LIBAN
لبنان

- L'autre guerre israélienne -
( III )


I : Liban - Préparatifs - 2005-2006     II : Liban - Agression et résistance - juillet-août 2006

III : Liban - Cessez-le-feu et paix incertaine - 2006-2010     IV : Syrie - Guerre terroriste - 2011-2012     V : 2013     VI : 2014





CESSEZ-LE-FEU ET PAIX INCERTAINE

2006-2010





Chronologie :

14 août 2006 - Cessez-le-feu   Septembre 2006

Octobre 2006 - Evacuation israélienne ?   Novembre 2006   Décembre 2006   Janvier 2007

Mai 2007 - Vers une relance de la guerre civile ?   Septembre 2007   Janvier 2008

Mai 2008 - Feu aux poudres ou déblocage ?   Septembre 2008   Janvier 2009   Avril 2009

Juin 2009 - Elections législatives   26 juin 2009   Août 2009   Novembre 2009   Mars 2010   Juin 2010

Août 2010 - Le début d'une nouvelle guerre ?   Octobre 2010   Décembre 2010



Le Liban


La Syrie

Golan annexé et Liban sud occupé
Source : Le Monde Diplomatique
(février 2000 - 84 ko)

Sud du Liban - carte détaillée  (148 ko)

Liban sud - Zone frontalière israélienne - Fermes de Chebaa
(Source : Wikipédia - 123 ko)

Le Litani  (33 ko)

Israël / Palestine - partie nord
(Source : Le Guide du Routard - 98 ko)



Cessez-le-feu

  • 14 août 2006 : Lundi matin, 7 heures précises - le cessez-le-feu entre en vigueur. On ignore encore où sont les boeufs du général Halutz*, quels villages ils occupent** au Liban sud, et surtout s'ils ont vraiment envie de retourner à l'abattoir. Robert Fisk, dans un article du journal The Independent de ce matin parle d'au moins 39 soldats israéliens tués au cours de la journée d'hier - et peut-être même 43 (dont plus de 20 en moins de trois heures). Il est évident que l'état-major cache au monde - et en premier lieu à sa propre population - l'ampleur réelle des pertes subies. Le "dernier verre"* a dû coûter très cher. En fait de "nettoyage" de la bande frontalière, comme promis par le fier-à-bras Olmert, c'est l'armée des tsahalopards qui s'est fait nettoyer. Les Israéliens n'ont toujours pas pu récupérer les cadavres des cinq soldats qui se trouvaient dans l'hélicoptère abattu.*

    * Voir page précédente, 13 août.

    ** La presse ne donne pas de détails sur l'étendue de la zone effectivement occupée par les Israéliens - elle n'en sait probablement rien - mais Le Monde présente une carte des combats pour la journée du 13. On y trouve Qantara (à 5 km de la frontière et à 2 km du Litani) et - incroyable mais vrai - Aïta al Chaab !... C'est le running gag de l'année.


    On sera sans doute bientôt fixé sur la situation exacte au Liban sud. Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : la Résistance libanaise, après un succès si chèrement acquis*, ne se laissera pas expulser de ses terres, et encore moins désarmer. Pourquoi le ferait-elle ? Personne, à l'ONU, ne lui a demandé son avis. Comme le suggère Robert Fisk, si Israël cesse ses bombardements, les villes israéliennes seront également épargnées, mais le Hezbollah combattra les envahisseurs tant qu'ils seront encore sur le sol libanais. La guerre est loin d'être finie. (Même si Fisk croit encore à la fable de "l'enlèvement des deux soldats", son analyse est assez convaincante).

    * Israël n'a pu réaliser aucun de ses objectifs militaires proclamés ou réels, initiaux ou subséquents : libération des deux soldats (prétexte grossier) ; cessation des tirs de katiouchas (qui n'auraient pas eu lieu si Tel Aviv n'avait pas bombardé le Liban - le Hezbollah n'a jamais attaqué le premier, se contentant de répliquer aux pilonnages israéliens) ; destruction (puis affaiblissement) de la Résistance ; désarmement du Hezbollah (puis refoulement au nord du Litani).  Contrairement à ces objectifs israéliens prétentieux, arrogants et irréalisables, la guérilla chiite a toujours affiché des objectifs limités, modestes, réalistes : tenir tête le plus longtemps possible à une attaque israélienne et infliger à l'agresseur des pertes substantielles, en hommes et en matériel. Le Hezbollah est même allé au-delà de ses espérances, puisqu'il a pu catalyser l'esprit de résistance des populations arabes, au Liban, en Palestine et ailleurs. Sans se faire d'illusion sur les véritables rapports de force et sur ce qu'ils réservent pour l'avenir, il faut reconnaître que le Hezbollah vient de remporter une victoire.

    L'armée terroriste de Tel Aviv, à moins qu'elle ne reconnaisse son échec ou que la Résistance ne s'évanouisse comme par enchantement (deux hypothèses très improbables), ne peut à court terme que relancer les affrontements avec le Hezbollah (en essuyant des pertes plus lourdes encore) ou reprendre ses destructions et ses massacres dans tout le Liban - avec à la clé l'extension de la guerre à la Syrie et à l'Iran. C'est bien cette dernière "solution" que préconisent les néo-cons. Si elle n'est pas choisie dans l'immédiat, ce n'est que partie remise.

    Pour éviter une reprise de la guerre et l'escalade qui l'accompagnera, il faudrait une opposition massive des pays "à veto" : France, Russie, Chine. Or, on vient d'admirer leur prestation au Conseil de Sécurité. En approuvant la résolution antilibanaise, ils se sont comportés en véritables complices des massacreurs. Chirac a même aidé à formuler le texte. Poutine et les Chinois, eux, ont laissé faire, feignant de pas comprendre l'enjeu. Tout comme les "démocraties" occidentales avaient cédé face à Hitler en lui permettant d'avaler l'Autriche puis la Tchécoslovaquie, Moscou et Pékin ont cédé face aux hitlériens du 21ème siècle. Ils ont sacrifié le Liban de façon plus perverse encore qu'ils n'avaient sacrifié l'Irak. Mais comme la France et la Grande-Bretagne de 1938-39, ils sont eux-mêmes sur la liste des prochaines victimes. Leur tour viendra, n'en doutons pas.

    Quant à la mobilisation populaire depuis le 12 juillet, elle reste bien modeste - et de toute manière, même si elle était vingt fois plus puissante, comme en 2003, son effet resterait très limité. Mais en refusant de se solidariser avec la Résistance libanaise, en refusant de condamner clairement les crimes de l'Etat fasciste juif, en se livrant pieds et poings liés au lobby sioniste (qu'il soit hard ou soft), le mouvement pacifiste des pays occidentaux se désarme encore plus et perd d'avance toute efficacité. Il ne sauve même pas l'honneur, comme il l'avait fait trois ans plus tôt.

    La Résolution 1701 : feu vert à Israël pour la continuation de ses crimes  par Mondher Sfar, intellectuel tunisien. (Ne vous étonnez pas si vous entendez dire que l'auteur est "antisémite" - logique puisqu'il ose dire la vérité sur Israël.)

  • 15 août 2006 : Robert Fisk, dans un nouvel article de l'Independent, décrit la situation à Srifa, un village à une quinzaine de kilomètres à l'est de Tyr. Parmi les terribles destructions, la désolation, les corps encore ensevelis sous les décombres, les combattants émergent et mesurent la signification politique de leur succès. A Ghandouriyé, petite localité située entre Srifa et Qantara, les envahisseurs ont perdu 40 hommes en 36 heures de combats et sont repartis. Votre télé, votre journal en ont-ils parlé ?...

    Les terroristes de Tel Aviv n'ont pas non plus réussi à pénétrer dans la ville de Khiam, où le Hezbollah fêtait hier sa victoire. Ils ne sont pas davantage à Bint Jbeil, ni à Marjayoun. Où sont-ils au juste, ces fameux militaires "engagés au Liban" ?... Pour Fisk, "il est clair que l'armée israélienne de 30.000 hommes se dépêchant d'atteindre le Litani n'a en fait jamais existé. Il n'y avait hier pas plus de 1.000 soldats israéliens au Liban sud."

    Mais où se terrent-ils ?... L'état-major se tait. Les journaux israéliens (du moins ceux qui paraissent en anglais) ne donnent aucun détail. Secret militaire... Les matamores de l'armée juive se sont contentés de mimer le plus gros de l'offensive terrestre. Et quand ils se sont vraiment aventurés en territoire libanais, la gifle a été si retentissante qu'ils ont préféré saisir la perche du cessez-le-feu. Eh oui, massacrer des enfants à l'aide de bombes au phosphore et de bombes à fragmentation, rien de plus facile pour une armée de lâches, cela ne comporte aucun risque. Mais affronter sur le terrain les combattants de la Résistance, c'est une autre affaire.

    A Srifa, les milices chiites et l'armée régulière travaillent ensemble à déblayer les ruines. Les hommes du Hezbollah, après plus d'un mois d'agression sioniste, sont implantés au Liban sud plus solidement que jamais. Quelqu'un croit-il sérieusement que c'est maintenant qu'on parviendra à les en déloger ?

    Pendant ce temps, on s'agite à Tel Aviv. On reproche à certains responsables des ITF amateurisme, incompétence, mauvaise organisation, manque de ravitaillement des troupes. Certaines unités auraient manqué d'eau et de nourriture. A cela, le général de brigade Avi Mizrahi, cité par Ha'aretz, rétorque : "Ils n'avaient qu'à se servir dans les magasins libanais."  Comme si les tsahalopards avaient attendu ses conseils (ou ses ordres) pour s'adonner au pillage...

    Le Premier ministre, lui, ne manque de rien et se déclare satisfait :



    " Moi, Ehoud Olmerde, avocat véreux, politicard ripou,
    massacreur d'enfants libanais,
    je le dis et je le répète :
    ISRAHELL A GAGNÉ !...
    "


    Interview éclair :
    (A tout saigneur, tout honneur)

    " Monsieur Likoud Olmerde, s'il vous plaît...
    - Pas Likoud, Kakadima...
    - Bon, Monsieur Olmerde, que pensez-vous du cartoon suivant ?


    - Mais c'est encore Sharogne, vraiment y en a que pour lui,
    comme si je l'avais pas rattrapé entre-temps.
    - Ah non, quand même, vous êtes loin derrière.
    - Attendez un peu, vous n'avez encore rien vu... "

    Amir Peretz, le ministre de la Guerre, a "gagné" lui aussi - c'est ce qu'il raconte partout. Il aimerait bien remettre ça sans plus attendre ; le Liban sud, il adore. Après le grand succès de Pisse contre le vent, il prépare déjà l'Opération Redonnez-moi-z-en une louche. Bonne chance et mazel tov...

    Le pacifiste israélien Uri Avnery : "L'armée israélienne s'est jetée à la conquête du Sud-Liban comme les mouches se jettent sur le papier tue-mouches."

    Enlever, kidnapper, capturer, faire prisonnier :  The Semantics Of War  par Reuven Schossen - quand un "Juif honteux" fait dans l'antisémantisme...

  • 16 août 2006 : L'intox continue - Le correspondant de Reuters à Jérusalem écrit : "L'armée libanaise devrait commencer à se déployer le long du Litani, puis progresser lentement vers le sud au fur et à mesure que les troupes israéliennes se retireront."

    Après avoir simulé une invasion du Liban sud, l'armée terroriste juive va-t-elle maintenant simuler un retrait ? Retrait qui, bien entendu, ne pourra se faire du jour au lendemain, compte tenu du nombre impressionnant de soldats à "retirer". Et quand toutes les troupes fictives auront été "évacuées", il restera un petit reliquat (pas plus de 1.000, comme dirait Robert Fisk) indispensable pour assurer la "sécurité" d'Israël après son "départ". C'est une simple supposition, bien sûr, mais sachant que les "retraits" de l'Etat expan-sion(n)iste ont souvent donné lieu à des tours de passe-passe de ce genre, on ne serait pas surpris de voir la même chose ici.

    Quelques heures après l'annonce de Reuters, le retrait bidon commence. Dans Le Monde, on peut lire que "quelque 2.000 des 30.000 militaires israéliens présents au Liban ont refranchi la frontière vers le sud". A ce rythme-là, l'Etat illusionniste juif dispose d'une quinzaine de jours pour étaler aux yeux du monde sa "bonne volonté" et son "respect scrupuleux" des résolutions de l'ONU - tandis que le Hezbollah, lui, etc. etc.

    Israël n'est pas seulement inégalable sur le champ de bataille (puisqu'il a "gagné la guerre"), il l'est aussi pour ce qui est de la chutzpah. Il reproche à la Syrie (sa cible verbale depuis des années et sa prochaine cible militaire) de "s'aligner sur les éléments extrémistes au Moyen-Orient". En effet, Assad vient de faire l'éloge des combattants du Hezbollah et de célébrer leur victoire. Le président syrien a osé faire cela sans demander la permission à Tel Aviv !... C'est proprement scandaleux !...  Dans ces conditions, l'Allemagne - le plus fidèle et le plus obéissant serviteur d'Israël au sein de l'UE - se devait d'agir. Pour bien montrer qu'il condamne l'antisénilitisme syrien, le ministre des Affaires étrangères de Berlin annule illico son voyage à Damas. Assad ne s'en remettra jamais.

    D'ailleurs, un débat politique de la plus haute importance secoue la Germanie en cette période de vacances. Peut-on ou ne peut-on pas, compte tenu du "passé historique", envoyer des soldats au Liban ? Et si un militaire allemand se trouvait soudain nez à nez avec un soldat juif, s'il devait pointer son arme sur un représentant du Peuple élu ? Vous mesurez l'ampleur du drame : un descendant de nazi (tous les Allemands le sont par définition) menaçant un rescapé d'Auschwitz (tous les Israéliens le sont par définition).  Bien sûr, si c'est le contraire qui se produit, si c'est un Israélien qui menace - ou qui tue - un Allemand, ce n'est pas grave. Se faire tuer pour Israël et par Israël dans une guerre israélienne, peut-on imaginer une mort plus belle, plus romantique, plus sublime, plus noble pour un jeune Allemand ?... Les Français, eux, ont déjà ce privilège potentiel - grâce à Chirac et Douste-Blazy.

    Pour en revenir à Assad, Robert Fisk constate que le président syrien est le seul chef d'Etat qui ne craint pas aujourd'hui de dire la vérité sur cette guerre : It's left to Assad to tell the truth. Quand tous les autres dirigeants politiques, à commencer par ceux des pays arabes, choisissent de se taire face à la barbarie sioniste, on comprend que le discours d'Assad déplaise. (Comme on peut le voir dans cet article, Fisk n'éprouve aucune sympathie pour le régime syrien, et il reprend ici - comme chaque jour - la légende du "Hezbollah ayant provoqué la guerre en attaquant les Israéliens chez eux". Son commentaire n'en a que plus de poids.)

    En attendant, la caste militaro-politico-journalistique de l'Etat voyou juif s'invective, s'engueule, se saute à la gorge, veut voir des têtes tomber. Si l'on s'en tient à la définition sioniste courante du mot antisémitisme, alors Israël est en ce moment le pays le plus antisémite du monde. Jamais autant de Juifs ne se sont fait insulter en si peu de temps. Ce n'est plus de la recrudescence, c'est de l'hystérie.

    La chose est assez plaisante, au fond, et elle a des retombées positives, car pendant qu'ils s'étripent verbalement, les massacreurs et leurs complices laissent un peu de répit aux Libanais. Le tout est de savoir combien de temps cela va durer... On devrait peut-être aider les Israéliens à s'étriper pour de bon, mettre en place des commandos de la mort qui attiseraient un peu partout la "violence sectaire", promouvoir la guerre civile - comme eux-mêmes le font tous les jours en Irak.

  • 17 août 2006 : Douste-Blazé débarque à Beyrouth et "réclame des garanties pour le désarmement du Hezbollah". Pauvre poire, on voit qu'il a tout compris... Au lieu de répéter bêtement ce que lui soufflent les sionistes, il ferait mieux d'écouter le président libanais Emile Lahoud (un chrétien maronite) : "Ne vous faites pas d'illusions, personne ne désarmera la Résistance libanaise face à Israël - surtout pas par la force."

    Le Premier ministre, lui, ne dit rien, ou pas grand-chose. Espérons qu'il ne va pas se mettre à chialer si les milices du Hezbollah ne déposent pas les armes dans les trois jours. Siniora devrait être prudent : le bruit court qu'Israël veut le faire assassiner comme Rafic Hariri pour pouvoir accuser la Syrie et relancer la guerre, à l'échelle régionale cette fois.

    Les autres politiciens, ceux qui se sont planqués pendant l'agression (avec l'assurance plus ou moins officielle de Tel Aviv qu'on ne les bombarderait pas), les Joumblatt et autres Fantômas pro-occidentaux, ont refait surface et rêvent de reprendre leur petit jeu là où ils l'avaient interrompu le 12 juillet.* Ils réclameront l'application de la résolution 1701.

    * Le quotidien francophone libanais L'Orient Le Jour est le porte-voix de ces forces pro-américaines et pro-israéliennes. Tant que la guerre faisait rage, que les Libanais mouraient sous les bombes, que le Hezbollah résistait pour l'ensemble du pays, ces zombis cryptosionistes n'osaient pas trop se manifester. Pendant 33 jours, le journal de Beyrouth a cultivé l'information zéro. Un lecteur qui serait arrivé par hasard sur le site de L'Orient Le Jour sans être au courant de l'actualité libanaise n'aurait strictement rien appris de concret - et surtout pas que l'Etat terroriste juif commettait chaque jour d'innombrables crimes de guerre. Maintenant que les massacreurs d'enfants ont interrompu leurs atrocités, la caste des élites encravatées autoproclamées fait comme si elle représentait le pays. Ces crétins se prennent pour la "majorité gouvernementale" (comme si cela existait dans le cadre du système électoral libanais) et déplorent en même temps que le gouvernement ne respecte pas la volonté de cette "majorité" - on croit rêver.

    Alors qu'on ne les a jamais entendus élever la voix contre leurs maîtres israéliens, ces lâches que le Hezbollah considère à juste titre comme des traîtres, s'en prennent maintenant à la Syrie, comme si c'était elle qui avait détruit le Liban...  Jamais le fossé entre la population libanaise et le gros de ses "représentants" politiques n'a été si profond. Si des élections avaient lieu demain sur une base non-confessionnelle, si chaque électeur pouvait voter pour n'importe quel parti de son choix sans obligation de quota, gageons que le Hezbollah remporterait haut la main la majorité absolue.


    Le Hezbollah appliquera la résolution 1701 - qu'il a dû "approuver" pour la forme puisqu'il fait partie du gouvernement - le jour où les sionistes auront de leur côté appliqué les innombrables résolutions les concernant. Si Israël faisait ce que l'ONU lui demande de faire depuis plus de cinquante ans, le Liban n'aurait plus rien à craindre et le Hezbollah n'aurait plus aucune raison d'entretenir une milice clandestine.

    Toute tentative de réaliser par l'action politique les objectifs que l'armée israélienne n'a pas été capable d'atteindre par la force, est fatalement vouée à l'échec. Le Hezbollah va s'efforcer, avec l'aide de ses alliés libanais, de neutraliser les effets unilatéralement pro-israéliens de la résolution 1701 - mais sans se faire d'illusions, car il sait parfaitement que la guerre reprendra le jour où l'Etat terroriste juif et sa cinquième colonne américaine en auront décidé ainsi. Même si le Hezb désarmait, Damas et Téhéran ne seraient pas épargnés pour autant. L'expérience montre qu'il ne sert à rien de s'aplatir devant le monstre israélicain dans l'espoir de l'amadouer.

    Abracadabra, cinq minutes de magie : l'armée invisible poursuit son "retrait". Aujourd'hui, nous apprend l'AFP, elle a "transféré la moitié des zones où elle s'était déployée, en un mois d'offensive contre le Hezbollah, à la Force intérimaire des Nations unies." Un véritable exploit !...

    Les pauvres Israéliens sont bien mal payés de retour. Non seulement personne ne veut désarmer le Hezb, déplore un porte-parole de Tel Aviv, mais la milice chiite, profitant du retour des réfugiés, accélère l'acheminement de nouvelles armes vers le sud. C'est vraiment pas juste, ils sont tous contre nous, ils exploitent notre supériorité. Et le pire, c'est qu'ils ne veulent même pas nous rendre nos deux soldats. C'est le comble de l'injustice. On se crève le cul pendant 33 jours à ratatiner tout le Liban, on gagne la guerre, plus de 200 de nos tsahalos (officiellement 119) reviennent les pieds devant, et ces extrémistes ne veulent même pas nous rendre nos deux soldats...

    (Prière d'envoyer vos messages de consolation à la ministre des Affaires étrangères de l'Etat victimaire juif : pipi_livni@killers_n_thugs.gov.il - merci pour elle. Vous pouvez aussi faire des dons en espèces ; la guerre a coûté cinq milliards de dollars au contribuable israélien et le chèque de Washington n'est pas encore arrivé.)



    Que ce soit au Liban ou en Palestine,
    les pauvres soldats juifs sont toujours victimes de la terreur arabe
    (par Carlos Latuff)

    Autre souci des Israéliens : le sort de leurs fameux chars indestructibles, que le Hezb a détruits à la chaîne. Un tank sur sept n'aurait pas survécu à la guerre des 33 jours. C'est mauvais pour les ventes à l'étranger. Et pourtant, l'invulnérabilité du "Merdava M-CACA-tre" (prix unitaire : 5 millions de dollars) avait été amplement testée en Palestine. Selon les experts, le meilleur char du monde avait brillamment résisté à tous les jets de pierre de Gaza, Jénine et Ramallah. Malheureusement, le Hezbollah utilise des armes prohibées, des armes dont la loi israélienne interdit formellement l'usage aux non-Juifs, des armes plus dangereuses encore que les lance-pierres. Il faut absolument désarmer le Hezb avant qu'il ne soit trop tard.  Oui, mais comment ?...  En envoyant au Liban les chars restants ?...

    Herbert Docena (Asia Times) donne ici quelques détails étonnants sur les forces de la Résistance :  Amid the bombs, unity is forged. Il semblerait que le Hezbollah n'ait pas été seul dans les combats. Amal, l'autre groupe chiite, l'a épaulé, de même que le Courant Patriotique Libre - CPL (parti maronite de droite du général Aoun), le Parti Communiste Libanais - PCL (qui avait un peu disparu depuis la fin de la guerre civile, la structure confessionnelle du Liban ne lui laissant aucune chance) et quelques autres groupes.

    87 % des Libanais soutiennent le Hezbollah (dont 80 % des chrétiens et des druzes et 90 % des sunnites - et probablement 100 % des chiites). En supposant que la guerre ne reprenne pas sous peu, bien des politicards de Beyrouth vont avoir du fil à retordre pour imposer leurs vues plus que minoritaires. Une réforme radicale de la loi électorale (suppression des quotas confessionnels), si elle parvenait à s'imposer, serait désastreuse pour eux.

    Mais on n'en est pas là, bien sûr. L'agression sioniste peut repartir à tout moment. Et si le cessez-le-feu perdure, il y a d'abord toutes les plaies à panser. Tandis que les "élites" ministérielles réfléchissent au meilleur moyen de tirer leur épingle du jeu et de s'enrichir davantage, le Hezbollah a déjà pris en mains la reconstruction du Liban. Le Hezb, en maint endroit du pays, n'est pas l'Etat dans l'Etat, il est l'Etat tout court.

    Le rôle joué par l'armée libanaise pendant cette guerre reste assez ambigu. Des troupes régulières ont repoussé le commando héliporté israélien qui avait tenté une incursion à Tyr le 5 août, mais il semble que cette action ait été la seule en 33 jours, exception faite des actes individuels de soldats et d'officiers patriotes.

    A Marjayoun, durant la dernière semaine de guerre, les Israéliens ont provisoirement occupé une caserne de l'armée libanaise dans laquelle se trouvaient 350 hommes. Pas un coup de feu n'a été tiré pour repousser les agresseurs. Pendant que les combattants du Hezbollah mouraient pour la liberté du Liban, que faisaient les militaires professionnels censés défendre la souveraineté nationale ? Ils attendaient la suite des événements. Leur chef, le général Adnane Daoud a même pris le thé avec des officiers israéliens, bavardant et plaisantant avec eux dans son bureau, et se laissant filmer par les services de propagande de Tel Aviv. Et qui sait, quand les tsahalopards ont été contraints de se replier 24 heures plus tard, Daoud a dû leur dire : "Ciao, les gars, au revoir et à bientôt..."  Aujourd'hui, le gouvernement de Beyrouth a fait arrêter le traître Daoud, mais il ne risque pas grand-chose.

    Personne ne sait au juste - sauf peut-être le Hezbollah - ce qu'il faut penser de cette curieuse armée libanaise. Elle doit compter un certain nombre de patriotes, et certaines unités sont probablement plus fiables que d'autres, mais le mystère reste entier. Une chose semble sûre, cependant : personne, dans l'armée libanaise, n'osera s'opposer ouvertement au Hezbollah. La trahison sera plus sournoise, plus mesquine - à la Daoud. C'est une attitude que les Israéliens adorent chez les collabos arabes.

    En attendant, les fanfarons en uniforme franchissent en fanfare le fleuve Litani sur des passerelles de fortune. "C'est la première fois depuis 1968 que l'armée libanaise reprend le contrôle du Liban sud. Nous sommes très heureux de ce déploiement, c'est notre pays", lance un autre général à son arrivée à Marjayoun (cité par Le Monde). Déclaration pour le moins équivoque quand on pense à la tea party de son collègue Daoud...  Et si le type croit vraiment qu'il va contrôler quoi que ce soit, il risque d'être très vite déçu.

  • 18 août 2006 :

    Citations du jour :

    • "Le Hezbollah vient de prouver que cette armée de pédés, rongée par la corruption et empêtrée dans une stratégie militaire d'un autre âge, peut être vaincue." (Abou Oudaï - Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, Palestine)


      Les Golanis, "troupe d'élite" des ITF :

      "Plus viril que nous, tu meurs  (au Liban sud)"

    • "Il faut intégrer la résistance islamique dans l'armée libanaise." (Walid Joumblatt, leader druze libanais)
      Cher Monsieur Nasrallah, vous prendrez bien encore une tasse de thé... Avez-vous déjà goûté les biscuits de Madame Daoud ?... Je vous les recommande, ils sont délicieux...

    • "C'est à l'Etat libanais et à lui seul que doit incomber la décision de faire la guerre ou la paix." (encore Walid Joumblatt)
      Va raconter ça à Olmert.

    • "Dans cette guerre contre les Israéliens, Hassan Nasrallah n'a jamais consulté personne au gouvernement libanais." (toujours Walid Joumblatt)
      Que serait-il arrivé si, avant de répliquer à l'agression israélienne, Nasrallah avait dû demander la permission à Fantômas ?... Ce dernier aurait téléphoné à Olmert pour solliciter son accord ?...

    • "Israël a toujours vécu du sang des Palestiniens, des Libanais et des autres peuples arabes... L'histoire d'Israël est une suite de pages noires, c'est une histoire de haine et de destruction... Les attaques israéliennes peuvent détruire matériellement le Liban, elle ne pourront détruire l'unité du pays."  (Saad Hariri, fils de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, assassiné par les services israéliens en février 2005)

    • "Le régime syrien exploite le sang des victimes de Cana, de Gaza et de Bagdad pour apporter la sédition au Liban, en Palestine et en Irak."  (le même Saad Hariri)

      Hariri junior est nettement moins diplomate que son papa dont il a hérité les milliards. Se prenant pour le "chef du bloc antisyrien", il se croit autorisé à insulter Damas, comme si l'anéantissement du Liban avait été l'oeuvre d'Assad. Ses attaques verbales contre les Israéliens sont nouvelles ; elles lui permettent de souligner son "indépendance" et ont pour but de rehausser le peu de prestige dont il jouit au Liban.

      Monsieur Hariri n'a pas trop souffert de la guerre israélienne : pendant que son pays crevait sous les bombes, il se relaxait en Europe. Si Tel Aviv lui a permis de revenir à Beyrouth, ce n'est certainement pas pour rien. Il devrait faire attention, lui aussi, de ne pas être la prochaine cible du Mossad, ce qui serait dommage car quelqu'un d'autre empocherait les milliards de la future reconstruction. Quant à l'unité du Liban dont Saad Hariri se fait le champion, il est le premier à la saper en se désolidarisant de la Résistance nationale.

    • "Plus aucun armement ne sera toléré en dehors de l'autorité de l'État." (Fouad Siniora, Premier ministre libanais)
      Monsieur Nasrallah, s'il vous plaît, faites ce qu'il dit ou il va se remettre à pleurer. Vous ne voulez quand même pas que le Litani déborde ; le Liban a déjà bien assez d'ennuis comme ça...

    • "Je trouve honteux de réclamer le désarmement du Hezbollah au moment où le sang des martyrs n'a pas encore séché. Comment peut-on nous demander de désarmer la seule force dans le monde arabe qui a pu rester debout face à Israël ?" (Emile Lahoud - Président de la République libanaise)

    • "On a voulu imputer au Liban la responsabilité de ce qui s'est passé afin qu'il ne puisse pas réclamer des dédommagements pour ce qu'Israël a commis. Mais nous préparons des dossiers et si les États-Unis opposent leur veto, nous irons devant la Cour de La Haye pour faire valoir nos droits." (Emile Lahoud)

    Au moment même où le président Lahoud prononce cette phrase, on apprend qu'une équipe d'avocats de l'Etat chutzpahteux juif s'apprête à attaquer le gouvernement libanais en justice "pour avoir déclenché la guerre". Les criminels judéo-fascistes, après avoir détruit le Liban (les dégâts matériels sont estimés à plus de 10 milliards de dollars*) et massacré au moins 1.300 civils libanais (dont 600 enfants)**, réclament à leurs victimes des "dommages-intérêts". Pour augmenter leurs chances de succès, les escrocs sionistes vont plaider leur cause perverse devant un tribunal états-unien - où ils seront sûrs d'être entre amis.

    * Une somme qui peut paraître bien faible : rien que dans les quartiers chiites de Beyrouth, 70.000 logements ont été détruits, et il y a aussi le reste de la capitale, Tyr, Saïda, Baalbeck. la Békaa, les villes et les villages du Liban sud - sans compter l'infrastructure routière, les centrales électriques, les réseaux de télécommunication, les usines, les commerces, les ports, les aéroports, les écoles, les hôpitaux, le tourisme, la paralysie économique, la catastrophe écologique, etc.  Le coût effectif de la reconstruction pourrait s'élever à plusieurs fois la valeur du PNB annuel du Liban (environ 20 milliards de dollars).

    ** Chiffres très provisoires cités par Robert Fisk. On ne connaîtra le bilan définitif que le jour où toutes les ruines auront été déblayées. Il pourrait se monter à 2.000, voire davantage.


    La nappe de pétrole s'étend jusqu'en Syrie

  • 19 août 2006 :   Selon l'ambassade parisienne de l'Etat terroriste juif, les frappes du Hezbollah contre Israël auraient détruit 12.000 maisons, 1.700 voitures, 100 usines, 600 ateliers et 750.000 arbres. Ces dégâts auraient été causés par 3970 roquettes, dont 900 tombées en zone urbaine.

    Sans vouloir minimiser les mérites de la Résistance libanaise, on peut se demander comment fonctionnent ces miraculeuses katiouchas dont chaque exemplaire est capable de détruire (en moyenne) 13 maisons + 2 voitures + 1 usine ou atelier. Durant plus d'un mois, la presse n'a cessé de répéter que leur précision laissait à désirer et que beaucoup s'écrasaient sans faire de dégâts. On peut donc logiquement supposer que chaque tir réussi a causé à lui seul des ravages bien supérieurs à la moyenne ci-dessus. Quant aux 750.000 arbres détruits, ce chiffre laisse rêveur : 250 arbres par roquette...

