LIBAN
لبنان

- L'autre guerre israélienne -
( II )


I : Liban - Préparatifs - 2005-2006     II : Liban - Agression et résistance - juillet-août 2006

III : Liban - Cessez-le-feu et paix incertaine - 2006-2010     IV : Syrie - Guerre terroriste - 2011-2012     V : 2013     VI : 2014





AGRESSION ET RÉSISTANCE

Juillet-Août 2006




Le Liban martyrisé et crucifié
- les chrétiens sont eux aussi victimes de la barbarie sioniste -
(dessin de Sergueï)


Chronologie :
12 juillet 2006 - la provocation d'Aïta al Chaab     18 juillet - les bouchers sionistes se défoulent
4 août - les tsahalopards piétinent     9 août - ils apprennent à connaître le Hezbollah




Le Liban


La Syrie

Golan annexé et Liban sud occupé
Source : Le Monde Diplomatique
(février 2000 - 84 ko)

Sud du Liban - carte détaillée  (148 ko)

Liban sud - Zone frontalière israélienne - Fermes de Chebaa
(Source : Wikipédia - 123 ko)

Le Litani  (33 ko)

Israël / Palestine - partie nord
(Source : Le Guide du Routard - 98 ko)



La provocation d'Aïta al Chaab

  • 12 juillet 2006 : Près du village d'Aïta al Chaab, en territoire libanais (dans le sud-ouest - voir la carte - 148 ko), accrochage entre les milices du Hezbollah et un détachement de l'armée israélienne qui vient de violer la frontière. Huit tsahalopards sont tués et deux faits prisonniers ; un char est détruit. Cet "incident", voulu et provoqué par l'état-major israélien, mais inattendu quant à son résultat, va contraindre Olmert à avancer de trois mois la date de l'offensive militaire prévue pour le mois d'octobre. Le Premier ministre post-sharognard accuse le Hezbollah d'avoir "envahi Israël" avec la "complicité" des gouvernements libanais, syrien et iranien.

    En France, les pressetitués du sionisme vont dans le même sens et inversent les rôles sans vergogne - lire ici un article du Réseau Voltaire : L'agresseur agressé. Les trois journaux pro-israéliens cités dans l'article ne sont malheureusement pas les seuls à reprendre ce mensonge de propagande. On peut même dire que presque tout le monde les suit sur ce terrain - ce qui n'est pas une raison pour se laisser berner, car c'est bien Israël qui a provoqué cette nouvelle guerre : Don't let them fool you - ISRAEL STARTED IT. Espérons que la provocation sioniste d'Aïta al Chaab sera un jour aussi évidente que la provocation nazie de Gleiwitz qui servit à justifier l'agression contre la Pologne en 1939.

    Voir également : Les agences de presse occidentales victimes consentantes de la censure militaire israélienne - un autre article du Réseau Voltaire.

    Official justification for Israel's invasion on thin ice : comme le signale ici Joshua Frank sur le site www.antiwar.com, même l'AFP (version anglaise), Associated Press et MSNBC ont fait état de la violation de frontière par les Israéliens (avant que les chiens de garde du lobby ne les rappellent à l'ordre).

  • 13 juillet 2006 : L'aviation terroriste de Tel Aviv bombarde Aïta al Chaab et de nombreuses autres localités sud-libanaises, détruit des ponts, des routes, des centrales électriques, des hôpitaux, assassine 53 civils (dont 15 enfants*), met en place un blocus maritime et attaque même l'aéroport de Beyrouth ainsi que le siège de la chaîne de télévision Al-Manar (au grand dam des sionistes, les émissions reprennent au bout de trois minutes depuis un studio clandestin).  Le Hezbollah riposte par des tirs de roquettes contre le nord d'Israël. Une base aérienne*** est touchée, de même que les villes de Nahariya, Safed et Haïfa ; un civil est tué.** Cette riposte est, bien sûr, sans commune mesure avec l'incroyable brutalité de l'agression israélienne. L'Etat gangster juif, assuré de la complicité bienveillante des médias occidentaux, peut agir en toute impunité tout en se faisant passer - comme toujours - pour la pauvre victime.


    * Dans un village du sud-est proche de Nabatiyé, une famille entière (deux adultes et dix enfants) meurt sous les bombes israéliennes.

    ** Détail insolite : la personne tuée à Nahariya était une femme juive "rapatriée" d'Argentine après les attentats "antisémites" des années 1990. En fait, comme l'a révélé l'enquête des autorités de Buenos Aires, ces attentats furent l'oeuvre du terrorisme israélien. Le pire danger pour les Juifs, en Israël comme en Argentine et partout dans le monde, c'est le fascisme sioniste...  Comme pour confirmer le rôle de cette clique criminelle dans la promotion du terrorisme international, trois semaines plus tard (le 9 août), la police argentine arrête à l'aéroport de Buenos Aires un diplomate israélien en possession d'une quantité considérable d'explosifs - détails.

    *** Selon le journaliste britannique Robert Fisk, quelques semaines plus tôt, un drone téléguidé du Hezbollah a effectué une mission de reconnaissance dans le nord d'Israël et photographié cette base située à Miron, qui abrite un centre militaire ultra-secret chargé de contrôler le trafic aérien des pays arabes voisins (nom de code : Apollo). Les contrôleurs israéliens ne se sont aperçus de rien. Chapeau !... On ignore l'étendue des dégâts causés par l'attaque-surprise du 13 juillet, mais quoi qu'il en soit, le choc a dû être rude pour l'état-major militaire de l'Etat voyou.


  • 14 juillet 2006 : Les tueurs d'Olmert bombardent la banlieue sud de Beyrouth où vivent de nombreux chiites partisans du Hezbollah ; il y a une vingtaine de morts. Les barbares israéliens, conformément à leur plan préétabli, détruisent sytématiquement l'infrastructure du Liban (routes conduisant vers la Syrie, réserves de carburant, centrales électriques, aéroports...) Pendant ce temps, la presse occidentale continue de colporter la fable selon laquelle l'objectif de Tel Aviv serait de délivrer ses deux soldats - soldats dont Olmert a lui-même provoqué la capture. En fait, le sort des militaires israéliens - et à plus forte raison celui des civils - n'a jamais préoccupé les sionistes. Le seul intérêt de la chair à canon "sacrifiée", c'est qu'elle permet une exploitation médiatique de tout premier ordre.

    Malgré ses modestes moyens, le Hezbollah résiste, lance quelques douzaines de roquettes sur le nord d'Israël (où il y a deux morts) et parvient à détruire un navire de guerre* qui canonnait Beyrouth. Bien entendu, l'armée officielle du Liban (une armée d'opérette) ne réagit pas - ce qui n'est guère étonnant compte tenu du manque total de cohésion nationale de ce pays (voir Liban I).

    * Le navire aurait été détruit à l'aide d'un drone téléguidé bourré d'explosif. Quatre marins sont portés disparus (en clair : on n'a pas encore retrouvé les morceaux ; les requins ont dû se charger du nettoyage). Un peu plus tard, les services de propagande israéliens prétendent que c'est un missile iranien qui a "endommagé" le bâtiment et que des militaires de Téhéran sont actifs au Liban. Tous les moyens sont bons pour "justifier" l'extension de la guerre.

    Crimes israéliens au Liban : le témoignage de Robert Fisk

  • 15 juillet 2006 : L'agression se poursuit tandis que les grandes compagnies pétrolières et les spéculateurs font grimper le prix du pétrole à 80 dollars le baril.  Bien entendu, la junte Bush soutient à fond ses amis israéliens.* En Europe, les avis sont partagés (mais pas trop). Chirac-Guignol* proteste mollement, sans qu'on sache exactement contre qui ou quoi. Merkel-Bécassine, l'ex-secrétaire des Jeunesses communistes de RDA devenue chancelière allemande après avoir trahi son mentor Helmut Kohl, se montre plus américano-sioniste que les pires des néo-cons. Entre elle et le boucher texan, c'est maintenant le grand amour (à tel point que Blair est jaloux). Mais tout cela ne veut pas dire grand-chose. Si un jour Bush devait être renversé et jugé, Angèla Merdel serait la première à témoigner contre lui. (Et si les talibans venaient à prendre le pouvoir en Allemagne, elle serait aussitôt volontaire pour endosser la burka.) Avec de pareils politiciens, les Libanais n'ont rien à espérer de l'Union Européenne.

    * Deux citations :
    1) "Quand Israël lui ordonne de sauter en l'air, l'Amérique demande : à quelle hauteur ?..." (Justin Raimondo, journaliste américain)
    2) "On ne peut pas dire que les sionistes tiennent Chirac par les couilles - il n'en a pas..." (lu dans un forum)


    Les Libanais n'ont rien non plus à attendre de l'ONU - mais là personne ne se fait d'illusions. Demander un cessez-le-feu sans sanctionner l'agresseur ne mène à rien. Olmert le sait et profite à fond de la situation. Avant de cesser quoi que ce soit, il pose trois conditions :

    1. libération des soldats "enlevés"

    2. application de la résolution 1559

    3. désarmement du Hezbollah

    A quoi le Hezbollah pourrait répliquer par les préalables suivants :

    1. libération de tous les Libanais et Palestiniens kidnappés par Israël

    2. application des 60 résolutions de l'ONU violées par l'Etat voyou

    3. désarmement de l'armée d'agression

    4. évacuation de tous les territoires occupés

    5. dissolution de l'Etat raciste juif

    6. retour des réfugiés

    7. indemnisation totale des dommages infligés par les sionistes aux Libanais et aux Palestiniens

    8. jugement des criminels de guerre et terroristes israéliens

    Et une fois ces huit conditions remplies, on pourrait bien gentiment s'asseoir à la table des négociations...  Autant dire tout de suite au successeur de Sharon qu'il peut aller se faire foutre.

  • 16 juillet 2006 : Après quatre jours de guerre, on compte déjà 110 civils tués au Liban. Les sionistes bombardent tout ce qui leur tombe sous la main. A Marwaheen, un village frontalier sunnite du sud-ouest, ils massacrent une vingtaine de personnes (hommes, femmes et enfants) qui quittaient les lieux en convoi comme le leur avait ordonné l'armée israélienne.* Ailleurs, les barbares incendient des stations-service, détruisent des routes et des ponts. Ils attaquent même les postes de contrôle de la frontière libano-syrienne. Une agression directe contre Damas semble imminente.

    Les criminels de Tel Aviv sont en train de réaliser leur Clean Break.  Et le monde laisse faire car ils sont intouchables...

    * Robert Fisk (The Independent) décrit ainsi le massacre de Marwaheen : "All the civilians killed by the Israelis had been ordered to abandon their homes in the border village by the Israelis themselves a few hours earlier. Leave, they were told by loudspeaker; and leave they did, 20 of them in a convoy of civilian cars. That's when the Israeli jets arrived to bomb them, killing 20 Lebanese, at least nine of them children. The local fire brigade could not put out the fires as they all burned alive in the inferno. Another 'terrorist' target had been eliminated."

    La résistance libanaise, qui est presque exclusivement le fait du Hezbollah, ne reste pas les bras croisés. Elle continue de lancer ses roquettes Katioucha contre le nord d'Israël : Tibériade, Acre, Haïfa (9 morts dans cette ville). Mais tout cela, apparemment, n'impressionne pas outre mesure la société israélienne. La clique militaire qui dirige de facto le pays - pudiquement cachée derrière la feuille de vigne de la "démocratie" civile - est plus puissante que jamais.

    Dans l'espoir de venir à bout du Hezbollah, les dirigeants terroristes juifs veulent vider le sud du Liban de toute sa population. Ils ont déjà commencé à Marwaheen ; ils continueront ailleurs - comme en Palestine en 1948-49 (expulsion forcée de 750.000 personnes, Deir-Yassine). Et ils prétendront, encore une fois, que les gens sont partis "de leur propre gré".

  • 17 juillet 2006 : Encore une cinquantaine de civils libanais massacrés dans le sud en l'espace de 24 heures. Et l'épuration ethnique bat son plein : en une seule journée, 15.000 réfugiés affluent à Tyr - où ils ne sont pas pour autant à l'abri des bombes et des missiles israéliens.

    Sous prétexte d'évacuer leurs ressortissants, les USA et la Grande-Bretagne envoient des navires de guerre au Liban. Ils pourront, le moment venu, prêter main-forte aux sionistes si leur invasion terrestre (qui est sur le point de commencer) ne se déroule pas comme prévu. Les autres pays occidentaux ne veulent pas s'engager militairement (pas encore), mais ils ne font rien non plus pour stopper les massacres, même lorsque leurs ressortissants sont parmi les victimes. Deux Allemands et huit Canadiens ont déjà été tués par les terroristes juifs en uniforme, mais pour Angela Merkel et Stephen Harper, l'obéissance à Israël passe avant la vie des compatriotes, surtout lorsqu'il s'agit de couples binationaux. (Très, très louches, de toute façon, ces gens qui se marient avec des Arabes...) On continue donc, à Berlin et à Ottawa (comme partout ailleurs dans le monde sionisé), d'exiger la libération des tsahalopards "enlevés" au lieu de prendre des mesures de rétorsion contre le régime de Tel Aviv.

    Et pourtant, les kidnappeurs, ce ne sont pas les combattants du Hezbollah mais bien les terroristes de l'Etat juif. Une bonne centaine de Libanais croupit encore, en 2006, dans les prisons et les camps d'Israël - depuis des années, sans motif, sans jugement, sans condamnation. Certains de ces camps sont même secrets, c'est-à-dire qu'ils n'ont aucune existence officielle, par exemple la Facility 1391 située dans le nord, à proximité de la route Afoula-Hadera, pas très loin de Haïfa. Torture, humiliation et sévices sexuels y sont pratiqués couramment. Avec Abou-Ghraïb et Guantánamo Bay, les Américains n'ont rien inventé. Ils se sont contentés de reprendre le savoir-faire des tortionnaires de l'Etat "le plus démocratique" du Moyen-Orient.

    Pour ce qui est de l'évacuation des 25.000 citoyens américains bloqués au Liban, le journaliste américain Webster G. Tarpley fait remarquer que le gouvernement US ne fait strictement rien. Il semblerait, au contraire, qu'on veuille que ces gens restent sur place afin qu'Israël puisse perpétrer contre eux quelque mauvais coup qui serait aussitôt imputé au Hezbollah, à la Syrie ou à l'Iran.

    En attendant, le Hezbollah résiste toujours ; quelques roquettes tombent sur Nazareth et Afoula. Les imposteurs sionistes et leurs laquais poussent des cris d'horreur sous prétexte que des civils israéliens ont perdu la vie (une douzaine en tout depuis cinq jours, auxquels il faut ajouter une douzaine de militaires). Les pertes libanaises, elles, sont quinze fois plus élevées, mais cela ne compte pas : pour certains, la vie de cent Arabes a moins de valeur que celle d'un seul Juif. Quant aux dégâts matériels, mille fois plus graves au Liban qu'en Israël, inutile d'en parler...

