'ayatollah Khomeiny, dirigeant historique de la révolution iranienne).

Moussavi est issu de la minorité azérie (voir plus haut), ce qui le rend, en principe, plus facilement accessible aux "arguments" des ennemis de l'Iran - et ce, malgré son passé on ne peut plus conformiste. On ignore encore quel rôle exact il joue dans cette affaire, tout comme on ignore qui détient le véritable pouvoir dans ce pays.

Apparemment, Hachémi Rafsandjani (battu en 2005) est encore très puissant. L'homme est à la fois une personnalité religieuse importante (ayatollah influent) et le patriarche d'un richissime clan industriel, commercial et financier. En 1989, Rafsandjani, qui voulait prendre la place du défunt Khomeiny, a dû se contenter du poste de président. Depuis, un antagonisme profond l'oppose à Khamenei.

Rafsandjani a financé la campagne électorale de Moussavi et finance sans doute également une agitation post-électorale dont l'enjeu semble dépasser de beaucoup la personne d'Ahmadinejad.

La CIA, quant à elle, ne recule devant aucune dépense pour avoir sa "révolution". Comme le signale un ancien général pakistanais : The CIA has distributed 400 million dollars inside Iran.

Are You Ready For War With Demonized Iran ?  par Paul Craig Roberts (sous-secrétaire au Trésor dans l'administration Reagan). L'auteur souligne que dans un sondage effectué par un institut américain peu avant l'élection, Ahmadinejad recueillait deux fois plus d'intentions de vote que son concurrent, y compris chez les Iraniens azéris. Il l'emportait également chez les 18 à 24 ans. Seuls groupes majoritairement favorables à Moussavi : les étudiants, les diplômés et les hauts revenus.

Paul Craig Roberts rappelle également que le gouvernement des USA a depuis longtemps mis en œuvre un programme de déstabilisation de l'Iran et qu'il finance attentats à la bombe et assassinats à l'intérieur du pays. Il n'est pas impossible que Moussavi ait été acheté par Washington. Le pouvoir américain utilise les couches aisées et occidentalisées de la population iranienne pour créer une base contestataire permettant de discréditer les élections et de diaboliser le gouvernement de Téhéran. En agissant ainsi, les Etats-Unis préparent le terrain pour une attaque militaire.  "Avec l'aide de Moussavi, le gouvernement US crée un autre 'peuple opprimé' qui attend sa 'libération' par l'armée américaine, comme les Irakiens sous Saddam Hussein. Moussavi, le candidat américain défait, a-t-il été choisi par Washington comme futur dirigeant fantoche de l'Iran ? "

Dans un article globalement hostile à Ahmadinejad, le journaliste américain de droite Justin Raimondo (antiwar.com) admet cependant qu'il a pu se laisser influencer dans son jugement par ce que certains appellent "le mirage de Téhéran-Nord", un phénomène qui incite les reporters occidentaux à penser que l'Iran entier est du même avis que les habitants des beaux quartiers de la capitale. Les correspondants étrangers vivent bien sûr dans cette partie de la ville et en sortent rarement. Quoi qu'il en soit, Raimondo considère que ce qui se passe en Iran ne regarde pas l'Amérique - Iran's Election : None of America's Business.  "Les Etats-Unis sont-ils impliqués dans les désordres ? " demande Raimondo. Et il fournit aussitôt la réponse : "En 2007, le Congrès a voté 400 millions de dollars pour déstabiliser le régime iranien ; le programme est en train de porter ses fruits."

The Iranian Election and a Hysterical Media - Ron Jacobs, auteur américain de gauche (genre Noam Chomsky), estime pour sa part que nous avons affaire à une expression de la lutte des classes entre la grande bourgeoisie, impatiente de privatiser à son profit le secteur public iranien et de supprimer les subventions dont bénéficient les pauvres, et les masses populaires qui soutiennent Ahmadinejad car il ne les pas tout à fait oubliées au cours de son premier mandat (malgré le chômage et l'inflation). Jacobs compare le conflit Ahmadinejad-Moussavi à l'affrontement qui opposa les Jacobins de Marat aux Girondins de Brissot, pendant la Révolution française. Le premier s'appuyait sur les paysans et les citadins pauvres ; le second sur les riches marchands et les couches instruites de la population. (Marat a fini assassiné, Brissot guillotiné.)


Vu sur ZNN (Zionist News Network) :

Posant devant les drapeaux de ses deux Etats voyous préférés,
Hillary Clinton, ministre de l'ingérence dans les Affaires étrangères,
déclare en riant que les Etats-Unis veulent rester "neutres" dans l'affaire iranienne.
Pendant ce temps, au siège de la CIA, on ne sait plus où donner de la tête.
(Malgré sa "neutralité" affichée, Clinton estime que les Iraniens ont droit à un recomptage des voix -
en novembre 2000, quand George Bush a volé la présidence à Al Gore, elle n'a rien demandé de tel.)


De Mossadegh à Ahmadinejad - la CIA et le laboratoire iranien  par Thierry Meyssan. Le téléphone mobile comme arme de guerre : fausses nouvelles répandues via Twitter ou SMS, subversion à distance, etc. "A l'évidence, le processus de déstabilisation a fonctionné. Mais il n'est pas sûr que la CIA puisse canaliser les manifestants pour qu'ils fassent eux-mêmes ce que le Pentagone a renoncé à faire et qu'ils n'ont aucune envie de faire : changer le régime, clore la révolution islamique."


Repris de l'article de Thierry Meyssan -
messages douteux émis par des auteurs
impossibles à identifier ou localiser :

Tout comme "Ben Laden" dans "ses" légendaires vidéos, l'expéditeur prend bien soin
de signaler que l'heure indiquée est l'heure de Téhéran.
Un peu dans le style : "J'étais chez moi hier à 23 heures, heure de Paris,
lorsque les flics ont fait irruption.
"
Vous connaissez beaucoup de gens normaux qui s'expriment de cette façon-là ?...


Ahmadinejad a bel et bien remporté l'élection : A Hard Look at the Numbers - What Actually Happened in the Iranian Presidential Election ?  par Esam al-Amin (sur le site www.counterpunch.com).

Le bobard de «l'élection volée»  par James Petras, professeur de sociologie.


Une semaine après le scrutin, l'entreprise de déstabilisation continue de plus belle. A Téhéran, les violences s'amplifient et tournent à l'émeute. Il y a au moins dix morts et une centaine de blessés.




Sarkozy, le roi du karcher, va-t-il aider le gouvernement iranien
à nettoyer la banlieue nord de Téhéran de sa racaille ?


C'est l'heure où les cloportes sortent de leurs trous. En particulier celui qui se prend pour le prince héritier du trône de Perse, fils du dictateur renversé en 1979 et petit-fils du dictateur pro-nazi écarté en 1941. Reza Pahlevi - c'est le nom qui figure sur son passeport états-unien - sent le vent tourner et espère pouvoir rentrer bientôt dans "son" pays pour y prendre le pouvoir avec l'aide de ses amis occidentaux. Jusqu'à présent il avait dû se contenter de dépenser à Las Vegas, Palm Beach, Monte Carlo ou Davos, les milliards volés au peuple iranien. Aujourd'hui, il défend "la démocratie et les droits de l'homme".

On voit que la contestation du résultat des élections n'est qu'un simple prétexte. C'est le tout premier pas vers une contre-révolution envisagée par certains comme une sérieuse alternative à l'apocalypse nucléaire. D'ailleurs "Son Altesse Impériale" au sang bleu (bleu comme le drapeau israélien) le dit carrément : "Une défaite du mouvement de protestation ne mettrait pas seulement en cause la stabilité globale mais conduirait à la guerre atomique."

Dans une déclaration au journal israélien Maariv, l'ex-futur chah demande à l'Etat sioniste d'aider l'opposition iranienne à renverser le gouvernement - comme si le Mossad avait attendu ses conseils pour passer à l'action. Tel Aviv joue en fait sur les deux tableaux : affaiblissement et/ou destruction de son principal adversaire.

Reza Pahlevi, évidemment, veut désarmer l'Iran mais pas Israël. A un journaliste qui lui demandait pourquoi il ne souhaitait pas un désarmement de l'Etat juif, il rétorque : "Depuis quand Israël est-il une menace pour qui que ce soit ?..."  Faut le faire...



Sionistes israéliens et leurs marionnettes monarchistes iraniennes
(Bruxelles - septembre 2009)

Iranian Unrest : Evidence Of Western Intelligence Meddling - Un dossier de Steve Watson (Infowars.net) présentant les preuves de l'ingérence occidentale.

Iran : tout est bien qui finit bien  estime Israel Shamir (peut-être un petit peu trop optimiste en ce qui concerne la politique d'Obama).

La « révolution colorée » échoue en Iran  par Thierry Meyssan - la technique du coup d'Etat par en bas et les raisons de son échec en Iran. Meyssan rappelle que ce n'est pas la première fois que des organisations qui dépendent de la CIA inversent ou tentent d'inverser le résultat d'une élection démocratique défavorable à un de leurs chouchous. Il existe de nombreux précédents : Bulgarie, Kirghizie, Géorgie, Ukraine, Biélorussie, Venezuela, Kenya, Birmanie, etc.  Dans le cas de l'Iran, les trois piliers de la subversion pro-américaine sont la famille Rafsandjani, la famille Pahlevi et ceux que l'on appelle par antiphrase les "moudjahidines du peuple".

Deux semaines après la tentative ratée de voler l'élection à Ahmadinejad, l'Iran commence à quitter la une des médias - la mort de Michael Jackson se vend beaucoup mieux.


Mi-juillet 2009 : si l'on en croit le journaliste Christopher Hitchens (chroniqueur à Vanity Fair), le milliardaire Rafsandjani continue d'intriguer contre le "guide suprême" Ali Khamenei. Rafsandjani s'est rendu récemment à Nadjaf, en Irak, pour y rencontrer le grand ayatollah Ali Sistani, chef spirituel (iranien) de la majorité chiite irakienne. Sistani, qui a toujours collaboré plus ou moins discrètement avec les occupants de son pays d'adoption (pendant l'insurrection de Nadjaf en août 2004, il se "faisait soigner" à Londres), est opposé à Khamenei et dispose d'excellentes relations parmi les ayatollahs de Qom (centre religieux iranien).

Sachant que Rafsandjani a acquis une partie de sa fortune en collaborant avec les Américains (affaire "Iran-Contras" - voir plus bas - 1986), on ne serait pas étonné d'apprendre qu'il a joué un rôle analogue dans la récente opération de déstabilisation. Il est plus que probable que l'affrontement entre les deux camps est loin d'être terminé. Mais on sait peu de choses sur les rapports de force exacts à l'intérieur de la République islamique.

Le 17 juillet, comme pour illustrer les propos de Christopher Hitchens, Rafsandjani relance le conflit à l'occasion de son prêche du vendredi. Des manifestations ont lieu à Téhéran. Conformément à la tactique utilisée quelques semaines auparavant, les médias occidentaux prétendent que des centaines de milliers d'Iraniens sont dans les rues et nous montrent quelques brèves images sur lesquelles on peut voir deux ou trois centaines de personnes au maximum. L'intox va-t-elle reprendre maintenant que la mort de Michael Jackson commence à ennuyer le public ?...

9 août 2009 - sur CNN Hillary Clinton confirme que les USA ont manipulé la 'révolution verte' en Iran : "Nous avons fait beaucoup pour renforcer les protestataires sans nous afficher. Et nous continuons..."

Autre action subversive clandestine : l'affaire Clotilde Reiss - ou comment les services français à la solde des Etats-Unisraël exploitent la naïveté de leur main-d'œuvre intérimaire.



Détournement du cargo Arctic Sea par le Mossad en août 2009 : un nouveau 11 septembre raté ?

Israel Warns Russia : "We'll Bring Whole World Down" (Israël met en garde la Russie : "Nous détruirons le monde entier")

Il semblerait que la visite "secrète" de Nétanyahou en Russie début septembre ait eu pour but d'obtenir la libération du commando pirate israélien capturé par la marine russe et la restitution du matériel et des documents saisis à cette occasion. Les tueurs de Tel Aviv préparaient-ils, pour le 8ème anniversaire du 11/9, un nouvel attentat "islamiste" (nucléaire) qui leur aurait permis d'attaquer l'Iran avec l'appui du monde entier ?

Selon des officiels russes, c'est Uzi Arad, conseiller de Nétanyahou, qui dirigeait les opérations. Ce chef terroriste israélien est probablement un des principaux responsables de la tuerie du 11.9.2001.

Les sionistes et tous les pressetitués occidentaux à leur service prétendent que l'Arctic Sea transportait des missiles destinés à Ahmadinejad. Alors qu'il suffit de traverser la mer Caspienne pour aller de Russie en Iran, les "contrebandiers" auraient préféré passer par la Finlande et l'Algérie !... On prend vraiment les gens pour des imbéciles.



Attaque imminente ?

Septembre 2009 : l'agression militaire israélo-américaine contre l'Iran, que le monde redoute depuis plus de cinq ans, serait-elle sur le point de se produire ?  L'hystérie verbale des sionistes et de leurs complices atteint à présent des sommets inégalés. Les massacreurs de l'axe Tel Aviv-Washington ne prennent même plus la peine de cacher leurs intentions. La propagande anti-Ahmadinejad, exacerbée par l'échec du coup de force électoral de juin et le ratage de l'opération "11 septembre bis", est à son comble. Pour la énième fois, les Goebbels du Nouvel ordre mondial, vomissent leur haine pour le président iranien qu'ils accusent de "nier l'Holocauste". Comme toutes les fois précédentes, il suffit pourtant de se reporter au discours qu'Ahmadinejad a prononcé à Téhéran à l'occasion de la Journée de Jérusalem - Al-Quds Day* (What did Ahmadinejad really say ?) pour voir qu'il n'en est rien. Depuis les années 1930, on sait qu'un mensonge passe d'autant mieux qu'il est démesuré et répétitif. Il n'empêche que la chose commence à devenir lassante...

* Une semaine plus tard, même chose pour son discours de New York, devant l'Assemblée générale des Nations Unies. Comme toujours, Ahmadinejad est "antisémite" parce qu'il ose dénoncer les crimes israéliens et l'intolérable emprise du lobby sur le monde : "Il n'est plus acceptable qu'une petite minorité domine la politique, l'économie et la culture de la majeure partie du monde grâce à ses réseaux complexes, qu'elle établisse une nouvelle forme d'esclavage et nuise à la réputation d'autres nations, y compris les pays européens et les Etats-Unis, afin de satisfaire ses ambitions racistes."

Le principal obstacle à l'agression qui se prépare vient d'être neutralisé, semble-t-il : en promettant de ne pas stationner de missiles antirusses en Pologne et en Tchéquie, Obama s'assure la complicité de Moscou dans cette affaire.

Début octobre, on apprend qu'un accord secret autorise Israël à survoler l'Arabie Saoudite en cas d'attaque contre l'Iran (carte). L'Egypte - autre Etat arabe paralysé par les sionistes - permet déjà depuis quelque temps à la marine israélienne de faire transiter ses navires de guerre par le canal de Suez.

