LIBAN
لبنان
   

SYRIE
سوريا


- L'autre guerre israélienne -
( V )


I : Liban - Préparatifs - 2005-2006     II : Liban - Agression et résistance - juillet-août 2006

III : Liban - Cessez-le-feu et paix incertaine - 2006-2010     IV : Syrie - Guerre terroriste - 2011-2012     V : 2013     VI : 2014






2013


 LIBAN 

5 janvier 2013   19 février   2 mars   6 mars   6 avril   1er mai   10 mai   25 mai   1er juin   6 juin   11 juin

13 juin   20 juin   23 juin - Saïda   27 juin   1er juillet   10 juillet   7 août - Des tsahalos s'éclatent au Liban

22 août   14 octobre   1er décembre



 SYRIE 

2 janvier 2013   10 janvier   23 janvier   1er février   19 février   25 février   4 mars   18 mars

22 avril - Bataille de Qousseir   5 mai - Raid israélien   9 mai   11 mai - Attentat de Reyhanlı

14 mai   22 mai   29 mai   1er juin - Istanbul fait un peu oublier Damas   6 juin   11 juin   17 juin

Le "courage" de Poutine   25 juin   9 juillet   16 juillet   23 juillet

30 juillet - Komplo teorisi, amnezi, şizofreni   21 août - Guerre médiatico-chimique dans la Ghouta

26 août   28 août   29 août   31 août   Qui sont les pires ordures ?   3 septembre   7 septembre

10 septembre   12 septembre   14 septembre   15 septembre   19 septembre   29 septembre

22 octobre   11 novembre   16 décembre






Le Liban


La Syrie

Syrie - carte détaillée  (178 ko)

Nord du Liban  (41 ko)
+ centre-ouest de la Syrie
(Homs, Rastane, Houla, Tartous)

Axe Damas-Homs  (50 ko)

Région située au nord d'Alep  (40 ko)

Golan annexé et Liban sud occupé
Source : Le Monde Diplomatique
(février 2000 - 84 ko)

Sud du Liban - carte détaillée  (148 ko)

Liban sud - Zone frontalière israélienne - Fermes de Chebaa
(Source : Wikipédia - 123 ko)

Le Litani  (33 ko)

Israël / Palestine - partie nord
(Source : Le Guide du Routard - 98 ko)





 LIBAN 

  • 5 janvier 2013 -  De grandes quantités d'armes distribuées aux miliciens de Tripoli. Les fauteurs de guerre réarment les milices salafistes et hariristes de Bab el Tabbaneh en vue d'une prochaine reprise des combats - voir aussi page précédente à partir du 11 février 2012.

  • 10 janvier 2013 - 


    C'est ce qu'on appelle le réchauffement climatique...


  • 24 janvier 2013 -  Joumblatt : L'Amérique veut détruire la Syrie pour édifier le Nouveau Moyen-Orient  (sur le site d'Al-Manar) :

    "Certains Etats influents contribuent à l'instabilité de la région... Des Etats, Israël en tête, voient un intérêt dans la guerre en Syrie. Le problème, c'est que les Etats-Unis ne sont pas intéressés par la paix et ils veulent détruire la Syrie pour édifier le nouveau Moyen-Orient. Pour y parvenir, il faut semer le chaos afin qu''Israël soit le chef d'orchestre de cette situation..."

    Le leader druze, connu pour sa politique de caméléon, est selon l'humeur du jour pour ou contre le gouvernement libanais, pour ou contre la Syrie (voir page précédente Liban - 16 février 2012), pour ou contre le camp américano-sioniste. Il semblerait que sa lucidité s'améliore chaque fois qu'il oublie de prendre les médicaments prescrits par son psychiatre israélien, le Dr Feltman.

  • 1er février 2013 -  A Ersal, un village proche de la frontière syrienne, les rats islamistes de "l'ASL" qui infestent le nord du Liban tendent une embuscade à l'armée libanaise et tuent deux militaires, dont un colonel - détails.

  • 14 février 2013 -  A l'occasion du huitième anniversaire de l'assassinat de Rafic Hariri par le Mossad, son ordure de fils, Saad Hariri, chef du bloc américano-sioniste au Liban, couvre les assassins de son père comme il l'a toujours fait depuis 2005, et fait porter le chapeau au Hezbollah.

    La campagne interna-sion-ale contre le parti chiite s'accentue d'ailleurs de jour en jour. Afin d'obtenir de l'Union Européenne qu'elle place le Hezb dans la liste des organisations "terroristes", les tireurs de ficelles l'accusent de nouveau d'être responsable de l'attentat de Bourgas de juillet 2012. Cette "piste" avait été évoquée après l'attentat, puis abandonnée ou oubliée. L'objectif est bien entendu d'affaiblir sérieusement le principal adversaire libanais de l'hégémonie israélienne. L'attaque par "TSL" interposé ne semble pas fonctionner comme on le voudrait ; il fallait donc trouver autre chose. De temps à autre, on prétend également que le Hezbollah détient des armes chimiques (voir plus bas Syrie 30 janvier 2013), qu'il envoie ses milices combattre les "insurgés syriens" et qu'il "bombarde au canon et aux obus de gros calibre le territoire syrien à partir du territoire libanais" après avoir "déclaré une guerre ouverte contre le peuple syrien" (lu dans L'Orient Le Jour du 18 février).

    Si le Hezbollah est officiellement classé comme "terroriste" par les suppôts du terrorisme, il sera - peut-être - plus facile de l'exclure de la vie politique libanaise. Des élections législatives sont prévues pour juin 2013, et il serait bon pour Israël et ses créatures que le parti de Nasrallah, mis hors-la-loi, ne soit plus présent dans le prochain gouvernement.

    Un autre moyen d'arriver à cet objectif consisterait à réformer la loi électorale, ce que certains s'efforcent de faire sous couvert d'adopter la proportionnelle. Mais chacun sait que la vraie proportionnelle, c'est-à-dire l'abandon des critères confessionnels (50 % de chrétiens et 50 % de musulmans à tous les niveaux) n'est pas pour demain car le Hezbollah n'y perdrait rien, bien au contraire... (Voir Elections 2009)

  • 19 février 2013 -  Une commission parlementaire adopte une réforme électorale qui doit être soumise à l'Assemblée. Appelée "projet orthodoxe" car présentée par les députés de confession gréco-orthodoxe, elle prévoit l'élection par chaque communauté religieuse, à la proportionnelle "intégrale" (c'est-à-dire dans une circonscription unique propre à cette communauté), des députés auxquels elle a droit. Les affrontements politiques entre les deux camps libanais (patriotes et pro-américains) auraient donc lieu en vase clos à l'intérieur de chaque groupe confessionnel sans marchandage préalable pour la composition des listes. On porterait le nombre total de députés de 128 à 134, en modifiant légèrement le nombre de sièges attribués à chaque communauté. Chiites, sunnites et druzes auraient chacun un député de plus. Côté chrétien, les grecs-catholiques auraient un siège supplémentaire et les syriaques (orthodoxes ou catholiques) obtiendraient deux sièges, alors que jusqu'à présent ils devaient s'arranger avec les autres groupes orthodoxes ou catholiques.

    Apparemment concoctée dans l'espoir que le Hezbollah la refuserait et s'en trouverait isolé, cette réforme a été approuvée par lui. Un coup pour rien, donc...

    CHRÉTIENS MUSULMANS
    Confession Nb de sièges
    2009
    Nb de sièges
    2013
    Confession Nb de sièges
    2009
    Nb de sièges
    2013
    Maronites 34 34 Chiites 27 28
    Grecs-orthodoxes 14 14 Sunnites 27 28
    Grecs-catholiques 8 9 Druzes 8 9
    Arméniens 6 6 Alaouites 2 2
    Syriaques 0 2      
    Anglicans et autres 2 2      
    Total
    Chrétiens
    64 67 Total
    Musulmans      
    64 67

    Le projet est soutenu par l'ensemble des groupes chrétiens (y compris les rivaux Aoun et Geagea)* ainsi que par les chiites (Hezbollah et Amal). Y sont opposés les sunnites de Hariri** et les druzes de Joumblatt, probablement parce qu'ils craignent de perdre certains avantages offerts par le mode électoral existant. Comme on peut le voir, l'approbation ou le rejet de cette réforme ne dépend pas des alliances politiques en vigueur. Il est possible que les clivages actuels s'en trouvent ébranlés (Hariri aurait reproché à Geagea son "coup de poignard dans le dos").

    * Mais pas par le président de la République Michel Souleïmane (maronite), qui est tenu de par ses fonctions de rechercher le consensus.

    ** Après leur défaite en commission, les députés du parti de Saad Hariri, homme d'Israël s'il en est, déclarent sans rire : "C'est un projet suicidaire pour le Liban... Cette loi est un cadeau idéal pour l'ennemi israélien..."  Quant à Najib Mikati, Premier ministre sunnite et en principe allié d'Aoun et de Nasrallah, il ne se prononce pas clairement sur le projet mais semble y être opposé.


    Quoi qu'il en soit, il ne peut être question de "proportionnelle intégrale". On n'a pas supprimé les quotas confessionnels, au contraire on les a cimentés. Le partage 50-50 entre chrétiens et musulmans ne correspond plus depuis longtemps à la réalité démographique. Il devrait être de 25-75 (voir le tableau 3 de 2009). Mais y toucher signifierait mettre le feu aux poudres.

  • 2 mars 2013 -  Le projet orthodoxe de réforme électorale fait l'objet de vives discussions. Bien qu'il ait toutes les chances d'être adopté s'il est mis aux voix au Parlement, ses adversaires (Hariri-Joumblatt-Souleïmane) exigent un "compromis" qu'Aoun et Nasrallah accepteront peut-être pour éviter d'aggraver une situation déjà passablement explosive. Les dirigeants des deux principales forces du camp patriotique ont de toute façon laissé entendre qu'ils étaient plutôt pour une proportionnelle intégrale avec circonscription unique dans tout le pays et sans confessionnalisme électoral.

    Sauf erreur, c'est la première fois qu'on entend dire qu'Aoun et Nasrallah soutiennent cette formule. Laquelle serait véritablement révolutionnaire et aurait pour conséquence logique de remettre en cause les autres arrangements : stricte parité chrétiens-musulmans au niveau parlementaire et gouvernemental, dogme du président de la République chrétien, du Premier ministre sunnite et du président de la Chambre des députés chiite, etc... Tout cela est encore moins réalisable à l'heure actuelle que le projet orthodoxe.

    Le Liban doit affronter des problèmes plus graves que la pomme de discorde électorale :

    ■ A Saïda, le cheikh salafiste Ahmed Al-Assir (voir page précédente Liban - 1er juillet 2012 et 12 novembre 2012) continue de mener sa guerre privée contre le Hezbollah et l'armée libanaise, encouragé en cela par ses sponsors étrangers.

    ■ Tripoli et le nord sont de plus en plus infestés de rats islamistes qui veulent faire du Liban une seconde Syrie.

    ■ A la prison de Roumieh (nord-est de Beyrouth) des détenus islamistes ont organisé une mutinerie et pris en otages des gardiens des Forces de sécurité intérieure FSI.  Pas très nouveau, il est vrai, les salafistes font pour ainsi dire la pluie et le beau temps dans cette prison (voir page précédente Liban - 17 octobre 2012).  Face à cette recrudescence, même le très pro-occidental L'Orient Le Jour parle d'une "action islamiste coordonnée à travers tout le Liban" - mais sans préciser qui est derrière, logique...

    ■ Le FrontPage Magazine de l'ultra-sioniste David Horowitz (on peut y voir une pub pour un livre qui nous explique Pourquoi Israël est la victime) confirme ce dont on se doutait : les terroristes d'Al-Nosra (qui ne sont pas syriens comme l'admet l'auteur de l'article, Daniel Greenfield) arrivent en grand nombre au Liban pour y combattre le Hezbollah. Naturellement, le propagandiste juif ne dit pas pour qui roulent ces "rebelles d'Al-Qaïda". Il a bien trop à faire en recopiant les slogans des hasbaratineurs de Tel Aviv : que le Hezbollah est un groupe sectaire et violent qui intervient en Syrie, qu'il y a une guerre de religion en Syrie et au Liban, que les frontières au Moyen-Orient sont "largement hypothétiques" (pas comme les frontières d'Israël), que les islamistes s'efforcent d'obtenir des armes et de l'argent du Qatar (ce qui bien sûr n'est pas encore le cas) et - la meilleure - que le "casseur islamiste turc Erdoğan" pousse Assad (et le Hezbollah) à attaquer Israël.

    ■ Les réfugiés syriens affluent au Liban sans qu'il soit possible de distinguer les vrais des faux (voir point précédent), ni même de savoir combien ils sont au juste. Il est question de 900.000* personnes (pour une population totale de moins de 5 millions - c'est comme s'il y avait 12 millions de réfugiés en France). La plupart de ces personnes déplacées se trouvent dans le Akkar et la Békaa (régions proches de la frontière syrienne, dans le nord et l'est du Liban). Il est évident que cela pose un problème sécuritaire pour le Hezbollah, et c'est là probablement le but de la manœuvre. Les comploteurs américano-sionistes s'efforcent de couper les voies de communication de l'organisation chiite entre la Békaa et Beyrouth et entre Beyrouth et le sud.

    * Probablement très exagéré. Certaines sources parlent de 336.000 personnes.

    ■ Le trafic d'armes et le soutien ouvert aux terroristes qui ravagent la Syrie, continue de plus belle avec la complicité ou les encouragements de leaders politiques de l'opposition (Hariri, Geagea) comme de la majorité (Joumblatt), et ce malgré la neutralité de façade affichée par tous.

    ■ Les autres armes politiques anti-Hezbollah sont de plus en plus souvent évoquées. Shimon Pérès, chef terroriste et criminel de guerre israélien, s'apprête à faire la tournée des capitales européennes "dans le but de convaincre l'UE d'inscrire le Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes".

    ■ La coalition gouvermentale est coupée en deux (Aoun et Nasrallah d'un côté, Joumblatt et Mikati de l'autre). Chacun veut gagner du temps en attendant les élections de juin et la formation probable d'une nouvelle coalition.

    ■ Si le "régime" syrien était déjà tombé (la chose était prévue pour 2011), la guerre civile libanaise aurait repris depuis longtemps. L'objectif israélien, au Liban comme en Syrie, reste le morcellement ethnico-religieux avec mise en place de "gouvernements" fantoches et, bien sûr, l'annexion pure et simple de certains territoires (dans un souci de protec-sion).

  • 6 mars 2013 -  Joumblatt déclare : "Je suis avec le Front Al-Nosra contre le régime syrien..."  Le message est clair.

  • 7 mars 2013 -  Le Mossad aux Emirats arabes unis (Al-Manar) :

    "Le régime émirati vient de débuter l'expulsion de milliers de musulmans chiites sur ordre direct du Mossad. Les experts israéliens ont vivement conseillé aux responsables émiratis de mettre à la porte les travailleurs et les techniciens chiites. Des milliers de Pakistanais, d'Afghans, d'Irakiens et de Libanais sont concernés par ces expulsions... Les Libanais qui veulent y échapper doivent fournir des informations sur le Hezbollah..."

    "Les autorités réclament un compte-rendu détaillé sur le nombre d'habitants des villages du Sud, de la Békaa et de la banlieue sud de Beyrouth, les noms des personnes membres du Hezbollah, du mouvement Amal et de l'armée libanaise, des photos des bureaux et sièges du Hezbollah dans les régions libanaises. Les autorités proposent également aux Libanais d'espionner leurs compatriotes résidant aux Emirats ou encore de travailler au Liban à la collecte d'informations sur les régions où le Hezbollah est présent, en échange d'un salaire de 3.000 à 4.000 $ par mois..."

  • 10 mars 2013 -  Comme si elle s'était inspirée de la récente découverte de matériel d'espionnage israélien dans l'île d'An-Namel près de Tartous, (voir plus bas Syrie - 7 mars 2013), la chaîne Radio Liban "Libre" annonce que "le Hezbollah possède un réseau d'écoutes ultrasophistiqué qu'il a développé récemment. Il a créé des stations dans certaines régions du Mont-Liban et parsemé le territoire de petits radars reliés à un opérateur central. Une partie des informations glanées sur le réseau de téléphone fixe ainsi que sur les réseaux de téléphonie mobile est aussitôt envoyée en Iran..."  Pas en Corée du Nord ?...

    Un détail qui explique beaucoup de choses : Radio Liban "Libre" appartient à la famille maronite Gemayel, une des plus riches du Liban. C'est Béchir Gemayel qui a fondé la station en 1978. Il a d'ailleurs fondé pas mal d'autres choses, dont la milice des Forces libanaises (FL), en 1976. Président de la République pendant trois semaines en août-septembre 1982 (pendant la guerre civile et l'invasion israélienne), il a été assassiné par des inconnus. Deux jours plus tard, pour le "venger", sa milice a perpétré, conjointement avec les Phalanges dont elle est un avatar, les massacres de Sabra et Chatila (3.500 femmes, enfants et vieillards palestiniens assassinés), le tout étant coordonné avec l'occupant israélien (général Sharon) - voir la page Liban I - chronologie Liban.

    Samir Geagea, aujourd'hui chef du parti FL, était trente ans plus tôt chef de la milice du même nom ; on vous laisse deviner quel rôle il a joué en 1982. Dans les années 1990, Fafa Geagea a été condamné trois fois à la peine de mort pour divers attentats et meurtres politiques (mais pas pour Sabra et Chatila). Il a bien entendu été très vite amnistié.

  • 14 mars 2013 -  En marge de l'élection du nouveau pape de Rome, quelques détails sur les Eglises libanaises unies au Vatican :

    ■ Eglise maronite : unie à Rome depuis sa fondation vers l'an 400, représentée au conclave par son chef, Mgr Béchara Raï, qui porte le titre de "Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient". Antioche (Antakya, dans le sud de la Turquie) fut autrefois un grand centre de l'Empire romain et de la chrétienté orientale. Aujourd'hui, le patriarche maronite réside à Bkerké, au nord de Beyrouth.

    ■ Eglise grecque-catholique melkite : unie à Rome depuis 1724, non représentée au conclave. Le primat de cette Eglise, Grégoire III Laham, "Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem", réside à Damas et à Raboueh, près de Beyrouth.

    ■ Eglise catholique syriaque : unie à Rome depuis 1662, non représentée au conclave. Le primat de cette Eglise, Ignace Joseph III Younan, "Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient des Syriens", réside à Beyrouth.

    ■ Eglise catholique arménienne : unie à Rome depuis 1740, non représentée au conclave. Le primat de cette Eglise, Nersès Bédros XIX Tarmouni, "Catholicos-Patriarche de Cilicie des Arméniens", réside à Beyrouth. (La Cilicie est une région du sud de la Turquie, face à l'île de Chypre. Un royaume arménien de Cilicie a existé entre le 11ème et le 14ème siècle.) L'Eglise catholique arménienne du Liban n'a aucun rapport avec l'Eglise apostolique d'Arménie, indépendante depuis le 7ème siècle.

    Bien que les chrétiens ne soient plus très nombreux aujourd'hui dans la région d'Antioche, la ville est la résidence virtuelle de nombreux patriarches. Outre les trois catholiques mentionnés plus haut, on compte aussi le chef de l'Eglise grecque-orthodoxe d'Antioche ("Patriarche de la grande cité de Dieu, Antioche, de Syrie, d'Arabie, de Cilicie, d'Ibérie, de Mésopotamie et de tout l'Orient") et celui de l'Eglise syriaque orthodoxe ("Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient"). Ces deux derniers résident en réalité à Damas.

    Les autres Eglises orientales (non libanaises) représentées au conclave de Rome sont l'Eglise copte d'Egypte (avec le Patriarche d'Alexandrie Antonios Naguib) et les Eglises catholiques syro-malabare et syro-malankare du Kérala, en Inde (avec Mgr Alencherry et Mgr Cleemis). L'Eglise catholique chaldéenne d'Irak et les Eglises grecques-catholiques ukrainienne et roumaine auraient pu être représentées si leurs chefs n'avaient pas été frappés par la limite d'âge (80 ans).

  • 18 mars 2013 -  A propos des répercussions de la guerre de Syrie sur le Liban, voir plus bas.

  • 22 mars 2013 -  Démission du Premier ministre Najib Mikati. Son gouvernement comprenait des représentants du 8-Mars (Hezbollah, CPL d'Aoun et autres) ainsi que des hommes de Joumblatt, de Mikati lui-même et du président Souleïmane. Il était en place depuis le 13 juin 2011 mais ses diverses composantes étaient très divisées sur la Syrie (notamment Joumblatt, depuis un an) et sur la réforme électorale (depuis quelques semaines - voir plus haut 19 février 2013).

    Le départ de Mikati intervient au moment où à Tripoli, la ville dont il est originaire, les combats reprennent entre miliciens hariristes et salafistes, d'une part, et forces patriotiques et prosyriennes, d'autre part.

    La question est maintenant de savoir si les élections auront lieu en juin, et sur quelles bases (ancienne loi ou loi réformée). Pour des raisons obscures, le Parlement n'a pas encore été invité à se prononcer sur le projet orthodoxe, pourtant soutenu par une majorité de députés. Les tractations internes et les pressions extérieures vont bon train, mais il est très difficile, pour ne pas dire impossible, d'y voir clair. Toutefois, il ne fait aucun doute que certains voudraient transformer la crise politique en explosion militaire. On sait que dans les années 1970-80, la guerre civile suscitée par Israël avait débouché sur une invasion directe - détails. On a l'impression que l'Etat terroriste juif privilégie, pour sa prochaine agression contre le Liban, une situation de chaos généralisé où tout le monde se bat contre tout le monde, plutôt qu'un affrontement direct avec le Hezbollah d'où la résistance sortirait une nouvelle fois victorieuse.

  • 6 avril 2013 -  Le Parlement nomme un nouveau Premier ministre : Tammam Salam. Allié de Hariri mais soutenu par le Hezbollah et le CPL d'Aoun, Salam fait quasiment l'unanimité (124 voix sur 128). Reste à former le gouvernement, qui devrait en principe être un gouvernement d'union nationale.

    La question de la réforme électorale n'a pas été abordée par le Parlement, mais tous les partis chrétiens ont déclaré vouloir l'abolition de l'ancienne loi de 1960.

  • 8 avril 2013 -  Deux citations intéressantes :

    1) du leader druze libanais Walid Joumblatt : "Les druzes syriens pro-régime méritent la mort." (source : Al-Manar)

    2) de Michel Aoun : "M. Joumblatt est mentalement instable." (source : Sawt Beirut)

  • 22 avril 2013 -  Sur l'action du Hezbollah en Syrie, voir plus bas : Syrie - 22 avril

  • 25 avril 2013 -  Trois articles d'Al-Manar qui illustrent la détérioration croissante de la situation sécuritaire au Liban comme conséquence de la guerre menée contre la Syrie :

    1)  Le Hezbollah fera face aux appels au djihad en Syrie d'une manière professionnelle

    Les cheikhs salafistes Ahmed Al-Assir de Saïda (voir plus haut 2 mars) et Salem Al-Rafeï de Tripoli appellent à la "guerre sainte" contre le Hezbollah si celui-ci ne met pas fin à son intervention à Qousseir - laquelle intervention n'est que la conséquence de l'intervention étrangère (Syrie - 22 avril).  "Le Hezbollah considère ces appels comme une annonce officielle de ce qui se passait discrètement depuis un certain temps..."  Si les attaques islamo-terroristes contre le parti chiite sont encore discrètes, la guerre entreprise depuis le nord du Liban contre la Syrie l'est beaucoup moins.

    2)  La barbarie des miliciens en Syrie atterrit au Liban

    "Du jamais vu même pendant la guerre civile : les Libanais et surtout les Tripolitains sont sous le choc des images diffusées par la télévision libanaise New TV, montrant un ressortissant syrien traîné la corde au cou dans les rues de Tripoli sur plus de trois kilomètres, avec d'horribles traces de torture, sur le visage surtout..."

    3)  Le parti du Futur s'attaque aux forces de sécurité

    A Tripoli, le député Mouïn Merhebi (sunnite du parti de Saad Hariri) sort sa kalach et tire en l'air pour se frayer le passage à un point de contrôle des FSI (Forces de sécurité intérieure). Il essaie de s'emparer d'un véhicule militaire et de démanteler le barrage sécuritaire. Mais comme il est ivre (fameux musulman !) les FSI n'ont aucun mal à le maîtriser.

  • 28 avril 2013 -  "Tout être sensé reconnaîtra que le pouvoir* libanais est en grande partie responsable des dangers auxquels le pays est confronté aujourd'hui. Les fausses hésitations des dirigeants* visaient en fait à couvrir leur connivence et leur complicité, qui répondaient à des demandes étrangères de fermer les yeux sur ce qui se passait le long des frontières et au Liban-Nord. Cette politique a conduit à la paralysie de l'Armée libanaise qui a été poussée à démissionner de son rôle de gardienne de la souveraineté nationale et de protectrice des frontières."  (Pierre Khalaf - Réseau Voltaire).

    * Bien qu'au gouvernement depuis juin 2011, le Hezbollah, le CPL d'Aoun et leurs alliés du 8-Mars n'y sont pour rien, contrairement au président Souleïmane, au Premier ministre démissionnaire Mikati et au cinglé Joumblatt (fan d'Al-Nosra).

  • 1er mai 2013 -  Histoire de prouver que son compère Joumblatt n'est pas le seul cinglé de la "classe" politique libanaise, Saad Hariri déclare :  "Nasrallah veut effacer le Liban de la carte politique, il est en train de conduire le pays vers la destruction."

    Le milliardaire Saad Saoud Hariri (sujet saoudien) est mal placé pour donner des leçons de patriotisme à qui que ce soit. Cette marionnette manipulée par les assassins de son père fait beaucoup plus chaque jour pour détruire le Liban, que Nasrallah ne pourrait le faire en dix siècles s'il en avait l'intention. D'ailleurs, on sait d'où vient l'expression "effacer de la carte" : dis-moi qui écrit tes discours, je te dirai qui tu es...

  • 2 mai 2013 - Faut quand même pas dékouaneh...

    Le parti sodomite part à l'assaut du Liban. A Beyrouth, quatre pédés et trois tordus, dont on ne sait au juste s'ils sont libanais ou "importés" (comme leurs homo-logues agissant en Tunisie), protestent en présence d'une douzaine de photographes contre les zomophobes de Dékouaneh, localité chrétienne située au nord de la capitale. La municipalité de cette ville a osé fermer une boîte de nuit où se produisaient des travelos. Oh là là ! le scandale...

    La soi-disant ONG "Helem" (Rêve), qui a organisé la "manifestation" de Beyrouth, est téléguidée et financée depuis l'étranger, notamment par des anglophones "anonymes" de Montréal, un peu à la manière des "ONG" occidentales qui sévissent à Moscou. NED, USAID et Soros ne sont pas loin.

    On sait que le lobby innommable utilise activement le levier homosexuel pour détruire la société (dossier). Dans les pays occidentaux, le processus est déjà très avancé ; dans le monde arabo-musulman, on en est tout juste aux balbutiements, et encore...  Le Liban, pays ouvert, semble offrir tous les avantages pour un début fracassant. Si l'on parvient à imposer la révolu-sion enculturelle aux chrétiens et aux musulmans libanais, tous les espoirs sont permis partout ailleurs.



    En attendant, les pédales de Beyrouth louchent avec envie en direction de leurs copines israéliennes, françaises, anglaises, américaines et autres

    Les habitants de Dékouaneh, eux, ont organisé une manifestation de soutien au président de la municipalité - et ils étaient nettement plus nombreux que les excités de la jaquette. Le premier de tous les "droits de l'homme" est le droit de préserver sa culture et sa civilisation, le droit de dire non à la perversion et à la décadence imposées de l'extérieur.

  • 10 mai 2013 -  Les attaques verbales contre le Hezbollah se multiplient depuis que le parti chiite parle ouvertement de son aide à la résistance syrienne dans la région de Qousseir (voir plus bas : Syrie - 22 avril) et prochainement dans le Golan (Syrie - 9 mai).

    Le président libanais Michel Souleïmane, à l'occasion d'une rencontre avec Amr Moussa (le porte-voix du Qatar à la tête de la Ligue arabe jusqu'en juillet 2011), exige du Hezbollah "qu'il mette ses armes à la disposition de l'armée libanaise pour défendre le pays contre toute agression israélienne". Le problème, c'est que, par la faute de Souleïmane et de quelques autres, l'armée libanaise est paralysée et incapable d'accomplir sa mission (Liban - 28 avril).

    La résistance à l'agression israélienne est le cadet des soucis du président libanais. Il l'a souvent prouvé (Syrie - 19 mars). Il le prouve encore ces jours-ci, après le raid sioniste dans les environs de Damas (Syrie - 5 mai), pour lequel les avions de l'Etat terroriste juif ont survolé le Liban sans attirer l'attention de Souleïmane. Mais même sans attaque, l'aviation israélienne viole jour après jour l'espace aérien libanais. Aujourd'hui même, comme le signale L'Orient Le Jour, "elle a survolé le territoire et opéré de nombreux raids fictifs au-dessus des villages de Marjeyoun, Khiam, Arkoub, Nabatiyeh et dans l'Iklim el-Touffah. Parallèlement, un avion espion de type M.K. survolait toutes les régions du Liban-Sud et de la Békaa-Ouest..." Tout cela sans que le président libanais daigne remuer le petit doigt. S'il fallait se fier à lui pour faire face à Israël, il y a belle lurette que le Liban n'existerait plus en tant qu'Etat.

    En ce qui concerne les armes, personne n'a jamais entendu Souleïmane exiger des milices salafistes qui infestent le nord du Liban, avec l'aide ou la complicité de Hariri, Geagea et Joumblatt, qu'elles mettent ces armes à la disposition de l'armée libanaise.