    L'information est plus que jamais défaillante. La télévision libanaise Al-Manar (que les sionistes ont fait interdire en Europe il y a quelque temps) émet encore malgré les bombes, mais son site Internet est bloqué - comme toutes les autres sources importantes hostiles aux tueurs de Tel Aviv.

    A l'extérieur du pays, les résistants libanais sont tragiquement isolés. Si la "rue" arabe est totalement derrière eux, tous les gouvernements corrompus et autres dictatures de Jordanie, d'Egypte, d'Arabie, etc. font cause commune avec les agresseurs sionistes - comme d'habitude. Damas se tait en attendant que vienne son tour. Téhéran gesticule et menace, mais sans rien faire de concret. Face à la menace d'un holocauste nucléaire déclenché par la clique judéo-fasciste, l'Iran se garde bien d'intervenir. D'ailleurs, les provocateurs israéliens n'attendent que ça.

    Juillet 2006 - le sionisme dans toute sa splendeur :

    Les tueurs psychopathes de "Tsahal" font dédicacer par des enfants israéliens
    les obus qui iront massacrer des enfants libanais
    (Source : 'From Israel to Lebanon')


Les bouchers sionistes se défoulent

  • 18 juillet 2006 : Les attaques contre la population civile continuent (déjà 250 morts). Parallèlement, les agresseurs bombardent des casernes de l'armée régulière libanaise et tuent une vingtaine de soldats. On ignore ce que fait cette armée pour défendre le pays et pour se défendre elle-même ; en tout cas, elle se garde bien de riposter en frappant Israël. Est-ce dû au manque d'avions ? De missiles ? D'artillerie ? Ou bien, tout simplement, au manque de volonté et de courage ? A quoi sert une telle armée ? Pauvre Liban...

    Au sol, l'invasion des forces terroristes israéliennes (ITF) a commencé.


    Les bouchers sionistes entrent au Liban
    (dessin de Carlos Latuff - caricaturiste brésilien)

  • 19 juillet 2006 : C'est la journée la plus meurtrière : plus de 70 civils tués. Jour et nuit, l'aviation, la marine, l'artillerie et les chars israéliens inondent le Liban de bombes, d'obus et de missiles (payés par le contribuable américain et, dans certains cas, européen). Toutes les régions sont touchées, y compris celles où le Hezbollah n'a jamais mis les pieds. Les quartiers chrétiens de Beyrouth sont également bombardés ; plusieurs églises détruites. En huit jours, tout ce que les Libanais avaient reconstruit au cours de ces quinze dernières années est de nouveau en ruines :


    Cette agression militaire est la pire que l'Etat terroriste juif ait jamais perpétrée. Et pourtant, les agressions ne manquent pas dans l'histoire d'Israël. Même l'invasion de 1982 n'avait pas atteint, au bout de quelques jours, cette folie destructrice, cette rage maladive d'anéantir, de "punir collectivement" - pour employer une des expressions favorites de ces judéo-fascistes qui se croient au-dessus de tout.

    C'est la première fois aussi, qu'un petit Etat de six millions d'habitants dévaste sous nos yeux un autre pays plus petit encore (et surtout infiniment plus faible). Jusqu'à présent, et principalement depuis 1990, ce sont les USA qui nous avaient habitués à de tels actes de barbarie (Irak, Yougoslavie, Afghanistan et encore Irak). Cette fois l'Etat voyou numéro un laisse faire : c'est une "première" qui ne présage rien de bon pour l'avenir. Israël n'est plus seulement la menace régionale qu'il a toujours été pour ses voisins, il est devenu un fléau majeur à l'échelle mondiale. C'est la mainmise toujours plus radicale de la richissime mafia sioniste sur les centres de décision des Etats-Unis qui a permis cette évolution. Un retour en arrière est impensable, tant que cette mainmise persistera.

    Mais le pire, bien sûr, c'est l'atroce passivité du monde face à cette barbarie. Aucun Etat ne proteste vraiment, ne rompt ses relations diplomatiques avec les terroristes de Tel Aviv, ne les menace à son tour. La puissance du lobby "qui n'existe pas" est telle que personne n'ose intervenir, même verbalement, pour contrer l'agression - exception faite du Venezuela. Dans les médias, il n'est question que de "conflit entre Israël et le Hezbollah", comme si ce n'était pas le Liban tout entier qui pâtissait de cette guerre. C'est comme en 1999, lorsque la presse nous vendait les bombardements criminels de l'OTAN sur Belgrade et d'autres villes yougoslaves sous le nom de "guerre du Kosovo". Quelqu'un, au sommet, donne la consigne, et d'un bout à l'autre de la planète, tous les "journalistes" (ou presque) répètent et recopient à l'infini. C'est ainsi que naissent les "vérités historiques".

    Dans le meilleur des cas, on parle des victimes libanaises comme s'il s'agissait de victimes d'une catastrophe naturelle. Tremblement de terre au Pakistan, tsunami en Indonésie, chaleur extrême en France, frappes israéliennes au Liban : personne n'y peut rien. Nous n'avons aucune influence sur les causes de ces phénomènes ; efforçons-nous d'en guérir partiellement les effets. L'élyséesque Guignol "gère" la "crise libanaise" comme il "gère" la canicule. Il envoie son Galouzeau préféré faire le clown sur le terrain. "Alors, mon brave, ça va ?...  Vous n'avez pas trop chaud, on vous donne suffisamment à boire ?..." (Dehors, devant la maison de retraite, le chauffeur attend dans la voiture climatisée de M. le Premier ministre). Pareil à Beyrouth. L'ambassade israélienne a promis de ne pas l'attaquer pendant son court séjour là-bas. Il ne risque rien, les sionistes ne mentent jamais. Bien sûr, au début, il ne voulait pas y aller, n'ayant aucune envie de répandre son précieux sang bleu sur l'asphalte libanais. Mais il n'avait pas le choix : Chirac avait menacé d'envoyer Sarkozy en "mission" à sa place.

    Comme toujours en pareil cas, les "préoccupations humanitaires" permettent de dévier du sujet, de ne pas dénoncer le responsable de la catastrophe, de l'agression, des crimes. Surtout ne pas lui faire de peine ; il serait capable de ne pas nous inviter au prochain dîner du CRIF.*

    * Dîner de cons "au sommet" organisé tous les ans en janvier-février par la toute-puissante organisation mafieuse des Crapules Racistes Israéliennes de France. Les dirigeants politiques de la République française "souveraine" y vont pour renouveler leur serment de fidélité au lobby et recevoir, selon le cas, un certificat de bonne conduite ou un coup de baguette sur les doigts.

    Quelques photos des atrocités sionistes au Liban (sur le site 'From Israel to Lebanon').

    Parmi les "arguments" avancés par l'extrémiste pro-israélien Bernard Henry-Lévy pour "justifier" l'agression militaire, nous avons relevé celui-ci : "Comment pouvait-on éviter d'intervenir au Liban dès lors que le gouvernement de celui-ci compte plusieurs ministres Hezbollah ?..."  Excellent motif, en effet, semblable à celui utilisé contre les Palestiniens, coupables d'avoir élu un gouvernement Hamas. Ces Arabes n'ont pas encore compris que la vraie démocratie consiste à faire ce que veulent les sionistes. Ils devraient lire plus souvent les oeuvres "philosophiques" de BHL.  (Si l'on devait appliquer à Israël le principe béachélien, il faudrait bombarder le pays sans attendre, sous prétexte qu'il y a des députés du Likoud et de Kadima à la Knesset. Ce serait la fin, tant redoutée par BHL et ses complices, de l'Etat terroriste juif. Nous tenons à souligner que l'idée est de lui - implicitement.)

  • 20 juillet 2006 : Toujours autant de massacres. Et plus de 500.000 réfugiés libanais chassés de chez eux. Les envahisseurs pratiquent la politique de la terre brûlée dans le sud du pays. Puisque le Hezbollah s'y déplaçait comme un poisson dans l'eau, les barbares "assèchent" tout : plus d'eau, plus de poisson. Mais à moins de tuer toute la population, les fascistes de Tel Aviv ne parviendront pas à éliminer la résistance libanaise. Ils n'ont pas non plus réussi, malgré des décennies d'oppression coloniale, à venir à bout des Palestiniens. En fait, depuis la guerre de 1973 (perdue par Israël), le "projet" sioniste est en pleine stagnation, en état de faillite morale. Si l'Etat voyou juif existe encore, ce n'est que grâce aux centaines de milliards extorqués au monde extérieur, en particulier aux Etats-Unis, et parce que l'hydre sioniste dispose du plus gigantesque appareil de désinformation que le monde ait jamais vu.

    A Washington, le Chambre des Représentants ("la Knesset américaine", comme dit Pat Buchanan*) apporte par 410 voix contre 8 son appui inconditionnel à l'action criminelle d'Israël. Au Sénat, le taux de soutien aux massacreurs est de 100 %.

    * Conservateur républicain à l'ancienne ; un des rares députés osant encore critiquer l'Etat juif.

    L'ONU "s'inquiète"... et menace les victimes : Les complices de la guerre israélienne sont partout, y compris, bien sûr, au sein de l'organisation internationale. Kofi "Oncle Tom" Annan, que personne n'a jamais entendu condamner Israël, demande un cessez-le-feu et renvoie l'Etat juif et le Hezbollah dos à dos. Pas question de dénoncer l'agresseur.* Devant les caméras de télévision, il débite son discours habituel (creux, banal, stupide, veule) sur les "risques humanitaires" en l'assortissant d'un appel à la modération et de quelques égratignures sur le "caractère disproportionné de la réaction d'Israël". Comme si l'Etat terroriste juif avait "réagi", comme s'il n'avait pas lui-même provoqué cette guerre. Alors, "disproportionné" par rapport à quoi ? Par rapport à ce qu'Israël fait d'habitude en toute impunité ?...

    * Le 17 juillet, le cireur de bottes préféré de George Bush s'en prenait directement au Hezbollah dans une déclaration commune faite avec le criminel de guerre britannique Tony Blair. Les deux hommes revendiquaient le déploiement d'une force internationale (encore une) dans le sud du Liban "afin de faire cesser les attaques contre Israël".

    La Canadienne Louise Arbour, qui porte le titre de Haute Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme, va plus loin et ajoute la perfidie à la lâcheté. Elle menace de poursuites "ceux des belligérants qui se rendraient coupables de crimes de guerre". Sachant que Mme À-rebours a, des années durant, présidé le "tribunal" illégal mis en place par les criminels de guerre de l'OTAN pour juger Slobodan Milosevic, et connaissant le zèle qu'elle a mis à exécuter les ordres de ses commanditaires, on peut s'attendre au pire après une "victoire israélienne". Les néo-cons sionistes et leurs pantins de la Maison Blanche ont certainement prévu un procès à grand spectacle aux dépens des "terroristes du Hezbollah" qu'ils parviendront à kidnapper. Gageons que les responsables des atrocités israéliennes commises sous les yeux de l'ONU au Liban n'ont rien à craindre de ce côté-là.



  • 21 juillet 2006 : Les combattants du Hezbollah continuent de résister aux envahisseurs. Il semblerait qu'ils aient détruit deux chars et deux ou trois hélicoptères israéliens, et peut-être même un chasseur F-16. Plusieurs tsahalopards auraient été tués. Mais la censure militaire de l'Etat terroriste juif fait le black-out sur la nature exacte de ces pertes. Comme les Américains en Irak, l'armée sioniste ne connaît que les "accidents" et les "collisions en vol au cours d'une séance d'entraînement". Personne ne parle non plus des roquettes du Hezbollah tombées sur un poste de commandement israélien à Safed.

  • 22 juillet 2006 : La résistance libanaise dans le sud est beaucoup plus forte que ce qu'en dit la propagande sioniste relayée par les médias. Si les tueurs de "Tsahal" annoncent tous les matins que l'offensive terrestre à grande échelle est en cours, et nous racontent chaque soir qu'elle va bientôt commencer, c'est que les choses ne se déroulent pas aussi bien qu'ils le prétendent. Le politologue libanais Saïd Dudin, dans une interview donnée au journal allemand junge Welt depuis le Liban sud, signale que les agresseurs tentent en vain depuis plusieurs jours de récupérer les cadavres de leurs soldats morts dans les chars détruits par le Hezbollah. Beaucoup de militaires et officiers de l'armée libanaise se sont joints à la résistance sans attendre les ordres (ordres qui de toute façon ne viendront pas). Si certains hommes politiques libanais rendent le Hezbollah responsable de ce qui arrive maintenant (les déclarations ambiguës ne manquent pas), la population fait preuve de solidarité. Dudin cite le cas de réfugiés chiites accueillis à bras ouverts par les communautés chrétiennes du Mont-Liban.

    La FINUL (force intérimaire de l'ONU) joue au Liban un rôle peu ragoûtant, confirme Dudin. Au lieu d'aider la population civile, les Casques bleus refoulent les réfugiés qui viennent leur demander protection. Une famille libanaise que les "soldats de la paix" venaient de chasser a trouvé la mort dans sa voiture cent mètres plus loin, après avoir été attaquée par un hélicoptère de combat israélien.

    Entendu en Israël en juillet 2006 : Dis, papa...

    Les fascistes israéliens utilisent des bombes au phosphore contre la population libanaise (jpg - 28 ko).

    Si la situation n'était pas si tragique, on pourrait en rire : un certain Rowan Scarborough (un "expert") écrit dans le Washington Times que "le Hezbollah reçoit la plupart de ses missiles de Téhéran, qui les achemine par la route via la Syrie."  On savait déjà, grâce à George Bush, que les Iraniens possèdent toute une panoplie de bombes "nuculaires" (achetées en Corée du Nord), mais on ignorait encore l'existence d'une frontière commune avec la Syrie. A moins qu'ils n'aient creusé un tunnel de 400 kilomètres sous l'Irak sans que personne s'en aperçoive. (Voilà qui fait penser à Ronald Reagan - le diable ait son âme - lorsqu'il dénonçait, carte truquée à l'appui, les infiltrations de "rebelles communistes" à la "frontière entre le Nicaragua et le Salvador". Plus récemment, un autre Américain avait découvert une frontière entre la Pologne et l'Autriche. Sans oublier la fameuse carte de France de CNN. Pour faire la guerre dans le monde entier, pas besoin de connaître la géographie.)

  • 23 juillet 2006 : Les raids aériens de l'Etat terroriste se poursuivent, y compris dans les régions majoritairement chrétiennes du Nord et du Centre. A Tyr, des sauveteurs de la Croix-Rouge libanaise se trouvent parmi les victimes. Bien entendu, l'écrasante majorité des morts et des blessés n'a rien à voir avec le Hezbollah. Mais comme dirait le fasciste juif américain Dershowitz (professeur de "droit" à Harvard et partisan de la torture), les Libanais tués étaient des "complices" du parti islamique ; ils n'avaient qu'à être ailleurs, Israël les avait prévénus...