Le 18 octobre, à Pishin, près de la frontière pakistanaise, un attentat terroriste commandité par les services américains fait une trentaine de morts parmi les Gardiens de la Révolution : Attentat au Sistan-Balouchistan... un acte de guerre décisif ?

En décembre 2009, les provocations contre Téhéran se multiplient. Des "documents secrets iraniens" (made in Israel) surgissent çà et là, "prouvant" qu'Ahmadinejad est sur le point d'avoir la bombe (ou qu'il l'a déjà). Un avion chargé de 40 tonnes d'armes nord-coréennes "destinées à l'Iran" est intercepté à Bangkok. (Indépendamment du fait que la vente d'armes par un Etat souverain à un autre, même sans l'accord de Tel Aviv, n'a absolument rien d'illégal, l'appareil en question - un IL-76 - était enregistré en Géorgie, pays contrôlé par les sionistes, et avait effectué auparavant, pour le compte de la CIA ou de sociétés lui servant de couverture, de nombreux vols de contrebande - contrebande bien réelle, cette fois, c'est-à-dire dirigée contre les gouvernements de pays comme le Soudan, l'Erythrée, la Somalie ou l'Inde. C'est le journaliste investigateur américain Wayne Madsen qui a révélé ces détails.)

Enfin, pour couronner le tout, les manifestations "spontanées" des opposants iraniens reprennent à Téhéran à l'instigation des services israélo-américains. En marge de la fête chiite de l'Achoura, des émeutiers pro-occidentaux incendient des immeubles et des véhicules ; il y a plusieurs morts. La police arrête des terroristes du MKO (Mujahedin Khalq Organization - "moudjahidines du peuple").

Comme toujours, nos médias ne parlent que des adversaires d'Ahmadinejad. Silence total, par contre, lorque des centaines de milliers d'Iraniens descendent dans la rue pour soutenir leur gouvernement et fustiger les traîtres à la solde du sionisme, comme cela a été le cas le 30 décembre à Téhéran et dans d'autres villes.

L'excitation guerrière émanant d'Israël est rarement modérée par des propos plus raisonnables. Quand cela arrive, on dresse l'oreille. Ainsi, par exemple, le quotidien Ha'aretz met en garde contre les retombées d'une attaque contre l'Iran. Israël pourrait très bien se voir confronté à une riposte militaire comme il n'en a encore jamais vue au cours de toute son histoire, et si les autres adversaires de l'Etat juif (Hezbollah, Hamas) en profitaient pour attaquer, l'aviation israélienne serait complètement débordée - détails.  Si cela pouvait être vrai...

En fait, bien entendu, on ignore tout de la volonté et du potentiel de résistance de l'Iran. Les sionistes, même les moins fanatiques parmi eux, ont pour habitude d'exagérer systématiquement les dangers qui menacent leur Etat voyou - réflexe victimaire oblige. D'autre part, on imagine mal que le Hezbollah, sans être attaqué, prenne l'initiative de frapper Israël, par pure solidarité avec Téhéran et sans tenir compte des conséquences qui en résulteraient pour l'ensemble du Liban. Quant au Hamas, il n'a pas lancé de grande offensive contre Israël en juillet-août 2006 pour soutenir ses frères libanais*, et on ne voit pas pourquoi il le ferait prochainement pour appuyer Téhéran. Evidemment, les choses peuvent changer, mais jusqu'à présent la solidarité des victimes d'Israël n'a pas dépassé le stade de la rhétorique.

* Le Hamas n'en avait sans doute pas les moyens, étant lui-même en butte à une agression israélienne.

De toute manière, Israël n'est pas seul : au premier signe de faiblesse de sa part, les Etats-Unis interviendront. Et si le moindre missile iranien tiré en représailles frappe avec succès le centre de Tel Aviv, tous les larbins occidentaux de l'Etat terroriste juif se mobiliseront pour "empêcher un nouvel Holocauste". De nos jours, seuls les Israéliens ont le droit d'holocauster - c'est-à-dire de détruire par le feu - qui ils veulent et quand ils veulent, de préférence des enfants. Ils l'ont fait au Liban en 2006 et à Gaza en 2009. Ils n'hésiteront pas à recommencer demain (à beaucoup plus grande échelle).

Janvier 2010 : à Téhéran, les terroristes du Mossad assassinent un professeur iranien (Massoud Mohammadi) soupçonné de travailler pour le programme nucléaire de son pays.

Février 2010 : tout ce que l'Amérique compte de racaille judéo-fasciste (Daniel Pipes, Joseph Lieberman et beaucoup d'autres) monte au créneau pour réclamer le bombardement immédiat de l'Iran. Pour Pipes, l'entrée en guerre des Etats-Unis tirera l'équipe Obama de sa léthargie et fera grimper la cote de popularité présidentielle tout comme le 11 septembre l'avait fait pour George Bush. A ce niveau, on voit qu'une guerre sioniste par procuration est encore le meilleur argument pour justifier la suivante.

Le 11 février, des millions d'Iraniens manifestent à Téhéran et dans les autres villes du pays pour célébrer l'anniversaire de la révolution islamique de 1979 et soutenir leur gouvernement. Les médias occidentaux tentent, sans grand succès, de faire revivre "l'opposition" : on invente des protestations "de masse" (qui ne dépassent pas, en fait, le cadre des beaux quartiers de la capitale), on repasse les images d'archives de l'été dernier, on raconte un peu n'importe quoi. Les professionnels de la désinformation, toujours dociles quand il s'agit de leur propre pays, des USA ou d'Israël, se défoulent sur le dos d'Ahmadinedjad.


La position de la Russie et de la Chine dans l'affaire iranienne reste toujours aussi ambiguë. Ces deux puissances sont pourtant les seules qui seraient en mesure d'empêcher la guerre annoncée. Mais comme lors des agressions américano-israéliennes précédentes, Moscou et Pékin préfèrent garder le silence. Malgré les apparences, la Russie est largement infiltrée par le lobby sioniste, et il suffit que le ministre israélien des Affaires étrangères (un fasciste russo-moldave) débarque à Moscou, pour que le Kremlin stoppe ses livraisons d'armes défensives à Téhéran (alors que l'Etat voyou juif continue de réarmer la Géorgie). La Chine, elle aussi, est bien timide face à l'impérialisme israélo-américain. Lorsqu'Obama annonce de nouvelles livraisons d'armes à Taïwan et accueille le dalaï-lama à la Maison Blanche, Pékin proteste du bout des lèvres mais s'abstient d'opposer un non catégorique à des sanctions contre l'Iran. Dans ces conditions, il est clair que le monde court à la catastrophe.


Mars 2010 : selon le Sunday Herald, les Etats-Unis font transporter vers l'île de Diego Garcia dans l'Océan Indien, des centaines de bombes de type "bunker-buster" capables de percer plusieurs mètres de béton. Tout semble indiquer qu'il s'agit de préparatifs en vue de l'agression militaire contre l'Iran : Final destination Iran ?  (Diego Garcia est une colonie britannique dont on a chassé les habitants afin d'y installer une base américaine. Depuis le 11 septembre 2001, on y trouve également un camp de concentration comparable à celui de Guantánamo Bay.)

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan soutient le point de vue iranien en matière nucléaire et déclare que les pays détenteurs d'armes atomiques sont mal placés pour faire la morale à ceux qui n'en ont pas. Au lieu de s'en prendre à l'Iran, ajoute Erdoğan, c'est plutôt à Israël qu'il faudrait adresser les ultimatums et les mises en garde.

Mai 2010 : Réalisme ou optimisme excessif ?  Basculement stratégique au Proche-Orient par Thierry Meyssan
"L'échec du remodelage du Grand Moyen-Orient a laissé le champ libre à une nouvelle alliance, celle du triangle Téhéran-Damas-Ankara. La nature ayant horreur du vide, Moscou comble l'espace laissé vacant par Washington. Le vent a tourné et il souffle fort. En quelques mois, c'est tout l'équilibre régional qui a été bouleversé."

Juin 2010 : Un accord nucléaire Iran-Turquie-Brésil sur l'échange d'uranium faiblement enrichi, destiné à désamorcer les projets hostiles de l'Occident, produit le contraire de l'effet voulu. Le lobby israélien réussit à "convaincre" la Russie et la Chine d'accepter des "sanctions" anti-iraniennes au Conseil de Sécurité de l'ONU.

Le gouvernement russe, profondément atteint par le cancer sioniste, annule definitivement un marché portant sur la livraison à l'Iran de missiles défensifs S-300 - un marché dejà ancien mais sans cesse remis à plus tard. La Chine, bien qu'à l'abri chez elle des méfaits d'une cinquième colonne sioniste, approuve elle aussi les "sanctions", on ne sait trop pourquoi. Et pourtant, Pékin a d'excellentes relations commerciales avec Téhéran. De toute évidence, les dirigeants chinois jouent à fond la carte de le "neutralité", c'est-à-dire de l'indifférence politique. Tant qu'on ne les attaque pas à propos du Tibet, du Xinjiang ou de Taïwan, ils font comme si de rien n'était et obéissent à ce qu'ils perçoivent comme la loi du plus fort. En attendant de devenir eux-mêmes les plus forts, ils se fichent éperdument de ce qui se passe en dehors de leurs frontières et ne manifestent jamais le moindre signe de solidarité vis-vis des autres victimes de l'ostracisme occidental. Cette conduite aberrante finira tôt ou tard par leur jouer un mauvais tour. Rira bien qui rira le dernier, pourrait-on dire - si tout cela n'était pas à pleurer.

Feu vert de l'ONU à une attaque préventive américano-israélienne contre l'Iran ? par Michel Chossudovsky : "Cette résolution devrait dissiper le mythe de la rivalité des superpuissances. La Chine et la Russie sont un appendice du nouvel ordre mondial. En ce qui concerne la diplomatie internationale, ce sont des tigres de papier comme disent les Chinois."

Compte tenu du contexte, la stratégie poursuivie jusqu'à présent par Téhéran pour retarder - sinon empêcher - une attaque directe n'a pas été trop mauvaise. En diversifiant ses alliances, en faisant preuve d'initiative et parfois d'originalité, l'Iran a réussi à survivre, alors qu'on le donnait pour mort cinq ou six ans plus tôt. La question est de savoir combien de temps il pourra encore tenir tête aux psychopathes sionistes qui veulent à tout prix en découdre. Car les signes d'une agression prochaine sont loins d'être écartés - bien au contraire.

Toujours en juin 2010, l'Arabie Saoudite, dans le cadre de l'accord "secret" passé avec Israël en 2009, effectue des tests pour s'assurer que ses systèmes de défense sol-air seront bien débranchés lorsque les avions israéliens survoleront le nord de son territoire pour aller bombarder l'Iran... et de nouveau en état de marche tout de suite après (pour empêcher les avions ou missiles iraniens de passer dans l'autre sens)*. On voit que l'infâme dictateur royal de Riyad est sur le point de surpasser dans l'abject son homologue républicain du Caire. Espérons que l'un et l'autre seront balayés un jour par leurs peuples et qu'ils recevront tous deux le châtiment qu'ils méritent. Espérons aussi que l'Iran est en mesure d'infliger de lourdes pertes à l'Etat terroriste juif en cas d'agression et que ses dirigeants en ont vraiment la volonté.

* L'implication de l'Arabie a davantage pour objectif d'enchaîner la monarchie saoudienne à Israël et de la discréditer un peu plus, que de faciliter le survol vers l'Iran. Comme on peut le voir sur la carte, les avions israéliens pourraient très bien traverser le ciel irakien (ils passeront de toute façon au-dessus de la Jordanie, autre pays collabo).

Les actes hostiles contre l'Iran sont toujours plus nombreux, surtout depuis l'échec de la contre-révolution de juin 2009. Onze Iraniens ont été enlevés par les services israélo-américains. Un de plus "intéressants" est Shahram Amiri, un scientifique spécialiste du nucléaire, kidnappé avec la complicité des Saoudiens alors qu'il se trouvait en pèlerinage à La Mecque. L'homme est retenu en otage dans l'Arizona ; on espère sans doute lui arracher quelques secrets d'Etat.

La clique de Tel Aviv vient de recevoir de nouvelles fournitures d'armes des Etats-Unis, en particulier des bombes JDAM à guidage satellitaire fabriquées par Boeing. Les dépôts de munitions "d'urgence" que l'armée américaine a constitués en Israël vont être augmentés de 50 %. Les crapules sionistes sont-elles sur le point de déclencher la Troisième Guerre mondiale avec la complicité de leurs vassaux de Washington ?...

Lien vidéo : comment la chaîne Arte (dont le sioniste Bernard-Henri Lévy est président du Conseil de surveillance) prépare l'opinion publique à la prochaine guerre nucléaire (en 2010, pas en 2012). Le présentateur Jean-Christophe Victor, instituteur raté, fait comme s'il s'agissait d'un inévitable cataclysme naturel et non d'une agression criminelle froidement planifiée par la mafia judéo-fasciste. En 1939, ses semblables expliquaient au monde pourquoi le Troisième Reich de Monsieur le Chancelier Hitler n'avait d'autre choix que de se défendre préventivement contre l'insupportable menace polonaise.

Le 20 juin, une armada de navires de guerre américains et israéliens passe le canal de Suez en direction de la mer Rouge (et de l'Iran). Pour "assurer la protection" de ses maîtres, le dictateur égyptien Moubarak interdit provisoirement toute navigation civile et masse des troupes le long du canal.

Solution finale contre l'Iran ?

Quelques jours plus tard, Uzi Arad, chef terroriste israélien responsable du 11 septembre et du détournement manqué de l'Arctic Sea (voir plus haut), appelle à une attaque "préventive" contre l'Iran. Shabtai Shavit, autre criminel sioniste et ancien chef du Mossad, va dans le même sens.

24 juin 2010 : prétextant des "troubles" dans le Haut-Karabakh (une province d'Azerbaïdjan habitée par des Arméniens et revendiquée depuis 20 ans par l'Arménie), les USA s'apprêtent à y envoyer des troupes. Comme par hasard, cette région est frontalière de l'Iran. Et on sait que les Azéris, bien que minoritaires dans la République islamique, y sont plus nombreux que dans leur "mère-patrie" du nord (voir plus haut). Il est clair que les Etats-Unis et Israël ont l'intention d'utiliser l'Azerbaïdjan comme base arrière pour leur agression contre l'Iran - carte.

Selon le Gulf Daily News de Bahreïn, des militaires et espions israéliens camouflés en techniciens, conseillers et autres consultants sont déjà sur place en Azerbaïdjan. D'autre part, les bases israéliennes de Géorgie, détruites par les Russes en août 2008, ont été reconstruites depuis longtemps. L'Etat voyou y stocke avions, armes, munitions et matériel. La Géorgie est donc en quelque sorte la base arrière de la base arrière des criminels sionistes.

Pour ce qui est de l'Arabie Saoudite, sa complicité vis-à-vis de l'Etat voyou juif ne se limitera sans doute pas à autoriser le survol de son territoire. Il est également question qu'Israël établisse une base militaire à Tabouk, dans le nord-ouest du pays. Ces derniers temps, on a observé dans l'aéroport de cette ville l'arrivée de plusieurs avions israéliens transportant des soldats et des équipements militaires. De plus, le chef du Mossad, Meïr Dagan, a "visité" le pays.

