PROPAGANDE, MANIPULATION ET LANGUE DE BOIS

- Les guignols de la désinformation -



Le monde civilisé s'adresse aux barbares    Ben Laden et la vidéo du siècle    Contradiction permanente
Washington et Hollywood    En plein délire    Informations de première main en provenance du Pentagone
Washington réinvente la roue

Manipulation médiatique    L'indépendance de la Flandre

Mensonges sur tous les fronts :
Venezuela  -  2013 - Mort de Chávez   -  Succession   2014 - "Révolution colorée"   2015 - Contre-révolution   2017 - Maïdan vénézuelien
Corée du Nord  -  2009  -  2010  -  2013  -  2017

Langue de bois    Comment gérer le pacifisme    Débat télévisé    Exceptions
Les journalistes expliquent-ils l'événement ?   De l'info sans infos   De l'omertà à la censure   Liberté de la presse

Société du spectacle    Mieux que le spectacle : l'ingénierie sociale
Récupération    Mieux que la récupération : l'opposition créée de toutes pièces

Les communautarismes totalitaires :   le sionisme    l'homosexualisme

Télérama et les "fantaisistes"


"Plus le mensonge est gros, mieux il passe" (Goebbels)

"La propagande est à la démocratie ce que la matraque est à la dictature" (Noam Chomsky)

"Nous vivons à l'ère du mensonge et de la désinformation systématiques" (Pierre Scholl-Latour)

"Mais je suis sûr, sûr, qu'on nous prend pour des cons..." (Tonton David)



A quoi reconnaît-on qu'il ment ?

Il remue les lèvres.



(Ecrit à partir de 2002)



LE MONDE CIVILISÉ S'ADRESSE AUX BARBARES :

Octobre 2001 - Lu sur le site http://www.ciral.ulaval.ca/alx/amlxmonde/asie/afghanistan.htm du CIRAL (Centre international de recherche en aménagement linguistique de l'Université Laval à Québec) :

Depuis que les Etats-Unis ont commencé à bombarder l'Afghanistan, des messages destinés à démoraliser l'ennemi sont diffusés en pashtoun et en dari à partir d'émetteurs installés dans des avions américains. Dans un langage aussi subtil que les bombes larguées sur le pays, ces appels prennent un ton menaçant, provocateur et triomphaliste :

"Attention, talibans, vous êtes condamnés. Le saviez-vous ?... Au moment où les terroristes que vous appuyez ont détourné nos avions, vous avez signé votre arrêt de mort. [...] Nos hélicoptères feront tomber sur vous une pluie de feu avant que vous puissiez les détecter avec vos radars. [...] Toute résistance est inutile. Rendez-vous dès maintenant et vous aurez la vie sauve..."

On peut se demander qui entend ces messages et quel effet ils peuvent produire...

Mais le champion du monde libre ne s'adresse pas seulement aux méchants barbares. Il a aussi en vue les bons Afghans. Entre deux bombes à fragmentations, il leur lance des tracts de propagande (on sait que la population afghane est illettrée à 70 %) :




Exemple concret d'aide et d'assistance :
victimes2.jpg



LA VIDÉO DU SIÈCLE OU BEN LADEN AVOUE SES CRIMES :

Le 13 décembre 2001, après trois mois de bricolage, les experts de la CIA présentent aux jobards du monde entier une superbe cassette authentiquement authentique, contenant la preuve probante de la culpabilité du coupable.

Si l'on en croit les médias, cette vidéo de 40 minutes, dont on ne projette que des extraits de quelques dizaines de secondes, montrerait Ben Laden décrivant et commentant, sur un ton jovial, l'attentat du World Trade Center. La qualité de la bande sonore est pire encore que celle de l'image, de sorte que même les gens comprenant l'arabe sont obligés de s'en remettre à la "traduction" anglaise pour "comprendre" le contenu. En outre, le texte anglais contient bon nombre d'absurdités :

  • Le Pentagone prétend que la cassette a été "trouvée" dans une maison de Djalalabad fin novembre ; la scène aurait été filmée à Kandahar au début du mois. Or le texte anglais indique qu'on est au mois de Ramadan, et à un autre endroit il est dit que c'est la pleine lune. Il suffit de se rapporter à un calendrier pour constater que le seul jour remplissant ces deux conditions est le 30 novembre. Ainsi donc, ce jour-là en l'espace de quelques heures, les hommes de Ben Laden ont filmé la rencontre de Kandahar, transporté la cassette à Djalalabad, puis jeté celle-ci dans une maison abandonnée, où elle a miraculeusement été retrouvée par les Américains.

  • Durant la seconde quinzaine de novembre, Kaboul et Djalalabad n'étaient plus aux mains des talibans; les routes conduisant à Kandahar étaient contrôlées par les alliés des Américains. Un voyage en voiture de Kaboul à Kandahar, tel que l'auraient fait les visteurs de Ben Laden, puis de Kandahar à Djalalabad où la cassette aurait été jetée (pourquoi?), relève également du miracle.

  • En parlant du premier crash sur le World Trade Center, Ben Laden dit qu'il a entendu la nouvelle à la radio " à 17 heures 30, heure d'ici ". C'est incroyable, personne ne s'exprime de cette façon-là, à moins de vouloir montrer la cassette à l'étranger. Mais si telle a été l'intention de Ben Laden (il a déjà fait diffuser des messages vidéo), pourquoi cette exécrable qualité technique? C'est plus qu'étrange pour quelqu'un qui aurait planifié, coordonné et fait exécuter quatre attentats hautement sophistiqués, qui disposerait de tous les moyens techniques modernes, et qui serait même en mesure de fabriquer des bombes nucléaires.

On ne sait comment qualifier ce misérable produit de la propagande américaine. Parler de faux à son propos serait faire un affront aux faussaires du monde entier.

Devant tant d'indigence et de dilettantisme, on reste abasourdi. C'est à croire que le taré de la Maison Blanche a mis personnellement la main à la pâte pour produire cette œuvre pitoyable. Oussama Ben Laden, devant sa télé en Arabie Saoudite (ou dans son refuge d'outre-tombe), doit être plié en deux.

Mais le plus consternant dans cette affaire, c'est l'empressement avec lequel tous les pressetitués de service "confirment" et commentent le "caractère irréfutable" de ce "document".

The Independent, un journal anglais réputé sérieux, hésite quant à lui à se compromettre et écrit le 14 décembre : "Unless the video is a total concoction these [bin Laden's] words would settle any doubt that Mr bin Laden's al-Qa'ida was behind the attacks." (A moins que cette vidéo n'ait été fabriquée de toutes pièces, ce que dit OBL ne laisserait plus subsister le moindre doute quant au fait que son organisation Al-Quaïda est bien responsable des attentats). Autrement dit, si ce n'est pas complètement faux, c'est tout à fait convaincant. Monsieur de La Palice n'aurait pas trouvé mieux...

Texte anglais intégral disponible sur : http://www.dawn.com/2001/12/14/top2.htm

Complément d'information sur les absurdités de la cassette : http://www.counterpunch.org/yusuf1.html

Oussama Ben Laden


[Septembre 2007 : entre-temps, la production de "vidéos de Ben Laden" est devenue une véritable industrie, même si le croque-mitaine du siècle n'est plus de ce monde. C'est IntelCenter, une entreprise agréée par le Pentagone, qui dirige ces activités. Principal responsable : le spécialiste israélo-américain Adam Pearlman, alias Adam Yehiye Gadahn (Gideon), alias Azzam al-Amriki, alias Abu Suhayb, alias Yihya Majadin Adams.]



CONTRADICTION PERMANENTE :

Les responsables de Washington, épaulés par leurs satellites, se contredisent en permanence, que ce soit à propos de la menace de nouveaux attentats, des objectifs de guerre ou du sort de leur ex-agent Ben Laden, étrange fantôme tenant à la fois du Père Noël et du monstre du Loch Ness :

  • les mesures de sécurité sont à leur comble / les mesures de sécurité seront renforcées

  • la guerre sera longue / nous vaincrons rapidement

  • les combats sont terminés, l'ennemi est anéanti / la bataille ne fait que commencer

  • la Somalie est notre prochaine cible / il n'en est pas question; cette affirmation est absurde

  • nous savons où se trouve OBL / nous ignorons tout de son lieu de séjour

  • il est en Somalie / il est au Pakistan / il est encore en Afghanistan

  • il est mort sous les bombes / il est mort d'une pneumonie / il est toujours en vie

  • le mollah Omar est sur le point d'être capturé / il a pu s'enfuir en mobylette / il est encore en Afghanistan, il ne nous échappera pas

  • nous avons 300.000 hommes en Irak / nous en avons 130.000 / nous en avons 180.000 / nous ferons venir 30.000 soldats supplémentaires / nous comptons retirer un quart de nos troupes dans les six prochains mois / il nous faudra entre 240.000 et 480.000 hommes pour pacifier l'Irak

  • l'occupation sera courte / ce sera l'affaire de plusieurs décennies / nous resterons trois ans / nous serons encore ici dans dix ans / nous n'allons pas prendre racine dans ce pays / nous partirons lorsque nous aurons capturé Saddam / la capture du dictateur est sans incidence sur notre présence en Irak


Les deux visages de George Bush Jr. :
13 septembre 2001 :   Le plus important, pour nous, c'est de trouver Oussama Ben Laden.
C'est notre priorité numéro un, et nous n'aurons de cesse que nous ne l'ayons trouvé.
13 mars 2002 :   J'ignore où se trouve Ben Laden. Je n'en ai pas la moindre idée, et d'ailleurs
ça ne m'intéresse pas. Ce n'est pas si important que ça. Ça ne fait pas partie de nos priorités.

Le matraquage continuel à coup de fausses nouvelles contradictoires contribue à maintenir la tension à un niveau élevé et à préparer le terrain pour le prochain mauvais coup, quel qu'il soit.



WASHINGTON ET HOLLYWOOD :

Les discours et commentaires officiels déversés depuis le 11 septembre 2001 rappellent étrangement certains dialogues de navets "patriotiques" produits ces dernières années par les propangandistes des studios hollywoodiens (par exemple Air Force One, Swordfish, etc...). Les a-t-on copiés par manque d'imagination ou par souci d'économie ?

Au niveau de la brutalité et du sang versé, le Pentagone peut en remontrer aux Californiens; la réalité dépasse en effet largement la fiction. Pour ce qui est de la personnalité et du caractère des protagonistes, en revanche, le pouvoir est encore très, très loin de l'idéal cinématographique. Pour gommer la mauvaise impression laissée le jour des attentats par le "lièvre du Nebraska", on devrait peut-être, à la prochaine occasion, engager à la Maison Blanche des scénaristes et des cascadeurs professionnels.

Californie - octobre 2003 :

Arnold Schwarzenegger (rôle préféré : "Connard le barbant") devient gouverneur.
Son pote George W. Bullshit (rôle préféré : "président des Etats-Unis") vient le féliciter.

La coopération entre le ministère de la "Défense" et les grands studios hollywoodiens fonctionne à merveille depuis de nombreuses années. Par le biais d'un bureau de liaison installé sur place, le Pentagone supervise les scénarios des innombrables films et séries télévisées qui glorifient l'armée. Officiellement, il s'agit d'améliorer la plausibilité et le réalisme des scènes présentées au public. En fait, on veut avant tout s'assurer que rien de véritablement négatif ne passe sur les écrans (les petites égratignures sont permises, elles soulignent le "caractère humain" de l'institution militaire). En contrepartie de leur docilité, les studios se pliant au "militairement correct" se voient offrir toutes les facilités de tournage et tout le "matériel" dont ils ont besoin : véritables chars de combat, hélicoptères, porte-avions s'il le faut, et tous les figurants nécessaires. Chacun y trouve son avantage : ce qui sort des studios paraît plus "authentique", donc plus attrayant pour la masse des spectateurs (excellent pour la rentabilité) ; en retour, chaque nouvelle production suscite des vocations dans le public, ce qui facilite le recrutement militaire (devenu assez laborieux depuis que l'armée patauge dans le bourbier irakien).

Mais Hollywood n'a pas toujours fait dans la propagande politique de bas étage. En 1997, David Mamet nous avait montré dans son excellent film Wag the Dog - Des Hommes d'influence - comment s'effectue la mise en condition de tout un peuple. Deux ans plus tôt, Michael Moore dans Canadian Bacon avait démoli par l'absurde le mécanisme de diabolisation de "l'ennemi".

Depuis septembre 2001, on ne produit plus ce genre de films. A la télévision, sous l'étiquette "information politique", on nous passe et repasse sans arrêt le même remake de cour d'assises : le procureur, voulant à tout prix obtenir une condamnation à mort, s'étend longuement sur l'horreur du crime tout en se gardant bien de fournir la moindre preuve de la culpabilité de l'accusé. Et pour cause, puisque c'est lui-même, le procureur, qui a fait le coup avec la complicité du juge. Mais ces braves jurés n'y voient que du feu ; les horribles détails suffisent à les émouvoir. Défendu mollement par un avocat minable, l'accusé n'a aucune chance de s'en sortir ; il est de toute façon condamné d'avance. Dans cette version, on ne voit pas de journaliste courageux mener sa propre enquête pour faire éclater la vérité ; le producteur a fait rayer cette scène du scénario.



EN PLEIN DÉLIRE :

Le "président" américain n'écrit pas lui-même ses discours - le crétin de la Maison Blanche sait tout juste signer son nom. On peut donc se demander qui est l'auteur du discours sur l'état de l'Union que Bush a vomi fin janvier 2002. Quoi qu'il en soit, le rédacteur* semble s'être fortement inspiré des tirades de Joseph Goebbels**. Comme son modèle nazi, le porte-parole du terrorisme américain présente au monde une image inversée de la réalité. La fragile Amérique serait menacée par des pays cent fois plus faibles qu'elle. La Corée du Nord (encore au bord de la famine) s'apprêterait à lancer contre le monde libre des bombes atomiques et bactériologiques (qu'elle ne possède pas). Idem l'Irak (pourtant contrôlé de fond en comble depuis dix ans par des inspecteurs à la solde de la CIA) et l'Iran (plus avide que jamais de normalisation et passablement docile vis-à-vis de Washington depuis le 11 septembre).

En 1938-39, les méchants Tchèques et les perfides Polonais voulaient anéantir le pauvre Reich hitlérien. Mais le brave Führer ne s'est pas laissé faire et a riposté à temps. Les führers du Pentagone, après s'être si brillamment défendus en Afghanistan, vont-ils contre-attaquer en Corée, en Irak et en Iran ?  [Pour l'Irak, c'est fait - avec les résultats que l'on sait.]

Leur tâche ne sera pas aisée, car s'il l'on en croit le discours de Bush, les trois puissances démoniaques (pourtant aussi éloignées les unes des autres qu'il est possible de l'être sur le plan politique, idéologique, historique ou religieux) auraient constitué un "axe du Mal". Wow !...

*   Peut-être est-ce le néo-con David Frum, l'inventeur de la formule "axe du Mal".

** Quelques citations :
"Benès [le président tchécoslovaque] mène contre les Allemands des Sudètes une guerre d'extermination... (septembre 1938)
"Les Polonais sont engagés dans une course démente contre la paix et le droit en Europe... Les Allemands de Pologne sont les victimes d'une terreur sanglante... " (août 1939)
"Ces pays et leurs alliés terroristes mettent en péril la paix mondiale... Les Etats-Unis ne permettront pas que les régimes les plus dangereux du monde nous menacent avec les armes les plus destructrices du monde." (janvier 2002)


En janvier 2004, George Bush promet la Lune à ses compatriotes, et même la planète Mars. Qu'ils votent pour lui, et ce sera pour bientôt. Pour y arriver, on débloquera 800 millions de dollars par an. En fait, de l'avis des experts de la NASA, une telle aventure spatiale coûterait environ 800 milliards (mille fois plus), sans même tenir compte des problèmes techniques, logistiques, physiques, médicaux et humains, quasiment insurmontables à l'heure actuelle. Les 800 millions si généreusement offerts correspondent d'ailleurs aux dépenses militaires américaines d'une demi-journée, le budget annuel de la "Défense" s'élevant à 460 milliards (plus les rallonges). Quelqu'un, à la Maison Blanche (Miss Rice ?), a dû conseiller à Bush d'imiter John Kennedy, sans bien se rendre compte de l'effet produit. Voir l'idiot du village s'efforcer de copier un vrai président est un spectacle assez cocasse. Mais bien entendu, la presse alignée s'extasie devant ce "programme audacieux".  (Même sans milliards, la NASA a d'ores et déjà découvert une forme de vie primitive - très primitive - sur la planète rouge.)


Voir aussi : GWB vs. OBL - Le moron et le croque-mitaine



LE PENTAGONE À PROPOS DE L'ATTENTAT DU PENTAGONE - INFORMATIONS DE PREMIÈRE MAIN :

Sur le site du Ministère de la "Défense" de Washington, on trouve la photo ci-contre assortie du commentaire : "Cette photo met en évidence les effets de l'explosion et de l'incendie qui se sont produits lorsque l'avion d'American Airlines s'est écrasé sur le Pentagone après avoir été détourné."

Prenez un vieux téléphone, un extincteur vide et quelques planches cramées, et voilà la preuve qu'un avion a été détourné et qu'il s'est écrasé sur le Pentagone... En fait, avec la légende correspondante, cette photo pourrait tout aussi bien prouver que le lapin domestique est un animal menacé de disparition ou que ma grand-mère a découvert la Patagonie.

S'il y a bien eu explosion et incendie à Washington le 11 septembre, tout laisse à penser pourtant qu'un avion n'a pu en être la cause. Voir à ce sujet : Les mystères de l'attentat contre le Pentagone. On se rendra compte, en examinant certaines des photos imprudemment ou inconsciemment publiées par le ministère, qu'un texte mensonger n'est pas toujours suffisant pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes, ce qui est pourtant bien l'intention des responsables.

En fait, la répétition incessante des mêmes phrases, le matraquage ininterrompu de la propagande officielle n'a d'autre but que de faire croire au public qu'un avion détourné s'est écrasé à Washington. Et curieusement, presque personne ne songe à mettre la chose en doute, à regarder de plus près ce qui crève les yeux. L'attentat du WTC éclipse à tel point celui du Pentagone que le monde entier, après avoir vu mille fois à la télé le crash de New York, ne pense pas un seul instant à se poser des questions sur celui de Washington. Si c'était le cas, si le doute s'installait à propos du "crash" sur le Pentagone, on en viendrait très vite à remettre en cause l'ensemble de la version officielle des attentats du 11 septembre.



WASHINGTON RÉINVENTE LA ROUE :

Le 20 février 2002, le monde étonné apprend que le Pentagone a l'intention de créer un département appelé Office of Strategic Influence dont le rôle consisterait à influencer l'opinion publique et les médias internationaux en leur servant fausses nouvelles et mensonges officiels. Le Dr Goebbels de ce nouveau Ministère de la Propagande serait bien entendu un général.

Quatre jours plus tard, dans une conférence de presse, Donald Rumsfeld, le ministre de la "Défense", annonce que le projet ne sera pas réalisé. Entre-temps, quelqu'un a dû lui expliquer que ces méthodes étaient déjà couramment pratiquées et qu'il était par conséquent inutile de se donner toute cette peine.



MANIPULATION MÉDIATIQUE :

"Je reste surpris du panurgisme de la majorité des journalistes. Je suis peut-être naïf, mais je continue à attendre de la presse une intégrité et un recul par rapport aux événements." (Lu dans un forum)

"Je sillonne la planète depuis plus de 25 ans comme journaliste, et les attentats du 11 septembre 2001 n'ont pas changé le monde. Ce qui a changé, c'est la démission des médias devant le pouvoir, l'abandon de l'esprit critique, l'hégémonie du discours officiel sur les manchettes; c'est la narration docile qui passe désormais pour du journalisme dans les médias occidentaux." (Robert Fisk, journaliste, The Independent)

"Une manière élégante d'obtenir des gens qu'ils restent passifs et obéissants, est de limiter strictement le cadre des opinions acceptables, tout en permettant un très vif débat à l'intérieur de ce cadre - allant même jusqu'à encourager les points de vue les plus critiques et les plus radicaux. Cela donne aux gens l'impression que la liberté de penser existe bien, alors qu'à tout instant, les présupposés du système se trouvent renforcés par les limites prescrites à l'étendue du débat." (Noam Chomsky, linguiste, professeur au MIT de Boston)

Ou, comme disait Jean-Paul Sartre : "La contestation porte sur le détail et se fait au nom des principes incontestés."

Déjà en 1880, John Swinton, rédacteur progressiste au New York Times, avait déclaré au cours d'un banquet de journalistes, en réponse à quelqu'un qui proposait de porter un toast à la presse indépendante :

"Une presse indépendante, dans l'Amérique d'aujourd'hui, ça n'existe pas. Et vous le savez aussi bien que moi."

"Jamais un seul d'entre vous n'oserait écrire ce qu'il pense sincèrement, et si quelqu'un le faisait, il sait d'avance que son point de vue ne serait pas publié. Je suis payé semaine après semaine pour taire mon opinion personnelle et la tenir à l'écart du journal pour lequel je travaille. D'autres, parmi vous, sont payés pareillement pour faire la même chose, et quiconque d'entre vous serait assez fou pour exprimer par écrit ses véritables sentiments, se retrouverait à la rue à la recherche d'un nouvel emploi. Si je me permettais d'écrire dans mon journal ce que je pense sincèrement, je perdrais ma place dans les vingt-quatre heures."

"Le rôle du journaliste, c'est de détruire la vérité, de mentir sans vergogne, de pervertir, d'avilir, de se prosterner devant l'argent et de vendre peuple et patrie pour sauvegarder son pain quotidien. Cela, vous le savez aussi bien que moi. Alors, à quoi rime ce toast à la presse indépendante ?..."

"Nous sommes des vassaux, des jouets aux mains des riches qui se tiennent dans la coulisse. Nous sommes des pantins dont on tire les ficelles pour qu'ils se mettent à danser. Notre talent, nos capacités, nos vies sont la propriété d'autres hommes. Nous sommes des prostitués intellectuels."

Les choses n'ont pas beaucoup changé depuis, si ce n'est que la plupart des journalistes de notre époque ne sont pas conscients de leur situation et n'ont pas d'opinion personnelle.


"Joseph Goebbels, le ministre de la Propagande d'Adolf Hitler, aurait déclaré un jour que la plupart de ses idées sur l'art et la manière de manipuler l'opinion publique lui étaient venues en observant les pratiques publicitaires des Américains et les effets d'une 'science', nouvelle à l'époque : les relations publiques. De nos jours, l'univers des relations publiques dont dispose l'empire financier qui régit le monde, donne un air bien rudimentaire aux méthodes de Goebbels. La précision des technologies de communication et de maîtrise des images, un siècle de recherche en matière de psychologie et de connaissance de la sensibilité émotive humaine, la centralisation sans précédent des instruments de contrôle du capitalisme monopolisateur et triomphant de l'après-guerre froide, tout cela combiné nous a conduits à un point où 'générer le consensus' est devenu un automatisme."  (Michael Hasty - journaliste américain et ancien de la CIA)


"La matrice médiatique au sein de laquelle nous baignons dans le liquide amniotique du mensonge et de la manipulation mentale..."  (Jean-Michel Vernochet)


Comment fonctionne le conditionnement quotidien ?   Mensonge pur et simple, colportage de nouvelles incontrôlées, omission volontaire, matraquage, étiquetage tendancieux, pseudo-objectivité : le politologue américain Michael Parenti analyse en détail les méthodes utilisées par les médias.

Le site Action Critique Médias - Acrimed dissèque avec acribie les manipulations de la presse française. Comme il se doit, Le Monde y occupe une place d'honneur.

Qui contrôle qui dans le domaine de l'information ?  Lire ici Médias concentrés, un article d'Ignacio Ramonet du Monde Diplomatique.

Médias, information et mondialisation par le Goupe Médias d'Attac.

Petite leçon de journalisme : que se passe-t-il quand les questions d'un intervieweur contiennent déjà les réponses et que l'interviewé refuse de jouer le jeu ? Farid Abboud  ambassadeur libanais aux Etats-Unis, face à la chaîne Fox News* de Rupert Merdoch, met au jour l'imbécillité de la caste journalistique américaine.

* C'est la plus réactionnaire et la plus mensongère des USA - celle que les Américains lucides ayant quelques notions de français appellent Fausses News.

L'effet CNN ou la désinformation-spectacle - Thierry Meyssan du Réseau Voltaire analyse le fonctionnement de la machine à mentir au service de la propagande d'Etat.

Sur la désinformation médiatique : Les Médias, Premier Pouvoir (Oulala.net)



L'INDÉPENDANCE DE LA FLANDRE :

En décembre 2006, la télévision publique belge RTBF diffuse "en direct" une émission "spéciale" qui rappelle un peu le "reportage" radiophonique d'Orson Welles sur l'invasion martienne de 1938. Cette fois, ce ne sont plus les petits hommes verts qui sèment la panique, mais les séparatistes flamands. Ils viennent de proclamer l'indépendance de leur région. La Belgique éclate après 176 ans d'existence. Le roi des Belges se réfugie au Congo, cette ancienne propriété privée de son ancêtre Léopold. La Wallonie est rattachée à la France.

Sur le coup, la plupart des téléspectateurs sont convaincus de l'authencité de "l'information" : 82 %, selon un sondage éclair. On est inquiet, bien sûr, on téléphone pour se renseigner, mais personne n'invoque le "droit à l'existence" de la Belgique. Ce droit, que les sionistes réclament à toute occasion pour leur Etat d'Israël, ne vaut pas pour la Belgique, pas plus qu'il ne valait pour la Yougoslavie, l'URSS, la Tchécoslovaquie et la RDA.

Au bout de trente minutes, lorsque la RTBF affiche un bandeau pour signaler qu'il s'agit d'une émission de fiction, les esprits se calment un peu. Seuls les politiciens protestent, trop contents de pouvoir enfin "prouver" sans le moindre effort qu'ils sont "utiles" à quelque chose.

Ce canular, cette "histoire belge", fait couler beaucoup d'encre. On s'insurge ou on s'amuse. Mais personne, dans la grande presse, ne songe à mettre ce "mensonge" médiatique en parallèle avec un autre mensonge (sans guillemets) : celui du 11 septembre. Dans le cas du World Trade Center et du Pentagone, pas question de déontologie, de perte de crédibilité de la profession, de manque de respect envers le public. Il y a de bons et de mauvais mensonges : les mensonges officiels et les autres.



MENSONGES SUR TOUS LES FRONTS :

Ce n'est pas seulement à propos du 11 septembre, de l'Afghanistan, de l'Irak, du Liban, de l'Iran, de la Tchétchénie ou de la Palestine que la presse clonée cache et travestit la vérité. Le mensonge médiatique est en fait omniprésent. Deux exemples actuels :


Venezuela :

Depuis 1999, Hugo Chávez est président du Venezuela après avoir été élu une première fois en décembre 1998 avec 56 % des suffrages, et une deuxième fois en juillet 2000 avec 60 % des voix, à l'occasion de scrutins plus démocratiques qu'aucun de ceux jamais organisés aux Etats-Unis. Les élections à l'Assemblée constituante, en juillet 1999, puis les élections législatives, en juillet 2000, ont confirmé la volonté de changement des citoyens vénézuéliens. Une nouvelle constitution est entrée en vigueur et des mesures sociales favorables à la masse des habitants de ce pays ont été prises par la nouvelle équipe au pouvoir.

L'oligarchie locale et nord-américaine, voyant ses privilèges menacés, lance une campagne de déstabilisation qui n'a d'égale que celle de 1970-73 au Chili, laquelle comme chacun sait s'est terminée par le coup de force fasciste de Pinochet et l'assassinat du président Salvador Allende. Avec l'aide de l'ambassade américaine et des médias vénézuéliens, qui sont à 95 % entre les mains du grand capital*, le patronat et les syndicats jaunes qu'il contrôle organisent des "grèves", en particulier dans l'industrie pétrolière. Cette industrie, bien que nationalisée, est dirigée en réalité par des "technocrates" hostiles au nouveau régime.

* Le milliardaire américano-vénézuelien Gustavo Cisneros contrôle une grande partie des médias, notamment Venevisión, la principale chaîne du pays. Cisneros entretient d'excellentes relations avec le clan Bush et les milieux politico-terroristes cubains de Floride.

Des mois durant, on assiste à des actes de sabotage et à des manifestations payées, mises en scène pour les besoins des télévisions étrangères (avec pancartes et banderoles en anglais). La jeunesse dorée de Caracas joue à mai 68. Les rombières des beaux quartiers se font expliquer par leurs bonnes comment taper sur une casserole et descendent ensuite dans la rue pour protester contre ce gouvernement qui veut les "affamer". Elles pourront dire plus tard qu'elles ont "fait la révolution". L'opposition "démocratique" exige la tenue d'élections "libres", qui devraient sans doute se dérouler selon le modèle des élections américaines "libres et démocratiques" de novembre 2000.

En avril 2002, un putsch télécommandé depuis les Etats-Unis est déclenché par certains militaires, mais échoue au bout de deux jours grâce à l'immense soutien populaire dont jouit le président. Ce soutien est totalement passé sous silence par la presse et la télévision locales et par la quasi-totalité des médias étrangers.

Pour avoir un petit aperçu de la réalité vénézuélienne, lire ici deux articles de Maurice Lemoine du Monde Diplomatique :
Déstabilisation au Venezuela et Hugo Chávez sauvé par le peuple.

Voir également ce qui a changé sous la présidence de Chávez.

Nouvelle trouvaille américaine, début janvier 2003 : Chávez a donné un million de dollars à Al-Qaïda. Youkaïdi, youkaïda !

Un an plus tard, le président est toujours en place, plus populaire que jamais auprès des couches les plus modestes de la population. En quelques mois, sa politique de développement économique et social a fait tomber le taux de chômage de 20 à 14 %, malgré l'hostilité continuelle et les sabotages inspirés par l'opposition pro-américaine.