    Dans le sud du pays, les troupes israéliennes d'invasion kidnappent maintenant tous les civils libanais qui leur tombent sous la main (hommes en âge de combattre) et déclarent qu'il s'agit de "terroristes du Hezbollah". Un camp spécial a été érigé en hâte près d'une base militaire dans le nord d'Israël. De toute évidence, les prisons secrètes et autres centres de torture ne suffisent plus.

    Malgré douze jours de bombardements systématiques, le Hezbollah est toujours là et ses roquettes continuent de troubler le sommeil des Israéliens (deux morts à Haïfa - merci Olmert). L'armée sioniste hésite à lancer une grande offensive au sol de crainte que ses pertes ne soient trop élevées - ce qui ferait tomber la "popularité" de cette guerre en Israël (90 % des habitants juifs soutiennent l'agression). Si le Hezbollah réussit à tenir assez longtemps et à entraîner les agresseurs dans un nouveau bourbier, la situation pourrait changer. Comme leurs acolytes américains, les barbares de Tel Aviv sont imbattables quand il s'agit de détruire un pays et de massacrer sa population civile, mais ils sont parfaitement incapables de venir à bout d'une guérilla.

  • 24 juillet 2006 : Tandis que les massacres de civils se poursuivent, les troupes israéliennes piétinent dans le sud. Après une semaine d'incursions, l'armée la plus puissante du Moyen-Orient n'a progressé que de deux ou trois kilomètres en territoire libanais. Les tsahalopards se vantent d'avoir "pris" le village de Maroun er Ras (détruit auparavant et vidé de ses habitants) et d'être sur le point de "s'emparer" de Bint Jbeil. Un coup d'oeil sur la carte permet de mesurer l'ampleur réelle de ce "succès". Ils sont à peine plus loin que les provocateurs du 12 juillet.  Et les glorieux conquérants ont eu au moins deux morts, sans compter l'hélicoptère Apache abattu par le Hezbollah. (Communiqué officiel : l'appareil a "heurté une ligne à haute tension". Ben voyons...)*

    * A ce propos, signalons qu'un des MdS (menteurs de service) des ITF (Israel Terrorist Forces) est le général Gadi Eisenkot (nom à consonance allemande que l'on pourrait traduire en anglais par Ironshit ou, en français, par Merde de fer, ce qui est nettement moins poétique, il faut l'avouer).

    S'il est vrai que la résistance dispose d'un système de défense à la vietnamienne (caches et abris souterrains, tunnels, tranchées invisibles) comme l'écrivent certains journaux, alors les envahisseurs ne sont pas au bout de leurs peines. On comprend qu'ils aient lancé l'idée d'une "force d'interposition" de l'OTAN. De cette manière, ils pourraient limiter leurs pertes, tandis que ces bonnes poires de Français, Allemands, Turcs, Tchèques ou Polonais se feraient tuer à leur place. Crever pour Israël - quoi de plus noble en 2006 ?...

  • 25 juillet 2006 - Citations du jour :

    • "Je suis profondément préoccupée par la situation du peuple libanais" (Conne-doleezza Rice, marionnette pro-israélienne et ministre américaine de l'immixtion dans les affaires étrangères)

    • "La diplomatie viendra-t-elle à bout de la guerre qui gronde à la frontière libanaise ?" (Entendu par hasard à la radio, auteur inconnu - Heureusement que les diplomates sont là pour affronter cette nouvelle catastrophe naturelle. Espérons que la frontière libanaise ne sera pas trop affectée par les grondements. Dieu merci, les Libanais qui habitent loin de la frontière - à Beyrouth, Saïda ou Baalbek - n'ont rien à craindre.)

    • Sur le site des Patrons juifs de France, un certain Menahem Macina (alias Goebbels ex macina) fait l'apologie des crimes israéliens. A propos des bombes au phosphore lancées par ses potes sur les enfants libanais (voir plus haut - 19 et 22 juillet), le dément dément formellement. C'est pas vrai, c'est une "calomnie". En réalité, "les victimes apparemment brûlées au phosphore l'ont été suite à des explosions provoquées par des bombes israéliennes larguées sur des caches d'armes du Hezbollah, qui elles, à n'en pas douter, contenaient de telles armes prohibées". Pour innocenter les criminels de guerre israéliens, ces pauvres cons de fachos sionards sont prêts à toutes les contorsions - le Cirque de Tel Aviv n'est rien à côté de ça. Les temps sont vraiment durs. (Le dessinateur brésilien Carlos Latuff propose ici une autre explication - gif - 117 ko)

      Les nazis juifs d'Israël n'utilisent pas seulement des bombes au phosphore, mais aussi des bombes à fragmentation contre les civils libanais (à Blida, le 19 juillet, 12 morts dont 7 enfants). Et non seulement, ils les utilisent, mais ils en "justifient" l'utilisation : Israel Defends Use Of Cluster Bombs. D'ailleurs, les habitants des villages du sud sont habitués à ce genre d'attaques. Ils les subissaient même "en temps de paix" (en mai 2006, par exemple). L'armée terroriste israélienne dispose également d'obus à l'uranium "appauvri" made in USA - armes qui font des ravages en Irak et en Afghanistan, parmi les civils et même parmi les militaires américains. La liste des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis par Israël s'allonge de jour en jour. Les destructions d'ambulances transportant des blessés se multiplient, elles aussi : plus de dix depuis le début de l'agression. Et là aussi, l'Etat voyou se "justifie" en prétendant que "tous les camions et véhicules de grande taille sont des cibles légitimes".

    • Un général israélien - pas Ironshit, un autre - menace les Libanais dans le plus pur style hitlérien : "Pour chaque roquette lancée par le Hezbollah sur Haïfa, nous détruirons dix immeubles de Beyrouth." (Les occupants nazis, eux, fusillaient dix otages - ou plus - pour chaque soldat allemand abattu par la résistance.) En fait, les Israéliens détruisent déjà, depuis le 12 juillet, plus de dix maisons libanaises par roquette tirée sur Haïfa. Mais ils le font avant que les katiouchas ne touchent leurs propres maisons. C'est le Hezbollah qui serait en droit de menacer de la sorte. Il ne le fait pas, parce qu'il lui faudrait posséder infiniment plus de roquettes qu'il n'en a, s'il voulait en lancer dix pour chaque maison libanaise détruite, ou pour chaque pont, chaque route, chaque centrale électrique, chaque usine, chaque station-essence, chaque aéroport, chaque émetteur de télévision, chaque école, chaque hôpital... Et puis, c'est aussi une question de mentalité. Le Hezbollah se défend et défend le Liban. Il n'est pas mû par un sentiment de supériorité raciale qui l'autoriserait à "punir" pour insubordination des Untermenschen (sous-hommes) d'une race inférieure non élue. L'idéologie sioniste et tout le fatras pseudo-historique et pseudo-religieux qui la sous-tend sont à vomir.

    Les judéo-fascistes peuvent tout se permettre, en toute impunité. Ils attaquent même un poste d'observation de la FINUL à Khiam et tuent quatre soldats de l'ONU. Réaction de Kofi "Oncle Tom" Annan : il demande aux tueurs de faire une enquête. Ce type est tellement servile, qu'il ne protesterait même pas si les massacreurs israéliens égorgeaient sous ses yeux toute sa famille. Il demanderait bien poliment l'ouverture d'une "enquête".

    Rarissime - sinon unique - dans la "grande" presse : un article publié par La Libre Belgique, présente enfin la vérité toute nue : C'est le sionisme qui mène à la guerre  par Nico Hirtt. A lire absolument.

  • 26 juillet 2006 : La plus puissante armée du Moyen-Orient, avec ses 400.000 soldats + les réservistes, fait du sur-place à quatre kilomètres de sa frontière nord, face à des groupes armés qui comptent tout au plus 5.000 combattants. C'est pas juste, ils résistent trop, c'est de l'antisémitisme...

    Les tsahalopards ont au moins neuf morts à Bint Jbeil* en une seule journée (douze selon Al-Arabiya, une chaîne de télévision des Emirats ; treize selon Reuters). Si ça continue comme ça, l'opinion publique israélienne va s'affoler - elle s'affole toujours lorsque le nombre de Juifs tués est égal ou supérieur au dixième du nombre d'Arabes tués. Mais ça ne l'empêche pas d'applaudir à la guerre. Massacrez autant d'Arabes que vous voudrez, mais de grâce faites que les Juifs soient épargnés. Les pacifistes israéliens se font plus rares que jamais et doivent faire face à l'hostilité de la population et de la police.

    * Depuis Qlaya (près de Khiam, Liban sud), Robert Fisk décrit dans The Independent la bataille de Bint Jbeil : " Outre les soldats israéliens tués, d'autres sont encore encerclés, victimes d'une embuscade dévastatrice du Hezbollah dans ce qui devait être une opération militaire réussie contre un 'centre terroriste'. " Selon Fisk, il y a peut-être même 17 morts israéliens. Les militaires piégés sur la place centrale de Bint Jbeil ont appelé des renforts, mais les chars envoyés à la rescousse ont eux-mêmes été attaqués et incendiés par les combattants libanais. "Israël est-il en train de perdre sa guerre du Liban ?" demande Fisk. Le journaliste anglais confirme également que le poste d'observation des Nations Unies n'a pas été attaqué par inadvertance, mais sciemment et ce, huit heures durant, jusqu'à ce qu'il soit entièrement détruit ; un hélicoptère israélien observait la scène. (L'armée israélienne ne s'est pas contentée de détruire le poste ; elle a aussi tiré sur les sauveteurs de l'ONU venus pour dégager les survivants.)

    L'article de Robert Fisk contient une foule de détails qui permettent de mieux comprendre la situation actuelle au Liban sud. Fisk connaît le pays depuis trente ans.


    Dans le nord d'Israël, les katiouchas du Hezbollah continuent de pleuvoir. Il y a de nombreux blessés, mais on est loin, très loin du martyre enduré par les Libanais. A Haïfa, où une usine de produits chimiques a été incendiée par une roquette, le port est fermé au trafic commercial. Les gens commencent à se plaindre de l'inconfort des abris - les pauvres... (Ils ont encore leurs maisons et leurs abris - au Liban, par contre, on compte déjà 800.000 personnes qui n'ont ni l'un ni l'autre.)

    Le fait est que les dirigeants de l'Etat terroriste juif n'avaient pas prévu que cette nouvelle guerre leur causerait tant de difficultés. Ils comptaient "en finir" très vite avec le Hezbollah. Au début, ils se donnaient une semaine, puis deux. A présent, ils ont renoncé à tout calendrier précis - comme leurs homologues US en Irak. A l'origine, il était question de détruire le parti islamique ; maintenant on se fixe pour objectif de l'affaiblir, de le désarmer. Qu'ils y viennent, comme dirait Bush...

    Les bouchers sionistes n'ont pas compris que chaque bombe qui tombe sur le Liban, au lieu dresser les Libanais contre le Hezbollah, contribue au contraire à rehausser son prestige, car il incarne la résistance nationale et a pratiquement pris la place de l'armée libanaise défaillante. Depuis longtemps déjà, l'organisation chiite (11 % des sièges aux dernières élections, par suite de la sous-représentation voulue par la loi électorale) jouit non seulement du soutien de tous les Libanais chiites, y compris ceux d'Amal, le parti concurrent (donc, en tout, entre un tiers et 40 % de la population), mais encore de celui de nombreux Libanais d'autres confessions, chrétiens maronites en particulier. Le président Emile Lahoud et le général Aoun (chrétiens tous les deux) appuient ouvertement l'action du Hezbollah.* Les dirigeants politiques sunnites (comme le Premier ministre Siniora) et druzes (comme Joumblatt) sont beaucoup plus nuancés, mais il est certain que cela ne reflète pas les sentiments de leurs électeurs. Jusqu'à présent, seuls les anciens des Phalanges ont pris clairement position pour l'agresseur israélien et contre le Hezbollah. C'est là que les envahisseurs iront chercher leur Quisling ou leur Pétain, si jamais ils décident d'instaurer un gouvernement fantoche au Liban.

    * Dans une interview à la CBC canadienne, Lahoud déclare à propos du chef du Hezbollah : "Les Libanais ont beaucoup de respect pour Nasrallah, et moi aussi, j'ai beaucoup de respect pur lui." Dans cette interview, le président cite en outre un sondage selon lequel 86 % des Libanais soutiennent le Hezbollah dans son combat contre Israël.

  • 27 juillet 2006 : Les services de sécurité libanais (ils fonctionnent encore) viennent d'arrêter une cinquantaine d'espions pro-israéliens dont le rôle consistait notamment à reconnaître les cibles à bombarder et à les marquer à la peinture phosphorescente pour que les F-16 des agresseurs puissent plus facilement les détruire. Beaucoup de ces traîtres et collabos sont des rescapés de l'armée du Liban sud mise en place par les envahisseurs sionistes dans les années 1980. Un des chefs du réseau démantelé par les Libanais a révélé que l'armée israélienne était déjà en état d'alerte quatre jours avant la provocation d'Aïta al Chaab.

    En ce qui concerne l'enquête menée par le Liban sur les implications israéliennes dans les divers attentats terroristes perpétrés depuis 2005, Faouzi Salloukh, ministre des Affaires étrangères proche du Hezbollah, a fait savoir récemment que l'ambassade américaine exerce de très fortes pressions sur le gouvernement pour qu'il cesse toute investigation en ce sens (autrement dit : inspirez-vous de ce que nous avons fait pour le 11 septembre).

    Tout cela montre à quel point le Liban "officiel" est à la merci des américano-sionistes, mais prouve également que la volonté de résistance n'est pas limitée au seul Hezbollah.

  • 28 juillet 2006 : Israël poursuit ses raids aériens et massacre des douzaines de civils libanais (plus de 600 morts depuis le 12 juillet - 750 à 800 selon un médecin de Saïda). A en croire les tueurs mythomanes de Tel Aviv, la communauté internationale les aurait "autorisés" à faire ce qu'ils font. (Par "communauté internationale", il faut entendre Bush + Blair + les néo-cons + les néo-filozofs + leurs fans, c'est-à-dire pratiquement tout le monde sauf les six milliards d'antisémiteux qui dénient à Israël le droit de brûler au phosphore les enfants de Tyr et de Beyrouth.)