5 juillet 2010 : prétextant les "sanctions" de l'ONU (qui ne vont pourtant pas si loin), l'Allemagne, la Grande-Bretagne et les Emirats Arabes Unis refusent de fournir du carburant aux avions iraniens qui desservent leurs aéroports. Les Emirats sont, avec l'Egypte et l'Arabie, un des Etats les plus pro-israéliens du monde arabe. Certains secteurs de l'économie (comme le commerce des diamants) y sont contrôlés par les sionistes. Les commandos de tueurs du Mossad, on l'a vu récemment, se déplacent en toute liberté à Dubaï et assassinent les gens sans être inquiétés. Et le ministre des Affaires étrangères des Emirats se permet d'appeler au bombardement de l'Iran tout comme le fait son homologue judéo-nazi de Tel Aviv.

Le 6 juillet, nouvelle mesure contre Téhéran : l'Union Européenne sionisée décrète une interdiction de vol pour presque tous les avions iraniens "pour des raisons de sécurité". L'Iran annonce des mesures de rétorsion.

14 juillet 2010 : Shahram Amiri, le scientifique enlevé en Arabie Saoudite (voir plus haut), a été relâché par les Américains car apparemment "sans valeur" pour eux. Ce n'est pas faute d'avoir utilisé la carotte et le bâton : multiples interrogatoires en présence d'agents israéliens, promesse de 50 millions de dollars s'il acceptait de "parler" et de "choisir la liberté", torture mentale et physique. A un moment donné, la CIA lui a présenté des documents bidon sur le nucléaire iranien en lui demandant de déclarer en public qu'il avait réussi à les sortir clandestinement de son pays. Une autre fois, on a fait pression sur lui pour qu'il "avoue" être un espion iranien ; pour le remercier de sa coopération, on l'échangerait contre trois agents américains arrêtés en Iran près de la frontière irakienne.

Maintenant que leur coup a foiré, les services américains prétendent qu'Amiri a toujours travaillé pour eux, espérant ainsi le discréditer auprès des autorités de Téhéran et lui attirer de gros ennuis. C'est une méthode très courante dans ces milieux.  [Opération réussie, pourrait-on dire : arrêté après son retour en Iran, Shahram Amiri sera accusé de trahison, jugé, condamné à mort et pendu en août 2016 - détails.]

15 juillet : attentat terroriste "sunnite" (comprenez "sionite") contre une mosquée chiite à Zahedan, près de la frontière pakistanaise. Bilan : 27 morts et 160 blessés.

28 juillet : Quelle place pour la Russie au Proche-Orient ? par Thierry Meyssan. Dans cet article moins optimiste que celui de mai 2010 (voir plus haut), l'auteur reprend en gros les mêmes thèmes (en premier lieu le rapprochement Turquie-Syrie-Iran) mais nuance fortement ce qu'il avait dit à propos du rôle de Moscou. Entre-temps, la Russie a voté les "sanctions" américano-israéliennes, modifiant ainsi un des paramètres de l'équation politique de la région. Pour Meyssan, c'est "le conflit qui fait rage entre le Président et le Premier ministre" qui explique le revirement russe. Il est difficile de croire que ce conflit a éclaté subitement, en l'espace de tout juste un mois...

En fait, le lobby sioniste est à l'œuvre en Russie depuis longtemps, et il est fort possible que Medvedev, le nouvel "homme fort" qui aime faire état de ses origines juives, soit plus "réceptif" que Poutine. Une chose est claire, toutefois : aucun dirigeant russe, au cours des 20 dernières années, n'a jamais rien entrepris de notable pour contrer l'axe Washington-Tel Aviv sur la scène internationale. La Russie est restée passive en 1990 (guerre du Golfe - à la fin de l'ère Gorbatchev), puis en 1999 (agression contre la Yougoslavie), en 2001 (Afghanistan, où Moscou aide maintenant indirectement les Américains), en 2003 (Irak), en 2006 (Liban), en 2008 (Gaza). La Russie restera également passive dans toutes les guerres futures (Iran, Liban, Syrie, Palestine) dans la mesure où elles n'affecteront pas son territoire. Croire que Moscou allait combler l'espace laissé vacant par Washington, que le vent avait tourné et qu'il soufflait fort, que tout l'équilibre régional avait été bouleversé en quelques mois, tout cela relevait de l'illusion - malheureusement.

2 août : Ahmadinejad propose à Obama de le rencontrer en face-à-face à l'occasion de sa venue à New York, en septembre, pour l'Assemblée générale de l'ONU. Apparemment, le président iranien ne réalise pas que la marge de manœuvre réelle du locataire de la Maison Blanche ne lui permet pas de participer à ce genre de débat.

22 septembre 2010 : à Mahabad (Azerbaïdjan occidental, dans le nord-ouest de l'Iran), un attentat terroriste coûte la vie à une douzaine de femmes de militaires. Il s'agit d'une région habitée par des Iraniens azéris et kurdes. De toute évidence, les criminels sionistes jouent là aussi, comme en Turquie et en Irak, la carte de la violence séparatiste téléguidée.

Le 23 septembre, dans un entretien avec CNN à l'occasion de son passage à New York (lien vidéo), le président Ahmadinejad répond au journaliste (juif sioniste) Larry King qui lui demandait de commenter les "craintes" de Nétanyahou à propos des (inexistantes) armes nucléaires iraniennes : "Vous pensez que nous devrions nous intéresser aux craintes et aux préoccupations de M. Nétanyahou ? Pourquoi le devrions-nous ?... Qui est-il pour que nous le fassions ?...  En premier lieu, c'est un tueur professionnel... Il devrait être jugé pour ses crimes contre les Palestiniens et pour le blocus de Gaza, qui est illégal et contraire à l'esprit de la Charte des Nations Unies. Il devrait être jugé pour avoir tué des femmes et des enfants."  Comme il le fait habituellement quand il entend quelque chose qui ne lui plaît pas, le King de ZNN (Zionist News Network) essaie d'interrompre son "invité" en plein milieu d'une phrase - ce qui ne fonctionne pas ici, car Ahmadinejad s'exprime par le truchement d'une interprète (1 mn 20 s qui en valent la peine).

A la tribune de l'ONU, le président iranien rappelle ce que toute personne dotée d'un cerveau en état de marche sait depuis longtemps, mais sans avoir le droit de le dire à haute voix : les attentats terroristes du 11 septembre sont l'œuvre des services américains. Faisant mine d'être choqués, les représentants des Etats-Unisraël et de l'Europe sionisée quittent la salle. C'est le même cirque tous les ans. Et à l'extérieur, la racaille pro-israélienne manifeste bruyamment. Cette fois, c'est pour la libération d'une Iranienne condamnée à mort parce qu'elle a fait assassiner son mari. Les manifestants professionnels prétendent qu'elle sera exécutée par lapidation, alors que cette forme de mise à mort n'existe plus depuis la chute du régime impérial (que ces salauds aimaient tant). Pour la propagande sioniste (en hébreu : hasbaratin) tous les moyens sont bons... Ironie du sort, personne ne manifeste pour la libération d'une autre femme, coupable d'un crime analogue, qui est elle aussi sur le point d'être exécutée. Mais comme il s'agit d'une Américaine condamnée en Virginie, il est logique qu'on n'en parle pas.



Vu sur le site des Patrons [voyous] juifs de France :

On comprend mieux la présence des judéo-nazis devant le siège de l'ONU :
ils n'ont pas manifesté contre Ahmadinejad mais pour leur Führer...
Alors, Sieg Heil et Shalope Israël !...

Novembre-décembre 2010 : recrudescence du terrorisme d'inspiration israélienne en Iran. A Téhéran, un physicien connu pour sa participation au programme nucléaire meurt dans l'explosion de sa voiture alors qu'il se rendait à son travail. Les assassins à moto avaient fixé une bombe magnétique sur son véhicule. Le même jour, une attaque similaire blesse un autre scientifique iranien. Deux semaines plus tard, un attentat "sunnite" à la voiture piégée tue une quarantaine de personnes devant une mosquée chiite de Chabahar (port du sud-est proche de la frontière pakistanaise). Le scénario de la "guerre de religion", bien qu'usé jusqu'à la corde, reste le préféré des tueurs de Tel Aviv.

Autres actes hostiles de l'Etat voyou juif observés ces derniers temps : paralysie temporaire de certaines installations nucléaires iraniennes à l'aide du virus informatique Stuxnet, tentative de détournement d'un avion sur la ligne Téhéran-Damas.



En persan, contre-révolution se dit révolu-sion

14 février 2011 : le State Department de Washington (ministère israélicain de l'Ingérence dans les Affaires étrangères) déclare officiellement qu'il "a commencé dimanche (13 février) à écrire des micro-messages sur le site Twitter en persan pour s'adresser aux Iraniens, en insistant sur la nécessité que Téhéran laisse sa population manifester pacifiquement et librement comme en Égypte."



2125 "followers" pour Hillary Clintonne. Gageons que son ancienne rivale Monica Lewinsky aurait fait un bien meilleur score.

Trop occupés à faire la révolu-sion en Egypte, les sionistes israéliens de la section Moyen-Orient du State Department* n'ont pu démarrer leur nouvelle tentative de révolu-sion iranienne qu'avec un certain retard. Nous vous prions de bien vouloir les en excuser.

* Voir ici un témoignage vidéo de Kay Griggs, ex-épouse d'un colonel de marines : cette section du ministère, où le port de la kippa (ou yarmulke) est pour ainsi dire obligatoire, est pratiquement interdite aux goyim.

Pour ce qui est du caractère "pacifique" de la nouvelle révolu-sion, on a pu admirer les images diffusées par les télévisions sionisées le jour de la Saint-Valentin. (C'est une date que les terroristes de Tel Aviv adorent. Le 14 février 2005, ils assassinaient Rafic Hariri à Beyrouth. Six ans plus tard, le Liban essaie encore de s'en remettre.)



Manifestation "pacifique" de "dizaines de milliers" de twitteurs iraniens.
Ont-ils vraiment mérité les 100 dollars que leur a promis Mme Clintonne ?

Le 24 février 2011, deux navires de la marine iranienne (une frégate et un bateau de ravitaillement) arrivent sans encombre à Lattaquié (Syrie) après avoir traversé le canal de Suez. C'est une première depuis 1979. La junte militaire qui a renversé le dictateur Moubarak en Egypte, à l'initiative de ses maîtres américano-israéliens, a autorisé le passage après quelques jours d'hésitation. On peut évidemment s'interroger sur le sens réel de cet "événement". Les généraux égyptiens sont-ils en train de s'émanciper ou ont-ils tout simplement craint de s'aliénier la population de leur pays en obtempérant trop vite aux ordres d'Israël, comme avait l'habitude de le faire leur ancien président ?  L'enjeu était vraiment minime, puisque la marine iranienne n'a jamais constitué une menace pour l'Etat voyou juif. Personne ne prend au sérieux les cris d'orfraie poussés par Tel Aviv. D'ailleurs, les sionistes eux-mêmes n'ont pas insisté. Quoi qu'il en soit, ce passage par le canal est une petite victoire, toute symbolique, de l'Iran.

En rapport avec les "révolutions" arabes, la position de l'Iran est très ambiguë. Téhéran salue ce qu'il appelle des "soulèvements populaires", exactement comme le font les initiateurs de ces mouvements et les médias occidentaux qu'ils contrôlent. On peut se demander dans quelle mesure il ne s'agit pas d'une "ruse tactique" de la part d'Ahmadinejad. En supposant que ce soit le cas, cette "ruse" a peu de chances de réussir, étant donné que la "rue arabe" est aussi hostile à Téhéran que les gouvernements de ces pays - qu'il s'agisse des régimes issus de la révolu-sion (Egypte, Tunisie) ou de ceux qui n'ont pas encore été renversés. La seule exception en la matière sont peut-être les populations chiites des pays du Golfe, mais la chose est loin d'être certaine.

En ce qui concerne la Libye, Téhéran a fait courir le bruit que Kadhafi aurait chargé une entreprise israélienne d'engager pour lui 50.000 mercenaires, au prix de 2.000 dollars par jour et par homme, soit 100 millions de dollars par jour (= 3 milliards par mois ou 36 milliards par an - plus de la moitié du PIB libyen !...)  Thierry Meyssan, qui a des liens apparemment très forts avec la République islamique, a repris ce bobard à son compte - voir "Révolutions" arabes et confusion politique.

On voit que les américano-sionistes ont beau jeu. Tant que leurs victimes (effectives ou potentielles) continuent de s'entre-déchirer pour des motifs idéologiques, les maîtres du monde n'ont rien à craindre.



Nouvelles guerres par procura-sion sur l'agenda de Tel Aviv

Après la Libye, c'est l'Iran (et la Syrie) que le judéo-nazi Lieberman, ministre israélien des Affaires étrangères, veut faire bombarder par l'Occident. Le moment venu, le gouvernement iranien, qui aime tant la "révolution" libyenne mais pas du tout celle des beaux quartiers de Téhéran, pourra toujours demander à Israël de lui fournir des mercenaires à 3 milliards par mois.



Exercices

Fin avril 2011, l'aviation israélienne effectue une série d'exercices nocturnes depuis la base américaine d'Al-Asad en Irak (non loin de Ramadi, à l'ouest de Bagdad). Y participent "un grand nombre de chasseurs de type F-15, F-16, F-18, F-22 ainsi que des avions de ravitaillement KC-10". Il s'agit d'une préparation en vue d'une attaque de grande envergure contre l'Iran. Tandis que le monde entier se demande depuis des années quel itinéraire emprunteraient des avions venus d'Israël pour aller bombarder l'Iran, il est maintenant probable que beaucoup de ces appareils décolleraient de bases militaires US beaucoup plus proches de la frontière iranienne, situées non seulement dans le centre de l'Irak mais aussi dans le nord de ce pays, où les Israéliens (souvent camouflés en militaires ou "fournisseurs de services" américains) font depuis longtemps la pluie et le beau temps. Le moment venu, il sera difficile de dire qui, des USA ou d'Israël, aura lancé les attaques. Guerre par procura-sion et guerre directe se confondront.

Si l'Iran réagit comme il se doit à l'agression annoncée, l'Irak se trouvera automatiquement impliqué dans le conflit, de même que les Etats-Unis et probablement leurs vassaux. C'est d'ailleurs bien ce que veulent les sionistes.

En août 2011, alors que l'OTAN est en train de "gagner" sa guerre de Libye, on se demande une fois de plus ce qu'il adviendra de l'Iran le jour où l'Empire américano-sioniste lancera ses attaques. Que vaudront toutes les mises en garde iraniennes de ces derniers temps, les manœuvres militaires, les nouvelles armes dont on ne sait si elles existent vraiment, la soi-disant solidarité de la Russie et de la Chine ?... En Libye, on a vu les pseudo-alliés russes et chinois trahir ("s'abstenir") en l'espace de quelques minutes ; on a vu des foules gigantesques manifester pour Kadhafi tandis que des millions de citoyens étaient, paraît-il, armés pour assurer leur auto-défense. Et puis, quelques semaines plus tard, plus rien. Tout s'écroule à l'arrivée des troupes de l'OTAN, qui ne sont même pas des troupes régulières mais un conglomérat de forces spéciales, d'agents secrets, de mercenaires militaires ou civils, de terroristes et autres égorgeurs islamistes.