Depuis quelque temps, les nantis mènent campagne dans le but d'obtenir la révocation de Chávez (la constitution offre cette possibilité totalement inconnue dans les pays dits démocratiques). Il y a toutefois un problème : ne pouvant obtenir par des moyens légaux le nombre requis de signatures, les milieux putschistes manipulés par l'ambassade US doivent recourir à la falsification massive des feuilles de pétition. Des milliers de listes ont été remplies par des fraudeurs ne prenant même pas la peine de maquiller leur écriture (voir ici), beaucoup d'autres comportent les noms de partisans de Chávez, de personnes inexistantes ou décédées, de mineurs, de citoyens étrangers, etc. En tout 1.400.000 signatures sur 3,4 millions sont douteuses, alors qu'un minimum de 2,4 millions de signatures correctes et authentiques est nécessaire pour déclencher la procédure de destitution.

On voit que la Floride n'est pas loin. Avec des "élections" à l'américaine, Bush aurait depuis longtemps un régime à son goût à Caracas. Malheureusement pour lui, le pouvoir démocratiquement élu résiste encore. En mars 2004, les gangsters politiques de Washington préparent ouvertement un nouveau putsch, espérant que ce qui a été si facile à réaliser en Haïti pourra se répéter au Venezuela -  détails.

Caracas - 15 août 2004 Bien que les opposants n'aient pas réussi à réunir les signatures nécessaires pour un vote de destitution, Chávez décide néanmoins d'organiser un référendum le 15 août 2004. Il espère ainsi mettre fin à l'agitation et renforcer sa légitimité. Le résultat du scrutin lui donne raison : plus de 58 % des Vénézuéliens refusent la révocation du président. La légère baisse en pourcentage par rapport à 2000 s'explique par la forte mobilisation des électeurs de l'opposition. Mais comme la gauche a également mobilisé l'électorat, Chávez améliore son score de 1,2 millions de voix (3,8 millions l'ont élu quatre ans plus tôt ; 5 millions repoussent sa destitution).

C'est la cinquième fois consécutive en cinq ans que les Vénézuéliens confirment clairement un choix politique allant à contre-courant de la régression générale. Ils apportent ainsi la preuve que des élections peuvent encore avoir un sens, à condition qu'elles ne se limitent pas à l'émission d'un chèque en blanc en faveur d'un pouvoir corrompu, et qu'elles s'accompagnent d'un vaste mouvement extra-parlementaire venant de la base. Bien entendu, cette démocratie réelle, unique en son genre, va devoir supporter les coups de boutoir de l'impérialisme US et de ses marionnettes locales qui n'admettent pas que l'on puisse, en 2004, s'opposer au démantèlement social systématique, au pillage des richesses nationales par une oligarchie parasitaire et à l'ingérence nord-américaine.

Dès le 16 août, alors que les observateurs indépendants (notamment l'ancien président américain Jimmy Carter) s'accordent à reconnaître la régularité du scrutin, les imposteurs de Washington, auteurs du coup de force électoral de Floride, crient à la "fraude" et réclament une "enquête". On pourrait en rire s'il n'y avait, en arrière-plan, la menace à peine voilée d'un nouveau putsch et d'une intervention militaire.

Après une reprise en main de l'industrie pétrolière, le gouvernement de Caracas a mis en place de vastes programmes sociaux en faveur des couches défavorisées. Le 31 octobre 2004, de nouvelles élections régionales et municipales renforcent encore la tendance observée jusqu'alors : le mouvement qui soutient Chávez et sa "révolution bolivarienne" remporte 20 sièges de gouverneurs sur 22 et 270 mairies importantes sur 337.

Les menaces de la junte américaine, "réélue" deux jours plus tard grâce à la fraude électronique généralisée, se font elles aussi plus précises. Il semblerait que les gangsters de la Maison Blanche et du Pentagone aient l'intention d'utiliser la Colombie voisine pour monter une provocation contre le Venezuela démocratique.

Menaces sur le président vénézuélien : un article du Monde Diplomatique.

Janvier 2006 : Journalisme d'imputation : Chávez accusé d'antisémitisme - Quand on ne sait plus quoi dire, rien ne vaut la bonne vieille dénonciation "anti-antisémite" (une analyse d'Acrimed).

Décembre 2006 : Chávez est réélu président avec 63 % des suffrages. La mobilisation des électeurs ayant été plus importante que jamais, ce pourcentage représente, en chiffres absolus, 7,3 millions de voix (soit moitié plus qu'en août 2004). Fort de ce soutien, le leader de la révolution bolivarienne peut poursuivre son action. C'est ce que le chef de l'opposition appelle : "gaspiller l'argent du pétrole pour le donner aux pauvres" - en fait le meilleur compliment que l'on puisse faire à Chávez.

Février 2007 : La guerre de désinformation de Reporters sans frontières contre le Venezuela (Réseau Voltaire)

Novembre 2007 : Chávez - Juan Carlos : les phrases censurées par Le Monde et autres médias européens - manipulation journalistique à propos d'une "altercation", au sommet ibéro-américain, entre le président vénézuélien et "Sa Majesté" franquiste, Señor de Bourbon (Juan Carlos Alfonso Víctor María de Borbón y Borbón-Dos Sicilias - n'en jetez plus, la cour est pleine).

Le 2 décembre 2007, première défaite électorale de Chávez en neuf ans : 50,7 % des votants repoussent la réforme constitutionnelle. Cette défaite est moins due à un renforcement de l'opposition qu'à une démobilisation du camp chaviste : 44 % d'abstentions, trois millions de gens qui avaient voté Chavez en 2006 ont boudé le scrutin.

Février 2009 : les citoyens sont interrogés par référendum sur une réforme électorale qui permettra aux candidats de se présenter plus de deux fois consécutives. Les partisans du oui l'emportent avec 54 % des voix (pour un taux d'abstention de 33 %). Cette réforme devrait consolider la révolution bolivarienne en donnant au président Chávez la possibilité de se porter candidat une nouvelle fois à l'issue de son mandat. L'opposition pro-américaine crie à la "dictature", alors que tous les observateurs impartiaux s'accordent à souligner le caractère démocratique de la consultation (en fait, de toutes les consultations des dix dernières années). Il devient de plus en plus évident qu'un retour au passé ne sera pas possible au Venezuela sans intervention extérieure ; les manigances des ennemis locaux du pouvoir populaire sont de plus en plus inefficaces.

Walter Suter, ambassadeur suisse au Venezuela de 2003 à 2007, fait le point de la situation : Le Venezuela est en train de se défaire du néo-libéralisme.

Profanation antisémite bidon à Caracas : pour les comploteurs, tous les moyens sont bons pour attaquer Chávez - surtout s'ils permettent de détourner l'attention des crimes de guerre israéliens à Gaza. On sait que le gouvernement de Caracas soutient à fond la résistance palestinienne et qu'il a même expulsé, en janvier 2009, les "diplomates" de l'Etat terroriste juif.


L'étrange mort de Hugo Chávez

En octobre 2012, Hugo Chávez est élu président pour la quatrième fois, avec 55 % des voix. Son concurrent battu, Henrique Capriles Radonski, ne représente pas seulement les intérêts de l'oligarchie nord-américaine mais également ceux du lobby sioniste. Comme on peut le voir dans cette vidéo de février 2012 qui analyse la désinformation et les manipulations de la chaîne israélienne Arutz 2, Capriles, le "fervent catholique" qui voulait "battre le leader fanfaron et antisémite du Venezuela" et incarnait "l'espoir de se défaire de la malédiction d'Hugo Chávez", a - Dieu soit loué - des grands-parents juifs. Ils sont "arrivés de Pologne avec une valise". Le candidat anti-Chávez est un rescapé de l'Holocauste® de la troisième génération. Si sa grand-mère a survécu au ghetto de Varsovie, toute sa famille a été assassinée à Treblinka, nous apprend Arutz 2. C'est pour cette raison que les zantisémites vénézuéliens considèrent Capriles comme "un envoyé du sionisme international" - ce qu'il n'est absolument pas, pas du tout, en aucun cas, qu'allez-vous chercher là ?...

Wikipédia signale que Capriles Radonski "est issu d'une des familles les plus riches du pays" (un "détail" que la télé israélienne passe sous silence) et qu'il est le "petit-fils de déportés polonais morts dans le camp de Treblinka".  Autrement dit, ses grands-parents sont morts en Pologne pendant la guerre, mais quelque temps plus tard, miracle, ils prennent leur petite valise (en carton) et vont faire fortune au Venezuela. C'est le genre d'histoire israélienne authentique qui commence toujours par « Il était une fois ».



Pour les médias sionisés, ce dessin pro-Chávez de 2012 prouve trois choses : 1) que Chávez = Goliath  et  Capriles = David - 2) que Chávez et ses partisans sont tantisémites car ils font porter une croix gammée à un rescapé de l'Holocauste® (de la troisième génération) sous prétexte qu'il soutient la politique des judéo-nazis israéliens - 3) que les chavistes sont des zomophobes car ils ne respectent pas l'oriente-à-sion enculturelle du petit candidat au short rose et insinuent qu'il existerait un lien entre le lobby sioniste et le lobby pédéraste, ce qui est bien entendu faux, mensonger, inexact et contraire à la vérité (voir plus bas).

Dans la vidéo, Capriles "souhaite une longue vie à Chávez pour qu'il puisse voir les changements qui vont venir au Venezuela" (c'est-à-dire le retour en force des prédateurs étrangers). Quand on entend cela en mars 2013, on mesure tout le cynisme qui sous-tend ce "message".

Car un an plus tôt, chacun savait déjà que le président était atteint d'un cancer et qu'il s'était rendu plusieurs fois à Cuba pour y subir des interventions chirurgicales et recevoir un traitement. Capriles n'était certainement pas naïf au point de croire qu'il pouvait, de ses propres forces, battre Chávez et enclencher la marche arrière des "changements". Il n'était peut-être pas personnellement au courant du complot en cours, mais ceux qui le manipulaient avaient de bonnes raisons d'espérer que le président ne vivrait plus longtemps.

Fin 2012, après sa quatrième victoire électorale aux présidentielles, l'état de santé de Chávez s'aggrave, et début mars 2013, il décède à Caracas. Le vice-président, Nicolás Maduro, accuse les ennemis historiques du Venezuela d'avoir provoqué cette maladie. Compte tenu des deux précédents qui viennent immédiatement à l'esprit (Arafat, contaminé au polonium en novembre 2004 et Milosevic, empoisonné dans sa cellule en mars 2006), la chose est tout à fait plausible. D'autant plus que Chávez lui-même avait émis de forts soupçons en 2011, constatant que d'autres présidents sud-américains plus ou moins opposés, comme lui, à l'hégémonie états-unienne étaient eux aussi, comme par hasard, atteint d'un cancer au même moment : Fernando Lugo (Paraguay), Cristina Kirchner (Argentine), Luiz Lula da Silva et Dilma Rousseff (Brésil).

Chavez : Another CIA assassination victim  (Dr Kevin Barrett)    -    Peut-on inoculer le cancer à quelqu'un ?  (Brian Palmer)

Déjà en 2009, Sarkozy avait commandité l'assassinat de Chávez, mais le tueur de la DGSE (formé en Israël) avait été arrêté à temps.


Etant donné que la constitution vénézuélienne ne prévoit pas que le vice-président succède automatiquement au président en cas de décès de celui-ci (comme c'est le cas aux Etats-Unis), de nouvelles élections présidentielles auront lieu en avril 2013. Il est clair que l'Empire va s'efforcer de reprendre les choses en mains, et qu'il le fera le plus vite possible.  On n'assassine pas un président pour continuer ensuite comme si de rien n'était...

Avec tous les moyens, légaux et surtout illégaux, dont ils disposent, les ennemis du Venezuela comptent bien faire prendre sa revanche à leur chouchou Capriles, face à un candidat chaviste qui n'a ni le charisme ni l'assise populaire de son prédécesseur. Des manœuvres sont en cours pour monter les uns contre les autres les militaires et les syndicalistes ou pour diviser chacune de ces composantes de la révolution bolivarienne. L'argent va couler à flots pour acheter les "dissidents" les plus prometteurs. Et vu que le Venezuela est un pays ouvert et réellement démocratique, où les médias de l'opposition, bien qu'ayant perdu leur monopole exclusif d'autrefois, ont encore une très grande influence, le résultat de l'élection d'avril est loin d'être acquis pour Maduro. Sans compter que les sabotages et la guerre économique contre le pays et sa monnaie n'ont jamais cessé et vont s'amplifier, de même que la criminalité locale ou importée.


Alors que la dépréciation monétaire est en grande partie la conséquence de la spéculation extérieure, Moisés Naim, un "expert" juif qui fut ministre de l'Industrie et du Commerce de l'ancien régime, met tout sur le compte de Chávez, y compris les 16 années qui ont précédé son arrivée au pouvoir. En fait, sur les dix dévaluations massives enregistrées depuis 1983, cinq seulement ont eu lieu après 1998. Mais le plus beau, ce sont les 992 % de dévaluation imputables au président. Petit problème de calcul du niveau CE1 : sur 100 bolivars que vous avez dans votre poche, vous en perdez 992 ; combien vous en reste-t-il ?... Si vous connaissez la bonne réponse, tant pis pour vous, vous n'avez aucune chance de devenir ministre d'un futur gouvernement anti-chaviste...

Mais soyons indulgents : Naim avait sans doute en tête non pas le taux de dévaluation (qui ne peut évidemment pas dépasser 100 %) mais le taux de renchérissement du dollar par rapport à la monnaie vénézuélienne, qui lui peut en principe être illimité. Mais peu importe, l'intention de l'ancien ministre était de dénigrer Chávez. Pour cela, pas besoin de savoir compter...

Dépréciation monétaire - des chiffres concrets :

■ Avant Chávez, le cours du bolivar par rapport au dollar était resté stable pendant plus de 20 ans jusqu'en 1983. La dégringolade a débuté le 18 février de cette année-là (Viernes Negro ou Vendredi Noir*). Du 18 février 1983 au 2 février 1999 (début de la présidence de Chávez), soit en 16 ans, le prix du dollar (USD) exprimé en bolivars (VEB) est passé de 4,30 VEB à 576,60 VEB (correspond à 0,5766 VEF).** Cela représente un renchérissement du dollar de 13.300 % (valeur initiale multipliée par 134), c'est-à-dire en moyenne +35,8 % par an*** (d'une année sur l'autre, toujours par rapport à l'année précédente). Ou encore, vu par l'autre bout de la lorgnette, une dépréciation du bolivar de 99,25 % en 16 ans.

■ Sous Chávez (du 2 février 1999 au 5 mars 2013, date de sa mort, soit une période de 14 ans), le cours est passé de 576,60 VEB (ou 0,5766 VEF)** pour 1 USD à 6,295 VEF. Soit un renchérissement du dollar de 990 % (valeur multipliée par 10,9), c'est-à-dire en moyenne +18,6 % par an.*** Ou encore, une dépréciation du bolivar de 90,85 % en 14 ans.

* Jusqu'au début des années 1980, grâce à sa stabilité politique et économique, le Venezuela était considéré comme la Suisse de l'Amérique latine. Puis, comme partout dans la région, à commencer par le Chili, sont entrés en action les "Chicago Boys" de l'économiste juif Milton Friedman, dont Naomi Klein décrit les méfaits dans son livre La stratégie du choc : la montée d'un capitalisme du désastre (2007).

** En 2008, les bolivars dépréciés (VEB) ont été échangés contre des bolivars "forts" (VEF) à raison de 1.000 VEB pour 1 VEF.

*** Même mode de calcul que pour trouver un taux d'intérêt composé quand on connaît la valeur initiale, la valeur finale et le nombre d'années.

On voit donc que l'érosion monétaire au Venezuela n'est pas uniquement le fait du régime bolivarien, loin de là... Mais on ne peut vraiment pas attendre d'un propagandiste israélo-américain qu'il fasse preuve d'objectivité en la matière...


Hugo Chávez est entré dans l'Histoire

Son éveil politique eut lieu à l'occasion des massacres du Caracazo, en 1989, lorsque le régime du président voyou Carlos Andrés Pérez fit assassiner 3.000 personnes pour réprimer un mouvement de protestation contre les mesures antisociales imposées par le FMI et les banksters de Wall Street. Chávez, qui était alors lieutenant-colonel de l'armée vénézuélienne, entreprit une tentative de putsch en 1992, laquelle échoua et lui valut deux ans de prison. A partir de là, il décida d'arriver au pouvoir par les urnes et y parvint en 1998.

Ce qui aurait pu passer pour la énième réédition d'événements typiquement sud-américains, devint le point de départ d'une révolution authentique, surtout après le coup d'Etat manqué de l'ambassade américaine en 2002.

Chávez a récupéré les richesses pétrolières du Venezuela pour en faire profiter la masse de ses concitoyens. De vastes programmes sociaux (éducation, santé, retraites) ont permis à des millions de Vénézuéliens de sortir de la misère, même si les problèmes existants sont encore considérables (le logement, par exemple). Chávez a rétabli la souveraineté nationale, tout en s'efforçant de la replacer dans le cadre naturel de l'Amérique du Sud (héritage de Simón Bolívar). Il a pratiqué une solidarité active au niveau international, notamment avec les pays musulmans menacés par l'Empire. Dans ce domaine, il est même allé au-delà de ce que ces pays eux-mêmes sont capables de faire. Alors qu'ils ont toujours été divisés entre eux (tous contre la Libye, presque tous contre la Syrie et l'Iran, l'Iran et la Syrie contre la LIbye, etc.), Chávez était l'allié et l'ami de tous : Ahmadinejad, Assad, Kadhafi...

Le révolutionnaire vénézuélien a montré que des militaires formés pour servir la cause yankee, peuvent quand il le faut se débarrasser de cette tare et jouer un rôle éminemment positif. Il a fait mentir tous ceux qui prétendent que le changement réel ne peut jamais passer par les élections (toujours piège à cons). Eh oui, il y a des exceptions, comme en toute chose...

Chávez a su éviter le dogmatisme et la rigidité idéologique pour agir spontanément mais sûrement (comme l'avait fait Castro à ses débuts). Il a su marier marxisme et catholicisme, et allier la théologie de la libération au socialisme du 21ème siècle. Il a toujours souligné ce qui unit l'islam au christianisme, surtout dans le domaine politique et social, ces deux religions étant universelles (et non réservées à quelques "élus" ayant soi-disant la bonne ascendance ethnique).

Chávez, enfin, a su prouver que la régression imposée au monde depuis la fin des années 1980, n'est ni fatale ni définitive, et qu'on peut la combattre avec succès quand on s'en donne les moyens.


Le Venezuela avant et après Hugo Chávez : l'hommage de François Asselineau à "un homme d'Etat respectable, dans un monde où tant de chefs d'Etat ne le sont pas".


Succession

Le 14 avril 2013, Maduro est élu président avec 50,75 % des voix (pour un taux de participation de 79,8 %). Capriles recueille 48,99 %, les autres candidats 0,26 %. Il semblerait que l'opposition ait mieux mobilisé ses partisans que le successeur de Chávez ; les sondages (effectués par qui ?) donnaient Maduro largement vainqueur, ce qui a sans doute incité beaucoup d'électeurs chavistes à rester chez eux.

Quoi qu'il en soit, l'avenir s'annonce difficile. Capriles conteste les résultats, se déclare "vainqueur" et exige un recomptage des voix. La "révolution colorée", depuis longtemps dans les cartons, commence à se mettre en marche. Reste à lui donner un nom, une couleur. Nous proposons "révolution rose-bleue" : bleue comme le drapeau israélien, rose comme le slip de Capriles.

Les médias sionisés invoquent deux "arguments" pour "prouver l'incapacité du régime" : la dépréciation monétaire (pourtant réduite de moitié sous Chávez - voir plus haut) et la pénurie dans certains secteurs (pénurie provoquée intentionnellement par les ennemis de la révolution, tous les pays révolutionnaires en ont fait l'expérience).

Le 15 avril, des émeutes "spontanées" éclatent à Caracas, il y a dix morts et une soixantaine de blessés. Le gouvernement parle de tentative de putsch comme en 2002. Capriles, après avoir appelé ses partisans à descendre dans la rue, fait comme s'il n'avait rien à voir avec les violences.

Venezuela : l'opposition et les USA tentent-ils un coup d'Etat ? par Michel Collon : "Les milices de Capriles ont attaqué des sièges du parti chaviste, des centres de médecine sociale et la télévision publique, tuant plusieurs personnes. En fait, Capriles et les agents US avaient préparé des incidents violents pour créer un climat justifiant un nouveau coup d'Etat. Cette stratégie fut déjà appliquée dans divers pays..."


Mais pour les agitateurs à la solde des USA et d'Israël,
c'est Maduro le "putchiste" - belle inversion orwellienne :

"Obama, Shimon Peres, au Venezuela, la démocratie a été victime d'un coup d'Etat.
Nous avons besoin d'aide, s'il vous plaît.
"

Portrait de Capriles par Jean-Guy Allard (sur le site de Michel Collon). Le petit chef rose-bleu a activement participé au putsch d'avril 2002 : "Il a dirigé l'attaque menée par des terroristes cubains et vénézuéliens contre l'ambassade de Cuba". A l'époque, il était maire de la municipalité de Baruta, quartier de Caracas où se trouve l'ambassade cubaine. "Capriles s'est également rendu complice de la détention arbitraire de Ramón Rodríguez Chacín, alors ministre de l'Intérieur et de la Justice, ainsi que de la violation de son domicile." Plus tard, en 2004, le chef de file de l'actuelle opposition a trempé dans l'assassinat du procureur Danilo Anderson, qui avait ordonné son arrestation pour participation au coup d'Etat.

Primero Justicia (Justice d'abord), le parti d'extrême droite fondé par Capriles, est "un pur produit de l'USAID, de la NED (National Endowment for Democracy) et de l'IRI (International Republican Institute)".

"Capriles est né au sein d'une des familles les plus privilégiées du Venezuela. D'origine russo-polonaise juive, sa mère, Mónica Cristina Radonski Bochenek, est propriétaire d'un célèbre complexe de cinémas. En ce qui concerne le père du nouveau candidat, Henrique Capriles García, il est issu d'une famille juive hollandaise de Curaçao. Les deux familles ont des intérêts dans les moyens de communications, dans diverses industries, dans des entreprises de services ainsi que dans le secteur immobilier."

50 vérités sur Henrique Capriles Radonski  par Salim Lamrani (sur le site Mondialisation.ca). Quelques extraits :

"Sa famille possède le quotidien Últimas Noticias, le plus diffusé au niveau national, des radios et une chaîne de télévision... Durant son mandat de maire de la municipalité de Baruta, Capriles a signé plusieurs accords avec le FBI afin de former sa police municipale, et a reçu des fonds de l'ambassade des Etats-Unis pour cette mission... Quelques jours avant le coup d'Etat, Capriles est apparu devant les caméras de télévision en compagnie des dirigeants de son parti politique Primero Justicia pour réclamer la démission d'Hugo Chávez, des députés de l'Assemblée nationale, du Procureur de la République, du Défenseur du peuple et du Tribunal Suprême de Justice. Suite au coup d'Etat du 11 avril 2002, la première décision prise par la junte putschiste a été précisément de dissoudre tous ces organes de la République... En avril 2002, Primero Justicia, a été le seul parti politique à accepter la dissolution forcée de l'Assemblée nationale ordonnée par la junte... Suite à son élection en 2008 en tant que gouverneur de l'Etat du Miranda, Capriles a expulsé des installations de la région les fonctionnaires chargés des programmes sociaux mis en place par le gouvernement de Chávez... Capriles, réélu en 2012, refuse toujours l'implantation de la Police nationale bolivarienne sur le territoire dont il a la gestion... Entre 2008 et 2012, Capriles a congédié, dans l'Etat du Miranda, plus de mille fonctionnaires qui travaillaient dans le secteur culturel et étaient soupçonnés d'être proches de l'ancien gouverneur chaviste. Capriles a procédé à la fermeture de dizaines de bibliothèques... En cas de victoire aux élections présidentielles du 14 avril 2013, Capriles a promis l'amnistie à Pedro Carmona Estanga, ancien président du patronat vénézuélien qui avait pris la tête de la junte militaire lors du coup d'Etat d'avril 2002, actuellement en fuite en Colombie... En cas de victoire de Capriles, l'entreprise pétrolière nationale Petróleos de Venezuela S.A. (PDVSA) ne sera plus contrôlée par le pouvoir politique... Le programme de Capriles prévoit la suspension de l'aide financière qu'octroie PDVSA au Fonds de développement national, lequel finance les infrastructures et les programmes sociaux... Les réformes agraires réalisées sous le gouvernement de Chávez seront annulées et les terres restituées aux latifundistes... etc. etc. etc..."

Thierry Deronne et Romain Migus sur la situation au Venezuela :

"Les accusations de fraude ne résistent pas au fait que les membres de l'opposition désignés pour superviser les bureaux de vote ont tous donné leur aval aux résultats dans leur centre électoral respectif..."

La propagande oppositionnelle présentait Capriles comme un second Lula. Manque de chance, l'ancien président brésilien soutient Maduro et condamne l'ingérence américaine. Les pays latino-américains, y compris les gouvernements de droite (Colombie, Chili, Mexique) reconnaissent Maduro comme président, de même que les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), plusieurs pays d'Afrique et certains pays européens comme l'Espagne. L'armée vénézuélienne également. Donc, la tentative de putsch est écartée pour le moment, mais "des informations concordantes évoquent à présent l'intention de Radonski de monter un auto-attentat pour continuer à alimenter les médias internationaux".

"Le but recherché n'est pas de renforcer la démocratie électorale mais bien de lancer un coup d'Etat soft dans le meilleur style des précédents en Serbie, Géorgie, Ukraine, Iran, etc. Les jeunes néofascistes qui, aujourd'hui, mettent le pays à feu et à sang ont pour la plupart été formés en Serbie par le groupe Otpor [voir plus bas] et se revendiquent des techniques de l'Albert Einstein Institution, matrice idéologique des révolutions colorées..."


En Syrie aussi, tout a commencé de cette façon-là...
Militants chavistes massacrés ou blessés par les hordes fascistes de Capriles :
caracas2.jpg
Le PSUV (Parti Socialiste Unifié du Venezuela) est le parti fondé par Chávez.
Au Venezuela, le mot "socialiste" a encore un sens et n'est pas synonyme d'enculé comme en France...

Dans les jours qui suivent, les fascistes semblent se calmer un peu, du moins pour ce qui est des violences de rues. Un ancien général devenu chef de parti de l'opposition a été arrêté ; il avait été filmé le 15 avril en train de diriger les émeutiers. Autre arrestation : un "étudiant" américain, agent de la CIA, dont le rôle consistait à "organiser les jeunes opposants" dans le cadre de l'Opération "Souveraineté". Le 30 avril, les anti-chavistes mettent en scène une manifestation coup de poing à l'intérieur du Parlement. Il y a des blessés de part et d'autre, mais la droite se présente en unique victime : qui a bien pu leur souffler cette idée ?... Les députés casseurs de l'opposition sont venus dans l'hémicycle avec des casques de moto et des banderoles dénonçant "le putsch parlementaire" de la gauche, mais ils ne craignent pas d'affirmer que leur geste était "spontané".

Décembre 2013 - chavisme sans Chávez : Victoire du parti bolivarien aux élections municipales.


Nouvelle tentative de "révolution colorée"

Fourberies médiatiques  par Romain Migus.

Capriles, après quatre défaites électorales, est un peu en perte de vitesse. Son principal concurrent dans le camp anti-chaviste est un certain Leopoldo López. Début février 2014, celui-ci appelle au "soulèvement comme moyen démocratique pour chasser le gouvernement" (sic).

"Profitant d'un mécontentement compréhensible d'une partie de la population face à une guerre économique qui affecte quotidiennement les Vénézuéliens, le secteur le plus extrême de l'opposition a décidé de passer à l'attaque..." Le 12 février, des manifestations violentes ont lieu à Caracas, faisant trois morts et de nombreux blessés.

Dans tout cela, "la main de l'Empire américain n'est pas une chimère... En réponse, le président Maduro a décidé d'expulser du pays trois citoyens états-uniens pour leur récente participation active dans la formation et le financement d'étudiants aux techniques de coup d'Etat soft... Dans la nébuleuse d'informations sur la situation actuelle au Venezuela, de grossières manipulations médiatiques tentent de légitimer le discours de l'opposition qui dénonce la torture et la répression sanglante du gouvernement..."

Romain Migus cite plusieurs exemples : une procession religieuse se transforme en manifestation de l'opposition ; des scènes de répression policière au Brésil, au Chili et même en Egypte sont transposées au Venezuela ; un cas de torture en Espagne devient de la torture chaviste ; des morts syriens sont déclarés vénézueliens ; un chien mascotte des manifestants grecs est maltraité par la police de Caracas...

Suite à l'arrestation de l'apprenti putschiste Leopoldo López, la subversion reprend de plus belle. Le 21 février, on compte huit morts de plus et 140 blessés. Les "révolutionnaires colorés" disent manifester contre l'insécurité (dont ils sont l'une des causes) et contre la pénurie (provoquée par leurs maîtres).

Derrière les étudiants protestataires se cache l'opposition putschiste

A chacun son tour ou le Venezuela après l'Ukraine. Il est évident que la racaille pro-yankee de Caracas est dopée par le succès du coup d'Etat de Kiev. Mais contrairement à Ianoukovitch, Maduro résiste et mobilise ses partisans, lesquels sont beaucoup plus nombreux que les nostalgiques du passé.

Washington peut-il renverser trois gouvernements à la fois ?  par Thierry Meyssan :  "Ukraine, Venezuela, Syrie... Dans les trois cas, la narration US repose sur les mêmes principes : accuser les gouvernements d'avoir tué leurs propres citoyens, qualifier les opposants de « démocratiques », prendre des sanctions contre les « meurtriers », et en définitive opérer des coups d'Etat. Chaque fois, le mouvement débute par une manifestation au cours de laquelle des opposants pacifiques sont tués, et où les deux camps s'accusent des violences. En réalité des forces spéciales US ou de l'OTAN, placées sur les toits, tirent à la fois sur la foule et sur la police. Ce fut le cas à Deraa (Syrie) en 2011, à Kiev et à Caracas cette semaine..."

10 mars 2014 - Etats-Unis contre Venezuela : la guerre froide devient chaude  (Réseau Voltaire)


2015 - Victoire électorale de la contre-révolution

Le 6 décembre, les anti-chavistes gagnent les élections législatives, remportant 112 sièges sur 167, soit 67 %. Le parti de Maduro (PSUV) et ses alliés de gauche ne recueillent plus que 55 sièges, soit 33 %. Un résultat qui assure à la contre-révolution une majorité parlementaire des 2/3 permettant l'annulation de toutes les réformes sociales de ces dernières années.