    S'il en était vraiment ainsi, on ne pourrait que féliciter le Hezb pour sa nouvelle arme miracle. Malheureusement, il est évident que les mythomanes sionistes gonflent leurs pertes matérielles de manière éhontée afin de faire grimper la somme qu'ils espèrent extorquer au gouvernement libanais. Il faut aussi que l'opinion publique occidentale pense que les misères dont se plaignent les Palestiniens (maisons passées au Caterpillar, oliviers arrachés) sont vraiment négligeables en comparaison des lourdes pertes matérielles que la population d'Israël vient encore une fois de subir. (Pour ce qui est des dommages matériels au Liban, inutile d'en parler puisqu'ils sont de toute façon imputables au Hezbollah - si l'on en croit la propagande israélienne, le Hezbollah a détruit à la fois le Liban et le nord d'Israël.)

    Alors que les dégâts civils israéliens sont exagérés, les pertes militaires, en hommes et en matériel, sont par contre manipulées à la baisse. Perdre beaucoup de soldats et de chars, comme cela a été le cas au cours de cette offensive terrestre foireuse, est un signe de faiblesse, une humiliation qu'il faut cacher à tout prix si l'on veut préserver le mythe de la supériorité et de l'invincibilité de l'armée juive.

    Pour dissimuler l'ampleur réelle de la débâcle, on multiplie aussi allègrement le nombre de combattants libanais tués - comme si l'infanterie israélienne en déroute avait eu le temps de compter les morts du Hezbollah, alors qu'elle avait toutes les peines du monde à récupérer ses propres morts et blessés. Des réservistes ont raconté que le commandement, de peur de perdre encore plus d'hélicoptères, a laissé des blessés mourir sur place.

    Un autre secret militaire israélien jalousement gardé concerne l'étendue exacte de la mystérieuse "zone occupée". On sait seulement qu'elle est de dimensions très modestes. La presse occidentale ne se pose même pas la question, se contentant comme toujours de recopier les communiqués israéliens. L'Orient Le Jour nous décrit dans les moindres détails les états d'âme des politicards de Beyrouth, mais ignore tout de la question des troupes israéliennes encore présentes dans le pays ; les journaux anglophones libanais ne sont pas très différents. A défaut de pouvoir lire la presse en langue arabe, on en est réduit aux conjectures. Même le site www.moqavemat.ir (site anglophone hébergé en Iran et réputé proche du Hezbollah), n'est pas d'une très grande utilité.

    Quoi qu'il en soit, la localité de Kfar Kila ne fait pas partie de la zone encore occupée par les troupes israéliennes, puisque l'armée libanaise vient d'y être accueillie par les combattants du Hezbollah. Même chose pour Aadaïssé et Taïbé (respectivement au sud et à l'ouest de Kfar Kila), et pour Qlaïa (à l'ouest de Khiam et au sud de Marjayoun - deux villes où les envahisseurs n'ont jamais pu rester plus de quelques heures) - voir la carte. Tout ce secteur est libéré. A Kfar Kila, une immense banderole jaune proclame : "Le Liban a vaincu les assassins". C'est d'ailleurs tout près de là que se trouve la Porte de Fatima, par où sont passés les derniers occupants israéliens chassés du Liban par le Hezbollah il y a six ans - un peu les fourches caudines de l'armée juive (toutes proportions gardées).

    Malgré le cessez-le-feu, l'aviation israélienne viole constamment l'espace aérien libanais qu'elle considère un peu comme sa propriété. Aujourd'hui, les terroristes de Tel Aviv effectuent même un raid héliporté contre le village de Boudaï, dans la Békaa, "pour empêcher une livraison d'armes de Syrie".* Pauvres cons de sionistes. Leur "opération" tourne au vinaigre. Ils repartent avec un mort et deux blessés, et peut-être même davantage. (Les pressetitués de l'AFP appellent cela "une entorse à la trêve".)

    * En réalité, comme on l'apprendra plus tard, le commando voulait kidnapper Mohammed Yazbeck, le trésorier national du Hezbollah, qui est originaire de Boudaï. Sa présence dans la région avait été signalée aux gangsters sionistes par un de leurs espions. Les terroristes juifs portaient des uniformes de l'armée libanaise et parlaient arabe, mais avec l'accent hébreu - ce qui les a trahis. Pour couvrir leur retraite, Israël a envoyé des F-16, des drones et des hélicoptères de combat attaquer le village. En somme, c'est toujours la même histoire : les tsahalopards ont la maîtrise des airs, mais dès qu'ils s'aventurent sur le sol libanais, ils en prennent plein la gueule. Le mort israélien était un lieutenant-colonel ; les deux bessés, également des officiers. La prochaine fois, ce sont des généraux qu'il faudra envoyer au casse-pipe. Mais il est vrai que ces messieurs n'ont pas le temps, ils doivent s'occuper de la gestion de leur portefeuille bancaire.

    On apprend que le Hezbollah commence à verser aux sinistrés une aide financière en espèces pour leur permettre de se reloger et de s'acheter des meubles en attendant que leurs maisons soient reconstruites. Dans un premier temps, 15.000 familles bénéficient de cette mesure. Les "élites" encravatées des beaux quartiers de Beyrouth épargnés par la guerre crient au scandale, à la démagogie, parlent de "l'argent sale de Téhéran" - mais n'ont elles-mêmes que des phrases creuses pour "venir en aide" aux réfugiés.

    Tandis que le gouvernement palabre, le Hezb agit, prend les choses en mains, organise le déblaiement et le nettoyage des zones bombardées, s'occupe des funérailles des victimes, distribue l'aide alimentaire. Le Guardian écrit : "Le Hezbollah a troqué ses AK-47 et ses lance-missiles contre des pelles, des balais et des mallettes pleines de dollars." En plein milieu des bombardements, Nasrallah avait promis aux réfugiés : "Vous rentrerez chez vous la tête haute."

    Pendant que le Hezb reconstruit, cinquante vaillants soldats français débarquent au Liban dans leurs beaux zodiacs flambant neufs. C'est "pour sécuriser les lieux", nous explique la presse. L'espoir revient : Alliot-Marie, couche-toi là, on s'occupe du reste...

    Citation du jour : "La guerre a prouvé le caractère erroné de la logique de résistance défendue par le Hezbollah". Cette phrase grotesque est de Samir Geagea, chef des "Forces Libanaises", un parti chrétien maronite d'extrême droite. Le phalangiste Geagea, grand admirateur des judéo-fascistes de Tel Aviv, qui le méprisent puisqu'il n'est finalement qu'un "vulgaire Arabe", a dirigé avec Gemayel et Hobeika (et sous la protection de Sharon) les massacres de Sabra et Chatila, en 1982. Condamné pour crimes de guerre en 1994, Geagea a été gracié à la faveur de la prétendue révolution des cèdres du printemps 2005. Le journal L'Orient Le Jour publie sa déclaration sous le titre : "Le leader des FL démystifie la «victoire» du parti chiite" (sic). C'est à se tordre...

    Mais l'aura qui entoure le Hezbollah est telle, en ce mois d'août 2006, que même une raclure fasciste comme Geagea doit se fendre à contrecoeur d'un "hommage à la bravoure et au courage des combattants" - combattants bons, parti mauvais.

    On sait que pour les médias occidentaux, le mensonge est de rigueur quand il est question du Liban. Mais s'il fallait désigner un champion toutes catégories de la fausse nouvelle, le titre reviendrait certainement à CNN. Dans un article publié sur le site Internet de la chaîne, on peut lire que "l'armée israélienne a remis aux soldats libanais le territoire situé au sud du Litani" (dans le style : Allez-y, messieurs, nous avons apprécié ces quelques semaines de détente passées au bord de ce bien joli fleuve, mais maintenant, finies les vacances, nous rentrons chez nous, prenez bien soin du territoire...  Tiens, avant de partir, on pourrait peut-être prendre le thé... Le général Daoud n'est pas là ?...)

    Quelques lignes plus loin, CNN rappelle à ceux de ses lecteurs qui auraient raté les 250 lavages de cerveau précédents, que "la guerre a débuté par une incursion du Hezbollah en territoire israélien avec enlèvement de deux soldats" et que "les frappes israéliennes ont fait suite aux tirs de roquettes du Hezbollah". C'est-à-dire : 1) kidnapping - 2) début de la guerre (qu'a fait alors Israël ?) - 3) tirs de katiouchas - 4) frappes défensives israéliennes. Et 95 % des Américains avalent ces fadaises sans broncher (les 5 % restants ne savent pas lire, sont trop pauvres pour avoir la télé ou sont dans la coma).

  • 20 août 2006 :   Le mystère de la "zone d'occupation israélienne" s'effrite un peu plus : on sait maintenant avec certitude que le fameux village d'Aïta al Chaab est libre - en ruines mais libre. Où sont les envahisseurs ?...  Il ne faut surtout pas compter sur les journalistes pour nous le dire. A quelques rares exceptions près, les correspondants étrangers au Liban ressassent ce que tout le monde sait déjà. De temps à autre, ils nous présentent un "combattant du Hezbollah" qui "confesse en exclusivité" ce que le reporter veut entendre - et ça ne coûte que 50 dollars. Les vrais résistants chiites, eux, ne donnent pas d'interviews aux scribouillards occidentaux plus ou moins contrôlés par les sionistes, ils ne se pavanent pas devant les caméras avec leur kalachnikov. S'ils le faisaient, leur organisation serait bien vite infiltrée, manipulée, inefficace - comme le premier groupe palestinien venu. La discipline et la discrétion font la force du Hezbollah.

    Le lendemain du raid terroriste israélien dans la Békaa, le ministre libanais de la Défense, Elias Murr, lance une sérieuse mise en garde... au Hezbollah : "Quiconque violera le cessez-le-feu par des tirs de roquettes du Liban vers Israël sera arrêté et traduit devant une cour martiale."  Rien que ça... Après être resté coi pendant 33 jours au lieu d'organiser la défense de son pays, Monsieur le Ministre retrouve son courage et espère marquer un ou deux points à Tel Aviv.

    Cette incroyable prise de position prouve que rien n'a changé dans certains milieux libanais. Murr a déja exercé la fonction de ministre de la Défense sous "l'ancien régime". Protégé de Damas jusqu'au printemps 2005, le "défenseur en chef" est à présent farouchement antisyrien - rien d'extraordinaire à cela, on est au Liban. Murr (chrétien grec-orthodoxe de confession) est d'ailleurs le gendre du président Lahoud (chrétien maronite). On peut se demander comment sont les relations des deux hommes en ce moment - mais peut-être ne parlent-ils pas de politique lorsqu'ils se voient.

    Elias Murr a été blessé dans un attentat en juillet 2005, mais n'en a apparemment tiré aucune leçon et n'a rien fait non plus pour retrouver les coupables. Coupables qui doivent bien rire en constatant que le ministre qu'ils ont tenté de tuer, leur facilite à présent la tâche. Ils peuvent lancer autant d'opérations de commandos qu'ils le voudront, ce n'est pas Murr qui leur mettra des bâtons dans les roues. Ça, c'est le Liban tel qu'on l'aime à Tel Aviv. Mais malheureusement, il y a aussi le Hezb, et les massacreurs n'auront jamais la patience d'attendre que tous ses membres aient été jugés en cour martiale.

  • 21 août 2006 :   L'Etat voyou juif viole de nouveau la trêve ; ses avions survolent Tripoli et Baalbek.  Attaqué de toutes parts par ceux qui le soutenaient à 90 % il y a cinq ou six semaines, Olmert tente par tous les moyens de sauver son poste de Premier ministre. Selon le journal anglais Telegraph, il s'efforcerait même de négocier l'échange des prisonniers israéliens, dans l'espoir de faire remonter sa cote de popularité.

  • 22 août 2006 :   George Bush décide d'accorder au Liban une "aide" de 230 millions de dollars, nous apprennent les journaux. Walid Joumblatt, Samir Geagea, Saad Hariri, Elias Murr-de-la-honte et quelques autres sont déjà sur les rangs pour avoir leur part du gâteau. Fouad Siniora aura beau chialer, il n'aura pas une miette.

    A Tel Aviv, la "Bande des Quatre" (qui comprend les principaux criminels de guerre civils - de gauche à droite : Peretz, Olmert, Livni, Peres) fait tout ce qu'elle peut pour ne pas être éjectée par l'armée. Tant que Nétanyahou et ses créatures n'auront pas pris la relève, les Libanais peuvent espérer que la guerre ne recommencera pas. Mais ce n'est qu'un espoir, pas une certitude.

    En attendant, pour faire plus tough, Olmert annonce que son armée a tué plusieurs hommes du Hezbollah, "à quatre kilomètres de la frontière". Le Hezb dément : "Aucun de nos combattants n'a été tué. Les troupes israéliennes n'ont toujours pas surmonté leur frayeur. Elles continuent de tirer sur tout ce qui bouge, le plus souvent des animaux."  Tel Aviv ne donne aucune information sur l'endroit exact où "l'incident" est censé avoir eu lieu - secret militaire. Selon Le Monde, Israël occuperait encore "au moins neuf positions le long de la frontière". Mais là non plus, aucun détail. En tout cas, ces positions ne se trouvent certainement pas à quatre kilomètres à l'intérieur, mais tout au plus à quelques centaines de mètres.

    Si l'on ne sait toujours pas où sont les Israéliens, on sait par contre un peu mieux chaque jour où ils ne sont pas. L'envoyé spécial du Monde a suivi la route qui va de Naquoura (où le contingent français a débarqué il y a quelques jours) à Alma al Chaab (un bourg chrétien), puis de là jusqu'à Aïta al Chaab en longeant la frontière. Il n'a vu aucun militaire israélien.  Point d'occupants non plus à Bint Jbeil, une ville dont ces messieurs se souviendront longtemps. Alors, où sont-ils ?...  carte

    L'ONU ne parvient pas à trouver suffisamment de volontaires pour sa force d'interposition. De toute évidence, personne n'a envie de subir le sort des Casques bleus de Khiam lorsque les sionistes relanceront l'agression. Une paix durable au Liban, si tant est qu'elle soit possible, ne dépend pas des Nations Unies.

    A New York, le gangster néo-con John Bolton, ambassadeur des USA auprès de l'organisation internationale (en fait Israel's Man at the UN), déclare que son pays (lequel ?) a l'intention de présenter une nouvelle résolution encore plus "anti-Hezbollah" que la 1701. Les impérialistes israélicains sont dans l'impasse. Sans escalade majeure, sans extension de la guerre à la Syrie et à l'Iran, ils ne parviendront jamais à en sortir.



    Le pays du cèdre après cinq semaines de barbarie israélienne
    et huit jours de cessez-le-feu
    (par Carlos Latuff)

  • 23 août 2006 :   Le journal libanais Daily Star indique qu'une vingtaine de soldats israéliens occupent une colline à l'ouest du village frontalier de Ouazzani, au sud de Khiam (carte). D'autres se sont installés au sud d'Alma al chaab, Yarine et Marwahine (sud-ouest) mais semblent être si discrets que l'envoyé spécial du Monde ne les a pas vus depuis la route (il regardait peut-être ailleurs). Le correspondant d'Associated Press signale de son côté que des Israéliens se trouvent encore dans le village désert de Maroun er Ras,* au sud de Bint Jbeil.

    * Dans un article du 24 août repris par Yahoo News, Todd Pitman (AP) fournit quelques précisions sur la situation à Maroun er Ras. Les Israéliens occupent quelques maisons à la périphérie du village. Plusieurs villageois sont revenus sur les lieux mais ont dû rebrousser chemin en constatant l'ampleur des dégâts ; parfois les Israéliens ont tiré des coups de feu en leur direction. Dans certaines maisons encore debout, les traces habituelles du passage de la soldatesque sioniste étaient visibles : étoiles juives et insultes en hébreu barbouillées sur les murs, vandalisme, détritus et excréments sur le sol. Chier sur les meubles et les tapis est une pratique courante des troupes d'occupation ; les habitants d'Hébron et de Jénine sont habitués à ce genre de tsahaloperies. Certains comportements en disent long sur le niveau mental d'une armée - surtout lorsque cette armée a le culot (la chutzpah) de mettre en avant sa "supériorité morale".

    Les violations de l'espace aérien libanais se poursuivent, le blocus maritime également. Tout navire voulant entrer dans un port du Liban doit au préalable solliciter l'autorisation d'Israël. Le gouverment de Beyrouth proteste contre cette mesure qu'il qualifie de terroriste. Les ministres du Hezbollah appellent les pays arabes à forcer le blocus.

    Depuis le 12 juillet, l'hypocrisie et la mauvaise foi sionistes nous assaillent en permanence. Les menteurs judéo-fascistes, malgré la domination qu'ils exercent sur les médias, sentent qu'ils sont en perte de vitesse auprès de l'opinion publique. Ils font des pieds et des mains pour "justifier" l'injustifiable. A défaut d'arguments, ils ont recours aux raisonnements les plus stupides pour "démontrer" que l'Etat génocideur juif est dans son droit.

    Dernier exemple : sur le site des "Patrons juifs de France", un type qui se prend pour un "matheux" part en guerre contre "la disproportion que l'on reproche à Israël" (reproche "injustifié" selon lui).


    "L'action d'Israël n'est pas disproportionnée car..."

    (source)

    Le gars compare la surface d'Israël à la surface cumulée des pays musulmans, sans donner de chiffres (mais cela devrait être de l'ordre de 20.000 km2 et 20.000.000 de km2 respectivement, soit un quotient de 1/1000 ou 0,001). Il compare ensuite ce quotient à celui obtenu en divisant les "destructions au Liban" par les "dégâts subis par Israël". Admettons que cet autre quotient soit de 100. Notre "matheux" constate alors que 0,001 est inférieur à 100 (!) - ce qui lui permet de conclure que la guerre israélienne n'est pas disproportionnée. Ce raisonnement a-t-il un sens ?...

    D'après cette formule, pour que "l'action" militaire contre le Liban puisse être considérée comme disproportionnée, il faut que le premier quotient (surface d'Israël / surface cumulée) soit égal ou supérieur au second (destructions au Liban / dégâts en Israël) ; c'est-à-dire que ce second quotient soit égal ou inférieur à 1/1000. Autrement dit, les destructions infligées au Liban, au lieu d'être 100 plus fois grandes, doivent être 1000 fois plus faibles, ou plus faibles encore - le comble de l'absurdité. Le "matheux" comateux voulait probablement dire exactement le contraire, à savoir : si les pays musulmans sont 1000 fois plus étendus qu'Israël, l'Etat juif a le droit de détruire 1000 fois plus le Liban : logique époustouflante...

    Même chose pour le nombre d'habitants, bien que le rapport soit différent (7 millions contre 1,3 milliard, soit environ 1:200).

    Le nouvel Einstein compare également le quotient des destructions subies de part et d'autre, au quotient "respect de la vie par les terroristes" (il entend par là le Hezbollah) divisé par le "respect de la vie par les Israéliens". Dans son esprit, ce quotient doit se situer autour de 1/1.000.000, ce qui signifie : tant que les destructions au Liban ne sont pas au moins 1.000.000 de fois supérieures aux dégâts subis par Israël, la communauté internationale est priée de la fermer. Conclusion : le haut degré de "respect de la vie" dont font preuve les Israéliens les autorise, s'ils le veulent, à tuer tous les Libanais jusqu'au dernier. On ignore si un génocide aussi radical est techniquement possible (sans qu'Israël coure le risque de s'anéantir par la même occasion) ; si l'on s'en tient à la morale et aux mathématiques sionistes, il est tout à fait légitime...

    Destructions délibérées et crimes de guerre israéliens au Liban : Rapport d'Amnesty International - un rapport qui a d'autant plus de poids que cette organisation est connue pour son pro-israélisme (elle reprend d'ailleurs en partie l'argumentation des agresseurs : confrontation Israël-Hezbollah, raid transfrontalier de la milice chiite le 12 juillet). Malgré son ton neutre et détaché, cette compilation est accablante pour les terroristes juifs et détruit certains de leurs mensonges les plus criants.

    Ainsi, par exemple, AI écrit : "Les porte-parole du gouvernement israélien ont affirmé n'avoir visé que des positions du Hezbollah et des installations utilisées par lui, les dommages infligés à l'infrastructure civile n'étant qu'occasionnels ou résultant du fait que le Hezbollah se sert de la population civile comme d'un 'bouclier humain'. Cependant, la nature et l'étendue des attaques, le nombre de civils tués ou blessés, l'ampleur des dégâts causés, font que cette justification sonne creux. Les preuves dont nous disposons permettent de dire que la destruction à grande échelle de routes, ponts, centrales électriques, habitations et installations industrielles, a été délibérée et découle de la stratégie militaire."

    Amnesty ne va pas tarder à recevoir le label "antisémite". Une autre organisation humanitaire, Human Rights Watch, l'a déjà, en la personne de son directeur exécutif Ken Roth, pour avoir osé dire sensiblement la même chose le 18 juillet. Le fait que Roth soit lui-même juif et que son père ait fui l'Allemagne nazie dans les années 1930, ne le met pas à l'abri d'une telle accusation. En août 2006, le mot antisémite ne signifie strictement plus rien. Les tarés sionistes ont réussi à en faire une insulte vide de sens qu'ils utilisent un million de fois par jour. Désormais est "antisémite" quiconque n'approuve pas la politique criminelle d'Israël - un point, c'est tout. Vu sous cet angle, il est parfaitement vrai que le monde compte des milliards d'"antisémites".

  • 26 août 2006 :   Simon Assaf (Socialist Worker) décrit ici la bataille d'Aïta al Chaab, bataille qui s'est soldée par un fiasco complet pour l'armée d'invasion.  Si le Hezbollah se trouvait bien entendu au coeur des combats, il était loin d'être seul.

    Après avoir longtemps hésité, Chirac décide d'envoyer quelques troupes de plus au Liban. Afin de justifier son brusque revirement, Guignol prétend qu'il a maintenant ce qu'il voulait : "une importante clarification sur l'usage de la force". Alliot-Marie précise : "Selon les règles normales d'engagement de l'ONU, une patrouille de Casques bleus bloquée sur une route par des miliciens ne pouvait pas faire usage de la force si ces miliciens ne tiraient pas. Ce que nous avons obtenu est que désormais nous pourrons faire usage de la force dans un cas semblable."

    Autrement dit, si Chirac a dit oui, c'est parce que les Casques bleus ont maintenant le droit de tirer les premiers sur le Hezbollah. Et nous, jeunes et naïfs, qui pensions que Chirac craignait d'exposer ses soldats à la folie meurtrière de l'armée israélienne. Bien sûr que non, chaque soldat français zigouillé par les tsahalopards peut au contraire faire remonter d'un quart de point la cote du président auprès du lobby - une cote qui n'a jamais été aussi basse ; la racaille sioniste a hâte de voir Sarkonazy à l'Elysée.

  • 28 août 2006 :   Selon L'Orient Le Jour les Israéliens sont encore près de Rmeich (à l'est d'Aïta al Chaab). Ils occupent également une colline près d'Aïtaroun et une oliveraie près de Meiss el-Jabal - carte. Le journal ne précise pas si les barbares sionistes ont arraché les arbres dès leur arrivée, comme ils ont coutume de le faire en Palestine. Il est vrai que pour L'Orient Le Jour, les sionistes ne sont pas des barbares mais des amis (et peut-être même de précieux commanditaires). Si l'on en croit le quotidien de Beyrouth - qui n'est certainement pas allé vérifier sur place - des troupes israéliennes maintiendraient également une position sur une colline située entre les localités de Qouzah et de Beit Lif (à deux ou trois kilomètres de la frontière). Si l'information est vraie, il s'agit d'une position isolée, d'une enclave coupée du reste de la "zone d'occupation".  L'Orient Le Jour signale également trois autres positions israéliennes dans la région de Ouazzani, Majidiyé, Kfar Chouba et Chebaa (sud-est).

    Pour faire oublier leur échec militaire, les terroristes de Tel Aviv prétendent avoir découvert et détruit un réseau de tunnels du Hezbollah contenant de nombreuses armes, le tout à 400 mètres de la ville israélienne de Rosh Hanigra (carte). 400 m de Rosh Hanigra, c'est déjà le Liban ?...  Ce sont les "Golanis" qui se seraient chargés de la "destruction". La brigade des "Golanis" est cette soi-disant "unité d'élite" que le Hezbollah a décimée à la bataille de Bint Jbeil. Excellente occasion, donc, de se refaire une réputation. Le seul problème, c'est que personne n'a vu ni les tunnels, ni les armes.

    Quand on sait que, par le passé, les sionistes ont toujours exhibé avec fierté le moindre kalachnikov et le moindre couteau pris au Hezbollah, on peut se demander pourquoi ils ne font pas la même chose pour les lance-roquettes et les missiles antichars dont ils se seraient emparés hier. Si les mythomanes israéliens avaient vraiment découvert un "réseau souterrain de 2 km2 équipé de postes de commandement, d'un système de ventilation, de toilettes et de douches, ainsi que d'un laboratoire pour la fabrication d'explosifs", inutile de dire que leurs médias nous en montreraient les images pendant des semaines. Quel admirable objet de propagande ils auraient là...  Et puis, qui peut croire que le Hezbollah est assez stupide pour abandonner de telles installations sans miner ni piéger les tunnels ?...

    L'armée régulière et les troupes des Nations Unies continuent de se déployer au Liban sud. Hassan Nasrallah prend les choses calmement et déclare : "La Résistance soutiendra l'armée libanaise et il n'y aura pas de problème avec la FINUL tant que sa mission ne sera pas de désarmer la Résistance."  Le message est clair ; d'ailleurs, il ne semble pas que l'ONU ait l'intention ou la capacité de désarmer qui que ce soit.

    Son chef Kofi "Oncle Tom" Annan, l'obéissant esclave noir des judéo-fascistes, est en visite au Liban. S'aventurant jusque dans les ruines des quartiers chiites de la capitale, il se fait abondamment conspuer par la population.

    A peu près au même moment, Tel Aviv envoie Shitty Livni en Allemagne afin qu'elle explique sur place ce que l'Etat terroriste juif attend de ses esclaves blancs préférés : ils devront - à leurs frais - faire respecter le blocus maritime du Liban décrété par Israël.

  • 31 août 2006 :   Si l'on en croit l'agence de presse allemande DPA, les troupes israéliennes auraient évacué des positions qu'elles occupaient dans le sud-est (près de Kfar Chouba et Chebaa). Pour compenser ce "sacrifice", l'aviation de l'Etat fasciste juif viole de nouveau l'espace aérien libanais, survolant Beyrouth et la plaine de la Békaa.

    D'après Jan Egeland, coordinateur des Nations Unies pour l'aide humanitaire, il reste au Liban environ 100.000 bombes à fragmentation non explosées. 90 % de ces bombes ont été larguées au cours des trois derniers jours précédant le cessez-le-feu, alors que les criminels de guerre de Tel Aviv avaient déjà décidé d'accepter la résolution de l'ONU. On entend d'ici les terroristes de l'état-major : "Dépêchons-nous de massacrer le plus d'Arabes possible avant la fin du premier round..."  Mais les bombes à fragmentation continuent de tuer et de mutiler des civils longtemps après qu'elles aient été lâchées - elles sont faites pour cela. Depuis le 14 août, il y a eu dans le sud du pays 13 morts et 46 blessés.

    Heidemarie Wieczorek-Zeul, ministre allemande de la coopération économique et du développement (SPD), demande l'ouverture d'une enquête internationale sur l'utilisation de ces bombes et critique - très modérément - les violations du droit international commises par Israël. La réaction des sionistes ne se fait pas attendre : une certaine Charlotte Knobloch,* présidente du Conseil central des Juifs d'Allemagne brandit aussitôt la massue de "l'antisémitisme".

    * Knobloch est une mythomane qui se veut "rescapée de l'Holocauste". Née en 1932 à Munich, elle a en fait passé toute la période nazie cachée auprès d'une famille catholique de Franconie. (C'est comme si quelqu'un prétendait être "rescapé" d'une catastrophe aérienne, sous prétexte qu'il aurait pu se trouver dans l'avion s'il n'avait pas pris le train ce jour-là.)  Knobloch n'est d'ailleurs pas la seule "rescapée" professionnelle. Un autre extrémiste juif allemand, Michel Friedman, se fait passer lui aussi pour un "survivant", bien qu'il soit né en 1956. Le sionisme n'est pas seulement le fascisme du 21ème siècle, c'est aussi le crétinisme de notre époque.

  • 1er septembre 2006 :   A Stockholm, une conférence réunissant des "pays donateurs" complices de l'agression israélienne, promet au gouvernement Siniora une aide financière de 940 millions de dollars. Nul ne sait quel pourcentage de cette somme reviendra effectivement aux victimes : 10 %, 20 % ?...  Les Hariri et autres "reconstructeurs" libanais, eux, peuvent se frotter les mains.

    Bien sûr, en bonne logique, c'est Israël qui devrait payer, rembourser tous les dégâts que son armée a causés au Liban. Mais il ne faut pas y compter : Israël et son lobby ne paient jamais, ils font payer les autres. C'est un des principes du sionisme. Et lorsqu'un décaissement devient nécessaire (il faut bien de temps à autre acheter ses adversaires), cela ne se fait jamais à fonds perdus, c'est toujours un investissement : pour un dollar versé, cent dollars reçus en retour. Avec Israël, c'est le monde entier qui paie, en permanence - qu'il s'agisse d'armer l'Etat voyou, de le protéger ou de réparer les dommages qu'il occasionne chez ses voisins...  Et il en sera toujours ainsi tant que les gangsters du lobby sioniste nous tiendront à la gorge.

  • 2 septembre 2006 :   Dans notre série Contes et légendes de l'invincible Pays de Sion, nous vous proposons aujourd'hui deux "nouvelles" de l'agence Associated Press (signées Josef Federman) :

    • "Les troupes israéliennes ont détruit hier, à proximité du village d'Aïta al Chaab, un certain nombre de bunkers du Hezbollah contenant des lanceurs de roquettes, des obus de mortier, des armes légères et des équipements de télécommunication."

    • "Au cours de cette guerre de 34 jours, 30.000 soldats israéliens ont été envoyés au Liban. A la fin des combats, ils occupaient une zone d'environ 10 milles (16 kilomètres) au nord de la frontière. Depuis le début du cessez-le-feu, Israël a progressivement transféré à l'armée libanaise le contrôle des territoires conquis."


  • 3 septembre 2006 :   "Chaque nouvelle génération arabe hait Israël un peu plus que la précédente." (Bachar El-Assad, président syrien)   - Pas possible, comment ça se fait ?...

    "Napoléon a remporté la bataille de Waterloo, la Wehrmacht allemande a gagné la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis ont vaincu au Viêt-Nam, les Soviétiques en Afghanistan, les zélotes juifs ont battu les Romains et Ehoud Olmert a triomphé au Liban." (Uri Avnery, pacifiste israélien - sûrement un "antisémite").

    Pour mieux savourer son "triomphe", l'armée israélienne évacue le village de Majidiyé (dans le sud-est, à moins d'un kilomètre de la frontière) - c'est L'Orient Le Jour qui l'annonce. Les ITF sont encore près de Ouazzani - voir carte - et dans la partie libanaise d'Al-Ghajar (localité du Golan syrien occupé, à quelques centaines de mètres au sud de Ouazzani - autre carte).

    L'Etat terroriste juif refuse de lever le blocus maritime et aérien du Liban. Nabih Berry, président chiite (Amal) du Parlement libanais, appelle à son tour les pays arabes à tourner "l'interdiction" illégale décrétée par Tel Aviv. La compagnie aérienne Qatar Airways décide de reprendre ses vols directs vers Beyrouth. Les judéo-fascistes oseront-ils s'attaquer à des avions civils ?...