    Non seulement Souleïmane ne soutient pas la résistance, ce qu'avait fait son prédécesseur Emile Lahoud, il la diffame et s'efforce de la désarmer. En agissant ainsi, il se conforme aux ordres de ses sponsors occidentaux. Sa prétendue "neutralité" ou "distanciation-dissociation" vis-à-vis de Damas consiste en fait à contrer toute expression de solidarité du Hezbollah ou de ses alliés du 8-Mars envers le gouvernement légal et légitime de la Syrie.

  • 15 mai 2013 -  Cédant aux pressions de ses alliés politiques du 14-Mars, Samir Geagea brise le consensus chrétien qui régnait autour du projet de loi électorale orthodoxe (voir plus haut 19 février). On ignore quand les élections auront lieu et selon quelles modalités.

    Pour ce qui est du nouveau gouvernement (à mettre en place avant ou après les élections ?), on piétine également. Bien que désigné à l'unanimité, le futur Premier ministre Tammam Salam (6 avril) essaie d'imposer un cabinet de technocrates "neutres", c'est-à-dire entièrement acquis au camp pro-américain. Le Hezbollah, le CPL d'Aoun et leurs alliés n'en veulent pas. Ils réclament un gouvernement d'union nationale dans lequel ils disposeraient d'une minorité de blocage d'un tiers.

  • 20 mai 2013 -  A Tripoli, les rats islamistes ou leurs complices locaux tuent deux soldats de l'armée libanaise et en blessent six autres. Bien que cette armée ne fasse pas grand-chose pour protéger le pays (voir un peu plus haut - 10 mai), elle n'en est pas moins la cible des salafistes. Ces derniers la considèrent un peu comme un ersatz de l'armée syrienne qui leur inflige de lourdes pertes de l'autre côté de la frontière (mais sans parvenir à les vaincre).

    Suite à l'attaque contre l'armée libanaise, les affrontements reprennent à Tripoli, faisant au moins sept morts. Le camp antisyrien, de Hariri à Erdoğan, continue de taper sur le Hezbollah. Le premier prétend que "l'intervention du Hezb à Qousseir est un crime". Il oublie son intervention à lui : 18 de ses miliciens viennent justement de se faire pincer en Syrie, et ce ne sont pas les premiers. Quant à Erdomuche, qui lui aussi "dénonce l'intervention étrangère du Hezbollah", il intervient lui-même cent fois plus en Syrie depuis déjà deux ans. Apparemment, ces deux crétins ont pris des cours de chutzpah auprès de leurs patrons israéliens, et ils ont bien appris leur leçon...

  • 22 mai 2013 -  François Hollande (le Mahmoud Abbas français, comme dit Alain Soral) demande à l'Union Européenne d'inscrire la branche armée du Hezbollah sur la liste des groupes terroristes. Branche armée ou branche politique, pour l'UE c'est la même chose : voir les précédents de l'ETA basque et de l'IRA irlandaise. Motif de la démarche de Flanby : "Le Hezbollah a rompu un accord en intervenant dans le conflit syrien."  Quel accord ? Probablement celui passé l'autre jour entre Israël et le lobby sioniste.

    Etant donné que d'autres satellites européens de l'Etat voyou juif demandent la même chose (notamment la Grande-Bretagne), l'issue de la procédure ne fait guère de doute.

  • 23 mai 2013 -  Les affrontements armés se poursuivent à Tripoli. On compte déjà 17 morts et 150 blessés en quatre jours. Jusqu'au 26 mai, il y aura 31 morts.

  • 25 mai 2013 -  Discours de Hassan Nasrallah à l'occasion du 13ème anniversaire de la victoire de la Résistance sur l'envahisseur israélien :

    ■  Le chef du Hezbollah déplore que l'Etat libanais n'ait rien entrepris pour faire face au régime de Tel Aviv. L'armée nationale est sous-équipée et les Américains ont mis leur veto à la livraison d'armes défensives susceptibles de gêner Israël. L'Etat libanais n'a jamais essayé de mettre fin à cette situation. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que la défense repose presque entièrement sur le Hezbollah et ses alliés.

    ■  Mais "un Etat faible vaut mieux que le vide et le chaos". Le parti chiite se résigne donc à ce que les élections aient lieu éventuellement selon l'ancienne loi. [Le projet orthodoxe était une initiative purement chrétienne (19 février). Dans la mesure où Geagea a changé d'avis (15 mai), le Hezbollah, qui soutenait le projet, ne se sent pas vraiment concerné.]

    ■  La résistance de la Syrie face à l'agression étrangère est de la plus haute importance pour le Liban. L'islamisme importé menace aussi les sunnites libanais opposés à Assad. Le Hezbollah continuera de défendre la Syrie, y compris militairement. Il est capable, s'il le faut, de mobiliser des dizaines de milliers de combattants...

    ■  Un détail sans rapport direct avec la situation au Liban et en Syrie : Nasrallah révèle au détour d'une phrase que le Hezbollah, dans les années 1990, a "envoyé des frères en Bosnie-Herzégovine pour combattre aux côtés des Bosniaques". Et il ajoute : "C'est la première fois peut-être que je l'évoque..."

    Cette précision apparemment secondaire est en fait révélatrice des limites - pour ne pas dire des œillères - de l'idéologie du Hezbollah. Non seulement les responsables de ce parti, à commencer par Nasrallah lui-même, n'ont pas compris la véritable signification des "printemps arabes" de 2011 (ils ne sont pas les seuls) ; leur aveuglement est antérieur à cette date et surtout bien plus grave, puisqu'ils ont aidé leurs ennemis à anéantir la Yougoslavie indépendante, n'hésitant pas à combattre côte à côte avec les islamistes pro-saoudiens qui saccagent aujourd'hui la Syrie et le Liban (Ben Laden, encore en vie à l'époque et actif pour ses amis de la CIA, y avait envoyé ses troupes).

    Il faut toutefois reconnaître que pour un Libanais d'il y a vingt ans, la situation globale dans les Balkans était très difficile à démêler. Israël n'y jouait en apparence qu'un rôle très réduit, voire quasiment aucun, et même les Etats-Unis (président Clinton) n'étaient pas très chauds dans cette affaire surtout animée par l'Allemagne fraîchement réunifiée et le Vatican du pape polonais. Entre-temps, cependant, le Hezbollah devrait avoir compris que Milosevic était exactement le même genre de "monstre" que Nasrallah, et que l'Empire a prévu pour le leader de la résistance libanaise un sort semblable à celui du chef de la résistance yougoslave.  On veut démembrer la Syrie et le Liban comme on a démembré la Yougolavie...

  • 26 mai 2013 -  Deux roquettes frappent la banlieue sud de Beyrouth (un bastion du Hezbollah) et font au moins quatre blessés. Les rats islamistes et leurs soutiens hariristes veulent créer dans la capitale une situation analogue à celle de Tripoli.

  • 28 mai 2013 -  Trois soldats libanais assassinés par les terroristes à Ersal, près de la frontière syrienne.

    Al-Manar : Une chambre noire derrière la campagne de dénigrement contre l'Armée libanaise ("chambre noire" au sens d'officine occulte) :

    "Que certains se comportent avec l'armée comme s'il s'agissait d'une institution ennemie, et que d'autres tentent de l'assassiner à travers une campagne de dénigrement pour lui retirer son cachet national et donner des couleurs sectaires à ses unités et ses brigades, n'est pas le fruit d'une réaction impulsive. Cela nous pousse à nous poser les questions suivantes : A qui profite cette campagne et quels objectifs sert-elle ?  Son but est-il de couronner le vide gouvernemental et parlementaire, et le quasi-vide présidentiel, par une paralysie militaire et sécuritaire ?  Y a-t-il des chambres noires chargées de cloner le climat de division qui a frappé l'institution militaire en 1975, et qui a provoqué à l'époque la chute du Liban ?...  Le but de cette campagne est-il de contraindre l'armée à quitter le Liban-Nord et les frontières avec la Syrie pour transformer ces régions en ponts pour le passage du ravitaillement aux groupes syriens, surtout que la présence actuelle de l'armée gêne les mouvements de ces groupes ?..."

    A défaut de pouvoir s'emparer de l'armée pour la mettre à leur service, les américano-sionistes libanais font tout pour la neutraliser et la rendre encore plus inefficace. Et ces gens-là voudraient que le Hezbollah renonce à ses armes !... (10 mai)


    Sur le sort commun de Qousseir et Hermel, voir plus bas Syrie - 28 mai.

  • 31 mai 2013 -  Faute d'accord sur le mode de scrutin, le Parlement reporte les élections et proroge son mandat législatif de 17 mois, c'est-à-dire jusqu'en novembre 2014. 97 des 128 députés approuvent cette mesure, le CPL de Michel Aoun s'y oppose. A Bruxelles, l'UE "déplore que les élections ne se tiennent pas à la date prévue" - non, mais de quoi j'me mêle !...

  • 1er juin 2013 -  Une vingtaine de roquettes ou obus de mortier tirés depuis la Syrie par les rats islamistes, frappent des villages du nord-est du Liban (Akkar, Hermel, Békaa).

  • 2 juin 2013 -  Un groupe de terroristes venu de Syrie pour attaquer des villages de la Békaa tombe dans une embuscade tendue par le Hezbollah près du village d'Aïn el-Jaouzé, dans une zone montagneuse du district de Baalbek, à deux kilomètres de la frontière. Bilan selon les forces libanaises de sécurité : quinze islamistes et un milicien du parti chiite tués.

    A l'occasion des obsèques d'un autre résistant tombé en Syrie, le député du Hezbollah Nawaf Moussaoui déclare : "Si les groupes takfiristes remportent la victoire, il ne restera plus de Liban. Le pays sera morcelé, il y aura des massacres, et certaines de ses communautés seront déplacées... Si nous voulons défendre le Liban, nous ne devons pas permettre à ces groupes de prendre le contrôle de la Syrie. Il est nécessaire que l'Etat syrien demeure en place, afin qu'il ne soit pas en proie au chaos et aux divisions. C'est la raison pour laquelle nous combattons là-bas, pour défendre l'unité de la Syrie et, par le fait même, pour défendre l'unité du Liban... La guerre de Syrie est une guerre américano-israélienne à laquelle participent des gouvernements européens et des régimes arabes..."

    A Tripoli, les affrontements armés reprennent après plusieurs jours d'accalmie ; on dénombre une quinzaine de blessés. A Saïda, où le cheikh salafiste (sunnite) Ahmed Al-Assir (2 mars) essaie d'établir son régime de terreur, tentative d'assassinat contre le cheikh Maher Hammoud, également sunnite mais proche de la Résistance. (C'est, encore une fois, la preuve que ce qui se passe au Liban et en Syrie n'a rien d'une guerre de religion "sunnites contre chiites/alaouites", comme on veut nous le faire croire depuis plus de deux ans.)

    Pendant que le Liban glisse lentement vers le chaos, l'aviation israélienne survole de façon intensive et à basse altitude le Sud, la Békaa, l'Anti-Liban, le Mont-Liban et Beyrouth, c'est-à-dire presque toutes les régions du pays à l'exception du Nord. Le président de la République, totalement impuissant, "menace" Israël de saisir le Conseil de "Sécurité". Où sont les "S-300 du Hezbollah" ?... (voir Syrie - 30 mai)

  • 3 juin 2013 -  Combats de plus en plus violents à Tripoli : six morts et une quarantaine de blessés en 24 heures. Dans la Békaa, la voiture d'un cheikh sunnite proche de la Résistance, Ibrahim Moustapha Breidi, est mitraillée et prend feu.

  • 4 juin 2013 -  Le Liban face à la menace islamiste  par Scarlett Haddad (L'Orient Le Jour) :

    "Chaque jour qui passe montre l'imbrication de plus en plus étroite des dossiers libanais et syrien. Si le secrétaire général du Hezbollah a ouvertement reconnu la participation de ses partisans aux combats dans la région de Qousseir aux côtés des forces du régime en Syrie, pour empêcher l'extension des takfiristes du Front Al-Nosra et leurs alliés vers le Liban, des cellules djihadistes libano-syriennes* sont en train, parallèlement, d'apparaître au grand jour au Nord, à Saïda, à Beyrouth et dans la Békaa. Les derniers jours ont été riches en indices allant dans ce sens. Le 2 juin, une source sécuritaire a précisé que des combattants du Hezbollah ont ainsi tendu un piège à un groupe de takfiristes qui s'étaient introduits dans le jurd [montagne] de Baalbek pour y installer un canon de 120 mm. Les obus de ce type de canon n'étant pas de longue portée, il fallait donc installer le canon à une dizaine de kilomètres des cibles potentielles, donc de la ville de Baalbek. Cet incident, le premier du genre, montre aussi que les djihadistes syriens et libanais* circulent assez librement entre le Liban et la Syrie, entre Qousseir et Ersal en particulier."

    "De plus, il apparaît de plus en plus clairement que des djihadistes libanais* combattent aux côtés des rebelles syriens* dans la région de Qousseir... Et pour la première fois depuis le début du conflit syrien, le Front Al-Nosra a fait son apparition à Beyrouth, il y a quelques jours. Les djihadistes de ce front sont descendus dans la rue avec leurs drapeaux et leurs armes, dans le quartier situé entre la Cité sportive et Tarik Jdidé. Ils se sont d'ailleurs heurtés aux habitants chiites de ces quartiers miséreux, mais l'armée est rapidement intervenue pour séparer les belligérants..."

    "Il est donc désormais clair que les djihadistes du Front Al-Nosra et alliés deviennent de plus en plus présents au Liban, qu'ils soient libanais ou syriens*. Une source sécuritaire a précisé que ces groupes sont directement financés par les pays du Golfe et versent des salaires élevés à leurs recrues, pouvant aller jusqu'à 4.000 dollars [3.200 euros] par mois. En plus du salaire mensuel, les djihadistes ont beaucoup de facilités, notamment avec les fatwas émises par certains ulémas appartenant à la même mouvance qui autorisent la réquisition des biens de l'ennemi, comme butin de guerre, et le viol de ses femmes et enfants... A cet égard, il faut rappeler que la Sûreté générale a arrêté il y a une dizaine de jours les membres d'un réseau libano-syrien* d'obédience radicale qui préparait des assassinats sur le territoire libanais."

    "L'un des membres de ce réseau, déféré devant la justice avec ses compagnons, s'appelle Adnane et il a raconté en détail, au cours de son interrogatoire, les atrocités commises... Le dénommé Adnane aurait reconnu s'être rallié à une cellule libano-syrienne*, dont le chef serait installé à Ersal. La cellule est active dans la région de Qousseir et se déplace clandestinement entre le Liban et la Syrie... Selon ses propres aveux, la cellule aurait tué 13 soldats de l'armée syrienne dont trois auraient été égorgés. De même, Adnane a révélé avoir pénétré dans le quartier turkmène au nord de Qousseir, où il a blessé un homme à la jambe avant de violer devant lui ses trois filles de 7, 8 et 10 ans pour tuer ensuite les quatre personnes, sa soif de vengeance assouvie. Adnane et son groupe avaient aussi planifié, toujours selon les aveux préliminaires, de tuer des cheikhs sunnites soupçonnés d'être proches du Hezbollah, mettant ainsi en application, sans la moindre hésitation, la fatwa émise par le cheikh qatari Youssef Qardaoui..."

    "En Syrie même, les assassinats de cheikhs sunnites appuyant le régime sont en train de se multiplier, comme l'assassinat de l'uléma Bouti et d'autres, dans une volonté évidente de terroriser les hommes de religion sunnites et de les empêcher de prêcher en faveur d'une entente entre les sunnites et les chiites. Toutefois, l'élément nouveau, c'est que la vague extrémiste est en train de s'étendre au Liban..."

    * Il serait intéressant de savoir combien de ces "djihadistes" ou "rebelles" soi-disant "libanais", "syriens" ou "libano-syriens" sont en réalité des ressortissants d'autres pays arabes ou musulmans.

  • 6 juin 2013 -  Le chef du Futur à Tripoli distribue armes et munitions (Al-Manar) : "Le chef des forces hariristes au Liban-Nord, le colonel à la retraite Amid Hammoud, distribue aux miliciens de Tripoli armes et munitions qui arrivent par bateaux au port de la ville désormais sous le contrôle d'hommes armés extrémistes et takfiristes... L'armée projette de perquisitionner les dépôts d'armes et de munitions pour les confisquer. La troupe fera preuve d'une grande vigilance car ces dépôts sont piégés et peuvent exploser dès l'entrée des soldats... 90 % des hommes armés actifs à Tripoli ne sont plus contrôlés par les politiciens qui avaient sur eux une certaine influence dans le passé. Ce développement est dû au fait que de nouveaux groupes fondamentalistes et salafistes, ayant leurs propres projets, ont tiré profit de la situation sur le terrain pour s'affirmer et intensifier leurs activités..."

    Les snipers font la loi à Tripoli (Al-Manar) : "Subitement et sans raisons apparentes, les miliciens ont rallumé les fronts de Tripoli, paralysant pour la deuxième journée consécutive le chef-lieu du Liban-Nord et fauchant des dizaines de civils innocents... Certains milieux politiques et journalistiques libanais établissent un lien entre cette nouvelle flambée de violence et l'appel au djihad contre les musulmans chiites lancé par le prédicateur qatari d'origine égyptienne Youssef Qardaoui. D'autres placent cette reprise des combats dans le cadre d'un désir de vengeance des revers subis par les rebelles en Syrie. Avec la poursuite des affrontements, aucune démarche politique sérieuse n'est entreprise pour tenter de ramener le calme à Tripoli, livrée aux snipers qui sévissent sur les différents axes contre les civils et les soldats..."

    Un front interne pour venger Qousseir ?  par Scarlett Haddad (L'Orient Le Jour) : "La chute de Qousseir et de la région qui l'entoure entre les mains de l'armée syrienne est un grand coup pour l'opposition syrienne [quelle "opposition syrienne" ?...] et pour les groupes islamistes qui l'appuient concrètement au Liban. Mais des sources sécuritaires libanaises craignent une réaction de la part de ces forces. Hier, tous les yeux étaient tournés vers Tripoli, dans la perspective d'un soudain 'réchauffement du front' entre Jabal Mohsen [quartier à majorité alaouite, proche de la Résistance] et Bab el Tabbaneh [quartier à majorité sunnite, haririste]. Mais la vraie menace, estiment les mêmes sources sécuritaires, réside dans la possibilité de l'ouverture d'un nouveau front, avec le Hezbollah cette fois, à partir du jurd [montagne] de Denniyé et du Akkar avec la Békaa-Nord. Dans cette région montagneuse, les combattants islamistes jouissent d'une grande liberté d'action, d'autant que le jurd de Denniyé est relié au Akkar, dont certaines localités sont quasiment investies par les combattants de l'opposition syrienne avec leurs familles..."  [Sur cette carte Denniyé = "Sir Ed Donie".]

    "Il s'agirait en quelque sorte de neutraliser l'armée libanaise pour pouvoir se consacrer à combattre le Hezbollah... Des sources sécuritaires révèlent ainsi qu'une réunion a regroupé il y a deux jours les députés [hariristes] Mouïn Meraabi et Khaled Daher ainsi que Houssam Sabbagh* et les cheikhs Salem Raféi et Nabil Rohayem, tous proches de l'opposition syrienne et favorables à la mouvance islamiste, pour étudier les possibilités de riposte au cas où la ville de Qousseir tomberait entre les mains du régime. Ce qui était prévisible, selon toutes les estimations des chroniqueurs militaires. Les informations ayant filtré de cette réunion révèlent l'intention des participants de mener une vaste campagne contre l'armée libanaise qui, selon eux, n'a jamais été considérée, dans le langage confessionnel, comme une force alliée à la communauté sunnite... Elle est accusée d'être aux mains des chiites. Les mêmes sources sécuritaires rappellent toutefois que ces accusations sont totalement injustifiées, l'armée libanaise étant encore la seule institution publique qui rassemble toutes les communautés et les pousse à travailler ensemble. Cette institution est aujourd'hui la cible d'une campagne de dénigrement sans précédent, des figures de Tripoli - et de Saïda - allant même jusqu'à monter les soldats les uns contre les autres, en les classant selon leurs confessions. Mais le plus significatif est que l'armée n'est plus seulement la cible de critiques verbales, à Tripoli ; ses soldats essuient désormais des tirs provenant de jeunes à visage découvert. Autrement dit, ces combattants se sentent tellement protégés qu'ils ne craignent plus de montrer leur visage. De même, toujours dans la capitale du Nord, les soldats de l'armée sont empêchés de construire des fortifications autour de leurs positions, alors que les miliciens ont érigé de véritables barricades des deux côtés 'de la ligne de front'..."

    "Il est donc clair, estiment les mêmes sources sécuritaires, qu'il existe quelque part au Liban une main secrète [= "chambre noire" - Liban - 28 mai] qui veut détruire la cohésion de l'armée pour ouvrir la voie à une confrontation directe entre les communautés chiite et sunnite, dans le but d'affaiblir le Hezbollah et de l'entraîner dans les sables mouvants d'un affrontement interne destructeur pour lui et pour sa popularité auprès de la communauté chiite. De leur côté, les figures sunnites de Tripoli et d'ailleurs ne sont pas en train de prendre des positions claires en faveur de l'armée, par crainte de perdre leur popularité face à la montée en flèche des groupes radicaux. Jusqu'à présent, le Hezbollah cherche à éviter toute confrontation..."

    * Si l'on en croit le journal libanais Al-Akhbar (The News), Houssam Sabbagh est le cheikh salafiste le plus influent du Liban-Nord, "recherché" par les autorités libanaises et internationales mais entretenant des contacts réguliers avec des responsables de la Sécurité qui lui garantissent son immunité...  Il est "le nouveau chef d'Al-Qaïda au Liban". La légende locale veut que les salafistes aient commencé à établir leurs groupes armés après la guerre de juillet-août 2006, cette guerre les ayant paraît-il incités à se tenir prêts pour le cas où Israël lancerait une nouvelle attaque contre le Liban. C'est évidemment une vaste plaisanterie : le jour où les salafistes, marionnettes conscientes ou inconscientes de l'Etat terroriste juif, lèveront le petit doigt contre leurs maîtres de Tel Aviv, ce jour-là les poules auront des dents... Petit détail curieux : "Sabbagh" est un nom assez fréquent chez les Juifs séfarades.


    Depuis la Syrie, les terroristes lancent une douzaine de roquettes sur Baalbek. Il y a deux blessés et des dégâts materiels. Selon Al-Manar, cinq de ces roquettes sont tombées dans le centre-ville et d'autres près des ruines romaines. C'est la première fois depuis le début de la guerre de Syrie que la ville touristique de Baalbek est ciblée.

    Comme presque chaque jour, l'aviation israélienne survole le Liban, y compris Beyrouth, effectuant même des vols supersoniques pour terroriser la population.


    Le différend entre le CPL et le Hezbollah ne touche pas aux choix stratégiques  (Al-Manar) - voir également plus haut Liban 31 mai.

  • 11 juin 2013 -  Bruxelles refuse (provisoirement) d'inclure le Hezbollah dans sa liste des "organisations terroristes". L'opposition à cette mesure voulue par Israël viendrait de la Suède et de l'Irlande : les sayanim de Stockholm et de Dublin vont avoir du pain sur la planche...  A Tel Aviv, le judéo-nazi Avidgoret Lieberman (chef de la "diplomatie" israélienne) dénonce cette "capitulation devant le terrorisme" et affirme que "l'UE est politiquement incompatible avec Israël" - si ça pouvait être vrai...

    Michael Hershman, un autre fanatique israélien, muni lui d'un passeport US, et à propos de qui L'Orient Le Jour écrit qu'il est : "président du groupe Fairfax, que l'on peut assimiler à une société de conseil en matière sécuritaire, chargée depuis sa création en 1982 de la gestion de crise et de l'investigation dans les affaires criminelles qui menacent la sécurité et la marche des Etats, des sociétés privées mais aussi des individus", est en visite au Liban afin de "conseiller" qui de droit sur la meilleure façon de faire bloquer les comptes du Hezbollah. En termes officiels, cela s'appelle (toujours selon L'Orient Le Jour) : "partager son expertise internationale en matière de transparence, de bonne gouvernance, de médiation et de responsabilisation (accountability)" afin d'évaluer "la possibilité de serrer l'étau de partis politiques puissants, tels que le Hezbollah, en limitant leur capacité de transaction monétaire en dehors du Liban. Même si les groupes comme le Hezbollah ont tendance à recourir à des transactions en liquide, ils se trouvent au final contraints de s'adresser aux banques. Il viendra donc un moment où leurs partenaires financiers craindront d'être identifiés..."

    On ne pourra pas dire qu'ils n'ont pas tout essayé... (Hershman est cofondateur de Transparency International, une "ONG" dont le rôle consiste à rendre transparentes toutes les activités qui n'émanent pas de la mafia sioniste internationale.)

  • 12 juin 2013 -  Encore un texte trouvé dans L'Orient Le Jour. Il s'agit d'un nouvel article de Scarlett Haddad, dont le titre imbécile Un point de vue sur les agissements du parti de Dieu suggère exactement le contraire de ce que dit le contenu ("agissements" étant synonyme de "procédés ou manœuvres condamnables"). On peut supposer que le titre, comme c'est souvent le cas dans la presse, n'est pas de l'auteure elle-même mais d'un crétin de la rédaction fidèle à la ligne idéologique du journal. Scarlett Haddad, pour sa part, a produit un texte remarquable, et ce n'est pas le premier (voir plus haut 4 juin et 6 juin) :

    "Des scènes incroyables se sont déroulées ces derniers jours dans une relative discrétion. Les convois de blessés des membres de l'Armée syrienne libre et du Front Al-Nosra sont passés par les régions que leurs formations bombardent régulièrement, sans être le moins du monde inquiétés. Ils ont d'ailleurs, à certains moments, croisé - ou presque - les convois formés pour les funérailles des combattants du Hezbollah morts à Qousseir, et les participants à ces funérailles se sont bien gardés du moindre mouvement d'humeur, que ce soit à Hermel ou à Baalbek, selon le témoignage du député Kamel Rifaï."

    [Kamel Rifaï est un sunnite du camp patriotique. Il a été élu en 2009 sur la liste du Bloc de la fidélité à la Résistance, une alliance comprenant 14 députés, dont 11 chiites, deux sunnites et un maronite. Le découpage des circonscriptions électorales au Liban et les quotas attribués d'office à chaque confession dans telle ou telle circonscription ont rendu nécessaire la constitution de ce bloc particulier.]

    "Plus encore. Le Hezbollah a lui-même assuré le transport de 35 blessés dans ses propres ambulances en raison de l'appréhension de certaines organisations humanitaires concernant le passage dans les régions chiites. Les témoins de ces scènes racontent d'ailleurs la surprise mêlée de crainte des blessés de l'opposition syrienne en se voyant escortés par ceux-là mêmes qu'ils combattaient à Qousseir. Ils ont d'ailleurs cru un instant que le Hezbollah les enlevait pour les massacrer en toute tranquillité, mais ils ont vu clairement qu'il ne faisait qu'assurer leur transport jusqu'aux hôpitaux du Nord. De plus, le convoi des 35 blessés devait passer par la route de Hermel qui mène vers Kobeyate, mais la tribu Jaafar, qui a deux personnes enlevées en Syrie par l'opposition syrienne, a refusé de les laisser passer en bloquant la route, et le convoi a dû emprunter une autre voie qui va de Baalbek à Denniyé."

    "Interrogés par les organisations humanitaires et par les blessés eux-mêmes sur la raison d'un tel acte, les combattants du Hezbollah se sont contentés de répondre : « Notre religion nous impose d'agir ainsi. Nous n'avons pas le droit de toucher aux blessés. Ils doivent être emmenés vers les hôpitaux. »  Certains médias vont sans doute dire que le Hezbollah a fait ainsi un grand coup de communication. Mais en réalité, l'opération s'est déroulée dans la plus grande discrétion et le Hezbollah n'a fait aucun tapage sur le sujet. De plus, il n'a certainement pas agi ainsi dans l'espoir de modifier les croyances des blessés et de les gagner à sa cause, sachant que ces blessés se sont battus en grande partie par conviction. Il s'agit donc, de la part du Hezbollah, d'une opération effectuée en toute connaissance de cause, pour des raisons à la fois religieuses et morales. Par honnêteté, il faut se demander combien d'autres formations sont en mesure d'agir ainsi. Et si la situation était inversée, quelle aurait été l'attitude des combattants de l'opposition syrienne s'il fallait laisser passer des éléments du Hezbollah blessés vers les hôpitaux du Hermel et de Baalbek ? La question mérite d'être posée dans ce climat de haute tension confessionnelle et face à la campagne de dénigrement du Hezbollah qui connaît actuellement un regain d'intensité."

    "Ses adversaires politiques au Liban ne veulent lui reconnaître aucune qualité et l'attendent au tournant à la moindre faute. C'est sans doute la règle en matière de lutte politique, et quelque part, c'est de bonne guerre, mais certaines vérités doivent quand même être dites, ne serait-ce que pour redonner un peu d'espoir aux Libanais effondrés devant l'ampleur du fossé qui sépare les deux principaux camps du pays. Le Hezbollah a donc fait preuve, aux moments-clés, d'une rectitude morale certaine. Il faut se rappeler mai 2000 et le retrait des troupes israéliennes du Liban de façon précipitée, laissant derrière elles des alliés qui n'avaient pas eu le temps de fuir. Le président de la République de l'époque, Emile Lahoud, raconte comment le président français Jacques Chirac lui avait proposé l'envoi d'une unité militaire française spéciale, dans le cadre de la FINUL, pour protéger les villages chrétiens d'éventuelles représailles ou règlements de comptes, tant il craignait, et avec lui la communauté internationale, le triomphalisme et la vengeance du Hezbollah. Mais les soldats français ne sont pas venus et aucun incident n'a été enregistré..."