Cette cuisante défaite du mouvement bolivarien intervient après 17 ans de pouvoir et un peu moins de trois ans après le décès de Chávez. Elle s'explique avant tout par la situation économique du pays, devenue très précaire avec la chute des cours du pétrole, cette chute ayant été provoquée par les Etats-Unis pour nuire au Venezuela (ainsi qu'à deux autres pays depuis longtemps dans le collimateur américain : la Russie et l'Iran). A cela est venue s'ajouter une féroce guerre économique créant artificiellement la pénurie - arme d'autant plus facile à manier que pratiquement tout le secteur commercial est resté privatisé, donc aux mains des ennemis du régime.

Premières réactions :

Il y a des nuits maudites...  par Jean Ortiz.

L'heure est décisive pour le processus bolivarien  par Alex Anfruns (sur le site de Michel Collon).

En réalité, l'heure est plus que décisive, elle est fatale...

Il est probable que dès avril 2016, lorsque Maduro aura accompli la moitié de son mandat présidentiel, un référendum sera organisé pour le destituer.

En 2016, la procédure de collecte des signatures pour la tenue du référendum est annulée dans certaines provinces du pays. A partir de là, un bras de fer s'engage entre la Cour Suprême (pro-Maduro) et le Parlement (aux mains des anti-chavistes pro-américains). Ce dernier tente sous divers prétextes (corruption, trahison et même abandon de poste) d'obtenir la destitution du président sans référendum. La Cour Suprême finit par dépouiller le Parlement de ses pouvoirs ; les pro-américains crient au putsch. Tout cela sous fond de crise économique aiguë, de pénurie permanente et de violences attisées par les services de Washington. L'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2017, augmente la probabilité d'une intervention militaire américaine directe.


Maïdan vénézuelien

Avril 2017 : Venezuela : le "Maïdan" est en cours. Des francs-tireurs tuent pour semer le chaos et renverser le pouvoir

Juillet 2017 : Jour J pour le changement de régime par la force au Venezuela

1er août 2017 : Election d'une Assemblée constituante de 545 membres, qui se situe au-dessus de tous les pouvoirs, y compris du président, et chargée de rédiger une nouvelle constitution remplaçant celle de 1999. Elle se substitue au Parlement dominé depuis 2016 par l'opposition, qui ne reconnaît pas la nouvelle Assemblée. Le taux de participation a été de 41,5 % : c'est un taux peu élevé, bien que supérieur aux 38,5 % du second tour de la présidentielle française.

Les USA, premiers responsables de la situation au Venezuela, prennent des "sanctions" contre Maduro qu'ils rendent responsable de la situation. Le président vénézuélien leur dit (poliment) d'aller se faire voir...  Le risque d'une guerre américaine, qui permettrait à Trump de masquer quelque temps ses difficultés internes, grandit de jour en jour.

On saura que le Venezuela est devenu une dictature le jour où les médias arrêteront d'en parler  par Viktor Dedaj.



Corée du Nord :

2009   -   2010   -   2013   -   2017


Carte de la Corée   (Source : Le Monde Diplomatique 1994 - 117 ko)

Si l'on en croit 99,9 % des "informations" propagées par les médias, la Corée du Nord, que les stratèges du Pentagone rangent au nombre des pays de "l'axe du Mal", aurait "avoué" en octobre 2002 qu'elle possède des armes nucléaires. Ce bobard a été lancé par James Kelly*, vice-ministre américain des Affaires étrangères, probablement dans le but de préparer une nouvelle guerre (une de celles qui devaient suivre l'agression contre l'Irak).

Il ne s'agit pas ici, précisons-le, de la simple affirmation (vraie ou fausse) que Pyongyang possèderait de telles armes - une affirmation somme toute banale et souvent entendue (mais aussi peu prouvée que dans le cas de l'Irak). Il est question ici de l'affirmation (fausse) selon laquelle le gouvernement de Pyongyang aurait lui-même déclaré en posséder.

En fait, la Corée du Nord n'a jamais rien dit de tel, loin de là. D'ailleurs, même CNN a rapporté le 17 octobre 2002 que le gouvernement de Pyongyang avait parlé de "programme nucléaire" et non de "programme d'armement nucléaire". Mais depuis, cette mise au point essentielle a été occultée. La censure - volontaire ou imposée - fonctionne à fond.

* Six mois plus tard, en avril 2003, le même James Kelly recycle la même fausse nouvelle, que la presse reprend en chœur. Personne ne se préoccupe de ce que la Corée du Nord a dit vraiment ; on fait confiance au mythomane de service.

Nous atteignons, dans le cas présent, un nouveau degré dans le mensonge et l'intoxication, comme lorsqu'on nous raconte, sans que nous puissions vérifier la véracité de ces dires, que le Hamas ou le Djihad islamique ont "revendiqué" tel ou tel attentat, ou que Ben Laden et son Al-Qaïda ont "déclaré" ceci ou cela. Dans le premier cas, pratiquement personne n'a la possibilité matérielle de contrôler l'exactitude ou l'inexactitude de ce qui est avancé ; n'importe qui peut faire dire n'importe quoi à ces organisations plus ou moins clandestines. Dans le second cas, c'est encore pire, puisqu'on est dans le domaine de l'imaginaire et du discours d'outre-tombe.

Avec la Corée du Nord, cependant, la situation est sensiblement différente, puisque l'agence de presse officielle KCNA dispose d'un site Internet (voir le lien précédent), site que chacun peut consulter - non pour croire sur parole tout ce qui y est publié, mais pour s'assurer que le gouvernement nord-coréen a bien tenu tel ou tel propos dont on le crédite. George Bush et Tony Blair ont beau être des menteurs notoires, il ne viendrait à l'idée de personne de prétendre qu'ils ont déclaré quelque chose, alors que les agences de presse annoncent le contraire. Et pourtant, c'est exactement ce qui se pratique lorsque la Corée du Nord est concernée... Encore une fois, ce qui est en cause, ce n'est pas la véracité d'une déclaration, mais le fait qu'elle ait été faite ou pas.

Bien sûr, la campagne qui vise Pyongyang n'a pas éclaté du jour au lendemain. Elle a des sources plus lointaines, que la presse évoque rarement.

L'affaire remonte à 1994*. Cette année-là, les Etats-Unis (administration Clinton) signent à Genève un accord avec la Corée du Nord, prévoyant le démantèlement par ce pays de sa centrale nucléaire de Yongbyon (ou Nyongbyon). Cette centrale fonctionne selon une technologie dangereuse et démodée de type Tchernobyl (réacteur au graphite). En échange, les Américains prennent l'engagement d'aider les Nord-Coréens à ériger, avant 2003, une centrale à eau légère sur le site de Kumho, et de fournir entre-temps à Pyongyang le pétrole nécessaire pour faire tourner ses centrales thermiques classiques. L'objectif des Américains est alors, d'une part, de réduire le risque d'utilisation par la Corée du Nord de déchets nucléaires civils à des fins militaires (le réacteur à eau légère s'y prête plus mal que le réacteur au graphite, affirment les spécialistes). D'autre part, il y a pour l'industrie américaine la perspective de marchés lucratifs.

* Genèse de la question nucléaire - un rapport de l'agence de presse officielle nord-coréenne. [lien disparu]

L'accord de 1994 s'inscrit dans une politique de détente amorcée par le gouvernement Clinton. Mais l'embellie n'est que de courte durée, et les Américains font bientôt traîner les choses en longueur ; entre-temps, Washington semble penser que la Corée du Nord n'en a plus pour longtemps et qu'il est donc inutile de se presser pour livrer la nouvelle centrale. En 2001, la junte Bush accède au pouvoir et enterre définitivement ce début d'entente qui aurait pu, à moyen terme, conduire à une réunification pacifique de la Corée et à une plus grande indépendance de ce pays vis-à-vis des USA.

Depuis 1953, en effet, le sud de la péninsule est occupé et contrôlé par l'armée américaine* (sous couvert de l'ONU), alors qu'aucun militaire étranger n'est stationné au nord. Le régime de Pyongyang a toujours su conserver son indépendance, profitant jusqu'en 1990 de la rivalité des blocs et de l'antagonisme soviéto-chinois, et vivant depuis lors dans une autarcie plus ou moins rigoureuse. Aussi paradoxal que la chose puisse paraître vue d'Europe (on pense à l'Allemagne), c'est toujours le Nord qui a prôné l'unité du pays, alors que jusqu'à une date très récente, le Sud s'y refusait et poursuivait pour "trahison" ceux des Coréens qui osaient s'associer à cette revendication.

* L'occupation coûte aux Sud-Coréens au moins trois milliards de dollars par an, sans parler des nuisances diverses et des exactions commises par les militaires américains toujours à l'abri des lois, même quand ils violent des adolescentes ou écrasent des enfants avec leurs chars. L'hostilité populaire à l'arrogance US gagne du terrain; on a pu le constater en juin 2002, à l'occasion de la Coupe du monde de football. L'administration Bush, quant à elle, fait tout pour torpiller le dialogue intercoréen qui a beaucoup progressé depuis août 2000. Elle a d'ores et déjà annoncé que même en cas de réunification, ses troupes ne quitteraient pas le pays (en Allemagne aussi, les Américains sont restés après l'unification). En Corée du Sud, les USA disposent de 38.000 soldats, d'une vingtaine de bases et d'un millier d'armes nucléaires - qui menace qui ?

On sait que l'effondrement des pays socialistes en 1989-90 a accentué l'isolement de la Corée du Nord et mis à mal son économie, déjà bien faible en temps normal. Des catastrophes naturelles sont venues ensuite aggraver la pénurie, acculant le pays à la famine. Dans ces conditions, l'accord passé avec Clinton était le bienvenu, car il assurait la couverture des besoins énergétiques et permettait la poursuite d'un minimum d'activité industrielle.

Pyongyang a également bénéficié d'une aide alimentaire* en nature, mais une telle aide, aussi utile soit-elle sur le moment, n'a jamais résolu aucun problème économique - ni en Corée ni ailleurs. Les responsables actuels de la Maison Blanche le savent mieux que quiconque. C'est aussi pour cette raison qu'ils ont violé l'accord énergétique passé entre les deux pays, accord qui aurait rendu superflue l'aide alimentaire - et l'immixtion permanente qui en découle. (Le principe de "l'aide des pays riches aux pays pauvres" a toujours consisté à maintenir ces derniers dans un état de dépendance et de pauvreté. On ne donne pas au pauvre les moyens de cultiver son sol et de nourrir sa famille; on lui donne des aliments prêts à consommer - de préférence génétiquement modifiés - en lui imposant un contrôle sur la manière dont il les utilise.)

* Sachant que la plupart des ONG impliquées sont télécommandées par Washington, l'aide alimentaire est un excellent prétexte pour se positionner en Corée du Nord. Comme on l'apprendra plus tard, un des responsables internationaux actifs à Pyongyang, un "ressortissant canadien", était en fait un Israélien travaillant pour le Mossad et la CIA. Il s'est fait épingler en Nouvelle-Zélande en 2004 dans une affaire de passeports volés.

Les travaux de construction de la nouvelle centrale de Kumho ont donc débuté avec un retard considérable; quelques mois avant la date prévue pour la mise en service, on en était tout juste aux fondations. Simultanément, les livraisons de pétrole ont été ralenties puis ont cessé fin 2002. De ce fait, le seul choix qui restait à Pyongyang était soit de renoncer à toute production d'énergie, laissant sa population mourir de froid et de faim, soit de réactiver sa vieille centrale de Yongbyon. C'est, bien entendu, cette dernière option que la Corée du Nord a choisie, ce qui lui vaut maintenant de subir la campagne de mensonges à laquelle nous assistons.

Voir ce texte très intéressant de Gavan McCormack (Z-Net) sur les relations de la Corée du Nord avec les USA et le Japon. Au sujet de l'étrange affaire d'enlèvement dont McCormack fait état, voir ici ce que James Conachy (World Socialist Web Site) pense des "aveux" de Pyongyang.

L'objectif de Pyongyang est d'obtenir de Washington la signature d'un pacte de non-agression. A l'heure où les Etats-Unis violent tous les traités internationaux, on peut évidemment se demander ce que vaudrait un tel pacte - à peu près autant, sans doute, que les innombrables traités conclus au 19ème siècle avec les nations indiennes.

A propos de la prétendue puissance militaire de la Corée du Nord, voici un amusant article de propagande émanant d'un certain Center for Korean Affairs (sud-coréen, probablement très proche des services secrets américains - à noter que le site russe qui publie ce texte n'est pas responsable du contenu). On y "apprend" avec étonnement que ce petit pays asiatique (24 millions d'habitants et 120.000 km2 de superficie) dispose sur son territoire très montagneux de 70 bases aériennes (plus de nombreuses bases fictives équipées de leurres) ; d'une artillerie capable de lancer sur les troupes américaines du Sud 500.000 obus conventionnels ou biochimiques à l'heure (140 par seconde) ; de tunnels creusés sous la ligne de démarcation entre le Nord et le Sud, permettant le passage de 15.000 soldats à l'heure (4 par seconde) ; de plus de 100 ogives nucléaires (aucun test n'a jamais eu lieu) ; d'un millier de missiles (y compris des missiles intercontinentaux pouvant frapper les Etats-Unis) ; d'une flotte de 800 navires capable de détruire les porte-avions américains ; d'une centaine de sous-marins ; de 770 avions de combat, 80 bombardiers, 700 avions de transport et 290 helicoptères ; de 80 divisions de l'armée régulière, plus 6.500.000 membres des forces auxiliaires (au total environ 60 % de la population adulte)... Bien sûr, tout est caché, enterré en profondeur, inaccessible et indestructible.

Face à un tel arsenal, qui doit bien engloutir chaque année un multiple du PIB nord-coréen (estimé à 22 milliards de dollars), Saddam peut aller se rhabiller avec ses ridicules armes de distraction massive...  Si Pyongyang disposait seulement d'un dixième de cette puissance de feu, les couards américains oublieraient bien vite leurs projets d'invasion.

La seule chose qu'on puisse affirmer avec certitude (et ce, seulement depuis le 9 juin 2003), c'est que la Corée du Nord, après des mois d'attaques verbales américaines, a officiellement annoncé son intention de se doter d'une force nucléaire de dissuasion - voir le communiqué de l'agence de presse nord-coréenne KCNA. Se doter d'armes ne signifie pas qu'on en possède déjà. A notre connaissance, aucun Etat - à l'exception des USA et de l'URSS - n'a jusqu'à présent été en mesure de s'équiper d'armes nucléaires sans l'aide active de pays possédant déjà ce type d'armement. Si la Corée du Nord y parvenait, ce serait bien la première fois, et la chose serait fort surprenante.

Quoi qu'il en soit, l'affaire irakienne a montré de façon particulièrement dramatique que face à la volonté d'agression des USA, il ne sert à rien de désarmer, bien au contraire. La dissuasion, qu'elle soit réelle ou basée sur un bluff, semble être aujourd'hui la seule arme à laquelle puisse recourir un petit pays désirant préserver son indépendance face à la menace du monstrueux géant américain. Par leur politique plus brutale et plus criminelle que jamais, les Etats-Unis favorisent bel et bien la dissémination des armes nucléaires. La Corée du Nord, qui avait signé le traité de non-prolifération de 1968, met fin à sa participation en 2003 et renvoie les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

(Lire également le communiqué coréen du 29 août 2003 et celui du 2 octobre 2003 .)

Avec la Corée du Nord, plus encore qu'avec l'Irak, tous les mensonges sont permis, y compris les plus grossiers, et ce depuis cinquante ans. Il faut avouer cependant que Pyongyang prête le flanc à ce genre de propagande outrancière en se coupant volontairement de l'opinion publique internationale - même s'il y a eu quelques timides progrès ces dernières années.

En attendant, la guerre des mots continue, complaisamment relayée par les médias. En juin 2003, les premiers trafiquants du monde reprochent au petit pays asiatique son prétendu trafic de drogue et de fausse monnaie.* Comme avec Saddam, tous les prétextes sont bons pour justifier la prochaine guerre. Et quand tout sera fini, nos journaux pourront prétendre que le gouvernement américain les a trompés, et se consacrer avec passion au mensonge suivant.

* Un article du journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung - FAZ du 6 janvier 2007 suggère que c'est en fait la CIA qui imprime de faux dollars pour financer ses activités illégales : "La Corée du Nord, un des pays les plus pauvres du monde, ne dispose pas des moyens techniques indispensables pour produire des faux billets de cette qualité. A l'heure actuelle le pays n'est même pas en état d'imprimer sa propre monnaie."

L'exemple de la FAZ est rarissime. Presque toujours, la presse occidentale "informe" sur ce que dit et fait la Corée du Nord à la manière du Daily Telegraph : "North Korea said today that US pressure on the Stalinist state since the Iraq war had gone beyond a danger line and warned Washington to reflect on the consequences of war." Comment faut-il comprendre cette phrase ? De toute évidence, la Corée du Nord n'a pas seulement mis en garde les Etats-Unis, mais elle a au passage admis qu'elle était un "Etat stalinien". Encore un aveu... C'est un peu comme si le très "indépendant" et très "objectif" journal anglais* écrivait : "George Bush a déclaré que les forces impérialistes US n'hésiteraient pas à intervenir" ou encore : "Un porte-parole de Buckingham Palace a laissé entendre que les parasites royaux passeraient les fêtes de fin d'année en Ecosse".

* Le Daily Telegraph appartient au groupe Hollinger de l'Israélo-Américain Richard Perle


Début 2005, après des mois de "négociations" stériles entre la Corée du Nord et les USA (avec la participation passive de la Corée du Sud, de la Chine, de la Russie et du Japon) et tandis que les Américains réitèrent leurs menaces de façon presque quotidienne, Pyongyang finit par claquer la porte. Quel sens peut encore avoir un "dialogue" avec les Etats-Unis lorsque le "président" US et sa ministre des Affaires étrangères dénoncent sans cesse la Corée du Nord comme un "avant-poste de la tyrannie" qu'il convient d'éliminer au plus vite ? Au lieu de céder face aux maîtres du monde, le petit pays asiatique les défie en déclarant le 10 février qu'il est maintenant en possession de plusieurs armes atomiques qu'il compte bien utiliser pour se défendre (communiqué KCNA du 11). C'est, pour le gouvernement nord-coréen, une manière de dire merde aux tyrans de Washington ou, pour parler leur langage : "Bring them on !" (Qu'ils viennent s'y frotter !)

Juillet 2006 : la presse occidentale, en manque depuis des mois, annonce que la Corée du Nord a effectué des essais de missiles. Horreur !... Et pourtant (voir un peu plus haut), on nous avait dit que les abominables stalino-coréens disposaient déjà d'un millier de ces engins : allez comprendre... Les missiles testés, ajoutent nos pressetitués, se seraient abîmés en mer. Alors pourquoi toute cette agitation ?... Et pourquoi un pays indépendant n'aurait-il pas le droit d'assurer sa défense ? La France, la Russie, la Chine, l'Inde, le Pakistan n'ont-ils jamais testé de missiles ? Les USA (ici, rien à voir avec un besoin de défense, au contraire) ne font-ils pas quotidiennement la même chose ? Et l'Etat agressif et agresseur d'Israël n'a-t-il pas procédé récemment à un lancement dans l'Océan Indien, au large du Sri Lanka, depuis un sous-marin "offert" par l'Allemagne - et ce, sans aucun écho dans les médias ?  Ce qui est permis à tout le monde devrait donc tomber sous le coup de la "tolérance zéro" dans le cas des Nord-Coréens. Il est vrai que ces derniers n'ont pas de lobby mondial et qu'ils ne contrôlent pas la grande presse...

Les essais de Pyongyang auraient, paraît-il, suscité des manifestations en Corée du Sud. La preuve : cette photo diffusé par les agences. On y voit deux "manifestants en colère" brûler un drapeau nord-coréen en présence de plusieurs douzaines de photographes convoqués pour l'occasion : voilà une "action spontanée" qui rappelle un peu le déboulonnage de la statue de Saddam en 2003. Comme le drapeau communiste est strictement interdit en Corée du Sud, les organisateurs de la "manifestation" ont dû au préalable demander une autorisation spéciale à qui de droit. Comme c'était pour la "bonne cause", on a fait une exception. En revanche, quand cent mille Sud-Coréens brûlent des drapeaux américains, on leur envoie les flics, et la télévision se garde bien d'en parler.


Le 3 octobre 2006, KCNA annonce que la Corée du Nord possède désormais l'arme atomique et va procéder à des tests. Le pays refuse tout désarmement unilatéral et revendique, au contraire, une dénucléarisation de toute la péninsule coréenne, c'est-à-dire le retrait simultané des bombes américaines du Sud (et la fin de l'occupation US).

Quelques jours plus tard, le 9 octobre, Pyongyang signale que le premier essai nucléaire a eu lieu. Comme il fallait s'y attendre, les Américains et leurs alliés poussent des cris hystériques, même si certains "observateurs" font remarquer qu'il pourrait s'agir d'un bluff, la secousse enregistrée étant peut-être due à un explosif classique. Mais d'un autre côté, il est tout à fait possible que la bombe nord-coréenne soit bien réelle ; on accuse le Pakistan d'avoir fourni à Pyongyang la technologie nécessaire. En fait personne n'en sait rien, ce qui ne fait que renforcer l'effet de dissuasion voulu par la Corée du Nord.

Si d'autres pays également menacés (Iran, Syrie, Liban, Venezuela, Cuba, etc...) avaient le cran de tenir tête pareillement au monstre impérialiste, le monde ne s'en porterait que mieux.

En février 2007, brusque volte-face - tant de la part de la Corée du Nord que des USA - et retour à la case départ. Un accord sembable à celui de 1994 aurait été signé, prévoyant le démantelement des installations nucléaires coréennes et la fourniture d'un million de tonnes de pétrole brut, dont 50.000 tonnes dans l'immédiat. Affaire à suivre (il paraît que le communiqué américain reprochant à Pyongyang de "violer ses obligations" est déjà en cours de rédaction).


A propos des crimes de guerre américains en Corée, après cinquante de silence, Le Monde soulève un tout petit coin du voile : Des atrocités dans le camp de la liberté (sic), par Francis Deron.

Cheju, 1948 - Un génocide commis par les Américains : un article de Bruce Cumings, historien américain, professeur à l'Université de Chicago.

Quand les Etats-Unis détruisaient un pays pour le sauver : autre article de Bruce Cumings paru dans le Monde Diplomatique de décembre 2004.

An Antidote to disinformation about North Korea : nouveau livre du même auteur (décembre 2005).


"J'ai mal sous-estimé
le potentiel nuculaire de la Corée du Nord...
"


Début avril 2009 : Obama a remplacé Bush à la Maison Blanche, mais l'hystérie anti-nord-coréenne n'a pas disparu pour autant. Elle reprend même de plus belle lorsque Pyongyang annonce le lancement d'un satellite. C'est faux, prétendent Sud-Coréens, Japonais et Occidentaux, il s'agit d'un tir - raté - de missile intercontinental. La Corée du Nord donne pourtant des détails (orbite elliptique inclinée de 40,6 degrés par rapport au plan de l'équateur, apogée 1.426 km, périgée 490 km, une révolution complète en 104 mn et 12 s). Détails qui devraient permettre aux experts de vérifier. Pourtant, personne ne se donne cette peine : inutile, puisque chacun sait que Kim Jong-Il est un menteur.

Si le tir a vraiment échoué, on peut évidemment se demander pourquoi tout le monde s'énerve. C'est un peu comme pour les roquettes du Hamas, que la propagande israélienne présente comme étant à la fois techniquement foireuses et potentiellement exterminatrices. Dans un cas comme dans l'autre, l'accusé a toujours tort - quoi qu'il fasse.

Fin mai, Pyongyang remet ça, effectuant un essai nucléaire souterrain sur son territoire. Ce n'est peut-être pas très sain, mais au moins l'explosion n'a eu lieu ni en Algérie ni en Polynésie (comme pour les bombes françaises) ni à Bikini (bombes américaines) ni en Australie (bombes britanniques) ni sur une île sud-africaine proche de l'Antarctique (bombes israéliennes). Bien entendu, les Etats-Unis et leurs alliés, au lieu de concéder à la Corée du Nord les mêmes droits qu'aux autres Etats (sauf l'Iran), menacent au contraire d'instaurer un blocus et d'intercepter "tous les navires et avions nord-coréens soupçonnés de transporter des armes nucléaires ou des missiles".

Lorsque le gouvernement de Pyongyang rétorque qu'il considérera toute action de ce genre comme un casus belli et qu'il s'y opposera par les armes, c'est lui que Washington accuse de vouloir la guerre - un comble...  Au 21ème siècle, il est formellement interdit de résister à l'Empire.

A propos de l'affaire coréenne, il faut souligner le comportement assez lâche de la Russie et de la Chine, qui disposent d'un droit de veto à l'ONU, mais approuvent néanmoins les résolutions anti-nord-coréennes déposées par les Etats-Unis et leurs satellites anglais et français. Il est vrai que Moscou et Pékin, qu'on ne voit s'engager que lorsque leurs propres intérêts sont en jeu, s'arrangent parfois pour enlever aux textes votés toute agressivité excessive. Ainsi, par exemple, la résolution 1874 de juin 2009, qui élargit l'embargo sur les armes à destination de la Corée du Nord et permet l'inspection des navires soupçonnés de transporter des armes interdites ou du matériel nucléaire, précise que "le recours à la force pour contraindre les équipages à se plier à ces inspections n'est pas autorisé".

Un non clair et net de la part de la Russie et de la Chine aurait davantage contribué à faire cesser la vraie menace, celle des USA. Quand il s'agit du Caucase ou du Tibet, Moscou et Pékin attendent qu'on les soutienne dans leurs démêlés avec Washington et ses créatures. Mais dès qu'une autre victime des maîtres du monde est dans la même situation, elle ne peut guère compter sur un geste de solidarité active de la part des Russes ou des Chinois. En Palestine, en Iran, au Liban, à Cuba, au Venezuela, en Serbie et ailleurs, on en sait quelque chose - et on rira bien (c'est une façon de parler) le jour où les deux grands pays anciennement communistes seront attaqués de front par ceux qu'ils espèrent amadouer à coup de reculades.


Mai 2010 : nouvel épisode de la campagne anti-Pyongyang. Avec deux mois de retard, la Corée du Sud prétend que les méchants nordistes ont coulé un de ses navires, la corvette Cheonan, à l'aide d'une torpille lancée depuis un sous-marin (jaune, probablement, puisque nous sommes en Extrême-Orient). L'incident ("acte de guerre") s'est produit près de l'île de Baengnyeong (parfois appelée Paengnyeongdo). Cette île appartenant au Sud mais très éloignée de son territoire (1 sur la carte ci-dessous), est toute proche des côtes de la Corée du Nord. Les provocateurs américains y ont une base militaire et adorent faire des manœuvres dans les parages dans l'espoir de mettre le feu aux poudres. C'est ce qui s'est produit - à retardement - en mars 2010.

Le but de l'opération, dans un premier temps, a été de "convaincre" le gouvernement de Tokyo de permettre aux Américains de conserver leur base d'Okinawa (dont les Japonais ne veulent plus depuis longtemps). En agitant l'épouvantail de la "menace communiste", Washington a obtenu un renouvellement du bail. Bien sûr, il est possible que cette affaire cache également d'autres intentions inavouables.

Comme toujours depuis quelques années, les USA essaient d'impliquer la Chine (à leurs côtés et contre la Corée du Nord). Il semblerait pourtant que Pékin ne soit pas dupe : Beijing suspects false flag attack on South Korean corvette (par Wayne Madsen). Cette provocation américaine ressemble à l'affaire du USS Maine qui permit de déclencher la guerre hispano-américaine (en 1898) ou encore à "l'incident" du golfe du Tonkin (en 1964). A Washington, on aime les vieilles traditions.

Lire également cet article de l'agence de presse KCNA du 28 mai 2010 (1ère partie - 2ème partie) où la Corée du Nord fait l'inventaire des incohérences sudistes et /ou américaines. Là aussi l'impression de déjà vu domine.




(Carte Wikipédia)
Les médias pro-américains considèrent que les îles 1, 2 et 3 font partie de l'archipel des "Incheon Islands",
ce qui est pour le moins abusif, comme le montre cette carte.
Ces îles, occupées militairement par l'armée du Sud, ont été en 2010 le théâtre de deux provocations
dirigées contre le Nord : Baengnyeong (1) en mars ; Yeonpyeong (3) en novembre.

23 novembre 2010 : à l'occasion de manœuvres militaires sudistes à Yeonpyeong et aux alentours, le Nord, s'il l'on en croit les médias, tire plusieurs obus en direction de l'île et tue quatre personnes. Les journalistes qui nous présentent cette "information" sont des gens dignes de confiance qui nous disent toujours la vérité (par exemple sur Al-Qaïda, Ben Laden, la menace islamiste, le 11 septembre, la recrudescence de l'antisémitisme, les guerres sionistes directes ou par procuration, la bombe atomique iranienne, le réchauffement climatique et tout le reste).

Comme toujours, nous avons droit à la relation d'un événement particulièrement "convaincant" mais totalement séparé de son contexte. Que s'est-il passé avant les tirs nord-coréens ?...  Aucun de nos pressetitués ne cherche à le savoir, ce qui est logique puisqu'ils sont payés pour mentir.

L'île de Yeonpyeong compte en temps normal 1.600 habitants dont 1.000 militaires. Les fameux "civils victimes de la barbarie nordiste" ne sont peut-être pas si civils que ça (fonctionnaires des services sud-coréens, familles de militaires). Un endroit aussi "exposé" n'est évidemment pas accessible au premier venu.