    Tout en prétendant qu'ils n'ont pas l'intention d'étendre la guerre, les agresseurs mobilisent 40.000 réservistes. Une attaque terrestre de grande envergure semble être en préparation. En attendant, après avoir pris leur raclée à Bint Jbeil, les "invincibles" tsahalopards* se replient, abandonnant derrière eux d'autres blindés incendiés. Comme en Irak, les pertes exactes sont un secret d'Etat. Le moral est en baisse : un sondage du journal Ha'aretz indique que 55 % des Israéliens pensent qu'ils sont en train de perdre la bataille.

    * En l'occurrence la brigade des Golanis, unité "d'élite" des Israel Terrorist Forces (ITF).

    Halte à la folie meurtrière de l'Etat d'Israël ! - un appel de l'UJFP - Union Juive Française pour la Paix. Bien sûr l'UJFP reprend innocemment la fable sioniste de "l'enlèvement" des soldats israéliens et présente Israël comme un "agent au service des Etats-Unis", alors que c'est le contraire qui est vrai (les USA au service d'Israël). Mais peu importe, un tel appel, beaucoup trop rare dans les milieux juifs, se devait d'être mentionné.

    Délire orwellien : "Israël n'a aucun intérêt à tuer des civils libanais et ne le veut pas" (Charles Krauthammer, néo-con sioniste).

  • 29 juillet 2006 : A défaut de succès militaires, l'Etat terroriste juif bombarde de plus belle la population libanaise : 56 réfugiés sont massacrés en pleine nuit à Cana, dans le sud-ouest, dont 37 enfants - un Guernica de plus.

    Une des activités préférées des hélicoptères "de combat" israéliens consiste à détruire à coup de missiles les véhicules civils qui tentent de gagner des zones réputées "calmes". Résultat garanti : cinq ou six morts par voiture, tous de la même famille.

    Les criminels de guerre sionistes attaquent également les convois qui circulent dans les "corridors humanitaires" dont ils avaient "permis" la mise en place par l'ONU. Israël ne respecte aucune loi, aucun traité, aucun accord. Pourquoi respecterait-il la "parole donnée" ? Mensonge, ruse et perversité sont des "qualités" sans lesquelles l'Etat juif ne pourrait survivre.

    Comme Washington, Tel Aviv méprise profondément les Nations Unies, tout en les utilisant à son profit toutes les fois que la chose est possible. Tuer des Casques bleus ou des fonctionnaires de l'organisation internationale a toujours fait partie du programme sioniste : depuis l'assassinat de Bernadotte (en 1948) jusqu'au récent crime de Khiam, en passant par l'attentat "d'Al-Qaïda" contre le QG de Vieira de Mello à Bagdad (2003), les tueurs israéliens n'ont jamais hésité à frapper une institution qui leur voulait pourtant beaucoup de bien (malgré ses critiques et ses résolutions). Mais on ne peut pas être un peu pro-sioniste. On l'est totalement ou on s'expose à des représailles (mise au pilori pour "antisémitisme" et "punition"). D'ailleurs, ce 29 juillet, Israël attaque un autre poste de l'ONU proche de la frontière ; il y a deux blessés.

    Les bouchers de Tel Aviv n'hésitent pas à déclarer que toute personne (homme, femme ou enfant) qui reste au Liban sud malgré leurs "avertissements" est automatiquement considérée comme "terroriste". La loi sioniste (rien à voir avec le droit des pays civilisés) autorise Israël à massacrer quiconque ne quitte pas immédiatement le sud du pays (et accessoirement, quiconque prend la route pour obéir à l'injonction - voir quelques lignes plus haut). On commence à comprendre dans quelles conditions les Palestiniens ont "déserté" leur patrie en 1948-49, puis de nouveau en 1967. La seule différence, c'est qu'autrefois, il était très difficile - sinon impossible - de s'informer, alors qu'en 2006, le monde entier peut assister au drame en temps réel. Et pourtant, le monde se tait : le lobby a la situation bien en mains.

  • 30 juillet 2006 : Suite au carnage de Cana, perpétré par ses amis israéliens, Mrs. Rice téléphone au Premier ministre libanais pour lui présenter "les condoléances du gouvernement et du peuple américains". C'est ce qu'on appelle la division du travail : Israël massacre, les USA "regrettent"... et continuent de soutenir, de financer et d'armer les tueurs.

    Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que les terroristes de Tel Aviv massacrent des civils libanais à Cana. En 1996, pendant l'occupation, ils avaient attaqué un refuge des Nations Unies situé dans cette localité et tué plus de cent personnes. Le prétexte invoqué par les criminels sionistes est le même en 2006 que dix ans plus tôt : un soi-disant tir de roquettes du Hezbollah depuis l'endroit bombardé. Les fables et les mensonges de l'Etat voyou juif ne varient jamais. A quoi bon se donner la peine de les affiner puisque l'opinion occidentale les croit de toute façon. Et si elle ne les croit pas, ce n'est pas la presse sionisée qui dira le contraire.

    Au Liban, l'union nationale se renforce. Après le président Lahoud (chrétien maronite), c'est au tour du Premier ministre Siniora (musulman sunnite) de se solidariser avec le parti chiite : "Je remercie le Hezbollah pour les sacrifices qu'il a consentis dans la guerre contre Israël. Je rends hommage à tous ceux qui ont donné leur vie pour préserver l'indépendance et la souveraineté du Liban."  Siniora, qui semble s'être définitivement réveillé après 18 jours d'agression (ce n'est pas trop tôt), condamne fermement les crimes de guerre israéliens et exige que soit ouverte une enquête internationale sur les massacres.*

    * On peut se demander, bien sûr, qui devrait enquêter : l'ONU ?... L'ONU s'est discréditée en confiant à Mehlis les investigations sur l'assassinat de Rafic Hariri (avec les résultats que l'on sait - voir page Liban I, mai-décembre 2005). En outre l'organisation de Kofi "Oncle Tom" Annan est bien mal placée pour faire quoi que ce soit au Liban, puisqu'elle n'est même pas en mesure de condamner les attaques criminelles contre ses propres soldats.

    Siniora agit enfin comme un vrai chef de gouvernement. Il annule la "visite diplomatique" que Condoléanza Rice voulait faire à Beyrouth, lui expliquant qu'il est inutile qu'elle vienne tant que la guerre israélienne contre le Liban n'aura pas cessé.

    Citation sioniste du jour (elle est d'un certain Paul Giniewski) : "Cette nouvelle guerre du Liban est une bataille entre, d'un côté, une coalition de nations - Israël, le Liban, l'Egypte et l'Arabie Saoudite - et, de l'autre, l'islam fanatique encouragé par l'Iran et la Syrie."  On réalise, en lisant cela, que les tueurs fous de Tel Aviv et leurs complices ont perdu toute connexion avec le monde réel. Ils vivent sur une autre planète - mais c'est bien la nôtre, hélas, qu'ils veulent détruire.

    Deux ou trois choses à connaître avant la fin du monde  par William Blum ("La fin est proche, mais d'abord une page de publicité...")

  • 31 juillet 2006 : Au fur et à mesure que les détails du massacre de Cana transparaissent, la caste politico-médiatique occidentale, complice tacite des tueurs israéliens, commence à s'inquiéter. Pour ne pas s'aliéner une partie du public, elle se met à critiquer très modérément l'Etat juif. Même CNN, la chaîne la plus enchaînée* de toutes, se risque à suivre le mouvement général - tout en continuant de parler de "l'incident de Cana" (sic).

    * Wolf Blitzer, responsable de l'information (sic) sur le conflit (re-sic) du Liban, est un Juif sioniste qui a "travaillé" pour l'AIPAC (le fer de lance du lobby) avant d'entrer chez CNN.

    Le guignol qui sert de chef d'Etat à la France se surpasse, exprime sa "consternation" devant "cette action injustifiable qui montre, plus que jamais, la nécessité de parvenir à un cessez-le-feu immédiat sans lequel d'autres drames ne peuvent que se répéter" (poil au nez). Quand il s'agit de dénoncer une agression antisémite bidon "commise" dans le RER, Chirac fait moins de simagrées, il sort aussitôt l'artillerie lourde, exprime son "effroi" et "condamne avec la dernière énergie cet acte odieux". Au Liban, c'est autre chose - il est vrai qu'il n'y a pas de RER à Cana...

    Surpris par la réaction (pourtant plus que mesurée) du monde non-sioniste, l'Etat terroriste juif décrète une pause des bombardements. Il ne massacrera plus, du moins pas officiellement, pendant 48 heures, "afin de permettre à la population de quitter le Liban sud". Ensuite, on pourra envahir bien tranquillement sans tomber sur un os tous les deux kilomètres (c'est mauvais pour le moral des troupes et de l'arrière). Et on continuera de raser villes et villages : pas grave, puisqu'ils seront forcément vides.

    Grâce à cette brillante ruse de guerre, les consternés de l'après-Cana pourront, dès après-demain, aider leur intouchable chouchou à trouver une solution - sa solution - sur le dos des Libanais.

    (Quelques heures à peine après l'annonce de leur prétendue suspension des bombardements, les criminels de guerre israéliens bombardent le sud-est du Liban, le village de Taïbé notamment, où il tentent une nouvelle incursion. Un peu partout ailleurs, les raids aériens font place aux tirs d'artillerie. Le mensonge systématique, on le voit encore une fois, est un ingrédient naturel de la politique des fascistes de Tel Aviv.)

  • 1er août 2006 : Il est très difficile de dénombrer les victimes libanaises de la barbarie israélienne. Les chiffres cités par la presse sont certainement à revoir à la hausse, car ils ne font état que des morts retrouvés après les bombardements. Or, des centaines de cadavres gisent encore sous les ruines des innombrables villages auxquels personne ne peut accéder. Le total doit déjà largement dépasser le millier, et on ne serait pas étonné d'apprendre qu'il est bien plus élevé.

    Les méthodes utilisées par les nazis juifs d'Israël pour chasser la population sont très "efficaces". Comment rester chez soi quand on n'a plus ni toit, ni eau, ni vivres. Beaucoup de Libanais prennent, contraints et forcés, le chemin de l'exode sans savoir quand ils pourront revenir - peut-être jamais. Ils partent entassés à dix ou douze dans une voiture - quand ils ont encore un peu d'essence - et prient pour ne pas être frappés par un missile. Beaucoup d'autres partent à pied avec leur baluchon.

    Douste-Blabla, grand ministre d'un grand pays "ami" du Liban, est venu sur place pour "aider" ces réfugiés. Il n'est pas venu pour stopper les destructions et les massacres, ça non. Parce que là, tout grand ministre qu'il est, il n'y peut rien.

    Israël est au-dessus des lois et des règles de la civilisation. L'Etat voyou juif, grâce à la mainmise de sa cinquième colonne sur l'Etat voyou américain, bénéficie de la plus totale impunité.



    (Source : www.stopusa.be)


    Déjà vu un tsahalopard en train de prier ?...

    " Ô Seigneur, bénis cet obus et guide-le vers un nouveau Cana.
    Et permets à ta Très Sainte Armée beaucoup d'autres Hécatombes Au Liban.
    Amen.
    "
    (traduit de l'hébreu par Klaro Arschfeld)

  • 2 août 2006 : Tandis que la clique internationale des pressetitués du sionisme a déjà oublié Cana et retourne à son occupation favorite - encenser l'Etat terroriste juif -, les incursions israéliennes se poursuivent au Liban sud. Les agresseurs, qui affichent maintenant l'ambition d'établir une "zone tampon" entre leur frontière et le fleuve Litani, ont toujours autant de difficultés à progresser. Ils se battent dans les ruines d'Aïta al Chaab (théâtre de leur provocation du 12 juillet), sont repoussés à Meis al Jabal (à un kilomètre de la frontière), mais annoncent avec fierté qu'ils ont reconquis le village de Maroun er Ras (également à un kilomètre) et occupé Aadaïssé (un peu plus au nord, à 300 mètres de la frontière) - voir la carte. Evidemment, massacrer des enfants, c'est nettement plus facile...

    Le Hezbollah, bien qu'invisible, est toujours là et ses roquettes tombent toujours sur le nord d'Israël.* Les envahisseurs ont au moins trois morts et perdent plusieurs chars,** mais ils sont sûrs de leur victoire - comme Bush en Irak. Vont-ils bientôt proclamer que leur "mission" est "accomplie" ?

    * Peu après qu'Olmert le fanfaron se soit vanté à la télévision d'avoir "complètement détruit l'infrastructure du Hezbollah", la Résistance se manifeste en tirant plus de katiouchas que jamais sur les bases militaires et les villes israéliennes. La ville de Beït Shéan, au sud du lac de Tibériade, près de la Jordanie (à 70 kilomètres à vol d'oiseau de la frontière libanaise, soit deux fois plus loin que Haïfa) est touchée pour la première fois ; il y a un mort. Tel Aviv est à 120 km de la frontière nord. Si le Hezb garde ses meilleures fusées pour la fin (comme dans tout bon feu d'artifice), ça promet de devenir intéressant.

    ** Al-Manar annonce également qu'un tir du Hezbollah a endommagé un deuxième navire de guerre israélien au large de Tyr. La nouvelle est reprise par quelques chaînes arabes (comme Kuna) mais pas par les médias occidentaux.


    Pour démontrer leur supériorité matérielle et technologique, les Israéliens lancent de nuit une opération héliportée sur Baalbek, dans la Békaa, détruisent un hôpital, assassinent 17 civils dont 8 enfants et kidnappent au petit bonheur 5 hommes qu'ils présentent comme des chefs du Hezbollah.* Un peu plus tard, ce ne sont plus que des sympathisants. (Qui, au Liban, et surtout dans la Békaa, n'est pas sympathisant du Hezbollah ?....)

    * Il semblerait que les terroristes israéliens aient reçu peu avant le raid une information d'un de leurs espions leur signalant la présence de Hassan Nasrallah dans cet hôpital de Baalbek. Un des cinq civils enlevés s'appelle effectivement Hassan Dib Nasrallah mais n'a, bien entendu, rien à voir avec le chef du Hezbollah - ce qu'il devra toutefois prouver à la Gestapo israélienne (en hébreu : Shin Beth). Un autre "suspect", un jeune berger de 14 ans répondant au nom de Muhammad Nasrallah, a également été capturé par les tsahalopards, avant d'être relâché - il n'y avait sans doute plus de place à bord de l'hélico.

    BASTA !!! Messieurs de TF1, faites votre métier correctement ou taisez vous ! - réaction de Roger Assaf, directeur du Théâtre de Beyrouth, aux mensonges sionistes que la chaîne avait repris après le raid terroriste de Baalbek (sur le site www.acrimed.org).


    Les tueurs de Tel Aviv bombardent sans discontinuer ; Tyr, où vivaient 100.000 habitants, n'est plus qu'un amas de ruines. Les autres grandes villes, à commencer par Beyrouth et Saïda, commencent à lui ressembler. Au milieu de toutes ces destructions, la marée noire due au bombardement des réservoirs de mazout d'une centrale électrique du littoral passe presque inaperçue. La catastrophe écologique vient pourtant s'ajouter à la catastrophe humanitaire.