    [Pendant l'occupation israélienne de 1982 à 2000, les sionistes avaient mis en place une milice de collabos chrétiens, la soi-disant Armée du Liban Sud ou ALS, qu'ils ont abandonnée à son sort lors de leur défaite.]

    "Aujourd'hui, le Hezbollah est attaqué de toutes parts, localement, régionalement et internationalement, parce qu'il a combattu aux côtés des forces du régime à Qousseir et surtout parce que cette participation a contribué à la victoire de l'armée syrienne dans cette province. Mais comme l'a relevé le ministre [libanais] des Affaires étrangères, Adnane Mansour, citant l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Lakhdar Ibrahimi, 40 Etats sont impliqués dans la crise syrienne et envoient des combattants sur place. Pourquoi, dans ce cas, les critiques sont-elles uniquement adressées au seul Hezbollah ? D'autant qu'au début de la crise, le Hezbollah a déployé des efforts pour faciliter un dialogue entre le régime et l'opposition. Il n'est intervenu militairement qu'il y a un mois, lorsqu'il s'est senti visé par la progression des combattants takfiristes à la frontière avec le Liban et alors qu'il a découvert le plan visant à organiser une sorte de bande frontalière (à la manière de celle créée par les Israéliens en 1978 au sud du Liban) qui s'étendrait de Ersal jusqu'au Akkar et qui serait sous le contrôle de l'opposition syrienne, laquelle n'a d'ailleurs pas été avare en déclarations hostiles à son égard. Des sources proches de ce parti estiment aussi que la communauté internationale était favorable au début à la politique libanaise de distanciation, convaincue que le régime syrien s'effondrerait rapidement. Mais lorsqu'il s'est avéré que ce processus prendrait du temps, elle n'en a plus voulu, encourageant les parties favorables à l'opposition syrienne à utiliser le Liban comme base arrière. Mais maintenant que la frontière, du côté syrien, est pratiquement verrouillée par le régime, elle pousse de nouveau vers le retour à la politique de distanciation... Les mêmes sources ajoutent que, comme toujours, c'est la politique des deux poids, deux mesures, mais le Hezbollah, lui, préfère ne pas se sentir concerné, se défendant quand il se sent stratégiquement menacé et cherchant à éviter les confrontations internes."

    Al-Manar signale également le geste humanitaire du Hezbollah vis-à-vis de ses ennemis, dans un article où il est aussi question de plus de 6.000 terroristes étrangers tués en Syrie, la plupart du front Al-Nosra. L'armée syrienne a communiqué les noms de 3.600 "rebelles" tués, originaires de 26 pays.

    Sans doute pour remercier le Hezb d'avoir contribué à sauver leurs blessés, les islamistes reprennent leurs tirs de roquettes depuis la Syrie contre la région du Hermel. Selon L'Orient Le Jour, il y a trois blessés et des dégâts matériels ainsi que quelques débuts d'incendie dans les vergers.

  • 13 juin 2013 -  La guerre de Syrie continue de déborder sur le Liban. L'Orient Le Jour signale des combats nocturnes entre le Hezbollah et "l'ASL" dans la Békaa, près du village de Nabichit (au sud de Baalbek - carte).  Quatre roquettes lancées par les islamistes depuis la Syrie touchent une zone située non loin de ce village. Plus au nord, du côté d'Ersal (autre carte), un hélicoptère de l'armée syrienne qui poursuivait des terroristes tire en leur direction alors qu'ils étaient en territoire libanais. Selon SANA, "ils ont été ciblés par balles" ; Al-Manar parle d'un "tir de missiles". Le président Souleïmane proteste et menace de saisir l'ONU - les roquettes islamistes qui frappent le Liban ne l'intéressent pas, pas plus que les soldats libanais assassinés (28 mai). Il se conforme à l'agenda israélo-américain.

    C'est également ce que font les pays du Golfe. Comme annoncé précédemment (Syrie - 31 mai), ils imposent des "sanctions" au Hezbollah qu'ils considèrent comme "terroriste". Cela va se traduire par l'expulsion de tous les Libanais chiites et d'un certain nombre de Libanais druzes ou sunnites soupçonnés de soutenir le Hezb.

    Selon Al-Manar un incident de frontière a eu lieu dans le Sud. Des tsahalos israéliens ont tenté une incursion en territoire libanais sous le regard bienveillant des Casques bleus de la FINUL. Heureusement, l'armée libanaise est intervenue à temps, obligeant les intrus à se retirer.

    D'après l'article, cela se serait passé à Abassyieh. Toutefois, sauf erreur, une localité portant ce nom ne semble pas exister à la frontière libano-israélienne. Il y a bien un Abassyieh plus au nord (au nord-est de Tyr - carte) mais ça ne peut pas être le bon car il est beaucoup trop loin de la frontière. En revanche, on trouve dans le secteur frontalier "contrôlé" par l'ONU (carte) le village d'Addaïsseh (parfois écrit Aadaïssé) à proximité duquel la FINUL (UNIFIL) a établi un poste militaire (9-63). En août 2010 un accrochage sérieux y avait fait quatre morts, dont un officier israélien.

    Inutile de préciser que Souleïmane n'a pas commenté la nouvelle violation israélienne et qu'il n'a pas l'intention de se plaindre auprès de l'ONU. Laquelle ONU est de toute manière, comme on a pu le voir, complice de l'Etat voyou juif...

  • 14 juin 2013 -  Grande colère du camp pro-occidental. En effet, le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnane Mansour (chiite Amal), refuse de porter plainte contre la Syrie à l'ONU, comme le président Souleïmane le lui a ordonné la veille (voir quelques lignes plus haut). Mansour est conforté dans sa position par tous les partis qui forment la coalition patriotique du 8-Mars. Cet incident montre que l'alliance qui a existé de juin 2011 à mars 2013 entre le 8-Mars et les "centristes" (Joumblatt, Souleïmane, Mikati) est définitivement enterrée. La coalition de ces "centristes" avec le 14-Mars (Hariri, Geagea) s'est pratiquement reconstituée. La différence aujourd'hui, c'est qu'elle est violemment antisyrienne.

  • 15 juin 2013 -  Huit roquettes tirées par les terroristes depuis le territoire syrien s'abattent à la périphérie de Baalbek.

  • 16 juin 2013 -  Assassinat de quatre chiites près de Ras-Baalbek, dans la Békaa, au nord d'Ersal (carte). Les terroristes (sunnites) considèrent que les chiites sont des "mécréants". La région d'Ersal est un peu une "île sunnite" dans "l'océan chiite" de la Békaa. Dans un discours récent, Hassan Nasrallah mettait en garde contre "une tentative systématique de défaire le tissu social des deux pays pour le remplacer par des entités confessionnelles ou ethniques qui assureraient la suprématie d'Israël". C'est exactement ce que les rats islamistes s'efforcent de faire - au Liban depuis peu, en Syrie depuis deux ans. Les guerres de religion, ça se fabrique...

  • 17 juin 2013 -  Le triangle Iran-Argentine-Israël et la France  par Maria Poumier : sur le terrorisme israélien et les manigances du lobby sioniste argentin contre le Hezbollah, l'Iran et le gouvernement de Buenos Aires.

  • 18 juin 2013 -  Un mort et quatre blessés à Saïda, dans des affrontements armés entre les salafistes du cheikh Al-Assir et des partisans du Hezbollah.

    Selon le quotidien libanais Daily Star, citant des sources religieuses sunnites (salafistes) de Tripoli, 600 à 700 hommes de la région seraient engagés dans les combats en Syrie.  [Pas plus ?... Il ne manquerait pas un zéro ?...]  Les combattants (ou leurs familles) reçoivent de l'argent des pays du Golfe [qui financent également tout le reste]. Bien que dans certaines vidéos, les guerriers de Tripoli se présentent comme membres du parti haririste, ce dernier prétend être étranger à l'envoi de mercenaires ; il réclame le retrait de Syrie des troupes du Hezbollah.  [Le rôle de Hariri dans la guerre contre la Syrie est connu depuis longtemps - voir page précédente Liban - 15 août 2011. Il est également connu pour ce qui est de l'incitation à la guerre civile dans le nord du Liban - voir 17 août 2011.]

    La bataille contre les rebelles retranchés dans l'Anti-Liban serait imminente (Al-Manar). L'Anti-Liban - carte - est la chaîne de montagnes qui sépare la plaine de la Békaa de la Syrie. La frontière entre les deux pays se situe en gros sur la ligne de crête. "Le Hezbollah devrait participer à cette bataille qui revêt une importance particulière, car elle constituera un tournant qui empêchera la guerre de se propager au Liban... Les affrontements pourraient être plus violents que ceux de Qousseir..."

  • 19 juin 2013 -  Dans cet article, Ibrahim Al-Amin, rédacteur en chef du quotidien libanais Al-Akhbar (The News) proche du Hezbollah, souligne la responsabilité du président Souleïmane dans la détérioration de la situation sécuritaire, spécialement dans la Békaa. Souleïmane fait cause commune avec Hariri (contre la Résistance et contre la Syrie) au lieu de voir l'intérêt national du Liban dans son ensemble. Mais le général Jean Kahwaji, chef de l'armée libanaise depuis 2008, n'est pas très différent ; il ne fait pratiquement rien pour protéger les frontières du pays comme il le devrait.

    Kahwaji, qui est maronite comme Souleïmane, a pris sa place à la tête de l'armée en 2008, quand celui-ci est devenu président, et il aimerait bien également lui succéder à ce poste quand le siège présidentiel sera devenu vacant en 2014. Au Liban, le président doit être chrétien. Il est élu par le Parlement, son rôle est plutôt honorifique. Mais Souleïmane voit les choses différemment : dans l'affaire de la plainte contre la Syrie (voir plus haut 14 juin), il a court-circuité son ministre des Affaires étrangères (en violation de la constitution libanaise) et envoyé lui-même une lettre de dénonciation au "coordonnateur spécial" des Nations Unies pour le Liban (un fidèle serviteur britannique de l'Empire américano-sioniste) avec, par la même occasion, une lettre identique à la Ligue arabe.

  • 20 juin 2013 -  Le Hamas palestinien de Gaza, depuis un certain temps dans l'orbite du Qatar, renforce son discours antisyrien et condamne maintenant le Hezbollah pour son intervention à Qousseir (voir également la page précédente Syrie - 24 février 2012). Il faut préciser cependant que ce sont surtout les dirigeants politiques du Hamas qui se distinguent par ces prises de position aberrantes. Les militants présents dans la banlieue sud de Beyrouth (bastion du Hezb) sont d'un autre avis - en attendant, peut-être, que leurs chefs leur ordonnent de claquer la porte comme ils l'ont fait pour ceux qui étaient à Damas.

    Le bruit court qu'un certain nombre de partisans du Hamas participent à la guerre islamiste menée contre la Syrie - c'est plus facile que de se battre contre Israël... Début mai 2013, lorsque l'Etat terroriste juif a lancé son raid aérien contre Damas (Syrie - 5 mai 2013), une manifestation de solidarité avec le gouvernement syrien légitime, organisée à Khan Younis (dans le ghetto de Gaza) par le FPLP - Front Populaire pour la Libération de la Palestine, a été réprimée par la police du Hamas.

    Le quotidien Al-Quds Al-Arabi de Londres, cité par Info-Palestine, écrit : "Les brigades Al-Qassam, l'aile militaire du Hamas, ont décidé de maintenir leur alliance avec le Hezbollah et l'Iran, comme un des moyens de libérer la Palestine de l'occupation israélienne par la force des armes, après que l'argent arabe ait échoué à faire libérer un seul pouce des territoires arabes occupés..."  (L'argent du Qatar et des autres dictatures arabes n'a jamais été destiné à libérer la Palestine. Au contraire, il est là pour corrompre les dirigeants palestiniens afin qu'ils acceptent la politique sioniste. Prochain objectif : faire "reconnaître" par toutes les organisations palestiniennes qu'Israël est un Etat exclusivement juif et que les non-Juifs n'y ont pas leur place...)


    Paris soutiendrait une demande d'adhésion d'Israël à la Francophonie - Seul le Liban peut empêcher cela ; en effet toute nouvelle adhésion doit être approuvée à l'unanimité. Ce n'est pas la première fois que l'Etat terroriste juif essaie de prendre pied dans cette organisation. En 2006 (voir page Liban III - 15 septembre 2006) juste après la guerre d'agression contre le Liban, Chirac (sur ordre de Tel Aviv) avait empêché la participation du président libanais Emile Lahoud car il savait que celui-ci (un patriote) n'accepterait jamais de voter pour Israël. A sa place, c'est le Premier ministre israélophile Siniora qui devait rendre possible l'entrée du loup sioniste dans la bergerie francophone. Finalement, la demande d'adhésion n'a pas été discutée (voir même page - 2 octobre 2006).

    A présent, la situation pourrait être inversée : le ministre libanais des Affaires étrangères est contre l'adhésion d'Israël, mais le président est pour (si Flanby le lui demande). Compte tenu de ce que l'on sait de Souleïmane depuis le 14 juin et le 19 juin, c'est tout à fait plausible. Mais il faut dire aussi que le prochain sommet n'aura lieu qu'en 2014 (à Dakar). D'ici là, beaucoup de choses peuvent changer au Liban (et ailleurs).

  • 21 juin 2013 -  Depuis l'assassinat de quatre chiites dans la région d'Ersal, le 16 juin, le Hezbollah a toutes les peines du monde à calmer ses partisans pour éviter qu'ils ne se livrent à des représailles. Comme le signale Scarlett Haddad dans L'Orient Le Jour, la tension monte entre Ersal (sunnite, anti-Hezbollah, anti-Assad) et le village voisin de Laboué (chiite, pro-Hezbollah, pro-Assad). Les anti-Hezbollah s'efforcent de créer entre les deux localités (carte) une "ligne de démarcation dans le genre de celle qui sépare Jabal Mohsen de Bab el Tabbaneh à Tripoli" (6 juin). "Dans cette optique, les incidents sont donc appelés à se poursuivre dans ce secteur", estime Scarlett Haddad. L'armée libanaise essaie tant bien que mal de s'interposer, mais on sait que le commandement joue un double jeu (19 juin).

    Il existe donc au Liban au moins trois "fronts" intérieurs où les choses risquent de s'envenimer : Ersal, Saïda, Tripoli et sa région (où même les hariristes ne contrôlent plus vraiment la situation face au monstre islamiste qu'ils ont contribué à mettre en place).

    Après la libération de Qousseir, l'armée syrienne s'efforce (entre autre) de nettoyer la région comprise entre cette ville et Damas, le rôle du Hezbollah (et de l'armée libanaise si elle fonctionnait de façon normale) étant de sécuriser le côté ouest de la frontière. Plus facile à dire qu'à faire...

    Carte Syrie - Liban.

  • 23 juin 2013 - A Saïda, tentative de rallumer la guerre civile

    Les miliciens salafistes du cheikh Ahmed Al-Assir attaquent un barrage de l'armée libanaise à Abra, à quelques kilomètres à l'est de Saïda. Les soldats répliquent, font venir des renforts et poursuivent le groupe armé jusqu'à son quartier général qu'ils assiègent. Au cours des combats, 18 militaires et une trentaine de miliciens sont tués. Des snipers islamistes tirent sur les soldats. Un communiqué militaire parle d'une "attaque délibérée dans l'intention de mettre le feu aux poudres, comme cela s'était passé en 1975, à la veille de la guerre civile".

    Des troubles éclatent également à Tripoli. L'ancien Premier ministre Najib Mikati, qui réside dans cette ville, soutient les islamistes ; il "dénonce l'intervention de l'armée et réclame son retrait" - une déclaration qui frise la haute trahison. Les autres complices libanais de la terreur salafiste (14-Mars, etc.) en profitent pour appeler au désarmement... du Hezbollah. (Lequel Hezbollah n'a pas participé aux combats de Saïda et n'a jamais tiré sur des soldats libanais.)  Fouad Siniora (Premier ministre en 2006 pendant la guerre israélienne) déclare que "les événements de Saïda ont été préparés par le Hezbollah et le régime syrien... Le cheikh Al-Assir est tombé dans le piège..." - c'est à croire que ce cinglé a le même psychiatre israélien que Walid Joumblatt...

  • 25 juin 2013 -  Dans la région de Saïda, la troupe semble avoir rétabli l'ordre, mais Al-Assir s'est volatilisé. Le bruit court qu'il serait allé rejoindre ses amis d'Al-Nosra en Syrie, ou qu'il se cacherait dans un camp palestinien acquis aux salafistes, à Aïn Al-Héloué, près de Miyé-Miyé au sud-est de Saïda (Sidon) - carte. L'armée libanaise n'a pas accès à ce camp qui est considéré comme une zone de non-droit.

    L'armée et la mise en échec d'un plan de déstabilisation du pays  par Scarlett Haddad :

    "Depuis l'apparition du 'phénomène cheikh Al-Assir', tout le monde savait (sans toujours l'admettre) que son projet devait finir dans le sang. D'ailleurs, le cheikh qui maniait avec habileté l'art de la communication au point de devenir presque une 'star des médias' ne cachait pas son intention d'en découdre avec le Hezbollah et « l'armée libanaise qui lui est inféodée », selon ses propres termes. Avec beaucoup de laxisme, les autorités préféraient ne pas le prendre ouvertement au sérieux, minimisant son importance. L'armée, elle, ne cessait pourtant de tirer la sonnette d'alarme sur le danger que représentaient ce cheikh et son discours haineux, incitateur à la discorde..."

    Scarlett Haddad pense que les Palestiniens, dans leur majorité, préfèrent se tenir à l'écart des conflits libanais, même si l'organisation salafiste Jound Al-Cham, qui domine le camp d'Aïn Al-Héloué, soutient Al-Assir. Ce dernier reçoit des armes et des fonds de l'étranger, ce qui lui a permis de recruter de nombreux "réfugiés syriens". Plus de 80 % des quelque 500 islamistes qui combattent à ses côtés viennent de Syrie. Selon une source militaire, il existe un "lien entre l'annonce de 'décisions secrètes' prises par les 'Amis de la Syrie' réunis à Doha [voir plus bas Syrie - 21 juin] et la soudaine attaque contre l'armée à Saïda."

    "Le plan consistait à discréditer l'armée, qui ne serait plus en mesure de réagir de façon décisive, un peu comme ce fut le cas à Ersal... Démembrer les institutions de l'Etat et en particulier l'armée qui reste une force cohérente en dépit de toutes les attaques dont elle a fait l'objet au cours de ces deux dernières années, pour ensuite ouvrir la voie à une discorde entre les sunnites et les chiites qui a pour objectif d'isoler et d'affaiblir le Hezbollah, tel est le projet de cheikh Al-Assir... Saïda et la région qui l'entoure était le seul lieu où l'étincelle de la discorde pouvait être lancée, Ersal étant désormais quasiment encerclée depuis la victoire de l'armée syrienne à Qousseir, alors que le Nord n'abrite pas de fiefs chiites..."

    "Al-Assir ne s'attendait pas à une telle riposte de la part de l'armée, confiant dans le fait que celle-ci n'obtiendrait pas un feu vert politique pour agir, en raison de supposées divisions internes. Il a ainsi sous-estimé la colère de l'armée qui ne veut pas rééditer l'expérience d'Ersal et se faire attaquer sans pouvoir réagir, d'autant que si elle laisse faire le cheikh, la suite logique des événements, c'est une nouvelle guerre civile. En tant que garante de la paix civile, l'armée a donc réagi avec fermeté et en dépit du nombre élevé de ses martyrs, elle a déjoué un vaste plan visant à déstabiliser le pays. Elle a aussi montré qu'en dépit de leurs armes et de leurs salaires élevés et d'une tactique soigneusement étudiée en coordination avec d'autres groupes dans d'autres régions, les miliciens d'Al-Assir ne sont pas en mesure de lui faire face. Certains d'entre eux sont morts, d'autres se sont enfuis et près d'une soixantaine se sont rendus à l'armée. Il n'a donc pas fallu plus de 48 heures à cette dernière pour mettre un terme aux projets de discorde du cheikh."

    "Le démantèlement total du 'périmètre sécuritaire' installé par Al-Assir et la débandade rapide de ses troupes devraient servir de leçon à ceux qui croient encore à la possibilité d'allumer des feux un peu partout au Liban. L'armée veille et le Hezbollah reste en retrait, soucieux de ne pas répondre aux provocations..."

    L'Armée libanaise éradique le phénomène Al-Assir  (Al-Manar) :

    "La détermination de l'armée est apparue dans le communiqué qu'elle a publié le 23 juin, appelant les hommes politiques de Saïda à choisir leur camp, « soit avec l'armée et l'Etat, soit avec la discorde et le chaos ». Des propos dramatiques, surtout après l'appel d'Al-Assir « aux nobles sunnites à quitter l'armée » [à déserter]...  Les troupes spéciales envoyées par l'armée ont fait face à des dizaines de miliciens bien armés et entrainés, dont de nombreux Syriens et Palestiniens. Dans son souci de limiter les pertes dans les rangs des civils, utilisés comme boucliers par les miliciens, l'armée a dû éviter le recours aux armes lourdes. Ce sont surtout les fantassins qui sont montés à l'assaut du périmètre de sécurité d'Al-Assir, ce qui explique le nombre élevés de martyrs dans ses rangs... Après moins de 24 heures de combat, l'armée a pris toutes les positions des miliciens. Quelques éléments sont encore retranchés dans un immeuble..."

    [On voit que l'armée libanaise a procédé comme le fait l'armée syrienne sur son territoire quand des civils sont en jeu. En bonne logique, les "amis de la Syrie", Fabius Israélicus en tête, devraient maintenant accuser les militaires libanais de "massacrer leur propre peuple"... Ils ne peuvent pas accuser le président Souleïmane, puisqu'il est de leur côté, ni le Premier ministre désigné Tammam Salam, puisqu'il n'a pas encore de gouvernement...]

    Al-Manar : "L'armée a refusé d'écouter les appels au cessez-le-feu lancés par l'ancien Premier ministre Fouad Siniora et la députée de Saïda Bahia Hariri [sœur de Rafic Hariri]. De même que les tentatives des miliciens intégristes libanais et palestiniens d'ouvrir d'autres fronts, pour alléger la pression sur Al-Assir, ont échoué à détourner l'armée de son objectif principal : le périmètre de sécurité d'Abra... L'autoroute reliant Beyrouth au Sud a été complètement bloquée dans les deux sens, à l'aide de pneus enflammés, par des hommes encagoulés... Des mandats d'amener ont été émis contre le cheikh Al-Assir et 123 de ses partisans..."


    Le président libanais est devenu pathétique  par André Chamy (Réseau Voltaire). Une excellente analyse du double jeu mené par ce "fossoyeur de l'institution dont il a été le chef, en l'occurrence l'armée libanaise", un homme qui est aussi "celui qui a le plus affaibli le Liban depuis la victoire de la Résistance" en 2000. Le double jeu du président s'expliquerait par "la générosité du Qatar".

    Souleïmane était chef d'état-major de l'armée libanaise pendant l'agression israélienne de juillet-août 2006. On ne l'a pratiquement pas entendu à l'époque ; il a préféré laisser la Résistance se débrouiller toute seule. En mai 2008, il est devenu président (sous la pression du Qatar, mais avec l'accord du Hezbollah). Depuis 2011, et surtout depuis le début de 2013, il ignore systématiquement toutes les violations étrangères de la souveraineté libanaise, sauf - une fois sur dix mille - quand elles émanent de la Syrie (voir plus haut 19 juin).

    Voir également la page Liban III (14 août 2006 - 31 décembre 2010) où il est question des événements évoqués par André Chamy.

    Souleïmane est "l'inventeur du centrisme devenu l'immobilisme de toutes les institutions, aussi bien le parlement que le gouvernement, sans oublier au passage la justice devenue dans un certain nombre de dossiers la complice de la collaboration avec l'ennemi [ "TSL", espionnage israélo-américain ], libérant ou accordant une clémence remarquable à l'égard des collaborateurs..."

    "Il demande au Hezbollah de ne plus intervenir en Syrie. Formidable !  Mais a-t-il dit la même chose à toutes les factions libanaises qui interviennent en Syrie depuis deux ans au vu et au su de tous ?... Pourquoi ne s'est-il pas adressé aux députés et responsables politiques libanais dont l'implication est clairement avérée dans la guerre en Syrie ? Pourquoi n'a-t-il pas invité les combattants du Front Al-Nosra à quitter certaines villes libanaises ?..."

  • 27 juin 2013 -  Le QG d'Assir, une forteresse surarmée  (Al-Manar). L'armée libanaise y a découvert d'énormes quantités d'armes et d'explosifs dans des dépôts souterrains. On a également trouvé tout un arsenal au domicile d'Abdel Rahmane Chmandar, complice d'Assir, tué dans les combats. Chmandar (né de mère palestinienne et de père libanais) était un des chefs de Jound Al-Cham, l'organisation islamiste qui domine le camp palestinien d'Aïn Al-Héloué (voir plus haut 25 juin). Il était aussi le frère de Fadl Chmandar, un chanteur très connu au Liban sous le nom de Fadl Chaker, devenu lui-même un extrémiste religieux.

    Fadel Chaker, le crooner devenu fugitif islamiste  (L'Orient Le Jour) : "Cette année, lors d'une interview à la télévision, Fadel avait troqué ses chansons d'amour pour l'appel au djihad et à la mort..."  Commentaire d'un lecteur en bas de l'article : "Pauvre type. L'islamisme a tué sa voix. L'islamisme tue tout ce qu'il touche..."

    Washington et Cie veulent ouvrir un nouveau front du conflit syrien au Liban  par Mahdi Darius Nazemroaya (sociologue canadien connu pour ses articles sur la guerre de Libye ; en août 2011, il était bloqué à l'hôtel Rixos de Tripoli avec Therry Meyssan, au moment de l'attaque de la ville par les mercenaires étrangers - voir Libye - 22.8.11, 1.9.11 et 29.10.11) :

    "Les Etats-Unis et leurs alliés s'emploient à ouvrir un nouveau front du conflit syrien à l'intérieur du Liban. Ce pays vit dans l'incertitude à cause de l'absence de gouvernement et du report des élections législatives. Pour compliquer la donne, de nombreuses personnalités sécuritaires sont parties à la retraite et le gouvernement de transition n'est pas en mesure de les remplacer..."

    L'auteur signale que le drapeau "d'Al-Qaïda" flotte en divers endroits du Liban et que les takfiristes sont soutenus de longue date par la famille Hariri, afin de "combattre le Hezbollah après qu'Israël ait échoué en 2006".  Tout cela avec la complicité des USA, en particulier de leur ancien ambassadeur à Beyrouth, Jeffrey Feltman (un sioniste israélien de la pire espèce).

  • 28 juin 2013 -  Après l'échec de la sédition armée, les supporters hariristes d'Al-Assir multiplient les attaques verbales contre leurs adversaires. Dans L'Orient Le Jour, un article orwellien parle de "coup de force menée par l'armée contre le groupe du cheikh à Abra et Saïda". Bahia Hariri et Fouad Siniora poussent un "cri de colère" à cause de ce qu'ils appellent "les exactions commises à l'encontre des habitants après l'opération de l'armée contre les partisans d'Al-Assir". Ils protestent contre les arrestations "arbitraires" d'émeutiers : "Nous ne sommes pas à Guantánamo !..." et ajoutent : "Cette situation constitue une sérieuse menace pour la paix civile. Nous demandons au président de la République de prendre des mesures..."  Souleïmane va sûrement écrire une lettre à l'ONU, comme le 19 juin, cette fois ce sera pour dénoncer l'odieuse attaque du Hezbollah contre le très pacifique Assir.

    Celui-ci est toujours introuvable ; il se serait enfui à Aïn Al-Héloué (voir 25 juin) en se cachant dans une ambulance. Son fils est à coup sûr dans ce camp palestinien. Quant aux femmes du clan, on n'en sait rien...


    Dernières instructions d'Al-Assir avant son départ :

    "Pour échapper à la répression, vous n'aurez qu'à
    enlever vos burqas et vous déguiser en Femen...
    "


  • 1er juillet 2013 -  Le 'haririsme' et le complot terroriste  par Ghaleb Kandil :

    "Les récents développements au Liban montrent, sans l'ombre d'un doute, l'importance du soutien politique, financier et matériel accordé par le Courant du futur aux groupes terroristes et takfiristes constitués d'un mélange libano-syro-palestinien. Ces groupes extrémistes, créés par Saad Hariri, se sont transformés, ces deux dernières années, en supplétifs des forces et des pays qui complotent contre la Syrie, et en abcès menaçant la sécurité et la stabilité du Liban. Les responsables du Courant du futur mentent effrontément lorsqu'ils expriment leur soutien à l'armée libanaise. Car la campagne de dénigrement contre l'armée est une culture encouragée et alimentée par des figures de ce courant, qui ont répandu la haine et la suspicion contre l'institution militaire..."

    "Après les événements d'Abra, les dirigeants du Courant du futur ont pris la tête de la campagne destinée à saper la confiance dans l'institution militaire afin de l'affaiblir, après sa décision de démanteler les groupes extrémistes qui constituent un danger pour les Libanais et leur stabilité. Les slogans scandés à Saïda et Tripoli contre le 'haririsme' reflètent la déception des groupes extrémistes vis-à-vis de ceux qui les financent et qui les ont abandonnés dès que les rapports de force ont changé en défaveur de l'un de ces principaux groupes, celui d'Al-Assir. Il est clair que le Courant du futur cherche à renforcer sa présence et son influence dans la rue, sur les cadavres de ceux qu'il a poussés dans les bras des extrémistes..."