Comme s'ils n'avaient attendu que cette occasion pour mettre en ligne un texte préparé d'avance, les zombis de Wikipédia publient quelques heures (voire quelques minutes) après le début des événements, un article intitulé Bombardement de Yeonpyeong, dans lequel il se paient le luxe de citer leur ami Avigdor Lieberman, criminel sioniste à la tête de la "diplomatie" israélienne et grand admirateur de Sionipédia : "L'incident est une preuve que le monde devrait arrêter ce régime fou."  (C'est un psychopathe judéo-nazi qui dit cela.)  Même lorsque les fous de Tel Aviv ne sont pas directement mêlés à un conflit précis, ils ne négligent aucun effort pour attiser la guerre globale par Etats-Unis interposés. C'est en ce sens qu'ils s'intéressent à la Corée. Ils y sont déjà, comme partout ailleurs, et interviennent même en Corée du Nord quand ils le peuvent, sous le masque de l'aide humanitaire et dotés de passeports plus présentables que ceux de l'Etat voyou juif.

Selon l'agence de presse nord-coréenne KCNA, c'est le Sud qui a déclenché les hostilités en effectuant des tirs depuis Yeonpyeong en direction des eaux territoriales nordistes comprises entre l'île et le continent. La Corée du Nord n'a bien entendu jamais accepté la "frontière" maritime tracée unilatéralement par les Etats-Unis et ses marionnettes de l'ONU et de Séoul. Mais à une époque où toute la portion de Méditerranée située entre Gaza et Chypre "appartient" à Israël, on ne s'étonnera pas d'apprendre que toute la mer Jaune (mer de Corée) "appartient" à la Corée du Sud américanisée.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'on s'affronte à Yeonpyeong "en temps de paix" : en 1999, une bataille navale de deux jours avait coûté la vie à une trentaine de marins ; en 2002, une canonnade avait fait treize morts au Nord et quatre au Sud.


Mars 2011 : pendant la guerre de Libye, la Corée du Nord est (avec la Bolivie, le Venezuela, Cuba, l'Equateur, le Nicaragua, l'Algérie et la Syrie) un des rares Etats qui condamnent l'agression militaire de l'OTAN.

Comme le fait fort justement remarquer le ministère des Affaires étrangères de Pyongyang dans un communiqué du 22 mars, l'exemple libyen nous enseigne clairement qu'il ne sert à rien, pour un pays visé par l'impérialisme, de démanteler ses capacités défensives (y compris nucléaires) en échange d'une soi-disant "garantie de sécurité" et d'une "amélioration des rapports avec la communauté internationale". De telles mesures sont le premier pas vers l'anéantissement. Une fois de plus vient de se vérifier cette vérité historique qui veut que, dans un monde livré à la violence et à l'arbitraire, seule une auto-défense militaire adéquate offre des garanties suffisantes de dissuasion pour préserver l'indépendance, la paix et la stabilité. (C'est ce que dit en substance le communiqué.)

Si la Libye n'a jamais disposé de moyens de défense nucléaires (contrairement aux affirmations de ses ennemis), il faut espérer que la situation est différente en Corée du Nord.


Février 2013 : suite à un nouvel essai nucléaire nord-coréen (le troisième depuis 2006), l'hystérie anti-Pyongyang reprend. Deux mois plus tôt, la "communauté internationale" avait condamné le lancement d'un satellite à l'aide d'une fusée Unha 3. Rien de nouveau, donc... On attend une nouvelle provocation américaine sous couvert de manœuvres militaires (comme en 2010).

Le 7 mars 2013, le Conseil de "Sécurité" de l'ONU, avec la complicité de la Chine et de la Russie, adopte à l'unanimité des "sanctions" contre la Corée du Nord. Depuis quelques années, on a l'impression de voir et revoir le même film...

Dans les semaines qui suivent, les Etats-Unis ne cessent d'accumuler les gestes hostiles : état d'alerte permanent, exercices militaires quotidiens, envoi de renforts, 200.000 soldats mobilisés, tirs et bombardements (réels ou simulés) sur les îles sud-coréennes proches du Nord, avions furtifs F-22, bombardiers "stratégiques" B-52 munis de bombes nucléaires, drones, navires, porte-avions, armements sophistiqués, etc. etc... Pour "justifier" tout cela, comme d'habitude, on inverse les rôles. On prétend que c'est Pyongyang qui veut et qui prépare une guerre d'agression, que les méchants "communistes de l'âge de pierre" ont dit ceci ou cela. Bien souvent, un simple coup d'œil sur le site de KCNA suffit pour se convaincre qu'il n'en est rien, que le Nord a dit tout autre chose ou que ce qu'il a dit a été déformé, interprété, extrapolé de façon tendancieuse. A ce petit jeu de dupes, Pyongyang ne fait pas le poids.

Quoi qu'il en soit, début avril 2013, la Corée du Nord décide de fermer (provisoirement ?) la zone industrielle mixte de Kaesong, située sur son territoire tout près de la ligne de démarcation, mais plus proche de Séoul (50 km) que de Pyongyang (140 km) - carte. Cette zone "spéciale", mise en place en 2004 à la demande pressante de la Chine, permettait aux entreprises du Sud de produire avantageusement grâce à la main-d'œuvre bon marché fournie par le Nord. Le Nord, lui, était censé profiter de cette coopération tout comme la Chine l'avait fait vingt ans plus tôt à sa frontière avec Hong Kong (alors colonie britannique). Il est probable que la zone de Kaesong, où 50.000 Nord-Coréens travaillaient sous la direction de 400 Sud-Coréens, présentait pour Pyongyang moins d'avantages que d'inconvénients. Tout le monde n'est pas forcément enthousiaste à la pensée de rétablir le capitalisme sous couvert de "réformes".

Nul ne sait qui détient réellement le pouvoir en Corée du Nord : est-ce l'armée ou le "secrétaire général" Kim Jong-un ?  Ce dernier est le troisième de la "dynastie" des Kim, après son grand-père Kim Il-sung (fondateur de l'Etat, mort en 1994) et son père Kim Jong-il (mort en 2011). Etant donné que la ligne politique nord-coréenne a toujours consisté, depuis le début, à rejeter toute immixtion étrangère (même chinoise), il est difficile de savoir où va le pays.

South Korean bourgeoisie prepares for war amid US-China stand-off  par Ben McGrath (wsws). L'auteur pense que le véritable enjeu dans cette affaire, c'est la neutralisation de la Chine lorsque se produira l'effondrement annoncé de la Corée du Nord.* Les "élites" du Sud font tout pour mettre agressivement en œuvre leur agenda militariste vis-à-vis de Pyongyang. La présidente sudiste Park Geun-hye, fille du dictateur Park Chung-hee (au pouvoir de 1962 à 1979), multiplie les déclarations bellicistes malgré sa promesse électorale (de février 2013) de promouvoir la confiance et le dialogue avec le Nord.  McGrath : "Le regain de tension en Corée n'est pas le résultat de menaces supposées de Pyongyang. Il découle au contraire d'une série de mesures décidées à l'avance, d'un scénario préparé bien avant la crise..."

L'annexion du Nord par le Sud permettrait de substantiels profits : c'est tout le Nord qui deviendrait alors une "zone spéciale", mettant à la disposition des patrons sudistes d'importantes richesses minières et des millions de travailleurs sous-payés, enfin "libérés" du ballast de la législation sociale. Inutile de préciser que tous les garde-fous qui protègent encore les salariés du Sud, sauteraient par la même occasion.

* Après la Corée du Nord viendrait très vite le tour de la Chine. Il ne peut pas être dans l'intérêt de ce pays de voir l'armée américaine postée à sa frontière.

Ce que pensent les Nord-Coréens  par Stanfield Smith : volonté d'indépendance, dissuasion nucléaire, situation alimentaire...


Au secours !...

L'aviation nord-coréenne menace le monde



Gangnam Style Dance version Nord
(vidéo)



Février 2014 :
L'ONU accuse la Corée du Nord de nombreux crimes contre l'humanité



Mars 2014 - Elections législatives en Corée du Nord :

Kim Jong-un est élu dans la circonscription 111 avec 100 % des voix. Taux de participation : 100 %.
(Comme le grand dirigeant ne voulait pas voter pour lui-même, qu'il n'y avait pas d'autre candidat et
qu'il ne fallait en aucun cas que son score soit inférieur à 100 %, il a voté dans la circonscription 105.)

C'est la troisième fois depuis la création du monde qu'un résultat aussi brillant est enregistré.
Avant Kim il y avait eu Saddam et encore avant .......


Avril 2017 : Donald Trump, installé à la Maison Blanche depuis le 20 janvier, a toujours eu une opinion très négative de la Corée du Nord, comme d'ailleurs plus de 99 % de ses compatriotes. Ce qui est inquiétant en 2017, c'est qu'il menace de déclencher une nouvelle guerre contre Pyongyang, avant tout pour donner des gages de loyauté aux véritables maîtres de l'Amérique, les néocons et l'Etat profond, avec qui il semble avoir conclu un "deal", sa spécialité. Contenu probable de cet arrangement : ils arrêtent de le harceler, en échange de quoi il fait tout ce qu'ils exigent de lui. Et comme on l'a déjà entendu un million de fois : les néocons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît...  L'hystérie belliqueuse affichée par les deux administrations américaines précédentes (Bush et Obama) risque d'être amplifiée à l'extrême, conduisant à ce qui avait été "souhaitable" mais jusqu'alors impossible à réaliser : la reprise d'une guerre mise en veilleuse depuis 64 ans.

Comme il le dit lui-même, Trump "envoie une armada" en Corée du Nord pour mettre au pas ce pays récalcitrant qui tente de se doter de moyens de défense efficaces, y compris nucléaires. Pyongyang dispose de missiles de courte portée (100 ou 200 kilomètres) mais il n'est pas certain qu'ils fonctionnent vraiment. En tout cas, les bombes nucléaires nord-coréennes, si elles sont prêtes, ne sont pas encore miniaturisées au point d'être transportables par les missiles existants. Les cris d'orfraie que pousse Trump face au "danger" qui menacerait les Etats-Unis (situés à plus de 10.000 kilomètres) fait penser à l'agitation israélienne face à l'Iran, au Hezbollah libanais et au Hamas palestinien.

Mais derrière la Corée du Nord, on vise bien entendu la Chine - voir plus haut 2013.

Il n'empêche que Pékin, tout comme Moscou, cède de nouveau aux pressions américaines et vote en août 2017 de nouvelles "sanctions" contre la Corée du Nord au Conseil de "Sécurité". L'ambassadrice américaine auprès de l'ONU, Nikki Haley, félicite les Chinois d'avoir appuyé la résolution - source. Dans le même article on apprend que le gouvernement Trump prépare des mesures de guerre commerciale à l'encontre de la Chine. Bravo, espérons que Pyongyang soutiendra ces mesures... 

Voir également :  Trump - août 2017.


LANGUE DE BOIS :

Tentative d'interprétation de quelques expressions toutes faites, particulièrement fréquentes depuis le 11 septembre 2001 :

  • selon des informations de sources crédibles
    = selon la propagande émanant du Pentagone

  • de l'avis des experts
    = à en croire les perroquets ignares

  • la communauté internationale
    = la Maison Blanche, le Pentagone, le complexe militaro-industriel et le lobby pro-israélien (mais surtout pas les 90 % d'habitants de la planète opposés à la guerre américaine)

  • la guerre contre la terreur
    = l'agression militaire (à l'extérieur) et la répression aveugle (à l'intérieur)

  • la coalition
    = le groupe disparate et hétéroclite péniblement mis en place par les Etats-Unis pour faire croire à l'opinion occidentale que l'agression américaine est menée dans l'intérêt général. En maniant plus ou moins habilement la carotte et le bâton, on arrive à rassembler quelques vassaux guatémaltèques, ukrainiens, philippins et autres, dont la seule préoccupation serait de "pacifier" l'Irak et de "lutter contre le terrorisme".

  • la force internationale de paix
    = les armées d'occupation

  • la libération de l'Irak
    = l'occupation de ce pays

  • l'administrateur civil américain en Irak
    = le gouverneur militaire

  • les frappes aériennes
    = les bombardements criminels

  • une zone d'interdiction aérienne (no-fly zone)
    = une zone en territoire étranger (Irak, Libye...) réservée aux seuls bombardiers de l'OTAN

  • protéger les populations civiles
    = les bombarder jour et nuit

  • les dommages collatéraux
    = les assassinats intentionnels de civils innocents ou d'alliés ayant le tort de trop ressembler à nos ennemis

  • catastrophe humanitaire
    = catastrophe que notre agression a déclenchée ou amplifiée

  • aide humanitaire
    = opération de relations publiques mise en place aux frais de nos contribuables, pour le plus grand profit de quelques-uns de nos sponsors - les vivres et marchandises expédiées stimulent directement le marché noir du pays "aidé"

  • couloir humanitaire
    = coin enfoncé dans le pays convoité (Libye, Syrie, etc.) afin d'en faciliter la conquête.

  • reconstruire l'Irak
    = s'emparer de ses richesses.
    Les médias anglophones utilisent aussi le terme nation building, car comme chacun sait ni les Irakiens ni les Arabes ne sont une nation - tout au plus un ramassis de tribus préhistoriques incultes qui n'attendaient que l'arrivée des Yankees pour être tirées du néant. Plus les hommes du Pentagone détruisent le pays, et plus ils parlent de reconstruction.

  • transfert de souveraineté
    = consiste à faire passer le contenu d'une boîte vide dans une autre boîte vide.
    Tour de passe-passe inauguré en Irak, par lequel on délègue à un organe politique imaginaire une chose que l'on ne détient pas soi-même. Très pratique pour détourner l'attention quand la victoire militaire est hors de portée. Attention : ne jamais utiliser cette expression dans le cas où un authentique transfert de souveraineté s'effectue à la sauvette et à l'insu des citoyens (Union Européenne par exemple).

  • transition (ou changement de régime)
    = passage de la civilisation laïque à la barbarie islamiste sponsorisée par l'OTAN, Israël et les dictatures du Golfe

  • la nébuleuse islamiste
    = l'épais brouillard raciste qui inonde notre cerveau (mais surtout pas les vrais islamistes que nous soutenons et appelons "rebelles", "insurgés" ou "opposants")

  • la dérive intégriste
    = les terroristes que nous avons formés et qui nous échappent

  • les enquêteurs privilégient la piste d'Al-Qaïda
    = des enquêteurs inexistants lancés dans une enquête fictive viennent de découvrir la seule piste prévue au scénario et décrètent la culpabilité d'une fastasmagorique organisation terroriste internationale. L'expression est à utiliser de préférence en présence d'un "expert" qui saura expliquer "à nos lecteurs" / "à nos téléspectateurs" (biffer la mention inutile) pourquoi il en est ainsi. Tout journaleux qui se respecte doit impérativement centrer son propos sur Al-Qaqaïda quand il glose sur le terrorisme ou sur les derniers attentats ou sur le danger imminent qui menace, bla-bla-bla... [Selon un décompte récent, ce conseil original a déjà été suivi 17,2 milliards de fois depuis le 11 septembre 2001.]

  • attentat revendiqué par Al-Qaïda sur un site Internet
    = quand il ne s'agit pas d'un site purement imaginaire que personne n'a jamais vu et dont personne ne connaît l'URL, il y a de fortes chances que le responsable de la page en question soit domicilié dans un Etat "islamique" comme le Maryland ou le Texas. Les auteurs du message revendiquant l'attentat sont le plus souvent basés en "Terre promise".

  • attentats-suicides
    = qu'il s'agisse d'actions armées de la résistance irakienne ou de tueries de masse organisées par les occupants et imputées aux insurgés, la presse occidentale parle toujours d'attentats-suicides, sans chercher à savoir ce qu'il en est exactement. En fait, il est probable que 99 % de ces attaques n'ont absolument rien de suicidaire : embuscades, bombes déclenchées à distance, voitures piégées... L'emploi de l'expression attentats-suicides a pour but de discréditer les combattants irakiens et de "prouver" au monde le caractère "fanatique" et "démentiel" de la religion musulmane, tandis que les chrétiens et les juifs, eux, sont des modèles de "sagesse" et de "retenue".  Voir notre page sur le terrorisme.

  • le terrorisme international
    = tout ce que vous voudrez, sauf les véritables terroristes internationaux, ceux du réseau Al-Bushaïda / Al-Mossaïda.

  • théorie de la conspiration, théorie du complot
    = invoquée chaque fois que quelqu'un ose faire fonctionner son cerveau et pose des questions mettant en cause le crétinisme de la théorie officielle du 11 septembre. La seule véritable théorie de la conspiration est en fait celle qui prétend de manière abracadabrante et sans la moindre preuve que les attentats seraient l'œuvre de Ben Laden. Entre-temps, cette expression inventée par la CIA pour dénigrer ses contradicteurs (voir ici) est utilisée à tort et à travers et en toute occasion.

  • éviter les amalgames
    = expression à utiliser lorsqu'on s'apprête à en faire un

  • l'Amérique pleure la mort de son premier héros
    = 250 millions de crétins crédules s'apitoient sur le sort d'un tueur tué par ses propres gens
    (il est question de Mike Spann, l'homme de la CIA tué par des tirs américains à Mazar-i-Sharif, Afghanistan, alors qu'il s'apprêtait à "interroger" des prisonniers)

  • l'Amérique est construite autour de la tolérance religieuse (Paris-Match)
    = à condition qu'il ne s'agisse pas de sous-hommes de la "collusion islamo-confucéenne", pour employer le jargon du professeur Huntington

  • libéralisme
    = capitalisme outrancier et rétrograde, style 19ème siècle, destiné à remplacer le capitalisme "édulcoré" de la seconde moitié du 20ème, lequel n'avait pu s'imposer que suite à de fâcheux bouleversements extérieurs. Le mot libéralisme n'a bien entendu ni la signification que lui donnait la bourgeoisie libérale contemporaine de Marx (liberté d'entreprise délivrée des entraves de la société féodale déclinante), ni celle que lui prêtent encore les Américains en 2005 (progressisme, ouverture d'esprit, tolérance - à l'ère Bush, quasiment une insulte).

  • réforme
    = outil de choc du prétendu libéralisme. Synonyme de régression générale, d'insécurité, de démantèlement des services publics et des systèmes sociaux existants. Dans sa forme non-orwellienne, le mot réforme signifie en fait : "changement radical apporté en vue d'une amélioration" (Larousse) ou "amélioration apportée dans le domaine moral ou social" (Robert). Tel qu'on l'utilise aujourd'hui, le mot désigne la contre-réforme, c'est-à-dire la destruction de toutes les réformes positives (pléonasme) réalisées au cours des deux siècles écoulés.

  • démocratie
    = système oligarchique auquel nous sommes soumis, et qui perpétue la domination d'une infime minorité non élue mais investie de tous les droits sur l'écrasante majorité mise dans l'impossibilité d'exercer ces mêmes droits. Le moteur de la démocratie est constitué par des élections périodiques ne mettant pas en cause les rapports de force et de domination existants (exemples : élection de George Bush Jr. avec 600.000 voix de moins que son concurrent, élection de Tory Blair avec à peine un tiers des suffrages, élection de Jacques Chirac avec 19 % des votes).

  • dictature
    = tout ce qui ne satisfait pas aux critères de la démocratie (voir plus haut). Par définition, sont (ou étaient) des dictatures les régimes communistes (les gens branchés utilisent aussi l'expression dictature stalinienne, même quand ils parlent de Cuba, de la Yougoslavie ou d'autres pays situés à des années-lumière de Staline) et, bien entendu, tous les Etats voyous qui nous veulent du mal. Attention de ne pas trébucher : Saddam Hussein est un dictateur (depuis 1990), mais pas le roi d'Arabie. Pareillement Milosevic, mais pas Hassan II du Maroc. Quant à la dictature du capital, inutile de préciser qu'elle n'existe pas, puisque n'importe quel chômeur ou smicard peut, en toute liberté, fonder une chaîne de télévision ou un empire de presse et se faire élire tous les cinq ans. Si aucun d'eux ne le fait, c'est qu'ils sont tous contents de leur sort.

  • société civile
    = élément précurseur de la démocratie de style américain dans les pays récalcitrants n'affichant pas encore le label de qualité Bush-Sharon. La clé de voûte de la société civile est constituée par les ONG.

  • déficits démocratiques
    = caractérisent les pays trop puissants pour être classés parmi les dictatures et pas assez dociles pour mériter le qualificatif de démocratie (par exemple : la Russie, dont le président n'a jamais été élu que par 70 % des électeurs, sans même recourir à la fraude électronique). Un excellent moyen de se débarrasser de ses déficits démocratiques est de se soumettre sans murmure aux volontés des milliardaires juifs locaux. (Lire à ce sujet un article du journaliste israélien Uri Avnery : The Oligarchs.) Pour passer de la phase des déficits démocratiques à celle de la démocratie, il faut accepter la mise en place d'une société civile par le soin de puissances étrangères.

  • opposition démocratique
    = serviteurs locaux recrutés, formés et financés par les ONG étrangères pour le compte de l'Empire afin de déstabiliser les pays démocratiquement déficitaires. Conditions requises pour en faire partie : savoir brandir une pancarte en anglais devant les caméras de CNN, être disponible 24 heures sur 24, avoir si possible moins de 21 ans ou ressembler à un étudiant, savoir crier d'un air adulte et sérieux : "We want freedom and democracy !..."  Rémunération : suivant le pays, entre 5 et 10 dollars par jour. Un job prometteur vous attend : l'opposant démocratique d'aujourd'hui est le ministre de demain. Envoyer CV avec photo à l'agence locale de Manifestants sans frontières.

  • liberté d'expression
    = permet d'insulter les musulmans en toute impunité en les présentant collectivement comme des terroristes (voir l'affaire des caricatures danoises de Mahomet en février 2006). Publier des caricatures similaires contre les juifs ou contre ce qui leur est "sacré" est en revanche un tabou absolu.  Liberté d'expression aux USA : un exemple de septembre 2007.

  • classe politique
    = après l'extinction de la lutte des classes, survenue le 9 novembre 1989 à 22 heures 17 (heure de Berlin), on ne savait trop que faire de la notion de classe sociale. Désormais, plus de bourgeois, ni grands ni petits, plus d'ouvriers, plus de classes moyennes - nous sommes tous américains, comme on dit entre-temps. Fallait-il jeter l'expression classe sociale dans la grande poubelle de l'histoire, comme tout le reste ?...  Non, bien sûr, car nous vivons à l'ère du recyclage. On a donc créé la classe politique et, accessoirement, la classe économique. Si Marx revenait aujourd'hui, il publierait certainement un manifeste sur ces classes-là - sans oublier la classe catholique, la classe écologique, la classe informatique et la classe polyphonique (celle des collectionneurs de çonneries). Quant aux futurs affrontements politiques, ils opposeront, cela va de soi, la classe libéralo-démocratique à la classe antisémito-islamique ou - comme dirait un grand penseur états-unien - la classe des Bons à celle des Méchants. Il ne s'agira pas, toutefois, d'une lutte de classes mais d'une croisade.

  • révolution
    = ce mot autrefois terrifiant, insultant, politiquement pornographique, a subi depuis la fin des années 1980 un retournement sémantique proprement orwellien, devenant aussi courant et banal pour les adeptes de l'ordre nouveau qu'il l'était autrefois pour les idéologues du marxisme-léninisme. Aujourd'hui, c'est le grand capital qui constitue le moteur de la révolution. La révolution est toujours assortie d'une couleur (tout sauf le rouge) ou d'un attribut flatteur facilitant le ralliement de l'opposition démocratique.

  • populisme
    = jadis synonyme de démagogie ou de poujadisme, le mot populisme désigne maintenant tout ce qui contrarie les "élites" autoproclamées de la "classe" politico-journalistique, mais plaît à la "populace". Pour la presse alignée, la victoire du NON au référendum européen de 2005 est une "victoire du populisme".

  • controversé
    = controversé aux yeux des défenseurs de la pensée unique. Une idée controversée est une idée que la plupart des gens normaux partagent, mais que les maîtres du monde n'ont pas encore réussi à faire interdire pour antisémitisme, négationnisme ou terrorisme. Ce que disent ou font Chávez, Poutine ou José Bové est toujours très controversé. La politique israélienne ne l'est jamais.

  • négationnisme, révisionnisme
    = pris hors de son contexte habituel évoquant le génocide nazi, ces termes désignent maintenant le fait de mettre en doute les idées et histoires toutes faites made in USA telles que les répercute la presse aux ordres. Exemple : Thierry Meyssan, l'auteur du livre qui nie le bien-fondé de la théorie officielle de l'attentat du 11 septembre contre le Pentagone, est un négationniste doublé d'un révisionniste. Il est donc, implicitement, dans le camp de ceux qui nient l'Holocauste et veulent "réécrire" l'Histoire. Qu'on se le dise...  [Attention : ne pas confondre avec le néga-sionisme.]

  • antisémitisme
    = ce mot a complètement perdu la signification qu'il avait autrefois, à savoir judéophobie. Il est devenu une insulte vide de sens lancée mille fois par jour à tous les opposants de la politique israélienne. Pour les crétins de l'anti-antisémitisme, à commencer par tous les prétendus "nouveaux philosophes", journalistes assermentés et autres piliers du lobby sioniste, le fait que quelqu'un soit juif ne le met pas à l'abri de l'accusation d'antisémitisme. Il y a quelques décennies, l'antisémite était celui qui détestait les Juifs ; aujourd'hui, c'est celui que les sionistes détestent. On pouvait, il n'y a pas si longtemps, humilier quelqu'un en le traitant de stalinien ou de pédé ; au début du 21ème siècle, on le traite tout simplement d'antisémite.

    En fait, ce ne sont plus seulement les personnes qui se rendent coupables d'antisémitisme, mais également les choses, comme par exemple un arbre de Noël. En décembre 2006, à Seattle, aux Etats-Unis, un rabbin sioniste fait enlever les sapins qui décorent le hall de l'aérogare, sous prétexte qu'ils constituent une discrimination envers les autres religions (en l'occurrence la sienne - l'islam ne compte pas comme religion puisque chacun sait que c'est une forme de terrorisme). Le fanatique à kippa n'est disposé à accepter les arbres de Noël qu'à la seule condition qu'ils soient flanqués de ménoras de même taille - des chandeliers à sept branches de cinq mètres de haut pour fêter Noël aux USA !... La direction de l'aéroport a promis de faire le nécessaire pour 2007. Et il ne s'agit pas d'un cas isolé.



    Arbre de Noël antisémite à Seattle

  • recrudescence de l'antisémitisme
    = l'emploi recrudescent de cette expression fait qu'elle occupe la première place au hit-parade de la langue de bois depuis au moins 666 semaines consécutives, devançant de peu le non moins fameux "réseau Al-Qaïda".

  • judéo-chrétien
    = terme de propagande politique visant à cimenter l'alliance anti-islamique. Sur le plan purement religieux, les origines communes des trois grands courants monothéistes ne permettent pas d'en isoler un face aux deux autres ; on pourrait aussi bien utiliser les expressions judéo-islamique ou islamo-chrétien. Au niveau historique, juifs et chrétiens se sont aussi souvent opposés et affrontés que chrétiens et musulmans ou que juifs et musulmans.

    Pour la philosophe israélienne Ariella Atzmon, "la référence à une prétendue 'tradition judéo-chrétienne' révèle une tentative des juifs d'oublier et de faire oublier la différence absolue, sans fond, opposant le judaïsme et le christianisme. Cette expression, créée aux Etats-Unis en 1964 par une assemblée de cent vingt rabbins, résulte d'un complot délibéré pour exclure l'islam et donner l'impression que le judaïsme et le christianisme seraient des religions européennes monothéistes sœurs qui adoreraient le même Dieu, auraient en partage les mêmes textes sacrés et les mêmes standards éthiques. Cette expression a pour but de simuler un consensus religieux basé sur l'idée illusoire selon laquelle la reconnaissance du judaïsme aurait pour effet de repousser l'antisémitisme... En tant qu'invention politique, le terme 'judéo-chrétien' masque le fait qu'il n'y a aucun principe compatible qui soit commun au judaïsme et au christianisme. Ces deux religions prônent en effet des valeurs éthiques totalement opposées, ainsi que des conceptions de Dieu et de l'être humain violemment antagonistes. De fait, toute l'histoire occidentale peut être narrée en référence au conflit éternel qui oppose ces deux religions."

  • triangle sunnite
    = terme à utiliser chaque fois qu'il est question des actes de résistance irakiens (en pentagonais correct, on dit : "attentats terroristes"). Mentionnez les trois sommets du triangle, et vous passerez aussitôt pour un expert. [Attention : ne pas confondre avec le triangle sionite New York - Washington - Tel Aviv, d'où sont partis, depuis 2001, tous les mauvais coups, toutes les agressions et toutes les guerres que nous déplorons ici. Si vous êtes journaliste, pareille confusion signifierait la fin irrémédiable de votre carrière. Pour plus de détails sur le rôle des néo-cons et autres animateurs de ce triangle sionite, voir notre page sur le complot préparé de longue date.]

  • nauséabond
    = tout ce que les sionistes et leurs assistants ne peuvent pas sentir. Cette nouvelle signification du mot a été lancée à fin du siècle dernier par les créateurs des célèbres parfums Eretz sans frontières, Fleur d'apartheid et Numéro 666 de Sharonel (la fragrance préférée de tous les putois texans). A noter que certains rédacteurs de Télérama (niveau bac + 16 et Bush + 2) privilégient l'orthographe "nauséabon" (voir plus bas).

  • antiaméricanisme primaire
    = expression servant à stigmatiser les incorrigibles qui se refusent encore à admettre que nous sommes tous des primates américains

  • prendre en otage
    = valeur sûre du prêt-à-porter médiatique, expression utilisée à tort et à travers par les scribouillards en panne de matière grise (par exemple : "Ben Laden a pris le monde libre en otage" ; selon les besoins, remplacez Ben Laden par Saddam Hussein, Hugo Chávez ou Kim Jong-Il...  S'il y a une accalmie sur le front extérieur, revenez tout simplement à la bonne vieille formule : "Les syndicats prennent en otage les usagers des transports publics." Pour souligner ces mots, il vous faudra la gestuelle adéquate ; inspirez-vous pour cela de Jean-Marie Le Pen ou de n'importe quel représentant du régime CRS - Chirac, Raffarin, Sarkozy.)

  • épuration ethnique
    = formule presque inséparable de la précédente, quoique difficile à appliquer à Ben Laden ou aux talibans. Avec Saddam, pas de problème, puisqu'il y a les Kurdes. Bien entendu, l'expression n'est jamais employée lorsqu'il y a véritablement épuration ethnique (voir le cas de la Palestine).