Et si la société iranienne s'effondrait de la même façon, mais cette fois dès les premiers jours de l'agression ?... Car il est pratiquement certain que l'Etat terroriste juif n'attendra pas des semaines avant de déclencher sa guerre totale, sachant pertinemment que la moindre hésitation permettrait à Téhéran de riposter en touchant Israël. Si l'on en arrive là, ce sera de deux choses l'une : ou bien la baudruche iranienne se dégonflera instantanément (un peu comme à Tripoli), ou alors les dirigeants et les militaires répliqueront, et ce sera probablement le début de la Troisième Guerre mondiale, c'est-à-dire la fin probable de la civilisation.

Les fous de Tel Aviv ont déjà annoncé qu'ils sont disposés à faire jouer leur "option Samson" pour le cas où leur petit pays de merde serait frappé. Dans la mythologie biblique, Samson est un "juge" (un mélange de roi et de général). Doté d'une force prodigieuse qui lui vient de sa tignasse, il passe son temps à tuer des Philistins, jusqu'au jour où une certaine Dalila lui coupe les cheveux pendant son sommeil et le livre à ses ennemis. Samson est alors conduit à Gaza (!) et jeté dans un cachot. Un peu plus tard, ses cheveux repoussent, ses forces reviennent, et il parvient à démolir sa prison et le palais royal avec. Il meurt écrasé sous les décombres, entraînant dans la mort plusieurs milliers de Philistins.



Néta-samson-yahou - dernier "juge" de l'Etat terroriste juif

L'option Samson consisterait donc, si l'Etat sioniste se sent sur le point d'être rayé de la carte, à entraîner le reste du monde ("les Philistins") dans l'holocauste final. Pour cela, Israël n'attendrait pas que l'Iran lui balance ses bombes atomiques sur la tronche (il risquerait d'attendre longtemps car l'Iran n'en a pas). Les sionistes prendraient les devants en envoyant leurs propres missiles nucléaires... sur l'Europe (continent "antisémite") tout en faisant croire au monde qu'ils viennent de Téhéran. Vu que les médias sont sionisés jusqu'à l'os, personne ne dirait le contraire, et les Américains "riposteraient" illico.

Autrement dit, les criminels de Tel Aviv sont prêts à transformer en conflit nucléaire mondial, une guerre conventionnelle perdue qu'ils auraient eux-mêmes déclenchée. On en est là en 2011...

Le plus tragique, c'est que pendant que les sionistes préparent activement leur prochaine - et peut-être dernière - guerre et qu'ils déciment sournoisement l'équipe de scientifiques iraniens travaillant pour le programme nucléaire civil, Téhéran se permet de les applaudir implicitement en se réjouissant de voir la Libye succomber sous les coups de l'OTAN. Pour Ahmadinejad, les ennemis de ses ennemis ne sont sans doute pas ses amis, mais ils ont néanmoins raison d'agir comme ils le font - voir également plus haut.

Apparemment, les responsables iraniens ne comprennent pas que la défaite de Kadhafi rapproche le moment crucial où eux-mêmes seront attaqués. Il est clair que les vampires américano-sionistes, dopés par le sang de la Libye, veulent boire dans la foulée celui de la Syrie et du Liban. Si, comme il est prévisible, l'Iran laisse faire sans réagir et se contente de protestations verbales, son tour viendra très vite.


Cette fois, c'est la bonne ?...

Octobre 2011 : "Complot iranien déjoué" aux Etats-Unis.

Début novembre : recrudescence de l'hystérie sioniste ; Israël et tous ses relais de par le monde menacent l'Iran d'une agression imminente. L'Etat terroriste juif annonce que le prochain rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique - AIEA (rédigé à Tel Aviv) va "révéler" beaucoup de choses - on le croit sur parole...

Tandis que la clique judéo-nazie s'apprête à traiter (ou à faire traiter) l'Iran comme elle l'a fait pour la Libye de Kadhafi, Ahmadinejad envoie son ministre des Affaires étrangères à Benghazi où règnent les rats islamistes téléguidés par ses ennemis. La venue d'une délégation benghaziste à Téhéran est prévue pour bientôt. Espérons qu'elle sera dans la capitale iranienne lorsque tomberont les bombes israélo-américaines.

Voir aussi : l'affaire Moussa Sadr - ou pourquoi l'Iran, le Hezbollah (et accessoirement la Syrie) aiment les rats libyens.

Les "révélations" de l'AIEA reposent sur des "données" récupérées dans un laptop miraculeusement sorti d'Iran en 2004, dont on sait depuis des années qu'il s'agit de vulgaires falsifications. L'Agence elle-même n'y croyait pas, n'ayant jamais eu sous les yeux le moindre document original. Pour que les "nouvelles preuves" soient prises en considération, il a fallu que les conseillers sionistes de Barack Obama "persuadent" le Japonais Yukiya Amano, directeur général de l'AIEA depuis 2009. On ne lui demande pas d'y croire, on lui demande juste de faire semblant...

L'Etat terroriste juif, quasiment unanime, attend que la nouvelle guerre par procura-sion soit lancée. Même "l'opposition", représentée par Shitty Livni (alias Shalope Israël), veut être de la partie. Dans une interview à la BBC, le 8 novembre, suite à une objection faite par le journaliste ("Mais l'Etat juif lui-même possède pourtant bien des bombes atomiques..."), elle rétorque sans rougir : "Vous ne pouvez pas comparer Israël à l'Iran... Vous ne pouvez pas mettre sur le même plan des soldats et des terroristes..."

Depuis que Avidgoret Lieberman, le chef de la "diplomatie" israélienne, dit tout haut ce que la plupart de ses compatriotes pensent tout bas, il a un succès fou à Tel Aviv :


Le ministre judéo-nazi a remis au goût du jour un classique de la littérature juive :

On souhaiterait que l'Iran constitue vraiment une menace pour l'Etat voyou juif. Si c'était le cas, au moins, les terroristes de Tel Aviv n'oseraient pas s'y frotter. Mais il est à craindre que tout ce que Téhéran raconte depuis des années à propos de son potentiel de défense, de ses armes conventionnelles, de sa volonté de tenir tête et de rendre coup pour coup, ne soit une fois de plus que bluff et vantardise. Quel crédit y apporter quand on se souvient des fanfaronnades de Saddam Hussein et de Kadhafi ?...

Le 9 novembre 2011, le chef d'état-major adjoint des forces iraniennes, le général Massoud Jazayeri, menace Israël de destruction pour le cas où ce pays attaquerait les installations nucléaires iraniennes : "Le centre nucléaire israélien de Dimona est le site le plus accessible que nous puissions viser, et nous avons des capacités encore plus importantes. A la moindre action d'Israël contre nous, nous verrons sa destruction." (source). Ou encore : le général Amir Ali Hadjizadeh, commandant de la force aérospatiale (sic) des Gardiens de la Révolution : "Vous ne devez pas oublier que des commandants américains se trouvent en Afghanistan, en Irak et dans les autres pays de la région. Si vous tuez l'un des nôtres, nous tuerons dix des vôtres." (source). Il faudra se souvenir de ces "promesses" le moment venu, quand tout s'écroulera, quand les désertions et les trahisons se multiplieront, quand il n'y aura plus de forces iraniennes... Bien sûr, un miracle est toujours possible, mais on demande à voir, car ce serait bien la première fois.

La force d'un pays dépend aussi de la solidité de ses alliances. Or, celles dont dispose Ahmadinejad ne sont guère de nature à le protéger. Chacun sait que Moscou et Pékin ne bougeront pas le petit doigt pour défendre Téhéran. Depuis plus de vingt ans, quand ils n'aident pas carrément les agresseurs (transit du matériel américain vers l'Afghanistan via la Russie, refus d'exercer leur veto à l'ONU), les Russes et les Chinois ne dépassent jamais le stade de la protestation verbale, toujours de façon molle et ambiguë. Ils n'ont encore jamais empêché aucune guerre américano-sioniste, préférant trahir leurs "alliés" à la moindre pression exercée par Washington ou Tel Aviv (annulation par les Russes de la vente à l'Iran de missiles défensifs).

Depuis 1990, la Russie et la Chine regardent bien sagement les dominos tomber les uns après les autres autour d'elles, en espérant qu'elles-mêmes ne seront jamais attaquées. Le réveil risque d'être douloureux...

En attendant, et pour revenir à l'Iran, les Gardiens de la Révolution, malgré leur force militaire "aérospatiale", ne contrôlent même pas ce qui se passe au sol : le 12 novembre, une explosion soi-disant "accidentelle" dans un dépôt de munitions d'une de leur base de la banlieue de Téhéran, tue 36 de leurs hommes dont un général. Aussitôt, le ministre de la Guerre de l'Etat terroriste juif, Ehoud Barak, applaudit et laisse entendre qu'il a donné un petit coup de pouce, lui, le Mossad ou ses marionnettes iraniennes du MEK. Cet attentat met en lumière les "capacités défensives" de l'Iran et donne une idée de ce qui attend le pays lorsque la guerre aura éclaté.


Drone espion américain

Début décembre 2011, l'Iran s'empare d'un drone furtif américain RQ170 Sentinel fabriqué par Lockheed Martin. L'engin, venu d'Afghanistan, avait violé l'espace aérien iranien. Vu qu'il se trouvait à 250 kilomètres à l'intérieur du pays, il ne peut s'agir d'une "erreur de navigation" comme l'ont prétendu certains. Il n'a pas non plus été "abattu", comme l'affirment certains autres, puisqu'on a pu le présenter intact à la télévision. L'hypothèse la plus probable est que les Iraniens ont fait atterrir ce drone en douceur après avoir piraté son système électronique. Le camp israélicain commence donc à s'inquiéter sérieusement, même si rien ne transparaît.

Il est évident que, sauf miracle, l'Iran n'est pas en mesure de mettre au point une technique de piratage aussi efficace. Au contraire, dans le cas du virus Stuxnet, c'est ce pays qui avait été attaqué et pris au dépourvu. Il n'est pas exclu, par conséquent, que Moscou ou Pékin aient aidé Téhéran ; si c'est le cas, l'inquiétude des agresseurs est justifiée. Etant donné que ni la Russie ni la Chine ne maîtrisent encore la technologie des drones, le bruit court que ces deux puissances ont l'intention d'examiner de très près ce qui se cache sous la carrosserie du RQ170.

Conseil gratuit à Ahmadinejad : profitez du fait que l'engin est furtif (c'est-à-dire indétectable, en principe) et envoyez-le bourré d'explosifs à Tel Aviv (coordonnées : 32° 4' N - 34° 47' E) dès que la nouvelle guerre sioniste aura commencé.




Par certains aspects, l'affaire du drone rappelle celle de l'avion espion américain U2 abattu au-dessus de l'URSS en 1960 : l'Iran laisse les Etats-Unis s'empêtrer dans leurs mensonges avant de présenter en public le corpus delicti. Mais alors que le président Eisenhower s'était montré plutôt discret à l'époque, Barack Obama, un demi-siècle plus tard, réagit en fidèle serviteur noir du lobby innommable. Dans le meilleur style de la chutzpah sioniste, il reclame la restitution de l'engin !... C'est un peu comme si un tueur arrêté par la police exigeait qu'on lui rende l'arme du crime.

Une semaine plus tard, les services israéliens, relayés par leurs médias, essaient de retourner la situation en leur faveur et prétendent que Téhéran vient de détruire, par-dessus le marché, un satellite de la CIA. La danger iranien serait donc bien réel et pire encore qu'on ne le croyait. Ce qui nécessite, bien sûr, une riposte militaire immédiate...



HOLO-COSTAUD :

Selon la 5ème colonne italienne des holocausteurs sionistes,
l'Iran veut utiliser ses inexistantes bombes nucléaires
pour holocauster Israël.

SHOALOM, RAGAZZI...

Ahmadinejad brandit la menace d'une nouvelle Shoah :
Jérusalem = Hiroshima ?
Qui stoppera la bombe atomique de Téhéran ?

(signalé par Paul-Eric Blanrue)



On sait maintenant où est cachée
la bombe d'Ahmadinejad


Le 11 janvier 2012, à Téhéran, nouvel assassinat d'un scientifique iranien travaillant dans l'industrie nucléaire. Cet acte terroriste du Mossad démontre encore une fois la faiblesse des capacités de défense de l'Iran.

Comme le signale le site libanais Al-Manar, les Israéliens recrutent des tueurs pakistanais pour l'Iran en se faisant passer pour des agents de la CIA. Il est vrai qu'ils n'ont pas à mentir beaucoup, puisque cette centrale américaine est depuis pas mal de temps une simple annexe du Mossad...


Marche ou crève

20 janvier 2012 : Malgré tous leurs efforts, les sionistes n'ont pas encore réussi à "convaincre" leurs "amis" américians qu'il était "nécessaire" d'attaquer l'Iran sans plus attendre. Dans cette recommandation d'Andrew Adler (Atlanta Jewish Times) : Helping the Jewish state obliterate its enemies, il est dit en substance que si les Etats-Unis n'anéantissent pas l'Iran pour "aider" Israël, le Mossad devra assassiner Barack Obama afin de le remplacer par un président plus docile qui exécutera sans délai les ordres de Tel Aviv.

Pourtant, la "résistance" américaine face aux plans israéliens n'est pas le fait du président, lequel n'est qu'une marionnette, au mieux un singe savant aux mains de ses "conseillers" juifs ; elle vient des militaires.

Si le clan sioniste a du mal à imposer la réalisation de ses projets de guerre totale, c'est parce que les forces armées US sont la seule institution qu'il n'a pas encore réussi à noyauter. Pour noyauter une organisation, il faut - comme le mot l'indique - prendre la peine d'y entrer. Or, les sionistes juifs n'ont aucune attirance pour les carrières militaires qui leur permettraient de "conquérir" de l'intérieur l'armée américaine. Bon gré, mal gré, ils doivent confier cette tâche à des "alliés" non-juifs (par définition peu fiables). Pousser les Etats-Unis à attaquer l'Afghanistan, l'Irak, le Pakistan ou la Libye pour le compte d'Israël, envoyer GIs, marines ou forces spéciales au casse-pipe dans l'intérêt de Tel Aviv, influencer le Pentagone au niveau administratif : pas de problème. Mais endosser soi-même l'uniforme, risquer d'être blessé ou même tué dans une des nombreuses aventures militaires sionistes menées par procuration : très peu pour eux. Il existe certes des exceptions, mais si un Juif américain s'intéresse vraiment à la chose militaire, on l'encouragera plutôt à rejoindre l'armée israélienne des tsahalos, où les risques sont de toute manière très limités.