    "Les derniers événements ont montré que l'institution militaire jouit d'un fort soutien populaire. Les tentatives de mobiliser la rue à Tripoli et au Akkar, après la prière du vendredi [le 28 juin], étaient un fiasco. Seuls quelques centaines d'hommes armés ont sillonné les rues, alors que l'écrasante majorité des gens sont restés chez eux. Le véritable problème du Courant du futur, c'est son manque de crédibilité. Il prétend qu'il rejette la violence, alors qu'il soutient à tous les niveaux les groupes extrémistes et possède ses propres milices, comme les 'Brigades de Tripoli', dirigées par l'officier à la retraite Amid Hammoud..."

    "Il est clair que le 'haririsme', à travers son double discours et son hypocrisie, a sorti de la boîte de Pandore un monstre qu'il sera difficile de contrôler..."

  • 2 juillet 2013 -  Une patrouille de l'armée des tsahalos enlève deux bergers libanais qui faisaient paître leur troupeau près de la zone occupée dite des Fermes de Chebaa (carte). Est-ce une résurgence de la Guerre des Chèvres de 2012 ?

  • 7 juillet 2013 -  Attentat islamiste contre l'armée libanaise à Hermel : trois blessés.

  • 8 juillet 2013 -  Convaincu que le Hezbollah, "trop occupé" en Syrie, n'a plus les moyens de défendre son pays, l'Etat voyou juif prépare sa nouvelle guerre. Comme au "bon vieux temps" de l'occupation du Liban-Sud (1982-2000), les sionistes mettent en place des milices de collabeurs :




  • 9 juillet 2013 -  Tandis que les hariristes continuent de calomnier l'armée libanaise pour son action à Abra et Saïda (voir plus haut 23 juin et jours suivants), le juge d'instruction militaire Riyad Abou Ghida (proche du clan Hariri) fait arrêter quatre soldats et un officier pour "non-respect des consignes militaires, abus de pouvoir et morts non préméditées" en rapport avec les événements - au lieu de poursuivre les terroristes d'Al-Assir qui ont tué de façon préméditée 18 soldats. (Mais ces islamistes sont considérés comme des "civils", donc ils n'intéressent pas Riyad Abou Ghida.)

    Tout cela n'est pas très étonnant quand on sait que ce même juge d'instruction a requis la peine de mort contre l'ancien ministre Michel Samaha (pro-résistance, pro-syrien) dans une affaire montée de toutes pièces en 2012 - voir page précédente Liban - 9.8.12.

    A Beyrouth, dans le quartier chiite de Bir el-Abed (banlieue sud), un attentat à la voiture piégée probablement perpétré par les tueurs de "l'introuvable" Al-Assir, fait plus de 50 blessés. C'est le début du Ramadan : on voit que pour les terroristes, qui se veulent religieux, la religion n'est qu'un prétexte. L'islamisme n'a pas grand-chose à voir avec l'islam. Curieusement, Saad Hariri accuse les Israéliens - qui sont pourtant ses potes - "d'engendrer une dissension au Liban en menant des opérations terroristes".  Et pour l'assassinat de son père, en 2005 ?...

  • 10 juillet 2013 -  Scarlett Haddad dans L'Orient Le Jour : "Des sources diplomatiques s'étonnent des déclarations des responsables du Courant du Futur contre l'armée, après l'opération contre le cheikh salafiste Al-Assir. Ceux-ci se comportent comme si l'armée n'avait pas été agressée et cherchent indirectement à transformer le dignitaire sunnite en victime... Ce comportement est une manœuvre politique pour reprendre l'initiative et tenter de récupérer les partisans d'Al-Assir..."  La journaliste parle aussi de l'ambiguïté et du double jeu du parti haririste à l'égard des groupes salafistes et intégristes.

  • 11 juillet 2013 -  Des extrémistes du Front Al-Nosra s'infiltrent au Liban  (Al-Manar).

    La chose n'est pas nouvelle, mais cette fois c'est dans la Békaa-Ouest (que l'on appelle ainsi bien qu'il s'agisse plutôt de la partie sud). Les islamistes "se regroupent dans une zone s'étendant entre le village de Rafid et les montagnes de Kamed el-Loz, dans la chaîne de l'Anti-Liban. A partir de ces régions, ils partent vers la localité de Majdel Anjar, où les avaient précédés d'autres groupuscules, avant de se diriger vers d'autres régions du Liban. Des sources de sécurité n'ont pas exclu un lien entre ces groupes fondamentalistes et l'attentat à la voiture piégée de Bir el-Abed" (le 9 juillet).

    La région en question est située au sud d'Anjar sur cette carte  (carte détaillée).

    On voit que les terroristes se déplacent à volonté entre la Syrie et le Liban, dans un sens comme dans l'autre, et que ni les autorités syriennes ni le Hezbollah - et encore moins l'armée libanaise - ne maîtrisent la situation.

  • 17 juillet 2013 -  Un convoi du Hezbollah visé par une bombe à Majdel Anjar  (L'Orient Le Jour). C'est la deuxième fois en moins d'un mois que la chose se produit dans cette région de l'est du Liban sujette à des infiltrations de rats islamistes (voir 11 juillet).

    Des miliciens investissent un café à Tripoli et sèment la panique parmi les clients  (L'Orient Le Jour) : "Trois miliciens ont investi dimanche soir le café Tafech, à Tripoli, à une heure de pointe. Ils ont bousculé les serveurs, les insultant et leur demandant où ils rangent les bouteilles d'alcool. Pris de panique, les clients ont rapidement quitté les lieux. Cet incident avait été précédé par un autre dans un magasin vendant des boissons alcoolisées appartenant à un chrétien, dans le quartier du Tell. Le soir même, des commerces vendant de l'alcool avaient été la cible de tirs dans divers quartiers de Tripoli."

    Assassinat politique à Sarafand, ville côtière située au sud de Saïda. La victime était un Syrien d'origine kurde marié à une Libanaise et vivant au Liban depuis vingt ans. Les terroristes lui reprochaient ses prises de position en faveur de Damas. Les (ir)responsables du 14-Mars font semblant de condamner l'assassinat tout en le justifiant... par l'engagement du Hezbollah en Syrie.

    Plus de trois mois après la désignation de Tammam Salam comme futur Premier ministre (6 avril), il n'y a toujours pas de gouvernement. Saad Hariri, "conseillé" par ses compatriotes saoudiens et ses inspirateurs américano-sionistes, s'oppose à une participation du Hezbollah, ce qui est contraire à la constitution libanaise qui exige que toutes les composantes du spectre politique soient représentées. (Dans le gouvernement précédent - celui de Najib Mikati - cela n'avait pas été le cas, mais uniquement parce que le 14-Mars avait lui-même refusé - voir page précédente Liban - 13 juin 2011). Le Hezb veut non seulement participer au gouvernement, il exige pour l'alliance du 8-Mars (dont il fait partie avec le CPL de Michel Aoun et nombre d'autres formations patriotiques) une minorité de blocage d'un tiers.

    Hariri, qui soutient déjà activement la sédition en Syrie, fait maintenant tout son possible pour déstabiliser le Liban, non seulement au niveau politique mais aussi en dénigrant l'armée et en sponsorisant le terrorisme salafiste (dans son fief de Saïda, à Tripoli et dans les régions proches de la frontière syrienne).

  • 22 juillet 2013 -  Comme il fallait s'y attendre (voir plus haut 22 mai et 11 juin) suite aux pressions incessantes de l'Etat terroriste juif, les ministres des Affaires étrangères de l'UE inscrivent la branche militaire du Hezbollah sur la liste des "organisations terroristes". Les rares pays hésitants ont été "retournés", comme toujours. On se demande d'ailleurs pourquoi l'Union Européenne a encore des ministres des Affaires étrangères, puisque c'est Israël qui décide à leur place.

    Le prétexte officiel de cette condamnation est la prétendue culpabilité du Hezbollah dans l'attentat de Bourgas en juillet 2012. Officieusement, on évoque aussi la participation aux combats en Syrie. Autrement dit, on transforme en "terrorisme libanais" à la fois un acte de terrorisme israélien en Europe et la lutte du Hezb contre la terreur islamiste soutenue par l'UE.

    La première conséquence de la mesure anti-Hezbollah est le blocage de tous les comptes que ce parti (parti et pas branche militaire du parti) pourrait avoir dans les 28 Etats esclaves. Ce qui prouve bien, s'il en était besoin, que la distinction entre "militaire" et "politique" est de la poudre aux yeux. La branche armée du Hezb est soumise à sa direction politique et n'a évidemment pas de comptes distincts. Les dirigeants européens le savent parfaitement, et ils savent aussi que le Hezbollah n'a pas de comptes en Europe. Ils vont donc se rabattre sur des biens appartenant à des personnes réputées "proches du Hezbollah".

    L'étape suivante consistera à écarter le parti de la Résistance de toute participation gouvernementale en l'isolant politiquement. Déjà coupé de ses adversaires, le Hezbollah devrait l'être également de ses alliés. Des démarches sont en cours, principalement en direction d'Amal (en la personne de Nabih Berry, président du Parlement) et du CPL (Michel Aoun). Le camp américano-sioniste s'efforce de gonfler démesurément les petits différends qui existent sur telle ou telle question entre le Hezbollah et ces partis, afin de les amener à révoquer leur alliance. On verra si la manœuvre réussit...

    Réaction de Nasrallah :

    ■  "Pourquoi les Européens n'inscrivent-ils pas la branche militaire d'Israël sur leur liste terroriste ?..."

    ■  "Je propose que nos ministres dans le prochain gouvernement soient issus de la branche militaire du Hezbollah..."

  • 7 août 2013 - Des tsahalos s'éclatent au Liban 

    Dans le courant de la nuit, selon L'Orient Le Jour, une unité israélienne (un commando ?) a violé la frontière libanaise près de Labbouné (dans le sud-ouest, pas très loin de la côte - carte). Après avoir sectionné les barbelés qui marquent la ligne bleue (frontière officielle confirmée par l'ONU), les tsahalos ont progressé de 400 mètres en territoire libanais, puis se sont retrouvés dans un champ de mines. Boum ! boum ! boum ! boum ! comme chantait l'autre. Quatre de ces connards ont dû rentrer en Israël sur des civières. Il paraît qu'ils faisaient partie d'une "unité d'élite" - tu parles d'une élite...

    A la suite de ce joyeux incident, l'armée de Tel Aviv "a déployé d'importants renforts à la frontière" et le psychopathe Nétanyahou a déclaré : "Nos soldats nous défendent et défendent nos frontières, c'est ce qui s'est passé cette nuit et nous continuerons à agir avec responsabilité pour défendre les frontières d'Israël..." (sic). Le Premier ministre de l'Etat voyou juif a ajouté : "C'est l'Iran qui est derrière ce qui se passe à la frontière nord..."  On ignore ce qu'il avait bu ce soir-là, et quelle quantité...

  • 8 août 2013 -  Concernant l'incident frontalier de la veille, le quotidien libanais Al-Akhbar, émet l'hypothèse que le Hezbollah était au courant de l'incursion ennemie et qu'il aurait tendu une embuscade aux Israéliens, déclenchant les explosions au passage des intrus. Il y aurait eu ensuite un échange de coups de feu avant que les tsahalos ne prennent le large avec leurs blessés, le tout ayant duré environ dix minutes. Apparemment, le commando avait une tâche bien précise à exécuter, mais on ignore laquelle.

    La FINUL, alertée par l'armée libanaise, n'a strictement rien fait pour élucider l'affaire. Elle s'est contentée de prendre contact avec les tsahalos, qui lui ont répondu que les explosions étaient dues à des feux d'artifice - très drôle...

    Si la version du journal libanais est exacte, c'est le signe que le Hezbollah dispose d'un "renseignement" assez efficace, et on peut se demander, avec les Israéliens, comment la milice chiite a obtenu le "tuyau" qui lui a permis de monter l'embuscade. Quoi qu'il en soit, on voit que la Résistance ne dort pas.

    Une semaine plus tard, Hassan Nasrallah confirme dans une allocution télévisée que les choses se sont bien passées ainsi.

  • 15 août 2013 -  Nouvel attentat terroriste à la voiture piégée à Roueiss, près de Bir el-Abed dans la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah. On dénombre 27 morts et plus de 300 blessés. Le quartier avait déjà été frappé le 9 juillet.

  • 19 août 2013 -  The Hills of Ersal : Where Killers Roam  par Radwan Mortada (Al-Akhbar) :

    Du côté d'Ersal (au nord-est de Baalbek - carte), les tueurs rôdent dans les collines, et des centaines, voire des milliers d'entre eux infestent la ville. Ersal est entièrement aux mains de ces mercenaires et trafiquants qui se disent "révolutionnaires". Ils exploitent la religion pour leur profit personnel, et pratiquent le racket, les enlèvements, les attaques à main armée, les assassinats. Sans oublier les actes terroristes quand ils rapportent de l'argent.

    La région de part et d'autre de la frontière, jusqu'à Qara et aux montagnes du Qalamoun (carte), n'est plus contrôlée ni par l'armée libanaise ni par l'armée syrienne. Mais on s'attend - depuis quelque temps déjà - à une offensive conjointe des troupes de Damas et du Hezbollah.

  • 22 août 2013 -  L'Etat mythomane juif prétend que quatre roquettes Katioucha (ses préférées depuis la guerre de 2006) ont été lancées depuis le Liban contre "son" territoire. Un de ces engins holocaustiques aurait été "intercepté grâce au système de défense antimissile Dôme de fer". Il paraît aussi que "les trois autres roquettes n'ont pas atteint le sol israélien mais sont tombées dans la mer ou en territoire libanais". Autrement dit, le taux d'efficacité de l'armée israélienne est de 100 %, celui des zagresseurs de 0 %...

    Quelques heures après cette attaque virtuelle, l'armée israélienne - dont on sait qu'elle ne commente jamais ses actions - annonce qu'elle a lancé des "représailles contre une cible terroriste située à 15 km au sud de Beyrouth". Selon le site DebkaFile, grand spécialiste de hasbaratin sionard, il s'agit - tenez-vous bien - du "complexe de la base souterraine de Naamé, qui abrite deux organisations radicales palestiniennes, le Commandement général de l'OLP d'Ahmed Djibril et le Djihad islamiste pro-iranien, qui opèrent l'un et l'autre au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza sous commandement iranien direct..."  [Donc, bande d'antisémites, on a le droit de bombarder Téhéran si on veut...]

    Malgré la baffe qu'ils se sont prise le 7 août à Labbouné, les sionistes espèrent bien que la prochaine guerre contre le Liban pourra débuter très prochainement et qu'elle sera accompagnée de bombardements "humanitaires" en Syrie, ce que devrait permettre la toute dernière provocation médiatico-chimique (voir plus bas Syrie - 21 août).

  • 23 août 2013 -  A Tripoli, deux attentats simultanés frappent des mosquées sunnites juste après la prière du vendredi : l'une (Al-Taqwa) située dans un quartier populaire du centre-ville et fréquentée par des salafistes, l'autre (Al-Salam) située dans le quartier de Mina en bord de mer et fréquentée par la "haute société", Il y a en tout 43 morts et plus de 500 blessés.

    Sur place, évidemment, on accuse aussitôt le Hezbollah et la Syrie. Il n'est pas difficile de deviner que les commanditaires de ces actes terroristes sont aussi ceux qui ont sévis le 15 août à Roueiss, près de Beyrouth. C'est la même stratégie de "guerre de religion" que celle qui prévaut en Irak : un coup contre les chiites, un coup contre les sunnites, et au bout de quelque temps tout s'enchaîne automatiquement.

    Le Hezbollah condamne les attentats et estime "que le déroulement des événements en Syrie, en Irak et au Liban prouve une seule chose : l'existence d'une décision saoudienne, inspirée par les Etats-Unis, pour faire exploser la région de Bagdad à Beyrouth" - voir cet article d'Al-Manar.

    "L'embrasement du Liban est devenu une nécessité pour l'axe Riyad-Washington, pour disperser les capacités du Hezbollah qui participe aux combats en Syrie et pour semer la confusion dans les rangs de la base populaire du parti, en lui faisant payer un lourd tribut. Cela, espèrent ces deux capitales, poussera le Hezbollah à limiter son implication sur les fronts de Homs et de la province de Damas, et détournera son attention vers la scène interne libanaise. L'escalade initiée par le chef des services de renseignements saoudiens, le prince Bandar Ben Sultan, ne se limite pas à l'aspect sécuritaire. Les cercles de décision dans le royaume ont exercé d'énormes pressions sur le président Michel Souleïmane et le Premier ministre désigné Tammam Salam pour former au Liban un gouvernement de fait accompli." [sans le Hezbollah]

    Pour Scarlett Haddad (L'Orient Le Jour), il ne fait non plus aucun doute que c'est la même main destructrice qui est à l'œuvre de la banlieue sud de Beyrouth à Tripoli. 

    "Y a-t-il encore moyen de sauver le Liban de la violence aveugle de type irakien ?... La voiture piégée de Roueiss avait pour but de pousser les chiites à s'en prendre aux sunnites et à avoir des réactions violentes de représailles contre eux. Les chiites n'ayant pas réagi - en raison notamment des appels au calme de leurs leaders -, il y a eu les explosions de Tripoli, pour pousser cette fois les sunnites à accuser les chiites et à se soulever contre eux. Nasrallah avait mis en garde contre le projet destructeur des takfiristes qui peut frapper aussi bien les chiites que les chrétiens et les sunnites, leur objectif étant de provoquer le chaos et la discorde, en exacerbant les tensions communautaires..."

    "Le sauvetage passe forcément par la formation d'un gouvernement rassembleur qui regrouperait toutes les parties, pour leur permettre de s'entendre sur les questions vitales, en laissant de côté les dossiers conflictuels liés à la crise syrienne. Mais comment y arriver avec le refus du 14-Mars [= Hariri = Arabie] de la participation du Hezbollah au gouvernement ?"

    Liban : la stratégie du rat  par André Chamy (Réseau Voltaire).

  • 26 août 2013 -  Scarlett Haddad, dans L'Orient Le Jour, signale que Walid Joumblatt (druze "centriste", farouche adversaire du gouvernement syrien) est néanmoins pour la participation du Hezbollah au prochain gouvernement libanais. Le prince Bandar Ben Sultan, chef de la "Sécurité" saoudienne, lui aurait recommandé "de ne pas se presser, mais d'attendre plutôt les développements des prochains mois qui pourraient être porteurs de changements". En d'autres termes, la guerre ouverte qui se prépare contre Damas (voir plus bas Syrie - 21 août) va "changer la donne" au Liban.

  • 30 août 2013 -  L'ambassade du royaume terroriste saoudien (que certains appellent l'Arabie Yéhoudite - "Yéhoud" signifie "juif" en arabe) se plaint auprès du ministre des Affaires étrangères de Beyrouth que ses véhicules soient contrôlés par les forces du Hezbollah quand ils circulent dans la banlieue sud - source. Si on ne peut même plus transporter tranquillement des explosifs pour les prochains attentats commandités par le Mossad, c'est le signe que la situation est grave...

    Suite aux attaques terroristes de Tripoli du 23 août, le juge d'instruction Riyad Abou Ghida (Riyad comme la capitale de ses vrais patrons) met en cause la Syrie et fait inculper deux ressortissants syriens, dont un capitaine des services de sécurité de Tartous, ainsi que deux cheikhs sunnites libanais proches du camp patriotique du 8-Mars et un ancien journaliste d'Al-Manar. Riyad Abou Ghida avait déjà fait parler de lui le 9 juillet en rapport avec l'affaire de Saïda. Une fois de plus, on voit que la "Sécurité" libanaise est sérieusement infiltrée par les hommes de Bandar Ben Satan...

    L'Orient Le Jour annonce qu'un "avion inconnu a survolé l'espace aérien libanais à basse altitude, du nord jusqu'au sud du pays... passant au-dessus du tarmac 21 de l'aéroport de Beyrouth, sans que les radars ne réussissent à l'indentifier". Le journal ajoute que l'appareil "n'a pas reçu d'autorisation pour traverser l'espace aérien libanais et était silencieux, ce qui laisse de nombreuses interrogations sur la partie qui l'a envoyé et sur l'identité des personnes qui étaient à son bord".

    Si on les avait entendus se chamailler en hébreu, on aurait su que c'étaient des Israéliens. Mais comme on n'a rien entendu et que, de toute façon, ces braves voisins du sud ne feraient jamais une chose pareille (ils sont si respectueux de la souveraineté libanaise), il s'agit, à n'en pas douter, d'un appareil syrien, iranien ou nord-coréen... Ce qui est certain, c'est que la chose ne peut avoir aucun rapport avec la guerre humanitaire qui se prépare contre la Syrie...

  • 14 octobre 2013 -  A Tripoli, le juge d'instruction militaire Riyad Abou Ghida (encore lui - voir quelques lignes plus haut) fait arrêter trois habitants alaouites de Jabal Mohsen, un quartier acquis à la Résistance et soumis de ce fait aux attaques continuelles des hariristes sunnites de Bab el Tabbaneh. Les trois hommes sont accusés, eux aussi, d'avoir perpétré les attentats du 23 août. L'opération hautement médiatisée, dont le point culminant a consisté à mobiliser des forces considérables des FSI ("Sécurité" intérieure) afin d'aboutir à la "capture" d'un jeune de 17 ans, a été menée par un dénommé Sakr Sakr, également juge et sympathisant de la bande à Hariri. L'ancien Premier ministre Mikati, complice "centriste" du camp saoudo-américano-israélien, se félicite de ce "coup de filet" sans aucun doute coordonné avec ses maîtres dans l'espoir de relancer la guerre civile.

  • 19 octobre 2013 - 


    Et si Ban-Ki-Mouille devenait un secrétaire général de l'ONU « à part entière »
    au lieu de se comporter en vulgaire marionnette des sionistes ?...

    Toujours selon L'Orient Le Jour, "le blocage du financement par le gouvernement libanais du Tribunal spécial pour le Liban sera bientôt résolu... Le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, qui continue à ce jour de se soustraire à cette tâche, finira par régler le montant dû..." [quelques dizaines de millions de dollars]

    Qu'est-ce que le milliardaire Mikati ne ferait pas pour satisfaire ses maîtres américano-israéliens qui ont créé ce "TSL" ou "Tribunal" sioniste contre le Liban... Le journal précise que "le Tribunal - dont les fonds commencent sérieusement à tarir - pourra encore fonctionner jusqu'à la fin décembre, mais pas un jour en plus... Le procès, prévu pour le 13 janvier, ne pourra pas débuter si le pays du Cèdre n'a pas versé sa part d'ici là..."

    On imagine la "catastrophe" si le "procès" intenté au Hezbollah par les tueurs de Rafic Hariri ne pouvait débuter à temps, d'autant que le Hezb - qui n'est même pas un parti « à part entière », refuse la comparu-sion de ses membres...

    Sur le "TSL", voir la page précédente (en particulier Liban 27 septembre 2011 et 30 novembre 2011).

  • 26 octobre 2013 -  Les combats au Liban-Nord ont fait neuf morts en moins d'une semaine  (Al-Manar) : "C'est l'Arabie Saoudite qui a fait exploser la situation à Tripoli, surtout qu'elle a été incapable de paralyser les institutions étatiques du Liban. Elle voudrait faire pression sur le Hezbollah pour qu'il ramène ses combattants de Syrie. Raison pour laquelle toute accalmie est exclue pour l'heure..."  [Quatre morts de plus le lendemain.]

    Dans le sud, l'aviation israélienne viole encore une fois l'espace aérien libanais et simule des raids au-dessus de Jezzine, Nabatiyeh, Marjeyoun et d'autres localités de la région (carte).

  • 31 octobre 2013 -  A Tripoli, une trêve provisoire est rompue après la tentative des FSI (voir plus haut 14 octobre) de "convoquer" (pour détention de durée indéterminée) l'ancien député alaouite Ali Eid, chef du Parti arabe démocratique (associé à la Résistance). Ali Eid, lui aussi "soupçonné" en rapport avec les attentats du 23 août, refuse de répondre à la "convocation" et déclare dans une conférence de presse : "Je n'ai pas confiance dans les services de renseignements des FSI. Leur histoire est connue, elle est pleine d'affabulations... Ils sont à la solde de l'Arabie Saoudite et de Saad Hariri..."

  • 7 novembre 2013 -  Bouffonnerie du jour : Washington offre un Cessna à l'armée libanaise (L'Orient Le Jour). Petite carte accompagnant le cadeau : "Cet avion aidera l'armée à mener des missions efficaces pour la protection de la sécurité des frontières et pour faire face aux menaces que représentent les groupes extrémistes..."  Ce qu'il faudrait en fait à l'armée libanaise, c'est un système de défense qui lui permette d'abattre tous les avions et drones israéliens qui violent quotidiennement son espace aérien. Ce n'est certainement pas le gouvernement américain, sionisé jusqu'à l'os, qui fournira ces missiles au Liban.

    Ironie du sort ou sens aigu de l'humour : dans un autre article du même journal, on apprend que le Liban est victime de la plus vaste opération d'espionnage US :  "L'ambassade des Etats-Unis est un centre d'espionnage de tous les Libanais et pratique l'écoute au profit d'une banque de données israéliennes..."  (Comme en France, comme en Europe, comme partout...)

    Mais l'Etat terroriste juif ne se contente pas de voler les données des citoyens libanais par USA interposés. Il espionne aussi directement à sa frontière nord (encore un article du quotidien de Beyrouth) : "Israël a installé du matériel d'espionnage tout le long de la ligne bleue, de Naqoura à Chebaa, en passant par Khiam. Il s'agit d'une procédure d'espionnage sans précédent dans le monde. Les stations d'espionnage installées sont dotées du matériel et des techniques les plus modernes et couvrent l'ensemble du territoire libanais. Elles sont reliées à des relais établis sur le mont Hermon, dans les fermes de Chebaa et à Tel-Aviv..."  C'est le président de la Chambre des députés, Nabih Berry (chiite Amal), qui fait ces révélations... qui n'en sont pas vraiment.

  • 19 novembre 2013 -  A Beyrouth, double attentat terroriste contre l'ambassade iranienne : 25 morts et 150 blessés.

  • 1er décembre 2013 -  Les combats reprennent à Tripoli : au moins douze morts en 24 heures. Les sunnites extrémistes de Bab el Tabbaneh, soutenus et encouragés par le 14-Mars et l'Arabie Saoudite, font la chasse aux alaouites.


    Titre de L'Orient Le Jour


  • 3 décembre 2013 -  Hassan Al-Lakiss, un dirigeant du Hezbollah, assassiné à Beyrouth par le Mossad

  • 15 décembre 2013 -  Incident de frontière près de Ras Naquoura (extrême sud-ouest du Liban, carte). Selon L'Orient Le Jour, "l'armée libanaise a ouvert le feu sur une patrouille israélienne qui essayait de franchir la ligne bleue". Un soldat israélien aurait été tué.

    Ces derniers temps, l'Etat voyou juif s'efforce d'étendre à l'armée libanaise la campagne de propagande qu'il menait jusqu'à présent contre le seul Hezbollah.

  • 27 décembre 2013 -  Dans le centre-ville de Beyrouth, un attentat à la voiture piégée fait six morts, dont Mohammad Chatah, proche conseiller de Saad Hariri et ancien ministre des Finances du gouvernement Siniora en 2008-2009. Le Hezbollah est parmi les premiers à condamner cet acte terroriste, lequel a probablement été téléguidé depuis Tel Aviv. La déstabilisation du Liban continue...

  • 29 décembre 2013 -  Si l'on en croit le site israélien DebkaFile, deux roquettes tirées depuis le Liban se sont écrasées sur un terrain vague entre Metulla et Kiryat Shmona, sans causer aucun dommage. Deux autres engins sont retombés du côté libanais, près de Sarda, un village proche de Ouazzani. Israël a "répliqué" en tirant 20 obus de chars sur Kfar Chouba (voir carte 1 - carte 2).

    Ce n'est pas la première fois qu'un tel incident se produit, mais maintenant l'Etat provocateur juif ne se contente pas d'accuser le Hezbollah, il tient l'armée libanaise pour "responsable".

  • 30 décembre 2013 -  Après le bâton israélien, la carotte saoudienne : le régime dictatorial de Riyad fait cadeau de 3 milliards de dollars à l'armée libanaise pour lui permettre d'acheter des armes à la France. Des armes qui, bien entendu, ne seront utilisées ni contre Israël (toujours en état de guerre contre le Pays du Cèdre) ni contre les bandes terroristes qui sévissent au Liban (avec le soutien de l'Arabie).

    Des armes françaises payées par l'Arabie pour combattre le Hezbollah  (Al-Manar).

    Le numéro un du terrorisme saoudien, le prince Bandar Ben Sultan Satan, est particulièrement actif ces derniers temps, non seulement au Moyen-Orient mais aussi en Russie : près de 40 morts en trois jours dans trois attentats, deux à Volgograd et un à Piatigorsk (nord du Caucase). Lors de sa visite à Poutine en août 2013 (voir plus bas Syrie 8.8.13), visite au cours de laquelle il n'avait pas réussi à persuader le chef du Kremlin de laisser tomber définitivement Assad, le prince de la terreur avait aussi, comme on l'a appris plus tard, menacé Poutine de lui envoyer ses commandos takfiristes afin de gâcher les Jeux de Sotchi. A moins de six semaines de l'ouverture, on voit que Ben Satan tient parole...