  • kidnapper, enlever
    = mots à utiliser lorsque des combattants palestiniens capturent des soldats de l'armée d'occupation ou lorsque des résistants libanais font prisonniers, sur le sol du Liban, des soldats israéliens qui viennent de violer la frontière. A l'inverse, si les forces israéliennes kidnappent des ministres du Hamas ou des civils libanais qui ont le malheur d'avoir le même nom de famille que le chef du Hezbollah, il s'agit d'une "arrestation".

  • clôture ou barrière de sécurité
    = c'est ainsi que les pressetitués de service appellent le mur de la honte ou mur de l'apartheid érigé par le gouvernement Sharon en Palestine. Ce mur ne se trouve pas autour des territoires occupés, comme on pourrait le croire, mais à l'intérieur de ceux-ci. Il n'a rien à voir avec la "sécurité" d'Israël, puisqu'il se dresse même du côté jordanien, à plusieurs kilomètres en retrait de la fontière. En 1961, les autorités est-allemandes qualifiaient l'ouvrage construit à Berlin de "rempart antifasciste de la paix", mais au moins ce mur (deux fois moins haut que celui de Sharon) était érigé sur leur propre territoire et n'avait pas pour but de voler une partie des terres de leurs voisins.

  • tolérance zéro
    = intolérance totale. Ne vise que la petite délinquance, le port du foulard islamique et les délits d'opinion impliquant une critique du sionisme. Les faillites frauduleuses, les crimes de guerre, le racisme antiarabe ou antinoir, la soumission des fonctionnaires de l'Etat à des pouvoirs politiques ou religieux étrangers ne tombent jamais sous le coup de la tolérance zéro.

  • communication
    = propagande politique ou publicité commerciale (voir plus bas).


Voir aussi ce petit cours de langue de bois  gracieusement offert par l'ENA.

Langage...  par Eduardo Galeano (écrivain uruguayen).

1984 - George Orwell


Parlez écolo :

Depuis quelques années, tout ce qui est réactionnaire et rétrograde se pare obligatoirement d'un manteau "vert", "écologique", "environnemental". Il est donc normal que le vocabulaire green ait envahi le domaine de la langue de bois. On pourrait en dresser une liste, qui serait au moins aussi longue que celle des mots-clés purement politiques. Citons seulement nos préférés : biodiversité (on croit toujours entendre biomerdicité) et développement durable (développement du râble - apparemment très apprécié dans certains milieux communautaristes dont il est question plus bas).


Parlez "gay" :

C'est-à-dire homosexuel, même - et surtout - si vous ne l'êtes pas (99 % des gens à qui l'on impose ce vocabulaire débile ne le sont pas). Donc, ne dites pas "pédé" ou "gouine", et encore moins "fag" (le terme correct en anglais). Parlez "d'orientation sexuelle" (= enculturelle) pour désigner ce qui, il n'y a pas si longtemps encore, était reconnu comme une perversion, comme une affection mentale guérissable. Mais bizarrement, alors que les maîtres du monde inventent tous les jours de nouvelles maladies (physiques ou psychiques) pour mieux vendre leurs médicaments et leurs thérapies, ils font passer ici des troubles avérés pour un mode de vie ou un choix sociétal. Il faut donc dire "LGBT" et non "SBLC" (Suceurs de bites et lécheuses de chattes), "mariage pour tous" au lieu de "pseudo-union contre nature", "adoption pour tous" au lieu "libre accès à chair fraîche", etc...  A quand "la grossesse pour tous" et " l'accouchement pour tous" ?... Techniquement c'est réalisable : il suffit que ça sorte par où c'est entré...

Voir également plus bas : Homosexualisme


Le pouvoir des mots :

Suivant les circonstances, les excès de la langue de bois peuvent paraître agaçants, ennuyeux ou... cocasses. Ecouter un crétin de l'acabit de George Bush débiter les phrases toutes faites qui lui ont été soufflées par d'autres crétins peut être très désopilant - quand on fait abstraction du contexte. Malheureusement, chacun de nous, à un moment ou à un autre, a utilisé sans y penser ces mots préfabriqués vides de sens ou dont le sens véritable a été perverti à dessein. L'idéologie (bien entendu "inexistante") de la classe dominante (elle aussi "inexistante") passe avant tout par le vocabulaire. Accepter celui-ci sans réfléchir équivaut à se soumettre au mensonge de propagande qui le sous-tend.

Les victimes, toujours plus nombreuses, de la dictature du capital se résignent à rester des victimes dès lors qu'elles reprennent à leur compte le terme libéralisme pour désigner le cannibalisme économique auquel on les expose quotidiennement. Le libéralisme, c'est la liberté, donc ça ne peut pas être mauvais, de quoi vais-je me plaindre ?... Et néo-libéralisme, c'est encore mieux puisque cela allie la liberté à la nouveauté. Tout ce qui nouveau est beau, donc je suis pour...

Même chose pour défense, comme dans ministère de la Défense ou président, comme dans président américain. Employer ces termes sans guillemets, c'est capituler, c'est faire comme si Bush avait été légitimement élu et comme si les USA se défendaient en Irak, en Afghanistan et ailleurs.

On sous-estime souvent le pouvoir des mots - moins pour ce qu'ils disent que pour ce qu'ils cachent. En France et dans d'autres pays d'Europe, les partis communistes, autrefois puissants, en ont fait l'expérience. A force d'invoquer le socialisme, au sens marxiste du terme, ils ont fini par pousser leurs électeurs dans les bras des partis socialistes qui, eux, incarnaient la social-démocratie et rejetaient le socialisme. Dans des pays comme l'Allemagne, où les sociaux-démocrates n'ont jamais craint de se présenter comme tels, cette confusion n'a pas été possible. En revanche, d'autres confusions - intentionnelles - y sont courantes et ont largement contribué à paralyser les luttes sociales et politiques. En Allemagne, incroyable mais vrai, on emploie le même mot pour désigner le bourgeois et le citoyen. Et il n'y a pas, chez nos voisins, des salariés et des employeurs, mais - littéralement - des preneurs d'emploi et des donneurs d'emploi. Quand l'un donne et l'autre prend, tout est clair dans le domaine social.

Dans le conte De l'autre côté du miroir (la suite d'Alice au Pays des merveilles de Lewis Carroll), Humpty Dumpty nous apprend que les mots qu'il utilise peuvent avoir des significations très différentes selon son humeur du moment. Quand on est le maître, ajoute-t-il, les mots prennent tout simplement le sens qu'on leur donne, un point c'est tout.

Avoir conscience de la situation réelle, c'est avant tout appeler un chat un chat...


LE JOURNALISTE MODÈLE OU COMMENT GÉRER LE PROBLÈME DU PACIFISME :

Lorsque, comme en 2003, quatre personnes sur cinq s'opposent à toute guerre (avec ou sans l'ONU), le métier de journaliste devient ardu. Si l'on veut s'en tirer, il ne suffit pas de maîtriser la langue de bois de "l'information". Il faut aussi oublier ses états d'âme et tout le fatras déontologique. Quelques conseils :

  • Depuis les années 1930, le mot pacifisme exhale un relent de lâcheté, de trahison, de recul devant la dictature. Traitez quelqu'un de pacifiste, il s'en défendra, et vous aurez marqué un point avant même d'aborder le fond du sujet.

  • En fait, n'abordez jamais le fond du sujet, vous risqueriez de perdre le contrôle de votre dossier.

  • Si vous couvrez une manifestation de rue, soyez bref. Ne montrez que des images fragmentaires, elles sont beaucoup plus éloquentes que les totales présentant des centaines de milliers de gens. L'intérêt d'un reportage réside dans les détails : un automobiliste qui s'énerve parce que les rues sont bloquées, une grand-mère qui déclare qu'il faut aimer son prochain, un commerçant qui s'inquiète pour sa vitrine, une jeune femme qui brandit une pancarte "Oui à la paix, non à Saddam"...

  • Choisissez vos interlocuteurs de telle manière qu'ils ne contredisent pas la ligne que vous allez suivre.

  • Interviewez des gens qui vous diront ce que vous savez déjà : "Ces manifestations ne servent à rien..." ;  "L'intervention militaire aura lieu de toute façon..." ;  "Il faut s'en remettre à l'ONU..." ;  "C'est idiot de descendre dans la rue, puisque Chirac est contre la guerre..."

  • Si vous dirigez un débat, veillez à ce que toutes les tendances soient représentées, par exemple : deux partisans de George Bush, un délégué de l'ambassade israélienne, un "nouveau philosophe" ami du précédent, un ex-chiraquien déçu par la mollesse de son ancienne idole, un expert de la lutte antiterroriste, un post-communiste qui expliquera qu'il faut laisser plus de temps aux inspecteurs.

  • Si contre toute attente, ce dernier devait glisser vers des positions extrémistes du genre : "Saddam Hussein n'est pas le seul dictateur, il n'est pas le seul à détenir des armes de destruction massive...", veillez à ce que la caméra montre bien ses contradicteurs quand ils lui couperont la parole. Le coco repenti bafouillera alors une excuse, disant qu'il pensait à la Corée du Nord, qui est bien pire que l'Irak, etc... Votre rôle de modérateur consistera alors à apaiser le débat et à laisser parler quelqu'un qui n'a pas encore eu l'occasion d'exprimer le point de vue général.

  • Le journaliste doit faire preuve de neutralité, de modération, d'objectivité. Il ne saurait se faire l'écho d'opinions unilatérales. Il doit cerner tous les temps forts de l'actualité : les dangers émanant de la dictature de Saddam Hussein, le risque d'attaque bactériologique ou chimique, la nécessité de désarmer l'Irak et de démocratiser ce pays, la patience du gouvernement américain.

  • La paix dans le monde est un sujet complexe. Montrez-en les multiples facettes : il ne faut surtout pas s'isoler de nos alliés ; des concessions sont nécessaires de notre part pour éviter une paralysie de l'OTAN, de l'ONU, de l'UE ; il faut laisser la porte ouverte à toutes les options et ne laisser au dictateur aucune chance de tricher plus longtemps avec nous, de nous mener par le bout du nez comme il l'a fait jusqu'à présent ; et surtout, ne pas perdre de vue que la sécurité d'Israël est primordiale, d'où la nécessité de rejeter tout ce qui menace de près ou de loin ce facteur de paix et de démocratie au Moyen-Orient...

  • Dans un débat de trente minutes, mentionnez cinq ou six fois la recrudescence de l'antisémitisme et trois ou quatre fois le réseau Al-Qaïda : vous serez dans les normes.

  • Si vous appliquez consciencieusement ces principes, tout ira bien. Vous pourrez vous targuer d'être un authentique partisan de la paix - pas un pacifiste bêlant... Vous n'aurez jamais de maux d'estomac, et vous serez toujours du côté du manche.


Fin 2003, force est de constater que les journalistes des "pays posant problème" maîtrisent parfaitement la situation, en particulier à la télévision. En France, la chaîne d'Etat FR2 nous présente ainsi aux heures de grande écoute un adorable toutou britannique que l'on vient de décorer pour "services rendus en Irak". Il sait détecter comme nul autre les bombes posées par les "terroristes", et depuis que l'armée de "Sa Majesté" fait appel à lui, la population locale ne cesse "d'exprimer sa reconnaissance" aux occupants. Un autre jour, le conteur de service nous "explique" comment une "organisation pacifiste" américaine aide les familles de soldats et les GIs eux-mêmes à retrouver ce moral qui leur fait parfois défaut : tenez bon, l'Amérique vaincra...  La chaîne publique allemande ARD, quant à elle, préfère diffamer les associations antiguerre, en qui elle voit des "complices du terrorisme" et des "antisémites", et appeler le ministère public à "prendre des mesures".




DÉBAT TÉLÉVISÉ :

"Une démocratie sans débat n'est plus une démocratie : questions à la con évitant les véritables sujets, et quand, ô miracle, les sujets importants sont abordés, on use et abuse de tout l'éventail possible des techniques de rhétorique (noyer le poisson, répondre par l'anecdotique, attaques personnelles, jouer sur les mots, usage de stéréotypes stupides, généralisation abusive...)"

Lu sur un forum du site LesOgres.Info - avril 2007




LES EXCEPTIONS :

Le journaliste Serge Halimi a dénoncé la docilité de la plupart de ses collègues et le caractère de plus en plus médiocre de l'information. Et quand il dit que la profession est sinistrée, on ne peut le croire sur parole.

Fort heureusement, il existe encore quelques journalistes honnêtes et courageux, même s'ils ne courent pas les rues : l'Australien John Pilger, par exemple, ou Robert Fisk, déjà cité plus haut, envoyé spécial au Moyen-Orient du quotidien The Independent. Par une étrange ironie du sort, Fisk a été victime, en 2001 au Pakistan, d'une tentative de lynchage de la part de réfugiés afghans ignorant tout de ses écrits et ne voyant en lui qu'un représentant des agresseurs étrangers. Huit journalistes sont morts au cours des premiers mois de cette guerre, victimes de la haine suscitée par les tueurs du Pentagone et leurs alliés ; Fisk a failli être le neuvième - détails.

(En mai 2002, Robert Fisk a reçu des menaces de mort de la part de l'acteur américain John Malkovich pour ses prises de position, pourtant modérées, en faveur des Palestiniens.)

Autre andidote face à l'uniformité médiatique, Thierry Meyssan, du Réseau Voltaire, est l'auteur du livre mentionné plus haut : L'effroyable imposture - Aucun avion ne s'est écrasé sur le Pentagone. Il est un des rares journalistes investigateurs dignes de ce nom. Inutile de dire que son courage et son non-conformisme lui valent d'être attaqué et insulté de toute part.

Quelques autres rares exceptions sont mentionnées sur notre page Liens ou au hasard des autres pages de ce site.

Une chose est sûre : les journalistes dignes de ce nom n'écrivent pas pour les grands médias. La liste complète des quotidiens et périodiques connus dont on peut recommander la lecture est très vite dressée. Aux Etats-Unis, elle ne comporte aucun titre*, même si sporadiquement tel ou tel magazine (The New Yorker, par exemple) s'écarte d'un pouce ou deux des mensonges officiels. En France, il y a Le Monde Diplomatique** et pratiquement rien d'autre. En Grande-Bretagne, curieusement, plusieurs journaux sauvent un peu l'honneur de la profession : The Independent, The Guardian et, jusqu'au printemps 2004, The Mirror. La rédaction du Mirror a été mise au pas par les actionnaires à l'occasion de "l'affaire des photos truquées" - une affaire montée de toutes pièces.

* Dans une interview de juin 2004, John Pilger déclare : "Si les médias américains avaient rempli leur rôle constitutionnel, s'ils avaient dévoilé et mis en cause les mensonges de George Bush au lieu de les répercuter en les amplifiant, il n'y aurait pas eu d'invasion et des milliers d'Irakiens seraient encore en vie."

** En 2005-2006, à l'initiative du lobby sioniste, Le Monde Diplomatique est victime d'une "reprise en mains". La presse écrite française est désormais aussi "diversifiée" que celle des Etats-Unis.


Face à la presse aux ordres, Internet est maintenant la seule vraie source d'information.* Quiconque a suivi de près la guerre du Golfe de 1991, sait à quel point il était difficile alors de se tenir au courant de l'actualité non homologuée CNN, ou d'obtenir la moindre photo non manipulée par les services du Pentagone. Les temps ont bien changé...

Ils ont changé, c'est vrai, mais pas assez cependant pour ouvrir suffisamment les yeux à la grande majorité de nos concitoyens, qui croient encore à la très officielle théorie du complot islamiste dont on nous abreuve depuis le 11 septembre 2001.

Les temps ont changé, mais sait-on si cet "état de grâce" de l'information à la portée de tous, sera durable ?  On peut légitimement en douter...

* Le journaliste belge Pol de Vos écrit début 2006 : "Jusqu'à présent, Internet reste le plus grand trouble-fête puisque ce média est difficile à contrôler. «Internet est une arme aux mains de l'ennemi», écrivait l'armée américaine dans un rapport récemment publié et intitulé «Notice pour les missions de renseignement». Il va falloir changer cela. Des blogs aux chatrooms, des sites web progressistes aux lettres des lecteurs, toute information qui contredira la version officielle des faits devra être discréditée. L'objectif final est d'obtenir un Internet où tous les avis divergents seront marginalisés, comme c'est le cas dans les journaux et à la télévision. Le Pentagone veut de cette manière imposer au monde la version américaine de la 'démocratie et des droits de l'homme'."


LES JOURNALISTES EXPLIQUENT-ILS L'ÉVÉNEMENT ?

Avant l'apparition du réseau Internet, les journalistes détenaient le monopole de l'information, en ce sens qu'ils disposaient de sources normalement inaccessibles au commun des mortels. Plus d'un en tirait une certaine fierté et se considérait un peu comme le prêtre qui fait entrevoir au peuple ignorant les mystères de la volonté divine, ou comme le pédagogue dispensateur de savoir, le révélateur de vérité, l'homme qui explique pourquoi les choses sont ainsi et pas autrement. (Certains croient encore aujourd'hui que rien n'a changé depuis cette époque.)

Or, en matière de politique et d'actualité, comme dans bien d'autres domaines ne relevant pas d'une discipline spécialisée, il n'est nullement nécessaire d'expliquer quoi que ce soit. Il suffit d'exposer les faits, de relater les événements, en les plaçant dans leur contexte et en leur consacrant un poids correspondant à leur importance réelle. N'importe quelle personne disposant d'un quotient intellectuel supérieur à celui de George W. Bush est alors en mesure d'en tirer ses propres conclusions.

Loin d'expliquer, le journaliste contribue bien souvent à embrouiller la situation, à la rendre incompréhensible, comme un narrateur qui nous livrerait un récit fragmentaire et confus. Après en avoir lu quelques dizaines de pages, nous refermons le livre. C'est ce que fait l'homme de la rue confronté aux "dernières nouvelles" du Rwanda, du Darfour ou du Tibet. Il n'en retient qu'une chose : très peu pour moi, c'est une affaire de spécialistes. Mais contrairement au lecteur déçu, il en tire les conclusions simplistes qu'on lui suggère d'en tirer : qui sont les bons, dans cette histoire, qui sont les méchants ?  Et voilà, le tour est joué...

Il faut avouer, cependant, que bien des journalistes aux ordres sont eux-mêmes incapables d'y voir clair, indépendamment de leurs préjugés idéologiques. Ce que l'on conçoit mal, s'énonce obscurément, pourrait-on dire en parodiant Boileau.


Les temps sont durs pour les petites cervelles (19 mars 2010) :
Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) donne une leçon de journalisme à un apprenti pressetitué qui s'obstinait à vouloir parler de maisons closes.
(lien vidéo)

Personal branding, un must pour le journaliste brande mou :  "L'essentiel est d'être vu du côté de Facebook, Twitter, LinkedIn, etc...  Les écoles de journalisme qui, avec une régularité forçant le respect, s'évertuent à explorer les pistes les plus foireuses, se jettent sur le concept, achevant de confondre information et com', faisant entrer dans les cerveaux disponibles la panoplie du larbin biodégradable, intégrant sans moufter la soumission au marché et à la précarité. Mais attention : version web 2.0." (par Antoine Fontana)




DE L'INFO SANS INFOS :

Source : www.toutsaufsarkozy.com - mai 2009

La nouvelle censure

Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d'informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d'avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie.

Cette stratégie de la diversion s'applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d'information du public.

De l'info sans infos...

Depuis le début des années 90, les journaux télévisés ne contiennent quasiment plus d'information. On continue d'appeler 'journal télévisé' ce qui devrait en réalité être appelé un 'magazine'.

Un J.T. moyen contient au maximum 2 à 3 minutes d'information. Le reste est constitué de reportages anecdotiques, de faits divers, de micros-trottoirs et de reality shows sur la vie quotidienne.

...et une censure sans censeurs

Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la 'loi du marché' et la 'loi de l'audience'. Par le simple jeu de conditions économiques habilement créées, les chaînes n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality show et les micros-trottoirs font plus d'audience avec un coût de production réduit.

Même les événements importants sont traités sous un angle 'magazine', par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un bâtiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'Etat. De même, un attentat sera traité par des micros-trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

A ces insignifiances s'ajouteront le sport, les faits divers, les reportages pittoresques sur les villages de la France profonde, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...).

Information déstructurée pour mémorisation minimale

Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée.

La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

Or depuis 10 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchaînant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc.), comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler... 





DE L'OMERTÀ À LA CENSURE

"Le plus important est le plus caché."  (Guy Debord - Commentaires sur la société du spectacle)

Pour un journaliste aligné, épouser la ligne officielle ne consiste pas seulement à déformer délibérément la réalité ou à affirmer certaines choses de manière tendancieuse. Passer des faits sous silence est tout aussi efficace. Le mensonge par omission ménage mieux la conscience des gens de presse, quand conscience il y a, que le mensonge pur et simple.

Un exemple entre mille : la chaîne Arte, dans un documentaire sur les oligarques russes, "oublie" de mentionner que ces gens sont aussi juifs, sionistes et israéliens - comme si la chose était sans importance pour comprendre ce qui se passe en Russie. Ou encore : en janvier 2006, la presse fait état du scandale Abramoff, à Washington, mais présente l'homme comme un simple "lobbyiste", sans préciser que, là aussi, tout tourne autour de la mainmise des milieux pro-israéliens sur la politique et l'économie.

La loi du silence escamote toujours le rôle du lobby sioniste et la situation réelle au Moyen-Orient, mais ce n'est bien entendu pas le seul domaine où elle s'exerce. Tous les faits qui contredisent la théorie américaine du complot islamiste du 11 septembre tombent également sous le coup de cette omertà. De même que passent systématiquement à la trappe toutes les informations qui vont à l'encontre des paradigmes officiels, comme par exemple le prétendu changement climatique dû à l'activité humaine, la pénurie alimentaire et la crise de l'énergie imputables paraît-il à l'appétit des Chinois, la faillite soi-disant inévitable des systèmes de protection sociale, le mythe de la démocratie occidentale et surtout européenne, la discrimination qui frapperait les pauvres homosexuels (voir plus bas), la Deuxième Guerre mondiale réduite au seul Holocauste® juif, etc...

De façon générale, tout ce qui gêne l'ordre établi, tout ce qui est susceptible de conduire le public à se poser des questions, est constamment occulté, à moins qu'on ne juge plus utile de monter une campagne de diffamation. A la limite, le silence journalistique peut prendre la forme d'un boycott parfaitement organisé mais nié, comme lorsque Dieudonné ou Thierry Meyssan (Réseau Voltaire) sont en jeu.

Et quand la vérité parvient à s'exprimer un peu malgré le silence complice des médias - grâce à Internet par exemple -, on a recours aux grands moyens : attaques informatiques, fermeture des sites qui déplaisent (une petite pression sur les hébergeurs suffit), filtrage au niveau des fournisseurs d'accès et des moteurs de recherche. Le prétexte invoqué - pour autant qu'on estime nécessaire d'en invoquer un - fait toujours partie de la panoplie habituelle : apologie du terrorisme, antisémitisme, négationnisme, pédophilie. Il va sans dire que les auteurs de ces violations de la liberté d'expression sont eux-mêmes le plus souvent des apologistes de la terreur d'Etat, des guerres impérialistes, du racisme, du néga-sionisme et de la pédophilie "légale" dans le cadre du "mariage" pédéraste.

Cette forme de censure inavouée - car inavouable - est quotidienne. La presse n'en parle pas, elle préfère se concentrer sur les pratiques de la Chine, de la Birmanie ou des pays musulmans en la matière. La seule différence entre ces Etats soi-disant dépourvus de "démocratie" et notre monde à nous, c'est que les Chinois et les autres admettent ouvertement le filtrage de l'"information" et ne pleurnichent pas à longueur d'année sur le manque de "liberté" dans le reste du monde.

Avant de donner des leçons à l'ensemble de la planète, notre presse ferait mieux de nous informer correctement sur les sujets tabous - sujets dont la liste est longue, au moins aussi longue qu'en Chine.



LIBERTÉ DE LA PRESSE :

En l'absence de censure officielle et d'immixtion directe des pouvoirs publics dans les décisions des entreprises de presse, la liberté consiste, pour les décideurs des grands médias dits d'information, à doser comme bon leur semble les ingrédients qui entrent obligatoirement dans la composition de leurs produits, à savoir : publicité, divertissement-diversion et propagande politique.

  • Publicité ***

    Présentée à l'origine comme un élément utile pour guider le choix des consommateurs, puis comme un mal nécessaire pour assurer la survie commerciale du support, la publicité se taille maintenant la part du lion dans la presse écrite et audiovisuelle. Elle dévore tout le reste, donnant à la plupart des journaux, revues ou magazines l'aspect de vulgaires catalogues - à cette différence près qu'un véritable catalogue est en général structuré de manière assez claire et logique, tandis que bien des médias imprimés évoquent plutôt la boîte aux lettres que l'on retrouve après trois semaines de vacances, le spam électronique (le pourriel), ou tout simplement une poubelle bien remplie. On se demande d'ailleurs quelle utilité peut avoir cette publicité : quelqu'un y est-il encore sensible ? Il est vrai que les annonceurs ne paient pas pour convaincre le public mais pour faire parler de leur produit, ou tout simplement parce que le marché exige qu'ils fassent comme leurs concurrents.

    La pub ne rend pas seulement la presse écrite illisible, indigeste et abrutissante, elle constitue également un incroyable gaspillage de ressources. En fait, ce n'est plus l'organe de presse qui accueille la publicité, mais cette dernière qui conditionne l'aspect, le développement et parfois même l'existence - voire la naissance - du premier. En ce sens, les journaux gratuits sont la forme la plus extrême mais aussi la plus honnête de ce phénomène, car leur prix correspond exactement à leur valeur.

    Pour ce qui est de la télévision, la situation est assez similaire. Ecoutons Patrick Le Lay, PDG de TF1 : "Notre métier, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or, pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible, c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible."

    Au niveau de l'indépendance journalistique, il est bien évident que rien ne sera entrepris qui puisse nuire aussi peu que ce soit aux annonceurs qui font vivre le titre et encore moins au groupe propriétaire. Un magazine truffé de publicité pour Nike se gardera bien de publier un article élogieux pour Naomi Klein et son livre No Logo ou de mettre à nu le caractère stupide et mensonger des campagnes contre la "piraterie" commerciale ; un journal faisant paraître un supplément "rédactionnel" payé par le gouvernement tunisien évitera de critiquer le régime de Ben Ali ; et personne, de toute manière, n'osera dire du mal de son patron ou du patron de son patron.

    En 2005, on va plus loin encore : l'AFP, par exemple, au lieu de s'embêter à rédiger elle-même ses articles, s'apprête à les faire "fabriquer" par des sous-traitants - détails. Ces "infos à fort potentiel publicitaire", financées par les annonceurs et destinées à faire vendre leurs produits, seront placées telles quelles dans les quotidiens régionaux, lesquels pourront ainsi se passer de journalistes. Peut-être pourrait-on aussi se passer de l'AFP ?...

  • Divertissement-diversion

    Pour faire accepter une politique rétrograde, réactionnaire, agressive, ruineuse pour la grande majorité des citoyens mais profitable pour une petite minorité parasitaire, pour faire avaler au public l'abandon de la souveraineté nationale et la soumission à des pouvoirs étrangers, pour faire croire aux gens qu'une entreprise privatisée est plus rentable et moins onéreuse qu'un service public, ou qu'aller faire la guerre en Côte d'Ivoire est dans l'intérêt de la France, il ne suffit pas d'énoncer ce que l'on considère soi-même comme "vrai" et "juste" - d'ailleurs, même si les objectifs visés étaient "nobles" et "positifs", la chose ne fonctionnerait pas.

    Pour faire passer la pilule, il faut endormir le patient, lui faire prendre des vessies pour des lanternes, faire appel à sa crédulité, l'abêtir, l'assommer, tantôt l'effrayer et tantôt l'amuser, détourner son attention des véritables problèmes en en inventant de nouveaux*, cultiver les clichés et les mythes. Bref, jouer sur tous les registres de la fameuse société du spectacle dont parlait Guy Debord (voir plus bas).

    Ce qui était autrefois le domaine plus ou moins réservé de la presse à sensation, est maintenant pratiqué par la quasi-totalité des médias, y compris ceux qui passaient ou passent encore pour "sérieux".

    * Des campagnes parfaitement organisées et synchronisées nous "sensibilisent" aux "grands problèmes" et aux "grands dangers" du moment. Pas toujours politiques, ils peuvent avoir trait, par exemple, au "réchauffement" climatique ou à une pandémie sur le point d'éclater. Le principal, c'est qu'ils suscitent un sentiment de crainte et fassent l'unanimité au sein de l'opinion publique.

    La manipulation des esprits en matière scientifique (mais pas seulement) : The Doors of Perception and the Language of Spin  par Tim O'Shea.


  • Propagande politique, bourrage de crâne, désinformation ***

    Si la publicité est souvent ressentie comme une gêne inévitable, la propagande politique, elle, est rarement perçue comme telle. Elle est inhérente au milieu et à son idéologie dominante. Il est donc largement admis que les "réformes sociales sont nécessaires", que "la construction de l'Europe doit se poursuivre", que "nous vivons en démocratie", que "le danger islamiste va croissant", que "le terrorisme est au centre de nos préoccupations", qu'il y a une "recrudescence de l'antisémitisme", que "l'existence d'Israël est menacée", que "nous sommes tous américains", que "George Bush a été élu et réélu" mais qu'en revanche, "les élections en Biélorussie, en Ukraine ou au Kazakhstan sont frauduleuses", etc...

    Inutile d'obliger les journalistes à énoncer ces "affirmations" contre leur gré. Beaucoup les tiennent pour vraies, ce qui est tout simplement une conséquence de l'éducation et de la formation qu'ils ont reçues. Ceux qui ne partagent pas ces convictions ne deviennent pas, en règle générale, journalistes des grands médias, et s'ils le deviennent, ils ne le restent pas longtemps ou cachent bien leur jeu - quoiqu'il y ait des exceptions (voir plus haut).