Le problème, dans le cas de l'Iran, c'est que les conséquences d'une guerre américaine restent imprévisibles et qu'elles pourraient bien dépasser tout ce qui s'est vu jusqu'à présent. Les sionistes ne dominant pas l'appareil militaire US aussi parfaitement qu'ils dominent le reste, il ne leur suffit pas d'appuyer sur un bouton pour obtenir l'effet voulu. Le déclenchement de la guerre nécessite au minimum un événement de l'ampleur de Pearl Harbor, un "super 11 septembre" que l'on imputera à Téhéran, en quelque sorte la mère de toutes les provocations...  Le Mossad y travaille, cela ne fait aucun doute... Est-ce à dire qu'il n'hésitera pas, le moment venu, à assassiner Obama ?...  Pourquoi pas, si cet acte lui permet d'atteindre le résultat escompté.

D'un autre côté, dans cette interminable partie de poker, l'Etat terroriste juif espère bien que l'Iran, malgré ses fanfaronnades, ne réagira pas vraiment à une attaque limitée et "symbolique". Rien n'est sûr cependant, et le risque de représailles douloureuses est cette fois bien réel. "Des milliers de morts et de blessés, pas seulement des centaines", se lamente Adler. (Un mort israélien correspond à mille morts iraniens : 6.000 = 6.000.000...)


Si les sionistes ne liquident pas Obama pour avoir leur guerre, à quoi pourrait ressembler leur ultime provocation ?  Une possibilité parmi d'autres : USS Enterprise False Flag (lien vidéo).

Le premier porte-avions à propulsion nucléaire de l'histoire, en service depuis 50 ans, se prépare à effectuer sa dernière "mission" dans le golfe Persique, avant d'être désarmé dans quelques mois. Si "les Iraniens" le coulaient (ou si un sous-marin israélien Dolphin, gracieusement offert par le contribuable allemand, le faisait pour eux), les Etats-Unisraël auraient automatiquement leur casus belli. Avantage : la mise hors service des huits réacteurs de l'USS Enterprise, procédure normalement longue et onéreuse, ne poserait plus aucun problème pour la marine américaine. Les nuisances écologiques seraient l'affaire des pays riverains (et ne pèseraient pas lourd, de toute façon, en comparaison de l'holocauste déclenché par les bombes atomiques américano-israéliennes, euh... pardon : iraniennes).

Evidemment, l'équipage du porte-avions serait sacrifié. Mais ce ne serait pas la première fois ; les Américains ont l'habitude de mourir pour la bonne cause : de Pearl Harbor (1941) à l'USS Liberty (1967), et de l'USS Maine (guerre hispano-américaine de 1898) au World Trade Center (2001) - détails.

Grâce à Hollywood, le nom Enterprise est connu dans le monde entier, ce qui rendrait une attaque "de l'Iran" contre le porte-avions plus symbolique encore que l'attaque "d'Al-Qaïda" contre le WTC. Et même les pays les plus réticents (Russie, Chine) n'auraient d'autre choix que de se joindre à la coalition anti-iranienne.

Iran : Point d'inflexion d'une hégémonie  par Georges Stanechy.  Intéressant mais très unilatéral. On disait en gros la même chose à propos de la Libye ; le résultat est connu...  Cet article pourrait être signé Thierry Meyssan ou Michel Collon.  On y parle des merveilles technologiques et de la gestion aux effets positifs, mais pas un mot sur l'inflation galopante, le rationnement de l'essence (dans un pays producteur de pétrole), la misère des couches défavorisées et l'insolante arrogance de la bourgeoisie islamique privilégiée.


Les boycotteurs boycottés

Fin janvier 2012, l'Union Européenne sionisée annonce l'entrée en vigueur d'un embargo sur le pétrole iranien à partir du 1er juillet. Cette mesure aberrante nuira davantage aux pays européens, en particulier aux plus faibles d'entre eux (Grèce, Italie, Espagne), qu'à l'Iran lui-même. Ce pays exporte seulement 18 % de son pétrole vers l'Europe, et la Chine ne demande pas mieux que de remplacer les boycotteurs. D'ores et déjà, 65 % des exportations pétrolières de l'Iran vont vers l'Asie (Chine, Japon, Inde).

Bonne nouvelle, si elle est confirmée et suivie d'effet : Le Parlement iranien envisage d'interdire la vente de pétrole à l'Europe sans même attendre la mise en place du boycott de l'UE.

Le 19 février, l'Iran cesse de vendre son brut aux compagnies françaises et britanniques. Une semaine plus tard, des pétroliers venus prendre un chargement de 500.000 barils (75.000 tonnes) destinés à la Grèce, doivent repartir à vide. Les Iraniens exigent maintenant des pays européens importateurs qu'ils fournissent une garantie de paiement (pour contourner le boycott financier et le gel des avoirs décrétés par l'UE) et un engagement de respecter les contrats à moyen et long terme (c'est-à-dire bien au-delà du 1er juillet). Naturellement, le gouvernement grec refuse l'un et l'autre sur ordre de Bruxelles, mais espère bien que ces "cons d'Iraniens" lui fourniront tout de même du pétrole, afin que les pauvres Grecs touchés par la crise puissent faire le plein et se chauffer en attendant l'été.

Le Premier ministre Lucas Papadémos (nouveau Gauleiter d'Athènes) a été gouverneur de la banque centrale et complice des manigances de Goldman Sachs pour gonfler la dette grecque tout en la camouflant - voir Crise financière (16 février 2010 et 15 novembre 2011). L'exemple cité (un milliard d'euros) est relativement modeste en comparaison de la dette totale, mais il ne représente sans doute que la pointe de l'iceberg. Quoi qu'il en soit, Papadémos a rendu possible la catastrophe qui frappe son pays. Mais le grand responsable et profiteur est la banque Goldman Sachs elle-même. Non seulement elle spécule contre la Grèce, mais c'est aussi elle qui "fait" les cours du pétrole, et non une prétendue "loi de l'offre et de la demande" qui n'existe que sur le papier (voir lien précédent - "Le pétrole"). GS (Goldman Sachs ou Gangsters Sionistes) contrôle en effet le GSCI (Goldman Sachs Commodity Index), l'indice boursier le plus couramment utilisé pour les matières premières, dans lequel le pétrole est prédominant.

La crise auto-générée au niveau politique (les hommes de GS occupent les postes clés à Washington et en Europe) fournit à ces banksters un prétexte pour manipuler les cours (fin février, le baril est nettement repassé au-dessus de 100 dollars). Simultanément, on détourne l'attention des Grecs (victimes de GS) en leur racontant que la flambée des prix est imputable aux Iraniens (autres victimes de la même mafia).

Voir également plus haut : Pétrole

La bataille des gazoducs  par Manlio Dinucci.  L'Iran construit un pipe-line qui, lorsqu'il sera terminé en 2014, devrait acheminer le gaz iranien vers le Pakistan et l'Inde (carte). A condition, bien sûr, que la prochaine guerre américano-sioniste n'ait pas éclaté entre-temps. L'Etat terroriste juif, lui, préférerait un pipe-line Turkménistan-Afghanistan-Pakistan (carte), d'autant que le gaz naturel turkmène est aux mains du groupe israélien Merhav, que dirige Yosef Maiman, agent du Mossad et un des hommes les plus influents d'Israël. Ces ordures sont vraiment partout...

[En avril 2012, l'Iran stoppe également ses exportations de pétrole vers l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. Téhéran décide en outre de sanctionner 100 entreprises européennes en interdisant l'importation de leurs produits.]



Février 2012

QUI VA ENSEIGNER LA DÉMOCRATIE AUX IRANIENS ?


1 - LE CRIMINEL DE GUERRE JUDÉO-NAZI DU MOIS :

Vu sur le site des Patrons [voyous] juifs de France
Source : Jewish SS News

ISRAHEIL !





2 - L'ÉLITE MILITAIRE DES ÉTATS-NAZIS D'AMÉRIQUE :

snipers de San Diego



et US Navy de Coronado




LA GÔCHE FRANÇAISE ROULE POUR ISRAËL :

Mélenchon relaye la propagande anti-iranienne

Résumé :
M. Ahminejad [sic] veut utiliser des bombes atomiques [qu'il n'a pas] pour taper sur Israël.
C'est d'autant plus inacceptable que nous (les Français) sommes dans le sens du vent [re-sic].
Donc le régime iranien pose une question importante à la civilisation [civilisa-sion ?] humaine.
Ça, M. Menchon a pas peur de le dire, hein...


Le Mossad fait des heures sup

Toujours en février 2012, pour détourner l'attention de leurs actes terroristes contre l'Iran (assassinat de scientifiques travaillant pour le programme nucléaire) et préparer l'opinion en vue de la prochaine guerre sioniste, les services de l'Etat voyou juif organisent trois "attentats iraniens" en Inde, en Géorgie et en Thaïlande. C'est en partie la suite du "complot iranien déjoué" d'octobre 2011 mais en plus bâclé.

Seul l'attentat de Delhi fait une victime : une diplomate de l'ambassade israélienne est blessée (on voit que les tueurs de Tel Aviv ne ménagent personne, pas même leur propre personnel). A Tbilissi, l'engin explosif découvert dans la voiture d'un employé de l'ambassade est "désamorcé à temps". A Bangkok, le "terroriste iranien" se fait sauter lui-même, selon le principe : assez forts pour construire des bombes atomiques mais trop cons pour transporter un pétard. A suivre...


Le 18 février 2012, deux navires de guerre iraniens arrivent à Tartous, en Syrie, après avoir passé sans encombre le canal de Suez (comme en février 2011). Détail piquant : l'Etat provocateur juif qualifie cette démarche de "provocation iranienne".


L'Iran est sur le point d'avoir la bombe

Imminent Iran nuclear threat  par Scott Peterson (The Christian Science Monitor). Cela fait près de 30 ans qu'on nous raconte que l'Iran islamique est sur le point d'avoir sa bombe atomique :

En 1984, c'était pour "dans sept ans" (1991) ; en 1992, c'était pour "dans trois à cinq ans" (1995-1997) ou "dans sept ans" (1999) ; en 1995, c'était pour "dans cinq ans" (2000) ; en 1997, c'était pour "dans huit à dix ans" (2005-2007) ; en 1998, c'était pour "dans cinq ans" (2003) ou "dans douze ans" (2010) ; etc. etc...

Depuis le 11 septembre 2001, les "prévisions" israéliennes sont tellement nombreuses qu'il est impossible d'en établir la liste. Pour simplifier, disons que l'Etat terroriste juif prévoit que la très antisémitique et très holocaustique bombe iranienne sera prête en 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, à la rigueur en 2014... à moins qu'elle ne soit déjà prête.

Voir également plus bas : août 2017



QUI MENACE QUI ?

Source

Evidemment, le judéo-nazi Jacques Kupfer "ne sait pas" que son Etat terroriste préféré est doté de 500 bombes atomiques. (Lorsque Mordechai Vanunu, en 1986, a révélé au monde l'existence de l'arsenal nucléaire israélien, il y en avait déjà 200.)

En 1945, la "destruction justifiée", la "vitrification" de Dresde, Hambourg, Hiroshima, Nagasaki et de centaines d'autres villes allemandes et japonaises, a coûté la vie à un million de civils innocents. Mais "après tout", on s'en fout, car tous ces gens n'étaient pas juifs.

Vitrifier est un autre mot pour holocauster, c'est-à-dire détruire par le feu (à l'aide de bombes au phosphore ou de bombes nucléaires).

Le talmudiste Kupfer est trop lâche pour dire ouvertement ce qu'il veut. Il utilise donc ce qu'il croit être une "ruse rhétorique" : "nous pourrions", "imaginons que", "si Israël déclarait", "gageons qu'une fuite"... Mais tout ce qu'il présente ici comme hypothétique, Israël le fait et le dit depuis longtemps, sachant pertinemment que l'Iran n'est pas une menace.

Quels "effets bénéfiques" ce hasbaratineur sioniste attend-il d'une "déclaration" israélienne dont il fait semblant de ne pas voir que le monde la subit presque quotidiennement depuis 30 ans ?... Que le gouvernement iranien abandonne des armes nucléaires qu'il n'a pas ?... Si Téhéran avait vraiment la bombe, Tel Aviv et ses supporters fermeraient tout simplement leurs gueules. La dissuasion a du bon ; dommage que l'Iran ne soit pas en mesure de l'exercer.


Günter Grass se rebiffe

Le 4 avril 2012, un "scandale" politique éclate en Allemagne : Günter Grass (84 ans), Prix Nobel de littérature 1999, a osé critiquer Israël dans un poème intitulé Ce qui doit être dit.

Israël et sa puissance atomique menacent la paix mondiale.  L'éditorialiste Henryk Broder, dont il est question dans l'article, est un pauvre crétin sioniste (voir ici) qui n'arrive pas à la cheville du plus grand écrivain allemand encore en vie.

Günter Grass, qui a eté proche du parti social-démocrate SPD, n'a vraiment rien d'un "antisémite", même s'il a passé quelques mois dans les "Waffen-SS" contre son gré, à l'âge de 17 ans. S'il ne l'avait pas révélé lui-même (en 2006), personne n'en aurait jamais rien su. Il a tout simplement fait la guerre comme des millions de soldats ; en 1944-45, l'Allemagne mobilisait même des "volontaires" de 15 ans... Grass est infiniment plus honnête et plus respectable que n'importe quel tsahalo israélien, et il a beaucoup moins de sang sur les mains - si tant est qu'il en ait... La seule chose qu'on puisse lui reprocher, c'est de découvrir un peu tard la menace qui émane d'Israël (pays auquel il dit se sentir lié), et de répéter bêtement le slogan d'usage à propos de l'Iran (peuple opprimé, manipulé par une grande gueule).


L'Iran veut-il rayer Israël de la carte ?



Le site israélien YnetNews signale que Dan Meridor, Premier ministre adjoint et ministre du Renseignement et de l'Energie atomique de Tel Aviv, a admis que Mahmoud Ahmadinejad n'avait jamais déclaré qu'il voulait rayer Israël de la carte. Les paroles du président iranien ont été [intentionnellement] déformées. Ahmadinejad a dit en réalité, citant l'ayatollah Khomeiny (fondateur de la République islamique), que le régime sioniste qui occupe Jérusalem devait disparaître des pages de l'Histoire. Selon Meridor, au niveau idéologique et religieux, les dirigeants iraniens sont d'accord pour dire qu'Israël, cette création contre nature, ne survivra pas, que c'est une tumeur cancéreuse qu'il convient d'enlever, que cet Etat illégitime ne devrait pas exister.  (On peut naturellement discuter longtemps pour savoir s'il est "moins grave" d'extirper la tumeur sioniste que de rayer Israël de la carte...)

Meridor a peut-être voulu, en faisant sa déclaration fracassante, freiner un peu (très peu) l'ardeur agressive de ses compatriotes, mais cela ne change rien au fond du problème. Les sionistes ont systématiquement recours au mensonge pour parvenir à leurs fins ; ils n'en sont pas à une fausse traduction près. Et ce n'est pas parce qu'un ministre avoue que son Etat a menti, que cet Etat va cesser à l'avenir de proférer les mêmes mensonges.