  • 4 septembre 2006 :   Après avoir condamné la guerre menée contre le Liban, Walid Hamis, maire-adjoint (arabe) de Haïfa, a été agressé et a reçu des menaces de mort. A présent, on le contraint à la démission. Ainsi vont les choses dans ce petit pays d'Olmerde qui se veut "le plus démocratique" du Moyen-Orient. Déjà, pendant l'agression, des députés arabes de la Knesset avaient été expulsés manu militari du Parlement pour avoir osé critiquer la politique belliciste du gouvernement. Les Arabes israéliens ne peuvent s'exprimer que s'ils s'alignent inconditionnellement sur les positions sionistes, s'ils dénoncent "le terrorisme du Hezbollah" et soutiennent "le droit d'Israël à la légitime défense". Inutile de dire qu'ils ne sont pas très nombreux à le faire.

    Des négociations secrètes en vue d'un échange de prisonniers auraient débuté, par l'entremise de l'ONU, entre Tel Aviv et le Hezbollah. L'organisation chiite exige que Samir Kountar, un Libanais d'origine palestinienne détenu depuis 27 ans, soit libéré en priorité. Kountar a été fait prisonnier en avril 1979 lors d'une opération de commando exécutée par le Front de Libération de la Palestine à Nahariya, dans le nord d'Israël (il avait alors 17 ans). Les terroristes juifs l'accusent de "terrorisme" et prétendent qu'il a tué un civil israélien et sa fille âgée de quatre ans. Les sites sionistes regorgent de "descriptions" de ces "crimes" toutes plus abominables les unes que les autres. Selon certains, Samir Kountar aurait fracassé la tête de l'enfant sous les yeux de son père, tandis que pour d'autres, il aurait noyé le père sous les yeux de la fillette.

    Bien sûr, les deux versions émanent des services de propagande de Tel Aviv. En réalité, il s'agissait en 1979 d'une opération militaire du FLP, répondant à l'invasion du Liban survenue quelques mois plus tôt. Au cours de ce coup de main, cinq soldats et policiers israéliens furent tués et douze blessés, dont un général. Mais alors que le bilan réel, peu flatteur pour l'Etat sioniste, est tenu secret, on accuse Kountar de méfaits imaginaires plus conformes au profil habituel d'un "terroriste". Il est évident que si le jeune Libanais avait fait ce qu'on lui reproche, il ne s'en serait pas sorti vivant ; on n'aurait pas pris la peine de le condamner à 540 ans de prison (!) après l'avoir torturé. Jusqu'à présent, Israël a toujours refusé de relâcher ou d'échanger Samir Kountar.

  • 6 septembre 2006 :   L'Orient Le Jour écrit que "l'armée libanaise s'est déployée hier dans plusieurs secteurs frontaliers, notamment à Bint Jbeil et Maroun er Ras, immédiatement après un retrait israélien de ces régions". En fait, les Israéliens n'ont pas pu se retirer de Bint Jbeil, puisqu'ils n'ont jamais réussi à prendre cette ville (la chronologie ci-dessus en témoigne). Quant à Maroun, ils occupaient tout juste quelques maisons à la périphérie du village (voir le 23 août). Ce qui prouve finalement qu'un journaliste libanais, quand il écrit sur le Liban sud, n'est pas plus consciencieux que n'importe quel scribouillard étranger. Quand on travaille pour L'Orient Le Jour, Tel Aviv est apparemment plus proche de Beyrouth que Bint Jbeil. Mais peu importe, le principal est que les tsahalopards soient partis - même s'ils ont laissé derrière eux les marques caractéristiques de leur "supériorité culturelle" : bombes à fragmentation et excréments.

  • 7 septembre 2006 :   Un avion British Airways s'est posé à Beyrouth la veille sans "autorisation" des sionistes. D'autres compagnies annoncent leur intention de reprendre leurs vols sans tenir compte de "l'interdiction". Pour ne pas perdre totalement la face, la clique de Tel Aviv décide de lever son blocus. Elle se rattrapera la prochaine fois ; pour les judéo-fascistes, l'après-guerre est toujours l'avant-guerre.

  • 8 septembre 2006 :   L'Orient Le Jour annonce que les troupes israéliennes ont "évacué le village de Marwahine, non sans «nettoyer» auparavant le secteur en faisant sauter des bunkers du Hezbollah" (Marwahine est dans le sud-ouest - voir la carte). Les envahisseurs n'occupaient en fait qu'une position au sud de cette localité. Quant aux "bunkers détruits" (sans témoin), c'est la troisième fois que la propagande sioniste a recours à ce procédé de désinformation. Le journal collabo libanais n'est que trop heureux de s'en faire l'écho, allant même jusqu'à reprendre à son compte le vocabulaire israélien (les guillemets sont là pour la forme).

    Si l'on en croit le quotidien francophone de Beyrouth, les Israéliens "ont également entamé leur repli des villages de Yarine et d'Alma al Chaab". Là encore, comme en témoigne la chronologie (22 et 23 août), les villages eux-mêmes n'étaient pas occupés mais seulement le terrain situé plus au sud. Que signifie d'ailleurs qu'ils ont "entamé leur repli" ? Evacuer deux collines est l'affaire de cinq minutes. Si les tsahalopards "entament leur repli", c'est qu'ils ne se replient pas. Inutile de maîtriser l'hébreu pour comprendre cela.

    L'Orient Le Jour affirme aussi que "l'armée israélienne ne sera plus présente que dans trois endroits du secteur central de la bande frontalière, les abords de Maroun er Ras, ceux d'Aïtaroun et le village de Houla."  Maroun er Ras ?... Le journal libanais prétendait le 6 septembre que les Israéliens s'étaient retirés de ce secteur. Ils seraient donc revenus, malgré la présence de l'armée libanaise ?  Sûrement une envie pressante...

    Un peu dans le même ordre d'idées, une grande nouvelle annoncée par Ehoud Olmerde : Israël est disposé à discuter de la restitution des Fermes de Chebaa... à condition que le Hezbollah soit désarmé au préalable. Autrement dit : capitulez, déposez les armes, et nous serons disposés à discuter. C'est un peu comme si Nasrallah disait : nous sommes disposés à discuter de notre désarmement... à condition que l'Etat terroriste juif soit au préalable rayé de la carte.

    Pour en revenir au "repli" israélien, Tel Aviv fait savoir que le "retrait complet" interviendra d'ici au nouvel an juif (22 septembre). L'avenir dira si cette déclaration d'intention sera suivie d'effet ou s'il s'agit d'une des habituelles "promesses" sionistes. Si les massacreurs sont encore au Liban le 23 septembre, ils pourront toujours dire qu'ils n'avaient pas précisé l'année, ou que le Liban a violé ses engagements, ou que l'ONU n'était pas prête, ou que le Hezb a fait ceci, ou que la Syrie a fait cela, et ceteri et cetera...

    La défaite d'Israël au Liban  par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire. Un article très intéressant, malgré l'utilisation systématique du mot Tsahal - un diminutif amical créé par les sionistes - pour désigner l'armée terroriste israélienne. L'auteur, qui vient d'effectuer un voyage au Liban (en compagnie de l'humoriste Dieudonné), fait le point de la situation et nous fournit quelques informations passées sous silence par la presse occidentale.* Une excellente synthèse des événements de ces huit dernières semaines.

    * Concernant, par exemple, la totale inefficacité du char Merkava, les cibles militaires détruites par le Hezbollah en territoire israélien, les méthodes de renseignement de l'organisation chiite et ses contacts au sein même de l'armée sioniste, l'impact des émissions en hébreu de la chaîne Al-Manar sur la population israélienne, etc.

  • 9 septembre 2006 :   Selon L'Orient Le Jour, les occupants gardent encore trois positions au Liban : l'une près d'Alma al Chaab, les deux autres près de Maroun er Ras et Aïtaroun. Hier, le même journal annonçait pourtant que l'armée israélienne avait "entamé son repli" du secteur d'Alma al Chaab. Un bon journaliste libanais ne relit jamais ce qu'il a écrit la veille et ne se pose jamais de questions. Pour ce qui est de la position israélienne de Houla, n'allez surtout pas lui demander ce qu'elle est devenue.

    Même s'ils ne sont plus guère présents au Liban, les terroristes israéliens constituent toujours une menace : près d'Aïta al Chaab, ils viennent de kidnapper six civils. Ce qui ne les empêche pas d'exiger la libération des deux tsahalopards capturés le 12 juillet au même endroit - la logique et la chutzpah sionistes nous surprendront toujours.

  • 11 septembre 2006 : Le criminel de guerre Tony Blair est en visite au Liban et se fait conspuer par la population. A Beyrouth comme à Londres, personne ne peut le blairer. Heureusement pour lui, la vaillante armée libanaise est là pour le protéger. Cette même armée, par contre, brille par son absence lorsque les Israéliens tirent en direction de trois bateaux de pêche libanais (survenu au large de Naqoura) et violent l'espace aérien du Liban (observé dans la région de Tyr).

    Révélation du jour (signalée par notre quotidien francophone libanais préféré) : Zouhir Sedik, gangster syrien poursuivi pour escroquerie et témoin à charge du pseudo-enquêteur onusien Detlev Mehlis en novembre 2005, annonce que les "coupables" de l'assassinat de Rafic Hariri sont le président syrien Assad et son homologue libanais Lahoud. (Pour mémoire, puisque nous sommes aujourd'hui le 11 septembre : c'est Al-Qaqaïda qui a détruit le World Trade Center.)

  • 12 septembre 2006 : Devant l'ambassade américaine à Damas, attentat à la voiture piégée suivi d'une fusillade. Bien sûr, les terroristes auraient pu frapper la veille, mais ils ne voulaient pas troubler les "cérémonies du souvenir" ni chambouler la programmation de CNN. C'est pour cela qu'ils ont attendu vingt-quatre heures. Et comme ces "extrémistes musulmans"* sont par définition aussi "bêtes" que "méchants", ils ont pris soin de se faire tuer par "les forces de sécurité" avant d'avoir pu causer le moindre tort aux braves Yankees.

    * On apprend un peu plus tard que les auteurs de l'attaque manquée faisaient partie de Jund Al Sham (les Soldats du Levant), un groupuscule qui a revendiqué dans le passé divers attentats contre des dirigeants du Hezbollah (Ali Hussein Saleh en août 2003, Ghaleb Awali en juillet 2004). Dans un cas comme dans l'autre, le Mossad était derrière les assassins. Quand ils ne frappent pas eux-mêmes, les terroristes juifs utilisent des égarés de l'islamisme pour effectuer leur sinistre besogne.

    Beyrouth : voyant qu'il ne leur sera pas possible de désarmer la Résistance en utilisant l'ONU, les agresseurs israéliens optent pour une autre tactique qui consiste à faire intervenir leurs acolytes américains. La junte de Washington offre donc à son ami libanais Siniora une "aide militaire" prévoyant des livraisons d'armes, de véhicules et de matériel ainsi que la "formation" des soldats de l'armée libanaise "afin qu'ils soient en mesure de s'opposer efficacement au Hezbollah et aux éléments prosyriens".

    Après avoir observé en silence les manoeuvres des politiciens collabos, l'organisation chiite se rebiffe et réclame la démission du Premier ministre pro-américain. Le Hezbollah revendique la formation d'un véritable cabinet d'union nationale regroupant toutes les forces politiques libanaises, y compris celles qui ne participent pas au gouvernement actuel, comme le CPL maronite de Michel Aoun. Ce dernier avait refusé, pour des raisons assez obscures, de s'associer au gouvernement formé après les élections de juin 2005. S'il entrait aujourd'hui dans un nouveau gouvernement d'unité nationale, la position politique du Hezbollah s'en trouverait renforcée face aux manigances du camp pro-israélien. Mais il n'est pas dit qu'Aoun consente à devenir ministre ; il aspire à la présidence, laquelle ne sera vacante qu'en 2007, à l'expiration du mandat d'Emile Lahoud. Les deux hommes étant dans le même camp (celui des alliés du Hezbollah), le remplacement de Lahoud par Aoun n'apporterait aucun avantage aux partisans de la souveraineté libanaise. D'autre part, comme un éventuel successeur de Siniora devrait être lui aussi sunnite, rien ne garantit qu'il serait moins docile vis-à-vis de l'axe israélicain.

    Dans un pays dévasté par les barbares sionistes avec la complicité américaine, dans le cadre de la guerre globale américaine et à l'aide d'armes américaines, ouvrir la porte aux Américains est une trahison pure et simple. On comprend que des individus sans principes comme Siniora ou Hariri n'éprouvent aucune gêne à se vendre aux ennemis du Liban. Ils imitent en cela tous les potentats arabes. Maís se prostituer ainsi alors que les plaies de la guerre sont encore béantes est particulièrement ignoble et infâme. En se prêtant à ce petit jeu américano-sioniste, les fossoyeurs de Beyrouth tombent au niveau d'un Mahmoud Abbas. La population libanaise n'est pas dupe ; elle sait parfaitement à qui elle doit ses souffrances. Mais au Liban comme ailleurs, aucun gouvernant ne se soucie de ce que pense la population.

  • 13 septembre 2006 : L'armée libanaise proteste auprès de la FINUL après avoir constaté que les Israéliens, dans certains secteurs occupés par eux, "déplacent" en leur faveur la frontière commune. Par endroits, "une nouvelle barrière de barbelés, qui longe celle existant depuis 2000, est en train d'être érigée par l'armée israélienne à l'intérieur du territoire libanais". Même si ce grignotage reste relativement modeste et limité, il constitue néanmoins une violation de la Ligne Bleue tracée par l'ONU. Il est vrai que pour l'Etat voleur juif, tout est bon à prendre, il n'y a pas de petits profits.

  • 14 septembre 2006 : Trois députés arabes de la Knesset israélienne (Azmi Bishara, Djamal Zahalka et Wassel Taha) sont en visite à Damas où ils rencontrent le président Assad. A Tel Aviv, ce voyage "illégal" déclenche l'alerte rouge. On menace de retirer leurs passeports aux trois hommes, on ouvre une "enquête criminelle", on parle de "haute trahison" (rien de plus scandaleux que des Arabes qui "trahissent" l'Etat juif). Voilà une belle illustration de la "démocratie" sioniste où 7,5 % de députés arabes (9 sur 120) ont "le droit" de représenter 20 % de la population, à condition de toujours la fermer et de ne pas entretenir de contacts avec le monde arabe sans autorisation préalable du régime.

  • 15 septembre 2006 :   Dans deux semaines se tiendra à Bucarest le Sommet de la Francophonie, une organisation autrefois réservée aux pays d'expression française (dont le Liban), mais devenue au fil des années une sorte de "franco-Commonwealth" hétéroclite manipulé par l'Elysée. On y trouve maintenant beaucoup de pays avides de subventions, où personne ne parle le français : Roumanie, Bulgarie, Moldavie, Albanie, etc... Il est question, en 2006, d'y accueillir un nouveau membre : Israël. L'Etat voyou juif essaie depuis longtemps d'adhérer à la Francophonie, ce qui lui permettrait d'empocher quelques "aides financières" supplémentaires et d'accroître encore son influence sur les 53 autres pays. Le seul problème, c'est que les nouvelles adhésions doivent être approuvées à l'unanimité, et jusqu'à présent le Liban s'est toujours opposé - à juste titre - à l'entrée de Tel Aviv dans cette organisation. Pour tourner la difficulté, Chirac a ordonné à la Roumanie de ne pas inviter le président libanais Emile Lahoud, car son hostilité à l'Etat sioniste est connue. Le Liban ne sera donc pas représenté au Sommet ou le sera par Fouad Siniora, s'il promet de voter pour l'admission d'Israël. Ainsi, au lieu de condamner la barbarie de l'agression israélienne, le Sommet de Bucarest servira les intérêts de Tel Aviv. Petit à petit, toutes les organisations internationales sont reprises en main par la clique judéo-fasciste.

    L'Eglise catholique romaine - elle aussi une organisation internationale - est sionisée depuis longtemps. Déjà sous Jean-Paul II, le Vatican obéissait au doigt et à l'oeil aux injonctions des milieux juifs. En 2006, il va de soi que Ratzinger XVI se range dans la cohorte des racistes arabo-islamophobes. Lors d'un discours prononcé à Ratisbonne, en Bavière, l'ex-Panzerkardinal insulte les musulmans en reprenant à son compte une citation d'un empereur byzantin du 14ème siècle : "Montrez-moi seulement ce que Mahomet a apporté de nouveau, et vous ne trouverez que des choses maléfiques et inhumaines.*"  On imagine ce qui se serait produit si le pape avait dit la même chose à propos des juifs - les citations appropriées ne manquent pas...  Le chef de la mafia vaticane associe ensuite l'islam à la déraison, à la violence et aux conversions forcées. S'il avait pris la peine d'étudier l'histoire de sa propre secte, il aurait pu constater que c'est exactement ce que le catholicisme a fait pendant des siècles : étouffer la raison, massacrer des dizaines de millions de "sauvages" et de "païens", christianiser de force des continents entiers. Le sabre et le goupillon, ce n'est pas une invention des mahométans.  "FTP - Fuck the Pope", comme disent les Anglais (c'est une citation qui vaut bien celle d'un Byzantin moyenâgeux).

    * Pour L'Orient Le Jour cela s'appelle la main tendue aux musulmans.

    Le quotidien francophone de Beyrouth n'en rate pas une. A propos de la conférence des pays non-alignés à La Havane, il écrit que "toutes les délégations présentes à Cuba sont convaincues qu'Israël a violemment agressé le Liban" - car bien entendu, la chose est affaire de "conviction". La clique des libano-sionards, elle, est convaincue du contraire et considère que son Etat juif préféré n'est ni violent ni agresseur. Peu importe, quoi qu'en disent les collabos de Beyrouth, la délégation libanaise à La Havane, conduite par le président Lahoud, est assurée de la solidarité de la communauté internationale - la vraie, celle qui est représentée là-bas, pas celle des milliardaires israélo-américains et de leurs créatures.

    Au Liban même, l'armée régulière entre à Houla, petite localité du sud-est que les tsahalopards ont évacuée. Pendant ce temps les troupes de l'ONU continuent d'affluer dans le pays.

    Crétin du jour : le général français Alain Pellegrini. Il se plaint du manque de terrains et de logements mis à sa disposition par le gouvernement de Beyrouth. Tout est détruit mais ce parasite attend qu'on lui "offre" une villa digne de son grade.  "Je rappelle aux autorités libanaises qu'elles doivent nous proposer des terrains, ce que pour l'instant elles ne font pas. Nous sommes ici à leur demande et la moindre des choses serait qu'elles nous aident."  On croit rêver : ce connard croit vraiment qu'il est au Liban sur invitation des Libanais. Pourquoi ne va-t-il pas loger un peu plus au sud, en Galilée ?

    Attentat contre Rafic Hariri : une enquête biaisée  - le journaliste allemand Jürgen Cain Külbel analyse l'enquête bidon entreprise par son compatriote Detlev Mehlis et poursuivie par le Belge Serge Brammertz pour le compte de l'ONU, avec la complicité de la droite pro-israélicaine libanaise. Une phrase assez drôle tirée de cette interview, à propos du "caméléon politique" Joumblatt : "Je ne souhaite pas parler de Joumblatt, car je ne suis pas psychiatre."

  • 18 septembre 2006 :   "Israël annonce s'être retiré de plus de 80 % des régions occupées", écrit L'Orient Le Jour, sans plus de détails. Pour faire état de ce qui se passe à sa porte, le journal doit recourir aux communiqués officiels de l'armée sioniste - comme s'il était trop difficile de se rendre sur place pour se faire soi-même une idée de la situation. Lamentable... On ne serait pas étonné d'apprendre que l'auteur de l'article n'a jamais mis les pieds au Liban sud.

    L'armée régulière poursuit son déploiement dans les villages proches de la frontière, mais signale qu'Israël continue de violer la Ligne Bleue en effectuant des travaux de remblai en territoire libanais. En d'autres endroits de la zone frontalière, les tsahalopards arrachent des arbres. C'est apparemment leur activité préférée quand il n'y a pas d'enfants à massacrer.

    Faouzi Salloukh, ministre libanais des Affaires étrangères (proche du Hezbollah), en réponse à la énième déclaration pro-israélienne de la chancelière allemande : "La mission de la FINUL est d'assurer la paix et la stabilité, et d'aider les autorités libanaises à protéger les civils là où ses forces sont déployées. Si certains membres de la FINUL se sentent, au contraire, obligés de protéger Israël, qu'ils aillent déployer leurs troupes de l'autre côté de la frontière pour accomplir leur mission."  La cheftaine du gouvernement de Berlin avait jugé bon d'insister lourdement sur "la responsabilité toute particulière de l'Allemagne dans la défense du droit à l'existence de l'Etat d'Israël".  Merkel, Ratzinger - même combat...

  • 21 septembre 2006 :   Plus d'un mois après le début du cessez-le-feu, et malgré ses promesses, le gouvernement Siniora n'a toujours rien fait pour la reconstruction de l'infrastructure du pays. Selon le quotidien libanais Al-Akhbar, le Premier ministre s'efforce de détourner une partie de l'aide financière étrangère pour compenser le déficit budgétaire. Beaucoup de contributeurs des pays arabes et musulmans (comme le Qatar, les Emirats et la Turquie) hésitent à faire transiter l'aide par le "Higher Relief Committee" gouvernemental, préférant un financement direct de projets spécifiques. Hariri, Joumblatt, Geagea et quelques autres comptent bien profiter de la manne.

  • 22 septembre 2006 :   Plus d'un demi-million de Libanais (800.000 selon certaines sources, soit 20 % de la population) fêtent à Beyrouth la "victoire divine, historique et stratégique" du Hezbollah face à l'Etat terroriste juif. Hassan Nasrallah, que les judéo-nazis de Tel Aviv continuent de menacer de mort, fait sa première apparition en public depuis le début de l'agression, le 12 juillet. Pour tenter de saboter ce rassemblement, les ennemis du Hezbollah avaient fait courir le bruit que la place serait bombardée par l'aviation israélienne. Les tueurs sionistes n'ont pas osé. Apparemment, ils ne sont pas encore prêts à relancer la guerre. Les "vaillants" tsahalos doivent d'abord se remettre du choc qu'ils ont subi.


       



    L'armée régulière libanaise assurait, paraît-il, la sécurité de la manifestation. Protection purement symbolique sans doute, compte tenu des "performances" de cette armée au cours des cinq semaines de guerre. Mais ce geste laisse au moins espérer que les militaires libanais n'interviendront pas contre le Hezbollah si la situation se durcit - et c'est déjà quelque chose.

    Selon Nasrallah, la Résistance dispose encore de plus de 20.000 roquettes (soit cinq fois plus que ce que les agresseurs ont pris sur la tronche en 33 jours) et "ni la FINUL* ni aucune armée au monde ne pourra nous enlever cet arsenal". Le Hezbollah déposera les armes "le jour où il y aura un Etat libanais fort et juste, capable de protéger la patrie et les citoyens". Quant aux deux soldats israéliens capturés à Aïta al Chaab, ils ne seront relâchés que dans le cadre d'un échange de prisonniers incluant Samir Kountar.

    * Le Réseau Voltaire estime "que le commandement français (à la différence du commandement naval allemand) surveille avec bienveillance la réorganisation du dispositif du Hezbollah". Compte tenu de l'attitude passée du général Pellegrini, la chose reste à prouver. Si tel était le cas, Tel Aviv aurait depuis longtemps déclenché une violente campagne antifrançaise. Jusqu'à présent, le seul signe de "neutralité bienveillante" du commandement français a consisté à mentionner en public les survols quotidiens du Liban par l'aviation israélienne (entre une et cinq violations par jour).

    Tandis que Beyrouth est dans la rue, devant l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, Pissy Livni, représentante de l'Etat génocideur juif, égrène les habituels clichés sionistes dans un discours où il est question des "souffrances des habitants du Darfour", des "ténèbres de l'antisémitisme" et de "la différence morale entre les terroristes qui visent les civils, et les soldats qui ciblent les terroristes tout en évitant de porter atteinte aux civils".

    Chacun sait que les terroristes israéliens ont massacré, au Liban, 90 % de civils (pour seulement 10 % de combattants), alors que la Résistance a tué, en Israël, 20 % de civils et 80 % de militaires. Et il y a eu dix fois plus de morts libanais que de morts israéliens. Mais peu importe, qui croit encore la propagande mensongère des mythomanes de Tel Aviv ?...  De toute manière, beaucoup de délégués avaient quitté la salle pendant le discours de la criminelle de guerre israélienne - par respect pour l'ONU, pour ne pas être obligés de vomir sur place.  (La veille, pendant l'allocution du président iranien, tout le monde était présent, sauf les délégués des USA et d'Israël.  Qui est isolé sur la scène internationale ?...)

  • 24 septembre 2006 :   Rassemblement de chrétiens d'extrême droite à Harissa, au nord de Beyrouth (environ vingt fois moins de participants que deux jours plus tôt avec le Hezbollah). Le fasciste Samir Geagea, tueur de Sabra et Chatila, déclare sans rire : "Nous sommes les vainqueurs, car nous réclamions le déploiement de l'armée."

    Mais l'armée ne peut pas se déployer partout puisque les tsahalopards sont encore là. Tel Aviv avait "promis" (au sens sioniste du terme) un retrait complet avant le 22 septembre. Le 24, ce retrait n'est toujours pas terminé ; il le sera (sioniquement parlant) d'ici la fin du mois. C'est ce qu'espère le général Pellegrini.

    En attendant, même dans les secteurs évacués, les violations et les "rectifications" de frontière se poursuivent. Même chose pour les survols aériens un peu partout dans le pays. Le ministre de la Défense, Elias Murr, déclare que "l'armée libanaise répliquera si Israël viole le cessez-le-feu après avoir achevé son retrait."  Traduction du libanais : tant qu'Israël n'aura pas achevé son retrait, il ne pourra pas y avoir de "violation", donc aucune nécessité de "répliquer". Mais pour montrer qu'on ne plaisante pas avec un ministre libanais de la Défense, Murr demande aux Européens d'équiper son armée de missiles antiaériens pour qu'elle puisse défendre le Liban contre les incursions israéliennes. C'est le genre de surenchère qui n'engage à rien et permet de se démarquer à bon compte des traîtres trop voyants à la Geagea. Quand la guerre faisait rage, Murr était aux abonnés absents ; quand elle reprendra, il retournera dans son trou et fermera sa gueule.

    Sans le vouloir, le ministre a mis le doigt sur un des problèmes de la Résistance libanaise. Si la défense antiaérienne du Hezbollah avait été aussi efficace que ses moyens antichars, les tueurs de Tel Aviv n'aurait pas attendu 33 jours avant de cesser leurs massacres. Mais il est évident qu'il serait parfaitement inutile de mettre de telles armes entre les mains d'une armée d'opérette qui n'oserait jamais les utiliser. C'est le Hezb que l'Union européene devrait armer...

  • 25 septembre 2006 :   Nouvelle confirmation - déjà assez ancienne - de la provocation israélienne d'Aïta al Chaab. Comme le signale le quotidien de Francfort FAZ du 14 août, l'ex-général libanais Amine Hoteït, qui a aidé la FINUL à fixer la Ligne Bleue servant de frontière entre le Liban et Israël, a précisé que la capture des deux soldats israéliens par le Hezbollah, le 12 juillet, a bien eu lieu en territoire libanais, à 120 mètres de la frontière. Le correspondant du journal allemand à Beyrouth, Paul Cochrane, rappelle en outre que le seul "argument" utilisé par les Israéliens pour "justifier" les massacres, à savoir que "le Hezbollah se cachait parmi les civils", n'a jamais été étayé par la moindre preuve.

    Puisque nous en sommes au chapitre des "boucliers humains", citons ici le journaliste britannique Jonathan Cook, qui sait de quoi il parle puisqu'il vit à Nazareth, en Galilée : "Plusieurs manufactures d'armement et entrepôts de stockage israéliens ont été construits à côté des communautés arabes dans le nord d'Israël ; sûrement dans l'espoir que cela dissuadera les régimes arabes d'attaquer cet arsenal énorme d'Israël. Autrement dit, les habitants d'un certain nombre de villes et villages arabes d'Israël sont utilisés comme boucliers humains afin de protéger la machine de guerre israélienne."  C'est clair, c'est net. Et ce n'est pas très étonnant, au fond, car ce que les sionistes reprochent à leurs victimes, ils le font généralement eux-mêmes* ; nous avons là un des principes de base de la chutzpah. Les accusations portées par les massacreurs israéliens et leur représentants sont souvent révélatrices quand on remet les choses à l'endroit.

    * Ces derniers temps, les campagnes anti-islamiques orchestrées par les champions de l'intolérance sioniste sont centrées sur la prétendue "intolérance" des musulmans. On l'a vu à l'occasion du scandale Ratzinger ; on le voit de nouveau avec l'affaire Idoménée. Cette oeuvre de Mozart vient d'être retirée de l'affiche de l'Opéra de Berlin, car des musulmans se seraient plaints de son caractère discriminatoire et auraient paraît-il proféré des menaces, exerçant ainsi un intolérable chantage, une censure, une atteinte à la liberté artistique.

    Dans la mise en scène de Hans Neuenfels, on expose, à la fin de l'opéra, les têtes coupées de Poséidon, Bouddha, Jésus et Mahomet, ce qui est censé symboliser la révolte antireligieuse de l'auteur. Or, une telle scène ne figure pas dans l'original de Mozart ; elle est due à la "liberté d'interprétation artistique" de Neuenfels, qui passe d'ailleurs pour un provocateur. Révolte contre la religion, d'accord, mais pas contre toutes les religions. Où est passée la tête de Moïse ?... Neuenfels est courageux mais pas téméraire. Il dénonce les tabous, mais "oublie" le plus tenace d'entre eux, celui qui décrète intouchable le judaïsme et tout ce qui s'y rapporte.

    En fait de "menaces islamistes", aucun musulman n'a jamais émis la moindre critique à l'encontre d'Idoménée. C'est un appel téléphonique anonyme qui a déclenché toute l'affaire. Compte tenu du tour pris par les événements, il n'est pas difficile d'imaginer de qui émanait cet appel. Quand les musulmans "intolérants" ne protestent pas, les sionistes le font pour eux. On n'est jamais si bien servi que par soi-même.

    Depuis le scandale des caricatures danoises, on ne cesse de nous présenter l'Occident "judéo-chrétien" comme le phare de la "liberté d'expression", d'abord politique, puis religieuse et maintenant artistique. Que diraient Neuenfels et ses complices si l'Opéra du Caire décidait de monter, en toute "liberté", une Flûte enchantée où les cérémonies d'initiation maçonnique se dérouleraient devant l'assemblée des Sages de Sion ?...

    Lire ici ce que le pacifiste juif israélien Uri Avnery pense de la prétendue "intolérance islamique" : L'Epée de Mahomet (écrit en réponse aux récentes élucubrations papales - texte anglais).


  • 27 septembre 2006 :   Le journal anglophone libanais Daily Star signale que les Israéliens sont en train de s'installer à demeure dans la partie libanaise d'Al-Ghajar - voir la carte. Jusqu'à l'agression du 12 juillet, cette localité était coupée en deux, la partie sud (environ un tiers de la superficie) faisant partie du Golan syrien occupé par les sionistes depuis 1967, tandis que la partie nord appartenait au Liban. Les habitants arabes d'Al-Ghajar sont des musulmans alaouites (environ 7 % des Syriens se réclament de cette confession ; au Liban, les alaouites disposent de deux sièges sur 128 au Parlement).

    Les gangsters de Tel Aviv ont détruit la route qui relie le village au reste du Liban et tirent sur quiconque essaie de s'en approcher. Pour bien montrer qu'ils n'ont pas l'intention de repartir, ils ont "fortifié" les lieux en érigeant un remblai, hissé leur drapeau et repeint en jaune ou en rose les façades des maisons, qui ressemblent ainsi à celles des colonies des territoires occupés. Selon la tradition sioniste, une maison arabe dont on a chassé le propriétaire légitime est automatiquement considérée comme "abandonnée" et devient "propriété juive".