    Un journal ou une chaîne de télévision "informe" dans le sens où l'entendent ses propriétaires : en suivant la ligne politique qui correspond le mieux aux intérêts commerciaux et financiers de ces derniers. Dans ce cadre, et compte tenu des dogmes et tabous officiels, la marge d'autonomie des rédactions reste purement formelle. Si le journaliste a le sentiment objectif d'être "libre", c'est que son opinion personnelle coïncide avec celle de son employeur. L'idéologie, c'est d'ailleurs toujours ce qui émane des autres : islamistes, terroristes, communistes, antimondialistes, révisionnistes... Le journaliste aligné, lui, ne fait jamais dans l'idéologie, il exprime une pensée. Il pense, donc il suit...

Ce qui subsiste après soustraction de tous ces éléments est souvent peu de chose. Si vous n'avez rien de mieux à faire, vérifiez vous-même. Décortiquez un grand quotidien ou un magazine, ou passez la journée devant votre télé, et notez la part de publicité (ouverte ou cachée) ; la part d'abrutissement (faits divers, meurtres en série, familles royales, fadaises mondaines*, pipeulz et célébrités, télé-"réalité", Loft Stories et autres Star Ac's, navets hollywoodiens, horoscopes, jeux débiles, discussions soporifiques, obsession pathologique autour du thème hôpital-cancer-sida-chirurgie-autopsie, fixation maladive sur tout ce qui concerne "le cul"...) ; et enfin la part de bourrage de crâne purement politique, communautariste (voir plus bas) ou religieux**. Si vous survivez à cette épreuve, il vous restera sans doute entre 1 et 5 % de contributions pertinentes et dignes d'intérêt (sans compter la météo et le sport, dans la mesure où ils ne se rangent dans aucune des catégories précédentes). Consolez-vous en vous disant que c'est encore pire aux Etats-Unis...

* Sans oublier, depuis mai 2007, les derniers potins de la cour sarkozyenne.

** Voir l'hystérie médiatique orchestrée à l'occasion du décès du pape, en avril 2005 : la mort d'un méprisable tartuffe pédophilo-mafieux, obscurantiste et rétrograde, présentée comme un "événement planétaire" - Voltaire doit se retourner dans sa tombe.

*** Dans la pratique, publicité et propagande politique sont étroitement liées - voir ici comment Publicis finance, pour le compte du pouvoir américain, les campagnes anticubaines de Reporters sans frontières dans la presse française. (RSF et son sinistre patron Robert Ménard reçoivent également des fonds du ministère américain des Affaires étrangères et du NED - National Endowment for "Democracy".)

Bien souvent, la publicité commerciale n'est pas du tout perçue comme telle par le public, surtout lorsqu'elle ne fait pas l'éloge d'une marque déterminée mais d'une catégorie de produits - ou de ce qu'il est convenu d'appeler "produits". Dans le domaine de la finance et des assurances, par exemple, les campagnes qui visent à promouvoir les plans de retraite ou d'assurance maladie privés (au prix du démantèlement des systèmes sociaux existants) sont particulièrement insidieuses. Elles servent à la fois des buts politiques (contre-réformes) et la recherche de gigantesques profits (immédiats ou futurs). Camouflées derrière un pseudo-débat de société faisant intervenir des slogans axés sur la "libéralisation", l'"ouverture", la "modernité", la "flexibilité", etc., ces campagnes sont orchestrées, organisées, financées et exécutées un peu comme le sont les campagnes publicitaires traditionnelles. Ce qui les distingue de celles-ci, c'est le chiffre d'affaires impliqué. A ce niveau, on ne jongle plus avec les millions mais avec les milliards, et on ne parle plus de publicité mais de "relations publiques". Les acteurs ne sont plus recrutés au moyen du casting mais dans le cadre du lobbying - et la plupart des politiciens sont beaucoup plus chers que le premier bonimenteur venu. On rejoint là une forme de corruption beaucoup plus insidieuse, beaucoup plus destructrice que la corruption classique - et pourtant personne n'en parle.

Tout comme la publicité commerciale suscite et crée des "besoins" nouveaux pour des produits bien souvent inutiles et nocifs, la propagande politique invente constamment de nouveaux "dangers". Elle fait croire aux gens que la sécurité sociale n'est plus finançable, que la "terreur islamiste" menace notre existence ou que la catastrophe climatique est imminente. Une fois que le public est convaincu - ou qu'il n'a plus le choix -, les profiteurs peuvent lui imposer leur "remède miracle". La distinction entre commerce, politique et médias s'estompe un peu plus chaque jour.



Product placement

Commercial : Les placements de produits au cinéma

Politique : La propagande hollywoodienne et la CIA

Raciste et haineux : Hollywood, les Arabes et la propagande sioniste

Homosexualiste : Hollywood Driving the Homosexual Agenda for 40 Years

Shoahtique et inégalable : Holollywood



L'exutoire de la presse

On ne peut pas exiger d'un journaliste - aussi aligné et aussi conciliant soit-il - qu'il fasse sans cesse l'éloge de la politique, de l'idéologie et des personnes que ses employeurs lui demandent de défendre ou d'encenser. Dans la vie d'un plumitif professionnel, il faut aussi une place pour la critique.

La difficulté en la matière réside dans le fait qu'on risque à tout moment d'enfreindre un tabou ou de s'attirer les foudres des tribunaux. Il y a, bien sûr, la critique souhaitée, "politiquement correcte", celle qui fait partie des exigences de la profession et qui constitue le revers de la médaille idéologique imposée : taper sur quiconque déplaît aux maîtres (Poutine, Ahmadinedjad, Chávez, Castro, les Chinois, la Corée du Nord, les Serbes, la Stasi, les "staliniens", les Arabes, les musulmans et tous les adversaires d'Israël, les "négationnistes", les "antisémites", Le Pen, etc. - la liste est longue).

Mais le plus excitant consiste à attaquer des gens qui, la veille encore, étaient bien en cour ou dont personne ne se préoccupait. On donne ainsi l'impression de faire son travail, d'avoir mis le doigt sur un gros scandale ou sur un gros dysfonctionnement. On dénonce sans risque, on frappe à bras raccourcis sur quelqu'un qui ne peut pas se défendre ou dont on sait qu'il ne le fera pas. De préférence des vedettes déchues ou presque (genre O.J. Simpson, Michael Jackson, Britney Spears, Amy Winehouse) ou des fraudeurs fiscaux célèbres. A la rigueur, quand on n'a personne d'autre sous la main, des "parasites sociaux" anonymes qui essaient d'arrondir un peu leur RMI, des "hackers" antimondialistes ou des "pirates" de 14 ans qui en ont marre de payer 30 euros pour un CD...  C'est bien pratique et ça détourne l'attention de la réalité et des vrais problèmes dont il ne faut surtout pas parler : les dizaines de milliards de cadeaux faits aux grandes entreprises, le flicage systématique de la population, les pouvoirs illimités de la mafia musicale, les véritables abus des parasites antisociaux proches du gouvernement, les stars d'Hollywood qui s'opposent à la guerre, etc...



LA SOCIÉTÉ DU SPECTACLE :

Le sociologue Guy Debord (1931-1994), débute son ouvrage La Société du spectacle (1967) en paraphrasant Le Capital de Karl Marx : "Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation."

Et un peu plus loin : "Sous toutes ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante...  Le spectacle se présente comme une énorme positivité indiscutable et inaccessible. Il ne dit rien de plus que « ce qui apparaît est bon, ce qui est bon apparaît ». L'attitude qu'il exige par principe est cette acceptation passive qu'il a déjà en fait obtenue par sa manière d'apparaître sans réplique, par son monopole de l'apparence...  Le spectacle est le discours ininterrompu que l'ordre présent tient sur lui-même, son monologue élogieux."

Dans Les Commentaires sur la société du spectacle, un texte paru vingt ans plus tard, Guy Debord fait le point et précise :

  • "La première intention de la domination spectaculaire était de faire disparaître la connaissance historique en général ; et d'abord presque toutes les informations et tous les commentaires raisonnables sur le plus récent passé... Le spectacle organise avec maîtrise l'ignorance de ce qui advient et, tout de suite après, l'oubli de ce qui a pu quand même en être connu. Le plus important est le plus caché."

  • "Partout où règne le spectacle, les seules forces organisées sont celles qui veulent le spectacle. Aucune ne peut donc plus être ennemie de ce qui existe, ni transgresser l'omertà qui concerne tout."

  • "Jamais censure n'a été plus parfaite. Jamais l'opinion de ceux à qui l'on fait croire encore, dans quelques pays, qu'ils sont restés des citoyens libres, n'a été moins autorisée à se faire connaître, chaque fois qu'il s'agit d'un choix qui affectera leur vie réelle. Jamais il n'a été permis de leur mentir avec une si parfaite absence de conséquence."

  • "Le seul fait d'être désormais sans réplique a donné au faux une qualité toute nouvelle. C'est du même coup le vrai qui a cessé d'exister presque partout, ou dans le meilleur des cas s'est vu réduit à l'état d'une hypothèse qui ne peut jamais être démontrée. Le faux sans réplique a achevé de faire disparaître l'opinion publique, qui d'abord s'était trouvée incapable de se faire entendre ; puis, très vite par la suite, de seulement se former."

  • "Le secret généralisé se tient derrière le spectacle, comme le complément décisif de ce qu'il montre et, si l'on descend au fond des choses, comme sa plus importante opération."

  • "Le discours spectaculaire tait évidemment, outre ce qui est proprement secret, tout ce qui ne lui convient pas. Il isole toujours, de ce qu'il montre, l'entourage, le passé, les intentions, les conséquences. Il est donc totalement illogique. Puisque personne ne peut plus le contredire, le spectacle a le droit de se contredire lui-même, de rectifier son passé. La hautaine attitude de ses serviteurs quand ils ont à faire savoir une version nouvelle, et peut-être plus mensongère encore, de certains faits, est de rectifier rudement l'ignorance et les mauvaises interprétations attribuées à leur public, alors qu'ils sont ceux-là mêmes qui s'empressaient la veille de répandre cette erreur, avec leur assurance coutumière. Ainsi, l'enseignement du spectacle et l'ignorance des spectateurs passent indûment pour des facteurs antagoniques alors qu'ils naissent l'un de l'autre."

  • "Sur le plan des moyens de la pensée des populations contemporaines, la première cause de la décadence tient clairement au fait que tout discours montré dans le spectacle ne laisse aucune place à la réponse ; et la logique ne s'était socialement formée que dans le dialogue. Mais aussi, quand s'est répandu le respect de ce qui parle dans le spectacle, qui est censé être important, qui est l'autorité même, la tendance se répand aussi parmi les spectateurs de vouloir être aussi illogiques que le spectacle, pour afficher un reflet individuel de cette autorité. Enfin, la logique n'est pas facile, et personne n'a souhaité la leur enseigner. Aucun drogué n'étudie la logique ; parce qu'il n'en a plus besoin, et parce qu'il n'en a plus la possibilité. Cette paresse du spectateur est aussi celle de n'importe quel cadre intellectuel, du spécialiste vite formé, qui essaiera dans tous les cas de cacher les étroites limites de ses connaissances par la répétition dogmatique de quelque argument d'autorité illogique."

  • "Le manque de logique, c'est-à-dire la perte de la possibilité de reconnaître instantanément ce qui est important et ce qui est mineur ou hors de la question ; ce qui est incompatible ou inversement pourrait bien être complémentaire ; tout ce qu'implique telle conséquence et ce que, du même coup, elle interdit ; cette maladie a été volontairement injectée à haute dose dans la population par les anesthésistes-réanimateurs du spectacle."

  • "L'individu que cette pensée spectaculaire appauvrie a marqué en profondeur, et plus que tout autre élément de sa formation, se place ainsi d'entrée de jeu au service de l'ordre établi, alors que son intention subjective a pu être complètement contraire à ce résultat. Il suivra pour l'essentiel le langage du spectacle, car c'est le seul qui lui est familier : celui dans lequel on lui a appris à parler. Il voudra sans doute se montrer ennemi de sa rhétorique ; mais il emploiera sa synthaxe. C'est un des points les plus importants de la réussite obtenue par la domination spectaculaire...  La disparition si rapide du vocabulaire préexistant n'est qu'un moment de cette opération. Elle la sert."

Tout cela est encore valable aujourd'hui - et même plus que jamais.

S'il avait vécu plus longtemps, Guy Debord aurait certainement été l'un des tout premiers à y voir clair dans la grande imposture du 11 septembre et dans tout ce qui a suivi. Malheureusement, le spectacle continue sans lui...

Juillet 2007 : à défaut de nouveau 11/9,
on se contente de réchauffement médiatique

L'avantage de ce spectacle-là,
c'est que tout le monde peut être acteur.




Mieux que le spectacle : l'ingénierie sociale

Pour les adeptes de cette "science comportementaliste", les humains ne sont plus des sujets qu'il faut influencer et convaincre par la "communication", c'est-à-dire la propagande, mais des objets qu'il convient de contrôler matériellement pour les remodeler selon les besoins des "ingénieurs sociaux".

Gouverner par le chaos  (interview d'un sociologue anonyme - mars 2012).  Extraits :

''Le socle théorique de l'ingénierie sociale est fourni par les sciences humaines et sociales, et plus particulièrement les approches comportementales ou inspirées des sciences naturelles. La grosse différence avec ces sciences vient de ce que l'on ne se contente pas de décrire les choses, on intervient dessus, on les modifie. C'est ce que l'on appelle aussi une 'logique proactive'. Afin d'anticiper sur les comportements populaires et de les garder sous contrôle, il faut aller plus loin que la simple observation et le recueil d'informations, en un mot le renseignement ; il faut aller jusqu'à provoquer ces comportements, y compris les comportements d'opposition, critiques et contradictoires. Cette démarche proactive est celle de la communauté du Renseignement, en particulier depuis les années 1950 et le programme Cointelpro (Counter Intelligence Program), élaboré aux États-Unis dans le cadre du maccarthysme et de la chasse aux sorcières anticommuniste. Les services secrets américains (FBI, CIA) ont ainsi consciemment créé pour la jeunesse une contre-culture beatnik et hippie totalement inoffensive, à base d'expressionisme abstrait (Pollock, De Kooning), de 'bougisme' (Kerouac), d'art pop psychédélique et de produits stupéfiants incapacitants, comme un circuit de dérivation hors de l'institution du potentiel de subversion autrement plus dangereux que représentait le communisme orthodoxe, qui était situé, lui, au cœur de l'institution.''

''La même méthodologie est employée de nos jours, avec les Indignés, par exemple. Il y a évidemment des gens sincères dans ce mouvement, mais ils se font manipuler. Le Système cherche à éliminer toute incertitude, toute critique ; pour ce faire, il crée lui-même une pseudo-incertitude et une pseudo-critique, lesquelles seront surmédiatisées afin de monopoliser l'attention et d'attirer les énergies potentiellement critiques dans une visibilité hors système qui les neutralise. En termes hégéliens, la thèse produit elle-même son antithèse ; de la sorte, la thèse est sûre de garder le contrôle de sa propre contradiction antithétique ; elle est donc sûre de ne jamais être contredite fondamentalement, seulement à la marge, et de garder le contrôle tout court.''

''Le Pouvoir en vient donc à organiser lui-même sa propre contestation. Il met en scène de la pseudo-incertitude, avec des faux terroristes (Tarnac, 11 septembre, etc.) et des faux mouvements d'opposition. Par exemple, en France, le ministère de l'Intérieur ne se contente pas d'infiltrer les milieux gauchistes, il organise lui-même les grèves et les manifestations au moyen de ses indicateurs et agents doubles (naguère trotskistes, aujourd'hui plutôt libertaires). Depuis les grandes grèves de 1995 et le 'Plus jamais ça' de Juppé, de gros moyens ont été déployés. Toute l'extrême gauche est aujourd'hui complètement sous influence, noyautée et infiltrée par la police. On en voit la conséquence dans l'inefficacité totale du syndicalisme révolutionnaire, qui a complètement cédé sa place au syndicalisme de cogestion réformiste.''

''Cette proactivité du Renseignement va au-delà de l'organisation de grèves inefficaces et de manifs purement carnavalesques, et même au-delà de l'organisation artificielle d'émeutes en banlieue au moyen de racailles payées en barrettes de shit par les flics pour les aider à compléter leurs propres effectifs de casseurs en civil (ou 'appariteurs'), cela touche aussi les idées, avec la diffusion de virus mentaux incapacitants conçus à l'image du système, tels que la théorie du genre, nouvelle mouture du féminisme d'antan mais en plus hystérique encore, à la sauce 'girl power' et 'gay friendly'. Le résultat est devant nous : il n'y a plus de différence aujourd'hui entre la gauche et les Spice Girls. Hollande, Cohn-Bendit, Besancenot et Lady Gaga : même combat !...''

''Aujourd'hui, l'ingénierie sociale s'appuie beaucoup sur la question 'identitaire', de gauche comme de droite, notamment par la production de rivalités identitaires dans les classes populaires afin de les morceler, d'empêcher leur organisation et de 'diviser pour régner'. Il y a une théorie identitaire de gauche, avec les questions de genre et de sexe, et une théorie identitaire de droite, avec les questions de race et de culture. Pendant qu'on perd du temps avec ces questions-là dans des débats 'pour ou contre' surmédiatisés et complètement oiseux, les questions socio-économiques sérieuses ne sont pas abordées et le Pouvoir continue d'avancer ses pions. Les bonnes vieilles ficelles sont usées jusqu'à la corde mais fonctionnent toujours, cela ne cesse de m'étonner.''

''En effet, depuis la nuit des temps, la guerre cognitive menée par le Pouvoir contre le peuple consiste toujours : 1) à essentialiser les petites différences identitaires pour les dresser les unes contre les autres, 2) à coloniser son 'temps de cerveau disponible' avec du bruit informationnel et des questions anecdotiques ou secondaires comme leurres de diversion à ce qui est important. La question des identités est au cœur du lien social, évidemment, comme le montrent les sciences humaines, mais ces identités ne définissent votre destin que dans les systèmes pré-capitalistes ; quand c'est votre compte en banque qui définit vos conditions de vie réelles, donc tout ce qui vous arrivera dans la vie, il est illégitime d'en parler autant.''


RÉCUPÉRATION :

On peut parfois se demander pourquoi l'idée est encore si répandue, en Occident, qu'il existe une "liberté de la presse", alors que dans les anciens pays de l'Est - pour ne prendre que cet exemple - personne ou presque ne se faisait la moindre illusion à ce sujet. C'est que les méthodes de manipulation utilisées chez nous sont infiniment plus sophistiquées qu'elles ne pouvaient l'être à Moscou ou à Berlin-Est. En particulier, la technique qui consiste à récupérer et à exploiter à son profit les arguments de l'adversaire ou les doutes de sa propre population, était totalement inconnue, ou du moins fortement sous-estimée chez les communistes.

Dans les années 1950, Roland Barthes avait montré, dans Mythologies, comment fonctionne l'Opération Astra. Pour donner à une margarine bon marché mais méprisée du public, des "lettres de noblesse" jusqu'alors réservées au beurre (produit fin et cher), le fabricant (Unilever - par ailleurs un marchand de lessive) avait eu recours à une forme de publicité cinématographique inédite jusqu'alors. En intégrant dans le message les réserves formulées par le consommateur vis-à-vis du produit, et en les réfutant aussitôt, on pouvait, après avoir convaincu les sceptiques, conclure par la phrase : "Vous voilà débarrassés d'un préjugé qui vous coûtait cher !"

Et Roland Barthes ajoute : "C'est de la même façon que l'Ordre vous délivre de vos préjugés progressistes."  L'Ordre, c'est-à-dire l'Armée, l'Eglise, le Pouvoir...  En présentant au public (toujours au cinéma) quelques travers plus ou moins mineurs de ces institutions (ou plutôt de certains de leurs membres), on donne l'impression de faire acte d'honnêteté et d'objectivité, on sacrifie ce que le spectateur déteste, on se met de son côté, et on conclut que ce n'est pas l'institution qui est en cause.  "C'est une sorte d'homéopathie : on guérit les doutes contre l'Eglise, contre l'Armée, par le mal même de l'Eglise et de l'Armée. On inocule un mal contingent pour prévenir ou guérir un mal essentiel. S'insurger contre l'inhumanité des valeurs d'ordre, pense-t-on, c'est une maladie commune, naturelle, excusable ; il ne faut pas la heurter de front, mais plutôt l'exorciser comme une possession : on fait jouer au malade la représentation de son mal, on l'amène à connaître le visage même de sa révolte, et la révolte disparaît. Le mal immanent de la servitude est racheté par le bien transcendant de la religion, de la patrie, de l'Eglise, etc. Un peu de mal 'avoué' dispense de reconnaître beaucoup de mal caché."

Hollywood maîtrise cette technique à la perfection. Rien de tel, pour propager le conformisme et endormir le spectateur insensible à la propagande pure, qu'un bon film pseudo-critique, prétendument antimilitariste, écologique, socialement engagé, dénonçant en apparence l'injustice, la convoitise, le manque de scrupules de certains de ceux qui nous dominent ou nous gouvernent. Une histoire bien ficelée où tout rentre dans l'ordre dans les cinq dernières minutes, où tout est bien qui finit bien, où le scandale ne dure jamais plus d'une heure et demie.

C'est exactement ce genre d'"astuce" qu'utilisent les médias alignés. Pour garder le contrôle face à une opinion devenant parfois réticente, la presse aux ordres ouvre de temps à autre une soupape de sécurité, reprend à son compte telle ou telle objection qui n'était pas prévue au scénario, récupère sans vergogne pour mieux étouffer, pour mieux défigurer, pour mieux banaliser. Et finalement, malgré un petit arrière-goût amer, le "consommateur" avale la pilule. Il se sent un peu frustré, mais refoule son malaise. Il se dit qu'après tout, ça pourrait être pire. Il continue d'acheter son journal habituel, content de découvrir l'article qui va légèrement à contre-courant de la pensée unique. "Si, quand même, la liberté de la presse existe encore", pense-t-il en rentrant chez lui.


Mais on rencontre également une autre forme de récupération plus insidieuse, plus sournoise, plus cachée que la récupération pure et simple. Très fréquente aujourd'hui, elle consiste par exemple à :

■ clamer une petite partie de la vérité, déjà largement connue, sur certains sujets (Guantánamo ou les mensonges de George Bush), afin de mieux faire passer d'autres atrocités (Gaza) et d'autres mensonges plus actuels (sur l'Iran, la Syrie ou le Hezbollah). C'est la spécialité de WikiLeaks, une organisation créée dans ce but et soutenue, hélas, par de nombreux opposants (supposés) au système, comme Israël Shamir, pour ne citer que lui.

■  critiquer plus ou moins violemment les Etats-Unis pour la manière "illégale" dont ils auraient tué Oussama Ben Laden en mai 2011, alors que l'homme était déjà mort depuis longtemps et servait simplement d'épouvantail. De la sorte, la fable du croque-mitaine, que presque plus personne ne croyait depuis quelque temps, connaît une belle renaissance avec l'aide de médias "alternatifs" réputés dignes de confiance (le site wsws ou celui de Michel Collon entre autres).

■ dénoncer les guerres américaines déclenchées suite aux attaques terroristes du 11 septembre, mais s'obstiner à attribuer celles-ci à "Al-Qaïda", organisation fictive s'il en est. Là aussi, des personnalités que l'on croyait "de gauche" sont particulièrement impliquées (Noam Chomsky, Lyndon LaRouche ou Michel Collon - encore lui).

■ accuser Israël et les USA d'intervenir dans les pays arabes... pour "saboter" les "révolutions" (qu'ils ont pourtant eux-mêmes contribué à lancer). Thierry Meyssan y croit dur comme fer (de même d'ailleurs que le Hezbollah et le régime iranien).

■ reprocher aux pays industrialisés d'être responsables de la majeure partie des émissions de CO2... et accréditer ainsi le mythe de la catastrophe climatique. C'est ce que font de nombreux dirigeants latino-américains plus ou moins révolutionnaires, imités en cela par (presque) tous leurs partisans.

Dans tous ces exemples - et on pourrait en trouver beaucoup d'autres - une vérité partielle dissimule efficacement un tabou médiatique, un mensonge global. Mensonge d'autant plus difficile à déceler qu'il nous est servi non pas par les habituels propagandistes mais - sciemment ou non - par des opposants dignes de confiance ou considérés comme tels.

Il est évident qu'un "médiamensonge", pour employer un terme cher à Michel Collon qui ne les détecte malheureusement pas tous, un "médiamensonge", donc, a d'autant plus de chances de passer qu'il est colporté par des gens au-dessus de tout soupçon. La chose n'est pas nouvelle : on sait depuis longtemps qu'une idée ou un mouvement potentiellement gênants sont souvent plus faciles à neutraliser ou à détruire de l'intérieur que par une attaque frontale du dehors. C'est l'essence même de ce que l'on appelle la "démocratie" par opposition à la "dictature". La "démocratie" s'adapte en permanence et nous tend chaque jour de nouveaux pièges.


Mieux que la récupération politique : l'opposition créée de toutes pièces

Au 21ème siècle, on ne se contente plus d'infiltrer des organisations existantes et de détourner leurs idées en vertu du principe de récupération. On prend les devants et génère sa propre "opposition". En 2011, les activités orchestrées par les services américains et leurs agences de la "société civile" (NED, USAID) ou sponsorisées par des milliardaires juifs "philanthropes" (George Soros, Daniel Abraham, les frères David, Charles Koch), débordent largement le cadre des "révolutions colorées" en Europe de l'Est, dans les pays arabes et ailleurs. Dans les Etats occidentaux, on ne compte plus les mouvements "contestataires" de gauche, de droite ou neutres : ONG diverses, Tea Parties, Occupons ceci et Occupons cela, associations "alternatives" ou "indépendantes" comme ATTAC et les Indignés, partis pirates, "anticapitalistes" et autres, sans oublier IndyMedia et bien sûr Wikileaks... A l'insu des militants de base, toutes ces formations sont manipulées de l'extérieur depuis un centre unique, prouvant ainsi à ceux qui les dominent qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même.

Octobre 2011 - Occupy Wall Street et "l'automne étasunien"  par Michel Chossudovsky :

"L'ironie amère dans cette histoire est qu'une partie des gains financiers frauduleux obtenus à Wall Street dans les dernières années ont été recyclés dans les fondations et organisations caritatives exonérées d'impôts appartenant aux élites. Ces gains financiers fortuits n'ont pas été uniquement utilisés pour acheter des politiciens, mais ont aussi été acheminés aux ONG, aux instituts de recherche, aux centres communautaires, aux groupes confessionnels, aux environnementalistes, aux médias alternatifs, aux groupes de défense des droits humains, etc...  L'objectif profond est de 'fabriquer la dissidence' et d'établir les limites d'une opposition 'politiquement correcte'. Par ailleurs, bien des ONG sont infiltrées par des informateurs agissant au nom de services de renseignement occidentaux. En outre, un segment de plus en plus grand des médias alternatifs progressistes sur Internet est devenu dépendant du financement de fondations et d'organisations caritatives privées."

Manipulation et récupération - Qui est vraiment derrière les 'Indignés'  (sur le site de l'Union Populaire Républicaine de François Asselineau) : lancement marketing très élaboré d'un livre nullissime soi-disant écrit par Stéphane Hessel, médiatisation internationale, manque total d'analyse de fond, propagande en faveur de la gouvernance mondiale, traque impitoyable de quiconque ose s'attaquer aux objectifs stratégiques de la haute finance et des Etats-Unis, silence total face aux guerres menées en Libye, en Afghanistan, en Irak, etc...

"Les centaines de milliers de participants sincères à ces mouvements d'Indignés travaillent ainsi, sans le comprendre, pour le contraire même de ce qu'ils pensent. C'est une manipulation abjecte, hélas bien connue. Elle consiste à transformer des révoltés légitimes en 'idiots utiles', servant la cause même qu'ils croient combattre."



AINSI FONT, FONT, FONT, LES PETITES MARIONNETTES DE GEORGE SOROS...

De l'Egypte aux Etats-Unis et à la France en passant par la Serbie,
l'Iran, la Géorgie, l'Ukraine, le Kirghizistan et la Russie,
le poing fermé (autrefois symbole de la révolution ouvrière)
est aujourd'hui la marque de fabrique de "l'opposition" téléguidée :





New York - 2011




Paris - 2016
Nuit Debout, un mouvement à dormir debout
par Thierry Meyssan


Voyage au bout de la Nuit Debout
par Gearoid O'Colmain (Réseau Voltaire) :
"Cooptation de slogans et de symboles gauchistes pour servir un programme de droite..."


Nuit Debout et Taranis News  (Réseau Voltaire)
"La promotion de Nuit Debout est assurée par une agence de presse 'alternative'
liée à un réseau soutenant la politique étrangère états-unienne et Israël.
"




2017 - MIEUX QUE L'OPPOSITION CRÉÉE DE TOUTES PIÈCES :

LA FABRICATION D'UN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Macron à l'Elysée






LES COMMUNAUTARISMES TOTALITAIRES

Le communautarisme consiste à rassembler les membres d'un groupe ethnique, religieux, culturel ou social, pour le renforcer et affirmer sa différence face à la société universaliste et intégrationniste. Ce phénomène, en général inoffensif et bon enfant, ne met nullement en danger le tout dont il veut se distinguer. L'esprit de clocher n'a jamais fait de mal à ceux qui ne s'en réclament pas. Au contraire, une certaine variété folklorique a toujours été de bon aloi.

Là où les choses se corsent, c'est lorsqu'un de ces groupes abuse du communautarisme pour en faire un outil de pression et de mainmise sur l'ensemble de la société, imposant systématiquement à celle-ci une idéologie, un vocabulaire, des dogmes, des rites, des interdits et des tabous, et allant même jusqu'à criminaliser toute forme de critique et de résistance à cette emprise totalitaire.

C'est ce que le sociologue Alain Soral appelle le "communautarisme de domination" par opposition au premier, le "communautarisme de séparation".