  • 2 janvier 2014 -  Retour sur l'attentat terroriste du 27 décembre 2013 : Le 14-Mars veut réaliser les objectifs des assassins de Mohammad Chatah  par Ghaleb Kandil :

    "L'assassinat s'inscrit dans le cadre d'une série de tentatives visant à provoquer la discorde interne et un embrasement général de la situation au Liban, à travers les rounds d'affrontements à Tripoli, les attaques suicides et explosions de voitures piégées itinérantes et les assassinats. Ces activités criminelles et terroristes sont l'œuvre des groupes takfiristes et le fruit d'efforts combinés israélo-saoudiens, destinés à pousser le Liban dans un immense incendie. La première conséquence de l'assassinat est l'exacerbation des tensions sectaires dans le pays, plus particulièrement à Tripoli, la ville natale du défunt. Toutes les tentatives précédentes de faire monter la tension, par le biais des attentats et des autres crimes, dans la banlieue sud de Beyrouth et à Tripoli, n'avaient pas conduit au point de rupture..."

    "Le 14-Mars a rapidement saisi les objectifs politiques de l'assassinat, qui vise, avant tout, à creuser le fossé politique dans le pays. Cette coalition s'est donc empressée de torpiller toute tentative de former un gouvernement d'union nationale, seul capable de jouer le rôle de soupape de sécurité, et a misé sur l'exploitation politique du sang de Mohammad Chatah pour pousser à la confrontation dans un pays sans gouvernement, au seuil d'une élection présidentielle qui s'annonce difficile. En agissant ainsi, le 14-Mars ne fait qu'exécuter les ordres de son parrain régional, l'Arabie saoudite, qui a saboté, ces huit derniers mois, tous les efforts pour la formation d'un nouveau gouvernement. Le 14-Mars a haussé la barre de ses conditions en exigeant non seulement un gouvernement sans le Hezbollah, un des principaux acteurs politiques et populaires du pays, mais en réclamant que les portefeuilles de sécurité lui soient confiés..."

    "La décision saoudienne de pousser la situation vers l'explosion est claire dans le ton des communiqués de Saad Hariri et du 14-Mars. La question qui se pose est celle de savoir quelles seront les prochaines mesures d'escalade que va prendre le 14-Mars, après avoir placé le Liban au bord du gouffre..."


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 SYRIE       Carte de la Syrie

  • 2 janvier 2013 -  Le "plan de paix" de l'ONU est une supercherie  par Tony Cartalucci :

    "Lakhdar Brahimi, 'ambassadeur de la paix' des Nations Unies, tente de négocier une transition gouvernementale en Syrie. Non seulement ses efforts sont vains, ils sont aussi totalement hypocrites. Proposer un 'gouvernement transitoire' au beau milieu de ce qui constitue en réalité une invasion étrangère, financée, armée et ouvertement perpétuée par des intérêts étrangers, viole à la fois la souveraineté de la Syrie et la propre charte fondatrice de l'ONU. C'est comme si un envoyé de l'ONU visitait la Pologne au début de la Seconde Guerre mondiale et proposait un gouvernement transitoire en pleine invasion nazie. L'ONU serait de toute évidence un facilitateur de l'injustice, non pas un médiateur pour la paix..."

    Le plus étonnant, dans cette affaire, est que le gouvernement syrien semble avoir complètement oublié la première tentative de cet envoyé très spécial - voir page précédente Syrie 26 septembre 2012.  Les pressions russes y sont sans doute pour beaucoup.


    Erdoğan, Lawrence de Turquie dans le quotidien libanais As-Safir :

    "La visite du Premier ministre turc au camp des réfugiés syriens le soir du Nouvel An n'est pas passée inaperçue... Déguisé en Lawrence d'Arabie, Erdoğan a baragouiné quelques mots arabes, caressé les enfants des réfugiés - qui ne sont que des familles des membres de 'l'Armée syrienne libre'...  En son temps, Lawrence d'Arabie parlait arabe pour masquer sa mission d'espionnage et de renseignement au profit de la Grande-Bretagne. Il avait pour objectif de faire en sorte que l'Empire Ottoman se désintègre, sous le slogan de la 'Révolution Arabe'. Mais le motif d'Erdoğan est quoi ?  Avec ses manières de Père Noël allant d'une tente à l'autre et cette phrase qu'il ne cessait d'ânonner : 'Chaque accouchement est douloureux et la démocratie syrienne n'en est pas exempte', que cherche-t-il à faire croire ?..."

    "Erdoğan, le Monsieur zéro problème avec les voisins, s'est transformé en valet de l'émir, et si Lawrence d'Arabie agissait, il y a cent ans, pour les intérêts de son pays, à savoir la Grande-Bretagne, Erdoğan lui, ne pense qu'à rendre service aux Etats-Unis et à l'OTAN* dans ses moindres gestes et démarches qui sont souvent contre les intérêts des Turcs..."

    * et surtout rendre service à l'Etat voyou juif : la Turquie d'Erdoğan vient justement de rétablir ses liens de collaboration avec Tel Aviv dans le cadre de l'OTAN (une organisation dont Israël ne fait pas partie).  Le site DebkaFile, proche du Mossad, salue cette grande victoire politique de Nétanyahou.

  • 6 janvier 2013 -  Le président Assad présente un "plan de sortie de crise" aussi raisonnable qu'inutile. Il appelle à la tenue d'une "conférence de réconciliation avec tous ceux qui n'ont pas trahi la Syrie", laquelle conférence serait "suivie de la formation d'un nouveau gouvernement et d'une amnistie".

    Conditions nécessaires pour la première étape d'une solution politique : "1) Que les puissances régionales cessent de financer et d'armer l'opposition, 2) la fin des opérations terroristes et 3) le contrôle des frontières."  Et Assad ajoute : "Nous ne dialoguerons pas avec une marionnette fabriquée par l'Occident."

    Etant donné que ceux qui n'ont pas trahi la Syrie dialoguent déjà d'une manière ou d'une autre avec le gouvernement, que les groupes armés ne font pas partie de cette catégorie, que les initiateurs étrangers du terrorisme antisyrien ne vont pas subitement changer la politique qu'ils suivent depuis bientôt deux ans, on ne voit vraiment pas où peut mener cet appel. La seule chose qui en sortira probablement sera une énième amnistie - unilatérale et sans contrepartie - de quelques centaines de rats islamistes.

  • 10 janvier 2013 -  Echange de prisonniers sous l'égide de la Turquie et du Qatar. Les 48 pèlerins iraniens kidnappés le 4 août 2012 près de Damas sont libérés par les terroristes. Simultanément, Assad relâche 2.130 islamistes... qui ne tarderont pas à reprendre les armes contre la Syrie.


    Réchauffement climatique à Damas :

    La Grande Mosquée des Omeyyades sous la neige


  • 11 janvier 2013 -  Qui est le front Al-Nosra ?  (prononcez : nos rats).

    Voilà un article où il est bien souvent question de la très imaginaire et très nébuleuse "Al-Qaïda". Finalement, le nom (inventé à Washington ou Tel Aviv) importe peu. Tout cela est à classer à la rubrique Légion arabe de la CIA et du Mossad.

  • 15 janvier 2013 -  Attentat terroriste contre l'université d'Alep : 87 morts et plus de 160 blessés. Comme d'habitude, les tueurs et leurs soutiens occidentaux mettent ce massacre sur le compte du "régime".

  • 16 janvier 2013 -  Les mensonges se suivent et se ressemblent : Fabius Israélicus, ministre français des Affaires sionistes, accuse le gouvernement de Damas d'avoir massacré plus de 100 civils à Homs. "La France souhaite que ces crimes ne restent pas impunis", ajoute l'homme de Tel Aviv au Quai d'Orsay. On sait que depuis quelques jours, c'est "la France" de ce sinistre individu qui assassine des civils au Mali sous prétexte de combattre les terroristes qu'elle a elle-même toujours protégés partout dans le monde (y compris en Syrie).

  • 20 janvier 2013 -  Une provocation se prépare contre la Russie (et surtout contre la Syrie) :

    "Dans le cadre d'une guerre de l'information, des services spéciaux d'Occident et du Proche-Orient enrôlent des personnes d'apparence slave. Elles auront à jouer le rôle de 'mercenaires russes' ayant combattu du côté de Bachar Al-Assad et capturés par les rebelles syriens. Des 'acteurs' pour le futur spectacle sont recrutés en Russie, au Bélarus et en Ukraine. Les qualités requises sont les suivantes : avoir une notion du service militaire, savoir manier les armes et savoir ce qu'est une pièce de DCA. Ensuite ces soldats de fortune devront 'reconnaître' devant les caméras avoir été embrigadés par les services spéciaux russes pour aider l'armée de Bachar Al-Assad, et envoyés en Syrie à bord de navires de guerre... Les scènes seront tournées en Turquie ou en Jordanie, où des décors d'envergure de villes syriennes détruites servent depuis longtemps à des fins de désinformation..."

  • 21 janvier 2013 -  L'armée syrienne a repris le contrôle de 80 % du territoire  par Pierre Khalaf (Réseau Voltaire).

    Malgré le ton très optimiste de l'article, on retiendra que les islamistes occupent 20 % du territoire syrien - et plus encore avant la présente reconquête, si tant est qu'il y a vraiment eu reconquête...

  • 23 janvier 2013 -  Petite phrase de Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères : "La Russie cherche à obtenir la fin des violences et une stabilisation de la situation en Syrie, elle ne cherche pas à préserver le régime de Bachar Al-Assad..."

    Simultanément, on apprend que "deux avions du ministère russe des Situations d'urgence (MSU) avec à leur bord 28 et 49 ressortissants russes ayant décidé de quitter la Syrie, ont atterri à Moscou en partance de Beyrouth."  S'agit-il d'un premier contingent qui sera bientôt suivi de beaucoup d'autres ?...  Il est curieux que la Russie, qui a paraît-il 100.000 ressortissants en Syrie, ait supprimé ses vols directs depuis Damas.

    Au lieu de renforcer et de stabiliser la Syrie, Moscou contribue à créer des réfugiés, non seulement russes mais aussi syriens, comme vient de le montrer le président Poutine : "La Russie est prête à fournir une aide financière et humanitaire au Liban afin de résoudre le problème des réfugiés syriens dans ce pays."  Il ne faut pas être sorcier pour deviner que l'argent que Moscou donnerait aux ennemis de Damas repliés à Tripoli, servirait en fait à acheter de nouvelles armes qui seraient utilisées pour perpétuer la guerre contre la Syrie.

  • 28 janvier 2013 -  Toujours à la rubrique "Bons baisers de Russie", encore une citation, du Premier ministre Medvedev cette fois : "Les chances de Bachar Al-Assad de se maintenir au pouvoir s'amenuisent de jour en jour... Je lui ai téléphoné à plusieurs reprises pour lui demander d'appliquer les réformes et de se mettre à la table des négociations. A mon avis, le président syrien n'y est pas prêt..."  De quelles "réformes" et de quelles "négociations" - et avec qui - ce crétin sioniste de Merdvedev veut-il parler ?...  Pourquoi n'applique-t-il pas lui-même des "réformes" en Russie ?... Pourquoi ne "négocie"-t-il pas avec les terroristes tchéchènes, les Pussy Riots et les agents de la CIA qui manifestent régulièrement dans les rues de Moscou ?...

    Ça ne doit pas être drôle tous les jours, pour Bachar Al-Assad, d'avoir des "alliés" pareils...

    Et comme par hasard, la presse signale justement que "le chef du Conseil de sécurité nationale [sic] d'Israël, Yakov Amidror, s'est rendu à Moscou pour y discuter avec les dirigeants russes de la crise syrienne et du danger représenté par les armes chimiques dans ce pays".  En clair : pour transmettre au gouvernement russe les nouveaux ordres de Tel Aviv.

    Silvan Shalom, Premier ministre adjoint de l'Etat voyou juif, menace la Syrie d'une intervention directe "pour empêcher que des armes de destruction massive ne tombent entre les mains des combattants armés".  Lesquels combattants armés (= terroristes islamistes) sont soutenus directement ou indirectement par le dit Etat voyou.

  • 29 janvier 2013 -  L'Armée syrienne libre [sans guillemets] se retourne contre la France  (article et vidéo du Réseau Voltaire). La scène a été filmée dans une zone "libérée" (= infestée) proche de la frontière turque, c'est-à-dire dans ces 20 et quelque pour cent de territoire syrien occupé (voir plus haut 21 janvier). Furieux d'avoir été, paraît-il, "abandonnés par la France", les mercenaires scandent des slogans anti-français. (Le principal, c'est qu'ils ne soient pas anti-israéliens, ce serait tantisémite...)

    Quelqu'un peut-il nous expliquer la différence entre un rat islamiste "de l'ASL" et un rat islamiste "d'Al-Nosra" ?...

  • 30 janvier 2013 -  Dans le quartier de Boustane Al-Qasr, à Alep, nouveau massacre islamiste : 80 victimes. Comme toujours, on accuse "le régime" d'avoir commis ces atrocités.  A New York, Lakhdar Brahimi, le "médiateur" de l'ONU, s'y réfère expressément et déclare : "La guerre en Syrie a atteint des niveaux d'horreur sans précédent. Pour y mettre fin, Bachar Al-Assad doit partir. Il a irrémédiablement perdu toute légitimité..."  Le harki de l'Empire exhorte le Conseil de "Sécurité" à appuyer son initiative. Autrement dit, il demande à la Russie (et à la Chine) de capituler définitivement.  (Au Mali, les Russes approuvent l'actuelle intervention occidentale, comme ils avaient approuvé - ou toléré - l'intervention de 2011 en Libye.)

    Attaque israélienne en Syrie  (InfoSyrie.fr) : selon un communiqué du commandement militaire syrien publié par SANA, un avion israélien a attaqué un centre de recherche de l'armée syrienne à Jomrayah-Al-Hameh, à moins de dix kilomètres au nord-ouest de Damas. Le bâtiment principal a été partiellement détruit, deux employés tués et cinq autres blessés. Les médias sionisés avaient prétendu auparavant que l'attaque avait eu lieu "à la frontière syro-libanaise" (qui n'est pas très loin de là) et qu'elle était dirigée "contre un convoi transportant des armes chimiques destinées au Hezbollah" (version conforme à la propagande des terroristes de Tel Aviv).

    Le commandement militaire syrien parle d'une "agression caractérisée contre la souveraineté syrienne... qui prouve désormais à tous qu'Israël est le moteur, le bénéficiaire et parfois l'acteur des actes terroristes visant la Syrie et son peuple résistant, en coordination avec les pays soutenant le terrorisme, dirigés par le Qatar et la Turquie... A plusieurs reprises, ces derniers mois, les bandes armées islamistes ont tenté de s'emparer du site militaire de Jomrayah..."

    La défense anti-aérienne de la Syrie, qui avait si bien fonctionné lors de l'affaire du F-4 turc (voir page précédente Syrie 22 juin 2012), semble s'être volatilisée entre-temps. Ou alors, elle ne joue pas vis-à-vis d'Israël par peur des conséquences. Mauvais signe : chacun sait que la peur face à un chien agressif ne fait que stimuler son agressivité...  Apparemment, la Syrie n'envisage pas non plus de riposte militaire a posteriori. Les tueurs sionistes savent pertinemment qu'ils peuvent agir toujours et partout dans la plus grande impunité - et sans crainte de voir Moscou réagir. Il n'est d'ailleurs pas impossible que cette attaque israélienne annoncée indirectement deux jours plus tôt, ait été "concédée" par Moscou à son "partenaire" de Tel Aviv (voir un peu plus haut 28 janvier). On a parfois l'impression - et ce n'est pas seulement une impression - que la Russie a de meilleurs rapports avec Israël qu'avec la Syrie.

    Cette paralysie syrienne face à l'Etat terroriste juif, avec en filigrane un lâchage russe plus grave encore qu'on ne pourrait le penser, est un point de plus à ajouter à la liste de la page précédente : Pourquoi Assad ne peut pas gagner.

  • 31 janvier 2013 -  Dans cet article, le Réseau Voltaire explique ainsi l'attaque israélienne de la veille :

    "Une source officieuse syrienne nous a indiqué que l'Armée arabe syrienne a saisi, il y a quelques jours, des matériels israéliens sophistiqués utilisés par les Contras [les mercenaires islamistes] et les a apportés dans ce Centre de recherche où ils devaient être démontés et analysés. C'est probablement ce matériel que les Israéliens ont voulu détruire avant qu'il ne soit transporté en Russie ou en Iran. Le Centre avait d'abord été attaqué par des commandos au sol de l'Armée syrienne libre [sans guiilemets] qui avaient été repoussés. Puis, l'Armée de l'air israélienne est intervenue elle-même pour effectuer le travail que les Contras n'avaient pas été capables de réaliser."

    "Les avions israéliens sont arrivés en rase-mottes par le Liban. Ils ont surgi par l'arrière du Mont Hermon et ne sont entrés que très brièvement dans l'espace aérien syrien.Carte

    InfoSyrie s'arrête - la Syrie continue...

  • 1er février 2013 -  Les médias occidentaux sionisés répètent inlassablement la version israélienne de l'attaque du 30 janvier ("contre un convoi syrien destiné au Hezbollah") et mettent l'accent sur le "danger" que représentent les (inexistantes) armes de destruction massive du parti chiite. On sent que quelque chose de grave se prépare. La nouvelle guerre juive serait-elle imminente ?...

    Selon Al-Manar, des réunions secrètes ont eu lieu à Tel-Aviv avec le Qatar et la Turquie pour frapper la Syrie.

  • 3 février 2013 -  A Munich, en marge de la Conférence sur la "sécurité", le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, rencontre le rat syrien Ahmed Moaz Al-Khatib, qui se fait passer pour le "chef de la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution syrienne" (rien que ça). Il s'agit d'une organisation purement virtuelle que ses créateurs occidentaux, quataris et autres ont hissée au rang de "seule représentante légitime du peuple syrien". Comme le signalait récemment Thierry Meyssan dans cet article, Moaz Al-Khatib est membre des Frères musulmans et cadre de la compagnie pétrolière Shell.

  • 5 février 2013 -  SANA se fait l'écho de l'interprétation iranienne de l'attaque du 30 janvier :



    Ça explique tout...



    BONUS :

    Dans l'affaire syrienne, l'Iran adore les "scoops" aussi optimistes que fantaisistes
    (voir page précédente Syrie 18.6.12)


  • 19 février 2013 -  Nouveau rapatriement aérien de ressortissants russes, comme le 23 janvier, mais cette fois il s'agit de 154 personnes, et les deux avions spéciaux décollent de Lattaquié.

    Si la situation dans cette ville semble calme, il n'en est pas de même ailleurs en Syrie. On se bat presque partout. Et tandis que l'UE discute pour savoir si elle doit "fournir des armes aux rebelles", le quotidien libanais As-Safir, cité par Al-Manar, révèle comment les Européens arment les miliciens syriens... en catimini (ils le font depuis le début) :

    "Leur aide ne se borne pas aux armes non létales, ni aux appareils de communication sophistiquées, ni à l'entraînement des miliciens. Elle comporte surtout des armements de toutes sortes... Selon une source française proche des services de renseignement français, le département étranger de ces services agit aussi bien de l'intérieur de la Syrie que des régions frontalières. Certaines de ses unités se trouvent au Liban, dans la région de la Békaa, alors que d'autres collaborent avec leur homologues américains et britanniques dans le cadre d'une cellule d'opération commune en Turquie. C'est grâce à leur coopération que la bataille des aéroports est menée au nord de la Syrie..."  (Les rats islamistes se seraient emparés de bases aériennes abandonnées par l'armée syrienne et tenteraient de se saisir de l'aéroport international d'Alep.)

  • 21 février 2013 -  A Damas, dans le quartier central d'Al-Mazraa, une série d'attentats terroristes à la voiture piégée fait au moins 80 morts et plus de 250 blessés.

  • 22 février 2013 -  Bonne nouvelle : après une pause de plusieurs semaines, la boule de cristal de Thierry Meyssan fonctionne de nouveau. Résultat : il nous prédit maintenant qu'Obama et Poutine vont se partager le Proche-Orient : "Obama s'apprête à changer complètement de stratégie internationale, malgré l'opposition que son projet a suscité dans sa propre administration..."  Il va se libérer de sa "relation trop étroite et étouffante avec Israël" et "sanctionner clairement Tel-Aviv".  Pour cela, "Washington, qui reconnaît implicitement avoir échoué en Syrie, est prêt à laisser la Russie s'installer au Proche-Orient sans contrepartie, et à partager avec elle le contrôle de cette région."  Israël perdra l'appui américain et "sera ramené à sa juste proportion de petit Etat". (Dans un article du 10 décembre 2012, Meyssan écrivait déjà qu'Israël n'est plus qu'un tigre de papier.)

    Conséquence de tous ces bouleversements pour le président syrien : "Hier traité de criminel contre l'humanité par les Occidentaux, et demain glorifié comme vainqueur des islamistes". (On se demande bien pourquoi les USA devraient renoncer à la politique qu'ils suivent depuis des décennies en matière de promotion du terrorisme, et laisser Assad vaincre leurs islamistes... Parce que le gaz de schiste et les sables bitumineux découverts aux Etats-Unis leur permettent à présent de se désintéresser du pétrole arabe ?... Très drôle...)

    Il n'y a pas à dire, le patron du Réseau Voltaire a retrouvé sa forme de 2011-2012, quand il révélait les dessous de l'alliance Kadhafi-Israël (détails) ou les vraies raisons du complot contre le pauvre DSK, ou encore lorsqu'il prévoyait la "fin de partie au Proche-Orient" (page précédente Syrie 14 février 2012) ou annonçait que la France allait "payer des indemnités de guerre particulièrement lourdes à la Syrie en échange de la libération de ses agents secrets capturés" (même page Syrie 27 février 2012).

    En janvier 2011, Meyssan disait aussi à propos des répercussions du "printemps arabe" sur le ghetto de Gaza (à comparer avec la situation réelle deux ans plus tard) : "Obama mettra tout en œuvre pour empêcher des élections démocratiques en Egypte. S'il peut s'accommoder d'un gouvernement légitime en Tunisie, il ne le peut pas en Egypte. Des élections profiteraient aux Frères musulmans et aux Coptes. Elles désigneraient un gouvernement qui ouvrirait la frontière de Gaza et libérerait le million de personnes qui y sont enfermées. Les Palestiniens, soutenus par leurs voisins, le Liban, la Syrie et l'Egypte, renverseraient alors le joug sioniste."

    Bref, il est difficile de se tromper plus souvent...

    Pour ce qui est de l'histoire des "chapkas bleues", reprise dans son nouvel article, elle avait été dévoilée par Meyssan il y a quelques mois (Syrie 29 septembre 2012). Il est probablement le seul à y croire...  Quoi qu'il en soit, la politique de John Kerry ne semble pas si "nouvelle" que ça, puisque le successeur de Hillary Clinton aux Affaires étrangères, qui est aussi paraît-il "un ami personnel de Bachar Al-Assad", refuse de condamner l'attentat terroriste de Damas du 21 février (US Blocks UN Resolution Condemning Damascus Bombing).

    A l'exception de la "fédération jordano-palestinienne", une vieille obsession sioniste (Palestine 28 décembre 2012), il faudrait, pour que les prédictions de Thierry Meyssan se réalisent, que l'inexistant lobby et les innombrables "conseillers" juifs d'Obama se volatilisent subitement, permettant ainsi à leur singe savant de s'émanciper. Et il faudrait que Poutine bénéficie du même miracle...

    (A propos de miracles, en voici deux autres que nous attendons avec impatience en Palestine et aux USA. Thierry Meyssan n'y est pour rien...)

  • 23 février 2013 -  Les articles du Réseau Voltaire se suivent mais ne se ressemblent pas : Israël s'empare du sous-sol du Golan syrien occupé.

    La concession a été attribuée à Genie Energy, une société de droit américain partiellement détenue par Jacob Rothschild et Rupert Murdoch. C'est le général et criminel de guerre israélien Effi Eitam qui dirige le projet.  Bien sûr, le droit international interdit formellement à un Etat occupant d'exploiter le sous-sol d'une zone occupée, mais ce n'est pas ça qui va stopper Israël...

  • 25 février 2013 -  Très intéressante déclaration russe : "La Syrie est en état de guerre depuis deux ans. Ce n'est pas une guerre civile, contrairement à ce dont les médias occidentaux - depuis longtemps devenus des armes d'intoxication de l'OTAN - essaient de nous convaincre. Il s'agit d'une véritable agression étrangère. Cependant ce ne sont pas les armées de l'OTAN qui la mènent, mais leurs auxiliaires. Ce nouveau type de guerre coloniale est mené par des bandes de mercenaires recrutés ici et là au Proche-Orient. Ceux-ci sont financés, entraînés et armés par les agences de renseignement occidentales et leurs alliées du Proche-Orient."

    "Les principales victimes de cette guerre sont des civils - femmes, enfants et personnes âgées. Vaincu dans les combats contre l'Armée arabe syrienne, l'envahisseur a commencé à utiliser une stratégie d'intimidation de la population. Tous les jours, dans les villes de Syrie, retentissent des explosions, tous les jours des gens meurent. Les gouvernements des pays occidentaux font preuve d'une hypocrisie sans limites. Ils déclarent publiquement la nécessité d'une lutte décisive contre le terrorisme international, tout en recourant à des groupes de terroristes les plus odieux pour anéantir la Syrie et sa population."

    Cette description lucide de la situation en Syrie ne vient malheureusement ni de Poutine ni de Lavrov, mais du parti communiste russe...

    Le parti "communiste" français, lui, préfère s'aligner sur Mélenchon : "Le PCF réaffirme sa solidarité avec toutes les forces qui agissent pour la démocratie, la souveraineté et la dignité humaine en Syrie, pour la fin d'un régime de dictature incapable d'assurer un avenir à son propre pays... Nous sommes favorables à une solution politique qui devra écarter l'islamisme et le régime actuel..." *

    Pauvres cons... Depuis plus de vingt ans (début de l'agression de l'OTAN en Yougoslavie), ils prétendent être "contre la guerre", mais reprennent toujours servilement les "arguments" des agresseurs, que ce soit contre Milosevic, Saddam Hussein, Kadhafi, Assad, etc... Sans oublier l'Iran, le Darfour et tout le reste. Ils soutiennent bien entendu toutes les "révolutions" colorées et tous les "printemps" arabes de la CIA, de même que les provocations téléguidées des Femen et autres Pussy Riots. Ils veulent "des réformes démocratiques" en Russie et en Chine. Et quand ils parlent de "droits de l'homme", ce sont les "droits de l'homo" qu'ils ont en tête. Comme les syndicats dont ils sont proches, ils n'ont plus de temps à perdre avec ce qui les occupait autrefois car ils cultivent les nouvelles "valeurs de gauche".

    En fait, on se demande s'ils sont vraiment aussi débiles qu'ils en ont l'air, ou s'ils font semblant de ne pas voir la réalité. Si leur groupuscule n'est pas mort depuis longtemps, c'est qu'il a été repris par l'innommable lobby et sa variante enculturelle de 2013. *

    * Début janvier 2013, le site Bellaciao (très proche du "PCF", il consacre des articles entiers aux congrès de ce "parti") a censuré une déclaration du parti communiste syrien "prônant la défense de la Syrie contre l'actuelle agression américano-sioniste, et soutenant par conséquent Bachar Al-Assad contre ce qui essaie de se faire passer pour une révolution du peuple syrien contre un 'dictateur', mais qui n'est qu'une agression impérialiste" - détails (sur le site de "do").

    A noter ce commentaire sur le forum : "De l'extrême gauche à l'extrême droite, l'ensemble du spectre politique français est directement ou indirectement piloté par l'Internationale $ioniste. Tout comme le parti "communiste" français, Bellaciao n'échappe pas à cette emprise. Cette information n'est donc, si besoin en était, qu'une des multiples preuves de cette situation et nous incite également à nous défier de certans sites dits alternatifs."


  • 27 février 2013 -  Le "grand humaniste" Stéphane Hessel vient de mourir à l'âge de 95 ans. C'est l'occasion de rappeler comment ce sioniste "soft" voyait l'affaire syrienne (position calquée sur celle de la dictature de Tel Aviv et pas très différente de celle du "PCF") :


    INDIGNEZ-VOUS !...

    Il y a effectivement de quoi s'indigner en voyant ce vieil homme indigne...


  • 4 mars 2013 -  Les médias occidentaux annoncent que les "rebelles" ont pris la ville de Raqqa (dans le nord, sur l'Euphrate) et qu'ils ont capturé le gouverneur de la province. SANA ne donne ni confirmation ni démenti de cet événement, mais on apprend, dans un article assez surréaliste, que selon la Direction générale des musées et antiquités, le musée de Raqqa et ses contenus vont bien - on s'en réjouit pour eux...

    "Le communiqué demande à tous les médias d'être vigilants dans la retransmission des nouvelles pour ne pas compliquer la mission de la Direction générale des musées et antiquités vu la gravité de la situation..."  La situation est donc grave... Mais d'un autre côté, elle ne doit pas être si grave que ça, car au même moment, le président Assad estime que "la Syrie est sortie victorieuse de la bataille" et que ses ennemis "jouent leurs dernières cartes".  Bon...

  • 6 mars 2013 -  Les terroristes capturent une vingtaine d'observateurs de l'ONU stationnés près de la ligne de démarcation qui sépare le Golan syrien occupé par Israël du reste de la Syrie. Les otages - des Philippins - seront relâchés quatre jours plus tard sans qu'on sache au juste si une rançon (financière ou autre) a été payée et par qui.