D'ailleurs, si un pays a la possibilité matérielle d'en rayer véritablement un autre de la carte du Moyen-Orient (c'est-à-dire de l'anéantir, de le rendre inhabitable), c'est bien Israël face à l'Iran, et non le contraire. L'Iran, même s'il le voulait, ne pourrait pas "rayer Israël de la carte" au sens où l'entendent les sionistes. Il ne le pourrait pas non plus au sens où il l'entend lui-même. Et pourtant, Dieu sait qu'un monde sans sionisme ferait l'affaire de Téhéran - on peut toujours rêver...

Soit dit en passant, on peut se demander pourquoi Israël ne devrait pas un jour être rayé de la carte. Rien que depuis 1990, plusieurs Etats ont subi ce sort (URSS, RDA, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, etc.) sans que personne ne s'affole pour autant. S'engager à ne pas rayer un Etat de la carte, c'est un peu la même chose que reconnaître son droit à l'existence. Israël est le seul pays qui revendique pour soi l'un et l'autre de ces privilèges saugrenus et parfaitement étrangers au droit international.


L'Iran et la Russie

Téhéran est passablement isolé sur la scène internationale. A part le Hezbollah libanais, une poignée de mouvements chiites opprimés dans les pays du Golfe et quelques Etats d'Amérique latine (Venezuela, Bolivie, Cuba...) ses amis sont rares. La Russie et la Chine affichent à l'égard de l'Iran une neutralité parfois qualifiée de bienveillante. Qu'en est-il au juste ?...

En fait, dans ce domaine, la Chine n'a pas d'opinion et copie toujours ce que fait la Russie. Et la Russie, elle, jeu un double jeu. Soumise en permanence aux pressions de la mafia sioniste internationale, Moscou cède en silence aux exigences occidentales tout en donnant l'impression de résister. Ce qui vaut depuis 1990 pour tous les pays attaqués par les maîtres du monde, vaut à plus forte raison pour l'Iran. D'où les nombreuses contradictions de la politique russe vis-à-vis de Téhéran : construction de centrales nucléaires civiles et, simultanément, sabotage de leur entrée en service ; coopération commerciale avec l'Iran mais alignement sur l'Occident à l'ONU pour les sanctions ; signature de contrats pour la fourniture d'armements défensifs mais gel des livraisons, etc... La main gauche russe défait toujours ce que fait la droite.

Dernier exemple en date : alors que l'Iran a depuis longtemps le statut d'observateur à l'OCS (Organisation de Coopération de Shanghaï regroupant la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan) et aimerait en devenir membre à part entière pour renforcer sa position internationale, Poutine, en juin 2012, lui met des bâtons dans les roues et dit "niet". A peine redevenu président, il trahit l'espoir (infondé) que certains avaient mis en lui. Au lieu de faire preuve de souveraineté, la Russie qu'il représente se cache derrière la "communauté internationale" et décrète que l'Iran ne peut bénéficier de son "upgrade" tant que le pays sera soumis aux sanctions onusiennes - lesquelles sanctions n'auraient pas lieu d'être si Poutine avait eu le courage d'user de son veto pour les empêcher.

Cette hypocrisie russe (mais également chinoise) accompagne tous les lâchages de prétendus "alliés", depuis l'Irak et la Yougoslavie d'avant Poutine (années 1990), jusqu'à la Libye de Kadhafi (2011) et la Syrie d'Assad (démonstration en cours), en passant par le Liban et la Palestine (pour qui la Russie n'a jamais remué le petit doigt). L'Iran est le prochain pays de cette lamentable liste...


Compte à rebours

Août 2012 : comme le rappelle le pacifiste israélien Uri Avnery, "jamais aucune guerre annoncée ne l'a été aussi bruyamment ni aussi longtemps à l'avance que celle qu'Israël s'apprête à lancer contre l'Iran".  C'est parfaitement vrai...




Les chiens enragés sionistes (Nétanyahou, Lieberman, Barak et quelques autres) veulent en finir : ils ont donc décidé de déclencher leur prochaine guerre juive si possible avant l'élection présidentielle américaine de novembre 2012, sachant pertinemment qu'aucun des deux candidats contrôlés par le lobby - ni Obama ni son concurrent Romney - n'osera paraître moins belliciste et moins pro-israélien que son adversaire, ce qui lui vaudrait à coup sûr d'être battu (non pas par les électeurs mais par les organisateurs de l'électro-níque électorale).

Paul Craig Roberts, ancien sous-secrétaire au Trésor de l'administration Reagan dans les années 1980, écrit à ce propos dans son article Mad Dog America :

"Les crétins qui gouvernent les moutons américains ne sont pas seulement bornés et aveugles, ils sont également sourds. L'ouïe de la 'superpuissance' américaine ne fonctionne que lorsque c'est le Premier ministre israélien - le cinglé Nétanyahou - qui parle. Subitement, Washington entend très bien et se précipite pour faire ce qu'on exige de lui."

"Israël est un petit Etat insignifiant, créé par des Britanniques insouciants et des Américains stupides. Il n'a aucun pouvoir, sauf celui que lui confère la protection américaine. Et pourtant, en dépit de l'insignifiance d'Israël, cet Etat domine Washington. Quand un texte est présenté par le lobby israélien au Congrès des Etats-Unis, il est adopté à l'unanimité. Si Israël veut la guerre, Israël l'obtient. Quand Israël commet des crimes de guerre à l'encontre des Palestiniens ou des Libanais, et qu'il est condamné à l'ONU par plus de cent résolutions dénonçant ses actes criminels, les USA viennent le tirer d'affaire en mettant leur veto. Le pouvoir que le minuscule Israël exerce sur 'la seule superpuissance mondiale' est unique dans l'Histoire. Des dizaines de millions de 'chrétiens' se soumettent à ce pouvoir et le renforcent, poussés par les exhortations de leurs pasteurs 'chrétiens'."

"Nétanyahou a envie de faire la guerre contre l'Iran ; il s'en prend à tous ceux qui tentent de l'empêcher d'assouvir cette envie. Récemment, il a traité de 'gonzesses' des généraux israéliens de haut rang qui avaient mis en garde contre les effets d'une telle guerre. Il considère comme des traîtres d'anciens Premiers ministres et chefs des services de renseignement israéliens, parce qu'ils désapprouvent sa détermination d'attaquer l'Iran. Et il a même accusé le très servile président Obama et le plus haut militaire américain [le général Martin Dempsey, chef d'état-major des armées] de 'mollesse' dans l'affaire iranienne..."

"Nétanyahou n'est pas seul : les néo-cons américains le soutiennent, ils sont aussi cinglés que lui. Ils croient aux vertus de la guerre nucléaire ; ça les démange de bombarder un pays musulman avant de passer à la Russie et à la Chine. Il est étonnant qu'un groupe qui comprend à peine deux ou trois douzaines d'individus, puisse ainsi tenir entre ses mains le sort de toute l'humanité..."


Al-Manar pour tout savoir sur l'Iran

Janvier 2013 : L'Iran en mesure de produire au moins une bombe nucléaire d'ici mi-2014

Sous ce titre débile, le site libanais Al-Manar, proche du Hezbollah et de son allié iranien, reprend bêtement les mensonges de la propagande israélienne. A l'origine du "scoop", on trouve un soi-disant "Institut pour la science et la sécurité internationale, organisme privé opposé à la prolifération nucléaire" [sic].  Il s'agit en réalité d'une officine 100 % sioniste qui avait déjà annoncé en 2006, sous la plume de David Albright (président) et de Corey Hinderstein (experte en matière de "menace nucléaire"), que l'Iran aurait sa bombe en 2009 (Jews Albright and Hinderstein claim that Iran could have a nuclear weapon in 2009).

Voir également plus haut : L'Iran est sur le point d'avoir la bombe.

Février 2013 - Encore un article du même goût sur le site d'Al-Manar, pour illustrer la "puissance" de la République islamique : L'Iran construit des tunnels aériens supersoniques d'une vitesse de 8 Mach.  Si vous ne comprenez pas où ils veulent en venir, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul. En tout cas, il paraît que ces fameux tunnels ont pour but de tester des missiles à grande vitesse (Mach 8 correspond à 9.800 km/h). Concrètement, et si l'on se fie au dessin qui accompagne l'article, la chose ressemble à un gros tuyau dans lequel se déplace une sorte de TGV à sustentation magnétique, genre Maglev/Transrapid de Shanghaï, mais 30 fois plus rapide. Vu de l'extérieur, ça doit ressembler à un accélérateur de particules ou à un collisionneur de hadrons (ou plutôt de dji-hadrons) comme il en existe du côté de Genève. Possible aussi qu'il y ait une certaine analogie avec l'ascenseur pour la Lune.

Bref, les Etats-Unis et Israël n'ont plus la moindre chance de gagner la prochaine guerre. D'autant que l'Iran fabrique aussi depuis peu un avion de combat parmi les plus sophistiqués du monde (Al-Manar), des missiles capables de contourner le Patriot (re-Al-Manar) et des drones équipés d'un système de défense antimissiles semblable au S-300 russe (re-re-Al-Manar) pour pallier l'embargo russe décrété par Israël.

Sans oublier les vedettes iraniennes qui sont un réel danger pour les navires américains, les bateaux volants de la marine islamique, le tout nouveau drone et les missiles Shahab 3 et Sejil 2 braqués sur la centrale sioniste de Dimona...  Il y en a des comme ça pratiquement tous les jours sur le site d'Al-Manar.*

* Mais la force de l'Iran ne réside pas seulement dans ses prouesses technologiques : Les Iraniens prêts à aller à pied en Israël pour l'anéantir


LA MEILLEURE DE TOUTES
(après le lancement d'un singe dans l'espace le 28 janvier 2013) :

Si les astrologues de Harvard le disent, c'est que ça doit être vrai.
Reste à savoir ce qu'en pensent les alchimistes du MIT.

Il faut avouer que les scientifiques iraniens sont vachement forts, presque autant que les gars du service de presse de leur gouvernement...

[Il faut avouer également que les infos publiées par Al-Manar sont nettement plus fiables quand elles ont trait au Liban ou à la Syrie...]



Elections 2013

Le 14 juin 2013, Hassan Rohani remporte l'élection présidentielle dès le premier tour avec 50,7 % des voix, le taux de participation étant de 72 %. Contrairement à ce qui s'était passé en 2009 (voir plus haut), personne ne conteste le scrutin, ni en Iran ni à l'étranger. Décidément la révolu-sion n'est plus ce qu'elle était...

Les médias présentent le vainqueur comme un "modéré" ou un "réformateur" et expliquent que sa victoire était "logique" face à cinq candidats du camp "conservateur" incapables de se mettre d'accord. Bizarre, il y a à peine une semaine, les mêmes journalistes prédisaient que Saïd Jalili, le soi-disant chouchou du "guide suprême" de la révolution, Ali Khamenei, l'emporterait, mais seulement au second tour.

Quelles conclusions peut-on tirer de cette élection ?

■ La vie politique iranienne demeure un mystère en Occident. Les termes "réformateur" et "conservateur" ne veulent pas dire grand-chose, pas plus que les termes "gauche" et "droite" en Europe.

■ Rohani, illustre inconnu chez nous, a probablement été élu pour des motifs de politique intérieure (vie chère, inflation, difficultés économiques dues à l'embargo) et non pour des considérations de politique étrangère ou nucléaire (première chose nous venant à l'esprit quand nous pensons à l'Iran).

■ Le système électoral iranien est certainement plus démocratique qu'aux USA (patrie de l'électro-nique électorale), qu'en France ou dans les autres pays de l'UE (où toutes les lois viennent de Bruxelles tandis que l'alternance s'effectue selon le principe "bonnet blanc et blanc bonnet"), qu'en Israël (où 20 % de "citoyens" d'origine arabe ont droit à 7,5 % des sièges, à condition qu'ils ne fassent rien qui puisse déplaire aux sionistes - voir ici la situation en 2009 pratiquement inchangée depuis), etc...

■ Le pouvoir politique du président est tout à fait relatif (soumis aux décisions du "guide suprême"). Conformément à la constitution, personne ne peut briguer plus de deux mandats consécutifs, de sorte qu'Ahmadinejad, président depuis 2005, n'a pas pu se représenter. Il n'a même pas eu le droit de recommander un candidat. Quand on songe que pour la presse sionisée, il était le "dictateur", il y a franchement de quoi rire... Il est vrai toutefois que le président sortant a laissé "sa marque" dans la politique iranienne de ces huit dernières années, surtout vis-à-vis de l'étranger. Il n'est pas impossible que le charisme de ce petit bonhomme ait fini par énerver son "supérieur hiérarchique" Khamenei, et que celui-ci ait tout fait pour faire élire un président moins actif, à l'instar de ses prédécesseurs dont tout le monde a oublié le nom. (Les candidats à la présidence doivent recevoir l'aval du "guide suprême", comme ils doivent, chez nous, recevoir l'aval du lobby innommable). La question est de savoir si ce qui plaît au "guide suprême" est bon pour l'Iran. La République islamique doit-elle faire preuve de retenue face à l'ogre américano-sioniste ?...

■ En quoi la politique iranienne va-t-elle changer sous Rohani, mis à part le fait qu'elle sera sans doute moins "fracassante ? On prétend que le nouveau président est "l'homme de Rafsandjani", lequel est à la fois un richissime homme d'affaires battu aux présidentielles de 2005 (directement) et de 2009 (par Moussavi interposé), et un ayatollah influent désireux de prendre la place du "guide suprême". Les rapports de forces religieux et politiques en Iran restent eux aussi une énigme.

■ Sauf erreur, l'Iran ne devrait pas renoncer à ses ambitions nucléaires. Et sauf miracle, Israël ne devrait pas abandonner ses projets de guerre juive mondialisée contre l'Iran. Il y a donc peu de chances que les choses changent beaucoup au niveau international dans un avenir proche. Mais sait-on jamais ?...

Le programme de Rohani concernant le nucléaire et la crise en Syrie (pour le site iranien IRIB, le prénom du nouveau président est Ali et pas Hassan - mystère). Dans l'ensemble, rien de nouveau dans ce programme. L'avenir dira ce qu'il en est...


Le triangle Iran-Argentine-Israël et la France  par Maria Poumier : sur le terrorisme israélien et les manigances du lobby sioniste argentin contre le Hezbollah, l'Iran et le gouvernement de Buenos Aires.


Hommage au président sortant

13 juillet 2013 : Chapeau bas, Mahmoud !  par la rédaction d'Egalité et Réconciliation (le site d'Alain Soral) :

"Dans la sphère occidentale du mensonge médiatique généralisé, les propos les plus célèbres du président iranien restent, symboliquement, ceux qu'il n'a jamais prononcés : le fameux « rayer Israël de la carte* ».  Le 25 octobre 2005 [voir plus haut], suite à son intervention lors d'une conférence intitulée « Le monde sans le sionisme »**, Ahmadinejad, pour avoir osé citer l'ayatollah Khomeiny selon lequel « le régime occupant Jérusalem » devait « disparaître de la page du temps », se transformait en nouvel Hitler. Dans les pays sous domination américano-sioniste - au premier rang desquels : la France - une manipulation grossière opéra une diabolisation en règle de l'Iran, et les populations furent sommées de faire le raccourci entre « programme nucléaire » et « rayer Israël de la carte » pour intégrer à jamais l'angoisse shoatique*** d'un Israël vitrifié."