  • 3 août 2006 : Les bouchers sionistes pilonnent la capitale, détruisant encore plus les quartiers chiites déjà bombardés plusieurs fois. Incapables de vaincre une petite armée populaire qui défend chèrement sa patrie et sait pourquoi elle se bat, les nazisraéliens montrent qu'ils maîtrisent parfaitement la technique de l'overkill.

    Pendant ce temps, le service Intox et Propagande du régime de Tel Aviv annonce qu'il a effectué une "enquête" sur l'"incident" de Cana. Résultat : "C'est pas nous, c'est le Hezbollah."

    Dans le nord d'Israël, des douzaines de katiouchas s'écrasent sur Saint-Jean-d'Acre et Maloot (à l'est de Nahariya) : en tout huit morts. Les bases militaires du Golan occupé sont également touchées. Comme ça ne peut pas être le Hezb (puisque Olmert l'a totalement anéanti hier), ça doit être le Saint-Esprit (ou son équivalent musulman). Un peu plus au nord, en territoire libanais, quatre tsahalopards sont tués à Aïta al Chaab (toujours le même village). Il s'agit comme d'habitude de pertes officielles admises par les Israéliens ; les pertes réelles sont probablement plus élevées.

    Si l'on examine de près ce que la propagande sioniste (relayée par la plupart des journaux) appelle "offensive au Liban sud", on constate qu'il n'y a pas grand-chose derrière. Les articles mentionnent rarement les localités où ont lieu les combats. Quand ils le font (comme Le Monde par exemple), force est de constater que l'armée d'invasion piétine. Ses troupes n'ont guère pénétré de plus d'un ou deux kilomètres en territoire libanais. Cette carte des combats pour la journée du 3 août ne mentionne que des villages frontaliers (malgré l'imprécision du dessin - probablement voulue par l'auteur). Pour s'en convaincre, il suffit de chercher sur la carte détaillée du sud les noms de villages cités par Le Monde : Aïta al Chaab, Meis al Jabal, Maroun er Ras, Aadaïssé (tous déjà mentionnés hier), Ramiyé, Rmaich, Kfar Kila (nouveaux aujourd'hui). Tous ces lieux sont à quelques minutes à pied de la frontière d'Israël.

    Tout cela peut passer pour du pinaillage, mais c'est nécessaire pour comprendre où en sont vraiment les "invincibles" troupes sionistes dans le sud du Liban. Bien sûr, les choses peuvent changer, mais on en est là au 23ème jour de la "guerre éclair". La conquête d'une bande frontalière d'un ou deux kilomètres de large semble constituer pour les "grands stratèges" d'Israel un problème quasi insurmontable. Mais d'un autre côté, une telle conquête n'aurait de toute façon aucune signification militaire, même si la zone conquise était plus étendue (cinq, dix ou vingt kilomètres), puisque les roquettes du Hezbollah ont une portée beaucoup plus grande.

    Les criminels de guerre de Tel Aviv sont pris à leur propre piège. Pour ne pas perdre la face, ils ne voient qu'une solution : massacrer toujours plus de civils, détruire toujours plus le Liban (l'ensemble du Liban) en attendant que la situation soit propice pour étendre la guerre à la Syrie et à l'Iran (avec la participation active des Etats-Unis).

    Et le meilleur moyen d'obtenir une telle "situation propice", c'est de la créer soi-même. Il est donc probable qu'un mauvais coup se prépare quelque part, qu'il s'agisse d'une provocation exécutée sur place, au Moyen-Orient, ou d'un nouveau 11 septembre pire encore que le précédent, frappant l'Europe ou l'Amérique. Les grandes lignes de l'agenda américano-sioniste sont connues (Clean Break, PNAC...) ; les détails restent encore dans l'ombre. Quand on les connaîtra, il sera trop tard...

    Vrais et faux amis  par Israël Shamir, journaliste israélien antisioniste.

Les tsahalopards piétinent

  • 4 août 2006 : Selon les chiffres officiels, 900 civils libanais ont été tués depuis le 12 juillet, contre 27 civils israéliens, soit un ratio de 33:1. Et du côté des combattants, 80 résistants* contre 40 tsahalopards, soit 2:1. (Les mythomanes sionistes parlent de 300 hommes du Hezbollah tués - on croirait entendre Rumsfeld, pourquoi pas 3.000 ou 30.000 ?...)  On voit donc que les Israéliens tuent presque exclusivement des civils (92 %) tandis que le Hezbollah tue surtout des militaires (60 %).** Pour ce qui est des réfugiés, plus d'un million de Libanais, soit le quart de la population, sont sans abri (en Israël, au plus quelques centaines de personnes).

    * Selon les services de sécurité libanais. Le Hezbollah lui-même donne un chiffre provisoire de 45 morts.

    ** Si, comme il faut s'y attendre, beaucoup plus de 900 civils libanais ont trouvé la mort, et si le nombre effectif de militaires israéliens tués est supérieur à 40, ces deux pourcentages sont bien entendu plus élevés. Mais même sans statistiques, l'asymétrie de cette guerre crève les yeux.


    Le Hezbollah annonce son intention de frapper Tel Aviv si Israël détruit le centre-ville de Beyrouth. Ne sachant que répondre à cela, les terroristes israéliens menacent... de détruire l'infrastructure du Liban si Tel Aviv est touché - comme si cette infrastructure n'était pas déjà détruite depuis longtemps. On mesure bien là le niveau mental des dirigeants de l'Etat fasciste juif.

    Ils proclament chaque jour qu'ils vont lancer une grande offensive pour "nettoyer le sud", mais pour le moment ce sont leurs soldats qui se font nettoyer dès qu'ils se hasardent un peu trop en territoire libanais. Les routes sont minées, les maisons piégées, les embuscades permanentes. Comme dirait le texanopithèque de la Maison Blanche, ils ont "mal sous-estimé" la situation.

    La capacité d'endurance du Hezbollah surprend les "experts", de même que ses méthodes de combat, la flexibilité de son action sur le terrain et son aptitude à frapper l'ennemi dans son sanctuaire. Aucun groupe armé arabe n'a jamais été aussi efficace dans la lutte contre l'occupant israélien. C'est ce qui explique le prodigieux gain de prestige dont jouit cette organisation politico-militaire, non seulement au Liban mais partout dans le monde arabe et musulman, et même au-delà. Bien des gens, en Occident, découvrent avec surprise que le Hezbollah, loin d'être le "groupe terroriste" que leur présentait la propagande pro-israélienne, symbolise en fait la résistance et la solidarité là où l'Etat est défaillant. Le Hezbollah remplace à la fois la fantomatique armée libanaise et gère avec succès la plupart des hôpitaux, écoles et oeuvres sociales dans les régions à forte population chiite (ou du moins il les gérait, car tout cela est maintenant détruit).

    Malheureusement, la désinformation et les blocages idéologiques sont encore si puissants que les opposants à la guerre hésitent ou refusent d'apporter leur soutien à la résistance libanaise - comme s'il était nécessaire de se convertir à l'islam et de faire sien le programme du Hezbollah pour se solidariser avec les combattants libanais. La paralysie des esprits, provoquée par l'incessante propagande du tout-puissant lobby sioniste, est presque complète. Et aucun Etat occidental (à l'exception du Venezuela) n'a véritablement protesté et suspendu ses relations diplomatiques avec l'Etat terroriste juif.

    Sur le terrain, Israël poursuit ses bombardements, visant entre autre les quartiers chrétiens de la capitale (sans doute pour "punir" le président Lahoud et le général Aoun - ou peut-être aussi parce qu'on a la "preuve", à Tel Aviv, que les hommes du Hezbollah se déguisent en maronites et installent leurs lance-roquettes dans les clochers des églises). A Qaa, près de la frontière syrienne, les bombes tuent 33 ouvriers agricoles occupés à charger des légumes dans des camions (les carottes ressemblaient probablement à des missiles iraniens, et comme la plupart des victimes étaient des saisonniers syriens, Damas est également responsable, c'est évident).

    Dans le sud, l'infanterie et les chars israéliens sont nettement moins "performants" que les massacreurs d'enfants de l'artillerie et de l'armée de l'air. Selon Le Monde, les combats font rage à Taïbé et - tenez-vous bien - entre Aïta al Chaab et Rmaich. On fait ce qu'on peut pour faire avancer le schmilblick, mais on peut peu... Les tsahalopards perdent plusieurs chars et au moins deux hommes (six, selon Al-Manar). Pendant ce temps, les katiouchas continuent de pleuvoir sur le nord d'Israël (trois morts). Pour la première fois, une roquette frappe Hadera (à 80 km du Liban, à mi-chemin entre Haïfa et Tel Aviv).

    Commentant une phrase du président iranien Ahmadinejad ("Le véritable remède au conflit du Liban est l'élimination d'Israël"), Philippe Douste-Blazy déclare à RFI (Radio France Internationale Israélienne) : "Je condamne totalement ces propos qui sont inacceptables."  Par contre, le viol du Liban par les fascistes de Tel Aviv est tout à fait acceptable et le ministre français des Affaires étrangères ne le condamne ni totalement ni partiellement. (Le plus drôle est que les nazis sionards ne perdent jamais une occasion de traîner Douste-Blabla dans la boue et de lui reprocher son manque d'engagement pour Israël.)

    Soit dit en passant, on peut se demander pourquoi un Etat terroriste qui est en train d'éradiquer un de ses voisins, devrait lui-même avoir le droit d'exister. Sous prétexte que sur les 35 millions de victimes du nazisme, 6 millions étaient juives ?... Combien de temps va-t-on encore utiliser cet "argument" pour excuser les pires crimes des crapules sionistes ? N'est-il pas temps de réfléchir sérieusement à la question ?... On devrait cesser de faire croire aux gens que la fin de l'Etat raciste juif signifierait l'extermination de sa population. Les Blancs d'Afrique du Sud n'ont pas été exterminés après l'élimination de l'apartheid ; ils sont toujours là-bas, aussi riches qu'avant. Les Français d'Algérie, eux non plus, n'ont pas été exterminés après l'abolition du régime colonial ; ceux qui le voulaient sont partis. Si l'Etat raciste juif disparaît un jour pour faire place à un Etat laïque, démocratique et multi-ethnique, les Juifs resteront sur place ou repartiront d'où ils sont venus - et ce ne sera pas un drame mais, au contraire, la fin d'un cauchemar. D'ailleurs, de très nombreux Israéliens possèdent déjà un second passeport et disposent d'un point de chute à Paris, Londres, New York ou Montréal. Ce qui est en jeu, ce n'est pas le sort de la population juive d'Israël mais l'avenir de l'idéologie criminelle sioniste.

  • 5 août 2006 : Aujourd'hui, pour la 25ème fois consécutive, le schmilblick est à Aïta al Chaab, petite commune du Liban sud. Notre premier candidat est le porte-parole d'une très tsahale armée que nous ne nommerons pas ici car nous ne faisons pas de publicité, disons seulement que cette tsahale armée est empêtrée dans une tsahale guerre pour la conquête du schmilblick, euh... de la zone tampon. Monsieur le tsahalopard... Comment ?... Mais non je l'ai pas dit, mais non je fais pas d'antisystémitisme, quelle idée, voyons... Bon, Monsieur, de combien de mètres avez-vous progressé aujourd'hui ?... Cinquante mètres ?... C'est bien, mais c'est pas encore ça. Vous n'aurez qu'à revenir demain. Merci... Candidat suivant... Ah, c'est une candidate. Madame... Conne-de-la-quoi ?... Peu importe... Vous venez présenter vos condoléances au peuple libanais ?... Parfait... Merci et au revoir... Candidat suivant...
    - C'est Papi Bushot !...
    - Ah non, merde, pas lui... Coupez !...

    La presse aux ordres, qui recopie purement et simplement les communiqués israéliens relatant les "exploits" de la tsahale armée, nous dit que celle-ci "contrôle désormais une zone profonde de 5 à 8, voire 10 kilomètres". On se demande bien pourquoi, dans ces conditions, elle a "perdu un soldat dans le secteur de Taïbé" et éprouvé le besoin de "noyer Aïtaroun en quelques heures sous 2.000 obus" (comme le signale Le Monde, qui prétend par ailleurs que l'armée israélienne - encore un "exploit" - "a déployé 10.000 soldats au Liban sud". Il est vrai, en un sens, que faire tenir 10.000 hommes dans un espace aussi restreint que celui qui sépare Aïtaroun et Taïbé de la frontière israélienne relève de l'exploit. D'autant plus qu'il faut aussi y mettre tout le matériel - sans oublier les épaves des blindés éventrés par les grenades antichars de la Résistance.

    Pour compenser les humiliations subies du côté d'Aïta al Chaab, l'Armée des lâches (AL - comme dans "Tsahal") bombarde plus que jamais ("la pire journée" selon Le Monde) et lance une nouvelle opération de commando, à Tyr cette fois.* Cela n'empêche pas le Hezbollah de poursuivre ses frappes : plusieurs roquettes s'abattent sur Haïfa et ailleurs (trois morts).

    * A Tyr, les choses ne se passent pas tout à fait comme l'espéraient les agresseurs. Ils sont repoussés par l'armée libanaise, qui intervient à fond dans les combats, et repartent avec au moins un mort.

    Les commentateurs pro-israéliens lucides - il y en a - commencent déjà à parler de bourbier, c'est mauvais signe (pour eux). Et même Zbigniew Brzezinski, ce vieux va-t-en-guerre de la politique américaine et maître à penser du Nouvel ordre mondial, trouve que ses amis néo-cons sionistes en font un peu trop (et trop mal) et nuisent ainsi à la cause commune. (Pour qui se prend-il, ce mec, c'est un antisémite ou quoi ?...)

    Certains "experts" militaires "expliquent" les succès du Hezbollah par le fait qu'il posséderait les armes les plus sophistiquées qui soient - si ça pouvait être vrai... Bien sûr, l'idée, derrière ces affirmations plus que gratuites, c'est que Téhéran est actif au Liban et que, par conséquent, il faut bombarder l'Iran.

    Pendant ce temps, à Washington, le gangster sioniste Bolton (ambassadeur des Etats-Nazis d'Amérique à l'ONU) concocte avec l'aide de Chirac une résolution qui accorde à l'Etat terroriste juif "le droit de se défendre"*, tandis que le Liban et le Hezbollah, eux, ont le droit de la fermer et de déposer les armes.

    * "Se défendre" au sens judéo-fasciste et orwellien du terme, pas au sens où l'entend le monde civilisé.