    La force de l'ONU qui "surveille" ce secteur depuis les années 1970 est totalement impuissante face aux manigances israéliennes. Comme on l'observe depuis quelque temps, l'Etat voyou juif soutient et manipule les islamistes (voir page précédente Syrie - 23 juillet 2012). Vu que les Casques bleus du Golan ne sont plus d'une grande utilité pour Israël, Tel Aviv aimerait qu'ils se retirent, ce qui lui fournirait un prétexte pour envahir la Syrie et y ériger une "zone tampon" destinée à "protéger" le Golan occupé, qui était lui aussi à l'origine une "zone tampon" destinée à "protéger" Israël (c'est-à-dire les territoires palestiniens volés en 1948).

  • 7 mars 2013 -  Israël espionne la Syrie... les pays du Golfe lui envoient des djihadistes  (Al-Manar)

    Des dispositifs électroniques d'espionnage ont été découverts, camouflés dans des blocs de pierre, dans l'île d'An-Namel située au large de Tartous. On avait dejà trouvé des appareils similaires dans le sud du Liban. Ils recueillent des données sensibles et les transmettent via drone ou satellite à l'Etat d'Israël qui en fait profiter les "insurgés syriens".

  • 10 mars 2013 -  Le jeu trouble de John Kerry - dans cet article, le patron du Réseau Voltaire s'étonne que le chef de la "diplomatie" américaine ne tienne pas les promesses faites... par Thierry Meyssan le 22 février 2013 (voir plus haut). Le prétendu "ami personnel de Bachar Al-Assad" serait donc un faux ami. Quelle grande découverte...

    "Israël se retire du conflit. Dont acte..." écrit Meyssan. Vraiment n'importe quoi, on se demande où il est allé pêcher ça.

    Le seul intérêt de l'article est le début de la première phrase du chapeau : "Alors que l'armée arabe syrienne vient de perdre Raqqa, laissant de facto une partie du Nord du pays sous contrôle turc..." Depuis une semaine (voir plus haut 4 mars 2013), les sites syriens ou pro-syriens ne parlent presque plus de cette ville, sinon pour annoncer que l'armée est en marche et que les islamistes vont voir ce qu'ils vont voir.

  • 13 mars 2013 -  Alors que chacun sait que le Golan syrien est occupé par Israël depuis 1967 et qu'aucun militaire de l'armée de Damas n'y a mis les pieds depuis 46 ans (à l'exception du très court intermède de la guerre d'octobre 1973), le site israélien de désinformation DebkaFile nous raconte que les islamistes d'Al-Nosra ont "mené une opération pour occuper le Golan et le nettoyer, jusqu'au dernier soldat, des troupes syriennes loyales à Bachar Al-Assad."  Le tout en prévision d'une attaque contre Israël qu'ils comptent lancer la semaine prochaine, lors de la visite d'Obama...  (Le jour où Israël sera attaqué par la Légion arabe de la CIA, comme l'appelle le journaliste américain Webster Tarpley, ce jour-là les cochons casher auront des ailes...)

    En prime, nous avons droit à une vue exclusive sur "un des tunnels militaires syriens découverts dans le Golan". On se demande bien pourquoi les soldats syriens s'emmerdent à passer par des tunnels pour rejoindre un territoire où ils sont déjà. Et ce, au risque d'être découverts par des Israéliens qui n'y sont pas.

    Ne cherchez pas à comprendre, bande d'antisémites, vous ne saisirez jamais le sens profond du hasbaratin sioniste...


    Le sionisme serait-il une maladie mentale ?... Ça en a tout l'air...

    Mais tandis que les fous sont aux commandes de DebkaFile, ceux qui les manipulent préparent sans doute une véritable provocation contre la Syrie dans ce secteur.

  • 18 mars 2013 -  La presse occidentale accuse Damas d'avoir attaqué Ersal, une localité libanaise située à la frontière syrienne. On n'y trouve pratiquement que des rats islamistes ; le 1er février, ils ont même tué deux militaires de l'armée libanaise (voir plus haut). Sous le titre "L'aviation syrienne bombarde Ersal", le journal libanais L'Orient Le Jour signale que "l'aviation syrienne a tiré quatre roquettes contre des positions de la rébellion à Ersal. Les projectiles sont tombés sur un champ agricole où personne ne se trouvait..."  En somme, beaucoup de bruit pour rien... Voilà qui rappelle les "tirs sur Akçakale", en Turquie, le 4 octobre 2012. Dans un cas comme dans l'autre, la Syrie ne fait que se défendre, et l'armée du pays soi-disant attaqué par Damas laisse faire les terroristes. Les autorités d'Ankara sont complices des islamistes ; celles de Beyrouth ont au moins le bénéfice du doute. L'armée libanaise est partagée entre les deux camps.

  • 19 mars 2013 -  Bien que Damas ait démenti avoir "frappé le Liban", le président libanais Michel Souleïmane y va tout de même de sa protestation et fustige "cette violation inacceptable de notre souveraineté". D'un autre côté, il ne fait strictement rien pour empêcher l'utilisation de son pays par les réseaux terroristes antisyriens téléguidés depuis les USA, l'UE, Israël et les dictatures du Golfe. Et quand les drones et les avions israéliens violent l'espace aérien libanais, ce qui se produit quotidiennement, Souleïmane est là aussi aux abonnés absents.

    Près d'Alep, il semblerait que les islamistes aient utilisé une arme chimique, tuant 15 personnes. La Russie confirme l'information. Le gouvernement de Damas accuse la Turquie et le Qatar d'avoir fourni cette arme. Pour Israël et ses serviteurs occidentaux, c'est la preuve que l'arsenal chimique syrien n'est pas en sécurité et qu'il faut de toute urgence intervenir militairement.

    A Istanbul, les ennemis de la Syrie désignent un "Premier ministre" du "CNS" pour "gérer les territoires syriens conquis par les rebelles". L'individu en question, un certain Ghassan Hitto, a un passeport américain, il a passé le plus clair de sa vie aux USA et a travaillé pour une entreprise texane de télécommunications. Il est d'origine kurde mais ne parle pas la langue.

    CNS syrien et CNT libyen : la CIA aux commandes  (Al-Manar).  Il n'y a pas si longtemps, le site libanais proche du Hezbollah avait une position radicalement différente sur la Libye. En octobre 2011, il rapportait cette déclaration du parti chiite : "Nous félicitons le peuple libyen pour avoir tourné la page d'une dictature exercée aux mains de Mouammar Kadhafi, qui n'a cessé d'opprimer son peuple durant des décennies... Le peuple libyen se trouve aujourd'hui devant une opportunité historique et une grande responsabilité qui est celle de la reconstruction de l'Etat... Nous appelons les Libyens à protéger leurs richesses de la convoitise des grandes puissances..." (Très drôle...)

    La CIA a été aux commandes dès le premier jour, non seulement en Libye mais aussi en Egypte, en Tunisie et ailleurs. Les dirigeants de la résistance libanaise l'auraient-ils compris entre-temps ?... Pas sûr, hélas...  (Cette remarque vaut pareillement pour l'Iran ; l'article d'Al-Manar est d'ailleurs repris d'Irib. Voir également, à propos de la Libye : L'Iran et le Hezbollah déraillent.)

  • 21 mars 2013 -  Les islamistes "syriens" de la région de Qousseir tirent cinq roquettes sur un village libanais du Hermel (Békaa).  Réaction du président libanais Souleïmane ?...  Néant...

  • 22 mars 2013 -  Un attentat terroriste contre la mosquée Al-Imane, dans le centre de Damas, fait une cinquantaine de morts dont le dignitaire sunnite Mohammed Al-Bouti, imam de la Grande Mosquée des Omeyyades, âgé de 83 ans. Al-Bouti a toujours soutenu le gouvernement légitime de Damas et prêché contre la racaille islamiste. On voit que les assassins, qui se disent sunnites, n'ont rien à voir avec cette confession. Une fois de plus, ces terroristes manipulés par l'Arabie, le Qatar et Israël, prouvent clairement que ce qui ravage la Syrie depuis deux ans n'est absolument pas une guerre de religion.

  • 25 mars 2013 -  La guerre des mots et des images  par Bahar Kimyongür (une comparaison Syrie-Colombie).

    Un habitant d'Alep dit sa douleur et sa lassitude face aux mensonges colportés par les médias

    La Ligue arabe attribue le siège de la Syrie à des brigands et des voyous. Le représentant légitime de Damas avait été exclu il y a plus d'un an - voir page précédente Syrie - 12 novembre 2011. Cette fois, deux pays (l'Algérie et l'Irak) votent contre, le Liban s'abstient.

  • 27 mars 2013 -  Avec un certain retard, voici une prise de position du Patriarche Grégoire III sur la situation en Syrie début 2012. Grégoire est le chef de l'Eglise grecque-catholique melkite de Syrie et du Liban, dont la résidence est à Damas et à Raboueh, près de Beyrouth (voir plus haut Liban - 14 mars 2013) :

    "Il n'y a plus de révolution [sic], il n'y a plus de manifestations. Il y a seulement du banditisme et le monde entier refuse de le reconnaître... Des éléments étrangers sont entrés dans le pays et ont même commencé à frapper les chrétiens, qui ont dû quitter Homs étant donné la dangerosité de la situation... On a parlé de complot, mais c'est bien plus grave que cela : il y a une volonté internationale de nuire à la Syrie..."

    A propos des manipulations médiatiques, l'article rapporte que "le patriarche a raconté une anecdote arrivée au neveu d'un évêque travaillant à Dubaï (Emirats arabes unis), qui, alors qu'il se rendait un jour à son travail, a entendu derrière lui un homme annoncer au téléphone qu'il se trouvait à Homs, pendant que les troupes gouvernementales faisaient l'assaut de la ville, en tuant femmes et enfants".

    Grégoire estime que "l'intervention des forces armées syriennes a été tardive et trop légère pour espérer mettre fin aux violences des bandes rebelles".

    (Les événements dont il est question sont ceux de Bab Amr - voir page précedente Syrie - 1er mars 2012.)

  • 28 mars 2013 -  Après avoir donné aux islamistes le siège de la Syrie à la Ligue arabe (voir un peu plus haut - 25 mars), le Qatar offre à ses protégés l'ambassade de Syrie à Doha. Il est probable que les autres dictatures du Golfe suivront, de même que les pays arabes révolu-sionisés.

    Objectif : partition de la Syrie - Comment interpréter "l'entente Ankara-PKK" dont le dernier signe est l'appel du leader kurde Abdullah Öcalan à renoncer à la lutte armée ?... Apparemment une "fédération autonome kurde" est à l'étude. Elle serait placée "sous la protection" d'Ankara (le tout, bien entendu, supervisé par Israël). Pour ce qui est de la zone "kurde" à détacher de la Syrie, les auteurs du projet voient grand : cette zone engloberait Alep. On voit que tous les moyens sont bons pour en finir avec l'indépendance syrienne.

    [Öcalan, enlevé avec l'aide du Mossad en 1999 et retenu prisonnier en Turquie, n'a aucune liberté de manœuvre. Ce qu'il "dit" par la bouche de ses geôliers n'a aucune valeur, et ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'il capitule (sous la torture ou autrement). Depuis des années, le PKK est infiltré et manipulé par les sionistes, qui l'ont utilisé récemment pour attaquer l'armée turque et mettre au pas Erdoğan suite à ses coups de gueule médiatiques après le massacre de la flottille. Quant aux Kurdes irakiens, ils sont encore mieux contrôlés par Israël, depuis que le nord de l'Irak est autonome (cela remonte à 1991). Les Kurdes syriens, eux, s'ils ont leurs propres revendications, ne sont pas spécialement anti-Assad ; Damas les laisse organiser eux-mêmes la lutte antterroriste. Carte des zones de peuplement kurde]

  • 29 mars 2013 -  Pont aérien de la CIA pour armer les "rebelles syriens"  par Manlio Dinucci : "La main droite des Etats-Unis ne voit pas ce que fait sa main gauche. Alors que le secrétaire d'Etat John Kerry déclare à qui veut l'entendre que Washington ne livre pas d'armes aux 'contras' qui attaquent la Syrie, une enquête du New York Times montre qu'au contraire, c'est la CIA qui organise le trafic..."

    "Depuis des centres opérationnels appropriés, des agents de la CIA pourvoient à l'achat d'armes avec des financements (de l'ordre de milliards de dollars) concédés principalement par l'Arabie Saoudite, le Qatar et autres monarchies du Golfe ; ils organisent ensuite le transport des armes en Turquie et Jordanie à travers un pont aérien, puis les font enfin parvenir, à travers la frontière, aux groupes en Syrie, déjà entraînés dans les camps installés à cet effet en territoire turc et jordanien."

    "Depuis que l'opération a commencé en janvier 2012, au moins 3.500 tonnes d'armes, selon une estimation par défaut, ont ainsi été transportées par pont aérien. Les premiers vols ont été effectués, par des avions militaires de transport C-130, du Qatar en Turquie. Depuis avril 2012 ont été utilisés de gigantesques avions cargos C-17, fournis par le Qatar, qui ont fait la navette entre la base aérienne d'Al-Udeid et celle turque d'Esenboga. Détail non négligeable : la base aérienne qatarie d'Al-Udeid abrite le quartier général avancé de l'US Central Command, avec un personnel de plus de 10.000 militaires, et fonctionne comme hub pour toutes les opérations au Proche-Orient. Dans ses dépôts sont stockés des armes de tous types, y compris certainement aussi celles non made in USA, plus adaptées pour les opérations secrètes. Depuis octobre 2012, des avions jordaniens C-130 ont atterri dans la base turque d'Esenboga, pour charger des armes à transporter à Amman pour les 'rebelles syriens'..."

    "En même temps, des avions cargos jordaniens ont commencé à faire la navette avec Zagreb, en transportant à Amman des matériels d'arsenaux croates achetés avec les financements saoudiens. Pour cette opération on utilise de gigantesques avions Iliouchine de la Jordanian International Air Cargo. Depuis le mois de février 2013, aux vols des avions cargos qataris et jordaniens se sont ajoutés des saoudiens, effectués par des C-130 qui atterrissent sur la base turque d'Esenboga."

    Un C-130 peut transporter jusqu'à 20 tonnes de cargaison, un C-17 quatre fois plus, un IL-76 environ 50 tonnes. On voit que les rats islamistes ne manquent de rien. Sans compter qu'une partie non négligeable de l'armement passe par le Liban.

  • 8 avril 2013 -  Attentat terroriste à la voiture piégée près de la place des Sept Fontaines (Sabaa Bahrat), en plein centre-ville de Damas : au moins 15 morts et 50 blessés.

  • 21 avril 2013 -  Avec un an et demi de retard, le New York Times admet à propos de "l'OSDH" que cet "observatoire au nom grandiose est pratiquement l'affaire d'un homme-orchestre" et qu'il est "financé par l'Union Européenne et un autre pays européen" (le Royaume-Uni) - voir l'article de Tony Cartalucci.

    Bien que personne ne soit dupe, les médias continuent de répercuter les "infos" de cette officine bidon, comme par exemple aujourd'hui celle du "massacre" * dont se serait rendue coupable la méchante armée syrienne à Jdeidet Al-Fadl, village proche de Daraya, au sud-ouest de la capitale. La réalité est tout autre : Des terroristes abattus dans les banlieues de Damas, d'Idleb, de Homs et de Hama. Les rats islamistes meurent par centaines, et pas seulement près de Damas. Malheureusement, il en arrive de nouveaux chaque jour, et la Syrie contrôle de moins en moins ses frontières. Les agresseurs comptent bien l'emporter à l'usure...

    * Selon les sources, entre 80 et 500 morts. Comme toujours lorsque l'ONU est appelée à se prononcer sur la Syrie, l'inflation des chiffres s'amplifie. Le Qatar, pays le plus démocratique du Moyen-Orient après Israël, a déposé à l'Assemblée générale une demande de résolution antisyrienne que rejettent les pays d'Amérique latine et du BRICS - détails.

    Al-Manar : Nouveaux exploits sur le terrain pour l'armée syrienne. Derrière l'optimisme du titre se cache la triste réalité. On se bat pratiquement partout : région de Damas, frontière libanaise, Homs, Lattaquié, Alep, Idleb... Dans le nord-est (Deir Ezzor), les terroristes s'affrontent entre eux, l'armée ne semble plus jouer aucun rôle. Georges Sabra, le "chef" du "CNS" otano-quatari, reproche au Hezbollah de participer aux combats à Homs. (Sabra est un rat chrétien - grec-orthodoxe - qui a milité au parti communiste jusqu'en 2005 et vécu aux Etats-Unis où il a été recruté par les services américains et/ou israéliens. Egalement actif pour les services français, il a animé les "manifestations pacifiques" de 2011 à Qatana, au sud-ouest de Damas.)

  • 22 avril 2013 - Bataille de Qousseir

    L'action du Hezbollah en Syrie : le cheikh Nabil Qaouq, vice-président du conseil exécutif de l'organisation chiite libanaise, donne des détails sur l'intervention de celle-ci en Syrie. Non pas à Homs (voir quelques lignes plus haut) mais aux alentours de Qousseir, dans la province de Homs - carte. "La région de Qousseir comprend au moins cinq villages habités exclusivement par des chiites libanais et huit autres mixtes à majorité chiite... A ceux qui nous demandent de laisser nos frères dans les villages frontaliers victimes de meurtres, d'enlèvements, de massacres et d'expulsions, je réponds : peut-on laisser ces Libanais otages de cette situation ? Peut-on les laisser abandonnés à leur sort ?..."

    La région libanaise du Hermel, proche de Qousseir, est également affectée par les combats et souvent bombardée, depuis la Syrie, par les rats islamistes - voir plus haut Syrie - 21 mars.

  • 23 avril 2013 -  Dans le nord-ouest, à Kafr Dael (province d'Alep), des terroristes kidnappent deux évêques chrétiens (un grec-orthodoxe et un syriaque-orthodoxe) qui effectuaient des opérations humanitaires.

  • 25 avril 2013 -  Comment la guerre de Syrie déborde sur le Liban : voir plus haut Liban 25 avril

  • 26 avril 2013 -  Vachement nouveau : selon la Maison Blanche, c'est-à-dire selon Israël, la Syrie dispose d'armes de destruction massive, c'est prouvé (preuve n° 1 - preuve n° 2 - preuve n° 3). D'ailleurs Assad les a déjà utilisées. Conclusion : il faut que l'OTAN bombarde Damas sans attendre...

  • 27 avril 2013 -  Selon le ministre syrien de l'Information, "les groupes armés qui mènent des combats sur le sol syrien sont composés à 80 % de mercenaires étrangers venus de 29 pays du monde... Quelque 5.000 djihadistes yéménites sont présents aujourd'hui en Syrie. Des commandos libyens, tunisiens, saoudiens, turcs, libanais, mais aussi britanniques, français et australiens se trouvent également sur le sol syrien."

  • 28 avril 2013 -  Tandis que les USA semblent préparer une intervention directe en Syrie (voir quelques lignes plus haut - 26 avril), Pierre Khalaf (Réseau Voltaire) pense que l'attaque états-unienne serait un acte suicidaire. Khalaf est aussi optimiste que Meyssan quand il a pris sa pillule bleue :

    "Toute agression contre la Syrie sera confrontée à une résistance féroce et globale. La défense anti-aérienne syrienne a montré son efficacité en abattant un avion turc, en juin 2012, quelques minutes après avoir violé l'espace aérien syrien. Et les missiles syriens sont prêts à frapper Israël et les bases US en Turquie et en Jordanie, ainsi que les bastions terroristes au Liban. Certains analystes pensent aussi que la Résistance libanaise et l'armée syrienne ouvriront les fronts libanais et syriens contre Israël. Sans oublier les missiles iraniens et leurs formidables capacités, qui peuvent « réduire Tel-Aviv en poussière », comme l'a dit le guide suprême de la révolution iranienne... Si la grande confrontation a lieu, et lorsque la poussière tombera sur le champ de bataille, l'Occident aura essuyé une défaite cuisante, qui entraînera une catastrophe pour Israël, la Turquie et tous les dirigeants du Golfe et de Jordanie impliqués dans l'agression..."

    "Les opérations foudroyantes menées par l'Armée arabe syrienne dans la campagne de Homs, en parallèle avec sa progression autour de Damas, ont donné naissance à de nouvelles réalités à la frontière avec le Liban. Cette région est presque entièrement sous le contrôle des troupes régulières, qui ont bloqué la plupart des sentiers et des passages empruntés ces deux dernières années par le Courant du futur [le parti de Saad Hariri] et ses partenaires des services de renseignements du Golfe et des pays de l'OTAN, pour introduire en Syrie des centaines de tonnes d'armes et des milliers de combattants..."

    "Le prochain élargissement des opérations de l'Armée arabe syrienne et la conquête de la totalité de la ville de Homs vont ouvrir la boîte de Pandore des secrets embarrassants. Première révélation, la présence en Syrie dans les rangs des groupes terroristes de nombreux officiers étrangers et de pays du Golfe, ainsi que de combattants libanais." [on sait tout cela depuis longtemps]

    Seule estimation réaliste, concernant le Liban : "Tout être sensé reconnaîtra que le pouvoir libanais est en grande partie responsable des dangers auxquels le pays est confronté aujourd'hui. Les fausses hésitations des dirigeants visaient en fait à couvrir leur connivence et leur complicité, qui répondaient à des demandes étrangères de fermer les yeux sur ce qui se passait le long des frontières et au Liban-Nord. Cette politique a conduit à la paralysie de l'Armée libanaise qui a été poussée à démissionner de son rôle de gardienne de la souveraineté nationale et de protectrice des frontières."

  • 29 avril 2013 -  Dans le quartier d'Al-Mazzeh proche du centre de Damas, un attentat à la voiture piégée manque de peu le Premier ministre, Wael Al-Halki, mais tue une dizaine de personnes.

  • 30 avril 2013 -  Nouvel attentat terroriste à Damas, dans le quartier central d'Al-Marjeh : au moins 15 morts.

  • 1er mai 2013 -  Washington invente le prétexte des armes chimiques pour justifier une guerre contre la Syrie  par Bill Van Auken (wsws) :

    "Toutes les déclarations alambiquées [de Washington et de ses alliés] soulignent le caractère mensonger de ces accusations. Il n'y a aucune preuve que le régime Assad a utilisé des armes chimiques. Le gouvernement syrien a lui-même accusé les rebelles soutenus par les Etats-Unis - dominés par des éléments liés à Al-Qaïda qui se sont vantés d'avoir obtenu de telles armes et d'être préparés à les utiliser - d'avoir mené une attaque au gaz dans le village de Khan Al-Assal près d'Alep en mars dernier. D'après l'armée syrienne, l'arme était une roquette transportant du chlore gazeux qui a été tirée à partir d'une région contrôlée par les rebelles en direction d'un point de contrôle militaire du gouvernement. Parmi les victimes se trouvaient plusieurs soldats."

    "Le régime Assad a demandé que les Nations Unies envoient une équipe d'inspection afin d'enquêter sur l'incident, mais les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont demandé qu'un accès complet à tout le pays et à toutes les installations syriennes soit donné à cette équipe. Cela aurait créé le même genre d'inspection qui fut utilisé pour préparer l'invasion américaine de l'Irak."

    "Sachant qu'ils ne possèdent aucune preuve et que les seuls renseignements qui existent montrent du doigt des éléments affiliés à Al-Qaïda qu'ils ont soutenus, les Etats-Unis et leurs alliés sont néanmoins déterminés à utiliser les accusations d'armes chimiques pour vendre une autre guerre à la population..."

    "L'administration Obama concrétise ses menaces, elle affirme que l'utilisation d'armes chimiques en Syrie est la 'ligne rouge à ne pas franchir'. Mais qu'est-ce qui donne aux Etats-Unis l'autorité morale de proclamer une 'ligne à ne pas franchir' sur cette question ?... Dans sa guerre de près de neuf ans en Irak, l'armée américaine a utilisé des armes chimiques qui ont eu des conséquences dévastatrices. Dans son siège barbare de Falloujah, elle a employé des bombes au phosphore blanc et une forme avancée de napalm, les deux étant bannis par les conventions internationales, pour brûler vifs des hommes, des femmes et des enfants..." [comme Israël à Gaza]

    "Il faut aussi rappeler que ce sont les Britanniques qui ont introduit la guerre chimique au Moyen-Orient, larguant des bombes au gaz moutarde sur les tribus irakiennes qui résistaient à la domination coloniale britannique. Winston Churchill, alors ministre de la Guerre, appuyait fortement l'utilisation de gaz toxique contre les 'tribus non civilisées' pour semer la terreur..."

    "Ce tournant soudain vers la promotion du prétexte des armes chimiques pour une intervention militaire directe exprime la frustration que ressentent de plus en plus les Etats-Unis et leurs alliés européens devant l'échec de leurs forces par procuration en Syrie à faire un quelconque progrès dans le renversement du régime Assad..."

    "La vraie question dans ce conflit n'est pas la nature du régime syrien, mais la nature des régimes qui dirigent les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne. Ces régimes se lancent dans une autre division prédatrice du monde comme celles qui ont produit les deux grandes guerres mondiales."  [ En fait, il n'y a aujourd'hui aucune concurrence entre ces quatre pays. Ils sont tous soumis à Israël... ]


    Robert Fisk avec les troupes régulières en Syrie : "Les soldats sont combatifs et peut-être, à l'heure actuelle, sont-ils en train de gagner une guerre impossible à gagner..."

  • 3 mai 2013 -  A l'aéroport international de Damas, deux obus de mortier tirés par les terroristes détruisent un réservoir de kérosène et un avion hors-service stationné sur le tarmac. Le trafic aérien reprend rapidement.

    Quelques jours plus tôt, un appareil russe de la compagnie NordWind Airlines transportant 160 passagers de Charm-el-Cheikh (Egypte) à Kazan (est de Moscou), avait été visé par des tirs de missiles sol-air. A la suite de quoi l'agence fédérale russe de l'aviation civile avait interdit aux compagnies russes le survol de la Syrie pour une durée indéterminée.

    Avec le sens de l'opportunité qu'on lui connaît, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, déclare : "Nous sommes ouverts au dialogue avec tous les opposants syriens..."  Il ne précise pas s'il est disposé à renouveler leurs stocks de missiles.

  • 5 mai 2013 - Raid israélien

    Israël fait annoncer par les médias à sa botte, ZNN en tête, qu'il a mené un raid aérien contre la Syrie, à un endroit non spécifié. Un transport d'armes destinées au Hezbollah aurait été détruit. La Syrie, par la voix de son ambassadeur à l'ONU, dément d'abord qu'une attaque se soit produite, puis SANA nous apprend qu'Israël a bombardé un centre de recherche de l'armée syrienne au nord-ouest de Damas, exactement comme le 30 janvier dernier (voir plus haut).

    De toute évidence, les psychopathes de Tel Aviv essaient de forcer la main à leur "allié" américain qui hésite beaucoup trop, à leurs yeux, avant de s'engager dans la grande guerre juive par procura-sion. Ils s'efforcent également de préparer leur opinion publique à l'idée que la guerre est imminente et "inévitable".

    Des transports d'armes syriennes à destination du Hezbollah ont certainement lieu régulièrement, le contraire serait étonnant. Mais personne, en Israël, ne sait ni quand ni comment ces transports sont effectués. Nétanyahou veut montrer que ses services voient, contrôlent et maîtrisent tout.

    Soit dit en passant, le fait que les sionistes attaquent - effectivement ou virtuellement - un transport d'armes du Hezbollah, prouve qu'il ne peut pas s'agir d'armes chimiques, car l'effet obtenu serait pire que la menace. Mais il est vrai que la logique talmudiste fonctionne autrement : ces tarés reprochent même aux Américains de ne pas avoir bombardé Auschwitz pour "sauver" les détenus qui s'y trouvaient...

    Cette nouvelle attaque israélienne illustre bien l'impuissance de Damas face à l'Etat terroriste juif qui poursuit son escalade en toute impunité. A rapprocher de ce que Pierre Khalaf, du Réseau Voltaire, écrivait le 28 avril (voir plus haut) à propos de la "résistance féroce et globale" de la Syrie et de "l'efficacité de sa défense anti-aérienne". On ne sait plus s'il faut en rire ou en pleurer...  Si la défense syrienne est incapable de stopper un ou deux avions israéliens, on se demande bien comment elle pourrait faire face à une attaque de grande envergure menée par les Etats-Unis ou l'OTAN.


    INTOX IRANIENNE :

    Ni SANA, ni Al-Manar*, ni personne d'autre ne confirme qu'un avion israélien a été abattu au-dessus de la Syrie. La radio francophone iranienne est une habituée de ce genre de "scoop" (voir plus haut 5 février).  La photo est d'autant plus "remarquable" que l'attaque a été menée de nuit.

    * Un peu plus tard Al-Manar signale que "des sources syriennes ont assuré que les défenses anti-aériennes syriennes sont parvenues à abattre un avion de combat israélien, a proximité de la région de Mayçaloune entre Damas et le rond-pont de Zabadané".  Bon, mais quelles sources et où sont les photos ?...  Al-Manar ajoute : "Selon la 10ème chaîne de la télévision israélienne, les contacts ont été interrompus avec un des avions israéliens et deux pilotes, en l'occurrence Samuel Azar et son assistant Eyssone Gary, ont ete portés disparus. L'avion se serait écrasé en mer, a indiqué le télévision." La mer est à une centaine de kilomètres de Damas, et il faut survoler le Liban avant d'y arriver. On voit que la confusion règne...

    Dans un article ultérieur, Al-Manar écrit : "Interrogé au cours d'une conférence de presse sur l'information de l'avion israélien abattu, le porte-parole du gouvernement syrien, Omrane Zoebi, a répondu ne pas avoir de données et qu'une enquête a été amorcée..."



    Attention à la ligne rouge : à quoi ressemblent les fusées iraniennes que Damas envoie en cachette au Hezbollah et dont Tel Aviv essaie d'empêcher le passage ?... Voici en exclusivité un document DebkaFile récupéré par IRIB.