"Car l'enjeu d'une telle manipulation était bien celui-là : lier de manière éternelle (quand même !)**** le programme nucléaire iranien à la Shoah***. Peu importe que l'information circulât très tôt sur l'Internet selon laquelle la traduction était bidon ; il fallait faire de l'Iran le territoire du Diable pour préparer l'opinion à une attaque « préventive » par l'Axe du Bien... Et le programme nucléaire militaire, qu'il soit réel ou fantasmé par les Occidentaux, est depuis de nombreuses années le prétexte en or pour justifier - par le spectre d'une Shoah II*** - cette hostilité totale à la nation iranienne." [voir également plus haut]

* Est-il matériellement possible de rayer Israël de la carte ?

** Y a-t-il une vie après le sionisme ?

*** Rappelons que Shoah®, Shoah II ® et shoatique® sont des marques déposées.

**** Allusion à la profession de foi du sioniste Manuel Valls : "Je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël, quand même !..." - vidéo.


"Outre son programme nucléaire très tôt associé à une promesse d'holocauste*, Mahmoud Ahmadinejad a lui-même, de surcroît, donné du grain à moudre à ceux qui cherchaient absolument à faire de lui le prochain génocideur des juifs. En décembre 2006, il organisa notamment à Téhéran une conférence internationale intitulée « Révision de l'Holocauste* : une vision globale ». Parmi les invités, entre autres : David Duke, le rabbin Moshe Aryeh Friedman ou encore Robert Faurisson. La réaction des chancelleries occidentales et des médias aux ordres fut assez peu enthousiaste... Etonnant, quand on pense que les conclusions de la conférence, appelant à « trouver la vérité » sur un événement historique, se situaient dans la droite ligne d'un humanisme des Lumières prenant appui sur la raison pour terrasser l'obscurantisme !..."

* Même remarque que précédemment : Holocauste® est une marque déposée. Ecrit sans majuscule, le mot est à la limite de l'antisémitiquement supportable.

"Fut-ce contre ce genre d'impertinence ou pour de basses raisons géopolitiques ? Toujours est-il que l'Iran et Ahmadinejad essuyèrent une tentative peu discrète de révolution colorée (en vert, cette fois) durant les élections présidentielles de 2009."  [voir plus haut]

"Impassible, Mahmoud fut réélu et propulsa par la suite l'art du glissage de quenelle à un niveau encore jamais atteint. Lors de son intervention à la tribune des Nations Unies le 23 septembre 2010 à New York, dans la ville même des attentats du 11 septembre 2001, le président iranien osa expliquer l'évidence, à savoir que la thèse selon laquelle les terroristes d'Al-Qaïda furent les uniques et entiers responsables des attaques contre le World Trade Center et le Pentagone n'était pas la seule possible, et rappela notamment que deux autres points de vue devaient être envisagés : que les autorités américaines aient « laissé faire » les terroristes, ou que certaines parties de l'appareil de gouvernement aient elles-mêmes organisé ces attentats..." *

* Et Al-Mossaïda alors ?... Quand même !...

"Ahmadinejad fut l'un des résistants à l'Empire les plus sérieux de ces dernières années. Aujourd'hui, l'homme est fustigé pour sa gestion « désastreuse » de l'économie durant ses mandats. Que l'Iran soit victime d'un programme de sanctions économiques d'une violence sans précédent de la part des pays occidentaux à la solde d'Israël n'est bien sûr que rarement mis en rapport avec les difficultés du peuple iranien. Que l'on songe par ailleurs à la crise financière et économique dans laquelle nous ont plongés nos élites de l'Axe du Bien... On n'ose imaginer les résultats brillants des Obama, Barroso, Hollande et autres pour l'Amérique et l'Europe s'ils avaient subi le quart de ce qu'ils ont imposé à Ahmadinejad et à l'Iran..."

Après l'hommage d'Alain Soral,
voici « l'hommage » de Thierry Meyssan :

Sans commentaire...


Que veut Hassan Rohani ?

Juillet 2013 : Nétanyahou : Israël pourrait intervenir contre l'Iran avant les Etats-Unis - Le psychopathe de Tel Aviv veut à tout prix sa guerre juive, et il la veut tout de suite :  "Ils se rapprochent de la ligne rouge. Ils ne l'ont pas encore franchie. Et il faut leur dire sans aucune ambiguïté que cela ne sera pas permis... Le nouveau président iranien Hassan Rohani est un loup déguisé en mouton..."

Comme quoi, face aux barbares sionistes, rien ne sert d'avoir un président "modéré".


TOUJOURS UNE GUERRE JUIVE D'AVANCE :

(Daniel Pipes est un néo-con 100 % pur porc)

Fin septembre 2013, le nouveau président iranien est à New York, à l'occasion de la session annuelle de l'Assemblée générale des Nations Unies. Les médias occidentaux (hors Israël) font comme si la politique de Téhéran avait changé du tout au tout. Rohani aurait, paraît-il, renoncé à la bombe chère à son prédécesseur. En réalité, si l'on se fie aux discours réellement prononcés par l'un et l'autre, l'Iran n'a jamais cherché à se doter de l'arme atomique. Le prétendu changement de cap constaté par la presse vient surtout du fait qu'elle a falsifié les propos d'Ahmadinejad tout en restituant à peu près correctement ceux de Rohani - du moins en matière de nucléaire.

Car pour ce qui est de l'autre thème de prédilection des médias, à savoir l'Holocauste®, on déforme sans vergogne les paroles de Rohani tout comme on a déformé celles d'Ahmadinejad, mais dans un sens diamétralement opposé. Tandis qu'on reproche à ce dernier d'avoir "nié" le dit Holocauste®, son successeur en aurait "reconnu la réalité". Comment a-t-on pu en arriver là alors que les deux présidents, l'ancien et le nouveau, ont dit en gros la même chose sur cet importantissime sujet ?...

Sur la position d'Ahmadinejad depuis 2006, voir plus haut.  Pour savoir ce qu'a vraiment dit Rohani en 2013, avant que ses propos ne soient falsifiés par CNN, on peut se reporter à cet article d'Al-Manar :

"Les journalistes iraniens ont découvert le dernier mensonge scandaleux fabriqué par la chaîne américaine CNN, après avoir écouté le texte de l'allocution du président Rohani et comparé la traduction anglaise avec le discours original en persan, a rapporté la chaine satellitaire iranienne Al-Alam. Non seulement il y a eu déformation des propos du président, pire, on y a ajouté des remarques inexistantes dans l'original."

"D'abord, le terme « Holocauste » n'a jamais été mentionné dans l'original ; en fait le président Rohani a affirmé qu'il condamnait « tous les crimes commis contre l'humanité ».  Al-Alam publie la traduction correcte de la réponse du président Rohani lors de son interview avec CNN : « Je l'ai dit précédemment, je ne suis pas un spécialiste dans le domaine de l'histoire, il revient aux historiens de clarifier les faits historiques. D'une manière générale, tout crime commis contre l'humanité dans l'histoire, notamment les crimes commis par les nazis, à la fois contre les juifs ou les autres, nous les condamnons totalement. Tout comme aujourd'hui, chaque crime ou massacre commis contre un peuple, une religion, une confession ou une doctrine, nous le condamnons. Et donc nous condamnons les pratiques des nazis, mais l'ampleur de ces actes relève de la compétence des historiens et des chercheurs qui ont le devoir de la démontrer, et je ne suis pas un spécialiste en histoire."

Pour documenter le "nouveau cours" qu'aurait adopté Téhéran, les médias soulignent la présence, dans la délégation conduite par Rohani, d'un député de la minorité juive iranienne. C'est la première fois que le téléspectateur occidental entend parler de l'existence de ces députés juifs. Inutile d'ajouter qu'il ne sait rien non plus des rabbins antisionistes de Neturei Karta, ces amis juifs d'Ahmadinejad que le "dictateur antisémite" ne manquait jamais de rencontrer quand il était à New York.


La guerre juive, tout de suite !

Fin octobre 2013, le milliardaire et prédateur juif Sheldon Adelson, propriétaire d'hôtels et de casinos à Las Vegas, Macao, Singapour (et bientôt peut-être en Espagne), participe à une discus-sion à la Yeshiva University, une université juive de Jew York dont Sionipédia nous dit que "son programme d'enseignement est basé sur la philosophie Torah Oumadda (la Torah combinée aux études laïques) du judaïsme orthodoxe moderne" (le mot philosophie devant être compris au sens béhachélien du terme).

Prié de donner son avis sur les négocia-sion-s actuellement en cours à Genève entre l'Iran et les USA au sujet du nucléaire, Adelson-of-a-bitch déclare : "Qu'est-ce que vous voulez qu'on négocie ?... Moi, si j'y étais, je dirais aux Iraniens : « Vous voyez le désert là-bas ?... Je vais vous montrer quelque chose... »  Et là, je sors mon portable, j'appelle un numéro au Nebraska et je dis : « OK, les gars, vous pouvez y allez... »  Aussitôt un missile balistique décolle et balance une bombe atomique au milieu du désert [le désert iranien qu'on voit depuis la table de négocia-sion de Genève]. Ça ne fait de mal à personne, à part quelques serpents, scorpions et autres bestioles... Ensuite, je dis aux Iraniens : « Vous avez vu ?... La prochaine tombera en plein milieu de Téhéran.... Je suis sérieux... Vous voulez être anéantis, effacés [wiped out] ?... Alors continuez votre programme nucléaire..."

Et tout le public de la Yeshiva d'applaudir le vieux fanatique de 80 ans : humanisme juif dans toute sa splendeur...

On souhaiterait que l'Iran ait vraiment la bombe. Avant d'effacer Israël, il lui ferait une petite démonstration sur la centrale de Dimona, dans le désert du Néguev. Ça ne ferait de mal à personne, à part quelques scorpions sionistes... Mais le test d'avertissement pourrait aussi bien avoir lieu à Las Vegas, c'est également au milieu du désert...


Capitulation iranienne ?

Le 24 novembre 2013, après plusieurs semaines de "négociations" entre l'Iran et les cinq puissances à veto de l'ONU plus l'Allemagne, on aboutit à un accord provisoire d'une durée de six mois sur le nucléaire iranien. Selon la presse (détails publiés par le Guardian), l'Iran s'engage à limiter ses opérations d'enrichissement d'uranium et à ne pas dépasser le taux de 5 %, ce qui exclut toute utilisation miltaire (laquelle nécessite au moins 85 %). Le stock iranien d'uranium enrichi à 20 % sera "neutralisé", une moitié étant "diluée" pour ramener la teneur à 5 %, l'autre moitié servant uniquement à alimenter le réacteur de recherche de Téhéran (TRR) utilisé à des fins médicales. Simultanément, l'Iran "gèle" ses activités à l'usine d'enrichissement de Natanz-1, à Fordow-2 et à la centrale d'Arak-3 (IR-40), et renonce à ouvrir ou construire de nouveaux centres d'enrichissement et à alimenter ses centrifugeuses. Téhéran s'engage à fournir des informations détaillées sur l'ensemble de son programme nucléaire et à permettre l'accès permanent des contrôleurs internationaux à tous les sites, etc. etc. etc...

En contrepartie de cela, la "communauté internationale" allège ses "sanctions" (ou renonce à les renforcer) et débloque (si l'on en croit l'interprétation des médias) une somme de sept milliards de dollars sur les 100 milliards "confisqués" à l'Iran.

Les implications concrètes n'étant pas connues, il est difficile de dire à qui cet accord va profiter. En attendant d'en savoir plus, on ne peut que constater que les ennemis de l'Iran (USA, Grande-Bretagne, France, Allemagne) sont satisfaits des modalités, ce qui indique clairement qu'il ne s'agit en aucun cas d'une "victoire" de Téhéran. La Russie et la Chine, neutres en apparence mais en fait complices des "sanctions" (voir plus haut), parlent également d'accord "historique".

Quant aux Iraniens eux-mêmes, aussi euphoriques que naïfs, ils voient déjà la levée définitive de l'embargo. Ils pourraient bien déchanter avant longtemps. En politique internationale, personne ne fait de cadeau à un pays comme l'Iran...

Jusqu'à preuve du contraire, Téhéran se contente ici d'une restitution très limitée de ce qui lui a été volé, et promet "en échange" aux voleurs de renoncer dans les faits à une partie de ses droits en matière d'énergie nucléaire. De plus, les inspecteurs-espions de l'AIEA vont pouvoir se déplacer en toute liberté dans le pays, et si jamais l'Iran s'avise de limiter leurs agissements, le camp israélo-américain aura enfin son casus belli.

Les hasbaratineurs de Tel Aviv, comme d'habitude, prétendent que la "menace" iranienne reste entière.


Nuclear deal with Iran prelude to war, not "breakthrough"  par Tony Cartalucci.

L'auteur pense que l'arrangement sur le nucléaire n'est pas une "percée", mais au contraire le prélude à la guerre. En 2009, le sionistissime Saban Center de la Brookings Institution de Washington (Saban comme le milliardaire juif) avait décrit le scénario à suivre : "Une opération militaire contre l'Iran sera vraisemblablement très impopulaire dans le monde et nécessitera un contexte international adéquat - à la fois pour assurer le soutien logistique indispensable et pour minimiser les retombées qui pourraient en résulter. La meilleure façon de minimiser la réprobation internationale et de maximiser le soutien (même s'il est apporté à la sauvette et à contrecœur), c'est de ne frapper que lorsque la conviction sera largement répandue que les Iraniens ont rejeté une offre excellente qui leur a été faite - une offre tellement favorable que seul un régime déterminé à acquérir des armes nucléaires pour des raisons inavouables, est en mesure de la refuser. Dans ces conditions, les Etats-Unis (ou Israël) pourraient présenter leurs opérations comme motivées par l'amertume, et non par la colère, de sorte qu'au moins une partie de la communauté internationale en tirerait la conclusion que les Iraniens 'l'ont bien cherché' en refusant un compromis généreux."

Cartalucci : "L'Occident n'a nullement l'intention de parvenir à un accord durable avec l'Iran, vu que les capacités nucléaires de ce pays, y compris l'éventuelle acquisition d'armes atomiques, n'ont jamais constitué une menace existentielle pour les Etats occidentaux ou leurs partenaires régionaux. Ce qui préoccupe l'Occident dans l'affaire iranienne, c'est la souveraineté de ce pays et son aptitude à défendre ses intérêts dans des sphères traditionnellement monopolisées au Moyen-Orient par les USA et le Royaume-Uni. A moins que l'Iran n'ait prévu d'abandonner sa souveraineté et son influence régionale en même temps que son droit de développer et d'utiliser la technologie nucléaire, il est inévitable que l'accord soit violé et que la guerre suive dans la foulée."

"Exposer la duplicité qui accompagne les 'efforts' des Occidentaux pour aboutir à un accord, saperait leur tentative d'utiliser ensuite cet accord comme un levier pour justifier des opérations militaires contre l'Iran. Pour ce qui est de l'Iran et de ses alliés, ils doivent d'autant plus se préparer à la guerre que l'Occident feint de vouloir la paix. La Libye illustre à la perfection le sort qui attend les pays visés par l'Occident quand ils négligent leurs défenses. C'est littéralement une question de vie ou de mort, tant pour les dirigeants que pour les pays eux-mêmes."