    La FINUL et son général soi-disant pro-libanais laissent faire les voleurs de l'Etat voyou. Empêcher l'annexion et les expropriations serait évidemment "antisémite". A Beyrouth, Siniora se contente de réclamer, pour la forme, "le retrait d'Israël de tous les territoires libanais, comme l'exige la résolution 1701". Mais comme il dit ça sans pleurer, personne ne réagit.

    Pour ce qui est du retrait israélien des autres positions* encore occupées au Liban, Tel Aviv annonce, comme il fallait s'y attendre, un nouveau retard "de quelques jours" pour "raisons techniques". Les promesses israéliennes n'engagent que ceux qui y croient...

    * Selon le commandant Philippe Lebrat, de la FINUL, Israël occuperait encore dix positions au Liban sud, mais on ignore où elles se trouvent exactement. Le 9 septembre, il était question de trois positions. Il est décidément de plus en plus difficile d'y voir clair.

    Même si les sionistes devaient véritablement évacuer les quelques collines où ils s'incrustent encore, il resterait toujours Al-Ghajar, les Fermes de Chebaa et les divers grignotages frontaliers "mineurs". Pas étonnant que les habitants de la région soient de plus en plus nombreux à penser que ces problèmes de frontières ne disparaîtront vraiment que le jour où l'Etat usurpateur juif, qui en est la cause, aura lui-même disparu de la carte du Moyen-Orient.

    Non seulement les envahisseurs font tout leur possible pour retarder leur départ, mais ils poursuivent les violations aériennes sous prétexte que leurs deux soldats n'ont pas encore été relâchés. Pour les judéo-fascistes de Tel Aviv, aucune "excuse" n'est trop stupide. Quand les deux tsahalos auront été libérés, on trouvera autre chose.

    Outre les survols, des incursions nocturnes ont été observées à Tallat Hamames, dans la région frontalière proche d'Al-Ghajar. Depuis une semaine, des tanks Merkava entrent chaque soir vers minuit en territoire libanais et ne repartent qu'à l'aube. C'est comme si l'armée terroriste juive cherchait à provoquer une riposte du Hezbollah, qui lui permettrait de reprendre sa sale guerre. Les provocations de ce genre étaient monnaie courante entre 2000 et 2006. Ce n'est que le 12 juillet, près d'Aïta al Chaab, que les choses ont mal tourné. Olmert espère sans doute qu'il en sera de même dans les prochains jours. Mais jusqu'à présent, la Résistance, consciente et reponsable, a refusé de se prêter au jeu. Elle est présente sur place, mais reste doublement prudente, car connaissant l'enjeu. Les sionistes ne perdent rien pour attendre.

    Dans le sud, environ 200.000 personnes déplacées ne peuvent toujours pas rentrer chez elles, d'une part à cause des destructions, d'autre part et surtout, à cause des innombrables bombes à fragmentation non explosées. Un porte-parole de l'ONU estime qu'il faudra deux ans pour déminer la région. Les jeunes enfants sont les premiers exposés au danger de ces "bombelettes" ; c'est d'ailleurs bien pour cette raison que les criminels de guerre israéliens en ont inondé tout le sud du pays.

    Les bombes à fragmentation rendent très difficiles les travaux de déblaiement. Il arrive même qu'on trouve encore des cadavres sous les décombres. A Tyr, une ville durement touchée par les bombardements terroristes israéliens, on vient de découvrir les corps de deux enfants de quatre et cinq ans, venus là le 17 juillet avec leurs parents pour échapper à l'enfer sioniste de Maroun er Ras. On craint que d'autres morts se trouvent encore sous les débris.

  • 28 septembre 2006 :   L'Orient Le Jour écrit : "Les raisons de la suspension du retrait israélien sont variées : l'État hébreu exigerait des clarifications nettes sur les prérogatives de l'armée libanaise et de la FINUL ; il demanderait en outre, avant de se retirer, que les deux soldats kidnappés [sic] par le Hezb le 12 juillet lui soient rendus et que les points de passage 'légaux' entre le Liban et la Syrie soient contrôlés."  La semaine prochaine, les nazisraéliens exigeront peut-être, comme conditions préalables à un retrait, la capitulation de l'Iran et le rétablissement de la peine de mort en Europe pour les adversaires de l'Etat sioniste.

    Les tsahalopards multiplient violations et provocations. Ils pratiquent même des incursions en plein jour dans les zones frontalières où ni l'armée libanaise ni l'ONU ne sont encore présentes. Près de Marwahine, dans le sud-ouest, ils ont établi pendant quelques heures un barrage routier et se sont mis à "contrôler", comme ils ont coutume de le faire en Palestine occupée. A Ouazzani, près d'Al-Ghajar, la racaille judéo-fasciste a saboté une station de pompage.

    Voyant que le Hezbollah se garde bien de riposter, l'Etat terroriste juif profite à fond de la situation. Compte tenu de la mollesse du gouvernement libanais et de la passivité des Casques bleus, ce petit jeu peut se poursuivre assez longtemps - jusqu'à ce que les agresseurs soient prêts pour la phase suivante de leur guerre globale.

    Citation du jour - A un journaliste de la BBC qui lui demande pourquoi le gouvernement israélien a largué un million de bombes à fragmentation sur le Liban au cours des dernières 72 heures de la guerre, alors que le cessez-le-feu était déjà signé, le gangster Shimon Peres répond : "C'est parce que le Hezbollah n'a pas cessé de bombarder Israël, lançant 4000 missiles et roquettes chaque jour."  3970 / 33 = 4000 : encore ces hautes mathématiques sionistes auxquelles le commun des mortels - antisémite par définition - ne comprendra jamais rien...

  • 29 septembre 2006 :   "Ce n'est pas la pression internationale qui a mis un terme à l'offensive israélienne. L'élément principal qui a arrêté leur guerre, c'est l'échec retentissant de leur opération terrestre dans les derniers jours, et l'importance de leurs pertes, ainsi que la crainte des dirigeants politiques et militaires israéliens d'être entraînés vers une situation encore pire et encore plus dangereuse, encore plus catastrophique pour l'armée et par conséquent pour l'entité sioniste elle-même... Si l'administration Bush-Olmert avait été assurée qu'en poursuivant sa guerre une semaine, ou deux semaines supplémentaire(s), il aurait pu se produire un tournant qualitatif dans l'issue des combats, la guerre aurait continué, et elle ne se serait pas arrêtée ce lundi-là, comme elle l'a fait..."  (Hassan Nasrallah - texte complet de l'interview au quotidien libanais As-Safir.)

    Pour le chef du Hezbollah, Israël prévoyait de déclencher la guerre quelques mois plus tard, en octobre, mais la réaction inattendue de la Résistance à la provocation du 12 juillet, les pertes cuisantes subies lors de l'affrontement et surtout la capture des deux soldats, ont conduit Olmert et les militaires à avancer la date de l'agression. "Les Israéliens ont été sidérés, et ils se sont trouvés placés devant la réalité suivante : soit ils encaissaient le choc de ce qui venait de se produire, soit ils se lançaient sans plus tarder dans la guerre prévue pour le mois d'octobre."  Pour Israël, bien entendu, il ne pouvait être question d'encaisser le choc. Mais, ajoute Nasrallah, "nous leur avons fait perdre l'avantage de la surprise. Nous leur avons imposé un calendrier qui n'était pas celui qu'ils avaient préparé avec grand soin, et c'est la raison pour laquelle la bataille est arrivée tandis que nous étions en alerte et sur nos gardes, alors que les Israéliens, eux, en face, n'étaient pas prêts."

    (Si le mot "enlèvement" figure plusieurs fois dans ce texte à propos des militaires capturés, la reponsabilité en revient probablement au traducteur. Il est difficile de croire que Hassan Nasrallah lui-même utilise le vocabulaire de la propagande sioniste.)

    Dans cette interview, le dirigeant chiite évoque également le rôle futur de la Résistance, sa coopération avec l'armée régulière et la question de l'armement du Hezbollah. Il réclame encore une fois la constitution d'un véritable gouvernement d'union nationale (selon un sondage Ipsos, 70 % des Libanais sont partisans de cette solution).

Evacuation israélienne ?

  • 1er octobre 2006 :   Si l'on en croit la presse, l'armée israélienne aurait à présent évacué le Liban. La chose reste à prouver - même sans parler d'Al-Ghajar et des Fermes de Chebaa... En tout cas, le lapsus de l'AFP (2008 au lieu de 2006) en dit long sur l'empressement des forces terroristes juives à débarrasser le plancher. (Avivim est une ville frontière israélienne située au sud d'Aïtaroun.)

    Les mythomanes de Tel Aviv présentent leur "retrait" comme une sorte de "victoire". Ils auraient détruit des positions du Hezbollah dans les secteurs évacués - positions qu'ils sont les seuls à avoir vues. Six semaines après que la Résistance libanaise leur ait flanqué une retentissante claque dans la gueule, les affabulateurs sionistes se consolent comme ils peuvent.

    Bien entendu, ils accompagnent leur "départ" de nouvelles menaces et, avec leur arrogance habituelle, "mettent en garde" le Hezbollah pour le cas où celui-ci essaierait de s'approcher de la frontière sans y être dûment autorisé par l'Etat hégémonique juif. C'est à se tordre...

    Un certain Benjamin Ben Eliezer, ministre de l'Infrastructure d'Israël (lisez : ministre de la Sinécure), déclare : "Nous devons liquider Nasrallah à la première occasion qui se présentera, car il incarne le Mal, non seulement pour nous, mais également pour les musulmans et les chrétiens."  Pour obtenir un bon ministre, au petit pays d'Olmerde, on prend le premier nazi juif venu et on lui greffe le cerveau de George Bush - mais ne le répétez pas, c'est un secret d'Etat.

  • 2 octobre 2006 :   "L'armée israélienne a quasiment achevé son retrait", écrit L'Orient Le Jour.  De son côté, l'ONU déclare  : "Il y a encore des troupes israéliennes dans le pays."  Quant aux tsahalopards, un de leurs porte-parole prétend que "les dernières forces israéliennes pourraient quitter le Liban dans le courant de la semaine."

    Pour ce qui est d'Al-Ghajar, ce même porte-parole nous apprend qu'Israël n'a nullement l'intention de maintenir son occupation. Le gouvernement israélien a simplement proposé à ses homologues libanais "d'assurer la sécurité et le ravitaillement de la partie nord du village". Question de prouver sa bonne foi, Olmert vient de faire ériger une clôture de barbelés de 2,50 mètres de haut entre Al-Ghajar et le reste du Liban, pour renforcer le remblai de terre déjà existant.

    Il faut savoir que l'armée de Tel Aviv n'a jamais occupé aucun territoire ; au Liban, en Palestine et en Syrie, elle sécurise et ravitaille... les colons juifs installés sur les terres volées aux Arabes. Parler d'occupation à ce propos serait bien sûr disproportionné et antisémite, tout comme le fait de critiquer les violations de l'espace aérien du Liban, qui se poursuivent quotidiennement et ne cesseront que lorsque les sionistes jugeront bon d'y mettre fin.

    Israël est, pour ainsi dire, un pays quasiment pacifique qui pourrait reconnaître le droit à l'existence de ses voisins dans le courant du siècle.

    Au Liban, grâce aux dons iraniens, le Hezbollah continue d'aider financièrement les victimes des bombardements. Même le New York Times, un journal pourtant ouvertement pro-israélien, ne peut s'empêcher de le reconnaître. En revanche, constate l'auteur de l'article (Michael Slackman), le gouvernement libanais n'a pas dépassé le stade des promesses. Sur les 40.000 dollars que Siniora s'est "engagé" à verser pour chaque maison détruite, pas un cent n'a été payé à cette date. Et l'hiver approche.

    A Bucarest, le Sommet de la Francophonie se termine sans aborder la question de l'adhésion d'Israël. C'est le Canada qui devait se charger de présenter la demande officielle, mais il ne l'a pas fait, de crainte sans doute que cette demande soit repoussée. Il suffisait en effet d'une seule voix contre pour faire rejeter l'adhésion, et quelqu'un (on ignore qui) a dû manifester au préalable son opposition. Stephen Harper, le Sarkozy canadien, a préféré éviter l'humiliation à son Etat voyou juif préféré.

    Il est dommage que la discussion de ce problème n'ait pas eu lieu en public. Le ou les pays francophones hostiles à l'admission d'Israël devraient avoir le courage de se manifester ouvertement. En tout cas, il ne s'agissait pas du Liban, puisque ce pays, qui ne s'est pas caché pour dire non, n'était pas représenté en Roumanie (le ministre de la Culture y était à titre personnel). Emile Lahoud, président libanais boycotté à la demande de Chirac, confirme que le Liban n'est pas lié par les décisions du Sommet de Bucarest. A propos du rôle peu ragoûtant joué dans cette affaire par le locataire de l'Elysée, Lahoud précise : "Il a toujours eu des contacts personnels au téléphone sur le mode : Faites-moi ça. Donnez-moi ça. Je le sais parce qu'il a essayé avec moi."  Chirac adore jouer les grands seigneurs quand il s'adresse à des représentants de petits pays comme le Liban, alors que vis-à-vis du puissant lobby sioniste, des Etats-Unis et d'Israël, il se comporte toujours comme un vulgaire laquais.

  • 3 octobre 2006 :   Faouzi Salloukh, ministre libanais des Affaires étrangères, déclare : "Israël ne s'est pas retiré de l'ensemble du territoire libanais. Comme d'habitude, il souhaite laisser une bombe à retardement comme le faisaient les colonisateurs du 20ème siècle, pour générer des guerres internes et des conflits avec les pays voisins."

    Dans le cadre du déploiement de l'armée régulière dans la zone frontalière, le général Michel Souleïmane, affirme lors d'une cérémonie à Labbouneh (sud-ouest) que ses troupes combattront Israël s'il le faut - on demande à voir. Simultanément, le planqué de la guerre des 33 jours fait mine de menacer le Hezbollah, pour le cas où celui-ci "reprendrait ses attaques". Le général d'opérette devrait pourtant savoir que le Hezb n'a jamais attaqué le premier et qu'il a défendu le Liban pendant que les Souleïmane et autres Daoud se terraient dans leur coin ou prenaient le thé avec les massacreurs sionistes. Les combattants de la Résistance sont toujours présents dans le Sud, armés et invisibles, comme avant le 12 juillet. Ni les grandes gueules de Tel Aviv, ni celles de Beyrouth n'y changeront rien.

  • 7 octobre 2006 :   Dans la banlieue sud de Beyrouth, la police intervient brutalement contre des habitants accusés d'avoir érigé des "constructions illégales" - et ce, dans une ville où l'agression israélienne a détruit des dizaines de milliers de logements. Un jeune de 15 ans et un enfant de 11 ans qui tentaient d'empêcher les démolitions, sont tués par les flics "anti-émeute". Au lieu d'aider à la reconstruction, le gouvernement fait assassiner les reconstructeurs. On doit bien rigoler à Tel Aviv en voyant que les sinioristes achèvent le "travail" que les sionistes n'ont pu mener à bien en 33 jours de guerre.

    Autre nouvelle étonnante : on apprend que Nabih Berry, président (chiite Amal) du Parlement et numéro deux libanais, figure sur la liste des personnes "indésirables" aux USA. Il est d'ailleurs possible que le numéro un, le président (chrétien maronite) Emile Lahoud, tombe également sous le coup de cette interdiction, sa récente participation à l'Assemblée générale de l'ONU à New York ne comptant pas toutefois comme une entrée aux Etats-Unis.

    "Au Liban-Sud, la guerre semble avoir rapproché chrétiens et musulmans", titre L'Orient Le Jour. Le quotidien de Beyrouth aurait-il enfin envoyé quelqu'un enquêter sur place ?  Non, il se contente de reprendre un article de l'AFP, dans lequel Hervé Asquin signale que le village chrétien de Rmaich, voisin d'Aïta al Chaab, a recueilli et secouru, au plus fort de la guerre, 14.000 réfugiés chiites des environs, alors qu'il ne compte lui-même que 6.000 habitants. Quelques jours plus tard, pour "punir" les chrétiens, les judéo-fascistes ont également bombardé Rmaich.

    Lors de l'invasion de 1978, puis entre 1982 et 2000, la situation était complètement différente, les villages chrétiens du Sud constituant alors des bastions de la collaboration pro-israélienne. L'arrogance des agresseurs de 2006 les a empêchés d'enregistrer et de comprendre ce changement radical. Malgré ses moyens techniques et financiers illimités, l'Etat colonialiste juif est en retard d'une guerre.

  • 18 octobre 2006 :   Les violations de l'espace aérien libanais se poursuivent. Selon un certain Gideon Alon (Ha'aretz), le commandement français de la FINUL aurait menacé d'ouvrir le feu sur les avions israéliens si ceux-ci continuent de survoler le Liban.  On aimerait bien voir ça...  Une autre source proche de Tel Aviv, DEBKAfile, prétend même que le gouvernement de Rome s'apprêterait à vendre au Liban des missiles sol-air Aster 15, de fabrication franco-italienne, dotés d'un système de guidage "actif".

    On peut se demander quelles intentions se cachent derrière ces "informations" qui sentent l'intox à dix mille kilomètres - dans le meilleur des cas, sans doute, obtenir un démenti européen suivi d'un nouveau serment d'allégeance au regime sioniste.

  • 19 octobre 2006 :   Dernière trouvaille des massacreurs judéo-nazis : le très abominable et très terroristique Hezbollah a utilisé des bombes à fragmentation contre la population civile israélienne - oui, parfaitement, c'est pas nous, c'est eux...  Pour faire plus "crédible", on charge Human Rights Watch d'annoncer la "nouvelle".  Il aura donc fallu plus de trois mois pour "convaincre" le directeur exécutif de cette organisation humanitaire, Ken Roth, d'abandonner son "auto-antisémitisme honteux" (voir plus haut - 25 août) et de se faire enfin l'écho de la seule et unique souffrance autorisée - la souffrance juive. Encore un petit effort, et Roth nous confirmera que les F-16 du Hezb ont holocausté au phosphore les enfants des écoles maternelles de Tel Aviv (les avions étant fournis par l'Iran, les bombes par la Corée du Nord).

  • 23 octobre 2006 :   L'Etat voyou juif intensifie ses violations de l'espace aérien libanais (passages à basse altitude, survols supersoniques, simulations d'attaques). Il semblerait que les gangsters sionistes veuillent à tout prix susciter une riposte qui leur permettrait de "justifier" une reprise des massacres.

  • 25 octobre 2006 :   Au large du Liban, plusieurs F-16 israéliens survolent un navire de la marine allemande et tirent en sa direction. Le gouvernement de Berlin se déclare "supris", mais minimise l'affaire - toute autre réaction aurait été "antisémite".  Deux jours plus tard, nouvel "incident" : cette fois, des chasseurs israéliens harcèlent un hélicoptère allemand. Angela Merkel ne comprend plus ; Olmert lui avait pourtant promis de ne pas recommencer...  En fait, il n'y a rien à comprendre : quand on est l'élu de Dieu, on a tous les droits - un point, c'est tout. Les Allemands peuvent s'estimer heureux de n'avoir ni morts ni blessés ; en 1967, les marins américains de l'USS Liberty ne s'en sont pas tirés à si bon compte.

    Une fois de plus, les sionistes viennent de prouver qu'un pays qui se vante d'être l'allié privilégié d'Israël n'a nullement besoin d'ennemis.

    En Allemagne, on commence à se demander si la "mission de paix" au Liban a encore un sens, d'autant plus que le gouvernement vient d'avouer que le "mandat robuste" dont disposait soi-disant la marine nationale n'est pas si "robuste" que ça. Sans l'accord explicite des autorités libanaises, les Allemands ne peuvent ni arraisonner ni contrôler aucun bateau soupçonné de se liver au "trafic d'armes" en faveur du Hezbollah. Ils ne sont donc d'aucune utilité pour les Israéliens. Pas étonnant que ceux-ci, lorsqu'ils n'ont rien de mieux à faire, se divertissent un peu aux dépens de leur "allié".

  • 31 octobre 2006 :   Nouvelle démonstration de force des gangsters juifs de Tel Aviv : huit F-16 simulent des raids contre Beyrouth et le sud du Liban. Avec l'entrée de l'ultra-fasciste Avigdor Lieberman au gouvernement Olmert comme ministre des Affaires stratégiques (sic), un nouveau glissement à droite (un de plus) vient de s'opérer en Israël, annonçant peut-être une relance imminente de l'agression. Le judéo-nazi Lieberman proclame en effet à haute voix ce que ses complices de la junte sioniste pensent tout bas. Il se prononce pour la guerre totale, y compris contre la Syrie et l'Iran, et pour une épuration ethnique rigoureuse de l'Etat juif et des territoires occupés.

  • 2 novembre 2006 :   Walid Joumblatt est reçu à Washington par ses maîtres israélicains Paul Wolfowitz (chef de la Banque mondiale) et Donald Rumsfeld (ministre de la Guerre). Les deux gangsters félicitent Fantômas pour la bonne conduite dont il a fait preuve depuis le 12 juillet et lui expliquent ce qu'ils attendent de lui dans les prochains mois. Le leader druze promet de persévérer. Pour la première fois de sa vie, il est fier d'avoir moins souvent changé d'opinion que de chemise.

    De son côté, le ministre libanais de la Défense, Elias Murr, affirme que "l'armée s'opposera avec la plus grande fermeté à toute manifestation subversive". Bien entendu, sa "mise en garde" s'adresse aux Libanais qui réclament, avec le Hezbollah, la mise en place d'un véritable gouvernement d'union nationale. On se demande pourquoi Murr n'a pas montré la même "fermeté" face à l'agression sioniste - ou plutôt on ne se le demande pas, la réponse étant déjà connue. Murr prétend que la DCA libanaise "a tiré sur les F-16 israéliens" lors des "raids" du 31 octobre : on aimerait en avoir la preuve.

    On ne peut pas dire que les Joumblatt, Murr, Siniora et autres Saad Hariri ne fassent pas tout ce qui est en leur pouvoir pour aider l'Etat terroriste juif à gagner a posteriori sa guerre du Liban. Leur dernière trouvaille : traîner le président Lahoud devant le "tribunal" qui aura à "juger" les responsables de l'assassinat de Rafic Hariri - pas les vrais responsables, bien sûr, mais ceux désignés comme tels par les tueurs sionistes.

  • 6 novembre 2006 :   Si l'on en croit L'Orient Le Jour, "Berlin s'inquiète car Israël ignore les accords* sur le respect de l'espace aérien libanais et a du mal à accepter la présence d'observateurs internationaux dans la région." Paris, de son côté, par la voix de Jeanne d'Arc-Alliot-Marie, "met en garde contre la poursuite des survols israéliens, précisant qu'ils risquent d'entraîner une forte riposte des Casques bleus."  Fichtre !... Voilà que le discours européen devient lourdement disproportionné, pour ne pas dire carrément antisémitique...

    * Quels accords ?... Le respect de l'espace aérien d'un Etat souverain n'est pas une question d'accords mais de droit international.

  • 9 novembre 2006 :   Le quotidien Daily Star signale que les troupes israéliennes occupent toujours la partie nord d'Al-Ghajar et qu'elles sont même présentes à plusieurs centaines de mètres du village - en territoire libanais. Faisant comme si ce territoire leur appartenait, les sionistes effectuent des patrouilles, procèdent à des "contrôles" et menacent les journalistes qui les observent d'un peu trop près.

  • 10 novembre 2006 :   A l'Assemblée nationale de Paris, Alliot-Marie révèle que le 31 octobre dernier, l'aviation israélienne a aussi simulé une attaque contre un poste de la FINUL. Une catastrophe a été évitée de justesse, les militaires français ayant été "à deux secondes" de tirer sur les appareils israéliens descendant en piqué sur les positions de l'ONU. Et la ministre précise : "Nous avons été amenés, dans le cadre de la légitime défense, à enlever les caches de notre batterie de missiles."

    Indépendamment du fait que le "nous" est tout à fait délicieux dans ce contexte, il est évident que les forces de la FINUL n'étaient absolument pas prêtes à réagir. S'il faut d'abord "enlever les caches" en cas d'urgence (et peut-être aussi sortir les missiles de leurs caisses ?), les agresseurs peuvent tout se permettre. Il n'est pas nécessaire d'être devin pour savoir que les militaires français ne tireront jamais sur des Israéliens, même si ces derniers lancent une véritable attaque, meurtrière comme celle de Khiam le 25 juillet. La "mission" inavouée de la France - et de la plupart des autres contingents onusiens au Liban - est de protéger l'Etat voyou juif, quoi qu'il arrive et à n'importe quel prix. Crève s'il le faut, mais ne touche pas à mon Israhell...

  • 12 novembre 2006 :   Crise ministérielle à Beyrouth : les cinq ministres chiites (trois Hezbollah, deux Amal) démissionnent du gouvernement pour appuyer leur revendication en vue de la formation d'un véritable cabinet d'union nationale. Un sixième ministre (grec-orthodoxe) les imite le lendemain. (Le gouvernement libanais comprend obligatoirement 12 chrétiens et 12 musulmans, dont 5 chiites.) Le président Lahoud (chrétien maronite) considère que les ministres restants ne représentent plus le Liban ; il boycotte désormais le conseil des ministres qu'il juge illégal. Ses adversaires sont d'un autre avis, car la constitution ne prévoit la chute automatique du gouvernement que si un tiers des ministres sont démissionnaires. Mais d'un autre côté, il n'est pas permis qu'un groupe confessionnel entier soit absent du gouvernement.

    Le Hezbollah souhaite une réforme constitutionnelle qui donnerait aux chiites une représentation parlementaire et gouvernementale correspondant à leur poids réel dans le pays (au moins un tiers), alors qu'ils ne disposent à présent que de 21 % des sièges (27 sur 128) et des portefeuilles (5 sur 24). Avec huit ministres, les chiites pourraient automatiquement bloquer toute décision gouvernementale, ce que les pro-occidentaux veulent éviter à tout prix.

    Il s'agit moins d'un affrontement entre partisans et adversaires de la Syrie, comme le prétend la propagande occidentale made in Israel, que d'une tentative du Hezbollah et de ses alliés de rééquilibrer le pouvoir en tenant compte des changements démographiques de ces dernières décennies et des évenements politico-militaires récents.

    Le général Aoun et son CPL, qui s'étaient abstenus de participer au gouvernement en juillet 2005, ne peuvent guère aider leur allié chiite. S'ils n'avaient pas "boudé" seize mois plus tôt, Siniora serait déjà tombé à l'heure qu'il est - ou alors il aurait fait des concessions pour éviter une crise ouverte. Mais il est trop facile de refaire les choses a posteriori... Nul ne sait d'ailleurs si l'alliance Aoun-Lahoud-Hezbollah-Amal est faite pour durer ; Aoun brigue toujours le fauteuil présidentiel.

    Vues de loin, toutes ces péripéties peuvent passer pour de la "politique politicienne". En réalité, l'enjeu est beaucoup plus grave : l'axe israélicain parviendra-t-il, oui ou non, à faire basculer le Liban et à voler à la Résistance sa victoire de l'été ?

  • 16 novembre 2006 :   Michel Aoun exige à son tour la démission de Siniora et considère lui aussi le gouvernement dans sa forme actuelle comme anticonstitutionnel. Les décisions prises par ce cabinet croupion sont illégales, en particulier celle qui a consisté à approuver la mise en place d'un "tribunal international" pour "juger les meurtriers de Rafic Hariri".

    Le Hezbollah estime que le "gouvernement Siniora" est en fait un "gouvernement Feltman", du nom de l'ambassadeur américain à Beyrouth. Jeffrey Feltman, un Juif sioniste en poste au Liban depuis l'été 2004, a préparé et dirigé la subversion ("révolution") consécutive à l'assassinat de Rafic Hariri - assassinat auquel il a très certainement été mêlé. De 2002 à 2004, Feltman a représenté son pays (les Etats-Unisraël) à Erbil, dans le nord de l'Irak (c'était donc avant, pendant et après l'invasion). Auparavant, de 2000 à 2002, il a "travaillé" à l'ambassade américaine de Tel Aviv, un endroit qu'il connaissait bien pour y avoir déjà exercé ses talents de 1995 à 1998.

  • 21 novembre 2006 :   Attentat terroriste à Jdeidé, près de Beyrouth. Pierre Gemayel, ministre de l'Industrie (maronite) est assassiné dans sa voiture. La victime était le fils d'Amine Gemayel (chef de clan phalangiste et "président" du Liban pendant la guerre civile) et le neveu de Béchir Gemayel (lui-même tué en 1982 et remplacé par son frère Amine). Le clan Gemayel a été un des organisateurs des massacres de Sabra et Chatila, perpétrés sous la protection et avec l'appui de Sharon (soi-disant pour "venger" la mort de Béchir). Pierre Gemayel, qui était enfant à cette époque, n'est bien entendu pas responsable du passé fasciste de sa famille.* Il était considéré comme "antisyrien" - comme presque tout le monde depuis le printemps 2005. Ses relations avec Israël n'étaient toutefois plus aussi "cordiales" que du temps de son père et de son oncle, 25 ans plus tôt. Pendant l'agression de juillet-août 2006, Pierre Gemayel avait même critiqué - du bout des lèvres - la politique de l'Etat juif, estimant qu'il était "contre-productif de bombarder ses alliés".

    * Voir chronologie succincte de la guerre civile libanaise sur notre page Liban I.

    Quelques minutes après l'attentat, la clique Siniora-Hariri décrète que Damas est coupable. Une nouvelle campagne internationale s'amorce aussitôt. Les commanditaires des tueurs, confortablement installés à Tel Aviv, rigolent en sirotant leur cocktail. Le plus excitant, pour eux, c'est que ce soit precisément celui dont ils ont assassiné le père 21 mois plus tôt, qui mène la sarabande des fanatiques antisyriens.

    Il faut être une belle ordure, dira-t-on, pour couvrir les assassins de son père. Mais il est vrai que Saad Hariri a beaucoup à perdre s'il se rebiffe contre ses "alliés" israéliens (voir en bas de page). Personne ne peut être milliardaire au Liban sans afficher - au minimum - une neutralité bienveillante à l'égard d'Israël. Saad Hariri ne tiendrait pas très longtemps - et perdrait beaucoup d'argent - si le lobby sioniste décidait tout à coup d'intriguer à fond contre lui. C'est le prix à payer quand on s'acoquine avec ces gens-là - il faut toujours être plus ou moins masochiste pour s'exposer de la sorte. Saad Hariri a choisi ; il est convaincu que son père, là où il se trouve maintenant, comprendra et pardonnera.

    L'assassinat de Pierre Gemayel va-t-il sauver du naufrage le cabinet bancal de Fouad Siniora ?  Va-t-il permettre à l'Etat terroriste juif de relancer sa guerre et de la généraliser ?...

  • 23 novembre 2006 :   Le clan pro-occidental profite des obsèques de Gemayel pour accentuer l'hystérie antisyrienne et anti-Hezbollah. Les alliés du parti chiite, en premier lieu Emile Lahoud et Michel Aoun (chrétiens tous les deux), sont également la cible d'attaques verbales ; on ne leur permet pas d'assister à la cérémonie funèbre. Nabih Berry, président chiite (Amal) du Parlement est hué par la foule. Au lieu de s'en prendre aux assassins, les alliés d'Israël poussent à la guerre civile. Olmert et le Mossad ont tout lieu d'être satisfaits.

    Le patronat libanais lance un appel à la "grève" afin d'obliger les ministres démissionnaires à réintégrer le gouvernement et à accepter le "tribunal international" aux ordres de Washington et Tel Aviv. Dans la rue, les représentants de la bourgeoisie aisée, les fils à papa et autres rejetons de "bonne famille" épargnés par la guerre, beuglent des slogans concoctés par les services de Feltman : "A bas la Syrie ! A bas Lahoud !" ou encore "Général Aoun, es-tu des nôtres ou des leurs ?..."  Où étaient-ils, tous ces crétins, lorsque la racaille sioniste violait le Liban ?