  • 6 mai 2013 -  Tandis que les médias sionisés répètent inlassablement qu'Israël a détruit des transports d'armes destinés au Hezbollah, et ce à deux reprises, le 3 et le 5 mai, la Syrie nie qu'il y ait eu une attaque le 3 mai et confirme seulement celle du 5, contre le centre de recherche. En fait, il semblerait que les bombardements israéliens aient également visé plusieurs autres cibles tant militaires que civiles, mais le gouvernement de Damas ne donne aucun détail. Al-Manar, citant "Syria Truth" (un site arabophone supposé syrien, hébergé en Occident) décrit une situation quasiment apocalyptique : 300 victimes, 43 emplacements touchés, des explosions terrifiantes, missiles Tomahawk et anti-bunker, attaque en règle menée par 18 avions de combat et depuis des navires en Méditerranée, etc...

    Le scribouillard de DebkaFile voit une guerre généralisée dans les prochaines heures. Officiellement, ce n'est pas son opinion personnelle mais celle de "sources" russes ou autres. On croirait entendre un de ces diplomates épinglés par l'humoriste autrichien Karl Kraus, qui disait au début du 20ème siècle : "Comment gouverne-t-on le monde, comment le conduit-on à la guerre ?  Les diplomates mentent aux journalistes et croient ensuite ce qu'ils lisent dans les journaux..."

    IRIB, pour sa part, toujours fidèle à sa mission, annonce que "la Syrie est sur le point d'attaquer des cibles israéliennes".  On verra...

    Pour accompagner l'agression militaire de Tel Aviv et en quelque sorte la justifier, les médias nous ressortent pour la énième fois la fable des pauvres civils syriens occis par l'abominable dictateur. Cette fois, c'est à Banyas, sur la côte (carte) : les méchants alaouites y massacrent des sunnites à tour de bras...  Pour ne pas être en reste, on pourrait peut-être aussi inventer des histoires de séfarades égorgés par les ashkénazes et de loubavitchs tueurs de falachas : IRIB, à vous de jouer...


    Une fois n'est pas coutume, le site francophone iranien publie aujourd'hui quelque chose d'intelligent : A quoi jouent la Russie et la Chine ?  par Mireille Delmarre.

    Juste avant l'attaque israélienne contre la Syrie, du 1er au 3 mai, le navire de guerre russe Azov* a fait escale à Haïfa : une première. Mieux encore : "Les Israéliens ont été autorisés à visiter le navire et ont pu bénéficier de concerts donnés par l'orchestre de la Flotte Noire (quelle aubaine ! des agents du Mossad planteurs de systèmes d'espionnage ont dû faire du 'tourisme')..."

    * Comme la mer du même nom. Mais en hébreu, signale Mireille Delmarre, le mot signifie quitter, abandonner : tout un programme...

    "On peut se demander pourquoi, alors qu'habituellement le navire faisait escale à Tartous, brusquement la Russie décide de le faire accoster à Haïfa ? La Russie envisage-t-elle de quitter Tartous si les terroristes prennent le dessus en Syrie avec l'aide d'Israël, des USA et de l'OTAN ?... Le jeu de Moscou vis-à-vis de ses alliés, dont la Syrie, n'est pas clair. La Russie condamne les atteintes au droit international mais lorsqu'il s'agit d'Israël, elle le fait de manière allusive. A vouloir 'la chèvre et le chou' : garder son allié syrien et ménager l'entité juive sioniste, elle joue sa crédibilité sur la scène internationale en matière de politique étrangère..."  [Elle n'a plus grand-chose à perdre...]

    "La Chine, quant à elle, reçoit en grande pompe, du 6 au 10 mai, le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, invité par son homologue chinois... Intéressant de voir la réaction officielle des dirigeants chinois concernant les attaques contre la Syrie, lors de la visite de Nétanyahou, qui s'est bien gardé, lui-même, de confirmer publiquement qu'il en était le donneur d'ordre. Les Chinois vont-ils faire l'autruche, sachant que c'est, a posteriori, accepter de cautionner ces actes de guerre ?..." [C'est exactement ce qu'ils vont faire, sinon ils ne l'auraient pas reçu en grande pompe mais à grands coups de pompe dans le cul...]

    Coordination entre Israël et les groupes terroristes (Al-Manar). Les rats islamistes expriment leur satisfaction à la télévision israélienne.

    Les "rebelles" syriens ont utilisé du gaz sarin, selon Carla del Ponte :  "Nous disposons de témoignages sur l'utilisation d'armes chimiques, en particulier le gaz sarin. Pas de la part du gouvernement, mais des opposants..."  Ce que dit del Ponte, membre de la commission d'enquête du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, a d'autant plus de poids qu'elle est habituellement très prompte à condamner les "coupables" désignés par l'Empire (comme dans le cas de la Yougoslavie).  Israël va devoir activer ses sayanim pour faire réviser le résultat de l'enquête...

  • 7 mai 2013 -  Les sayanim réagissent toujours au quart de tour. Quelques heures après que Carla del Ponte ait accusé les "opposants syriens" d'utiliser des armes chimiques, son collègue, le sioniste brésilien Paulo Pinheiro, prétend qu'il n'en est rien. Pinheiro est un "anous", l'équivalent portugais du marrane espagnol. Il a déjà fait parler de lui en 2012 - voir page précédente Syrie - 16.8.12.

    Il ne reste plus à Carla del Ponte, la Suissesse traîtresse, qu'à présenter ses excuses à la communauté interna-sion-ale. Elle pourrait dire qu'elle n'avait plus tous ses sens, ayant inhalé par inadvertance un peu de ce gaz sarin répandu par Assad pour le compte de l'Iran et du Hezbollah...

  • 9 mai 2013 -  Suite au raid israélien, Hassan Nasrallah déclare que la Syrie va non seulement poursuivre ses livraisons d'armes au Hezbollah, mais qu'elle a décidé de lui fournir des armes plus sophistiquées. Nasrallah ajoute qu'après l'annonce de Damas d'ouvrir le front du Golan à la résistance populaire contre Israël, le Hezbollah offre son soutien matériel et militaire à cette résistance (source : Al-Manar).

    En ce qui concerne les armes, personne ne doute que l'objectif sera réalisé ; il l'aurait été même sans "coup de pouce" israélien. Pour ce qui est du Golan, on verra dans quelle mesure l'annonce sera suivie d'effet. Activer la guérilla dans un territoire syrien occupé depuis 1967 mais relativement calme, n'est pas ce qu'il y a de plus évident. Espérons que les forces du Hezbollah ne vont pas trop se diluer en opérant sur trois fronts à la fois (sud du Liban, région de Qousseir et maintenant le Golan).


    Erdogaga refait parler de lui :

    Pas très original, mais Tel Aviv est satisfait...


  • 10 mai 2013 -  Pour comprendre le rôle joué par la Russie dans l'affaire syrienne...


    Trois titres relevés aujourd'hui dans les médias à quelques heures d'intervalle :


    Raids israéliens contre la Syrie : la magie s'est retournée contre le magicien  par L. Mazboudi (Al-Manar) :

    "L'attaque israélienne s'est avérée un fiasco. Loin des versions exagérées de différents médias, le nombre de victimes dans les rangs des militaires gouvernementaux n'a rien à voir avec les 300 véhiculés. Seuls quatre ont péri... S'agissant des sites visés, ils ne sont que six, et non pas une quarantaine. Dont un poulailler géré par la direction de l'armée... Certaines informations assurent même que les dépôts d'armements étaient vides lorsqu'ils ont été bombardés... Les objectifs officiellement attribués aux raids par l'administration israélienne, en l'occurrence 'viser des missiles iraniens destinés au Hezbollah' ne sont qu'un leurre..."

    "Quant au deuxième objectif raté de ces frappes israéliennes, lequel se situe dans le champ du conflit arabo-israélien, il consistait à éloigner, voire à sortir la Syrie de l'axe de la résistance. Or c'est tout à fait le contraire qui a eu lieu... La Syrie permettra aux factions de la résistance palestinienne d'agir depuis la frontière syro-palestinienne. Mais elle devrait aussi former elle-même des groupes de résistance pour libérer le Golan. Les propos du président syrien ne font aucun doute. Ni l'acquiescement de Nasrallah. Ni celui de plusieurs factions de la résistance palestinienne."  [Le FPLP, groupe minoritaire au sein de l'OLP, a déclaré : "Notre mouvement pourra reprendre sa lutte sur le front du Golan ; c'est un front tout près de la Palestine géographiquement. C'est une belle occasion pour porter des coups durs à Israël..."]

    Mazboudi : "Grace à ces raids, le conflit arabo-israélien se trouve dans une phase inédite depuis 1982, date à laquelle la résistance palestinienne a quitté le Liban et la résistance libanaise s'est chargée seule de libérer le Sud-Liban. Un axe de résistance libano-palestino-syrien devrait bientôt entrer en action. Et un nouveau front est né, avec pour direction : la Palestine..."

    Si les mots pouvaient suffire...

  • 11 mai 2013 -  A Reyhanlı, dans la province turque du Hatay, tout près de la frontière syrienne, deux attentats à la voiture piégée tuent une cinquantaine de personnes et en blessent 140. Le régime d'Ankara, sans doute mêlé à ces actes terroristes, accuse aussitôt la Syrie. Ce qui rend son accusation invraisemblable, c'est que les auteurs des attentats ont frappé des gens plutôt favorables à Damas et hostiles aux "réfugiés" islamistes qui squattent la région depuis deux ans avec la complicité des autorités turques. Il est tout à fait possible qu'il s'agisse d'une provocation destinée à fournir le prétexte à une intervention ouverte de l'OTAN.

    L'auteur de cet article : La Turquie va payer le prix de ses basses manœuvres contre la Syrie (Mounadil Al-Djazaïri, Al-Manar), pense que "les 'rebelles' ont décidé de punir les habitants de la ville", lesquels sont "carrément exaspérés" par la présence de ces faux réfugiés. Mais ces derniers auraient agi de façon autonome : "Les forces déchaînées par Ankara commencent à lui échapper... On ne manipule pas sans risque pour sa propre sécurité les takfiristes et autres 'djihadistes', comme les Américains en ont fait l'amère expérience en Libye tout récemment. Il y a quelques jours seulement, un policier turc était tué à un poste frontière par des miliciens qui voulaient entrer en territoire turc..."

    L'Etat turc commandite des attentats terroristes en Turquie afin d'accuser la Syrie  par "do".

    Another Syrian Insurgent Provocation ?  par Daniel McAdams (sur le site Infowars d'Alex Jones) :

    "Reyhanlı est une ville majoritairement peuplée d'alaouites pro-Assad... Pourquoi le gouvernement syrien irait-il poser des bombes dans une ville turque pleine de ses partisans, donnant ainsi à Erdoğan l'excuse qu'il attend depuis si longtemps pour lancer l'intervention militaire internationale contre la Syrie ?... Cela n'a aucun sens... Par contre, les insurgés ont un long palmarès de provocations visant à entraîner les pays voisins et d'autres plus lointains, dans le combat qu'ils mènent pour renverser le gouvernement syrien. Et puis, les voitures piégées font partie de leur fonds de commerce... C'est une affaire grave, d'autant plus qu'aucun média mainstream ne signale que Reyhanlı est une localité pro-Assad. S'ils le faisaient, cela ruinerait les affirmations comme quoi le gouvernement syrien est derrière les attentats."


    Ils ne prennent même plus la peine de se cacher : Un fonds juif et israélien pour assister l'insurrection en Syrie - pour que l'insurrec-sion débouche bien vite sur la guerre juive...

  • 13 mai 2013 -  Reyhanlı : l'hostilité à l'égard des 'réfugiés' syriens est à son comble... (Mounadil Al-Djazaïri, Al-Manar) :

    "Non pas que les gens de la province répugnent à aider des voisins en difficulté, mais ils ne supportent plus les agissements des 'réfugiés' en question. Ces derniers étant avant tout des miliciens et des hommes d'affaires, se comportent comme tels : ils tiennent des commerces dans lesquels ils vendent à bas prix les marchandises pillées de l'autre côté de la frontière et se promènent en armes, comme s'ils étaient en terrain conquis ou à conquérir. C'est de fait un Etat dans l'Etat qui s'est constitué au Hatay sous les auspices d'un gouvernement turc qui aura sans doute bien du mal à faire rentrer dans sa boîte le 'diable' qu'il a encouragé à combattre les autorités du pays voisin. Ce 'diable' ignore les frontières et pour lui, le Hatay fait partie de la Syrie, et c'est là un point où il est d'accord avec Bachar Al-Assad. Mais à la différence d'Assad, les takfiristes et autres 'djihadistes' vont faire, et font déjà, comme si la frontière n'existait plus. Si cette situation n'est déjà pas reluisante telle quelle, elle risque de s'envenimer aussi bien en cas de victoire que de défaite des 'rebelles'. En effet, en cas de victoire les 'rebelles' parvenus au pouvoir à Damas (ou à Alep) revendiqueront officiellement la province du Hatay. En cas de défaite, ils seront contraints de refluer en masse dans la province où ils animeront une guérilla cette fois hostile au gouvernement turc."


    Prochainement :

    "Dis donc, Nétanyahou, tu m'avais pourtant promis
    que je ne serais pas le cocu dans cette affaire syrienne...
    "

  • 14 mai 2013 -  Le mensonge de l'Etat et des médias français  par François Belliot (Réseau Voltaire). Analyse détaillée d'un non-événement organisé par l'Institut du Monde arabe (dont le président est le sioniste juif Jack Lang, un individu pour qui le "monde arabe" se résume à des partouzes pédérastes-pédophiles au Maroc). Participants à ce "débat" de propagande baptisé par antiphrase "Journée de solidarité avec le peuple syrien" : des pressetitués et politiciens arabes dévoués à leurs sponsors, des "poètes" ayant autant de rapport avec la poésie que Connard-Henri Lévy en a avec la philosophie, une représentante du NED et de la Ford Foundation, un "humanitaire" israélien de "l'ONG" (O-N-Gérence) Médecins sans frontières, et même un ancien ministre "communiste" illustrant parfaitement la posi-sion du "PCF" (voir plus haut Syrie - 25 février).

    Le front Al-Nosra, la face invisible de l'iceberg de la "révolution syrienne"  (Al-Manar). Dans cet article repris d'Investig'Action (le site de Michel Collon), il est peut-être un peu trop question de la mythique "Al-Qaïda" (Collon croit qu'elle est responsable des attentats du 11/9), mais dans l'ensemble, on a une bonne description de la situation en Syrie et de la manière dont tout a commencé.

    "Djihadistes fanatiques, obscurantistes et massacreurs... Islamo-nihilisme répressif, épuration politico-religieuse... ASL et Al-Nosra, même armée, même combat... Position ambiguë et sans réel poids de l'opposition fantoche de la Coalition syrienne..."

  • 15 mai 2013 -  L'Assemblée Générale des Nations Unies adopte une nouvelle résolution non contraignante dirigée contre la Syrie (comme déjà le 22.11.11, le 16.2.12 et le 3.8.12). Ce texte présenté par le Qatar (!) est adopté par 107 voix contre 12 et 59 abstentions (plus quelques absents). Votes contre : Russie, Biélorussie, Chine, Iran, Corée du Nord, Cuba, Venezuela, Bolivie, Equateur, Nicaragua, Zimbabwe et Syrie. (Il n'y a pas de droit de veto à l'Assemblée Générale.)

  • 18 mai 2013 -  Chrétiens de Syrie : le mensonge organisé des médias français - un autre article de François Belliot (Réseau Voltaire) : "Comment la presse française a donné la parole presque exclusivement à un prêtre italien pour dénoncer le 'régime de Bachar', alors même que la totalité des évêques et patriarches chrétiens de Syrie le soutient."

  • 20 mai 2013 -  Tandis qu'Al-Manar annonce que "la ville et le rif [zone] de Qousseir seront bientôt dans les mains de l'armée syrienne", pour le Réseau Voltaire c'est déjà chose faite : "La libération de Qousseir marque la fin des affrontements dans le district de Homs. La ville de Homs elle-même devrait être nettoyée dans les prochains jours..."  Combien de fois, au cours des deux dernières années, la ville de Homs a-t-elle été nettoyée ?... C'est toujours la même chose : les rats ne sont jamais exterminés sur place, ils s'enfuient vers un autre lieu. Si l'on en croit Al-Manar, "ils ont pu échapper au siège de Qousseir grâce à un passage secret qui mène à Joussieh et aux Monts Qalamoun au sud.". Cette guerre est une éternelle répétition...




  • 21 mai 2013 -  Les 'rebelles syriens' se lancent dans le commerce pétrolier.  De cet article du site russe RiaNovosti, on retiendra que :

    ■  la région de Raqqa dans le nord-est, où se trouve le pétrole syrien, échappe toujours au contrôle de Damas (voir plus haut Syrie - 4 et 10 mars)

    ■  le pillage au profit de la Turquie (voir Syrie - 13 mai) se poursuit et s'étend maintenant aux ressources pétrolières

    ■  la porte-parole de la "Coalition nationale syrienne" (qui n'est en fait ni nationale, ni syrienne, ni même une coalition) a pour nom Sarah Karkour. D'accord, ça ne veut rien dire, elle aurait pu aussi bien s'appeler Rebecca ou Rachel...

  • 22 mai 2013 -  Confrontation militaire directe entre l'armée syrienne et l'armée israélienne à Beer Ajam, près de Kuneitra, dans la zone "démilitarisée" du Golan (carte - le village abandonné de Beer Ajam se trouve dans la partie hachurée juste en dessous du mot "Syrie"). Des accrochages entre l'armée syrienne et les rats islamistes, mais sans implication des tsahalos, avaient déjà eu lieu dans cette zone en juillet et en novembre 2012 (voir page précédente Syrie - 3 novembre 2012). Se rapproche-t-on de la guérilla promise les 9 et 10 mai ?... En attendant, Al-Manar annonce que "l'armée syrienne a détruit un véhicule militaire israélien dans le Golan occupé, alors que ce véhicule avait franchi la ligne de cessez-le-feu [c'est-à-dire la ligne qui sépare le Golan occupé de la zone "démilitarisée" que la Syrie appelle aussi "zone libérée"]. Selon Al-Manar, il n'y aurait eu "aucune réaction israélienne immédiate". Les Israéliens, eux, si l'on en croit leur site DebkaFile, auraient "détruit une position de l'armée syrienne depuis laquelle le feu avait été ouvert contre une patrouille israélienne".

  • 23 mai 2013 -  Quelques jours après que le Réseau Voltaire ait annoncé "la libération de Qousseir" et "la fin des affrontements", Al-Manar titre : "Violents affrontements à Qousseir" et précise que "les préparatifs sont en cours pour des affrontements plus violents encore dans les heures qui viennent".

    Le Réseau Voltaire écrit aujourd'hui que le BND [la DGSE allemande] prévoit une victoire de la Syrie fin 2013. Dans l'article de Spiegel Online d'où est tirée cette "info", il est question non pas de victoire mais seulement d'avance ou de progression (Vormarsch).* Et de toute manière, quand les services secrets font des "révélations", c'est toujours dans un but bien déterminé. Ici, on veut pousser l'OTAN à se lancer dans une véritable guerre contre la Syrie, ou du moins amener l'Organisation atlantique à fournir aux mercenaires islamistes des armes lourdes et plus sophistiquées.

    * Selon le BND, cité par Spiegel Online, "Assad n'a guère de chance de vaincre les insurgés, mais il peut les tenir en échec. Si le conflit se poursuit comme au cours des semaines précédentes, les troupes [syriennes] appuyées par les milices du Hezbollah libanais pourraient reconquérir tout le sud du pays d'ici à la fin de 2013. Il ne resterait plus aux insurgés que le nord pour se replier..."

    On voit aussi que le rôle du Hezbollah en Syrie est exagéré à souhait, ce qui correspond à l'intention de diaboliser ce parti afin d'obtenir qu'il soit classé parmi les "groupes terroristes" (voir plus haut Liban - 22 mai 2013).


  • 26 mai 2013 -  S'il en était encore besoin après ce qui s'est dit le 10 mai, le Sunday Times, sous la plume d'un certain Uzi Mahnaimi (Uzi comme la mitraillette israélienne), confirme qu'un "deal" a été conclu entre Poutine et Nétanyahou : la Russie ne fournira pas de missiles S-300 à la défense syrienne ; en "contrepartie", Israël ne lancera pas de nouvelles attaques aériennes contre la Syrie. (Du moins pas dans les prochains jours - ça ce n'est pas dit explicitement, mais Poutine aura compris...)

  • 27 mai 2013 -  A Homs. attentat terroriste contre une station-service : six morts, une quarantaine de blessés et d'importants dégâts matériels.

  • 28 mai 2013 -  Qousseir et Hermel - le sort commun de deux villes situées sur l'Oronte, que seul l'arbitraire colonial français a séparées (en 1922), plaçant Qousseir en Syrie et Hermel (chef-lieu du district du même nom) au Liban - carte.

    "Depuis le début de l'année 2012, l'Etat syrien a perdu le contrôle sur la ville de Qousseir. Elle est devenue peu à peu similaire à un Emirat islamique avec l'afflux de centaines d'étrangers takfiris..." Puis les islamistes s'en sont pris aux villages chiites voisins et à la région du Hermel. "Face à cette situation, la politique [libanaise] de dissociation est devenue une politique suicidaire, au moment où de multiples forces de la coalition du 14-Mars [Hariri] et des groupes salafistes participent à la bataille en Syrie. Ce conflit est devenu une guerre d'expulsion et un génocide sectaire..."

    (Takfirisme et salafisme sont les deux mamelles de la barbarie islamiste.)

  • 29 mai 2013 -  Dans une résolution surréaliste dénonçant l'intervention étrangère (texte présenté par les intervenants USA, Turquie et Qatar), le Conseil des Droits de l'homme de l'ONU (CDH) condamne la Syrie par 36 voix contre une (celle du Venezuela) et huit abstentions ; deux pays ne participent pas au vote. Le CDH de Genève compte 47 Etats membres élus par l'Assemblée Générale pour une durée de trois ans. Comme il n'y a pas de membres permanents, il se trouve que ni la Russie, ni la Chine n'en font partie en 2013 (pas plus d'ailleurs que la France et le Royaume-Uni). Trois votes similaires condamnant la victime au nom des agresseurs avaient déjà eu lieu le 2.12.11, le 1.3.12 et le 1.6.12 (voir la page précédente). Rien de nouveau, donc, de ce côté-là...  Cette condamnation symbolique intervient deux semaines après celle de l'Assemblée Générale (15 mai).

    Pour compléter le tableau, les Etats-Unis "somment le Hezbollah de quitter immédiatement la Syrie" [et de laisser les mercenaires islamistes soutenus par Washington poursuivre tranquillement leurs exactions]. Si le Hezb avait le temps, il pourrait sommer les USA et leur puissance de tutelle de quitter immédiatement tous les pays qu'ils occupent, à commencer par l'Afghanistan et la Palestine.

    Quant au grand sayan du Quai d'Orsay, Fabius Israélicus, il plaide pour "une réplique sévère en Syrie si l'utilisation d'armes chimiques par Assad contre son peuple est confirmée".  Confirmée par qui ?... Par Tel Aviv, naturellement...

  • 30 mai 2013 -  Tandis que les médias continuent de se demander si la livraison de S-300 russes à la Syrie aura lieu ou pas, le site israélien DebkaFile, le mieux informé de tout le Moyen-Orient, sait que ces armes anti-aériennes sont déjà aux mains du Hezbollah qui les utilise activement dans les combats de rues de Qousseir.


    La preuve :

    Comme on peut le constater, les zantisémites libanais
    ont fortement miniaturisé leurs batteries de S-300
    (ainsi que la taille de leurs combattants)
    pour mieux tromper la vigilance israélienne.
    Peine perdue, rien n'échappe à DebkaShit...

    Le sénateur américain John McCain (alias McAl-Cainaïda) prétend avoir passé quelques heures en Syrie, dans ce qu'il appelle les "territoires libérés" (sic). Personne n'est allé vérifier l'information ; avec le mythomane McCain, il faut s'attendre à tout (voir ses souffrances imaginaires pendant la guerre du Viêt-Nam). D'un autre côté, il n'est pas impossible qu'on l'ait conduit dans une localité turque proche de la frontière en lui faisant croire qu'il se trouvait dans un village syrien.

    Dans cet article sur l'intervention du Hezbollah en Syrie, Wafiq Qanso, du journal libanais Al-Akhbar, écrit : "Il est peu probable que nous verrons des clips YouTube avec des combattants du Hezbollah dans des régions reculées et lointaines de Syrie comme Raqqa ou Hasakah [carte]. Le Hezbollah est conscient de ses limites dans un pays vaste comme la Syrie dont le contrôle requiert une armée nombreuse dont le parti ne dispose pas. Les opérations de combat du Hezbollah en Syrie sont en conséquence proportionnelles à la menace immédiate. Selon des sources informées, sa stratégie globale consiste à sauvegarder la Résistance et protéger ses voies d'approvisionnement. Le parti s'est donc jeté dans la bataille, de crainte que des groupes takfiristes soient sur le point de prendre le contrôle des provinces syriennes riveraines du Liban, ou coupent l'autoroute vers l'aéroport de Damas, ce qui créerait une 'zone tampon' autour de ses bastions de la vallée de la Békaa et couperait ses lignes d'approvisionnement. Comme le couteau se rapprochait très près de la gorge de la résistance, le Hezbollah a considéré n'avoir d'autre choix que de s'impliquer directement dans le conflit. L'imminence du danger à la frontière nord-est du Liban coïncidait avec ce qui apparaît comme une convergence d'intérêts entre les acteurs arabes, régionaux et internationaux, dont Israël, en vue de renverser le régime de Bachar Al-Assad."

  • 31 mai 2013 -  Interview du président syrien avec la chaîne Al-Manar. Interrogé sur les S-300, Assad répond : "Tous les contrats que nous avons conclus avec les Russes, et dont une partie a été exécutée, seront honorés."  Ce qui ne signifie pas que les contrats en question aient trait à la livraison de cet armement. La Russie remplit ses engagements, mais la nature des engagements reste très vague... Finalement, l'impression qu'on retire de tout cela, c'est que les Russes ne fourniront pas de S-300 à Damas, pas plus qu'ils n'en fournissent à Téhéran. Moscou ne fera jamais rien qui risque de déplaire à Tel Aviv.

    Entre-temps, DebkaFile a révisé son article de la veille et publie la même photo mais avec la légende "Russian S-300 anti-air missiles system". Les révisionnistes de Tel Aviv affirment maintenant : "Israeli intelligence denies first Russian S-300s arrive in Syria - contrary to Assad's claim" (le renseignement israélien dément que les premières S-300 russes soient arrivées en Syrie - contrairement à ce qu'avait déclaré Assad). En réalité, Assad n'avait rien dit de tel. L'article de DebkaFile de la veille prétendait : "Taunting Israel, Bashar Assad says in an interview prerecorded for broadcast Thursday night, May 30, that the first batch of Russian S-300 anti-air missiles has arrived in Syria and a second consignment is on the way" (Narguant Israël, Assad déclare dans une interview pré-enregistrée pour être diffusée le jeudi 30 mai dans la soirée, que le premier lot de missiles anti-aériens russes S-300 est arrivé en Syrie et qu'un autre est en cours d'acheminement).

    Les crétins de DebkaFile ont donc fait comme s'ils connaissaient d'avance le contenu de l'interview. Ils ont inventé n'importe quoi et ont même forcé la dose en suggérant que le Hezb avait déjà ces armes - ce qui, bien sûr, n'avait aucun sens compte tenu du genre de combat que mène la milice chiite à Qousseir. Cet incident sans grande importance a néanmoins le mérite de mettre à nu les méthodes israéliennes de désinformation. Assez drôle dans l'ensemble...

    Encore plus drôle, pour ne pas dire franchement désopilant : le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) qui comprend six pays arabes (Arabie Saoudite, Bahreïn, Qatar, Koweït, Emirats, Oman) dont quatre au moins exportent activement le terrorisme, va placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes.

    Toujours dans le cadre de la diabolisation de la Résistance libanaise, on apprend qu'une "cellule du Hezbollah" a été démantelée... au Nigéria. (Comme beaucoup de pays africains, le Nigéria est contrôlé de l'intérieur par les services israéliens : on a eu l'occasion de s'en apercevoir en décembre 2009, au moment de l'affaire de Détroit.)

  • 1er juin 2013 - Istanbul fait un peu oublier Damas

    Le Premier ministre turc Erdoğan est-il sur le point de subir les conséquences de son rôle foireux dans la guerre par procura-sion menée contre la Syrie (voir plus haut 13 mai) ?... Les manifestations qui ont lieu dans différentes villes de Turquie depuis le 28 mai semblent l'indiquer. Il s'agit au départ d'une protestation d'écologistes contre la destruction partielle d'un parc près de la place Taksim, dans le centre d'Istanbul. Mais le tapage médiatique qui accompagne ce mouvement rappelle étrangement les "révolutions" arabes. Quand des manifestations spontanées se déroulent quelque part (contre l'aéroport de Nantes ou la gare de Stuttgart, par exemple), la télé n'en parle pratiquement pas, si ce n'est pour dénigrer et calomnier les participants.

    Pour Istanbul au contraire, toutes les chaînes, de quelque pays qu'elles soient, glorifient simultanément et en boucle l'action des opposants qui "résistent" à la "dictature islamiste" de l'AKP, affublés de masques "anonymous" et agitant des drapeaux de la "Turquie laïque" ainsi que des pancartes rédigées en anglais. Tout ce matériel, surgi du néant en l'espace de quelques heures et à des dizaines - voire des centaines - de milliers d'exemplaires, est le signe infaillible que nous avons affaire, une fois de plus, à une mise en scène de la société du spectacle.