    Quelques cartoons de Carlos Latuff :
    Bienvenue au Liban - Nouvelle signalisation routière   (20 ko)
    Le dément israélien veut la guerre totale   (48 ko)
    Feu vert pour les hitlériens sionistes   (51 ko)
    (Un conseil à tous les fans d'Israël qui se seraient égarés ici : entre deux "Sieg - Heil !" n'oubliez surtout pas de dire que ces dessins sont "antisémites". Et bonne chance pour votre solution finale du problème libanais. Ne faiblissez pas, il y a encore beaucoup d'enfants arabes à phosphoriser. Heil Olmert !)

  • 6 août 2006 : Le Figaro, fidèle interprète des fantasmes sionistes, prétend que le fleuve Litani constitue la "ligne de front" au Liban sud. En fait, le seul endroit où les envahisseurs soient arrivés en vue de ce fleuve (sans l'atteindre) est le village de Bourj al Moulouk (qui surplombe le Litani). Et la frontière israélienne n'est qu'à deux ou trois kilomètres à vol d'oiseau de ce lieu. Partout ailleurs, la distance qui sépare le fleuve du territoire israélien est beaucoup plus grande (jusqu'à 20 km), et on n'y trouve pas plus de ligne de front que de bonne foi dans une déclaration de l'armée sioniste. (Bourj al Moulouk figure sur la carte détaillée du sud mais le nom n'est pas mentionné faute de place. Le village est situé au nord de Kfar Kila et Deïr Mimas, à l'est du fleuve).

    Mais même si les sionistes sont parvenus jusqu'à Bourj al Moulouk, cela ne signifie pas qu'ils ont pu y rester. Selon la chaîne Al-Manar, citée par AP, 35 militaires israéliens ont été tués ou blessés dans les combats après être entrés dans le village. Le Hezbollah connaît la région comme sa poche, et si les massacreurs de Tel Aviv veulent vraiment aller se promener au bord du Litani, ils devront le payer très cher. C'est pour cette raison qu'ils essaient de retarder le plus possible la véritable offensive terrestre, se contentant de bombarder à outrance tout ce qui est bombardable.

    Beaucoup de chefs militaires ne demandent qu'à foncer, c'est vrai, quelles que soient les pertes israéliennes (la chair à canon ne manque pas). Mais après avoir accepté un gouvernement de civils "modérés" (Olmert, Peretz), ils peuvent difficilement en changer - du moins, il est encore trop tôt pour le faire. Olmert et compagnie, inquiets pour leur image de marque s'ils "sacrifient" trop de soldats, s'efforcent pour leur part de freiner un peu l'ardeur des militaires en attendant un miracle. Pour donner le change, ils crient victoire.

    Peine perdue : les katiouchas sont toujours là et font trois morts à Haïfa. A Kfar Giladi, dans le nord, un tir bien ajusté tue une douzaine de personnes, pour la plupart des réservistes. Ces derniers seraient encore en vie s'ils avaient refusé de "servir" dans cette armée d'assassins - 1666 Refuzniks l'ont fait au cours de ces dernières années ; beaucoup sont en prison mais vivants.

    La population israélienne commence à prendre Hassan Nasrallah au sérieux. Contrairement à beaucoup de dirigeants arabes, il parle calmement, sans exagérer, et tient parole lorsqu'il annonce quelque chose ou promet de nouvelles "calamités". Les services secrets (qui n'ont pas réussi jusqu'à présent à infiltrer le Hezbollah - c'est une des raisons de son efficacité) tentent en vain de trouver chez Nasrallah la faille qu'ils pourront exploiter. Amos Malka, ancien chef du renseignement militaire, explique que lorsque le leader du parti chiite mentionne un fait qu'Israël a passé sous silence, c'est lui que l'on croit et "nous faisons figure de menteurs auprès de notre propre population, c'est embarrassant". Malka ajoute qu'il comprend fort bien pourquoi les chefs militaires israéliens veulent faire assassiner Nasrallah le plus tôt possible (Hezbollah chief does not lie - un article du correspondant de Gulf News).

    De son côté, le pacifiste israélien Uri Avnery trouve que Nasrallah, dans ses discours, est à la fois réaliste, mesuré et la plupart du temps crédible, alors que les interventions kitsch d'Olmert sont d'interminables enfilades de clichés ponctués de coups de poing sur la table. Selon Avnery, le vrai danger pour Israël n'émane pas du Hezbollah mais d'Ehud Olmert et de son acolyte Amir Peretz* (ancien syndicaliste devenu ministre de la guerre).

    * Peretz ayant aussi la nationalité marocaine, trois avocats de ce pays ont déposé contre lui une plainte pour crimes de guerre. Compte tenu de la complicité légendaire qui unit le régime dictatorial de Rabat à celui de Tel Aviv, les trois hommes ne vont pas tarder à se retrouver au cachot pour "antisémitisme".

    A Beyrouth, Fouad Siniora rejette la résolution boltono-chiraquienne avant même qu'elle ait été adoptée par le Conseil de Sécurité de l'ONU. Le chef du gouvernement libanais suit en cela le Hezbollah qui déclare refuser tout cessez-le-feu tant qu'Israël n'aura pas retiré ses troupes du Liban.

    Le projet de résolution prévoit "la cessation immédiate des attaques du Hezbollah" et "la cessation immédiate des opérations militaires offensives d'Israël". Ce qui signifie en clair que la Résistance libanaise doit cesser ses tirs de roquettes, tandis que l'Etat terroriste juif peut, s'il le veut, continuer de faire ce qu'il fait depuis 26 jours, puisqu'il s'agit - selon la définition israélienne - d'opérations "défensives". En outre, le Hezbollah doit libérer inconditionnellement les deux soldats capturés le 12 juillet ; les prisonniers libanais, eux, ne sont mentionnés que pour mémoire (on "encouragera les efforts visant à régler le problème" - quand ? comment ? à quelles conditions ?...)  Et ce texte typiquement néo-con est avalisé par Chirac !

    Aucun Libanais ne peut accepter cela. Et c'est d'ailleurs peut-être le but de la manoeuvre. Un refus peut fournir le prétexte à une escalade militaire qui serait, cette fois, soutenue par la France, l'Union Européenne, l'OTAN et l'ONU.

    Quand on se remémore la chronologie des événements depuis l'assassinat de Rafic Hariri, on a l'impression de rêver. L'axe israélo-américain est intervenu dès le 14 février 2005 afin de chasser les Syriens du Liban ; les Syriens sont partis deux mois plus tard. Puis il a exigé la tenue d'élections libres ; il y a eu des élections libres. (Si ces élections n'ont pas apporté le résultat souhaité à Tel Aviv, c'est tout simplement parce que le système électoral ne s'y prête pas ; les élections libanaises ont toujours été libres.) L'axe israélicain a ensuite tenté de déstabiliser le Liban de l'intérieur en soutenant les adversaires réels ou présumés du Hezbollah. Là non plus, le stratagème n'a pas très bien fonctionné et les institutions libanaises ont tenu bon. Beaucoup d'hommes politiques chrétiens, sunnites et druzes ont toutefois joué le jeu, faisant confiance aux Etats-Unis et croyant bénéficier de leur confiance, pensant que la crise était surmontée et que les maîtres du monde se tourneraient maintenant vers d'autres pays, à commencer par la Syrie.

    Et puis, du jour au lendemain, l'Etat d'Israël, qui n'a de comptes à rendre à personne, s'est mis à détruire le Liban - le Liban tout entier, sans faire la moindre distinction entre ennemis et amis. Le choc a dû être rude pour certains, ce qui explique, par exemple, que Siniora ait mis 18 jours avant de comprendre ce qui arrivait. Ses efforts initiaux pour se démarquer du Hezbollah avaient quelque chose de pitoyable.

    On a sans doute tort de considérer la politique israélienne sous un jour logique et rationnel. Pour les sionistes, tous les moyens sont bons. Ils n'hésitent pas, comme on peut le voir, à attaquer leurs alliés et amis sans le moindre avertissement. En fait, à leurs yeux, le sionisme n'a pas d'alliés mais seulement des vassaux. Il n'a pas d'amis mais seulement des serviteurs.

    Vassaux et serviteurs sur lesquels on ne peut pas vraiment compter ; qu'il faut, par définition, toujours avoir à l'oeil et "punir" quand ils s'y attendent le moins. Toujours cultiver chez eux le réflexe de crainte et d'obéissance. Personne ne doit se laisser aller à croire qu'il est à l'abri de "sanctions". Aujourd'hui, les élites libanaises, demain les riches potentats saoudiens, l'aristocratie hachémite, la grande bourgeoise égyptienne. Et plus tard, les crétins chrétiens de l'Amérique protestante ; les guignols de la France "gaulliste", qu'il suffit d'accuser d'être vichyssois pour qu'ils se mettent au garde-à-vous ; la bonne vieille vache à lait allemande, bien docile. bien servile, bien conne ; et tous les autres : Suisses, Mongols, Bataves et Patagons... et ron et ron, antisémites ils sont.

    Si ce comportement aberrant suscite des réactions hostiles, tant mieux. C'est la preuve qu'il y a recrudescence. Ils nous haïssent parce que nous sommes meilleurs qu'eux, plus forts, plus riches, plus malins, plus beaux. Depuis le temps qu'on vous le dit...

  • 7 août 2006 : Selon AP, quatre militaires israéliens, dont un officier, sont tués en début de matinée à l'entrée de Houla (une petite localité libanaise située à un ou deux kilomètres de la frontière), lorsque la guérilla lance une attaque contre la maison dans laquelle ils s'étaient retranchés. Quelques heures plus tard, pour se venger, l'aviation de l'Etat terroriste juif bombarde le village où se trouvent encore de nombreux civils.

    Fouad Siniora, les larmes aux yeux, annonce* qu'il y a 40 morts. Peu après, il rectifie le bilan : un mort seulement. A Tel Aviv, les massacreurs d'enfants sont pliés en deux  : "Tu connais la dernière ?... Ecoute... J'ai plusieurs nouvelles à t'annoncer : une mauvaise, une bonne, une très bonne et une excellente. La mauvaise d'abord : on a raté 39 civils libanais. La bonne : Siniora s'est ridiculisé en public. La très bonne : quand il dénoncera nos futurs massacres, plus personne ne le croira. L'excellente : on y retourne tout de suite, il y a encore un jardin d'enfants intact à Beyrouth."

    * C'est au cours d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays arabes tenue à Beyrouth que Siniora a annoncé la nouvelle. Alors que le Liban est anéanti un peu plus chaque jour, le centre de la capitale avec ses édifices gouvernementaux et ses ministères est encore épargné. Et pour s'y rendre, quand on vient d'une autre capitale arabe, il faut bien entendu avoir l'autorisation d'Israël - autorisation qui n'est pas accordée sans motif valable. Les ministres égyptien, jordanien, saoudien et autres avaient-ils pour instructions de convaincre Siniora d'adhérer aux positions israéliennes ?

    Malgré les carnages (si ce n'est pas à Houla c'est ailleurs), les bouchers sionistes continuent de faire du sur-place dans le sud du Liban - quand ils ne reculent pas. Si leurs troupes quittaient le pays, comme l'exigent le Hezbollah et le gouvernement de Beyrouth, la procédure ne prendrait pas plus de quelques minutes : demi-tour inutile, une marche arrière suffirait.

    Dans le Guardian de ce matin, Jonathan Steele écrit depuis Marwahine qu'on voit beaucoup de chars incendiés ou renversés dans le sud du Liban, mais peu de troupes israéliennes : There are burnt-out tanks, but few Israeli troops. On ne trouve que peu de signes d'une présence israélienne, et encore moins d'un quelconque succès israélien. (Steele rappelle au passage que beaucoup de chrétiens vivent dans cette région que l'on présente toujours comme un bastion chiite.)

    En dépit des revers subis sur le terrain, les agresseurs n'entendent pas finir la guerre par une marche arrière, par une défaite. Leur projet de résolution, s'il était appliqué, leur offrirait la possibilité de convertir en victoire leur minable campagne terrestre. (La terreur aérienne, elle, est parfaitement "réussie", comme on peut le constater chaque jour.)

    L'article 6 du projet prévoit - à long terme - le retrait du Liban sud (territoire compris entre la frontière - Ligne Bleue - et le Litani) de toutes les troupes, à l'exception de l'armée libanaise et des forces internationales mandatées par l'ONU. Cela signifie en clair qu'Israël obtiendrait, comme condition à son retrait, que tout le territoire qu'il a été incapable de conquérir par les armes soit occupé par des armées étrangères pro-israéliennes. L'armée libanaise - impuissante - serait là pour la forme. Le Hezbollah, lui, disparaîtrait de la région.

    C'est exactement ce que les Israéliens voulaient depuis le départ. Et ils l'obtiendraient malgré leur échec sur le terrain - et malgré les innombrables crimes de guerre commis depuis le 12 juillet. Prend-on les Libanais pour des imbéciles ?...

    Le général et théoricien militaire prussien Carl von Clausewitz a dit un jour que lorsque la politique ne suffit plus, "la guerre est le prolongement de la politique par d'autres moyens". Avec leur projet de résolution, les agresseurs sionistes, leurs partenaires américains et tous leurs complices inversent tout simplement la formule. C'est maintenant la politique qui devrait voler au secours d'une guerre sans issue.

    Mais tout cela, il faut le craindre, n'est qu'un prétexte pour passer à la phase suivante de l'agression militaire.

  • 8 août 2006 : Incursion israélienne stoppée à Debel, à trois kilomètres de la frontière (deux tanks détruits, trois tsahalopards tués). Et la presse clonée continue de répéter mécaniquement les mêmes phrases sur les "10.000 soldats qui opèrent au Liban sud" et sur la "zone de sécurité de 6 à 8 ou 10 ou 20 km" - chaque matin la même chose depuis plus de deux semaines. A croire qu'il n'existe plus en France de journalistes en chair et en os, et que tous ces articles sont générés par un ordinateur central à Tel Aviv avant d'être imprimés automatiquement.

    Le gouvernement libanais aurait, paraît-il, donné son accord pour l'envoi de 15.000 soldats de l'armée régulière au Liban sud pour remplacer le Hezbollah après le départ des Israéliens. En supposant que cette nouvelle n'émane pas, elle aussi, de la même source israélienne, on se demande pourquoi Siniora - d'abord attentiste craintif, puis chef de gouvernement courageux, et enfin pleurnichard mal informé - n'envoie pas ces 15.000 hommes dès maintenant à la frontière sud pour défendre le Liban et épauler le Hezbollah dans sa lutte contre l'envahisseur. La politique politicienne libanaise ne renoncera sans doute jamais à ces volte-face quotidiennes. Même lorsque le pays crève sous les bombes, un politicien encravaté reste ce qu'il a toujours été. Avec un peu de chance, on peut lui faire confiance quelque temps, mais rien n'est moins sûr, et la prochaine trahison n'est pas loin. Pauvre Liban...