  • 29 novembre 2006 :   Loin de se ranger derrière les pro-israéliens, Michel Aoun revendique "la formation d'un gouvernement d'union nationale, l'adoption d'une nouvelle loi électorale et une participation effective de toutes les parties à la prise de décision". Et il ajoute : "Le gouvernement a bafoué la constitution et les lois, tout en encourageant les diplomates étrangers à violer la souveraineté libanaise."  Aoun sera-t-il le prochain sur la liste des tueurs du Mossad ?

  • 1er décembre 2006 :   Plus d'un million de Libanais (un quart de la population totale du pays) manifestent dans le centre de Beyrouth avec le Hezbollah, le CPL et leurs alliés ("gens de gauche, sunnites, chrétiens", comme le signale L'Orient Le Jour). Dans un océan de drapeaux libanais, la foule réclame la démission de Siniora et de son "gouvernement" qui ne représente plus personne, sinon la mafiocratie locale et l'ambassade états-unienne. Une partie des manifestants reste sur place après la fin du rassemblement, faisant symboliquement le siège du palais gouvernemental (le "Sérail") jusqu'au départ du Premier ministre pleurnichard.

    Rien ne sert de chialer, il faut partir à point : c'est ainsi que l'on pourrait traduire le titre d'un nouveau tube libanais consacré à Siniora, que l'on a pu entendre aujourd'hui à Beyrouth. Le texte reprend des extraits de discours de Nasrallah, dans lesquels le chef chiite fustige la lâcheté du Premier ministre.

    S'adressant à ce dernier, Michel Aoun déclare au cours de la manifestation : "J'aurais souhaité que M. Siniora et ses ministres soient parmi nous, au lieu de se cacher derrière des fils de fer barbelés et des véhicules blindés de l'armée... Celui qui a le peuple derrière lui n'a pas besoin de barbelés."  Mais Siniora fait la sourde oreille ; il ne partira que lorsque le gouverneur israélicain Feltman lui aura donné le feu vert.

    Pour des raisons de sécurité, Hassan Nasrallah n'est pas présent à la manifestation. Son adjoint, Naïm Kassem, rappelle que "le peuple libanais ne supporte plus que des groupuscules se réunissent pour décider de sa destinée en fonction des souhaits des pays étrangers", et ajoute que le parti chiite "lutte contre la tutelle américaine".

    Détail curieux, en marge de la grande manifestation du 1er décembre : Ségolène Royal*, candidate du parti "socialiste" à l'élection présidentielle française d'avril 2007, est à Beyrouth et fait parler d'elle. A la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale libanaise, nous apprend la presse, Son Altesse Royal "se livre à un exercice délicat de dialogue avec un député du Hezbollah". Espérons qu'elle n'est pas allée jusqu'à lui serrer la main - vous imaginez les conséquences...

    * Royal sans "e" - pas comme dans Casino Royale.   Merci de voter pour elle

    Bref, pour se faire pardonner son audace royal, Madame le futur président s'empresse de fournir des gages de loyauté à son lobby inexistant préféré, et "condamne les propos inadmissibles, abominables et odieux tenus devant elle par le député du Hezbollah". (L'homme avait qualifié en arabe de "nazisme" l'occupation passée d'une partie du Liban par Israël.) La royal défenseuse des valeurs républicaines affirme toutefois dans la même phrase "ne pas avoir entendu les propos en question". Vous savez ce que c'est : le bruit de la rue, la foule qui scande "Siniora, tire-toi !", la difficulté de comprendre quand on ne comprend pas la langue et que l'interprète interprète à sa façon, la nécessité de la ramener quand on ferait mieux de la fermer, etc...

    Quelqu'un devrait rappeler à la royal candidate cette phrase de l'historien juif américain Norman Finkelstein : "Si les sionistes israéliens ne veulent pas qu'on les compare aux nazis, ils n'ont qu'à cesser de se comporter comme des nazis."  Et ce n'est pas seulement pendant l'occupation de 1982-2000 que les nazis juifs israéliens se sont comportés en nazis, mais aussi et surtout pendant l'agression barbare de l'été 2006.

  • 4 décembre 2006 :   Dans le centre de la capitale, un sit-in rassemblant plusieurs milliers de personnes se poursuit jour et nuit pour réclamer la démission du "gouvernement" illégitime. En marge de ce "siège" pacifique, un jeune chiite d'Amal est tué dans des circonstances assez troubles par des membres d'une milice armée du mouvement Hariri. Les patrons de Siniora s'efforcent apparemment de transposer au Liban le scénario de "violence sectaire" et de "guerre civile" qu'ils ont testé en Palestine et en Irak.

    Sans grand succès, semble-t-il. Même le très "occidental" L'Orient Le Jour doit reconnaître que "la présence aouniste est un des principaux moteurs du mouvement de protestation". A ce mouvement, centré sur les partis chiites et le CPL d'Aoun, se sont joints des sunnites et des druzes dégoûtés par la politique du clan Hariri et du clown Joumblatt. Les communistes sont également présents ; le PCL est soutenu par 15 % des Libanais mais n'est pas représenté au Parlement, compte tenu du caractère confessionnel du vote. La véritable majorité, au Liban, c'est ce mouvement qui l'incarne, et non la clique corrompue manipulée par Washington et Tel Aviv (avec le soutien de Paris, Berlin, Bruxelles et Riyad).

    Ce qui n'empêche pas Chirac-Guignol et Bécassine-Merkel de se manifester. Nos deux pantins "enjoignent la Syrie de s'abstenir de soutenir les forces qui déstabilisent le Liban et le Proche-Orient". Et voilà que leur cote augmente de 0,2 point au baromètre olmerdique. Pas mal : Madame Royal, bien que mandatée par le PS (parti sioniste) n'avait fait que + 0,1 vendredi dernier.

    Craignant sans doute un enlèvement au Sérail, Fouad Siniora y reste cloîtré, protégé par une garde prétorienne fournie par les États-Unis. Ainsi isolé de la réalité libanaise, Siniora peut se consacrer aux "dossiers importants" tout en négligeant les détails futiles - comme par exemple le fait que l'armée israélienne occupe toujours Al-Ghajar (et les Fermes de Chebaa) et qu'elle viole en permanence l'espace aérien du pays.

  • 6 décembre 2006 :   "Si le Premier ministre et le camp qui le soutient s'obstinent à accaparer le pouvoir, ce sera l'escalade de la pression populaire et nous paralyserons le gouvernement, nous le ferons entrer dans un coma profond", avertit le général Aoun.

  • 7 décembre 2006 :   Discours télévisé de Hassan Nasrallah, diffusé sur des écrans géants dans le centre de Beyrouth, place des Martyrs, devant des dizaines de milliers de manifestants. (Le dirigeant chiite, plus que jamais menacé par les tueurs judéo-fascistes, vit toujours dans la clandestinité.) Nasrallah réclame une nouvelle fois la démission de Siniora, qu'il accuse de trahison. Le Premier ministre aurait, en pleine guerre, ordonné à l'armée de couper les lignes de ravitaillement en armes de la Résistance - ce qui, fort heureusement, ne semble pas avoir été suivi d'effet. L'armée libanaise n'est pas seulement composée de cireurs de bottes israéliennes et de buveurs de thé à la Daoud (voir plus haut - 17 août). En cas d'aggravation de la situation, il n'est pas certain que les militaires se rangent tous derrière la marionnette de Mr. Feltman. Le commandant en chef de l'armée a d'ailleurs demandé à ses hommes de "se tenir à l'écart des polarisations confessionnelles" et réclamé une solution à la crise, "fût-ce au prix de concessions".

    Dans son discours, Nasrallah reste conciliant : "Une opportunité existe encore pour négocier. Transformons l'actuel gouvernement dirigé par Fouad Siniora en gouvernement d'union nationale qui nous accorde une minorité de blocage...  Mais si vous persistez dans votre refus, nous ferons tomber ce gouvernement et nous formerons un cabinet transitoire qui appellera à des élections législatives anticipées... Acceptez, tant que vous en avez encore la possibilité..."  Une nouvelle grande manifestation de masse est prévue pour le dimanche 10 décembre. Siniora est en contact téléphonique permanent avec l'ambassade américaine.

  • 8 décembre 2006   - Importante communication entre l'ambassade US et le Sérail :
    - Allô, Siniora, c'est Feltman. Ecoute, tu vas annoncer que le Hezbollah prépare un coup d'Etat. Nous avons toutes les preuves...
    - D'accord...  Est-ce que je dois aussi mentionner la complicité d'Al-Qaïda ?...
    - Al-Qaïda ?...  Non, pas pour le moment... Ni Al-Qaïda, ni le poutinium 210, ni le réchauffement climatique...  C'est clair ?...
    - Tout à fait clair...


  • 9 décembre 2006 :   Fouad Siniora annonce que le Hezbollah prépare un coup d'Etat. La communauté internationale israélo-américaine s'inquiète...

  • 10 décembre 2006 :   Une foule immense déferle sur Beyrouth. Un rassemblement monstre, une marée humaine sans précédent dans le centre-ville et les quartiers avoisinants. Les rues et les places de la capitale sont noires de monde. Entre un million et demi et deux millions de personnes : la plus gigantesque manifestation de toute l'histoire du Liban. Le Hezbollah et Amal (chiites), le CPL de Michel Aoun et les Marada de Soleimane Frangié (maronites), le Tachnag (arménien), le parti démocrate de Talal Arslane (druzes), les formations (sunnites) d'Omar Karamé, Oussama Saad et Fathi Yakan, les alaouites de Djabal Mohsen (Tripoli), le parti communiste, le parti Baas et le parti panarabe PSNS (non-confessionnels) ont mobilisé leurs troupes pour montrer à Siniora où est la véritable majorité du pays. Face à ce tsunami patriotique, les laquais de l'axe israélicain ne font pas vraiment le poids. Sans le soutien actif et quotidien de leurs maîtres étrangers, ils auraient été balayés depuis longtemps. Vont-ils céder, rechercher un compromis pour ne pas tout perdre ?

    La presse occidentale continue de déformer les faits, parle de "manifestation prosyrienne du Hezbollah", reprend les slogans de la propagande israélienne, met l'accent sur la prochaine instauration du "tribunal international Hariri", un "tribunal" que Siniora et son cabinet illégitime approuvent, tandis que le président Lahoud s'y oppose. Le chef religieux sunnite Fathi Yakan résume le sentiment général en qualifiant ce pseudo-tribunal de "projet colonialiste et sioniste".

  • 11 décembre 2006 :   Les ventriloques de Tel Aviv font annoncer par leur pantin Abou Al-Aïnayn, représentant de Mahmoud Abbas à Beyrouth, que "150 combattants proches d'Al-Qaïda sont entrés au Liban". Autrement dit : l'Al-Qaïda nouveau est arrivé - il était temps...  Al-Aïnayn en profite pour demander à Nasrallah de "faire des concessions" - à qui et en quel honneur, L'Orient Le Jour, qui rapporte la bonne nouvelle, ne le précise pas.

    Le journal oublie également de mentionner les 200 terroristes d'Ai-Bushaïda et les 350 tueurs d'Al-Mossaïda qui sont au Liban depuis longtemps.

  • 14 décembre 2006 :   Le Hezbollah révèle que pendant l'agression israélienne de l'été, Saad Hariri a "proposé" au parti chiite de déposer les armes afin d'obtenir un cessez-le-feu. Les "amis" étrangers du milliardaire sunnite lui avaient donné l'assurance que le "troc" était possible. Dans n'importe quel autre pays du monde, on appellerait cela un acte de haute trahison ; au Liban, c'est de la politique, pas de danger que le traître soit puni.

  • 23 janvier 2007 :   Après sept semaines de sit-in ininterrompu dans le centre-ville de Beyrouth, les adversaires de Siniora déclenchent une grève générale. Le pays est paralysé pour 24 heures. A Jounieh, Tripoli et ailleurs, les milices du fasciste Geagea (un des massacreurs de Sabra et Chatila) tirent sur les manifestants. Il y a trois morts et des douzaines de blessés. Le "gouvernement" crie à l'émeute et envoie l'armée... contre les grévistes. Mais comme cette armée compte dans ses rangs de nombreux sympathisants du Hezbollah et du général Aoun, l'effet attendu est loin d'être atteint.

  • 25 janvier 2007 :   A Paris, à l'initiative de Chirac et avec l'accord de ses maîtres israélo-américains, se tient une conférence internationale sur le "soutien au Liban". Elle permettra, paraît-il, de collecter 7,6 milliards de dollars "pour la reconstruction". En fait, il est probable que la plus grande partie de ces fonds reviendra aux parasites du clan Hariri, exactement comme les 940 millions "offerts" à Stockholm le 1er septembre dernier. Chacun sait que le gros de la reconstruction s'effectue grâce à l'aide financière qui ne transite pas par les canaux de la corruption sinioresque : aide directe de certains pays arabes (Emirats, Qatar) et soutien iranien via le Hezbollah.

    Mais bien entendu, la fonction première de la conférence de Paris est d'assurer la survie du pantin Siniora. Et tandis que l'argent des "généreux donateurs" ira enrichir les riches Libanais, le reste de la population devra se serrer la ceinture et subir les "réformes" antisociales exigées par les organisateurs de la conférence - "réformes" qui, bien entendu, profiteront à ces mêmes riches. Cette stratégie style Banque mondiale/FMI n'a rien de nouveau. Elle a conduit à la ruine des douzaines et des douzaines de pays. Au Liban, ses effets, associés à ceux de l'agression criminelle israélienne de 2006, risquent d'être plus tragiques encore. La résistance politique libanaise se double donc maintenant d'une résistance sociale.

    Selon un sondage effectué par l'Agence Bloomberg (pourtant 100 % sioniste), si des élections générales avaient lieu ces jours-ci au Liban (sur une base non-confessionnelle), le Hezbollah et ses alliés remporteraient la majorité absolue. Il devient de plus en plus difficile de cacher la réalité...

    A Beyrouth, dans plusieurs quartiers, des tireurs embusqués tirent sur la foule. Il y a quatre morts, tous chiites (dont deux militants du Hezbollah et un partisan d'Amal). La presse pro-occidentale présente la chose comme un "affrontement entre musulmans". L'axe israélicain a-t-il adopté une nouvelle tactique ("guerre civile" comme en Irak et en Palestine) qu'il juge plus "efficace" que les attentats individuels ?


    Le Hezbollah dénonce ces assassinats prémédités. Le général Aoun, de son côté, présente des photos et une liste de noms des miliciens des "Forces Libanaises" responsables de la tuerie du 23 janvier.

  • 7 février 2007 :   Incident frontalier près de Yaroun. L'armée libanaise tire des coups de semonce en direction d'un engin militaire israélien qui tentait de violer la frontière ; les sionistes ouvrent alors le feu sur le détachement libanais. On ignore s'il y a des blessés.

  • 13 février 2007 :   La veille du deuxième anniversaire de l'assassinat de Rafic Hariri, les terroristes à la solde des Etats-Unisraël frappent dans la région chrétienne de Bikfaya, au nord-est de Beyrouth. Deux autocars sont déchiquetés par des explosions : il y aurait onze morts et une vingtaine de blessés. Bikfaya est le fief du clan Gemayel (le numéro deux du clan, Pierre Gemayel, a été tué le 21 novembre 2006). Comme toujours, on accuse en vrac la Syrie, l'Iran, le Hezbollah, Lahoud, Aoun, etc.

  • 14 février 2007 :   Quelques dizaines de milliers de partisans de Siniora (vingt fois moins que "l'opposition" le 1er décembre 2006) manifestent dans le centre de Beyrouth. A l'abri derrière une vitre blindée, Fafa-Geagea, Baby-Hariri et Fantômas-Joumblatt se font applaudir par leurs fans, mais se gardent bien de leur dire qui est le vrai reponsable du massacre de la St-Valentin 2005. Deux ans après le crime, cette tentative de rejouer la scène de la "révolution des cèdres" a quelque chose de pitoyable et de réchauffé. On comprend que ces messieurs attendent impatiemment que leurs patrons de Washington et Tel Aviv donnent le coup d'envoi de la grande guerre qui, espèrent-ils, les débarrassera définitivement de leurs ennemis. (A propos, qui est cette pauvre femme brimée que le clan libanais de la "liberté" contraint à porter le foulard islamique ?...)

  • 21 février 2007 :   Manoeuvres militaires israéliennes sur le plateau du Golan (territoire syrien occupé). L'aviation sioniste en profite pour survoler bruyamment le sud du Liban à basse altitude pendant plus de deux heures. Le criminel de guerre Amir Peretz (ministre de la "Défense" de Tel Aviv) brandit la menace d'une nouvelle intervention ouverte.

  • 6 mars 2007 :   Selon un sondage de la BBC, 85 % des Libanais ont une opinion négative d'Israël. Dans d'autres pays, ce taux est un peu moins élevé (Egypte : 78 %, Allemagne : 77 %, Turquie : 76 %, Emirats Arabes Unis : 73 %, Brésil : 72 %, Indonésie : 71 %, Grèce : 68 %, Australie : 68 %, France : 66 %, Corée du Sud : 62 %, etc...)  Assez décevant le score de la France, n'est-ce pas ?...  Dans Ha'aretz, le journaliste israélicain Bradley Burston déplore que la BBC présente Israël comme "l'enfant bâtard de Satan", celui qui a "une place spéciale en enfer" - on ne le lui fait pas dire, quoique "enfant légitime" ou "fils élu" serait sans doute plus près de la vérité...

  • 7 mars 2007 :   Répondant à une "initiative" allemande reprise par l'UE, Damas s'oppose au déploiement d'une force de l'ONU le long de la frontière libano-syrienne. Depuis août 2006, l'Etat agresseur juif s'efforce de faire imposer cette mesure - sans succès. La Syrie rejette également la mise en place - illégale - du soi-disant "tribunal international" auquel elle devrait elle-même se soumettre.

  • 8 mars 2007 :   Nouvelles violations israéliennes de l'espace aérien libanais (survol à basse altitude de Marjayoun, Khiam, Nabatiyé) et provocations à la frontière sud-est (tirs au fusil-mitrailleur depuis le secteur occupé des Fermes de Chebaa en direction du village libanais de Chebaa, obus au phosphore tombés aux abords de Kfar Chouba, troupes sionistes massées à la Porte de Fatima, près de Kfar Kila - voir la carte).

    La FINUL n'est au courant de rien : elle n'a rien vu, rien entendu. Elle effectuait des manoeuvres dans un tout autre secteur de la région frontalière, quelque part entre Qouzah et Aïta al Chaab, "afin de tester ses capacités en matière de secours et d'évacuation des morts et des blessés en cas d'attaque terroriste". Bien entendu, "attaque terroriste" ne signifie pas une nouvelle attaque de l'armée terroriste israélienne contre le Liban, mais une "attaque" des habitants libanais de la région contre eux-mêmes - logique...

    A Tel Aviv, Olmert dévoile un gros secret de Polichinelle : les plans de guerre étaient prêts depuis mars 2006, soit quatre mois avant le déclenchement de l'agression contre le Liban. Pour ce qui est de la prochaine guerre, le gangster sioniste (pardonnez le pléonasme) ne précise pas pour quand elle est prévue.

  • 26 avril 2007 :   Incursion d'une patrouille israélienne en territoire libanais entre Kfar Chouba et Chebaa. Une unité de la FINUL intervient au bout de quelques minutes et oblige les tsahalos à rebrousser chemin. L'état-major sioniste est probablement déçu que le Hezbollah n'ait pas mordu à l'hameçon.

    Non loin d'Aïta al Chaab, dans la zone frontalière, le Hezb a fait dresser un panneau sur lequel on peut voir la photo d'un hélicoptère israélien en flammes, avec l'inscription : "Si vous revenez, nous serons là." Même chose plus à l'ouest, au sud de Naquoura (côte méditerranéenne), mais là c'est une murale représentant un navire israélien touché par un missile de la Résistance. A bon entendeur, salut...

Vers une relance de la guerre civile ?

  • 20 mai 2007 :   Attentat à la bombe à Achrafieh, un quartier chrétien de Beyrouth - un mort et une douzaine de blessés.

    Dans le nord du pays, des affrontements aussi subits que meurtriers opposent l'armée libanaise à "Fatah Al-Islam", une "organisation de réfugiés palestiniens" dont personne n'a jamais entendu parler et dont on ne sait strictement rien, sinon qu'elle est liée à Al-Qaïda (ha, ha, ha !) et soutenue par la Syrie (hi, hi, hi !). C'est l'attaque d'une banque, la veille à Tripoli, qui aurait déclenché les combats qui ont coûté la vie à une cinquantaine de personnes.

    Tout, dans cette affaire, est louche, mystérieux, illogique, inexplicable, plein de "coïncidences". La région en question est un fief électoral du milliardaire sunnite Hariri. On peut se demander si ce que l'on nous présente comme étant l'armée libanaise ne serait pas plutôt une émanation des milices mises en place par cette mafia. D'ailleurs, dès les premiers coups de feu, un porte-parole du gouvernement croupion de Siniora réclame de la "communauté internationale" de l'argent et des armes "pour faire face au danger". La frontière syrienne est une passoire, dit-il ; l'ONU devrait renforcer son dispositif au Liban.

    Il n'est pas impossible que cette provocation, qui intervient au moment où Israël attise la "guerre civile" en Palestine et bombarde le ghetto de Gaza, soit le signe annonciateur d'une nouvelle agression généralisée de la part des américano-sionistes. L'élection du néo-con Sarkozy à l'Elysée a renforcé le parti de la guerre. Un des premiers actes du nouveau ministre français des Affaires étrangères, le sioniste "de gauche" Bernard Kouchner, consiste d'ailleurs à se solidariser avec les marionnettes de Beyrouth.

  • 21 mai 2007 :   Les combats continuent dans le nord du Liban, opposant paraît-il un groupe islamiste surgi du néant à une armée régulière connue jusqu'à présent pour sa retenue et son profil bas. Et c'est cette armée qui tire au canon sur le camp de réfugiés de Nahr el-Bared, au nord de Tripoli, pour en déloger des braqueurs de banque ? De qui se moque-t-on ?...*

    Robert Fisk s'interroge : A front-row seat for this Lebanese tragedy

    * Quelques années plus tard, on y verra un peu plus clair dans cette affaire de Nahr el-Bared. Comme on peut le lire dans cet article de Thierry Meyssan de janvier 2014, "Fatah Al-Islam" était un groupe djihadiste mis en place par le chef terroriste saoudien Majed el-Majed (tué au Liban fin 2013).

    Meyssan : "En 2007, ce groupe tenta de soulever les camps palestiniens du Liban contre le Hezbollah et de proclamer un émirat islamique au nord du pays. Cependant, son commanditaire, l'Arabie Saoudite, le laissa tomber sans préavis à la suite d'une rencontre entre le président Ahmadinejad et le roi Abdallah. Furieux, les djihadistes se présentèrent eux-mêmes en armes à la banque des Hariri pour y être payés. Après quelques affrontements, ils se replièrent au camp de Nahr el-Bared, dont l'armée libanaise fit le siège. A l'issue de plus d'un mois de combats, le général Chamel Roukoz donnait l'assaut et les écrasait. Durant cette guerre antiterroriste, l'armée libanaise perdit 134 soldats..."

    Les islamo-terroristes soi-disant palestiniens n'étaient évidemment pas soutenus par la Syrie. Ce pays sera lui-même victime, à partir de 2011, de bandes armées recrutées par l'Arabie, le Qatar et la Turquie pour le compte des USA et d'Israël. En 2007, il s'agissait bien d'un affrontement entre islamistes et armée libanaise, et non comme on était porté à le croire, entre Palestiniens et milices hariristes, ces dernières étant en fait dans le même camp que les islamistes. Comme quoi la clé pour comprendre une situation donnée, est de savoir au juste qui se bat contre qui - et ce ne sont pas les médias alignés qui nous éclaireront, bien au contraire...


    A Verdun, un quartier sunnite huppé de Beyrouth, un nouvel attentat à la voiture piégée fait une dizaine de blessés.

  • 23 mai 2007 :   Encore un attentat, à Aley cette fois - cinq blessés. Aley, station touristique à une vingtaine de kilomètres de la capitale, est un bastion politique du druze Joumblatt. On a l'impression que les terroristes israélicains ratissent large pour impliquer les groupes les plus divers dans la nouvelle "guerre civile" qu'ils préparent.

    A propos de l'apparition subite du groupuscule "Fatah Al-Islam", le journaliste Werner Pirker écrit dans le quotidien de gauche allemand junge Welt : "C'est pratiquement du jour au lendemain que cette 'troisième force' est venue s'ingérer dans le conflit qui oppose le camp pro-occidental libanais à l'opposition anti-impérialiste. Or, ce qui caractérise en règle générale les 'troisièmes forces', c'est qu'elles jouent le rôle de provocateur à la solde de la 'première force' dominante."  Pirker pense également que certains éléments, à la tête de l'armée libanaise, profitent de la situation ainsi créée pour faire oublier leur faiblesse et leur lâcheté face à l'agresseur israélien en juillet-août 2006. Il est en effet plus facile de couler "des canots pneumatiques ayant à leur bord des extrémistes palestiniens", comme s'en vante l'état-major libanais, que de défendre son pays contre la barbarie sioniste - certains généraux préfèrent prendre le thé avec les tsahalos (voir plus haut - 17.8.06).

  • 24 mai 2007 :   Des avions militaires américains acheminent matériel et armement vers le Liban. Le 15 avril, soit cinq semaines avant le déclenchement des "combats entre l'armée et les islamistes", le quotidien libanais Al-Diyar a annoncé que les Etats-Unis et l'OTAN préparaient la mise en place d'une base militaire dans le nord du pays, à Qlei'at, non loin de la frontière syrienne. "Fatah Al-Islam" semble avoir été créé (par l'intermédiaire du clan Hariri) aux seules fins de permettre et de "justifier" cette intervention à grande échelle.

  • 27 mai 2007 :   Qui est derrière les combats dans le Nord du Liban ?   Le journaliste américain Franklin Lamb a vu de l'intérieur le camp de Nahr el-Bared et nous éclaire sur la situation. Les cellules terroristes sunnites "palestiniennes" sont en réalité composées d'hommes originaires d'Arabie Saoudite, du Pakistan, d'Irak, d'Algérie, de Tunisie, etc... Elles font partie de groupes armés que le parti de Saad Hariri (Mouvement du Futur) met en place depuis un peu plus d'un an. Les autres composantes principales du bloc pro-américain (Forces Libanaises de Geagea et PSP de Joumblatt) ont depuis longtemps reconstitué leurs milices. On voit que le camp israélicain et ses créatures libanaises jouent à fond la carte de la guerre civile.

    Lamb explique ce qui a pu se passer ces derniers jours (en particulier le fameux braquage), mais nous avertit en citant feu Rafic Hariri : "Au Liban, il ne faut rien croire de ce qu'on vous dit, et ne croire qu'à moitié ce que vous voyez de vos propres yeux."

  • 30 mai 2007 :   Le Conseil de Sécurité vote une résolution (1757) établissant le "tribunal international pour juger les auteurs d'actes terroristes depuis 2005 au Liban". Si c'était là le but réel de cette institution, on ne pourrait que s'en réjouir. On sait malheureusement qu'il n'en est rien et que le pseudo-tribunal aura en fait pour tâche de couvrir les assassins et de condamner la Syrie, le Hezbollah et les adversaires du bloc israélo-américain. Seuls les 15 pays représentés au Conseil ont été admis à voter (alors que l'ONU comprend 191 membres). Dix pays ont voté pour (dont les USA, le Royaume-Uni et la France), aucun contre, cinq se sont abstenus (Russie, Chine, Qatar, Indonésie et Afrique du Sud). En l'occurrence, une abstention équivaut à donner carte blanche aux agresseurs.

    Pour être légalisée aux yeux de la constitution libanaise, la création du "tribunal" devrait être approuvée à la fois par le président de la République (Lahoud s'y oppose), par le gouvernement (lui-même devenu illégitime depuis que six ministres ont démissionné) et par le Parlement (le président de la Chambre, Berry, refuse d'inscrire cette question à l'ordre du jour). Depuis novembre, les institutions libanaises sont bloquées, et tant qu'il en sera ainsi, aucune décision importante ne pourra être prise. Pour le Liban, le prétendu "tribunal" est donc parfaitement illégal, même si la soi-disant "majorité" est d'un autre avis. Il est vrai que la clique Sinioria-Hariri et ses maîtres étrangers se soucient aussi peu de la légalité que de la souveraineté du Liban.

  • 2 juin 2007 :   Le pilonnage du camp de Nahr el-Bared se poursuit. Entre-temps, 35.000 des 40.000 habitants ont quitté les lieux. Tous les partis libanais (y compris le Hezbollah et ses alliés) soutiennent l'armée, du moins en termes généraux. Si la provocation du 20 mai était destinée à faire éclater une nouvelle guerre civile, elle a fait long feu. Les pyromanes devront trouver autre chose...

  • 4 juin 2007 :   Attentat à la bombe à Sedd el-Bauchrieh, une banlieue chrétienne de la capitale - 13 blessés.

  • 8 juin 2007 :   Attentat à Zouk Mosbeh, ville majoritairement chrétienne au nord de Beyrouth - un tué, quatre blessés (dont trois ouvriers syriens).

  • 13 juin 2007 :   Attentat à Manara, quartier sunnite de la capitale situé sur le front de mer. Il y a dix morts (dont Walid Eido, député du clan Hariri). Comme toujours depuis février 2005, les terroristes israélicains et leurs complices accusent la Syrie.

  • 24 juin 2007 :   Six casques bleus de la FINUL (trois Espagnols et trois Colombiens) sont tués dans un attentat à la voiture piégée sur la route menant de Marjayoun à Khiam (sud-est). Les tueurs sionistes ne s'étaient plus attaqués à l'ONU depuis juillet 2006.

  • 27 juin 2007 :   Dans une interview à L'Orient Le Jour, Michel Aoun accuse le "gouvernement" Siniora de préparer la guerre civile pour sortir de l'impasse. Dans le centre-ville de la capitale, le sit-in instauré en décembre 2006 est toujours en place. A la question de savoir quand il sera levé, Aoun répond : "Qui sait ? L'odeur de pourriture en provenance du Sérail pourrait faire fuir les participants..."  En attendant, le camp patriotique (que les médias appellent "l'opposition") étudie la possibilité de créer un gouvernement parallèle. Ce serait la moins mauvaise des solutions, estime Aoun. Mais auparavant, toutes les composantes du front anti-Siniora doivent être parfaitement d'accord, ce qui n'est pas encore le cas.

  • 14 juillet 2007 :   Conférence interlibanaise à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris, à l'initiative du sioniste "de gauche" Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères de Sarkozy. Les principaux partis libanais participent à la réunion, y compris le Hezbollah. Pour le CRIF, la présence du Parti de Dieu à Paris est un "scandale". Dans la presse parisienne, les Crapules Racistes Israéliennes de France font paraître des annonces payées (payées par qui ?) dans lesquelles elles prétendent que le Hezb (14 sièges sur 128 au Parlement de Beyrouth) est "illégitime" et que c'est un "mouvement terroriste" qui "manifeste une haine des Juifs d'une extrême violence" (de gros zantisémites, quoi). Suit un best of de tous les mensonges de propagande entendus depuis le 12 juillet 2006.

  • 26 juillet 2007 :   A Nahr el-Bared, la "guerre entre l'armée libanaise et les terroristes palestiniens" continue. Voilà plus de deux mois que le spectacle dure. Si l'on en croit le bilan officiel, les combats auraient coûté la vie à 118 soldats, 60 insurgés et 20 civils.