A - LE SIONISME :

La propagande et la manipulation sionistes occupent une place toute particulière dans l'univers de la désinformation politico-médiatique. Leur mode de fonctionnement s'apparente un peu à celui d'une fusée à trois étages :

  • 1 - Judéomanie ou accoutumance au "fait juif"

    Ce qu'il est convenu d'appeler "la communauté juive" ne représente numériquement qu'une infime partie de la population des pays occidentaux : 2 % aux Etats-Unis, 1 % en France et au Canada, 0,5 % en Grande-Bretagne, 0,2 % en Allemagne, 0,1 % en Italie. Et encore, il est probable que ces chiffres - qui émanent des chefs autoproclamés de la communauté - ont été gonflés et exagérés à dessein. En effet, il n'est plus tellement d'usage, en Occident, de recenser la population en fonction de son appartenance religieuse ou ethnique - et surtout pas la population juive, ce qui serait considéré comme particulièrement discriminatoire. On peut donc proclamer ce qu'on voudra sans risque d'être contredit, si ce n'est par les "antisémites".

    Pourtant, en dépit de la place quantitativement marginale de la dite communauté, les médias ne désemplissent pas d'articles, d'enquêtes, d'interviews, de reportages, de documentaires, de contributions, de "débats", d'émissions régulières ou spéciales, de séries et de films consacrés au "fait juif" : traditions, coutumes, usages, folklore, fêtes, célébrations, souvenir, histoire et légendes (en l'occurrence, c'est la même chose). Le tout étant présenté - cela va de soi - sous un angle exclusivement positif, une autre approche étant par définition "antisémite".

    Imaginez un instant que les Bretons accaparent ainsi l'attention des médias...

  • 2 - Sensibilisation à la souffrance juive

    Qui dit souffrance, dit douleur, misère, chagrin, deuil, déchirement, cruauté, violence, torture, injustice, harcèlement, persécution, expropriation, expulsion, épuration ethnique. Là aussi, si dans un contexte donné, on nous montre des Juifs et des non-Juifs, des victimes et des bourreaux, il est évident que les Juifs seront toujours les victimes et les goyim les bourreaux. "Antisémitisme recrudescent" oblige : moins de 1 % de la population = plus de 90 % de la souffrance à motivation raciale.

    Imaginez un instant que la traite des Noirs ou la Nakba palestinienne accaparent ainsi l'attention des médias... (Si vous ignorez ce qu'est la Nakba, cela prouve que l'appareil de propagande sioniste fonctionne de manière efficace.)

  • 3 - Culte de l'Holocauste®

    Inventé en 1978 (33 ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale) pour cacher le fait que les nazis et leurs complices tuèrent cinq fois plus de non-Juifs que de Juifs (30 millions contre 6 millions), le mot Holocauste® est devenu l'arme suprême dans l'arsenal de la propagande sioniste. Il transfigure la souffrance juive, l'idéalise, la sanctifie (holocauste = sacrifice par le feu), la rend unique, la protège de la concurrence, la met à l'abri de la recherche historique, du doute, de la critique. Il cimente le pouvoir culturel, médiatique, politique et judiciaire de ses créateurs. Il leur garantit la plus totale impunité - quelle que soit la gravité des crimes racistes qu'eux-mêmes commettent contre d'autres. Plus encore, il a pour effet de rendre ces crimes inexistants par définition.

    Imaginez un instant que le génocide des Indiens d'Amérique accapare ainsi l'attention des médias et soit élevé au rang de dogme incontournable et inattaquable...

Si les Bretons, les Noirs, les Palestiniens et les Amérindiens ne monopolisent pas l'attention des médias, c'est peut-être tout simplement parce que ces médias ne sont pas sous leur contrôle - pas plus que les centres de décision politiques, économiques et financiers du monde globalisé.

Voir nos pages sur le sionisme et ses mythes.




B - L'HOMOSEXUALISME :

1 % de Khmers roses imposent leurs caprices     Les deux lobbies n'en font plus qu'un     Vers une légalisation de la pédophilie
La Russie s'oppose à la pédérastisation     La France aussi     Les communautaristes totalitaires adorent les néologismes


Les succès fulgurants du communautarisme juif et de son idéologie dominante ont suscité bien des vocations dans d'autres milieux ethniques ou nationaux. Souvent copié mais jamais égalé, pourrait-on dire cependant en considérant les modestes performances des autres groupes. En effet, à l'exception du parti arménien, aucune communauté n'a jamais réussi à imposer ses vues à l'ensemble de la caste politico-médiatique et à les cimenter comme "politiquement correctes" et "irréfutables". Mais le poids et l'impact de la cause arménienne ne dépassent pas le niveau local. Elle joue sans doute un rôle dans les relations avec la Turquie ; à l'échelle mondiale, son importance est négligeable.

Pour trouver une idéologie communautariste digne d'être citée en même temps que le sionisme (mais loin derrière lui, cependant), il faut chercher dans un domaine tout à fait différent.



Comment 1 % de Khmers roses imposent leurs caprices à 99 % de gens normaux

Dans son livre Les Khmers roses (2003), François Devoucoux du Buysson analyse l'ascension et le fonctionnement de la toute-puissante idéologie homosexuelle. Quelques citations tirées de cet essai :

  • "Les idéologues de la cause homosexuelle ont bien compris qu'ils ne pourraient pas susciter positivement l'adhésion d'une grande majorité de la population avec un discours minoritaire trouvant sa source dans un domaine aussi intime que la sexualité. C'est sans doute pourquoi ils adoptent plutôt une stratégie de contournement destinée à obtenir par la culpabilisation ce qui ne leur sera jamais dévolu dans un élan de sympathie qu'ils sont bien incapables de provoquer."

  • "Leur entreprise de rééducation des esprits s'appuie sur la simplification de l'Histoire, la falsification des faits et le dénigrement systématique des contradicteurs afin d'aboutir à l'interdiction pure et simple du moindre questionnement relatif à l'homosexualité et de l'examen critique des mouvements qui s'en réclament."

  • "Ils déversent généreusement leurs discours sur les plateaux de télévision et dans les colonnes des journaux."

  • "Les khmers roses n'hésitent pas à réécrire l'Histoire pour donner du crédit à leur thèse d'une persécution systématique à l'encontre des homosexuels. Aidés par une certaine presse contemporaine et par la malhonnêteté de leurs relais intellectuels, ils s'efforcent d'imposer l'idée d'une homophobie consubstantielle à la nation française qui est pourtant loin d'être démontrée."

  • "Selon les méthodes inspirées des mouvements minoritaires américains, il est essentiel de se prévaloir d'un préjudice, passé ou présent, pour pouvoir obtenir réparation. Le raisonnement est simple : démontrer que les homosexuels sont des victimes pour faire culpabiliser la société et obtenir d'elle l'octroi de droits nouveaux, voire différents."

  • "Malgré la crédibilité relative de ses travaux (subventionnés par l'Etat), l'association SOS Homophobie intervient régulièrement auprès d'établissements scolaires pour exposer sa vision haineuse de la société devant des élèves qu'elle considère mal informés par des programmes 'homophobes'. Ainsi le rapport 2003 de l'association déplore que les cours de biologie consacrés à la reproduction n'abordent pas l'homosexualité et que la pédérastie des philosophes grecs ne soit pas mentionnée."  (Quelqu'un sait-il comment les homosexuels se reproduisent ?  Par prosélytisme biologique ?...)

  • "Selon les théoriciens de l'idéologie homosexuelle, les Juifs seraient un modèle abouti de construction identitaire fondée sur la 'phobie' de la société à leur encontre et constitueraient un exemple à suivre."

  • "Le gourou américain d'Act-Up, Larry Kramer, légitime l'activisme 'gay' et les méthodes violentes de son organisation* en établissant une analogie entre l'épidémie du sida et le génocide juif pendant la Deuxième Guerre mondiale et en comparant la politique de santé de l'administration américaine à la volonté exterminatrice de Hitler...  C'est pourquoi les groupes homosexuels radicaux font souvent référence aux militants sionistes de l'après-guerre qu'ils considèrent comme des modèles jusque dans l'excès." (Larry Kramer est connu comme fanatique sioniste. Il serait d'ailleurs très intéressant d'analyser en profondeur les connexions des deux courants communautaristes totalitaires. A ce sujet, citons seulement quelques noms : Alan Klein et Jonathan D. Katz, fondateurs de Queer Nation ; Arnie Kantrowitz, Meg Moritz et Jennifer Einhorn, fondateurs et dirigeants de la Gay and Lesbian Alliance Against Defamation copiée sur l'ADL sioniste ; Israel Fishman, fondateur du Gay Liberation Caucus ; Len Hirsch, président de GLBT ; etc. etc...)

    Voir aussi : A disproportionate number of the most radical elements in the militant homosexual lobby are of Jewish origin.

    * En 2003, peu après la sortie du livre Les Khmers roses, les pédérastes d'Act-Up Paris vandalisent les bureaux de l'éditeur (Editions Blanche) et blessent une employée. On reconnaît bien là les méthodes terroristes de leurs inspirateurs judéo-nazis du Bétar (qui eux aussi préfèrent s'en prendre aux femmes).


    Comme par hasard...

    Soit dit en passant, les Juifs dominent l'industrie américaine de la pornographie, que celle-ci s'adresse aux homos ou aux hétéros. Et cette affirmation ne vient pas de l'auteur des Khmers roses, mais de Nathan Abrams, qui est lui-même juif et enseigne à l'Université d'Aberdeen (Ecosse). Dans un article de Jewish Quarterly, Jews in the American porn industry, Abrams évoque le rôle joué dans ce domaine, dès 1890, par certains immigrants juifs allemands et décrit la place éminente occupée, dans les années 1970, par Reuben Sturman, "Walt Disney du porno" et inventeur de la cabine vidéo, qui ne se contentait pas de contrôler cette industrie mais en était l'incarnation même. Le successeur actuel de Sturman a pour nom Steven Hirsch, le "Donald Trump du porno".  Comme dit Abrams, la pornographie juive n'est pas seulement une excellente source d'enrichissement. "Poussée vers de nouveaux extrêmes" et motivée par "le désir évident de choquer", elle permet aussi "d'affaiblir par la subversion morale la culture dominante en Amérique". (Qu'un vulgaire goy essaie d'écrire la même chose, et tout le monde lui tombera dessus en criant qu'il a recopié ça dans les Protocoles...)

  • "La politisation de l'homosexualité est incontestablement l'un des faits saillants de la dernière décennie...  Les khmers roses peuvent désormais espérer la liquidation de l'obstacle que constitue pour eux le système juridique républicain." (C'est fait, pratiquement, depuis fin 2004. Des gens ont été poursuivis et condamnés pour avoir proclamé publiquement qu'ils tenaient l'hétérosexualité et le mariage traditionnel pour préférables.)

  • "Une surenchère permanente - La revendication du PACS (utilisé par seulement 2 % des homosexuels) a fait place au lendemain de son entrée en vigueur à celle réclamant le droit à l'adoption pour les couples homosexuels."

Ce qui saute aux yeux, à la lecture de ces citations, c'est que les idéologies et les méthodes des deux plus puissants lobbies communautaristes ont beaucoup de choses en commun. Est-ce l'effet du hasard ?...  L'un et l'autre nous viennent des USA. Les homosexuels, pour leur part, ne prennent même pas la peine de cacher ces origines : ils utilisent couramment un grand nombre de termes américains, à commencer par "gay"* (comme si la sodomie et l'exhibitionnisme travelo avaient quelque chose à voir avec la gaieté).

* En anglais américain normal, on dit fag.



" Je veux avoir le droit d'adopter des petits garçons
et de prendre un congé de maternité comme tout le monde,
mais les méchants zomophobes, ils sont contre - c'est de la discrimination...
"


Dieu, lui aussi, est un méchant tomophobe
(par Konk - jpg - 59 ko)



Esthétique de l'exhibitionnisme "gay"

Les étages un et deux de la fusée sioniste se retrouvent à l'identique chez les idéologues de l'homosexualité. Ce qui leur manque encore, c'est l'équivalent du culte de l'Holocauste®.* (Pourquoi pas l'Homocauste ? Ce serait un néologisme aussi approprié que homophobie, lesbophobie ou transphobie. Mais on entend d'ici les cris d'horreur des dépositaires de la marque.)

* On sait que le mot holocauste désigne un sacrifice par le feu. Or, pour faire passer la loi "anti-homophobie" au Parlement, le lobby homosexuel n'a pas hésité à transformer en "tentative d'assassinat par le feu" le suicide raté d'un "gay" pas si gai que ça, en 2004 à Nœux-les-Mines (affaire Nouchet). Deux ans plus tard (deux ans trop tard), le parquet de Béthune a rendu une ordonnance de non-lieu dans cette affaire - qui rappelle étrangement les agressions antisémites bidon mises en scène par l'autre lobby totalitaire (affaires Fahri, Moïse, Gagny, RER) pour obtenir un renforcement de la législation "anti-antisémite". Affaire Nouchet : tout ça pour ça (sur le site www.communautarisme.net - lien entre-temps disparu : devinez pourquoi).

En juin 2013, l'affaire Clément Méric sert de prétexte pour mettre au pas les adversaires du "mariage" pédéraste imposé à une majorité qui n'en veut pas. Méric était un "militant de la cause gay" (compenez : un petit con de casseur hétérophobe) mort dans une bagarre qu'il a probablement lui-même provoquée avec ses complices. Il se disait "antifa", ce qui en 2013 n'a strictement plus rien à voir avec l'antifascisme, bien au contraire. Le lobby doublement innommable détruit les repères politiques (gauche/droite) tout comme il détruit les repères civilisationnels (voir plus bas).


Le livre de Devoucoux du Buysson effleure un autre aspect essentiel de la question, celui des motivations économiques et financières du phénomène. Car tout mouvement de cette importance a toujours (aussi) des causes profondes de cette nature - et il y a des milliards à gagner avec l'homosexualisme. En revanche, les objectifs démographiques des promoteurs de l'homosexualité déchaînée ne sont pas évoqués dans ce livre. On sait pourtant que certains cercles liés à l'oligarchie "travaillent" depuis des décennies sur des projets (plus ou moins secrets) de dépopulation. Là où la guerre et les épidémies ne suffisent plus, la pédérastie pourrait être d'une grande utilité. A condition que les pays encore réticents se décident enfin à l'adopter - de là les campagnes et manifestations du lobby "gay" en direction des pays est-européens, que l'on aimerait étendre plus tard aux pays musulmans. Sionisme et sodomisme seront-ils un jour les deux mamelles de la "démocratie" mondialisée ?

En attendant, l'homosexualité (avec tous ses avatars et variantes) est depuis longtemps, en France et ailleurs en Occident, une des plus sûres "valeurs de gauche". Comme dit l'auteur des Khmers roses, "la gauche considère les 'gays' comme l'avant-garde des fameux bourgeois-bohèmes, ces couches urbaines salariées sur lesquelles elle compte s'appuyer pour conquérir le pouvoir une fois que les couches populaires auront été définitivement dégoûtées des urnes par la priorité donnée aux questions sociétales sur les questions sociales."  Et chacun sait, depuis que Renaud le chante, que les bobos adorent le maire de Paris...

Jusqu'où iront les fanatiques de l'idéologie rose ? Très loin, sans doute, puisqu'on les laisse faire. Contrairement à ce qu'ils prétendent, ils jouissent d'une totale liberté d'action. La mairie de Paris est entre leurs mains, mais aussi celles de Londres et de Berlin - ne parlons pas de San Francisco. Le monde de la télévision et du spectacle leur appartient depuis longtemps. Les éditeurs leur obéissent au doigt et à l'œil, n'hésitant pas à modifier du jour au lendemain le sens de la langue.

Ainsi, par exemple, le Petit Robert 2008 donne du mot mariage la définition suivante : "Union légitime de deux personnes dans les conditions prévues par la loi." Quelques années plus tôt, on lisait encore la définition classique : "Union légitime d'un homme et d'une femme." En 2018, on lira peut-être : "Union légitime de deux ou plusieurs êtres vivants dans les conditions recommandées par les instances compétentes." (Il y aura sûrement des "pédophobes", des "incestophobes"*, des "polyphobes"* et des "zoophobes" qui s'y opposeront, mais on saura les faire taire au nom de la lutte contre la discrimination.)  Une des définitions proposées par le dictionnaire 2008 pour le mot homme est encore : "un être humain mâle" (et l'équivalent pour le mot femme). Qu'en sera-t-il dans dix ou vingt ans, lorsque la théorie "queer"** prônant la destruction des sexes et la dissolution des genres se sera imposée partout ? Déjà, en mars 2007, le lobby homosexualiste canadien réclame des toilettes séparées "pour les transsexuels" dans les universités - comme s'il y en avait plus d'un par-ci, par-là - détails. Quand ils auront leurs toilettes trans, ils n'auront plus qu'à faire supprimer les autres - et à exiger de l'université qu'elle encourage les gens à se faire opérer...

* Oui, au fait, pourquoi interdit-on encore la polygamie et l'inceste alors qu'on protège et encourage systématiquement la pédérastie ?... (Evitons les réponses simplistes et simplettes du genre : "Ce n'est pas la même chose" ou "C'est pour protéger la famille" ou encore "Ça ne regarde que les intéressés".)

** Le mot queer ne figure pas encore dans le dictionnaire français. C'est bien la preuve qu'il y a des queerophobes dans les milieux de l'édition. Il faut que ça change...


L'Homosexualisme, nouvel avatar de la «libération sexuelle» et cheval de Troie du néolibéralisme par Véronique Hervouët (avril 2007).

Activisme pédophile - la différence entre pédophilie et pédérastie, inexistante au niveau de l'étymologie, est bien maigre dans la pratique ; bien souvent ce n'est qu'une question d'âge de la victime : moins de 14 ans ou 14 ans révolus. Les "arguments" utilisés par les idéologues de la pédophilie sont exactement les mêmes que ceux des promoteurs de la pédérastie. Pour ces gens-là, banaliser et légaliser les "activités" pédophiles, et faire qu'elles ne soient plus considérées comme une perversion ou une maladie mentale, n'est que le prochain objectif à atteindre - mais certainement pas le dernier (voir plus bas).

Crafting "Gay" Children : An Inquiry (2000 - format pdf - 963 ko) - cette étude de la psychiatre américaine Judith Reisman montre qu'aux Etats-Unis, on enregistre à peu près autant de cas d'abus sexuel commis sur des jeunes garçons que sur des fillettes*. Comme il y a au grand maximum 2 ou 3 % de pédérastes (les chiffres plus élevés sont pure propagande), on voit que les cas de pédophilie homosexuelle sont proportionnellement 33 à 50 fois plus nombreux que les cas de pédophilie hétérosexuelle. Si tous les pédérastes ne sont pas pédophiles, plus de la moitié le sont - même un de leurs magazines avoue un taux de 21 %. Les détails de ce genre sont normalement tabous. Dans les médias, tout ce qui a trait à l'"orientation sexuelle" est toujours du ressort de journalistes homosexuels ; ce qui pourrait leur être défavorable est donc systématiquement étouffé, à commencer par les enquêtes associant l'homosexualité au crime, à la violence, à la drogue, au SIDA, aux troubles mentaux et, bien entendu, à la pédophilie...  Et il est bien évident qu'après avoir endoctriné des garçonnets de 8 ou 10 ans, à l'école ou ailleurs (à l'insu de leurs parents), on n'attend pas qu'ils aient atteint l'âge de 14 ou 15 ans pour passer à la pratique. C'est ainsi que l'on fabrique des enfants "gays".

* Dans certains milieux, comme le clergé catholique, la proportion de pédérastes parmi les pédophiles dépasse de beaucoup les 50 % indiqués par Judith Reisman. A l'occasion du scandale de 2010 (scandale habilement exploité et entretenu par divers lobbies), on apprend que ce taux atteint 80 % (selon Bill Donohue, président de la Ligue catholique américaine). En réalité, il est probablement plus proche de 100 % puisqu'on n'entend jamais parler d'abus sexuels perpétrés par des prêtres sur des fillettes. Comme dit le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican, le problème de la pédophilie cléricale n'est pas un problème de célibat mais d'homosexualité. La chose est indéniable - malgré les "cris d'horreur" proférés de manière peu convaincante par les groupes pédérastes catholicophobes et repris en chœur par la presse clonée.

Judith Reisman a également contribué à démolir le mythe d'Alfred Kinsey, scientifique pervers (zoologue), inventeur de la "sexologie" et auteur de prétendues "études" sur le comportement sexuel des humains. Kinsey était un pédéraste-pédophile prédateur de la pire espèce, digne précurseur de la vague d'horreurs qui déferle sur le monde au 21ème siècle. Reisman en parle dans son enquête Crafting "Gay" Children mentionnée quelques lignes plus haut, et surtout dans un autre ouvrage intitulé Kinsey : Crimes and Consequences (1998).


Prosélytisme homosexuel dans les écoles suisses (lien disparu - autre lien) : les pédérastes-pédophiles distribuent à des enfants de 11 ans du matériel pornographique publié par l'Aide Suisse contre le Sida (ASS), une association financée par l'Etat, donc par le contribuable. En anglais, ASS signifie CUL (au sens premier du terme) - on voit que le "hasard" fait bien les choses. Là aussi, il serait utile de faire la lumière sur les liens qui existent entre les associations de ce genre et l'Internationale sodomiste.

Pro-Sodomy Bill Sparks California Public School Exodus : pour protéger leurs enfants des effets de la loi californienne de 2007 sur la promotion de l'homosexualité dans les écoles publiques, les parents doivent se rabattre sur les établissements privés (à condition d'en avoir les moyens).

En Angleterre, depuis la rentrée 2007, et sous prétexte de respecter une nouvelle loi bannissant toutes les "expressions d'homophobie", certaines écoles dominées par le lobby rose "sensibilisent" les enfants à l'homosexualité dès l'âge de six ans (alors que l'éducation sexuelle normale n'est au programme qu'à partir de la sixième). A Bristol, des parents d'élèves descendent dans la rue pour faire retirer deux livres pédérastophiles qu'on voulait imposer à leurs enfants.

En avril 2008, à Sydney (Australie), des organisations "gay" tentent de faire abolir, dans les écoles publiques, l'usage de mots "homophobes" comme papa et maman, boyfriend et girlfriend ou encore mari et femme. Ces mots devraient être remplacés par parents, partenaires et époux, plus conformes, paraît-il, à l'idée de "neutralité sexuelle". Malgré les pressions exercées sur lui, le ministère de l'Education de la province de New South Wales refuse d'obtempérer : victoire sans doute très provisoire de la raison, en attendant qu'un juge homosexuel donne satisfaction à ces fous.

Deux mois plus tard, à l'occasion de la marche annuelle organisée par le lobby "gay", on apprend que les écoles françaises vont être prochainement la cible privilégiée d'une offensive rose, sous prétexte de lutte contre les "comportements discriminatoires".

Selon des chiffres communiqués par les organisateurs du défilé exhibitionniste, les "gays" seraient particulièrement menacés : ils se suicident 13 fois plus que les gens normaux, et 32 % des moins de 20 ans parmi eux ont déjà tenté de le faire. Pourquoi, dans ce cas, nier l'aspect psychiatrique de l'homosexualité ?

Pour ce qui est du SIDA, les partisans de la "gaieté" signalent que 20 % d'entre eux sont séropositifs. Or, d'après le ministère de la Santé, il y a en France environ 100.000 personnes séropositives, dont 32 % d'homosexuels, 40 % d'hétérosexuels, 26 % de toxicomanes et 2 % d'hémophiles ou transfusés. Il en résulte donc que la France compte 160.000 homosexuels (dont 32.000 porteurs du virus). 160.000 "gays" sur une population adulte de 40 millions, cela représente 0,4 %* : on est loin, très loin, des 10 % affichés par la propagande homosexualiste.

D'autre part, si l'on rapporte les 40.000 séropositifs hétérosexuels à l'ensemble de la population adulte normale, cela donne 0,1 % (contre 20 % pour les homosexuels). Le virus du SIDA est donc 200 fois plus répandu chez les "gays". (Même en supposant que les toxicomanes soient tous hétérosexuels, ce qui n'est nullement le cas, on arrive à un taux de séropositivité de 0,16 %, soit 120 fois plus chez les "gays".)  Au lieu d'en tirer les conséquences qui s'imposent, les responsables roses défilent "contre la maladie"... tout en militant pour sa propagation massive dès le plus jeune âge scolaire.

Mais le plus grave, bien entendu, est que les pouvoirs publics laissent faire au lieu de protéger la jeunesse de ce fléau. Comme dans le cas du fléau sioniste, ils sont déjà trop infiltrés pour manifester la moindre velléité de résistance.

* Si la France réelle compte 0,4 % d'homosexuels et 1 % de Juifs, la France virtuelle du spectacle, de la télévision et des médias affiche au bas mot un taux de 50 %. Essayez d'imaginer la scène et les écrans - grands ou petits - privés de leur lot quotidien de programmes, acteurs et présentateurs communautaristes de l'un ou l'autre groupe...  En ce début de 21ème siècle, la boîte à images ne semble plus connaître qu'un seul format : le format JPG (Juifs - Pédés - Gouines).


A LA TÉLÉ CE SOIR :
• 10.000 ans de souffrances et de persécutions
• Sœur Eltonne en concert à Tel Aviv
• Une heure avec Ellen Dégénérée

... et les autres jours à l'avenant.

JPG - Le nouveau format de la boîte à images.


Septembre 2010 : Just 1.5 % of Britons say they are gay, lesbian or bisexual. Selon une étude de l'Office for National Statistics (ONS), seulement 1 % des Britanniques se disent homosexuels et 0,5 % bisexuels - aucun rapport, on le voit, avec les chiffres fantaisistes du lobby rose.

Janvier 2011 : Passport to a Brave New World - comme en Australie trois ans plus tôt (voir un peu plus haut), le lobby rose fait abolir aux Etats-Unis l'usage des mots père et mère et les fait remplacer par parent 1 et parent 2 - sur les formulaires de demande de passeport dans un premier temps, le reste suivra. La destruction systématique des bases de la société humaine a commencé.

Printemps-été 2011 : la soi-disant "théorie du genre" (en anglais : gender) se répand en Europe. Avatar de la "théorie queer" (voir plus haut), elle est destinée à "déconstruire" les fondements de la vie en société, partant du principe aberrant que le sexe (masculin ou féminin) n'est pas prédéterminé à la naissance, mais serait l'objet d'un "choix social". Cette théorie est l'œuvre de Judith Butler, qui se dit "philosophe américaine" un peu comme Bernard-Henri Lévy se dit "philosophe français". On ne sera pas du tout surpris d'apprendre que Butler est à la fois juive et lesbienne.

Dans les lycées français, la théorie en question doit être enseignée en classe de première à partir de la rentrée 2011 : Le "gender" met en péril toute l'identité humaine. Il est évident que les individus qui seront chargés d"endoctriner les élèves seront eux-mêmes homosexuels et que cette nouvelle "matière" facilitera leur travail de prospection.

En Allemagne, la situation est pire encore, du moins à Berlin (les questions d'enseignement sont de la compétence des régions). La nouvelle trouvaille du lobby rose sera enseignée dès le cours préparatoire, mais sans le ballast pseudo-philosophique, bien entendu. Encore mieux, donc, pour ce qui est du libre accès à la chair fraîche. Et comme par hasard, Klaus Wowereit, maire de Berlin et chef du gouvernement régional, est un pédéraste notoire.


Conséquence logique de la suppression des genres :

Revendication des Pirates, non seulement en France mais partout ailleurs dans le monde.
(Comme Attac, ces partis cosmopolites sont contrôlés et financés par George Soros et compagnie.
Ils ont pour tâche de mettre en œuvre le programme mondialiste de leurs créateurs.)

Octobre 2011 : Pedophiles want same rights as homosexuals. Aux Etats-Unis, les pédophiles veulent les mêmes "droits" (privilèges) que les homosexuels et dénoncent la "stigmatisation" de ce qu'ils considèrent comme une "orientation sexuelle". C'était prévisible puisque la plupart des pédérastes sont aussi pédophiles - voir plus haut.

Le leader d'une association LGBT britannique condamné pour pédophilie avec plusieurs dizaines d'autres membres de son réseau d'homosexuels pédophiles - Comme il ne s'agissait pas de prêtres catholiques, notre presse a "oublié" de parler de cette affaire particulièrement répugnante.

Décembre 2012 : la France "socialiste" de François Hollande légalise le "mariage" homosexuel, ouvre la voie à l'adoption homosexuelle et raye les mots père et mère du Code civil.  Deux psychanalystes disent publiquement Non à un monde sans sexes et dénoncent la "violence déflagratrice" qui accompagne ce coup de force idéologique "d'une ultra-minorité, avec le recours indispensable d'un langage qui fait la ruine de la pensée : le politiquement correct".

Le "mariage gay" dans la stratégie du chaos - Un projet profondément réactionnaire : destruction de la famille, atomisation des peuples, réduction de la population mondiale.

Le lobby 'gay' [fag] qui entoure François Hollande  "ou comment une seule association avec 2.000 adhérents est capable d'imposer un choix de société qui concerne 65 millions de Français..."  (Comme souvent, le plus important est ce qui n'est pas dit, en l'occurrence l'effet de levier exercé par l'autre lobby, et le niveau planétaire - pas seulement franco-français - de ce "projet".)


JPG : Les deux lobbies n'en font plus qu'un

Lorsqu'on songe aux innombrables initiatives pro-israéliennes en vue de généraliser "l'enseignement de la Shoah" à l'école, y compris les plus perverses du genre, comme celle de Sarkozy en février 2008, on constate que les deux lobbies totalitaires ont une autre caractéristique commune : ils adorent s'en prendre à des enfants sans défense pour en faire des instruments dociles et silencieux. A l'âge de 9-10 ans, ou même avant, ces proies sont plus faciles à influencer, à "former", à "modeler" ; elles ne risquent pas de se rebiffer. Si les parents savaient ce qui se passe vraiment à l'école, ils se réveilleraient peut-être et viendraient au secours de leurs enfants, comme l'ont fait les habitants de Bristol (voir plus haut).

Mai 2009 : en Californie, il est question d'instituer, dans toutes les écoles publiques, une Journée annuelle de l'homosexualité - sans demander l'avis des parents ou contre leur avis. Cette journée aura pour but de rendre hommage à Harvey Milk, militant et "martyr" de la "cause" sodomiste. Milk, premier conseiller municipal "gay" de San Francisco, fut assassiné en 1978 en même temps que le maire de la ville pour des raisons jamais bien élucidées. Bien entendu, Harvey Milk faisait également partie de l'autre communauté, comme le rappelle fièrement le magazine juif Forward - The Proud Jew - à l'occasion de la sortie du film Milk*.