    Dans le sud, les tarés israéliens décrètent un "couvre-feu" - comme s'ils étaient déjà les maîtres du pays. Si quelqu'un a l'audace de leur désobéir, que vont-ils faire ?  Le tuer à coup de missiles ?  Ils ne font rien d'autre depuis le début. Que les gens soient dehors ou qu'ils restent chez eux, le "châtiment" est toujours le même : la peine de mort. L'impunité totale dont jouissent ces ignobles ordures sionistes commence à leur monter à la tête.

Les agresseurs apprennent à connaître le Hezbollah

  • 9 août 2006 : Dans un article de Ha'aretz du 7 août, un certain Bradley Burston prétend qu'Israël est en train de perdre la Troisième Guerre mondiale ("Israel is losing World War III") - rien de moins. Et tout cela à cause du Hezb. Malgré tous les communiqués de victoire, certains n'en reviennent pas que cette petite organisation puisse leur tenir tête aussi longtemps. Les bombes ne servent à rien, se lamente Burston, 80 à 90 % des 2.500 combattants du Hezbollah sont encore en vie et continuent leurs tirs de katiouchas.

    Bien entendu, l'auteur de l'article écrit 2.500 comme il écrirait 1.000 ou 5.000 ou 10.000 ou 30.000. Il ne sait strictement rien sur les effectifs réels du Hezbollah et sur ses pertes. 10 ou 20 % de combattants tués sur 2.500, cela donne entre 250 et 500 morts, soit 5 ou 10 fois plus que les pertes militaires israéliennes avouées. Cela permet de se consoler en se disant qu'on est quand même les plus forts. Mais si l'on additionne les chiffres cités chaque jour par la presse, le Hezbollah devrait déjà avoir perdu la totalité de ses "2.500" combattants.

    En fait, la seule chose que les Israéliens savent avec certitude à propos de la résistance libanaise, c'est qu'ils ne savent rien. Et c'est bien là leur problème. Ils sont habitués à affronter des ennemis dont le comportement est prévisible. Avant de se lancer dans une campagne (militaire ou politique), les sionistes prennent bien soin d'affaiblir leur adversaire, de le discréditer par tous les moyens, de l'infiltrer, de le manipuler, de le désarmer (dans tous les sens du terme). C'est à cela que servent le Mossad et le lobby. Une fois rendu inoffensif, l'ennemi - que l'on présente néanmoins comme le plus grand danger qui soit - peut être vaincu dans ce qui sera décrit comme le combat du vaillant petit David israélien contre le monstrueux Goliath arabo-islamo-terroriste. Le vrai Goliath, en réalité, ce n'est pas ce Saddam Hussein exsangue ou ce Hamas rachitique, mais bien évidemment Israël (ou son exécutant américain). Mais comme toute la presse sionisée est là pour affirmer le contraire...

    Dans le cas du Hezbollah, cette tactique ne fonctionne pas et n'a jamais fonctionné. On a beau faire des pieds et des mains, impossible de noyauter l'organisation. Ils sont sur leurs gardes, ne font jamais confiance aux amis qui leur veulent du bien, aux journalistes bien intentionnés, aux sympathisants pleins de bonne volonté, aux professionnels de l'aide humanitaire. Ils se méfient des taupes et des sous-marins. Leur appareil de contre-espionnage est au moins aussi efficace que celui de Tel Aviv. Et ils ne se laissent pas acheter.

    Les accusations d'antisémitisme et autres reproches débiles dont les racistes israéliens inondent systématiquement leurs adversaires laissent le Hezbollah indifférent. Le parti chiite n'a rien contre les Juifs en général, mais seulement contre les Juifs oppresseurs, voleurs de terres et massacreurs d'enfants. Il sait parfaitement faire la distinction entre - d'un côté - un Sharon, un Olmert ou un Wolfowitz et - de l'autre - un Uri Avnery, un Israël Shamir, un Norman Finkelstein, un Paul Eisen ou les rabbins de Neturei Karta. Le Hezbollah ne se sent pas responsable du génocide nazi ; quand on lui reproche son "islamo-fascisme" ou qu'on lui lance à la tête les aventures du mufti de Jérusalem, il renvoie la balle aux calomniateurs judéo-nazis en leur rappelant Jabotinsky et la collaboration SS-Haganah. Mais tout cela, il faut bien l'avouer, ne passionne guère le monde arabe et islamique - ce sont des "arguments" plutôt destinés à paralyser les esprits en Europe et en Amérique.*

    * Même chose pour Les Protocoles des Sages de Sion dont tout le monde, en Occident, parle sur un ton horrifié, alors que personne ne les a lus car ils sont interdits par la censure. Même les sionistes les plus acharnés n'en ont jamais eu la moindre ligne sous les yeux, se contentant de réciter partout une leçon apprise par coeur. Beaucoup d'entre eux ne connaissent même pas le titre exact et disent "Le Protocole", comme s'il n'y en avait qu'un. Les responsables du Hezbollah, eux, ont lu ce texte et savent parfaitement qu'à l'exception de quelques passages datés (référence à des événements du 19ème siècle), le contenu est encore très actuel aujourd'hui. Bien souvent, les objectifs énoncés dans le pamphlet sont réalisés depuis longtemps.

    Voir ici ce qu'en disent deux personnalités juives antisionistes :
    Les Sages de Sion version 2002 (par le musicien israélien Gilad Atzmon)
    Les Sages de Sion et les Maîtres du Discours (par l'écrivain et journaliste Israël Shamir)


    Le Hezbollah, pour tout dire, se moque éperdument des méthodes du lobby : personne ne peut ruiner la carrière professionnelle d'un membre du Parti de Dieu ou léser ses intérêts financiers ou commerciaux. La procédure standard des maîtres chanteurs sionistes reste sans effet.

    Pas étonnant, dans ces conditions, que cette guerre atypique déclenchée contre un adversaire encore indemne ne se déroule pas comme prévu. Pas étonnant que les katiouchas continuent de pleuvoir après quatre semaines d'agression. Le Hezbollah poursuit ses tirs au nez et à la barbe de l'armée d'invasion. Les sionistes sont incapables de localiser les batteries (elles sont bien entendu mobiles). Comment pourraient-ils connaître le nombre de combattants ou le nombre de morts, ou l'emplacement des caches, ou les voies d'acheminement des armes et du matériel ?

    La propagande israélienne est pitoyable quand elle se débat dans ses mensonges et ses contradictions. Quand elle présente, comme elle vient de le faire, un prisonnier "Hezbollah" qu'elle dit coupable d'avoir participé à "l'enlèvement" de ses deux soldats. Et le gars a tout "avoué". Comment les Israéliens peuvent-ils être au courant de l'identité des hommes qui les ont "attaqués" le 12 juillet (lisez : qui ont répondu à leur provocation) et comment savent-ils, quatre semaines plus tard, où se trouve tel ou tel de ces "attaquants" ?  Phénomène paranormal ou influence divine ?  Qu'est-ce que Dieu attend pour leur dire où sont les lanceurs de roquettes ?

    Mais pour revenir à l'article de Bradley Burston, l'auteur a raison quand il écrit que pour le Hezbollah, le simple fait de survivre si longtemps à la puissance de feu d'Israël est déjà une victoire.

    Olmert et Peretz s'énervent. Pour la énième fois, ils annoncent une grande offensive terrestre - cette fois ce sera la bonne, disent-ils. Simultanément, selon le Times, le Hezb continue ses tirs de roquettes depuis des positions situées à quelques centaines de mètres à peine de la frontière israélienne (par exemple à Alma al Chaab, dans le sud-ouest, tout près de la côte). Apparemment, les bombardements incessants, les dévastations systématiques ne produisent toujours pas l'effet voulu.

    Plus aucune aide alimentaire ne peut être acheminée vers le sud. Les terroristes de Tel Aviv menacent d'attaquer les soldats de l'ONU si ceux-ci tentent de réparer les ponts détruits sur le Litani. Ailleurs, plus de vivres, plus d'eau potable, plus de médicaments, plus de courant électrique. La liste des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité de l'Etat judéo-fasciste s'allonge d'heure en heure, de minute en minute.

    Citation orwello-sioniste du jour (elle est du site pro-israélien DEBKAfile) : "Israël a adopté les principes américains d'éthique de combat, à savoir : importance accordée à la sauvegarde de la vie humaine et retenue dans toutes les actions pouvant causer des dommages civils."

  • 10 août 2006 : Les 40.000 réservistes israéliens massés à la frontière attendent leur tour d'aller au casse-pipe. Hassan Nasrallah les a avertis : "Le Liban sera votre cimetière." En l'espace de 24 heures, la promesse se réalise pour au moins 15 d'entre eux (selon les services de désinformation des ITF - Israel Terrorist Forces) ou pour 37 (si l'on en croit le Hezbollah).

    Le plus drôle dans cette affaire, c'est que ces 15 ou 37 tsahalopards ont perdu la vie tout près de la frontière, à Debel ou à Aïta al Chaab. Encore ce village, à la fois martyr et héroïque. Quoi qu'il arrive, on ne l'oubliera pas, c'est certain. Aïta al Chaab, c'est un peu Gleiwitz et Stalingrad réunis en un seul et même lieu - toutes proportions gardées, bien entendu.

    Une autre chose intéressante à propos d'Aïta al Chaab : un journal anglais à grand tirage, le Guardian, écrit pour la première fois sans ambages que la guerre a bien commencé par une provocation israélienne. Le journal rappelle aussi qu'après le retrait des troupes en 2000, les violations de l'espace aérien libanais n'ont jamais cessé. De quotidiens en 2001-2003, les survols supersoniques se sont un peu espacés ensuite, restant néanmoins "persistants" jusqu'en 2006.

    Comme promis par le Hezbollah, les katiouchas s'abattent à la fois sur les villes du nord d'Israël (entre-temps villes fantômes désertées par leurs habitants*) et sur les colonnes de blindés qui essaient de pénétrer en territoire libanais. Nasrallah, dans sa déclaration télévisée de la veille, a demandé à tous les habitants arabes de Haïfa de quitter la ville. Il est possible que des frappes plus substantielles soient en préparation. Les raffineries de pétrole vont-elles trinquer ?

    * Seuls les pauvres et les vieux sont restés sur place, ceux qui n'ont ni voiture, ni famille dans le centre ou le sud du pays, ni second passeport. Inutile de dire que l'Etat antisocial juif - beaucoup trop "pauvre" - n'a prévu aucune évacuation collective.

    Vingt-quatre heures à peine après avoir fièrement proclamé leur grande offensive terrestre, les grandes gueules de la clique de Tel Aviv annoncent une pause de deux ou trois jours "pour donner une chance à la diplomatie" - pas pour ramasser les morts et les blessés, mais non, mais non... Personne ne sait au juste à combien correspondent "deux ou trois jours" israéliens. A deux ou trois heures, peut-être - ce délai devrait être suffisant pour permettre aux 40.000 tsahalos de changer de caleçon après le choc qu'ils viennent de subir.

    On ignore ce que va faire "la diplomatie", l'ONU notamment. Son secrétaire général Kofi "Oncle Tom" Annan, qui est ghanéen, va peut-être brandir un drapeau israélien comme l'avait fait un de ses compatriotes, footballeur de l'équipe nationale, après sa victoire contre les Tchèques en Coupe du monde. Sûr que notre brave esclave noir ne demanderait même pas d'argent pour faire ce plaisir aux sionistes. Il suffirait qu'ils lui promettent de ne plus l'insulter et ne plus tuer ses Casques bleus pendant "deux ou trois jours".

    On ne peut pas dire que les médias sionisés ne font pas tout leur possible pour enjoliver les "succès" de leurs inspirateurs. L'AFP écrit que "les colonnes israéliennes ont progressé de sept kilomètres en territoire libanais et sont parvenues aux portes de Khiam", et aussi qu'elles ont "pris le contrôle de la ville de Marjayoun, à 10 km au nord-ouest de Khiam". On ignore si les colonnes de l'armée terroriste juive ont bien fait ce qu'on leur attribue, mais une chose est certaine : la cinquième colonne (celle qui contrôle l'AFP et le reste) a fait son boulot en suggérant que ses idoles ont pénétré de 7 + 10 = 17 km en territoire libanais. Un coup d'oeil sur la carte montre que Khiam est à 4 km de la frontière et Marjayoun (3 km plus loin) à 7 km . Et les prochains jours diront qui "contrôle" quoi...

    Les prochains jours ou les prochaines heures : à peine a-t-on lu la dépêche de l'AFP, que Le Monde annonce déjà que l'armée israélienne a dû se retirer de Marjayoun. Et les combats font rage à quelques mètres de la frontière, ajoute le correspondant du Times à Metulla, ville israélienne de l'extrême-nord, à deux pas de Kfar Kila. Les deux journaux font état de lourdes pertes israéliennes, mais sans donner de details (la censure militaire veille). Combien de tsahalopards morts aujourd'hui pour "libérer leurs deux camarades prisonniers depuis le 12 juillet" ? Encore une quinzaine ou plus ?... Et combien de chars Merkava "indestructibles" détruits ?... Le Hezbollah, le Hezb est là, plus que jamais, et ses missiles antichars* font des ravages. Ses katiouchas aussi.

    * "Ils utilisent des RPG 29 fabriqués en Russie pour détruire nos tanks", s'est plaint le criminel de guerre israélien Amir Peretz. Il n'a qu'à bombarder Moscou. Ça sortira peut-être Poutine de sa léthargie.

    Pour détourner un peu l'attention des crimes israéliens et des difficultés sur le terrain, les maîtres du monde nous présentent, depuis Londres, leur tout nouveau spectacle. Le scénario est inspiré d'une vieille comptine anglaise ("Sur la route de Chatham, j'ai vu un homme avec sept femmes. Chaque femme avait sept sacs, chaque sac contenait sept chats, chaque chat avait sept chatons. Chatons, chats, sacs et femmes, combien cheminaient vers Chatham ?..."). Mais là, nous avons 20 "terroristes" (comme le 11 septembre : 19 + Moussaoui), 20 avions, 20 bombes et 20 arrestations. Bombes, avions, terroristes, arrestations - combien de millions de gens prenez-vous pour des cons ?...

    C'est l'Israélien Michael Chertoff, chef de la Homeland "Security" des Etats-Unis, qui nous annonce que nous avons affaire à un complot d'Al-Qaïda. Ils sont vraiment bien organisés, ces terroristes. Depuis leur caverne afghane, où ils s'éclairent à la lampe à huile, ils coordonnent les actions du Hezbollah (qui veut rejeter à la mer les survivants d'Auschwitz) et préparent, en parallèle, les attentats du siècle à l'aide d'un explosif révolutionnaire, indétectable, fait de dentifrice, de lotion après-rasage et de Seven-Up. Dieu merci, Scotland Yard et Chertoff viennent de déjouer les attentats. Pour le Hezb, ça risque de durer un petit peu plus longtemps, mais tous les espoirs sont permis.