  • 5 août 2007 :   Deux élections législatives partielles : 1) à Beyrouth, dans une circonscription revenant automatiquement aux sunnites, élection sans surprise d'un homme du clan Hariri en remplacement du député tué le 13 juin (81 % d'abstentions)  -   2) Au Metn (Mont-Liban, au nord de la capitale), dans une circonscription chrétienne, élection de justesse (50,2 %) d'un candidat du CPL de Michel Aoun ; le phalangiste Amine Gemayel est battu. Le camp patriotique dispose ainsi d'un député de plus au Parlement - ce qui en fait ne change rien.

  • 10 août 2007 :   Premières tractations politiques en vue de l'élection présidentielle qui doit avoir lieu le 25 septembre. Selon la constitution libanaise, le Président (obligatoirement un chrétien) est élu par le Parlement. Il doit recueillir deux tiers des suffrages au premier tour de scrutin ; aux tours suivants, la majorité absolue suffit. L'"opposition" veut faire élire Michel Aoun, mais comme elle ne dispose pas de la majorité absolue à la Chambre, il y aura soit un compromis bancal, soit un nouveau blocage.

  • 15 août 2007 :   Selon Karin Leukefeld du quodidien allemand junge Welt, les sept milliards de dollars d'aide financière accordés en janvier 2007 par divers pays donateurs, ont uniquement servi à éponger une partie de la dette publique libanaise de 40 milliards, laquelle a été gonflée artificiellement par les vautours du clan Hariri (voir en bas de page). Seuls les financements directs profitent aux Libanais, par exemple : le Qatar reconstruit à ses frais la ville de Bint Jbeil et vient en aide aux familles du Liban sud ; l'Iran a restauré gratuitement 46 ponts, 27 centres médicaux, 75 parcs, 147 écoles, 173 routes principales et 572 routes secondaires.

    [Compte tenu du tournant politique opéré plus tard par le Qatar, et visible surtout à partir de 2011, on peut se demander si l'aide de cet émirat était vraiment désintéressée. Espérons que l'Etat terroriste juif ne participait pas en sous-main à la reconstruction. Un transfuge du Mossad, Victor Ostrovsky, a révélé en 1990 que son ancien employeur avait pour habitude d'utiliser les services d'entreprises étrangères de BTP à des fins de sabotage ou d'espionnage dans les pays arabes.]

  • 6 septembre 2007 :   L'aviation israélienne viole l'espace aérien de la Syrie, dans le nord-est, non loin de la frontière turque. Une violation similaire avait eu lieu début juillet 2006, quelques jours avant l'agression contre le Liban.

  • 17 septembre 2007 :   Selon CNN et le Sunday Times, l'incident du 6 septembre aurait été en fait une véritable attaque aérienne contre la Syrie, faisant intervenir huit avions israéliens ainsi que des forces spéciales au sol, l'objectif étant un "entrepôt de matériel nucléaire fourni par la Corée du Nord". (Les pressetitués qui nous annoncent la nouvelle ne précisent pas si Al-Qaqaïda est dans le coup ; la prochaine vidéo "de Ben Laden" nous le dira sûrement.) Une autre source "d'information", le quotidien Observer, affirme qu'un appareil israélien muni de deux réservoirs supplémentaires lui donnant une plus grande autonomie aurait effectué un vol d'entraînement en direction de l'Iran. Surpris par la défense syrienne, le pilote aurait rebroussé chemin après avoir largué ses réservoirs d'appoint.

    [Quelques mois plus tard, en juin 2008, l'AIEA, l'agence internationale chargée de contrôler toutes les installations nucléaires du monde sauf celles d'Israël, "enquêtera" sur place à Deir Ezzor. Non pas pour constater l'ampleur exacte de l'attaque sioniste - ce serait franchement trop antisémite - mais pour trouver des traces d'uranium dans le sol et "confirmer" les accusations israélo-américaines. Pour la Syrie, ces traces prouvent qu'Israël a bombardé le site à l'aide de bombes à l'uranium "appauvri".]

  • 19 septembre 2007 :   A Sin el-Fil, un quartier chrétien de Beyrouth, nouvel attentat téléguidé depuis Tel Aviv : 6 morts, dont un député phalangiste du parti Kataëb, grand ami de l'Etat terroriste juif. A quelques jours de la date prévue pour l'élection présidentielle, on peut ainsi accuser la Syrie et ses "alliés" de l'"opposition" libanaise, y compris (par allusion) le chrétien Michel Aoun.

  • 25 septembre 2007 :   Le Parlement, convoqué pour le premier tour de l'élection présidentielle, ne peut délibérer valablement car le quorum des deux tiers n'est pas atteint ; les députés de l'"opposition" (en réalité la majorité dans le pays) ont en effet boycotté la séance. Le camp pro-américain (qui dispose de 68 sièges sur 128) prétend que le premier tour de scrutin a bien eu lieu et qu'il pourra donc y avoir un second tour le 23 octobre, pour élire le président à la majorité de 50 %. Le général Aoun estime qu'"une élection à la majorité simple serait une déclaration de guerre". Nabih Berry, président (chiite) du Parlement, pense qu'il y aura un compromis avant le 24 novembre, date d'expiration du mandat de l'actuel chef de l'Etat, Emile Lahoud. D'ici là, les sionistes auront certainement perpétré un nouvel attentat contre un autre de leurs chers alliés de la clique Siniora. (A noter que le Parlement ne s'est plus réuni depuis le début de la crise ministérielle de novembre 2006. Mais qu'on ne s'inquiète pas, les députés continuent de toucher leur indemnité.)

  • 24 novembre 2007 :   Il n'y a pas eu de compromis, pas d'attentat non plus (pas encore). Le Liban, déjà privé depuis un an de gouvernement légitime et de représentation parlementaire en état de fonctionner, se retrouve maintenant sans président. Et pourtant le monde continue de tourner... Toutes ces institutions politiques seraient-elles superflues ?

  • 3 décembre 2007 :   Le bruit court que les deux camps se seraient mis d'accord pour élire Michel Souleïmane à la présidence. Souleïmane est maronite et commandant en chef de l'armée libanaise. A ce titre, il s'est "distingué" dans la lutte contre les "terroristes palestiniens" de Nahr el-Bared. Pendant la guerre israélienne de l'été 2006, par contre, il avait préféré se réfugier dans l'attentisme.

  • 7 décembre 2007 :   Bien que favorables à la candidature de Souleïmane, Michel Aoun et le bloc patriotique, avant de se prononcer définitivement, veulent aboutir à un accord politique global portant notamment sur la composition du futur gouvernement d'union nationale. "L'oppsition" ne veut en aucun cas contribuer à la survie du cabinet fantoche de Siniora - ni, semble-t-il, revenir au statu quo ante.

  • 12 décembre 2007 :   A Beyrouth, attentat terroriste dans le quartier chrétien de Baabda, non loin du palais présidentiel : cinq morts, dont le général François Hage. Hage, qui était chrétien et originaire de Rmaich (Liban sud), avait été pressenti pour succéder à Souleïmane à la tête de l'armée en cas d'élection de celui-ci à la présidence. Il était proche de Michel Aoun et connu, depuis les années 1980, pour son attitude anti-israélienne.

  • 7 janvier 2008 :   Hassan Nasrallah déclare dans une interview : "Aucun président ne sera élu au Liban tant que l'opposition n'aura pas obtenu le tiers des portefeuilles au sein d'un gouvernement d'union nationale [minorité de blocage]. La solution à la crise réside dans un partenariat qui offrirait une garantie constitutionnelle à l'opposition de disposer d'un droit de regard pour les grandes décisions nationales. C'est le moins que l'on puisse accepter sachant que l'opposition représente plus de la moitié de la population."

    Au Liban sud, l'historien juif américain (antisioniste) Norman Finkelstein (auteur du livre L'Industrie de l'Holocauste) visite plusieurs villages martyrs en compagnie de responsables du Hezbollah. Il se rend notamment à Cana, Maroun er Ras et Aïta al Chaab (où eut lieu la provocation israélienne qui servit de prétexte à l'agression de juillet 2006). Le Hezbollah rappelle à cette occasion qu'il est prêt à réagir comme il se doit à toute nouvelle aventure militaire sioniste.

  • 15 janvier 2008 :   Attentat terroriste dans le quartier chrétien de Dora, au nord de Beyrouth. L'explosion d'une voiture de l'ambassade US tue quatre Libanais. Bien entendu, il n'y a aucune victime américaine.

  • 25 janvier 2008 :   Nouvel attentat à Hazmieh, près de la capitale : 6 morts et 40 blessés. Parmi les tués figure un capitaine des services de renseignements des Forces de sécurité intérieure du Liban (FSI).

  • 27 janvier 2008 :   A Chiyah, banlieue chiite de Beyrouth, une manifestation contre les fréquentes coupures de courant (provoquées intentionnellement pour "punir" la population) est durement réprimée par les FSI. Neuf jeunes Libanais sont tués par balles par des "snipers inconnus", et il y a une cinquantaine de blessés. Comme un an plus tôt, toutes les victimes sont proches du Hezbollah ou d'Amal. De toute évidence, ce massacre et celui du 25 janvier sont liés et portent la signature des gangsters de l'axe Bush-Olmert-Siniora. Des miliciens du fasciste chrétien Samir Geagea ont d'ailleurs été vus dans les parages. Nouvelle tentative de relancer la guerre civile pour sortir de l'impasse ?

  • 4 février 2008 :   Dans le sud, la soldatesque israélienne, qui occupe toujours le village libanais d'Al-Ghajar (voir plus haut - 27 septembre 2006), tire sur des civils qui s'étaient aventurés "à proximité" des barbelés (lisez : à portée de fusil). Bilan : un mort et deux blessés.

  • 12 février 2008 :   Attentat terroriste du Mossad à Damas : Imad Mughnieh, responsable militaire du Hezbollah est tué.


DEMANDE DE "PARRAINAGE" :

Dans le cadre de l'initiative présidentielle française du 13 février 2008
(opération "Enseignement de la Mémoire"),
on recherche des écoliers de CM2
susceptibles de prendre en charge ces enfants libanais...

holocaustés en juillet 2006
par l'Etat terroriste juif.

Prière de s'adresser au Secrétariat de l'Elysée.

  • 29 février 2008 :   Des navires de guerre américains prennent position au large des côtes du Liban.

  • 6 mars 2008 :   Dans le sud-est, près d'Al-Ghajar/Ouazzani, brève incursion de chars israéliens en territoire libanais. Quand l'armée régulière et la FINUL arrivent sur place, avec une bonne heure de retard, les tsahalopards sont déjà repartis. On voit que la frontière est bien gardée...  Le même jour, un obus de mortier tiré par les Israéliens s'écrase un peu plus à l'est, dans le secteur de Kfar Chouba, non loin du territoire occupé des Fermes de Chebaa - carte.

  • 7 mars 2008 :   Des avions israéliens violent l'espace aérien libanais au-dessus de Beyrouth.

  • 12 avril 2008 :   Dans une interview publiée dans le quotidien allemand de gauche junge Welt, le Dr Ali Fayyad, membre du bureau politique du Hezbollah, estime que la coalition axée sur l'alliance Nasrallah-Aoun, jouit du soutien de 95 % des chiites, de 70 % des chrétiens, de 40 % des sunnites et de 30 % des druzes. Elle est donc très largement majoritaire dans le pays, contrairement à la prétendue "majorité" pro-américaine. Pas étonnant, dans ces conditions, que les USA interdisent à leurs alliés libanais d'accepter le moindre compromis suceptible de débloquer la situation. Fayyad craint que les Etats-Unis et Israël ne relancent prochainement la guerre sur l'ensemble des fronts du Moyen-Orient, de Gaza à l'Iran en passant par le Liban, la Syrie et l'Irak.

Feu aux poudres ou déblocage ?

  • 7-9 mai 2008 :   Un an après la tentative ratée de mai 2007, les sionistes récidivent. Depuis plusieurs semaines, une violente campagne verbale dirigée contre la Syrie, l'Iran et leurs "alliés" libanais, agite les médias occidentaux. Prétexte invoqué cette fois-ci au Liban : le Hezbollah a mis en place un système de télécommunications indépendant des réseaux contrôlés par les entreprises israélo-américaines. Vous vous rendez compte : le Hezb ose téléphoner sans passer par les tables d'écoute du Mossad - c'est un véritable scandale !...

    Pourtant, comme le rappelle Michel Aoun, le "problème" (problème pour les Israéliens) n'est pas nouveau : "L'existence de ce réseau fixe est connue depuis l'époque où j'étais encore en France*, et le Hezb ne l'a jamais utilisé pour d'autres desseins que la défense du Liban et de ses frontières...  Je me demande dans quel but on discute ce dossier aujourd'hui...  Il existe dans toutes les zones sécuritaires des réseaux privés, y compris des réseaux d'écoute téléphonique, et c'est là une réalité qu'on ne parviendra pas à maquiller en soulevant la question du réseau du Hezb...  Si le Hezbollah a le droit de résister, cela veut dire qu'il a aussi le droit de disposer d'un réseau secret de télécommunications."

    * Aoun est rentré au Liban en mai 2005.

    L'incapacité totale dans laquelle se trouvent les agresseurs de savoir quelles mesures de défense prépare le parti chiite, ne fait qu'accroître leur frustration. Ce qui est si facile partout dans le monde, y compris en Palestine, en Jordanie, en Egypte et dans tous les autres pays arabes ou musulmans, ne fonctionne pas au Liban.

    Qui plus est, la dégradation des conditions économiques (flambée des prix, stagnation des salaires) entraîne des grèves que soutient le camp patriotique. C'en est trop pour les Hariri, Siniora, Joumblatt, Geagea et autres parasites à la solde de l'étranger. Après avoir obtenu le feu vert du gouverneur israélo-américain, ils envoient leurs commandos attaquer les grévistes. Parallèlement, le "gouvernement" illégal s'efforce de démanteler le réseau de télécommunications du Hezbollah et limoge le chef de la sécurité de l'aéroport, un militaire qui refuse toutes mesures discriminatoires contre le parti chiite. Les pro-israéliens l'accusent de tolérer les caméras de surveillance du Hezb, comme si l'autre camp n'avait pas également les siennes. Ça les met toujours en rage quand quelqu'un ose utiliser les mêmes armes qu'eux...

    Hassan Nasrallah considère que Walid Joumblatt joue un rôle de premier plan dans la crise actuelle, l'objectif du chef druze étant de "transformer l'aéroport de la capitale en une base de la CIA et du Mossad."  Et le leader chiite ajoute : "Nous ne pouvons pas accepter une telle base dans notre voisinage."

    A Beyrouth, des combats opposent les forces du Hezb et d'Amal aux milices de Hariri et de Geagea ; il y a une vingtaine de morts. Le siège de Future TV, une des chaînes de propagande du gang au pouvoir, est détruit au cours des affrontements. L'armée libanaise, elle, se tient à l'écart. Nasrallah : "C'est une bataille entre forces nationales et agents américains..."  Finalement, le gouvernement fantoche est contraint d'annuler sa décision de limogeage.

    Comme partout ailleurs au Moyen-Orient, le conflit en cours au Liban n'est ni ethnique ni religieux, mais avant tout politique et accessoirement social. Il serait difficile, à Beyrouth, de tout mettre sur le dos "des Arabes" ou "des musulmans", puisque ces ennemis privilégiés de la propagande sioniste se retrouvent dans les deux camps. Pas plus qu'on ne peut parler d'affrontements entres chiites, sunnites et druzes, comme le fait la presse alignée, vu que ces trois confessions (sans oublier la chrétienne) sont largement représentées au sein de ce que la très minoritaire "majorité" nomme "opposition". La ligne de démarcation réelle passe bel et bien entre, d'une part, les criminels israélicains et leurs complices locaux et, d'autre part, une vaste alliance nationale qui serait depuis longtemps au pouvoir si des élections libres et non-confessionnelles pouvaient avoir lieu au Liban.

    Les émeutes de Beyrouth sont un trompe-l'oeil  par Thierry Meyssan.  Dans un autre article traitant du show électoral américain, Meyssan écrit à propos des combats de Beyrouth : "La débandade des milices du clan Hariri, qui ont pris la fuite et abandonné le terrain au Hezbollah en quelques heures en jetant leurs armes dans les poubelles, montre qu'il n'est plus possible de sous-traiter la police de l'empire."

  • 10-11 mai 2008 :   Nouveaux combats à Tripoli et dans les environs de Beyrouth. Dans la Montagne druze, au sud-est de la capitale, les partisans de Talal Arslane (alliance patriotique) affrontent la clique israélophile de Joumblatt. Le Hezbollah participe également aux combats. A Beyrouth, la route de l'aéroport reste bloquée. On dénombre au moins 40 morts depuis le 7 mai (le double selon certaines sources).

    Dans un discours larmoyant, Siniora déclare à propos de la destruction des locaux de Future TV : "Même Israël n'a pas osé faire ce qu'ils ont fait". "Ils", c'est le méchant Hezbollah, qui se défend quand on l'attaque et n'hésite pas à s'en prendre à la "liberté de la presse" du pauvre milliardaire Hariri.

    Siniora semble délirer quand il insinue que ses amis de Tel Aviv n'ont "pas osé". Ils n'ont pas osé bombarder Al-Manar, la chaîne de télé proche du Hezb, dès le premier jour de l'agression en juillet 2006 ?  Ils n'ont pas osé détruire une bonne partie de l'infrastructure du pays et assassiner près de 1.500 civils ?...  Le "Premier ministre" devrait se faire soigner...  La seule chose que les sionistes n'ont pas "osé" faire, c'est toucher aux médias de leurs supporters libanais. Mais même s'ils l'avaient fait, personne ne s'en serait étonné. Ces salopards ont l'habitude de traiter de la même façon leurs amis et leurs ennemis. Pour eux, il n'y a pas de bons et de mauvais goyim - ce sont tous des zantisémites...

  • 21 mai 2008 :   A Doha (Qatar), après cinq jours de négociations sous l'égide de la Ligue arabe, les deux camps libanais se mettent d'accord. On n'en croit pas ses yeux. Les pro-israélicains acceptent un compromis. Avec huit mois de retard, l'élection présidentielle pourra avoir lieu. Michel Souleïmane, le candidat consensuel, devrait être élu par le Parlement. Un gouvernement d'union nationale de 30 membres sera formé (au lieu de 24, auparavant). 16 ministres représenteront "la majorité", 11 "l'opposition" et 3 le président. Tous les ministres s'engagent à ne pas démissionner et à ne pas entraver l'action du gouvernement.

    L'Alliance nationale, dont le Hezbollah et le CPL de Michel Aoun constituent l'ossature, semble obtenir ce qu'elle voulait, c'est-à-dire une minorité de blocage d'au moins un tiers, lui permettant d'empêcher une dérive politique. Reste à savoir si l'accord sera suivi d'effet - au Liban, les surprises sont toujours possibles. Quoi qu'il en soit, le sit-in en place depuis près d'un an et demi à proximité du Sérail (en fait un véritable camp de toile) a été levé dès la signature de l'accord.

    Aux prochaines élections législatives (prévues pour le printemps 2009), le cadre confessionnel ne sera malheureusement pas abandonné. Seul le nombre de circonscriptions sera modifié (à la hausse), notamment à Beyrouth. Il est impossible de savoir quel nouveau Parlement sortira de ces élections. Sa composition religieuse restera inchangée, mais à quoi ressemblera la répartition politique à l'intérieur du corset des quotas ? Les combines politiciennes dont les Hariri, Siniora, et autres Joumblatt sont coutumiers pourraient voler la victoire à la véritable majorité.

    Tant qu'il n'y aura pas d'élections à la proportionnelle et sans quotas confessionnels, un retour à la case départ sera toujours possible. Sans même parler des attentats ; Feltman et ses sbires ne vont pas rester les bras croisés.

  • 25 mai 2008 :   Comme prévu, le général Michel Souleïmane est élu président de la République.

  • 14 juin 2008 :   Trois semaines après l'élection présidentielle, il n'y a toujours pas de gouvernement. La pseudo-majorité de Siniora-Hariri ne veut accorder à l'Alliance nationale aucun des grands portefeuilles - ni les Finances (que Michel Aoun revendique), ni les Affaires étrangères, ni l'Intérieur, ni l'Armée. Le CPL d'Aoun, de son côté, refuse qu'Elias Murr reprenne le poste de ministre de la Défense.

    Depuis Paris, où il rend visite à son caniche préféré, le terroriste Bush "appelle à affronter le danger incarné par les terroristes du Hezbollah" (sic). On voit que l'argumentaire des ventriloques sionistes est toujours aussi original.

  • 18 juin 2008 :   Mohammad Raad, chef du groupe parlementaire du Hezbollah, révèle que la ministre américaine des Affaires étrangères, C. Rice, lors de sa récente visite à Beyrouth, a recommandé à Siniora de retarder le plus possible la formation du nouveau gouvernement, "en prévision d'un événement déterminé". S'agit-il d'une attaque israélo-américaine imminente contre l'Iran, la Syrie ou le Liban ?  On voit ce que valent les "accords" de Doha - trop beaux pour être vrais. La parole des traîtres libanais est à peu près aussi fiable qu'une promesse de paix de l'Etat voyou juif.

    Pour appuyer ses manoeuvres dilatoires, la clique pro-occidentale provoque des incidents çà et là dans le pays. Des fusillades isolées ont lieu presque quotidiennement dans la Békaa et dans la région de Tripoli.

  • 22-23 juin 2008 :   A Tripoli, des affrontements entre les milices de Hariri et les alaouites du camp patriotique font huit morts et plusieurs dizaines de blessés.

  • 11 juillet 2008 :   A Beyrouth, on annonce la formation du gouvernement. Siniora est Premier ministre ; Abou Jamra (grec-orthodoxe du CPL de Michel Aoun), vice-Premier ministre. Comme prévu, "l'opposition" a 11 portefeuilles sur 30, ce qui lui permet de bloquer toute décision importante requérant un vote des deux tiers. Parmi les 11, on compte cinq chiites (dont deux Amal, deux Hezbollah ou apparenté et un PSNS - parti panarabe prosyrien non-confessionnel), un druze (Talal Arslane) et cinq chrétiens (dont deux maronites, un grec-catholique et un grec-orthodoxe membres du CPL, ainsi qu'un arménien-orthodoxe du Tachnag).

    Elias Murr conserve la Défense ; il a été désigné par le Président, qui a également nommé le ministre de l'Intérieur (un maronite "neutre"). La Justice et les Finances reviennent au camp Hariri. Faouzi Salloukh (proche du Hezbollah) récupère les Affaires étrangères. Mais dans l'ensemble, le Parti de Dieu est nettement sous-représenté, plus encore que dans le gouvernement de juillet 2005. Est-ce cette "retenue" de la principale composante de "l'opposition" qui a permis la formation du cabinet après six semaines de palabres ?  Quoi qu'il en soit, le ministère des Télécoms (secteur sensible depuis le 7 mai 2008 - voir plus haut) revient au CPL, principal allié du Hezbollah. Michel Aoun lui-même est absent du gouvernement.

  • 16 juillet 2008 :   A la frontière israélo-libanaise, au sud de Naqoura, "échange de prisonniers". Israël libère cinq otages libanais, dont Samir Kountar (voir plus haut - 4 septembre 2006), et restitue les dépouilles de 200 Libanais enlevés et morts en captivité dans des circonstances non précisées. En contrepartie, le Hezbollah retourne aux Israéliens les corps de deux tsahalopards capturés blessés le 12 juillet 2006 à Aïta al Chaab, en territoire libanais, et décédés des suites de leurs blessures.

    Cet échange fournit l'occasion à la presse occidentale de reprendre les vieux mensonges : "invasion" d'Israël par le Hezbollah comme cause de la guerre de 33 jours et "meurtre horrible" soi-disant commis par Kountar. L'Etat infanticide juif, qui a massacré plus de 600 enfants libanais en juillet-août 2006 et près d'un millier d'enfants palestiniens depuis 2001, croit pouvoir ainsi faire oublier ses crimes. Avec sa chutzpah habituelle, Olmert-le-boucher insulte le Liban en déclarant : "Honte à la nation qui célèbre la libération d'une bête humaine qui a fracassé le crâne d'un bébé de quatre ans."  La bête immonde et inhumaine qui vomit cette phrase calomniatrice est un tueur dont l'armée décapite les petites filles palestiniennes de six ans à coup d'obus (survenu à Gaza en juin 2008) ou les fait assassiner par ses snipers à la sortie des écoles.

    Les pressetitués au service des terroristes de Tel Aviv parlent systématiquement d'"enlèvement" ou de "kidnapping" quand la Résistance fait un prisonnier. Ils "oublient" que l'Etat kidnappeur sioniste, lui, séquestre 11.000 Palestiniens, un chiffre qui augmente presque quotidiennement. Rien que ce 16 juillet, à Naplouse, en Cisjordanie, les judéo-fascistes en uniforme ont kidnappé douze personnes. Ce qu'ils sont contraints de céder d'un côté, ils le reprennent de l'autre - en pire.

    Quoi qu'il en soit, les patriotes libanais et en particulier Samir Kountar (46 ans, dont 29 ans passés dans le goulag israélien) reçoivent un accueil triomphal dès qu'ils ont mis le pied sur le sol libanais. Leur libération constitue un succès indéniable pour le Hezbollah. Le président Souleïmane rend hommage aux "héros résistants de retour de la terre d'occupation". Même le très israélophile L'Orient Le Jour est obligé de reconnaître que "la République était au grand complet pour accueillir les détenus libérés... Les ministres, députés et hommes politiques et religieux de tous bords, que ce soit du 8 ou du 14 Mars ["opposition" et "majorité"], étaient présents, offrant une rare image d'union nationale à cette cérémonie organisée par le palais présidentiel." Un peu plus tard, à Beyrouth, un foule de plusieurs centaines de milliers de personnes fête la libération des cinq otages.

    Il est assez drôle de voir les collabos du régime sioniste, les Siniora, Hariri et autres Joumblatt, célébrer malgré eux la libération de Kountar. Et même Geagea doit faire comme s'il se réjouissait, tandis que depuis la Palestine occupée, Abbas, l'homme de Tel Aviv, envoie ses félicitations à Samir. L'Etat voyou juif écume de rage en voyant ses créatures lui échapper un instant. Il faut dire qu'elles n'ont pas le choix, à un moment où le Liban retrouve l'atmosphère de la mi-août 2006. Mais à moins d'un miracle, l'état de grâce ne tiendra sans doute pas très longtemps.

    Selon L'Orient Le Jour, Israël a renouvelé ses menaces contre le Hezbollah et Samir Kountar, qu'il considère comme une "cible". En outre, le journal signale "le piratage des lignes téléphoniques fixes et cellulaires libanaises par la diffusion d'un message unique mettant en garde contre l'expression de toute sympathie à l'égard du Hezb, car cela donnerait lieu à une frappe très dure contre le Liban".  En attendant de pouvoir déclencher la prochaine agression, les raclures sionistes continuent de déverser leur fiel.

  • 26 juillet 2008 :   A Tripoli, les affrontements entre les bandes armées de Hariri et les patriotes alaouites reprennent : il y a une dizaine de morts. Dans le sud, l'aviation israélienne viole une nouvelle fois l'espace aérien du Liban, tandis que l'armée des tsahalos masse des troupes dans la région d'Al-Ghajar.

    Mais les Libanais menacés par une reprise de la guerre et par le désastre économique peuvent se consoler. Selon le magazine Forbes, Hind Hariri (24 ans, profession : soeur de son frère) est la plus jeune milliardaire du monde, avec 1,4 milliard de dollars (Dieu sait si elle a dû travailler dur pour les gagner). Malheureusement, elle n'est que la plus jeune parmi les femmes ; le plus jeune parasite tous sexes réunis est Mark Zuckerberg, un Israélo-Américain de 23 ans 1/2.

  • 13 août 2008 :   Attentat terroriste à Tripoli - une vingtaine de morts dont de nombreux soldats.

  • 15 août 2008 :   Hassan Nasrallah commente ainsi la débâcle géorgienne qui a suivi l'agression contre l'Ossétie du Sud : "Le général israélien Gal Hirsch, après avoir avoir perdu la guerre au Liban, est allé aider les Géorgiens à perdre leur guerre en Ossétie."  La Géorgie n'est pas seulement contrôlée par les sionistes, elle est gouvernée par eux. Au moins trois membres du cabinet, dont le Premier ministre et le ministre de la "Défense", sont israéliens, de même qu'un millier de conseillers militaires et plusieurs généraux.

  • 6 septembre 2008 :   Pendant plus d'une heure, des chasseurs israéliens survolent la région de Tyr à basse altitude, franchissant même le mur du son à deux reprises.

  • 10 septembre 2008 :   Dans la région d'Aley, au sud-est de Beyrouth, un attentat terroriste coûte la vie à un conseiller de Talal Arslane, dirigeant druze du camp patriotique.

  • 27 septembre 2008 :   Attentat terroriste du Mossad à Damas - 17 morts.

  • 29 septembre 2008 :   Attentat contre un car de l'armée libanaise à Tripoli - 6 morts.

  • 15 octobre 2008 :   Pour la première fois depuis le détachement du Liban de la Syrie par la puissance coloniale française, en 1922, Damas reconnaît officiellement l'existence de son voisin.

  • 26 octobre 2008 :   Depuis l'Irak, un commando héliporté américain lance une attaque contre la localité syrienne de Sukkariya, tuant 8 civils et en blessant 15. Si l'on en croit les tueurs yankees, les victimes - des ouvriers du bâtiment - faisaient partie du "réseau Al-Qaïda".

  • 20 décembre 2008 :   Près de Blida, un village libanais situé à la frontière sud, l'armée terroriste juive kidnappe deux civils au cours d'une incursion. La FINUL fait semblant d'enquêter.

  • 22 décembre 2008 :   La mafia sioniste qui contrôle l'ONU place un des siens à la tête du pseudo-tribunal pour le Liban. L'homme en question, Nick Khaldas, Juif d'origine égyptienne naturalisé australien, est un ancien flic de Sydney. Il y a organisé un "plan de surveillance anti-terroriste des minorités ethniques"  - le job idéal pour un terroriste ethniquement minoritaire. Détails.

  • 28 décembre 2008 :   Tandis que les tueurs sionistes massacrent les Palestiniens de Gaza (300 morts en une seule journée), leur aviation survole le Liban dans l'espoir d'intimider le Hezbollah. La Résistance libanaise est prête à faire face à une nouvelle invasion.

  • 6 janvier 2009 :   Les provocations aériennes de l'Etat voyou juif (survols supersoniques à basse altitude) se poursuivent à un rythme presque quotidien. Les criminels de guerre israéliens sont impatients d'effacer leur humiliante défaite de juillet-août 2006. Le Hezbollah les attend de pied ferme.

  • 8 janvier 2009 :   Prétextant un soi-disant tir de roquettes contre Nahariya, dans le nord d'Israël (tir que le Hezbollah dément formellement), l'artillerie de l'armée terroriste juive attaque Taïr-Harfa, dans le sud-ouest du Liban. Faute de pouvoir obtenir une victoire rapide contre la Résistance palestinienne de Gaza, les sionistes semblent résolus à ouvrir un second front. La fuite en avant a toujours été leur spécialité.

    Si la ville de Nahariya a vraiment été touchée, le tir provient certainement de l'armée israélienne. Ce genre de "ruse de guerre" n'a rien de nouveau et est tout à fait conforme à la "morale" sioniste. Depuis la fondation d'Israël, des centaines de Juifs ont été tués de cette façon par ceux qui étaient censés les "défendre" (Mossad, forces "spéciales", tsahalos, etc.). Comme les victimes sont mortes pour la "bonne cause", la chose était "parfaitement justifiée".

  • 14 janvier 2009 :   Nouvelle provocation sioniste. Des roquettes prétendument tirées depuis le Liban frappent la localité israélienne de Kiryat Shmona. L'Etat terroriste juif "réplique" par des tirs d'artillerie et masse des troupes le long de la frontière libanaise.  Dans le cadre de leur guerre psychologique, les malades mentaux de Tel Aviv adressent aux habitants du Liban sud des appels téléphoniques pré-enregistrés dans lesquels ils menacent de les anéantir "s'ils continuent de collaborer avec Al-Qaïda".