* Produit et réalisé par qui ?  Devinez...

Août 2010 : toujours en Californie, un juge pédéraste - Vaughn Walker - lève l'interdiction du "mariage" homosexuel que les électeurs avaient décidée majoritairement par référendum - c'est ainsi que fonctionne la "démocratie" américaine. Bien entendu, le lobby judéo-hétérophobe jubile :



(vu sur le site www.jewishjournal.com/oy_gay/)

Le président Obama, docile créature de ces gens-là (voir ici la liste de ses conseillers), vient justement de nommer la lesbienne juive Elena Kagan au poste de juge à la Cour suprême des Etats-Unis. De la sorte, on peut être sûr que plus aucun obstacle ne stoppera la marche à la domination absolue de cette petite minorité agissante. La voie de la décadence est libre - à moins que les Américains ne se soulèvent en masse, ce qui est hautement improbable.


Pédéraste-pédophile et fier de l'être - En 1975, Daniel Cohn-Bendit (militant sioniste juif) évoquait sans complexes son "activité d'éducateur" dans un jardin d'enfants de Francfort, où il se faisait "ouvrir la braguette et chatouiller" le sexe par les gamins qu'on lui avait confiés. Trente-quatre ans plus tard, devenu député "vert", il ne se vante plus mais continue de donner des leçons aux autres. Il affirme sans rire que "la pédophilie est un crime contre lequel il faut se battre".

Le pédophile Cohn-Bendit et ce qu'il disait en 1982 à la télévision (article et vidéos),


CONNE-BENDIT EN 2013 :

■ Miss Israël catégorie 68+
■ Grande défenseuse de la loi sur l'EPT
■ Inventeuse du format JPG à la télévision
■ Présidente de la section SBLC du lobby innommable

A propos d'un autre pédéraste-pédophile juif : Jack Lang.

Mai 2013, après la mort de Georges Moustaki : La crapule et son engagement pro-pédophile
Ne dites pas trop de mal de lui, il était juif lui aussi...





Mai 2012 - LE PÉDÉ-GÉ JUIF DU MOIS :

Le milliardaire Lloyd Blankfein, chancre de la goldman-sachsodomisation -
ou pourquoi le double lobby ne manque jamais d'argent.

"Enculez-les tous, Yahvé reconnaîtra les siens..."





LUTTE DES CLASSES 2012 :

"Travelotes de tous les pays, unissez-vous !..."

Pour les plus jeunes :
autrefois, il y a très longtemps, L'Humanité était un journal communiste,
et la CGT un syndicat qui défendait les intérêts des travailleurs.
Aujourd'hui, l'un et l'autre sont à la solde du lobby doublement innommable.





SPLENDEURS ET MERVEILLES DE L'ENCULTURE JUIVE :


Steven Cohen

"Ce danseur sud-africain juif et homosexuel qui prend à son compte l'extermination
des juifs pour la reconduire sous une forme artistique démesurée
" (Le Monde)
se produit en juillet 2012 au Festival d'Avignon (poil au fion)





BARBARIE 2012 :

A quoi sert l'adoption homosexuelle et qui est derrière ?

Source





Janvier 2013 - Le double lobby plus fort et plus présent que jamais :

Le sioniste Fabius Israélicus, ministre français des Affaires étrangères, et son homo-logue allemand Pédo Westerwelle.
(Tandis que les deux minorités dont ils sont issus ne représentent qu'un pour cent de la population,
elles accaparent dans les médias 80 % des postes et des sujets traités.)



Décembre 2012 : Le phénomène Femen (vidéo d'Alain Soral).

Pour imposer le "mariage" homosexuel (qui ne concerne qu'une frange ultra-minoritaire de la population) et le "droit" pour ces individus d'adopter des enfants, les gouines ukrainiennes du milliardaire juif George Soros (père des "révolutions colorées") débarquent à Paris, sèment la terreur sur la voie publique et... se présentent comme des "victimes de l'intolérance".

Il devient de plus en plus clair que les simagrées hétérophobes que nous subissons depuis des décennies, n'auraient jamais pu atteindre une telle ampleur sans l'intervention permanente de la toute-puissante mafia sioniste. Le lobby homosexuel n'a en fait aucune existence indépendante ; il est une simple subdivision du projet mondialiste de l'autre lobby, fabriqué de toutes pièces par celui-ci dans le but de détruire les bases de la société et de la civilisation.

Les Femen sont toujours escortées par des "gardes du corps" plus ou moins discrets, dont le rôle consiste à empêcher - ou retarder au maximum - l'intervention de la sécurité, afin d'obtenir un effet médiatique optimal. Il est d'ailleurs évident que les médias sont complices, de même que la police et la "Justice" qui leur permettent d'agir en toute impunité. Ce sont au contraire les opposants à la dictature pédérasto-gouinarde qui se font matraquer, arrêter et condamner.

Les commandos hétérophobes sont à l'homosexualisme ce que la Ligue de défonce juive est au sionisme.


Involontairement contre-productif :

"STOP HOMO" est un excellent slogan
que devraient reprendre les 99 % de gens normaux...

Avant les Femen (lesbiennes "féministes" de Kiev), il y avait eu les "Pussy Riot" (chattes révoltées de Moscou). Un article d'Israël Shamir sur ces tarées russes :  Mégères non apprivoisées.

Perversion et décadence - Quand la merde des égouts parisiens remonte à la surface : Pauvre France !  Des photos consternantes - au format JPG, bien entendu...

Enculage pour tous : Dégénérescence

Mai 2013 - Judaïsme et "mariage" homosexuel : Joe Biden vend la mèche : "Le vice-président américain a félicité les leaders juifs pour avoir contribué à changer les attitudes à l'égard du mariage homosexuel et d'autres questions de société."  [En fait, ils n'ont pas seulement "contribué" ; sans eux le "changement" n'aurait jamais été à l'ordre du jour. Ils n'ont pas "changé les attitudes" des 99 % de gens normaux ; ils ont tout simplement imposé leur agenda aux Etats sionisés qu'ils dominent...]

Et au Festival de Kahn, la plus grande fête juive après la cérémonie des Oscars, c'est un film de gouines (La Vie d'Adèle) qui remporte la Palme d'or. Pure coïncidence, direz-vous, on aurait pu aussi bien primer une histoire de pédés ou un film sur l'HOA...

Canada - Juillet 2013 : Ontario Sex "Education" Designed by Pervert - Un pédéraste-pédophile juif, Benjamin Levin, ancien vice-ministre de l'Education dans l'Ontario et le Manitoba, actuellement professeur à l'Institut d'études pédagogiques de l'Université de Toronto (Ontario), est impliqué dans une affaire de pédophilie et de pornographie enfantine. Il est en liberté sous caution. C'est lui qui a mis au point le programme "d'éducation sexuelle" que les enseignants sont chargés d'imposer à leurs élèves.

Les enfants de six ans y apprennent en détail l'anatomie et le vocabulaire sexuels. A huit ans, on leur enseigne l'homosexualité - non seulement le fait qu'elle existe, mais surtout qu'il s'agit d'une "alternative sexuelle légitime" (sic). Il est recommandé aux profs de le faire d'une manière encourageante et de contrer et corriger toute résistance, qu'elle soit religieuse ou culturelle ou tout simplement inspirée par le dégoût. En classe de 6ème, les enfants se voient enseigner la masturbation, en classe de 5ème (7ème canadienne - douze ans) la sodomisation.



ADAPTE-À-SION ENCULTURELLE :
L'exemple réussi de Noël Mamère

"Désormais je veux qu'on m'appelle
Hanoucca Mon-parent-deux...
"



POLITIQUEMENT CORRECT :
En 2013, on ne dit plus « pédés sionistes » ni « sodomistes juifs »
et encore moins « enculés judéo-fascistes de gôche »...

On dit tout simplement « antifas »

Début juin 2013, la presse sionisée-pédérastisée (entre-temps : la presse tout court) annonce :
"Les premiers mariés homosexuels de France étaient les invités d'honneur
de la 20e Gay Pride de Tel Aviv. Tout un symbole....
" (Le Point)
("Gay Pride" est le nom de code de la "Fag Parade")


Vers une légalisation de la pédophilie

Debut 2013, le "mariage" homosexuel (avec son corollaire direct, l'adoption d'enfants par les "couples" prédateurs) est imposé simultanément dans plusieurs pays européens. Ceux qui ne sont pas encore soumis à cette monstruosité, le seront sous peu, le lobby pédéraste, branche du lobby sioniste, ne rencontrant comme d'habitude aucune résistance sérieuse.

D'ores et déjà, comme on peut le voir un peu plus haut, le milieu scolaire a ouvert ses portes aux pédophiles et les aide à détruire les défenses naturelles que pourraient leur opposer les jeunes victimes. Les parents, bien souvent ignorants de ce qui se passe exactement derrière les murs des écoles, ne semblent pas s'inquiéter - en tout cas, leur inquiétude ne trouve pas d'écho dans les médias dominants.

Le journaliste indépendant Jürgen Elsässer signale sur son blog (en allemand) que dans les écoles de Berlin et de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, les cours d'éducation sexuelle sont en fait des cours de pornographie homosexuelle. Une brochure remise aux enfants de 11 ans décrit en détail "comment stimuler le sphincter de l'anus à l'aide de la langue, des doigts et du pénis, dans les rapports sexuels entre hommes". On inculque également aux enfants qu'ils peuvent "choisir leur sexe" comme ils choisiraient leur religion. Une autre brochure, destinée aux parents d'enfants de zéro à trois ans, recommande les attouchements sexuels, y compris quand ils sont prodigués par le père, l'oncle, la grand-mère ou la nourrice.

Les prises de position d'Elsässer contre ces dérives et contre "l'adoption" homosexuelle ont déplu à certains. Sa page Facebook a même été censurée.

En France, la situation n'est pas très différente, comme on peut le voir ici :  Le livre « Papa porte une robe » va faire son entrée dans les programmes de l'Education Nationale pour les classes de CP et CE1  et  Album jeunesse dès 3 ans : « Tango a deux papas »

Il est évident que le lobby pédophile n'a jamais eu l'intention d'en rester à l'enseignement théorique. Le passage à la pratique est inévitable, que ce soit à l'école ou "en famille". En 2013, la pédophilie n'est peut-être pas tout à fait en odeur de sainteté comme du temps où Cohn-Bendit se faisait tripoter par de jeunes gamins ou quand Libé, Le Monde et la gôche morale défendaient les pédophiles (en cache). Mais les apparences sont trompeuses. La tactique des partisans de cette pratique perverse consiste à endormir le monde en condamnant d'un côté ce qu'ils font sans aucun scrupule de l'autre. C'est la même chose que pour le terrorisme* et l'immigration de masse, deux phénomènes que l'on fait semblant de combattre alors qu'ils n'existeraient pas si on ne les avait pas suscités.

* Ce n'est pas par hasard que la pédopornographie et l'apologie du terrorisme sont les deux prétextes principaux avancés pour museler la liberté d'expression sur Internet.

Comme les "gays" avant eux, les pédophiles se livrent à un grignotage furtif, ils cuisent la grenouille à petit feu : d'abord l'école, puis la rue, et ensuite tout le reste. Avant de réclamer le "droit au mariage", la gent homosexuelle avait voulu le "PACS". Avant, il y avait eu le "droit" à l'exhibitionnisme sur la voie publique, et encore avant la révision du code pénal.

Sous prétexte de supprimer une prétendue inégalité ou injustice vis-à-vis d'un groupe ne demandant, paraît-il, qu'à défendre son "orientation", on finit par lui accorder un privilège qu'il utilise pour déstabiliser puis démanteler la société des 99 % de gens normaux.

Gageons qu'avec les pédophiles, "l'évolution des mœurs", c'est-à-dire la décadence, sera beaucoup plus rapide qu'elle ne l'a été avec les pédérastes en général. Ces derniers ont bien débroussaillé le terrain - sans compter qu'il s'agit bien souvent des mêmes individus.

Les pédophiles demandent les mêmes droits que les homosexuels : "Utilisant les mêmes tactiques que les défenseurs des droits des 'gays', des pédophiles commencent à vouloir un statut similaire en alléguant que le désir d'enfants est une orientation sexuelle peu différente de celle des hétérosexuels et des homosexuels..."

Child porn and pedophilia to be legal soon

Pédérastes-pédophiles 2013 :  Répugnant et grotesque

Mai 2013 : Croatie : les pédophiles de Soros imposent leurs manuels d'éducation sexuelle  par Laurent Glauzy

Connecticut (USA) : Deux pédérastes-pédophiles "mariés" accusés de viol avec torture sur "leurs" enfants "adoptés"

"Normal pour une prof de langue..." : Une enseignante d'un collège de Lille entretenait une relation amoureuse avec une élève de 12 ans
Bien "innocent" tout cela... La pédophilie homosexuelle féminine comme cheval de Troie pour la légalisation de toute forme de pédophilie.

Juin 2013 : La "théorie du genre" a été inventée par un dangereux pédophile (en 1966). Son nom : John Money, le bien nommé. Ce pseudo scientifique pervers "a créé les concepts centraux et la pratique médicale de cette "théorie"... Il a tenté de transformer un petit garçon, David Reimer, en petite fille (par la chirurgie et par la psychiatrie) et l'a forcé à mimer l'inceste avec son frère jumeau. Parvenu à l'âge adulte, David Reimer s'est suicidé, tout comme son frère jumeau. John Money participait activement à Paidika - The Journal of Pedophilia, revue militante pro-pédophilie basée à Amsterdam. Il était favorable à la légalisation de la pédophilie..."

Dans un domaine très similaire, il y avait eu, dans les années 1940-50, le cas d'Alfred Kinsey (voir plus haut).



"Ce n'est qu'un début..."
scandait Conne-Bendit en 1968

7.2.2013 - LA PHASE SUIVANTE S'ANNONCE DÉJÀ :

L'avocat des deux gouines "mariées", Kenneth Kaplan, est juif,
de même que l'avocate du (coiffeur) pédé, Karyn Begin.
Et il y a fort à parier que le juge (anonyme) est juif lui aussi,
comme le sont la plupart de ses collègues du Miami-Dade County.

Ce qui s'annonce ici, à savoir le multi-"mariage" de n'importe qui avec n'importe qui et n'importe qui, le tout assorti d'une ou de plusieurs adoptions, va bien entendu beaucoup plus loin que la simple polygamie. Contrairement à cette dernière, qui renforce les liens familiaux dans le cadre d'une famille élargie, le multi-"mariage" détruit la famille, cellule de base de toute société. C'est bien là d'ailleurs un des deux buts recherchés, l'autre étant la possibilité d'assouvir ses instincts pervers sans avoir à chercher trop longtemps ses victimes.

Maintenant que le premier barrage a sauté, on peut s'attendre à tout, à plus ou moins longue échéance : "mariage" d'humains avec des animaux (pourquoi n'ont-ils pas les mêmes "droits" ?), avec des morts, avec des esclaves ou avec des choses (objets inanimés, avez-vous donc une âme ?), etc. etc... Tout cela existe déjà sous forme "d'union libre" et ne demande qu'à être légalisé... L'inceste, lui, présente du point de vue des maîtres du monde à la fois des avantages et des inconvénients : il permet une dégénérescence accélérée de la société mais ne détruit pas vraiment la famille...


La Russie s'oppose à la pédérastisation

En juin 2013, par 436 voix contre zéro et une abstention, le Parlement russe (Douma) adopte une loi interdisant la propagande homosexuelle auprès des mineurs. Les peines encourues restent symboliques (l'équivalent de 100 euros) mais augmentent si le délinquant est une personne dépositaire de l'autorité publique (1.000 euros) ou une organisation (20.000 euros). Les étrangers risquent une amende de 2.000 euros et une détention de 15 jours suivie d'expulsion, ce qui est justifié par le fait que le pédo-prosélytisme émane surtout d'agitateurs étrangers.

Plusieurs assemblées locales, notamment celle de Saint-Pétersbourg, avaient déjà adopté des textes similaires. La loi s'applique désormais dans l'ensemble du pays. Une loi que n'apprécient guère les pédérastes-pédophiles russes et étrangers qui y voient une atteinte gravissime à leurs sacro-saints droits de l'homo. Inutile de préciser que toutes les organisations roses téléguidées depuis l'Occident (LGBT et autres SBLC) protestent contre la nouvelle législation, de même que tous les gouvernements dominés par le lobby doublement innommable. (Les Russes, eux, bien qu'obéissant plus ou moins au lobby sioniste, refusent de se soumettre à sa branche fag. Il faut noter cependant que ce n'est pas l'homosexualité elle-même qui est interdite, mais seulement les excès de la terreur homosexualiste. La "légalisation" de l'homosexualité en Russie date de 1993.)

A Moscou, juste avant le vote, le politologue français Aymeric Chauprade lance un appel aux députés de la Douma :

"La guerre géopolitique que l'oligarchie occidentale mène contre la Russie et contre l'indépendance des Européens, se double d'une guerre idéologique. Hier, les révolutions 'colorées' en Géorgie et en Ukraine, aujourd'hui, les Femen, les Pussy Riot ou le mariage homosexuel en France, ne sont l'expression que d'un seul et même phénomène : l'alliance du mondialisme occidental avec le nihilisme anarchiste, cette idéologie destructrice, qui, sous des formes variées dans l'Histoire, n'a eu de cesse de s'attaquer aux fondements de la civilisation, à la dignité de la personne, à la famille, à la nation souveraine... Bien qu'ultra-minoritaire, ce nihilisme anarchiste contrôle largement les médias occidentaux, terrorise la classe dirigeante européenne, et bénéficie du soutien financier de milieux d'affaires mondialistes et pro-américains..."

"Face à cette nouvelle forme de terrorisme, pour défendre le monde multipolaire que nous voulons, seul garant d'une paix globale et juste, le temps est venu de constater qu'une nouvelle bipolarité idéologique se superpose à la multipolarité géopolitique. La nouvelle bipolarité met face à face, dans un affrontement qui va s'amplifier, d'un côté ce totalitarisme planétaire, qui détruit simultanément la famille et la nation, en réduisant la personne à un consommateur esclave de pulsions marchandes et sexuelles, de l'autre côté, des peuples trahis par leurs élites, assoupis devant la perte de souveraineté et l'immigration massive, mais que l'attaque contre la famille commence à réveiller. Mais attention ! Mis en échec sur le terrain géopolitique, grâce à la multipolarité, le projet mondialiste essaie de se relancer par une nouvelle idéologie 'révolutionnaire'. Dans ce nouveau combat, ceux qui ne veulent pas du bouclier antimissiles américain, de la domination de l'OTAN, de la guerre contre la Syrie et l'Iran, sont dans le même camp que ceux qui refusent la perte de souveraineté, le grand remplacement de population, les Femen, la théorie du genre, le mariage des homosexuels, et bien d'autres marchandisations du corps humain encore..."

"Les patriotes du monde entier, attachés à l'indépendance des peuples comme aux fondations de notre civilisation, tournent en ce moment leur regard vers Moscou. C'est plein d'espoir qu'ils voient la Russie légiférer contre la promotion publique de l'homosexualité, contre le risque d'adoptions internationales d'enfants russes par des couples unisexes et contre l'ingérence d'ONG nihilistes et manipulées par les réseaux américains..."

(Voir également cette vidéo de 2012 dans laquelle Aymeric Chauprade décrit une forme plus ancienne de terrorisme.)


Idéologie du genre : la France résiste

Un an après qu'on leur ait infligé le "mariage" homosexuel, les Français - ou plutôt leurs jeunes enfants - se voient confrontés à une attaque massive de la part des milieux prédateurs qui veulent à tout prix imposer l'abjecte "théorie du genre".

Selon cette "théorie", le fait d'être homme ou femme, garcon ou fille, serait une question de "choix". Pour mieux faire passer cette aberration, ses auteurs sexualisent les enfants dès leur plus jeune âge. Ils leur bourrent le crâne... afin de mieux leur bourrer autre chose : les pédérastes-pédophiles ont toujours besoin de chair fraîche (voir plus haut)...


Livres utilisés dans les écoles maternelles françaises :

Un travelo, quatre pédés, deux gouines - un programme...

En janvier 2014, un mouvement de résistance, JRE2014 animé par Farida Belghoul, s'est mis en place et organise avec les parents des "journées de retrait de l'école" dans le but d'obtenir l'interdiction de la "théorie" perverse.

Le succès de la première journée de retrait affole le gouvernement, en l'occurrence le ministre de l'Education nationale (sinistre de l'éduque-à-Sion antinationale serait plus approprié pour qualifier l'infâme Vincent Peillon, qui est à la fois Juif sioniste, franc-maçon et trotskiste).

En dépit de tout ce que disent et font ses services (et les lobbies homosexualistes qui les contrôlent), Peillon prétend que l'enseignement de la "théorie du genre" à l'école serait une "rumeur malveillante" qui aurait été lancée par des extrémistes de droite. Malheureusement pour lui, il suffit de consulter Internet (ou de lire des journaux vieux de quelques semaines au plus) pour se convaincre que Peillon est un menteur, quoique chez ses amis, on ne parle pas de "mensonge" mais plutôt de "chutzpah". Le site Egalité et Réconciliation d'Alain Soral regorge d'articles sur la question. Il y en a tant qu'il est impossible de les mentionner séparément.

Les parallèles avec l'affaire de la quenelle de Dieudonné sont évidents : même hystérie politico-médiatique face à un phénomène spontané et populaire, mêmes attaques mensongères, même inversion des "valeurs", mêmes mesures répressives...

Interview de Farida Belghoul (sur Meta TV) : vidéo 1 - vidéo 2 (en tout 2 h 36 mn)

Situation similaire en Allemagne et en Suisse

Quand Peillon demande aux enfants de 11 ans s'ils pratiquent la pénétration anale

En khmer "Vincent Peillon" se dit "Pol Pot" : "Il faut arracher l'élève à tous les déterminismes : familial, ethnique, social, intellectuel..."
[pour lui imposer le "déterminisme" choisi par une bande de dégénérés]
citation tirée de ce recueil de citations qui en dit long sur les tentatives masquées des "socialistes"  [mais la droite UMP ne vaut pas mieux]

Paris - 2.2.14 : Plus de 500.000 manifestants contre la familiphobie

La théorie du genre : menace universelle



Source

  Notez bien :
Il n'existe pas de « lobby juif » : cette expression est le résultat d'une traduction erronée de « Jewish lobby ».
Il n'existe pas de « franc-maçonnerie » : cette expression est le résultat d'une traduction erronée de « freemasonry ».
Il n'existe pas de « prédateurs pédophiles » : cette expression est le résultat d'une traduction erronée de « pedophilic predators ».
Il n'existe pas de « rectorat » dans l'Académie de Lyon : cette expression est le résultat d'une traduction erronée de « rectum de rat ».


Crois ce que je dis, ne regarde pas ce que je fais

On remarquera que ce qui se produit en matière de pédophilie (d'un côté, campagnes récurrentes de "lutte" contre ce fléau ; de l'autre, promotion sournoise et portes grandes ouvertes aux pervers) est un phénomène qui existe depuis longtemps dans d'autres domaines : "antiracisme", "lutte" contre le terrorisme, "lutte" contre la drogue, "lutte" contre la grande criminalité, "lutte" contre l'immigration sauvage, etc...



LES COMMUNAUTARISTES TOTALITAIRES ADORENT LES NÉOLOGISMES :

Les sionistes se sont emparés très tôt du mot antisémite pour en faire une arme dirigée contre ces autres sémites que sont les Arabes (mais pas seulement contre eux). Ils ont ensuite forgé (très tard) le mot Holocauste® (avec une majuscule) pour s'approprier le monopole de la souffrance. Ils ont également créé le terme négationniste et donné un sens nouveau au mot révisionniste.

Rien de tel, quand vous voulez agresser verbalement quelqu'un qui vous déplaît, que de lui lancer au visage des mots qu'il ne connaît pas, du moins au début. Avant de réagir, il devra essayer de comprendre où vous voulez en venir. Vous aurez donc dès le départ deux avantages : votre adversaire sera sur la défensive et il ne saura comment s'y prendre pour se défendre. Le temps qu'il comprenne, vous l'aurez coulé. Finalement, c'est bien vous, et non lui, qui disposez de tout l'appareil de désinformation médiatique, académique, scolaire, culturel ; vous aurez donc tout loisir de populariser les néologismes qu'il vous plaira de concocter. L'"antisémite révisionniste et négationniste" aura beau se démener, personne ne l'écoutera. Si, pour tenter de se "disculper", il se place sur votre terrain, adopte votre vocabulaire et proclame qu'il n'est pas "antisémite", pas "révisionniste", pas "négationniste", il aura perdu d'avance. Quand il comprendra, ce sera trop tard. En lui interdisant le choix des armes, la loi - votre loi - lui interdit de se défendre.

Ce qui a si bien réussi aux sionistes ne peut pas faire de mal à leurs petits frères homosexualistes. C'est pour cela qu'a été inventé (dans les années 1970) le mot homophobie. Puisqu'une phobie est une crainte maladive, excessive et infondée, le malade mental n'est plus l'adepte de la pédérastie militante, mais au contraire celui que ce dernier va dénoncer. Ce sera d'abord quiconque ose manifester ouvertement son dégoût pour ces pratiques, puis quiconque s'abstient de soutenir la "cause gay", et finalement ce sera tout un chacun. Pour être "homophobe", il suffira de penser que l'hétérosexualité est une chose normale, de dire qu'un monde dominé par l'homosexualité est voué à la disparition, de soutenir que le mariage est l'alliance d'un homme et d'une femme (et rien d'autre), ou de redouter que son enfant puisse être la victime d'un prédateur "rose".

Les "malades" atteints de "phobie", ce sont donc tous les gens normaux, c'est l'ensemble de la société. 99 % des individus sont des "homophobes" en puissance, tout comme 99 % des individus sont des "antisémites" en puissance. Les deux minorités communautaristes les mieux protégées de tous les temps sont ainsi les plus "persécutées" - terrible recrudescence... qu'il suffit d'invoquer pour pouvoir tout se permettre en toute impunité.

On en revient ici au pouvoir des mots (voir plus haut). Mais ce pouvoir ne joue qu'en faveur de ceux qui ont déjà le pouvoir tout court. En 2007, quand on effectue une recherche Google sur la question, on recueille pour le mot homophobie (néologisme forgé par le tout-puissant lobby homosexuel), un total de 1.850.000 occurrences. En revanche, pour le mot homosexualisme (néologisme utilisé par les adversaires du lobby), on n'en trouve que 1390. Et pourtant, homophobie est un terme péjoratif, voire haineux, tandis que homosexualisme est neutre, puisqu'il se contente de désigner, sans la condamner par avance, l'idéologie homosexuelle militante. Cette disproportion écrasante illustre bien le degré d'emprise de cette idéologie sur notre société. (Si l'on compare l'impact du mot antisémitisme à celui du mot antisionisme, la tendance est la même, bien que le rapport soit moins excessif.)



IL PARAÎT QUE LA PÉDÉRASTIE N'EST PAS UNE MALADIE MENTALE...






TÉLÉRAMA ET LES "FANTAISISTES" :

Nous découvrons par hasard, et avec un certain retard, que Télérama nous a fait l'honneur de mentionner notre existence à l'occasion du premier anniversaire des attentats du 11 septembre. Au cours de son "butinage", la journaliste Florence Gatté est venue se poser quelques instants sur notre site. Ce qu'elle en a retenu est à la fois assez étonnant et suffisant pour nous classer à la rubrique "fantaisistes", juste devant Thierry Meyssan.

Merci, Florence, de nous placer en si bonne compagnie, merci de trouver intéressants certains de nos "documents". Et tant pis pour le reste. Comme l'a dit quelqu'un dont le nom nous échappe, mais qu'aucune bonne école de journalisme n'oublie de citer, il est des cas où une mauvaise publicité est préférable à l'absence totale de publicité.

Le reproche d'"antiaméricanisme" n'est guère surprenant (voir plus haut). Nous savons que critiquer les criminels de guerre de Washington est nécessairement antiaméricain. De même que fustiger Sharon relève de l'antisémitisme, et accuser la mafia est anti-italien. Il y a quelques décennies, on était antifrançais en dénonçant la guerre d'Algérie et germanophobe en disant du mal de M. Hitler...   Pour ce qui est de l'antiaméricanisme, nous nous sentons tout à fait à l'aise dans le camp de Noam Chomsky, de Michael Moore, de Gore Vidal, de Jane Fonda, de Dustin Hoffman, de Ramsey Clark et de quelques millions d'autres Américains "antiaméricains".

Que notre point de vue soit jugé "douteux" ne nous étonne pas davantage puisque nous ne nous alignons pas sur le courant dominant qui porte Télérama et tous les autres médias français. Mais qu'il soit "nauséabon" (sic)*, c'est pour nous une révélation. Espérons que Florence Gatté connaît la signification de ce mot, à défaut d'en connaître l'orthographe. (Soit dit en passant, on écrit en français qu'il s'agit d'un site "en français" et non "en Français". Peut-on encore, en 2002, demander à une journaliste professionnelle de savoir ça ?)

* Elle est bien nauséabonne, celle-là...

Quant au "complot interplanétaire", voilà qui nous laisse pantois...   Si quelqu'un trouve sur notre site la moindre allusion à un complot mettant en jeu des Martiens ou autres extraterrestres, qu'il nous le dise, et nous lui offrirons un abonnement à Télérama.

Mais il ne faut pas être trop méchant. Florence Gatté ne fait que son travail. Elle le fait comme on l'attend d'elle dans le monde de la presse uniformisée : de façon très rapide, très superficielle et en suivant rigoureusement les consignes. Après tout, le magazine Télérama n'est qu'un élément parmi d'autres dans le groupe PVC ; ses rédacteurs sont aussi "indépendants" que peuvent l'être des rédacteurs de La Vie Catholique (groupe PVC) ou du Monde (actionnaire de PVC). Dis-moi quel pain tu manges, je te dirai qui tu es.

Voir ici comment fonctionne la liberté de parole chez Télérama.

Complément d'information : Les Petits Soldats du journalisme - c'est ainsi que sont "formés" les fantassins de la presse en 2003.   Dossier complet

Quand l'AFP nous "informe" : "Saddam Hussein a volé 900 millions de dollars" - sources non identifiées, conditionnel de précaution, spéculations, imprécision.





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