  • 11 août 2006 : Alors que le "nettoyage" du Liban sud tarde à venir, les Israéliens sont de plus en plus nombreux à exprimer leur déception. La litanie du Litani s'accompagne déjà d'effets pervers (pour les sionistes). Des responsables militaires de la mésaventure sud-libanaise auraient été limogés. On parle même de putsch - qui sait ?... Toujours est-il que le fauteuil du Premier ministre est de plus en plus bancal. Si les généraux avaient mieux sous la main, Olmert aurait été remercié depuis longtemps. On devrait peut-être essayer de ranimer Sharogne ou de le rafistoler façon Robocop (pour le mode d'emploi, prière de s'adresser aux potes d'Hollywood).

    Pour changer, Tel Aviv annonce dans la soirée la reprise de l'Opération Pisse contre le vent au Liban sud. Les judéo-fascistes adorent affubler leurs agressions militaires de noms évocateurs, souvent tirés de la mythologie biblique.* C'est pour bien souligner que Dieu est de leur côté - leur dieu, celui par qui ils ont été démocratiquement élus. Ou, comme disaient d'autres fascistes avant eux : "Gott mit uns".

    * Un spécialiste nous signale que le nom de cette fameuse "opération" est effectivement tiré des Psaumes ("Qui pisse contre le vent récolte ce qu'il mérite").

    Le Peuple élu, c'est précisément le titre d'un article de l'écrivain Jostein Gaarder* dans le journal norvégien Aftenposten. L'auteur prédit la disparition prochaine de l'Etat d'Israël dans sa forme actuelle et l'exode de ses habitants. Il compare le gouvernement israélien aux talibans afghans et aux racistes sud-africains du régime d'apartheid. "Les massacreurs d'enfants restent pour nous des massacreurs d'enfants, et jamais nous n'accepterons qu'ils justifient leurs outrages par un prétendu mandat divin ou historique."

    * Auteur du best-seller Le Monde de Sophie, un roman sur l'histoire de la philosophie (1991), où il est aussi question du Liban et des forces de l'ONU qui y sont stationnées.

    Inutile de dire que cet article (traduction anglaise) a fait grimper aux rideaux tout ce que la Scandinavie compte d'enragés sionistes. Et Gaarder s'est vu traiter un million de fois de... devinez... (c'est un mot qui commence par anti et se termine par mite, mais qui n'a rien à voir avec la naphtaline, même s'il en a depuis longtemps pris l'odeur).

    Une journaliste pro-israélienne est allée jusqu'à prétendre que l'article en question était ce qu'elle avait lu de pire depuis Mein Kampf. Comme si les sionards lisait les livres d'Adolf Hitler (livres interdits par la censure et introuvables). Elle a dû confondre avec le PNAC ou le Clean Break de ses copains judéo-fascistes.

    Gaarder a raison. Deux questions de plus en plus brûlantes se posent effectivement depuis le 12 juillet : 1) Un Etat qui dénie à ses voisins le droit à l'existence peut-il revendiquer ce droit pour lui-même ?   2) un Etat qui détruit systématiquement ses voisins ne mérite-t-il pas d'être détruit de la même façon ?

  • 12 août 2006 : Au Conseil de Sécurité, la montagne accouche d'une souris : nouvelle résolution (1701 - texte français), quasiment identique à la première, exception faite des fantomatiques 15.000 soldats libanais. Ni la France, ni la Russie, ni la Chine, ni personne d'autre ne condamne l'agresseur - on s'y attendait.

    L'Etat terroriste israélien déclare "accepter" la résolution mais ne l'applique pas (logique sioniste). Il s'efforce de poursuivre sa piteuse avance terrestre et de conquérir deux ou trois villages avant de décréter la prochaine pause. Pour le cas où quelqu'un ne le saurait pas encore : l'objectif est le Litani (à cinq kilomètres de la localité israélienne la plus proche ; beaucoup moins à vol d'oiseau). Si au moins le Hezb voulait bien cesser ses tirs de roquettes et de grenades antichars.

    Comme ils en ont l'habitude, les nazis juifs se rattrapent par de nouveaux massacres aériens qui viennent s'ajouter aux précédents. Près de Marjayoun, ils mitraillent un convoi de réfugiés, exactement comme le faisaient les nazis allemands en France, en mai 1940 (voir le film Jeux interdits). Les victimes de Marjayoun étaient maronites. Le fascisme sioniste est autant l'ennemi des chrétiens qu'il est l'ennemi des musulmans, des athées et des juifs.

    La ville même de Marjayoun n'est toujours pas "tombée" aux mains des sionistes, comme le prétendent certains, puisqu'elle est sans cesse pilonnée par l'artillerie israélienne. Les combats sont toujours aussi violents. Au moins sept tsahalopards ont perdu la vie aujourd'hui. Deux d'entre eux sont morts écrasés par un char. Et on ira dire, après cela, que le Merkava MK-4 n'est pas performant.

    A Tyr, il semblerait que la Résistance ait détruit un navire de guerre israélien (le troisième depuis le début de l'agression ?)


    Photo figurant sur le site d'Israël Shamir.
    Il n'est pas précisé de quel navire il s'agit - est-ce celui du 14/7, du 2/8 ou du 12/8 ?...

    (Si l'on en croit une information du Réseau Voltaire publiée trois ans plus tard, ce sont des missiles chinois qui auraient été utilisés à cette occasion - détails.)


    Deux articles du Réseau Voltaire :

    • Al-Manar : comment Israël a étranglé la voix de la Résistance libanaise
      "C'est un principe immuable de la propagande : pour qu'un mensonge paraisse une vérité, il convient d'abord de s'assurer qu'aucune voix dissidente ne viendra le contredire, puis de le répéter inlassablement."

    • Quel statut juridique pour les soldats français de l'armée israélienne ?
      Le Code Civil est clair à cet égard (article 23-7) : "Le Français qui se comporte en fait comme le national d'un pays étranger peut, s'il a la nationalité de ce pays, être déclaré, par décret après avis conforme du Conseil d'État, avoir perdu la qualité de Français."  Qu'attend-on pour retirer la nationalité française à Klaro Arschfeld et à tous les autres tsahalopards qui se disent "français" ?

    Bernard-Henri Lévy dans Le Point : " Israël ne vise pas les civils."  Bien sûr que non - et BHL n'est pas un taré.

    Une phrase révélatrice du sioniste Armand Abécassis (encore un qui se prend pour un "philosophe") dans Le Figaro du 11 août : "Le judaïsme ne prône pas le pacifisme parce que, d'une part, à l'origine, il y a la guerre et non la paix, et que le mal précède le bien. C'est précisément ce qui rend nécessaire l'usage de la violence, quand il a pour but de neutraliser le mal."

    "Le judaïsme, c'est la guerre" : c'est bien ce que veut nous dire ABK6, n'est-ce pas ?... Essayez, en tant que vulgaire goy, de dire la même chose, et vous verrez ce qui vous arrivera - que vous vous appeliez Mel Gibson ou pas.

    Evidemment, ce n'est pas le judaïsme, en tant que religion, qui est la cause de la guerre, même si on peut y trouver, comme dans toutes les religions, de bonnes raisons pour justifier l'anéantissement d'autres peuples - il suffit de prendre pour modèle les massacres et atrocités de l'Ancien Testament. Non, le responsable de la barbarie actuelle est le sionisme. Les juifs religieux qui s'y opposent sont là pour le prouver - exemple : les rabbins de Neturei Karta. Les sionistes, même lorsqu'ils sont athées - ce qui est fréquemment le cas -, abusent sans le moindre scrupule des dogmes religieux et n'hésitent à les modifier en leur faveur quand cela les arrange.

  • 13 août 2006 : A force de répéter qu'ils ont "atteint le Litani", les fascistes israéliens finiront bien par y arriver - à moins qu'ils n'aient l'intention de battre le record détenu depuis 1942 par leurs homologues allemands (ils avaient mis six mois pour aller de la poste centrale à la gare de Stalingrad).

    Allez le Hezb, faut être sympa. Faites un effort, oubliez votre anti-SS-mythisme, laissez ces pauvres lavettes sionistes y aller, à leur Litani. De toute façon, ce fleuve, il est à eux, c'est écrit dans la Bible. Dieu le leur a donné, oui parfaitement, par-devant notaire. L'acte est conservé quelque part, personne ne sait où, mais il paraît que c'est en lieu sûr, comme la "Constitution" et la "Declaration des droits de l'homme" de l'Etat le plus démocrado de tous les Israëls du Moyen-Orient. Alors, hein...

    D'abord, le Litani, c'est la frontière naturelle de leur Reich, aux Israéliens - en attendant qu'ils puissent aller plus loin vers le nord. De toute façon, quand ils seront au pôle Nord, ils seront bien obligés de redescendre - il n'y a pas de bébés à massacrer, là-bas, à part les bébés phoques, et encore, les Iles de la Madeleine, c'est pas tout à fait le pôle Nord. (Mais c'est quand même antisémite comme le reste, puisque les gens du coin n'ont rien fait pour empêcher l'Holocauste. Faudra penser à leur demander de verser des réparations aux organisations sionistes de New York...)

    Les Israéliens, vous savez, ils vont en prendre soin du Litani, avec toute l'eau qui y coule - et qui fait si cruellement défaut dans d'autres régions de la Terre promise. D'accord, pour avoir l'eau, il faut contrôler les deux rives, mais ça c'est pas un problème. Faut aussi contrôler l'amont, d'ailleurs : c'est pas un problème non plus. Et puis, toute la région entre la Ligne Bleue et le Litani, elle ne demande qu'à être colonisée (après déminage - c'est l'ONU qui va s'en charger). Les candidats à l'implantation en Galilée du Nord (comme on dit en hébreu politiquement correct) font déjà la queue partout : à Sarcelles, à Brooklyn, partout... Le pays n'est pas encore tout à fait vide, c'est vrai, mais ça vient petit à petit. Les Arabes fichent le camp, volontairement ou sous la pression de leurs dirigeants (comme en 1948, comme en 1967, comme toujours). "Qui a la casse, perd sa place", comme dit le proverbe israélien.

    Quand le futur ex-Liban sud sera enfin à eux, vous verrez comme il sera beau, surtout la côte. Pour Tyr, ils ont déjà trouvé un nouveau nom : Tyr-toi-d'là-que-j'm'y-mette. Alors, le Hezb, quand même, vous n'allez pas vous opposer à la réalisation de ce divin programme...

    Hélas pour les rapaces, le Hezbollah fait la sourde oreille. Il accueille les sionistes sous un déluge de feu et tue au moins 24 tsahalopards en 24 heures. C'est le record absolu depuis le début de cette "guerre éclair" israélienne - et le bilan nous est communiqué par l'état-major des ITF (Israel Terrorist Forces) ; le chiffre réel doit être plus élevé encore. Quant aux tanks éventrés et incendiés, on ne les compte plus. Un hélicoptère a été abattu avec cinq hommes à bord près de Yater (sud-ouest).

    On se bat encore à Aadaïssé (à quelques centaines de mètres de la frontière israélienne) et devant Khiam, où les blindés ont dû rebrousser chemin. Comme dit un porte-parole de la Résistance, les Israéliens paniquent à l'approche de l'heure fixée pour le cessez-le-feu (lundi matin, sept heures). Ils veulent boire un dernier verre avant la fermeture du bar, mais leur drink a un goût amer. Et les katiouchas continuent de tomber sur Haïfa et sur le nord d'Israël (deux morts).

    Haïfa - 33ème jour de la "guerre éclair" :
       
     
    " Le Hezb il a frappé, le Hezb il a tapé.
    Une roquette à droite, une roquette à gauche...
    "

    Et en prime : Katioucha

    Et pendant ce temps, le général Dan "Blitzkrieg" Halutz encourage ses vaillants soldats : "Allez les boeufs, on va gagner !..."

    La presse sionisée est toujours aussi logique. Quelques heures après avoir annoncé que les Israéliens étaient sur le Litani, l'AFP écrit qu'ils progressent en direction du fleuve. Les pressetitués de l'Agence n'y peuvent rien : ils sont payés pour recopier les dépêches israéliennes, par pour les lire et analyser le contenu. Le New York Times, tout joyau de la presse sioniste qu'il soit, se montre plus réaliste. Son correspondant à Jérusalem estime qu'Olmert est à la recherche du moindre petit signe de "victoire" qui lui permettrait de tenir tête à ceux qui réclament sa démission (Benjamin Nétanyahou est candidat à la succession).

    Suite... (le cessez-le-feu du 14 août 2006)


Vu en août 2006 à Antalya, une ville du sud de la Turquie
où les tsahalos aiment venir se détendre après les massacres :

"Entrée et vente interdites aux Israéliens tueurs d'enfants"


Les réseaux terroristes israéliens au Liban  par le journaliste allemand Jürgen Cain Külbel (sur le site du Réseau Voltaire).

Israël ne vit que de la guerre  par le sociologue Serge Thion : "Le retour des génocideurs au Liban est le signe qu'ils tournent en rond. Ils ne peuvent pas faire la paix puisqu'elle limiterait leurs ambitions territoriales et les obligerait sans doute à des concessions. Hors de question. Donc la seule alternative, c'est la guerre."   Mais la guerre des 33 jours pourrait bien marquer le commencement de la fin de l'Etat terroriste juif.

Hawk of Lebanon (L'Épervier du Liban)
Un hit palestinien à la gloire de Hassan Nasrallah et du Hezbollah - à télécharger en MP3 - composé et interprété par Ala Abu El Haija et son groupe Firkat il-Shamal de Jénine. (97 % des Palestiniens soutiennent le Hezbollah. Beaucoup d'enfants qui naissent maintenant en Palestine reçoivent les prénoms "Hassan" ou "Nasrallah".)

Ma guerre du Liban - le carnet d'un tsahalo.

Le judéo-fasciste Alan Dershowitz, professeur de "droit" à Harvard, passe le plus clair de son temps à inventer de nouvelles "justifications" juridiques à tous les crimes israélicains : torture, camps de concentration, terrorisme d'Etat, guerres et génocides. Inutile de dire que les attaques barbares que l'Etat voyou juif a lancées contre le Liban ont procuré à ce branleur sioniste 33 jours de jouissance ininterrompue. (Un dessin de Carlos Latuff.)

Al-Manar symbole de la résistance du Hezbollah  - un dossier "équilibré" de Libanvision.com (contient des articles honnêtes et d'autres reprenant les poncifs de la propagande sioniste).


I : Liban - Préparatifs - 2005-2006     II : Liban - Agression et résistance - juillet-août 2006

III : Liban - Cessez-le-feu et paix incertaine - 2006-2010     IV : Syrie - Guerre terroriste - 2011-2012     V : 2013     VI : 2014




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