Décembre 2013 - L'abdication de l'Iran  par Thierry Meyssan : "Les Occidentaux n'ont rien concédé de leurs exigences, mais l'Iran a abdiqué de toutes les siennes..."

Octobre 2014 - Avis de tempête en Iran  également par Thierry Meyssan : "Il semble que le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui avait favorisé l'élection de Rohani, ait décidé aujourd'hui de saboter l'accord que ce dernier a secrètement négocié avec les Etats-Unis et l'Union européenne. Washington ne l'entend pas de cette oreille et prépare son plan B - un remake de la pseudo-révolution syrienne de 2011..."


Juillet 2015 - Après d'interminables "négociations", le "deal" scellant la capitulation de facto de l'Iran est signé. Les modalités sont à peu près identiques à celles prévues deux ans plus tôt (détails - voir également un peu plus haut). L'accord entre théoriquement en vigueur le 18 octobre 2015, du moins en ce qui concerne les obligations iraniennes. L'hypothétique levée des "sanctions" suivra (peut-être) plus tard (si Tel Aviv est d'accord).

A Téhéran, on continue de parler de "victoire". Mais pour le cas où le compromis foireux ne fonctionnerait pas, on a tout ce qu'il faut pour se défendre (voir plus haut). La dernière en date des armes miracles iraniennes est un superbe robot-kamikaze légendaire et longuement attendu (poil O.Q.)


16 janvier 2016 : on annonce la levée des sanctions anti-iraniennes. L'avenir dira ce qu'il en est vraiment. Quoi qu'il en soit, si cette mesure est bien réelle, il est sûr qu'elle servira de levier pour imposer - sous peine de guerre - d'autres concessions politiques à Téhéran, comme l'indiquait Tony Cartalucci fin 2013 (voir quelques lignes plus haut).

Le lobby sioniste, qui mène la danse dans cette affaire et dispose à la fois d'enragés israéliens (Nétanyahou) et de "pacifistes" américains (conseillers juifs d'Obama), n'a certainement pas l'intention de lâcher la proie pour l'ombre. Il est plus que probable que ses prochaines revendications concerneront la fin de l'aide iranienne à la Syrie, au Hezbollah et aux combattants yéménites. Il n'est d'ailleurs pas impossible que le pouvoir iranien ait déjà donné des assurances en ce sens à son ex-ennemi américain, à présent considéré comme un "partenaire" digne de confiance. Le point suivant à l'ordre du jour sera à n'en pas douter le changement de régime à Téhéran. L'ayatollah Khomeiny doit se retourner dans sa tombe...

Vingt-quatre heures à peine après la levée de l'embargo "justifié" par le nucléaire, les USA décrètent de nouvelles sanctions contre Téhéran pour cause de missiles balistiques. A la bonne heure...


10 mars 2016 : comme l'annonce non sans satisfaction le site Jewish Press, le juge George Daniels (US Federal Judge for the Southern District of New York) vient de condamner l'Iran au paiement de 10,5 milliards de dollars en rapport avec les attentats du 11/9/2001 (7,5 milliards à verser aux familles des victimes et 3 milliards aux assureurs dont la compagnie "suisse" Chubb Ltd). Ce verdict serait justifié par le "fait" que l'Iran a soutenu activement les terroristes. Ce qui est tout à fait nouveau : jusqu'à présent la théorie conspirationniste officielle accusait "Al-Qaïda", l'Afghanistan, l'Irak et - dans une moindre mesure - l'Arabie Saoudite.

On ignore si Daniels est juif ou s'il est seulement acheté par le lobby innommable. Quoi qu'il en soit, Chubb Ltd a pour PDG un certain Evan Greenberg, et là, la question ne se pose pas.

Cette condamnation surréaliste a pour but de s'approprier les fonds iraniens illégalement bloqués par les USA, avant qu'ils ne soient restitués à Téhéran - pour le cas où la chose serait vraiment envisagée. D'ailleurs, dans la foulée de ce premier "procès", d'autres tentatives d'escroquerie judiciaire sont en marche. On reproche notamment à plusieurs personnes et sociétés iraniennes des "attaques informatiques de grande ampleur entre 2011 et 2013", alors que chacun sait que c'est au contraire l'Iran qui a été victime de telles attaques (virus israélo-américain Stuxnet).


1er août 2016 : L'Iran est toujours la cible des services secrets occidentaux et de leurs alliés  par Gilles Munier :  "En juillet 2015, à Vienne, l'Iran et le groupe P5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) ont signé l'accord sur le nucléaire qui a mis fin - du moins sur le papier - à l'embargo frappant le pays. Depuis, non seulement les Américains rechignent à l'appliquer, mais ils tentent à nouveau de renverser le régime islamique avec le soutien de leurs alliés occidentaux et locaux - Israël et l'Arabie Saoudite - et avec toujours en perspective la partition du pays..."

Le guide suprême Ali Khamenei se distancie de l'accord nucléaire :  "Aujourd'hui, même les responsables diplomatiques et ceux qui étaient présents aux négociations réitèrent le fait que les Etats-Unis ne tiennent pas leur promesse ; malgré des paroles douces et sucrées, les Etats-Unis s'affairent à endommager et frustrer les relations économiques de l'Iran avec d'autres pays. L'accord a encore une fois démontré la futilité des négociations avec les Américains et la nécessité de ne pas faire confiance aux promesses des Etats-Unis."


BLAGUE SIONISTE DU MOIS :

Ça faisait longtemps qu'on l'avait pas entendue, celle-là...
(voir plus haut : L'Iran est sur le point d'avoir la bombe)


7 août 2016 : Iranian nuclear scientist Shahram Amiri executed for treason  (une bien étrange affaire - voir plus haut 14 juillet 2010).



Donald Trump fait renaître l'espoir à Tel Aviv

9 novembre 2016 : Avec l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche, la perspective d'une normalisation des relations Iran-USA s'estompe - pour ne pas dire plus. Le président milliardaire est en effet totalement aligné sur les positions les plus agressives de Tel Aviv : Israel über alles.


Quelques jours après la victoire de Trump, l'Etat terroriste juif, par l'intermédiaire
de DebkaFile, vient se rappeler au bon souvenir du nouveau président :

"La première action militaire de Trump au Moyen-Orient pourrait cibler l'Iran.
Il pourrait frapper les installations nucléaires ou les sites de missiles iraniens pour
bien montrer que personne n'a le droit de jouer au petit malin avec l'Amérique.
"

2 février 2017 : premières mesures du nouveau président en vue de réaliser l'agenda israélien.

3 juin 2017 - Après la réélection du président Rohani, arrangée par le pouvoir afin de poursuivre la "coopération" avec l'Occident, les Etats-Unis montrent comment ils interprètent ce mot : La CIA prépare des opérations secrètes dures contre l'Iran  (Réseau Voltaire).

Quelques jours plus tard, le 7 juin, deux attentats terroristes frappent effectivement Téhéran, l'un au Parlement, l'autre au mausolée de l'ayatollah Khomeini. On dénombre au moins 12 morts et une cinquantaine de blessés. Les autorités iraniennes ne se font aucune illusion quant aux auteurs de ce massacre "revendiqué par Daesh". On sait de toute manière qui se trouve derrière cette organisation.



Chronologie 1900-2006

  • 1901 : William Knox d'Arcy, un richissime Anglais, entend parler des ressources pétrolières (encore inexploitées) de la Perse. Il se fait attribuer une concession pour l'ensemble du territoire. Ainsi naîtra British Petroleum - BP.

  • 1907 : Un accord conclu entre la Russie tsariste et l'Empire britannique divise la Perse en deux zones d'influence (nord et sud).

  • 1908 : Le pétrole jaillit pour la première fois en Perse.

  • 1913 : Création de l'Anglo-Persian Oil Company - APOC. Elle deviendra plus tard l'AIOC (Anglo-Iranian Oil Company). Malgré son nom, l'APOC est presque exclusivement britannique (BP).

  • 1917-20 : Profitant de la révolution russe, Londres s'efforce d'étendre son emprise sur la région. Depuis la Perse, des troupes anglaises interviennent contre les bolcheviks dans le Caucase et en Asie centrale.

  • 1921 : L'empereur (chah) Reza Pahlevi prend le pouvoir en Perse sous le contrôle de la Grande-Bretagne.

  • 1935 : La Perse devient l'Iran. L'empereur impose une occidentalisation du pays et un certain recul du pouvoir religieux.

  • 1941 : L'Allemagne nazie envahit l'URSS et tente de s'emparer des puits de pétrole de la Caspienne. L'Iran n'est pas loin. Le chah Reza Pahlevi, pro-allemand, est contraint à l'exil ; il doit abdiquer en faveur de son fils Mohammad Reza. Soviétiques et Britanniques, maintenant alliés, occupent une partie de l'Iran.

  • 1943 : En décembre, après les victoires soviétiques de Stalingrad et de Koursk, la conférence interalliée de Téhéran (USA, Grande-Bretagne, URSS) prépare l'ouverture d'un second front en Europe occidentale. Six mois plus tard aura lieu le débarquement de Normandie.

  • 1947 : Avec l'avènement de la guerre froide, l'Iran devient une pièce importante sur l'échiquier mondial. Les Anglo-Américains exercent leur domination sur le pays par l'entremise du chah.

  • 1951 : Le premier ministre Mohammad Mossadegh nationalise l'industrie pétrolière suite au refus de l'AIOC de partager ses bénéfices avec l'Etat iranien. Boycott anglo-américain contre Téhéran.

  • 1953 : Une tentative d'assassinat du premier ministre, à laquelle sont mêlés le chah, des militaires et des ministres corrompus, échoue en mars 1953. Le 16 août, l'empereur essaie de faire arrêter Mossadegh, mais un soulèvement populaire soutenu par une partie de l'armée fait échouer l'opération. La dictature impériale s'effondre, le chah se réfugie à l'étranger, on déboulonne ses statues. Quelques jours plus tard, une intervention anglo-américaine permet de rétablir la dictature. La résidence de Mossadegh est bombardée, il parvient à s'échapper. Capturé, il est condamné à mort mais ne sera pas exécuté ; il passera trois ans en prison et le reste de sa vie (onze ans) en résidence surveillée. Après 1953, une répression féroce s'abat sur le pays. Les compagnies pétrolières sont reprivatisées.

    Comme l'histoire se répète : De Mossadegh (1953) à Ahmadinejad (2009).

  • 1955 : L'Iran adhère au pacte de Bagdad (l'OTAN du Moyen-Orient).

  • 1963 : Nouvelle vague de "modernisation" du pays accompagnée d'un durcissement de la répression politique.

  • 1973 : Le chah, qui a l'ambition de faire de l'Iran une grande puissance régionale, envoie ses troupes et son aviation combattre les insurgés du Dhofar (une province du sultanat d'Oman).

  • 1975 : Un accord signé à Alger met fin (provisoirement) au différend frontalier entre l'Irak et l'Iran à propos du Chatt Al-Arab (estuaire du Tigre et de l'Euphrate).

  • 1978 : En janvier, premières manifestations religieuses à Qom (ville sainte chiite). En septembre, à Téhéran, l'armée du chah tire sur la foule ; il y a des centaines de victimes.

  • 1979 : En janvier-février, révolution islamique chiite* sous la conduite de l'ayatollah Khomeiny, jusqu'alors exilé en France. Abolition de la monarchie ; l'ex-chah se réfugie aux Etats-Unis ; proclamation de la république islamique. Les richesses pétrolières sont nationalisées. La confrontation avec les USA s'accentue. En novembre, prise d'otages à l'ambassade américaine de Téhéran (quelques mois plus tard, une tentative de libération des prisonniers par un commando militaire héliporté échouera lamentablement).

    * L'Iran compte environ 98 % de musulmans, dont près de 90 % de chiites.

  • 1980 : Pour laver l'affront subi dans l'affaire des otages, les Etats-Unis poussent leur allié irakien Saddam Hussein à attaquer l'Iran (les hostilités éclatent en septembre 1980). Prétexte invoqué : incidents fontaliers sur le Chatt Al-Arab. Ce qui devait être une simple "promenade" va durer huit ans et causer des centaines de milliers de morts de part et d'autre.

  • 1981 : En janvier, l'Iran relâche les otages américains après quatorze mois de captivité. Les prisonniers auraient pu être libérés plus vite si les services secrets américains n'avaient pas retardé le processus afin que le mérite de l'opération revienne au nouveau président Ronald Reagan et non à son prédécesseur Jimmy Carter. (En fait, si Washington avait accepté d'extrader l'ancien chah pour qu'il soit jugé en Iran, les otages auraient pu être libérés avant Noël 1979. Mais pour la Maison Blanche - raison d'Etat oblige -, la sécurité du despote iranien était plus importante que le sort d'obscurs fonctionnaires américains.)

  • 1986 : L'affaire "Iran-Contras" agite les Etats-Unis. Il s'agit d'un double scandale qui n'aura cependant aucune conséquence politique pour Ronald Reagan (d'autres porteront le chapeau). D'une part, le président a fait livrer des armes à l'Iran ("ennemi mortel" des USA depuis 1979), en violation des lois américaines et à l'insu de son protégé irakien Saddam Hussein - ce qui a prolongé la guerre entre les deux voisins. D'autre part, avec le produit de cette vente illégale (Téhéran a bien entendu payé cash), la Maison Blanche a pu financer la contre-révolution armée au Nicaragua - opération elle aussi illégale et pour laquelle rien n'était prévu au budget. (Vingt ans plus tard, cette affaire peut paraître insolite, mais à l'époque, le Congrès n'était pas encore la chambre d'enregistrement qu'il est aujourd'hui*. Le président américain devait louvoyer et prendre des précautions avant de se lancer dans une entreprise criminelle non autorisée. Les temps ont bien changé.)

    * En 2006, les seules questions que se pose un député du Congrès sont les suivantes : 1) Est-ce bon pour Israël ?   2) Est-ce bon pour ma carrière ?  Mais en fait, ces deux questions n'en font qu'une.

  • 1988 : En juillet, la marine américaine détruit un avion de ligne iranien qui survolait le golfe Persique, tuant 290 personnes. Les Etats-Unis prétendent qu'il s'agit d'une "erreur". En décembre de la même année, un avion de la Pan Am explose au-dessus de Lockerbie (Ecosse) suite à un attentat terroriste ; il y a 270 victimes. Les USA accusent d'abord l'Iran, puis trouvent plus pratique d'incriminer la Libye (en 2004, ce pays "avouera son crime" pour obtenir une normalisation de ses relations avec l'Occident).

  • 1989 : Décès de l'ayatollah Khomeiny.

  • 1990-2006 : Contrairement aux "prévisions optimistes" de Washington, le régime iranien ne s'effondre pas après la mort de Khomeiny. Ali Khamenei prend la relève en tant que "guide suprême" de la République islamique. Sur le plan économique, les "sanctions" imposées par les USA frappent plus durement les compagnies américaines que l'économie iranienne. L'Europe, qui refuse de couper les ponts avec Téhéran, profite de l'embargo.





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