  • 7 février 2009 :   Encore une violation de l'espace aérien libanais. Des F-16 de l'armée terroriste israélienne simulent des attaques contre diverses localités du sud et de la Békaa. Une partie des forces sionistes retirées de Gaza est maintenant stationnée à la frontière du Liban.

  • 21 février 2009 :   L'artillerie israélienne pilonne la région de Qlailé, au sud de Tyr, prétextant un imaginaire tir de roquettes du Hezbollah.

  • 11 avril 2009 :   Près de trois ans après l'agression criminelle de l'Etat terroriste juif contre le Liban, trente "Américains" (c'est-à-dire des Juifs israéliens détenteurs d'un second passeport) attaquent en justice... la Corée du Nord. Motif : les plaignants ont paraît-il été blessés par des roquettes du Hezbollah tirées depuis des positions souterraines construites au Liban sud par le gouvernement de Pyongyang. Circonstance aggravante : malgré tous ses efforts, l'aviation israélienne n'a pas réussi à détruire ces abris. (Vachement pervers, ces antisémitiques Coréens : non seulement ils aident les Libanais à se défendre, mais en plus, ils le font efficacement.)

    Les pauvres victimes juives de la cruelle alliance coréano-hezbollesque réclament plus de 100 millions de dollars de dommages-intérêts.  C'est un tribunal de Washington qui va juger l'affaire. Les avocats sont juifs, le juge aussi probablement.

    Nous demandons à la chaîne Arte de programmer d'urgence une soirée thématique sur cette affaire. (Soit dit en passant, la souffrance juive est trop souvent absente des écrans de télévision. Il arrive même parfois qu'on n'en parle pas du tout pendant 24 heures - c'est tout simplement scandaleux...)

  • 27 avril 2009 :   Etats-Unis, pays de la "liberté" : pour avoir installé une parabole permettant la réception de la chaîne libanaise Al-Manar (proche du Hezbollah), un homme est condamné à six ans de prison - condamnation prononcée par un juge juif, à la demande d'un procureur juif et sous les applaudissements du lobby innommable (n'oubliez surtout pas de vous boucher le nez avant de cliquer sur ce lien judéo-fasciste).

  • 29 avril 2009 :   Affaire Hariri : l'ONU clôt la piste syrienne et libère les quatre généraux libanais. Après plusieurs années d'efforts inutiles, le pseudo-tribunal mis en place par les commanditaires de l'assassinat aurait donc jugé préférable de jeter l'éponge. Mais il n'est pas dissout pour autant.

  • 7 mai 2009 :   Selon le journaliste investigateur américain Wayne Madsen, Dick Cheney aurait commandité l'assassinat de Rafic Hariri. Madsen confirme "les informations de son collègue Seymour Hersh sur l'existence d'escadrons de la mort US placés sous la direction exclusive du vice-président Cheney, de 2001 à 2008, et liés à une structure israélienne équivalente".

  • 24 mai 2009 :   Changement de tactique dans l'affaire du "tribunal Hariri" : Après la Syrie, le Hezbollah et l'Iran mis en accusation (par Thierry Meyssan). C'est le Canadien Daniel Bellemare, successeur du Belge Serge Brammertz, lui-même successeur de l'Allemand Detlev Mehlis, qui préside maintenant ce "tribunal" très "spécial". Mais les "enquêteurs" sont toujours les hommes mis en place il a cinq ans par Mehlis. Or, détail intéressant, il se trouve que Mehlis n'est pas seulement lié à la CIA et à un think tank satellite de l'AIPAC ; il est aussi, comme dit pudiquement Thierry Meyssan, "éligible à la nationalité israélienne" (autrement dit, il est juif et bien entendu sioniste). "Mehlis s'entoura à Beyrouth d'une équipe majoritairement composée d'Allemands et d'Israéliens. Le nouveau chef des enquêteurs est l'Australien Nick Khaldas*. En réalité un Egyptien naturalisé australien, également éligible à la nationalité israélienne. Ainsi, le même groupe de pression reste aux manettes, il emploie les mêmes méthodes, et poursuit les mêmes objectifs bien éloignés de la recherche de la vérité : mettre en accusation ceux qui s'opposent aux Etats-Unis et à Israël au Proche-Orient."

    * Voir plus haut (22.12.2008).

Elections législatives 2009

  • 7 juin 2009 : Cette fois, le scrutin n'est pas échelonné sur plusieurs semaines comme en 2005 ; on vote partout en même temps. Mais c'est à peu près le seul changement, car le système électoral reste confessionnel (sans refléter cependant le poids réel de chaque groupe religieux, les chiites étant comme toujours sous-représentés). Sur les 128 sièges à pourvoir, près de 100 sont pour ainsi dire "réservés", le candidat local étant sûr de l'emporter quoi qu'il arrive. Aucune surprise du côté chiite (Hezbollah et Amal) où pratiquement tout le monde appartient au camp de "l'opposition". Chez les sunnites (qui sont très fortement pro-américains) et les druzes (qui le sont beaucoup moins), l'éviction de tel ou tel candidat du camp "majoritaire" est assez improbable. Chez les chrétiens (surtout les maronites et les catholiques), les rivalités entre les deux camps sont plus vives, et c'est là que pourrait se jouer la différence. Contrairement à 2005, où les frontières entre les camps étaient encore assez vagues, la bipolarisation des forces politiques est aujourd'hui quasiment totale.

  • 8 juin 2009 :   Le résultat des élections 2009 est pratiquement le même qu'en 2005 : 57 sièges pour la coalition patriotique formée autour du Hezbollah et du CPL de Michel Aoun, 71 sièges pour les pro-américains et les quelques "indépendants" qui les suivent. Malgré les cris de victoire de la "majorité", les rapports de force n'ont pas changé. En bonne logique, on devrait observer une réédition de la "grande coalition" nationale, à moins que les sponsors du milliardaire sunnite et de ses alliés ne choisissent la confrontation - ce ne serait pas la première fois. A défaut de pouvoir tenir le Hezbollah à l'écart du gouvernement, on tentera probablement de reprendre à "l'opposition" la minorité de blocage qu'on avait dû lui accorder le 21 mai 2008.



    1 - Répartition des préférences politiques au sein des groupes religieux :
    CHRÉTIENS MUSULMANS
    Confession Nb de sièges
    attribués
    "Majorité" "Opposition" Confession Nb de sièges
    attribués
    "Majorité" "Opposition"
    Maronites 34 15 19 Chiites 27 3 24
    Grecs-orthodoxes 14 12 2 Sunnites 27 24 3
    Grecs-catholiques 8 4 4 Druzes 8 5 3
    Arméniens 6 4 2 Alaouites 2 2 0
    Anglicans et autres 2 2 0        
    Total
    Chrétiens
    64 37 27 Total
    Musulmans
    64 34 30
    "Majorité" : 71 sièges (55,5 %) - "Opposition" : 57 sièges (44,5 %)



    2 - Poids électoral et poids démographique des groupes religieux :
    CHRÉTIENS MUSULMANS
    Confession Poids électoral % Poids démo-
    graphique % *
    Part
    "Maj." % **
    Part
    "Opp." % **
    Confession Poids électoral % Poids démo-
    graphique % *
    Part
    "Maj." % **
    Part
    "Opp." % **
    Maronites 26,6 19,4 8,6 10,8 Chiites 21,1 35,0 3,9 31,1
    Grecs-orthodoxes 10,9 6,8 5,8 1,0 Sunnites 21,1 25,0 22,2 2,8
    Grecs-catholiques 6,2 4,0 2,0 2,0 Druzes 6,2 5,0 3,1 1,9
    Arméniens 4,7 3,5 2,3 1,2 Alaouites 1,6 1,0 1,0 0,0
    Anglicans et autres 1,6 0,3 0,3 0,0          
    Total
    Chrétiens
    50,0 34,0 19,0 15,0 Total
    Musulmans
    50,0 66,0 30,2 35,8
    * Chiffres basés sur les estimations de Wikipédia (articles 'Chrétiens du Liban' et 'Islam in Lebanon')
    ** Ventilation conformément aux résultats du 7 juin 2009

    Dans un scrutin confessionnel tenant compte du poids démographique des divers groupes religieux, la soi-disant majorité serait minoritaire (49,2 % - 63 sièges) ; "l'opposition", elle, serait majoritaire (50,8 % - 65 sièges). Si, comme il est probable, le pourcentage réel de musulmans chiites libanais est supérieur au chiffre donné par Wikipédia, la part relative de "l'opposition" (majorité populaire) est encore plus élevée et plus nette (mais sans être dramatique).

    Ainsi, en se basant sur les chiffres fournis par cette carte des religions du Liban (source : www.theodora.com), selon laquelle les musulmans représentaient déjà 75 % de la population libanaise il y a une vingtaine d'années, et les chiites 41 % à eux seuls, on aboutit à un score de moins de 47 % pour la "majorité" actuelle, contre plus de 53 % pour "l'opposition". La répartition des sièges entre pro-américains et patriotes ne serait plus de 71:57 mais de 60:68. Hezbollah et Amal n'auraient pas 24 sièges à eux deux, comme c'est le cas présentement, mais 47 (pratiquement le double). On mesure à quel point le système actuel est injuste. Le Hezbollah n'a pas "perdu les élections" du 7 juin, comme le prétendent les médias ; il n'avait aucune chance de les gagner dans le cadre imposé.


    3 - Le tableau précédent revu et corrigé sur la base des chiffres de www.theodora.com :
    CHRÉTIENS MUSULMANS
    Confession Poids électoral % Poids démo-
    graphique %
    Part
    "Maj." %
    Part
    "Opp." %
    Confession Poids électoral % Poids démo-
    graphique %
    Part
    "Maj." %
    Part
    "Opp." %
    Maronites 26,6 16,0 7,1 8,9 Chiites 21,1 41,0 4,6 36,4
    Grecs-orthodoxes 10,9 4,2 3,6 0,6 Sunnites 21,1 27,0 24,0 3,0
    Grecs-catholiques 6,2 2,6 1,3 1,3 Druzes 6,2 6,5 4,1 2,4
    Arméniens 4,7 2,0 1,3 0,7 Alaouites 1,6 0,5 0,5 0,0
    Anglicans et autres 1,6 0,2 0,2 0,0          
    Total
    Chrétiens
    50,0 25,0 13,5 11,5 Total
    Musulmans
    50,0 75,0 33,2 41,8


    Une réforme électorale qui conserverait l'élément religieux tout en adaptant à la réalité les quotas attribués à chaque confession, a peu de chances d'aboutir. Même le Hezbollah, qui pourtant en profiterait, hésite beaucoup à aborder cette question "explosive" qui détruirait à coup sûr le calme relatif régnant encore au Liban et mettrait en danger l'existence de la coalition patriotique. En effet, les alliés chrétiens du Hezbollah verraient leur influence parlementaire réduite de moitié (15 sièges au lieu de 27). On imagine la réaction du général Aoun.

    La suppression pure et simple des quotas confessionnels, que beaucoup réclament, serait certainement plus utile - à condition qu'elle s'accompagne d'un vote à la proportionnelle intégrale, seule option électorale véritablement démocratique.


    Indépendamment des chiffres ci-dessus, il faut également prendre en compte la question du traficotage électoral tel qu'il se pratique dans le cadre du système en vigueur. Dans cet article de Thierry Meyssan de janvier 2011, on peut lire : "Les élections législatives de 2009 ont donné lieu à une vaste fraude : en violation du Code électoral des dizaines de milliers de Libanais de la diaspora se sont vu accorder des cartes d'électeurs. Un pont aérien a été mis en place par la coalition du 14-Mars pour les transporter gratuitement au Liban, obligeant à une réorganisation complète de l'aéroport de Beyrouth. Cette manipulation a profondément modifié un scrutin réunissant au total 1,4 million d'électeurs seulement. Malgré tout, la coalition du 14-Mars (la « majorité ») n'a obtenu que 44,5 % des suffrages exprimés, tandis que celle du 8-Mars (la « minorité ») obtenait 55,5 % des voix. Cependant, grâce à un découpage électoral violemment inéquitable, la coalition du 14-Mars a conservé la majorité à l'Assemblée, tandis que la majorité populaire restait minoritaire."

    D'après Wikipédia, la "majorité" a recueilli 656.820 voix, la "minorité" 819.180. Il y a eu 46 % d'abstentions. 


    Même en laissant de côté la manipulation électorale, la répartitition des sièges
    aurait dû être le contraire exact de ce qu'elle est aujourd'hui
    (57 pour le camp Hariri, 71 pour le camp Aoun-Nasrallah).

    [Attention : la page Wikipédia en question a été modifiée par la suite pour faire disparaître cette évidence trop criante. L'ancienne version est conservée ici - également visible en cliquant sur l'onglet "View History" de la page actuelle, puis sur "15 January 2011". Le lobby innommable passe son temps à éliminer de Wikipédia tous les contenus qui lui déplaisent. Dans les cas "graves", ils modifient même l'historique, ce qui n'a pas été fait ici.]

    Compte tenu du système libanais, le "tourisme électoral" des expatriés doit allier la "bonne religion" à la "bonne circonscription" pour que l'opération soit efficace. Etant donné qu'un certain nombre de sièges est réservé d'office à telle ou telle confession à un endroit donné, il faut que deux candidats de même confession mais de tendance politique opposée s'affrontent là où le Libanais de l'étranger dépose son bulletin. La chose a joué avant tout pour les chrétiens maronites et les sunnites. A Zahlé, le 14-Mars a fait pencher la balance en sa faveur grâce à 12.000 voix sunnites "transférées" d'autres circonscriptions (charcutage doublé de "tourisme électoral" de l'intérieur).

    Le problème du découpage des circonscriptions existe dans tous les pays où le vote n'a pas lieu à la proportionnelle, à commencer par la France (mais là, la chose n'a aucune importance puisque tous les partis se ressemblent et qu'il n'y a pas d'enjeu).


    Toutes ces considérations électoralistes libanaises peuvent sembler déplacées dans un pays occidental où l'idée de changer quoi que ce soit par les urnes a disparu depuis longtemps. Au Liban, un changement reste encore possible : tous les partis ne sont pas identiques, et le concept de souveraineté n'est pas mort.

  • 26 juin 2009 :   Les F-16 de l'Etat voyou juif violent de nouveau l'espace aérien du Liban. Simultanément, l'armée israélienne concentre des troupes et des chars à sa frontière nord et dans le secteur occupé des Fermes de Chebaa et d'Al-Ghajar (carte), pénétrant même par endroits en territoire libanais non-occupé. Après s'être repliés, les tsahalos prétendent avoir "découvert" des katiouchas qui traînaient dans les parages - c'est fou ce que les trouvailles des sionistes peuvent être originales.  (Les katiouchas, ça fait trois ans qu'ils n'en ont pas pris sur la gueule - ils commencent à se languir...)

    A Beyrouth, les députés réélisent Nabih Berry (chiite Amal) au poste de président du Parlement. Saad Hariri (milliardaire sunnite) est pressenti pour la fonction de premier ministre. Comme attendu, il propose la formation d'un gouvernement d'union nationale, mais sans minorité de blocage pour "l'opposition". Nous voilà donc de retour à la case départ.  Michel Aoun réclame une répartition des portefeuilles à la proportionnelle (soit une petite moitié pour "l'opposition").

  • 29 juin 2009 :   Le quotidien libanais Daily Star signale une recrudescence des appels téléphoniques pré-enregistrés en provenance d'Israël - appels dont Thierry Meyssan faisait état dans cet article écrit à l'occasion de la tentative israélo-américaine de contre-révolution en Iran. De toute évidence, les terroristes de Tel Aviv utilisent le téléphone portable comme une arme de guerre et de subversion.

    Ils "offrent" 10 millions de dollars à tout Libanais disposé à leur fournir des renseignements sur le sort de prétendus prisonniers israéliens retenus au Liban. Vu qu'il n'existe pas de tels prisonniers et que les dépouilles des tsahalos tués pendant l'invasion ont été restituées en juillet 2008, il s'agit tout simplement d'une manière détournée de recruter des collaborateurs. L'armée libanaise met en garde contre ces sollicitations et rappelle que tout Libanais qui y donne suite se rend coupable de trahison et risque la peine de mort ou les travaux forcés à perpétuité (le Liban est encore en guerre avec Israël). Ces derniers temps, une trentaine d'espions ont été arrêtés, une quinzaine mis en accusation. Trois traîtres pro-israéliens sont allés chercher refuge au pays de leurs maîtres.

    On voit que la loi libanaise est sévère pour les collabos, du moins pour les plus petits d'entre eux. Les gros calibres, comme Hariri, Geagea, Joumblatt ou Murr, n'ont rien à craindre et peuvent en toute impunité continuer à promouvoir la politique criminelle de l'Etat juif dans le cadre de leurs fonctions.

  • 22 juillet 2009 :   Plus de six semaines après les élections, le gouvernement n'a toujours pas pu être formé, le camp Hariri refusant de reconduire la minorité de blocage de "l'opposition".

  • 10 août 2009 :   Nouvelle provocation militaire israélienne dans le secteur des Fermes de Chebaa. L'armée libanaise, dont le rôle est purement symbolique, a été placée en état d'alerte. Les sionistes de Tel Aviv menacent Beyrouth pour le cas où le Hezbollah serait représenté dans le prochain gouvernement - ce qui devrait normalement être le cas. L'Etat terroriste juif a mal digéré le démantèlement récent de ses réseaux d'espionnage au Liban. Si l'on en croit certaines sources, les services de sécurité russes (FSB) seraient à l'origine de ce coup de filet réussi.

  • 14 août 2009 :   Dans un discours prononcé à l'occasion du troisième anniversaire de la "divine victoire" de 2006, Hassan Nasrallah lance aux gouvernants israéliens impatients de repartir en guerre : "Si vous bombardez Beyrouth ou Dahye [banlieue sud de la capitale], sachez que nous bombarderons Tel Aviv. Nous avons maintenant la possibilité de frapper n'importe quel endroit de votre entité sioniste. Faites autant de manoeuvres que vous le voudrez, améliorez le blindage de vos chars, intensifiez l'entraînement de vos brigades ; elles finiront écrasées dans nos villes, nos villages, nos vallées et nos montagnes. De nouvelles surprises vous attendent, messieurs...  Alors, un conseil : pensez-y un million de fois avant de déclencher votre nouvelle agression contre le Liban."

  • 12 septembre 2009 :   Toujours pas de nouveau gouvernement à Beyrouth - mais le monde continue quand même de tourner...  Dans le sud-ouest, à une dizaine de kilomètres de la frontière, tirs israéliens d'artillerie sur Qlailé. Les terroristes de Tel Aviv prétendent que des roquettes (qui n'ont fait aucun dégât et que personne n'a vues) auraient été tirées depuis ce village. C'est la énième édition d'une vieille provocation sioniste bien rodée.

  • 28 octobre 2009 :   Près de cinq mois après les élections, on attend toujours la formation du nouveau cabinet. Pendant ce temps, dans le nord d'Israël, les sionistes renforcent leur potentiel militaire ; les violations de l'espace aérien libanais sont presque quotidiennes. Quelques jours plus tôt, l'armée de Beyrouth a annoncé la destruction d'un dispositif d'écoute et d'espionnage installé en 2006 par les envahisseurs israéliens.

    Alors qu'il est évident que les massacreurs de Tel Aviv préparent une nouvelle guerre, leur fidèle marionnette onusienne Ban Ki-Moon réclame le désarmement du Hezbollah, la seule force capable de résister aux agresseurs.

  • 1er novembre 2009 :   Pour la centième fois, Tel Aviv prétend qu'une roquette a été lancée depuis le Liban en direction d'Israël et "réplique" par des tirs d'artillerie. Pour le président Souleïmane, il s'agit d'une provocation israélienne : "Si quelqu'un a lancé cette katioucha, c'est à coup sûr un agent israélien... Ce genre d'incident a pour seul but de fournir un prétexte à Israël pour poursuivre ses violations de la souveraineté libanaise et continuer ses activités d'espionnage."

  • 4 novembre 2009 :   La marine de l'Etat voyou juif arraisonne, dans les eaux internationales au large de Chypre, à 180 kilomètres des côtes israéliennes, un cargo allemand battant pavillon d'Antigua (Antilles) qui, soi-disant, transportait vers la Syrie "des centaines de tonnes d'armes iraniennes destinées au Hezbollah". Syriens et Iraniens démentent formellement ces accusations et indiquent que la cargaison était au contraire composée de marchandises d'origine syrienne destinées à l'Iran. Par cet acte de piraterie, les criminels sionistes espèrent sans doute hâter le déclenchement de leur nouvelle guerre.

  • 9 novembre 2009 :   A Beyrouth, formation du nouveau gouvernement d'union nationale présidé par Hariri. Il comprend 15 ministres représentant "la majorité", 10 "l'opposition" et 5 le président (précédemment : 16, 11 et 3 respectivement). Le Hezbollah et ses alliés conservent de facto leur minorité de blocage même si un vote hostile de tous les autres ministres réunis (deux tiers des portefeuilles) est théoriquement possible (mais improbable étant donné que deux ministres "du président" sont assez proches de "l'opposition"). Comme en juillet 2008, le Hezb a adopté un profil bas (2 ministres seulement) afin de permettre aux petites formations de son camp de siéger à ses côtés. Les pro-américains n'ont rien gagné, mais rien perdu non plus. Tout le monde semble donc plus ou moins satisfait, sauf les terroristes de Tel Aviv qui exigeaient "une solution permettant de désarmer le Hezbollah" (ils ne doutent de rien). Au Liban, l'atmosphère est pour le moment à l'entente. Walid Joumblatt, lunatique comme toujours, joue à présent (pour combien de temps ?) la carte de l'amitié avec Damas et déclare que "la destinée du Liban est d'être aux côtés de la Syrie".

    Au sud de la frontière, les sionistes s'agitent. Des "experts" militaires annoncent par l'intermédiaire du journal Yedioth Aharonoth que les services de renseignement du Hezbollah sont au courant de toutes les activités israéliennes : mouvements de troupes, tactique, etc.  Les "activistes" chiites suivent de près, paraît-il, les déploiements de la 91ème brigade et les conversations téléphoniques des soldats. Ils ont même réussi à se procurer des documents classés top secret et disposent d'espions et de drones qui prennent toutes les photos voulues. Ils connaissent l'armement de chaque véhicule et l'horaire des patrouilles à la minute près. Sans oublier les milliers de missiles sophistiqués d'une portée de 300 kilomètres et plus, et les raids que le Hezbollah s'apprête à lancer sur les localités juives. Autrement dit, le très pacifique Etat d'Israël est menacé comme jamais...  Tout cela rappelle assez un mauvais scénario d'Hollywood et a probablement pour seul but de préparer la population israélienne à la prochaine guerre. Si le quart de ce que racontent les mythomanes sionistes était vrai, les Libanais n'auraient pas trop de soucis à se faire...

  • 26 décembre 2009 :   Un attentat terroriste israélien à la voiture piégée dans la banlieue sud de Beyrouth tue trois personnes, dont deux Palestiniens du Hamas.

  • 31 mars 2010 :   Dans une interview à Al-Manar TV, Hassan Nasrallah dévoile quelques détails particulièrement scandaleux d'un accord "sécuritaire" américano-libanais illégal que le gouvernement de Beyrouth - ou du moins sa composante pro-occidentale - aurait accepté. Cet accord très controversé date de 2007 mais ne semble pas encore être appliqué. Sous couvert d'aide aux services de renseignement libanais (FSI), il impose à ceux-ci de communiquer à l'ambassade américaine (c'est-à-dire en fait à Israël) toutes les informations qui relèvent normalement du secret d'Etat ou du secret militaire. Le but de l'accord est bien entendu de paralyser les FSI et d'ouvrir la porte aux réseaux d'espionnage israéliens en empêchant toute action défensive contre les agents de l'Etat terroriste juif (comme c'est arrivé en juin 2009 et encore début mars 2010).

    Les Etats-Unis fournissent du matériel électronique au Liban et exigent qu'il ne soit utilisé que par des personnes "sûres" dont l'identité et le profil politique sont connus et approuvés d'avance, ce qui exclut quiconque est membre ou sympathisant du Hezbollah ou entretient des relations avec de telles personnes. Les USA veulent en outre accéder librement au matériel à toute heure du jour et de la nuit. Washington consent également une "aide" financière de 50 millions de dollars (ce que Hariri "gagne" en un mois) et exige en contrepartie l'engagement écrit que l'argent ne sera pas utilisé "dans le cadre du trafic de drogue ou d'un autre trafic illégal". A-t-on jamais vu un Etat souverain accepter une telle clause ?

    La parfaite concordance idéologique et personnelle entre les Etats-Unis et Israël n'a rien d'une exagération. Pour preuve ce témoignage vidéo de Kay Griggs (ex-épouse d'un colonel de marines). Le ministère "américain" des Affaires étrangères de Washington et surtout sa section Proche-Orient (responsable des relations avec le Liban) sont à 100 % aux mains de la clique sioniste israélienne. A ce stade, on ne peut plus parler de lobby. En fait, le gouvernement des Etats-Unis appartient à cette clique - tout comme les banques de Wall Street, les médias, Hollywood et le reste. Et ce qui est vrai au State Departement de Washington, l'est tout autant à l'ambassade US de Beyrouth.

    En dehors des "élites" pro-américaines, il existe au Liban une volonté de résistance à ce phénomène d'infiltration, et pas seulement dans le camp de "l'opposition". Au sein de l'armée et des FSI eux-mêmes, ce sentiment semble être assez répandu. D'ailleurs, les lois libanaises l'exigent ; il n'existe pas de relations officielles avec Tel Aviv, et il est même impossible à un touriste étranger d'entrer au Liban s'il est allé en Israël auparavant (début avril, les sionistes se plaignent que le Club Med interdise ses croisières passant par le Liban aux porteurs de visas israéliens : c'est "antisémite", disent-ils...)

  • 15 avril 2010 :   Les provocations israéliennes se multiplient - violations presque quotidiennes de l'espace aérien, pose de barbelés en territoire libanais près d'Al-Ghajar (lesquels barbelés sont promptement enlevés par les habitants de la région), accusations grotesques contre la Résistance.





    Dernière trouvaille des mythomanes de Tel Aviv : la Syrie aurait fourni des missiles Scud au Hezbollah. Ces armes potentiellement holocausteuses constituent un danger extrême pour l'Etat victimaire juif, d'autant plus que leur taille très réduite permet de les cacher n'importe où, par exemple dans le sac à dos d'un islamo-terroriste suicideur.

  • 15 mai 2010 :   Réalisme ou optimisme excessif ?  Basculement stratégique au Proche-Orient par Thierry Meyssan
    "L'échec du remodelage du Grand Moyen-Orient a laissé le champ libre à une nouvelle alliance, celle du triangle Téhéran-Damas-Ankara. La nature ayant horreur du vide, Moscou comble l'espace laissé vacant par Washington. Le vent a tourné et il souffle fort. En quelques mois, c'est tout l'équilibre régional qui a été bouleversé."

  • 30 juin 2010 :   Un cadre de la société libanaise de téléphonie mobile Alfa, un certain Charbel Qazzi, vient d'être arrêté par les services de sécurité pour espionnage au profit d'Israël. Depuis 1996, il fournissait des données sensibles à ses maîtres de Tel Aviv - ce qui devrait lui valoir la peine de mort.  Qazzi a avoué avoir équipé les stations de transmission Alfa de puces électroniques fournies par ses contacts israéliens. L'Etat terroriste juif peut ainsi télécharger ses programmes et manipuler à distance l'ensemble du réseau libanais comme il le veut.

    Les télécoms du Liban ont toujours été particulièrement convoitées par les sionistes. Le Hezbollah considère d'ailleurs qu'Israël contrôle ce secteur depuis longtemps ; c'est pourquoi l'organisation chiite a mis en place son propre réseau parallèle que les pro-occidentaux voudraient bien entendu faire interdire - voir plus haut mai 2008.  (Les "preuves" présentées par le TSL - "tribunal" sioniste contre le Liban chargé de maquiller le rôle d'Israël dans l'assassinat de Rafic Hariri - sont en grande partie basées sur des enregistrements téléphoniques bidon fabriqués avec l'aide de Qazzi.)

    La Sécurité a également épinglé un autre traître de haut niveau, le colonel de l'armée libanaise Shahid Toumieh qui travaillait pour Israël depuis plus de vingt ans. Pour se "disculper", Toumieh déclare que les informations transmises à Tel Aviv "ne portaient que sur le Hezbollah".

    A Washington, le sioniste juif israélo-américain Jeffrey Feltman, ambassadeur des Etats-Unisraël à Beyrouth de 2004 à 2008, puis co-vice-ministre des Affaires étrangères d'Obama pour les questions touchant le Moyen-Orient, avoue que les USA ont consacré depuis 2006, par l'intermédiaire des organisations (subversives) USAID et MEPI, 500 millions de dollars pour lutter contre le Hezbollah. Feltman ne précise pas qui sont les bénéficiaires libanais de ces largesses.

  • 2 juillet 2010 :   Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ? - un article de RFI.

    D'importantes réserves de pétrole et de gaz naturel se trouvent dans le sous-sol méditerranéen entre Chypre, Israël et le Liban. Inutile de dire que Tel Aviv cherche à se les approprier aux dépens de ses voisins. Après tout, c'est à Son Peuple élu que Dieu a donné cette Terre et ces Eaux, et non aux goyim. En attaquant la flottille humanitaire dans les eaux internationales, le 31 mai 2010, l'Etat terroriste juif a bien montré comment il interprète ces questions de droit. Et il le montre d'ailleurs tous les jours dans ses rapports avec les Palestiniens, les Libanais et les Syriens - sans parler de tous les autres.

    Concrètement, Israël effectue déjà des forages au large de la bande de Gaza et, plus au nord, au large de Haïfa (gisements de Tamar et Dalit). Il est également question d'un autre puits face au Liban sud : Israël a commencé à forer un puits à Naqoura (Naqoura est une ville libanaise proche de la frontière israélienne). Cet article d'Al-Manar ne précise pas où exactement se trouve le puits en question. Probablement en dehors des eaux territoriales libanaises (22 km des côtes) mais à l'intérieur de la zone économique (en principe jusqu'à 370 km).

    Voir également cet article de janvier 2011 sur le site du Réseau Voltaire : Nouveaux gisements marins : Les Arabes dehors, Tel Aviv revendique toutes les ressources - "Tel-Aviv va siphonner l'ensemble des réserves au détriment des autres riverains."




    L'Etat voleur juif est en train de s'approprier les gisements de gaz naturel et de pétrole
    qui se trouvent au large du Liban et de Gaza. La prospection et l'exploitation
    ont été confiées à un consortium "international" composé d'entreprises israéliennes
    et d'une compagnie américaine à capitaux juifs, Noble Energy, dont le PDG est le sioniste
    Charles D. Davidson, membre de l'American-Israel Friendship League
    et de nombreuses autres organisations de ce genre.


  • 3 juillet 2010 :   A Khirbet Silim et Touline, deux localités libanaises situées au nord de Bint Jbeil (carte), des incidents éclatent entre des soldats français de la FINUL et la population. Les Casques bleus se comportent un peu comme en pays conquis, font des manœuvres sans avertir personne, pas même l'armée libanaise, et causent des dégâts sur leur passage. C'est presque comme si l'armée israélienne était de retour. A Touline, des véhicules militaires français "qui s'étaient trompés d'itinéraire" se font caillasser. Les habitants stoppent le convoi et confisquent une mitrailleuse et un fusil d'assaut. Après l'arrivée des militaires libanais, les armes sont restituées et les manœuvres annulées.

  • 10 juillet 2010 :   La France suspectée de vouloir utiliser la FINUL contre la Résistance libanaise (sur le site du Réseau Voltaire). Les soldats français ont pris des photos, posé des questions aux habitants pour identifier des membres de la Résistance, et violé des propriétés privées. Comme le signale l'article, "le scénario de l'exercice de la FINUL imaginait une attaque à la roquette contre Israël par le Hezbollah et la défense de l'Etat hébreu par la FINUL" (!)  Pire encore : "Le ministre français de la Défense [Défense ?], Hervé Morin, a récemment déclaré vouloir modifier les règles d'engagement de la FINUL et y incorporer une unité de type GIGN pour perquisitionner les habitations des présumés membres de la Résistance afin d'y saisir des armes."

    Les villageois libanais ont réagi à coup de pierres et de bâtons et ont blessé deux soldats. Pauvres militaires français, voilà qu'ils en prennent plein la gueule sans pouvoir mener à bien la mission de reconnaissance assignée par Israël. Le chef d'état-major de l'armée libanaise a en effet révélé que les Casques bleus français "avaient reçu une demande israélienne de perquisitionner des maisons de membres du Hezbollah". Mais, manque de chance pour l'Etat terroriste juif, le général libanais "a réaffirmé que la défense du Liban passait par la coordination entre son armée et sa Résistance".

    Déjà en mai dernier, le journal koweitien Al-Raï signalait que des éléments de la FINUL, munis de matériel topographique et d'ordinateurs portables équipés de GPS, espionnaient dans la région dans le but d'enregistrer les coordonnées de ce qu'ils pensaient être des bases défensives secrètes de la Résistance. On voit que les "activités" franco-israéliennes au Liban ne sont pas tout à fait nouvelles.

    Espérons que la population de Khirbet Silim et Touline a également confisqué les appareils photo des intrus (ou du moins les cartes mémoire - sans les restituer) et qu'elle a noté l'identité de ces ignobles auxiliaires de l'Etat sioniste.




    Voilà comment la propagande sioniste interprète les événements
    (vu sur le site des "Patrons juifs de France")

    "Dis, grand-mère, pourquoi tu m'espionnes pour le compte d'Israël ?...
    - C'est pour mieux t'aider, mon enfant...  Arrête de me mordre...
    "


  • 16 juillet 2010 :   Le "tribunal spécial" mis en place par les américano-sionistes (voir plus haut) serait sur le point de désigner les "coupables" de l'assassinat de Rafic Hariri : des militants du Hezbollah, bien entendu. Comme l'a laissé entendre Michel Aoun, Israël veut profiter de cette occasion (qu'il a lui-même créée) pour déclencher des troubles au Liban. A l'agenda de Tel Aviv : une nouvelle guerre civile libanaise doublée d'une nouvelle agression militaire.

    Quoi qu'il en soit, le dirigeant druze Walid Joumblatt semble avoir quitté le camp de la "majorité". Depuis quelque temps, il tient des propos qui pourraient sortir de la bouche de Nasrallah : il fait l'éloge de la Résistance face à l'ennemi israélien et souligne la nécessité de préserver l'armement des milices du Hezbollah ; il regrette d'avoir participé, en pleine guerre de 2006, à la rencontre avec Condoleezza Rice à l'ambassade américaine ; il promet que son fief du Mont-Liban sera un centre stratégique de la Résistance en cas de nouvelle agression sioniste ; il réclame l'exécution de tous les espions pro-israéliens.

    Sur ce dernier point, Nasrallah est absolument du même avis. Ces traîtres qui ont fourni à Israël les coordonnées des cibles à bombarder, sont responsables de la mort de centaines de Libanais. Et les Libanais qui mourront dans les prochaines attaques israéliennes, seront tués avec l'aide de ces salopards. Donc, pas de quartier...  (Jusqu'à présent, deux espions ont été condamnés à mort par un tribunal militaire, mais ils n'ont pas encore été pendus. En tout, 70 agents de l'Etat terroriste juif sont en prison, dont des officiers de la police et de l'armée libanaise. Un deuxième collabo encore plus dangereux que Qazzi vient d'être arrêté chez Alfa.)

    Nasrallah rappelle que pendant l'agression de l'été 2006, les sionistes n'ont pas touché au réseau téléphonique du Liban. Et ce, pour une bonne raison : ils le contrôlent totalement. Mais ils ont eu la mauvaise surprise de constater que la Résistance communique sur un autre réseau qui se trouve, lui, à l'abri des écoutes israéliennes.

  • 24 juillet 2010 :   Le régime de Tel Aviv vient d'ordonner à ses vassaux américains et français de revoir leurs relations avec l'armée libanaise. Motif : cette armée entretient de trop bons rapports avec le Hezbollah. Elle a même nommé, il y a quelques mois, des officiers chiites à des postes hauts placés (sans demander la permission à Nétanyahou). D'après le quotidien israélien Yediot Aharonot, un des nouveaux chefs militaires pro-Hezbollah aurait reçu le commandement des troupes stationnées dans le secteur est de la frontière libano-israélienne. Depuis qu'il est là, rien ne va plus : "Les tirs de l'artillerie anti-aérienne contre les avions israéliens se sont accrus."  Il s'agit bien entendu de ces avions israéliens qui violent quotidiennement l'espace aérien libanais. Ils en ont le droit puisqu'Israël est au-dessus des lois ; les Libanais, par contre, n'ont pas le droit de se défendre. (Dommage que les batteries anti-aériennes n'aient pas encore abattu de F-16 israélien...)

    Yediot Aharonot annonce également que l'acte d'accusation du TSL ["tribunal" sioniste contre le Liban] mettra en cause, dans un premier temps, trois à cinq membres du Hezbollah. Plus tard, vers la fin de l'année, vingt autres responsables du parti chiite seront inculpés pour "participation à l'assassinat de Hariri". On voit que les véritables assassins, qui sont aussi les animateurs du "tribunal", s'apprêtent à lancer contre le Liban une offensive "judiciaire" qui risque de dégénérer en guerre civile si leurs créatures de Beyrouth jouent le jeu. Les terroristes de Tel Aviv espèrent ainsi réaliser les objectifs qu'ils ont été incapables d'atteindre par les armes en 2006.

Le début d'une nouvelle guerre ?

  • 3 août 2010 :   Dans les environs d'Aadaïssé, localité frontalière du sud-est (carte), les tsahalos violent le territoire libanais et tentent d'arracher un arbre qui leur "bouchait la vue". L'armée libanaise intervient et essuie des coups de feu. Les chars israéliens lancent quatre roquettes contre le village, tandis que des hélicoptères de combat survolent les lieux jusqu'à Kfar Kila, plus au nord. Deux militaires libanais et un journaliste meurent dans l'attaque. Un lieutenant-colonel israélien est également tué dans la fusillade qui s'ensuit. C'est la première fois que l'Etat sioniste s'en prend directement aux soldats libanais, ce qui n'est guère fait pour conforter la position de ses alliés de Beyrouth. Mais on sait qu'Israël fait aussi peu de cas de ses amis que de ses ennemis.

    On apprend aussi que le renseignement militaire libanais vient d'arrêter un officier supérieur qui espionnait pour le compte de l'Etat voyou. Il semblerait donc que, depuis quelque temps, un vent nouveau souffle au sein de l'armée - pourvu que ça dure...  Un troisième espion (Milad Khalil Eid), a également été arrêté dans le secteur des télécoms, mais chez Ogero cette fois (téléphonie fixe).

  • 4 août 2010 :   Près d'Aadaïssé, les tsahalos reviennent sur les lieux de leur forfait et arrachent l'arbre libanais qu'ils n'avaient pas pu déraciner la veille. Il ne sera pas dit que de vulgaires goyim - arabes qui plus est - auront le dernier mot dans un différend avec les glorieux représentants du peuple élu... Cette terre est à eux, du Nil à l'Euphrate en passant par le Litani. Ils sont par conséquent dans leur droit (droit international sioniste). Comme en juillet 2006, comme dans l'affaire de la flottille de Gaza, comme toujours, ce sont eux les victimes.



    Mais arracher un seul arbre n'est pas suffisant pour les tarés sionistes (excusez le pléonasme). Ils en déracinent donc quelques autres. L'armée libanaise n'intervient pas, ne voulant sans doute pas déclencher la Troisième Guerre mondiale pour deux ou trois arbres. La FINUL ne fait rien non plus. Qui a dit que le crime ne payait pas ?...  (Le Hezbollah, absent du conflit depuis le début, se tient prêt mais ne réagit pas encore.)

    Les Israéliens ont sans doute l'intention de créer un no man's land entièrement déboisé le long de leur frontière, mais pas sur leur propre territoire - comme à Gaza. La question est de savoir jusqu'où les Libanais les laisseront faire sans succomber à la provocation.

  • 5 août 2010 :   Des avions de combat israéliens effectuent des vols à basse altitude au-dessus du Liban sud et simulent des raids aériens. En bonne logique, les sionistes devraient maintenant se plaindre d'avoir été victimes d'intimidations libanaises (on a vu des enfants de Bint Jbeil tendre le poing en direction des F-16).

    A Tel Aviv, les attaques verbales se multiplient contre l'armée de Beyrouth, accusée "d'hezbolisation". La frustration des chefs terroristes juifs est évidente : ils espéraient une réaction militaire de la Résistance, ils devront patienter.  La France, elle, se voit reprocher d'avoir fourni à l'armée libanaise des missiles antichars qui "risquent" de servir contre Israël.



    Sur cette photo (prise à une autre occasion) on voit des Israéliens arracher un arbre qui se trouve du côté libanais. Les autres arbres suivront - on ne déplace pas tous ces véhicules et tout ce personnel pour un seul arbre.  Les élus de Dieu estiment qu'ils ont parfaitement le droit de "défricher" chez leurs voisins pour mieux voir ce qui s'y passe. Pour défendre ce "droit", que les Libanais refusent de "reconnaître", les gangsters de Tel Aviv n'hésitent pas à sacrifier la vie de leurs propres gens. (Ne parlons pas de la vie "des Arabes", chacun sait qu'elle ne compte pas.)

    Les incidents de ce genre sont fréquents, même si la presse occidentale n'en parle presque jamais. En fait, les Israéliens violent la souveraineté du Liban pratiquement tous les jours, quand ce n'est pas plusieurs fois par jour : non seulement arrachage d'arbres - une spécialité sioniste - mais aussi incursions, pose de clôtures ou de barbelés en territoire libanais, redéfinition unilatérale de la frontière, empiètements furtifs, grignottage, mise en place de dispositifs de "surveillance" et même - c'est arrivé plus d'une fois - des tirs, des pilonnages et des enlèvements de civils. Sans oublier bien sûr les écoutes téléphoniques permanentes et les survols quotidiens - on sait que l'espace aérien du Liban appartient aux psychopathes de Tel Aviv. Si les provocations sionistes n'ont pas encore conduit à une nouvelle guerre depuis le "cessez-le-feu" d'août 2006, c'est que la Résistance libanaise et l'armée régulière ont su garder la tête froide - et aussi peut-être parce que les tsahalos n'étaient pas encore prêts à recommencer. La situation est-elle en train de changer ?...

    La société libanaise donne l'impression d'être plus unie. Hariri s'est rendu à Damas ; les relations avec la Syrie sont rétablies et semblent assez sereines. Joumblatt parle et agit comme s'il avait changé de camp (ce qui pourrait être tout à fait positif si la durée moyenne de ses opinions politiques n'était pas si courte). L'armée et la Résistance n'ont jamais été en meilleurs termes. On arrête enfin des espions israéliens et on en condamne certains*. Tout cela est trop beau pour être vrai, le réveil sera certainement brutal...

    * Mais on n'a encore exécuté aucun des condamnés à mort, bien que le président Souleïmane ait déclaré début juillet son intention de "signer l'arrêt de mort pour tout espion d'Israël". Tant que l'exemple ne sera pas donné, les traîtres se sentiront en sécurité. L'infiltration israélienne a pris des proportions inquiétantes. On a même démasqué une larve pro-sioniste au sein du CPL, le parti de Michel Aoun : Fayez Karam, ancien général et directeur du "contre-espionnage", qui trahissait son pays depuis vingt ans. Le problème du Liban, c'est qu'au nom de la "réconciliation nationale", on n'a jamais châtié aucun traître ; ils n'ont donc aucune raison de cesser leurs activités.

  • 9 août 2010 :   Sayed Nasrallah a révelé en images les surveillances israéliennes de Rafic Hariri (sur le site d'Al-Manar - extraits d'un discours de deux heures). Avant d'assassiner Hariri, les Israéliens ont observé de près ses allées et venues, notamment à l'aide de drones MK dont le Hezbollah a pu capter et décrypter les transmissions. De plus, un agent israélien a réussi à faire croire au Premier ministre libanais que le Hezbollah voulait attenter à ses jours et qu'il était donc préférable qu'il modifie l'itinéraire de ses déplacements. De la sorte, l'Etat terroriste juif a pu diriger sa victime vers le lieu choisi par le Mossad pour perpétrer l'attentat.

    Voir également cet article paru dans Le Monde : Le Hezbollah met en cause Israël dans la mort de Rafic Hariri.  Nasrallah : "Ce que je montre n'est pas une preuve irréfutable, mais cela ouvre la porte à une telle hypothèse. Depuis cinq ans, ni l'ONU, ni l'enquête, ni personne au Liban n'explore cette piste...  Nous ne faisons pas confiance au TSL mais nous sommes prêts à donner ces éléments au gouvernement libanais, qui décidera s'il les donnera au TSL ou pas. Si le TSL les ignore, cela prouvera qu'il est politisé."  (Le "tribunal" sioniste contre le Liban n'a aucune raison de faire autre chose que ce pour quoi il a été créé, à savoir être le bras judicaire des agresseurs israélo-américains.)

    La conférence de presse de Nasrallah in extenso (vidéo 2 h 36 mn - traduction anglaise)

  • 10 août 2010 :  




    Trois parlementaires américains, les démocrates Nita Lowey et Howard Berman, et le républicain Eric Cantor, font bloquer l'aide financière américaine à l'armée libanaise. Logique, puisqu'on ne peut plus avoir la certitude que cet argent servira bien à combattre le Hezbollah et la Résistance. Le plus intéressant, dans cette affaire, c'est que ces trois élus, bien qu'américains, sont avant tout juifs et sionistes (et peut-être aussi israéliens). Leur appartenance à deux partis politiques distincts cache mal le fait qu'il s'agit pratiquement d'un parti unique soumis inconditionnellement aux volontés d'Israël.

  • 12 août 2010 :   Le Tribunal spécial sur le Liban, une parodie de justice, un vaudeville tragique  par René Naba. Dans cet article, qui contient de nombreux détails sur les faux témoignages fabriqués par le soi-disant tribunal, on apprend également quel rôle le traître Marwane Hamadé a joué dans la mise en place des écoutes israéliennes. Ministre libanais des télécoms de 2005 à 2008, le druze Hamadé, collègue et ami de Walid Joumblatt, a laissé Israël installer une antenne clandestine dans son fief électoral du Chouf*, au sud-est de Beyrouth, permettant ainsi aux terroristes de Tel Aviv d'accéder à toutes les communications téléphoniques libanaises. Ou plutôt presque toutes, car le réseau du Hezbollah n'utilisait pas le relais hertzien piraté. C'est pourquoi Hamadé, pendant la "crise des télécoms" de mai 2008, a réclamé à cor et à cris le démantelement immédiat du réseau fixe du Hezb - sans aucun succès, heureusement.

    * Etant donné que l'antenne pirate israélienne a été greffée sur une antenne de Murr TV, qui appartient à la famille du ministre libanais de la Défense, Elias Murr, on est aussi en droit de se poser des questions sur le "patriotisme" et la "fiabilité" de cet homme politique (chrétien grec-orthodoxe) du camp Hariri.

    C'est aussi Marwane Hamadé qui a confié la gestion des communications transitant par Ogero (une entreprise publique de téléphonie qui contrôle le câble sous-marin reliant Beyrouth au sud Liban) à la société israélienne Kapira, sous couvert d'une société écran française. (L'espion Milad Eid, arrêté le 3 août, travaillait chez Ogero.)

    Pendant l'agression israélienne de l'été 2006, le ministre Hamadé a en outre transmis à l'ambassadeur américano-sioniste Feltman des informations confidentielles relatives notamment à ce qu'il croyait être le lieu de séjour de Hassan Nasrallah, afin que ses amis sionistes puissent assassiner le chef de la Résistance. Dans n'importe quel autre pays du monde, une ordure de cet acabit serait fusillée séance tenante. Au Liban, il ne risque rien.

    Contrairement au traître Fayez Karam, qui n'a reçu aucun soutien ni de son parti le CPL ni de Michel Aoun, Marwane Hamadé a été protégé jusqu'au bout - en toute connaissance de cause - par le caméléon Walid Joumblatt.

  • 13 août 2010 :   Joumblatt est justement à Paris où il rencontre l'Américano-Israélien Feltman, soi-disant pour le convaincre de prendre en considération les indices récemment présentés par Nasrallah. En fait, il est plus probable que Fantômas a fait le voyage pour rendre compte à son officier traitant et recevoir de lui de nouvelles instructions. Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es...

    Comme presque chaque jour, Israël viole l'espace aérien du Liban.

    Thierry Meyssan sur le TSL  (voir vidéo 1 - à partir de 10:00)

  • 15 août 2010 :   Manœuvres militaires israéliennes près de la frontière libanaise et dans le désert du Néguev (avec la participation de 200 marines américains). Nouveau survol du Liban.

  • 19 août 2010 :  


    Côté israélien, il n'y a pas que les F-16 qui franchissent le mur du çon :



    (Passons sur le français approximatif de ce texte :
    la traduction automatique du hasbaratin hébreu présente encore des lacunes.)


  • 24 août 2010 :   Dans le quartier de Bourj Abi-Haidar (ouest de Beyrouth), une fusillade fait trois morts : deux militants du Hezbollah et un membre de l'association caritative sunnite Al-Ahbache. Les circonstances de cet "incident" sont extrêmement obscures. La presse pro-occidentale présente l'affaire comme une dispute pour une place de stationnement ayant dégénéré en affrontement religieux entre chiites et sunnites - ce qui est totalement absurde, vu que les deux organisations ne sont pas antagonistes et que tous les combats qui ont pu avoir lieu jusqu'à présent entre des hommes des deux confessions ont toujours été de nature politique et non religieuse. On sait d'ailleurs que beaucoup de sunnites soutiennent la Résistance.

    Ce que rend cet épisode particulièrement louche, c'est que les "combattants" ont fait usage non seulement d'armes automatiques mais aussi de lance-roquettes. De plus, des inconnus ont tenté de mettre le feu à une mosquée toute proche. L'enquête est en cours, mais on ne serait pas étonné d'apprendre qu'il s'agit d'une de ces innombrables provocations mises en scène par les sionistes pour susciter des conflits interreligieux au Liban - tous les moyens sont bons.

  • 29 août 2010 :   Suite aux révélations de Nasrallah du 9 août, le TSL déclare que le matériel transmis par le Hezbollah (6 DVD) est "insuffisant". Pour Daniel Bellemare, la créature de Tel Aviv à la tête du "tribunal", les images filmées par les drones israéliens de "surveillance" avant l'assassinat de Rafic Hariri sont une chose ; ce qu'il faut, ce sont des détails techniques expliquant comment le Hezbollah s'y est pris pour intercepter et décoder les communications entre les drones et les services israéliens. Autrement dit, la Résistance devrait révéler à l'Etat terroriste juif ce qu'il ignore encore à propos des moyens de défense de ses victimes. L'inimitable chutzpah sioniste ne cessera jamais de nous surprendre...

    Quoi qu'il en soit, les survols quotidiens du Liban par les drones israéliens (ne parlons pas des vols supersoniques d'intimidation) sont peut-être beaucoup moins "efficaces" que ne le pensent les gangsters de Tel Aviv. Lesquels gangsters craignent aussi que certains de leurs espions au Liban ne soient des agents doubles qui informent secrètement le Hezb. D'ailleurs, pas une semaine ne s'écoule sans que la Sécurité ne découvre de nouveaux espions ; un certain Tony Boutros, cadre d'Ogero, vient juste d'être arrêté, et avec lui un colonel de l'armée libanaise. Le Mossad aimerait bien savoir également comment le Hezbollah est parvenu à photographier plusieurs de ses agents alors qu'ils se trouvaient en compagnie de responsables libanais de la "majorité" (notamment l'ancien Premier ministre Siniora).

    Liban, nid d'espions israéliens par Gilles Munier.

  • 14 octobre 2010 :   Visite officielle du président iranien au Liban. A Beyrouth et dans le sud du pays, il reçoit un accueil triomphal - au grand dam des voyous israéliens qui ordonnent aux médias occidentaux à leur botte de parler de visite "controversée". (Dans leur jargon, cela signifie : controversée par nous, organisée sans notre consentement.) A Bint Jbeil, Ahmadinejad rend hommage à la Résistance libanaise et déclare que "les sionistes devront accepter la réalité ou retourner d'où ils sont venus". (C'est ce que la propagande pro-israélienne traduit toujours par "rayer Israël de la carte"). Le président iranien visite également le village frontalier de Maroun er Ras et la localité de Cana qui fut le théâtre de deux massacres israéliens en 1996 et en 2006, les victimes étant dans un cas comme dans l'autre des femmes et des enfants. Les holocausteurs de Tel Aviv sont furieux : ils n'aiment pas qu'on leur rappelle leurs crimes. Un ministre de la clique gouvernementale judéo-nazie a même exigé qu'on assassine Ahmadinejad pendant sa visite.

    L'Iran a beaucoup aidé à la reconstruction du Liban sud détruit par les agresseurs israéliens, même s'il est vrai que d'autres pays musulmans, comme le Qatar par exemple, ont également apporté leur contribution. L'émir de cet Etat est d'ailleurs venu dans le sud en juillet 2010 et y a été accueilli chaleureusement. Mais la solidarité de l'Iran va beaucoup plus loin que celle du Qatar : elle n'est pas seulement matérielle et financière, mais aussi politique. Le camp pro-occidental libanais n'avait pas le choix. Plutôt que de rester sur la touche, il a préféré se joindre au comité d'accueil - du moins à Beyrouth. Il reprendra ses petites manœuvres à la prochaine occasion.

    Pour la petite histoire : pendant la visite d'Ahmadinejad, un groupe de dégénérés du Likoud a tenté de lâcher, en direction du Liban, des ballons bleus et blancs aux couleurs d'Israël, certains de ces ballons étant même couverts d'excréments (une habitude de ces malades mentaux - voir Israël existe : j'ai marché dedans). Manque de chance pour ces tarés, le vent soufflait dans la mauvaise direction. Pas grave, ils ont l'habitude - en juillet-août 2006, pendant 33 jours, ils n'ont pas arrêté de pisser contre le vent... Le plus beau dans cette affaire : un certain nombre de ballons libanais et iraniens (propres) ont été lâchés du nord vers le sud et sont bien arrivés, eux, histoire de rappeler aux sionistes que la Résistance ne dort pas.

    Détail moins drôle : des hélicoptères de combat de l'armée terroriste israélienne ont survolé le sud du Liban pendant la visite. Il est bien dommage que la défense libanaise ne soit pas capable (ou n'ait pas la volonté) d'abattre ces intrus qui croient que tout leur appartient dans la région.

  • 28 octobre 2010 :   Hassan Nasrallah appelle au boycott du TSL - Depuis un certain temps, des "enquêteurs" du TSL (pseudo-tribunal sioniste contre le Liban) écument le pays pour le compte de l'Etat voyou juif et s'efforcent de récolter des informations et des données personnelles sur la population. Quelques exemples cités par le chef du Hezbollah : les espions de Tel Aviv ont demandé à voir les dossiers des étudiants des universités publiques et privées du Liban ; ils se sont fait remettre des données confidentielles des sociétés de télécommunication MTC, Alfa et Ogero ; ils ont exigé que la Direction générale des passeports leur montre les empreintes digitales en sa possession - après discussion, ils ont obtenu les empreintes de 893 Libanais ; ils ont demandé à voir les bases de données ADN ainsi que les bases de données géographiques et tout ce qui est en rapport avec les sites géographiques au Liban ; ils ont obtenu des listes d'abonnés à la société d'électricité ; enfin, ces salopards ont même tenté de se faire remettre les dossiers médicaux d'une gynécologue* dont la clinique est fréquentée par les femmes et les filles des responsables du Hezbollah !...  Et tout cela est censé avoir un rapport avec l'assassinat de Rafic Hariri...

    * Dans un autre article, Al-manar signale que des femmes présentes sur les lieux ont réussi à s'emparer de la mallette de l'un des "enquêteurs".

    Bien entendu, l'acte d'accusation anti-Hezbollah est prêt depuis longtemps et la marionnette sioniste Daniel Bellemare n'attend que le moment propice pour le présenter. Son supérieur hiérarchique, l'Américano-Israélien Jeffrey Feltman, insiste pour que la publication ait lieu avant la fin de l'année.

  • 29 novembre 2010 :   Révélations sur l'assassinat de Rafic Hariri  par Thierry Meyssan.

    Les terroristes israéliens ont utilisé un "nouveau type d'arme qui fait l'objet de recherches depuis des décennies et de compte rendus dans des revues scientifiques. En combinant des connaissances nucléaires et nanotechnologiques, on parvient à créer une explosion dont on contrôle précisément la puissance. On programme l'arme pour qu'elle détruise tout dans un périmètre donné, calculé au centimètre près..."

    "Un détail ne trompe pas : cette arme utilise une nano quantité d'uranium enrichi dont les radiations sont mesurables. Or, un passager de la voiture blindée de Rafic Hariri a survécu. L'ancien ministre Bassel Fleyhan a été transporté dans un hôpital militaire français pour y être soigné. Les médecins ont constaté avec étonnement qu'il avait été en contact avec de l'uranium enrichi. Personne n'a fait le lien avec l'attentat...."

    "Techniquement, cette arme prend la forme d'un petit missile de quelques dizaines de centimètres de long. Il doit être tiré depuis un drone. En effet, plusieurs témoins ont assuré avoir entendu un aéronef survolant la scène du crime. C'est pourquoi les enquêteurs ont demandé aux Etats-Unis et à Israël qui disposent de satellites d'observation positionnés en permanence de leur transmettre les clichés dont ils disposent. Les Etats-Unis avaient également déployé des avions AWACS sur le Liban ce jour-là. Ces enregistrements permettraient de vérifier la présence d'un drone et peut-être même de suivre son trajet. Mais Washington et Tel-Aviv - qui ne cessent d'exiger la coopération judiciaire de tous avec le TSL - ont refusé ce service."

  • 15 décembre 2010 :   Démantèlement par l'armée libanaise de deux caméras d'espionnage découvertes par la Résistance sur le mont Sannine (qui surplomble Zahlé et la Békaa) et sur le mont Barouk (dans le Chouf, au sud-est de Beyrouth). Mis en place par des agents israéliens, ces appareils télécommandés transmettaient vers l'Etat voyou les données audio-visuelles enregistrées. Le Liban a saisi le Conseil de Sécurité de l'ONU (chances de succès : moins de 0,00000000001 %).

  • 21 décembre 2010 :

    La confiance règne :


    (Source : Al-Manar)
    Le Merdkava est ce fameux char israélien indestructible
    détruit en masse par la Résistance libanaise en 2006.

  • 31 décembre 2010 :   Comme le signale le ministère des Affaires étrangères de Beyrouth, Israël a violé la souveraineté libanaise à plus de 4.000 reprises au cours de l'année 2010, soit 11 fois par jour en moyenne. Si le Liban avait violé la souveraineté israélienne ne serait-ce qu'une seule fois, la guerre aurait éclaté depuis longtemps.

    Eh oui, certains ont tous les droits, d'autres n'en ont aucun ; certains sont élus, d'autres ne le sont pas.



  • Suite... (2011)




►► Le site d'Al-Manar en français et en anglais (les articles sont parfois différents).


Mai 2010 : A Mlita (au nord de Nabatiyé), le Hezbollah ouvre un parc-musée de la Résistance consacré à la lutte armée de 1982-2000 contre l'occupation israélienne (lien vidéo). Pour la petite histoire : le professeur juif américain Noam Chomsky assiste à l'inauguration.  Lire aussi : A Mlita, le 'parc d'attractions' du Hezbollah continue d'attirer les foules (août 2010).

Juillet 2007 : Le Mystère Hezbollah - un reportage - honnête - de Jean-François Boyer pour France 5 (vidéo 55 mn).

Août 2007 au Liban : un an après la victoire sur l'armée israélienne - Interview d'Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah.

Les réseaux terroristes israéliens au Liban  par le journaliste allemand Jürgen Cain Külbel (sur le site du Réseau Voltaire).

Israël ne vit que de la guerre  par le sociologue Serge Thion : "Le retour des génocideurs au Liban est le signe qu'ils tournent en rond. Ils ne peuvent pas faire la paix puisqu'elle limiterait leurs ambitions territoriales et les obligerait sans doute à des concessions. Hors de question. Donc la seule alternative, c'est la guerre."   Mais la guerre des 33 jours pourrait bien marquer le commencement de la fin de l'Etat terroriste juif.

Hawk of Lebanon (L'Épervier du Liban)
Un hit palestinien d'août 2006 à la gloire de Hassan Nasrallah et du Hezbollah - à télécharger en MP3 - composé et interprété par Ala Abu El Haija et son groupe Firkat il-Shamal de Jénine. (97 % des Palestiniens soutiennent le Hezbollah. Beaucoup d'enfants qui naissent maintenant en Palestine reçoivent les prénoms "Hassan" ou "Nasrallah".)

Ma guerre du Liban - le carnet d'un tsahalo.

Le judéo-fasciste Alan Dershowitz, professeur de "droit" à Harvard, passe le plus clair de son temps à inventer de nouvelles "justifications" juridiques à tous les crimes israélicains : torture, camps de concentration, terrorisme d'Etat, guerres et génocides. Inutile de dire que les attaques barbares que l'Etat voyou juif a lancées contre le Liban ont procuré à ce branleur sioniste 33 jours de jouissance ininterrompue. (Un dessin de Carlos Latuff.)

Al-Manar symbole de la résistance du Hezbollah  - un dossier "équilibré" de Libanvision.com (contient des articles honnêtes et d'autres reprenant les poncifs de la propagande sioniste).

Pour comprendre le rôle joué par Fouad Siniora - avant, pendant et après la guerre :
Dans cet article du Réseau Voltaire sur les troubles relations entre l'Arabie, Israël et l'oligarchie libanaise, on apprend que "M. Siniora est le fondé de pouvoir des principales sociétés du clan Hariri, au conseil d'administration desquelles siègent - outre Saad Hariri et sa soeur Bahia - le père, le frère, les deux soeurs, l'épouse, le beau-frère etc. du Premier ministre... ainsi que le prince Abdel Aziz d'Arabie Saoudite." (Les milliardaires saoudiens sont sunnites comme Siniora et Hariri.)  Le clan Hariri contrôle notamment des banques, des compagnies d'assurance, des entreprises de BTP (Geneco) et de télécommunication, des médias (Future TV, Al-Mustaqbal, An Nahar, Radio-Orient). Il domine en matière de spéculation foncière et a mis en place un système financier qui lui permet de s'enrichir plus encore en gonflant artificiellement la dette publique. Le clan constitue un des principaux piliers de la mafiocratie libanaise.  "Le jeu politique libanais ne se joue pas, comme le prétendent nos médias, entre prosyriens et antisyriens, mais simplement entre une oligarchie organisée autour du clan Hariri, et les autres (principalement le Hezbollah)", peut-on lire sur ce blog.


I : Liban - Préparatifs - 2005-2006     II : Liban - Agression et résistance - juillet-août 2006

III : Liban - Cessez-le-feu et paix incertaine - 2006-2010     IV : Syrie - Guerre terroriste - 2011-2012     V : 2013     VI : 2014




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