    Les manifestants turcs ne maîtrisent pas encore toute la palette
    des techniques fafa "antifa" (page 25 du manuel),
    mais ils sont quand même sur la bonne voie...



    Plus besoin d'aller en Syrie pour se défouler :

    Et c'est moins dangereux qu'à Alep ou Qousseir...



    Les masques à gaz made in Israel sont bien pratiques :

    Malheureusement, il n'y en a pas assez...



    Mais en improvisant un peu, ça va :




    La ville des tantes du Parc Gezi :

    © Boulevard Rothschild, Tel Aviv, 2011



    Elle se trouve juste à côté de la ville des tentes :

    "Demain, c'est promis, on se transforme en Femen -
    avec l'aide du consulat américain, évidemment...
    "

    Bien que le parti AKP du Premier ministre turc ait recueilli 47 % des voix aux élections législatives de 2011 (contre 21 et 14 % pour ses concurrents immédiats), nos pressetitués font comme si "le peuple" voulait renverser "le dictateur". Washington va même jusqu'à "rappeler à l'ordre" son allié de l'OTAN. A-t-on l'intention de remplacer Erdoğan, de le punir pour ses mauvaises performances dans la guerre antisyrienne et ses coups de gueule anti-israéliens de 2010 ?... L'Etat voyou juif n'oublie rien...

    Ce n'est pas parce que "l'homme fort" d'Ankara joue un rôle exécrable en Syrie et qu'on a de bonnes raisons de se réjouir de ses ennuis, qu'il faut prendre au pied de la lettre tout ce que nous racontent les médias. Le plus absurde : un des motifs de mécontentement de la population turque serait l'interdiction récente de la vente d'alcool à moins de 100 mètres des écoles et des mosquées, ainsi que dans les stations-service entre 22 h et 6 h du matin, de même que l'interdiction de la publicité pour les boissons alcooliques sur Internet. C'est vraiment prendre les gens pour des imbéciles. Aucune personne normale ne veut voir de pub sur Internet, qu'il s'agisse d'alcool ou pas. Quant aux mesures de protection contre l'alcoolisme, il en existe de semblables dans tous les pays du monde, et personne ne s'affole pour autant.

    On notera d'ailleurs que la consommation d'alcool est assez répandue en Turquie, bien que ce soit un pays musulman ("laïque"). Rien de nouveau, Atatürk lui-même est mort d'une cirrhose du foie due à l'abus d'anisette (rakı). Mais les maîtres du monde veulent que les Turcs boivent encore plus. Et après "l'alcool pour tous", pour mieux détruire la société, ils ont prévu la "pédérastie pour tous", comme au Liban (voir plus haut Liban - 2 mai).

    Même si les agitateurs en service commandé ne représentent qu'une petite minorité dans les rues d'Istanbul, les manifestants sont de toute évidence manipulés de l'extérieur, bien qu'ils n'en aient pas conscience. D'ailleurs, ils ne reprochent pas à Erdoğan son engagement en Syrie - auquel cas la télévision se garderait bien d'en parler...  Si les "alliés" de la Turquie parvenaient à chasser le Premier ministre, son successeur serait encore pire...

    [Deux semaines après le début de la révolu-sion de Taksim, l'agitation n'a pas cessé, bien au contraire. Il y a déjà quatre morts - trois manifestants et un policier - et les télévisions occidentales continuent de consacrer des heures et des heures à ces événements. Erdoğan dénonce "un complot organisé à l'intérieur et à l'extérieur du pays", mais il se garde bien de préciser à qui il fait allusion - pour cela il faudrait qu'il se remette en cause...  A suivre...]

  • 3 juin 2013 -  Tandis que les manifestations se poursuivent en Turquie (comme si Taksim était Tahrir), le gouvernement syrien jubile. Le ministre de l'Information renvoie mot pour mot à Erdoğan les accusations que celui-ci avait portées contre Assad, exige la fin des brutalités policières et la libération immédiate de tous les prisonniers politiques... Damas réclame la démission d'Erdoğan et lui conseille de s'exiler au Qatar. Avec un petit clin d'œil, le gouvernement syrien recommande à ses citoyens d'éviter les voyages en Turquie à cause des risques sécuritaires qu'ils comportent.

  • 4 juin 2013 -  Lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet Russie-UE d'Ekaterinbourg, le président russe déclare : "Les missiles sol-air S-300 sont un des meilleurs systèmes de défense anti-aérienne au monde, sans doute le meilleur. C'est un armement sérieux. Nous ne voulons pas rompre l'équilibre des forces dans la région. Le contrat a été signé il y a plusieurs années, mais n'a pas été mis à exécution pour l'instant..."  Poutine aurait pu ajouter : il ne le sera jamais, du moins pas tant que les sionistes feront la loi chez nous... On voit que "l'équilibre des forces", pour le patron du Kremlin, c'est quand un pays peut en bombarder un autre impunément et qu'on refuse à la victime les moyens de se défendre.



    "Assad croit encore que nous sommes ses alliés... Ah le con !...
    Mais ne vous inquiétez pas, quand il aura compris, il partira...
    "


  • 5 juin 2013 -  Le saviez-vous ?...  Depuis le 3 juin, des officiers nord-coréens ont rejoint les troupes d'Assad en Syrie :


    Avec ou sans leurs bombes atomiques ?...

    Les Martiens ne sont pas encore là
    mais ça ne saurait tarder...

    Malheureusement, même quand on est expert en hasbaratin, ce n'est pas tous les jours qu'on a des idées aussi géniales que la précédente. Alors, que faire quand on ne sait plus quoi inventer ?... Eh bien, on recycle tout simplement les bons vieux mensonges anti-Assad : massacres de civils, armes chimiques, etc... Paulo Siono Pinheiro (voir plus haut 7 mai) donne le coup d'envoi à Genève, Fabius Israélicus enchaîne à Paris. Les "preuves" qu'il attendait depuis le 29 mai viennent enfin d'arriver de Tel Aviv, ce qui lui permet de déclarer à la presse : "La France [ce crétin se prend pour la France] a la certitude que du gaz sarin a été utilisé en Syrie à plusieurs reprises et de façon localisée. Il ne fait aucun doute que le régime de Bachar Al-Assad a recouru à ces armes chimiques contre les insurgés syriens et a ainsi incontestablement franchi une ligne..."

    Bizarrement, le ministre français des Affaires israéliennes ne précise pas la couleur de cette ligne. Mais il ajoute : "Concernant les réac-sion-s interna-sion-ales, toutes les op-sion-s sont sur la table [quelle table ?], y compris celle d'une ac-sion militaire contre les sites de produc-sion et de stockage de ces armes. Cependant, cette réac-sion doit être conçue et dosée de façon à ne pas empêcher la tenue d'une future conférence de paix à Genève..."  ("conférence de paix" au sens israélien du terme).

    Sur le terrain, il semblerait que l'armée contrôle la totalité de la ville de Qousseir (Al-Manar). Cette victoire des forces syriennes s'est accompagnée d'une "fuite collective des rebelles vers la région de Dabaa".  Dératiser sur place, en finir une bonne fois pour toutes ?... Vous n'y pensez pas...  Selon les médias, il y a six jours, l'armée contrôlait pourtant toutes les issues de Qousseir et l'aéroport de Dabaa, un peu plus au nord. (Sans compter que pour le Réseau Voltaire, il y a 15 jours - 20 mai - la libération de Qousseir était déjà chose faite et marquait la fin des affrontements...)

    Médiation de Joumblatt auprès du Hezbollah pour évacuer 400 blessés du Nosra (Al-Manar). Le leader druze libanais, grand ami des terroristes (voir plus haut Liban - 6 mars) a prié le Hezb, qu'il accuse chaque jour de "trahison", d'intervenir pour qu'on laisse filer les égorgeurs islamistes piégés à Qousseir et soi-disant "blessés" (probablement dans leur amour-propre). Ce cinglé de Joumblatt ne doute vraiment de rien... Le Hezb lui a répondu que c'était l'affaire de la Syrie...  Il est vrai que le gouvernement de Damas n'attend pas qu'on le lui demande : depuis deux ans, il permet toujours aux tueurs "vaincus" de prendre la fuite et de s'installer un peu plus loin...

    Comme le signale Al-Manar, "la démarche de Joumblatt coïncide avec une démarche similaire entreprise par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon". Tel Aviv ordonne, Washington et Doha transmettent, l'ONU et Joumblatt exécutent les ordres...

  • 6 juin 2013 -  Violents combats à quelques kilomètres au nord-est de Qousseir, à Dabaa et Bouwaïda, deux localités où l'armée syrienne a laissé les islamistes se replier.

  • 7 juin 2013 -  Comme on peut le constater, le Golan subit de plein fouet les effets du réchauffage climatesque :

    A la base de cette "info" : 1) les récents accrochages entre rats islamistes et armée syrienne à Kuneitra, dans la zone "démilitarisée" séparant le Golan syrien occupé du reste de la Syrie (carte) - 2) l'annonce du retrait des Casques bleus autrichiens qui estiment que la guerre n'est pas faite pour les militaires (voir 6 mars) - 3) l'offre russe de remplacer les Autrichiens (après avoir troqué les chapkas - 22 février - contre des casques).

    Entre-temps, l'ONU a poliment décliné l'offre russe. Dommage, Poutine ne pourra pas envoyer ses soldats protéger les colons juifs d'éventuelles attaques de la Résistance (9 mai). Ce n'est pas que les Israéliens n'aient pas confiance, mais ils préfèrent avoir les mains libres de ce côté-là quand ils envahiront la Syrie.

  • 8 juin 2013 -  Quand "l'euphorie de la victoire" vous fait dire n'importe quoi...

    Le Hezbollah (parti et milice) est en réalité une organisation dont les membres sont recrutés sur une base purement confessionnelle (chiite). Ce qui ne l'empêche pas de s'allier politiquement avec des mouvements libanais chrétiens, sunnites, druzes et même laïques, et de coordonner sa lutte armée avec ces derniers quand il le faut (par exemple pendant l'agression israélienne de juillet-août 2006). On imagine ce qui se passerait au niveau des médias sionisés si le Hezbollah envoyait des "éléments sunnites et chrétiens" se battre pour lui et pour Assad...

    Quant à l'armée syrienne, il est vrai qu'elle est majoritairement sunnite - à l'image des habitants de la Syrie.

  • 11 juin 2013 -  Double attentat terroriste près de la place Al-Marjeh, dans le centre de Damas : 14 morts et plus de 30 blessés.

  • 12 juin 2013 -  Les massacres islamistes se multiplient. Dans le village chiite de Hatlah (province de Deir Ezzor, nord-est), on compte plus de 60 victimes selon L'Orient Le Jour.  Et dans cet article d'Al-Manar, on apprend qu'Al-Nosra a perpétré une autre tuerie dans le village sunnite de Jaraboulous, à la frontière turque : 19 morts, dont des femmes et des enfants, coupables paraît-il de soutenir "l'ASL"... qui est poutant l'alliée d'Al-Nosra.

    Al-Manar écrit : "Sans répit, sans vergogne, sans aucun examen de conscience, les miliciens takfiris venus de plus de 40 pays poursuivent leur campagne de massacre et de terreur contre le peuple syrien. Toutes les raisons sont bonnes pour tuer. Il y a quelque jours, à Raqqa, il a suffi de [quelques mots] pour qu'un jeune adolescent de 15 ans, Mohammad Kattaa, soit fouetté puis exécuté de deux balles, devant ses parents, frères et sœurs..."

    Obscénité sioniste du jour : le sayan Fabius Israélicus "demande à la communauté internationale d'arrêter la progression des troupes syriennes vers Alep".

  • 14 juin 2013 -  Reuters écrit : "Les Etats-Unis, qui sont parvenus à la conclusion que les forces de Bachar Al-Assad avaient utilisé des armes chimiques, ont décidé d'armer les rebelles syriens..."  Autrement dit, les sionistes, qui avaient déjà convaincu leur singe savant le 26 avril de la validité des arguments qu'ils ne cessent de répéter depuis deux ans, ont réussi à le convaincre de nouveau (il apprend vite, mais il oublie plus vite encore).  On va donc pouvoir "armer les rebelles" - ce qu'on fait déjà depuis 2011.

    En réalité, bien sûr, on prépare autre chose : intervention directe encore plus massive quoique sans troupes régulières au sol, bombardements baptisés "zone d'exclusion", destruction complète des capacités de défense de Damas...  Il suffit d'écouter le sénateur McAipac (particulièrement agité depuis le 30 mai) pour se convaincre que ces mesures qu'il réclame sont déjà décidées en haut lieu. Maintenant que Poutine plaide pour "l'équilibre des forces" (4 juin), on ne voit pas ce qui pourrait s'y opposer.

  • 15 juin 2013 -  Le président égyptien Morsi annonce "la rupture définitive des relations diplomatiques avec le régime syrien et le rappel de son chargé d'affaires à Damas". De plus, l'ordure islamo-sioniste du Caire "somme le Hezbollah de quitter la Syrie et exhorte la communauté internationale à instaurer une zone d'exclusion aérienne dans ce pays". Les Israéliens, on s'en doute, saluent cette initiative de leur laquais Morsi ; elle les réjouit presque autant que le bouclage de la frontière entre l'Egypte et le ghetto de Gaza.

  • 16 juin 2013 -  Dans cet article de Thierry Meyssan on apprend que "la guerre touche à sa fin", que "Washington [espère] faire liquider le Front Al-Nosra par l'ASL" et que "le moment du nouveau partage du Proche-Orient entre Russes et Etats-Uniens approche".  Wow ! Rien que ça !...

    On se demande bien comment "l'ASL" pourrait liquider Al-Nosra, vu que, comme le signale Ghaleb Kandil (également du Réseau Voltaire) dans cet article paru au même moment, l'existence de cette "ASL" sur le terrain en Syrie est une supercherie :

    "La soi-disant Armée syrienne libre n'est qu'une façade pour une centaine de groupes qui comportent dans leurs rangs des officiers déserteurs, devenus des extrémistes et des terroristes fanatiques. La bataille de Qousseir et d'autres affrontements ont montré que le comportement de ces groupes ne diffère pas de celui du Front Al-Nosra, qui a bénéficié, ces deux dernières années, d'une grande partie des armes et de l'argent fournis aux rebelles, au même titre que les groupes liés au Frères musulmans. Le recrutement pour gonfler les rangs de ces extrémistes s'est fait dans les rangs des takfiristes partout dans le monde et à travers des sociétés de mercenaires, issues de la tristement célèbre Blackwater. Des snipers professionnels, des experts dans les tueries de masse, des tueurs sans foi ni loi, qui ont déjà sévi en Irak et ailleurs, ont été envoyés en Syrie. Sans oublier les criminels de droit commun, libérés des prisons des pays du Golfe, à condition qu'ils s'engagent pour le 'djihad' en Syrie. Les associations takfiristes et salafistes extrémistes, financées par le Qatar et l'Arabie Saoudite, sont bien implantées dans les milieux de l'immigration arabe et asiatique, dans de nombreux pays européens. Leurs sièges et permanences sont bien connus des services de renseignement occidentaux, qui les laissent faire. Ils ont recruté des milliers de djihadistes, dont des centaines ont été tués en Syrie et enterrés discrètement en Europe de l'Ouest..."

    Dans ces conditions, on peut aussi se demander ce que vaut cette autre affirmation du Réseau Voltaire comme quoi les 'rebelles' ne manquent pas d'armes, mais d'hommes.  Ils disposent au contraire, semble-t-il, d'un réservoir inépuisable...

  • 17 juin 2013 -  Roland Dumas : les Anglais préparaient la guerre en Syrie deux ans avant les manifestations de 2011 (vidéo). L'ancien ministre français des Affaires étrangères de Mitterrand révèle que, dès 2009, "l'Angleterre préparait une invasion des rebelles en Syrie". Et il ajoute : "Cette opération vient de très loin. Elle a été conçue dans le but de destituer le gouvernement syrien parce qu'il est anti-israélien..."

  • 18 juin 2013 -  Le 'Lion Impatient' de mettre en pièces sa proie  par Manlio Dinucci :

    "Les puissances de l'OTAN et du CCG (Conseil de Coopération du Golfe) conduisent en Jordanie les manœuvres Eager Lion (Lion Impatient). Il s'agit de préparer une attaque de l'armée de l'air syrienne depuis la Jordanie pour l'empêcher de survoler une zone transformée en havre pour les djihadistes internationaux... Y participent 19 pays. Une véritable manœuvre de guerre avec forces aériennes, aéroportées, navales, amphibies et terrestres, comprenant plus de 8 000 hommes..."

    "Ce qu'est l'objectif réel d'Eager Lion est démontré par le fait que, la manœuvre finie, le Pentagone laissera en Jordanie les chasseurs F-16 et les missiles terre-air Patriot. Ceux-ci viendront s'ajouter aux Patriot américains, allemands et hollandais déjà déployés en Turquie, à la frontière avec la Syrie. Tout est prêt pour une 'zone limitée de non-survol', étendue à 40 kms à l'intérieur de la Syrie, qui - selon des fonctionnaires US interviewés par le Wall Street Journal - servira à protéger les camps d'entraînement des rebelles et la fourniture des armes... La zone de non-survol sera imposée par les chasseurs américains qui, décollant de Jordanie et des porte-avions, pourront détruire avec leurs missiles les avions et les défenses anti-aériennes de la Syrie sans survoler son territoire. La zone de non-survol, donc, ne requerra pas une résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU..."

    L'auteur signale aussi que "la CIA fournit des armes aux 'rebelles' depuis janvier 2012, en les faisant transiter par un pont aérien en Turquie et en Jordanie, et en y entraînant les forces infiltrées en Syrie".  [La CIA n'aurait pas fourni d'armes avant 2012 ?...  C'est peu probable...]

    On est impatient de voir comment réagira - ou ne réagira pas - Assad. Poutine, lui, demandera certainement la tenue d'une conférence internationale et mettra en garde contre un risque d'extension du conflit... Pauvre Syrie...

  • 19 juin 2013 -  Le double jeu et l'insanité de Washington mènent le monde à la 3ème Guerre mondiale  par Paul Craig Roberts (ancien vice-ministre des Finances sous Ronald Reagan, dans les années 1980) :

    "Washington avait déclaré il y a quelque temps que la 'ligne rouge' qui exposerait la Syrie à une attaque US serait l'utilisation par le gouvernement Assad d'armes chimiques de destruction massive (ADM) contre les mercenaires soutenus par Washington. Une fois cette annonce faite, tous les gens ayant encore un cerveau ont immédiatement compris que Washington allait fabriquer de faux rapports de renseignement disant qu'Assad avait utilisé des armes chimiques, tout comme Washington avait présenté aux Nations Unies, en 2003, un rapport mensonger de son ministre des Affaires étrangères Colin Powell, selon lequel Saddam Hussein possédait de dangereuses ADM..."

    "Washington a donc fabriqué de fausses preuves, et le président Obama annonce sans sourciller que la Syrie a utilisé du gaz sarin à plusieurs reprises et qu'Assad a tué à l'aide de ces ADM entre 100 et 150 personnes 'de son propre peuple' - doux euphémisme pour désigner les mercenaires soutenus par les Etats-Unis."

    [ Commentaire exclusif de Nétanyahou : "Paul Craig Roberts est un menteur antisémite. Ce n'est pas Washington qui a fabriqué les preuves ; il aurait eu du mal, vu qu'il est mort en 1799, cet antisémite. Non, c'est moi qui ai donné l'ordre au Mossad de le faire. Et puis l'expression 'ligne rouge' est protégée par un copyright que j'ai déposé personnellement... J'ai d'ailleurs l'intention d'attaquer en justice cet antisémite d'Obama. Il ne nous a pas encore remboursé l'argent que nous avons avancé pour sa formation, sans même parler du prix de la laisse... ]

    Retour à Paul Craig Roberts : "Réfléchissez un instant. Aussi regrettable que puisse être toute mort en temps de guerre, est-ce que le décès de 100 à 150 personnes peut être qualifié de 'destruction massive' ?  Selon les estimations les plus faibles, l'invasion de la Syrie par des mercenaires à la solde des Etats-Unis a coûté environ 93.000 vies. Les 150 morts ne représentent donc que 0,16 % du total. En d'autres termes : 93.000 vies perdues n'ont pas suffi pour franchir la 'ligne rouge', mais 150 l'ont fait...  Oui je sais, la position de Washington n'a aucun sens. Mais quand a-t-elle eu un sens ?..."

    "Poussons le bouchon un peu plus loin... Assad est au courant de la 'ligne rouge' de Washington. Pourquoi utiliserait-il des ADM prohibées pour tuer 150 mercenaires alors que son armée balaie ces mercenaires sans utiliser de gaz, et alors qu'il sait très bien que l'usage de ce type d'arme jetterait l'armée américaine contre lui ?..."

    "La Russie et la Chine se préparent toutes deux à une guerre qu'elles perçoivent comme inévitable. La démence de Washington et sa course à l'hégémonie mondiale sont en train de conduire les Américains sans méfiance vers une confrontation avec deux pays qui disposent de l'arme thermonucléaire et dont les populations combinées représentent cinq fois la population américaine. Dans un tel conflit, tout le monde meurt... Considérant l'insanité avérée du gouvernement en place à Washington, si la vie humaine existe toujours au-delà de l'année 2020, ce sera un vrai miracle. Tous les soucis au sujet de Medicare, de la sécurité sociale, des retraites, etc., n'ont plus aucun sens ni aucun intérêt. Il n'y aura plus personne pour en bénéficier..."

    [ En étant plus optimiste, voici à quoi pourraient ressembler les USA en 2020. ]

  • 20 juin 2013 -  G8 - Cameron propose une dictature militaire en Syrie  (après l'assassinat du président Assad).

    Riyad recrute des condamnés à mort pour combattre en Syrie - Al-Manar confirme et précise ce que disait Ghaleb Kandil (voir plus haut Syrie - 16 juin) : "Les autorités saoudiennes proposent aux condamnés à mort une amnistie et des sommes d'argent pour leurs familles, dans le but de renforcer la position des groupes armés en Syrie..."  On prend des condamnés pour meurtre, viol et trafic de drogue...

  • 21 juin 2013 -  'Amis de la Syrie' à Doha : 110 absents sur 121 membres

    Les onze amis de l'islamo-terrorisme : USA, Grande-Bretagne, France, Qatar, Arabie Saoudite, Turquie, Allemagne, Italie, Egypte, Emirats, Jordanie.

    Quand le voile se lève à Doha  par Karim Mohsen (L'Expression, Alger).


LE "COURAGE" DE POUTINE :

Avec deux ans de retard, le président russe exprime de façon très timide et à peine audible, quelques vérités évidentes sur la Syrie :

■ que "ce n'est pas le peuple syrien qui combat Assad, mais des commandos bien entraînés et armés, y compris de l'étranger, par des organisations terroristes" (il en aura fallu du temps pour que Poutine le dise du bout des lèvres, et nul ne peut jurer qu'il le dira encore demain ; il continue de toute façon d'entretenir la fiction de l'existence d'une "opposition syrienne", sans jamais préciser de qui il s'agit exactement - peut-être fait-il allusion à ces gens dont les "amis" viennent de se réunir le 21 juin à Doha, à cette "ASL" qu'il faudrait distinguer du Front Al-Nosra - voir 16 juin)

■ que malgré les discussions hypocrites sur les livraisons d'armes aux "rebelles", celles-ci ont lieu depuis longtemps ; elles sont le fait de fournisseurs non précisés, comme les organisations terroristes mentionnées quelques lignes plus haut (Poutine évite soigneusement de mettre en cause les véritables fournisseurs : les pays de l'OTAN et du Golfe, la CIA, etc. - voir 29 mars et 18 juin)

■ que ces armes risquent de tomber entre les mains de gens "qui non seulement tuent leurs ennemis mais mangent aussi leurs organes en public et devant les caméras", ainsi qu'on a pu le voir récemment dans une vidéo mise en ligne par les "rebelles" (comme si les livraisons d'armes effectuées depuis 2011 n'étaient pas depuis longtemps destinées à ces cannibales, égorgeurs et autres tueurs terroristes)

■ que les livraisons d'armes russes au gouvernement syrien (sans S-300 - 4 juin) sont parfaitement légales et pas du tout comparables au fait d'armer les "rebelles" (Poutine n'ira pas jusqu'à comparer l'armement de ces "rebelles" avec ce que serait, par exemple, la livraison d'armes russes à l'opposition turque, à l'IRA irlandaise, à l'ETA basque ou à d'autres groupes "révolutionnaires" des banlieues de Paris ou de Londres)

■ que la Russie ne croit pas à cette histoire d'ADM (19 juin - surtout ne pas être plus précis ni plus offensif dans la critique, cela risquerait de faire de la peine à ces messieurs du G8, et surtout à ceux du G2 - USA + Israël)

■ que la Russie s'oppose (pour le moment ?) à la mise en place d'une "zone d'exclusion aérienne" cautionnée par l'ONU (18 juin - Poutine sait pertinemment que les Occidentaux peuvent très bien se passer du feu vert de l'ONU, comme en Irak et en Yougoslavie)

Conclusion : les ennemis de la Syrie (les Cameron, les Hollande, les Obama et autres marionnettes de Tel Aviv) peuvent se permettre tous les mensonges, tous les excès, toutes les falsifications, Poutine ne se départit jamais de son flegme et de son langage diplomatique. Il défend certes la Syrie, mais de manière molle et timorée. Il a retardé le moment fatidique de l'effondrement final, mais à moins d'un miracle, il ne l'empêchera pas. Avec un allié comme Poutine, Assad ne peut pas gagner. Le pouvoir de résistance dont fait preuve la Syrie depuis 2011 n'en est que plus étonnant et remarquable.



  • 25 juin 2013 -  Avec les Russes, on tourne en rond. Aujourd'hui c'est au tour du vice-ministre des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov de déclarer (source RIA Novosti) : "La Russie espère qu'un éventuel accord entre le gouvernement syrien et l'opposition n'entraînera pas de vacance du pouvoir... Les erreurs commises en Irak, lorsqu'on a dissout l'armée et les structures publiques, provoquant ainsi le chaos dans le pays, ne doivent pas être répétées. C'est-à-dire qu'une continuité est nécessaire. Il faut empêcher l'apparition d'un vide dans la gestion du pays. Cela concerne évidemment les forces de sécurité et de l'ordre." *

    C'est tout à fait dans l'esprit de la Conférence de Genève du 30 juin 2012 au cours de laquelle Russes, Américains et quelques autres avaient discuté (sans représentant syrien) de la "transition en Syrie". Comme rien n'était sorti de cette conférence, la Russie veut en organiser une autre - logique... Si Assad est encore là quand Genève 2 aura lieu, les Russes n'y seront vraiment pour rien...

    * Lorsque Poutine cèdera le pouvoir à l'oppostion russe (islamistes tchétchènes, Pussy Riots, Femen et autres revolu-sionistes colorés), il faudra prendre soin de ne dissoudre ni l'armée, ni la police, ni les services secrets...

    On apprend aussi que le même Bogdanov et son collègue Gatilov rencontrent à Genève des représentants de "l'opposition syrienne de l'intérieur" dans le cadre de la préparation de la future conférence. Il s'agit d'un "Comité de coordination pour le changement national et démocratique" (CCCND) dirigé par un certain Haytham Manna dont le lieu de résidence en Syrie est... Paris.

    Ce n'est pas la première fois que les Russes ont ce genre de contact avec des "opposants", ni surtout la première fois qu'ils font comme si Assad était déjà sur le point de partir.

    Partir... comme viennent justement de le faire 130 Russes, évacués de Syrie par les soins du ministère russe des Situations d'urgence (MSU). Là non plus, ce n'est pas une première (voir plus haut 23 janvier).

  • 26 juin 2013 -  Le site russe RIA Novosti annonce que les militaires russes ont quitté la Syrie - une information que personne n'a encore confirmée, si ce n'est DebkaFile, ce qui n'est pas forcément une référence :

    "Selon une source du ministère de la Défense, cette décision vise à protéger le personnel russe dans le contexte de guerre civile en Syrie, écrit le quotidien Vedomosti... Le personnel militaire russe a quitté le site logistique de la ville syrienne de Tartous. « A l'heure actuelle, le ministère russe de la Défense n'a plus d'employés en Syrie. Le site de Tartous n'avait pas d'importance stratégique ou militaire », a déclaré dans une interview le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov. Une source du ministère de la Défense a confirmé cette information : aucun militaire ou civil travaillant pour le ministère de la Défense n'est aujourd'hui présent à Tartous, et il n'y a pas de conseillers russes dans les unités syriennes...."

    L'article de Vedomosti du 25 juin (signé Alexeï Nikolski)  Российские военные покинули Сирию correspond à ce qu'écrit RIA Novosti, à l'exception du premier paragraphe où il est dit que la déclaration de Bogdanov a été faite dans une interview donnée à Al-Hyatt, un journal arabophone de Londres (appartenant au prince saoudien Khaled Ben Sultan). Quelques articles sur le site d'Al-Hyatt sont traduits en anglais, mais celui concernant Tartous ne semble pas en faire partie.

    L'expression "guerre civile" (гражданская война - comme s'il ne s'agissait pas de résistance nationale à une invasion étrangère) figure bien dans le texte russe de Vedomosti.   A suivre...

  • 27 juin 2013 -  RIA Novosti : La Défense russe dément le retrait de son personnel de Tartous - un démenti qui n'en est pas vraiment un, car si "Tartous reste un point officiel de stationnement et de réparation des navires russes déployés dans la Méditerranée" et s'il "continue à fonctionner", le ministère "reconnaît toutefois qu'aucun militaire russe ne se trouve à l'heure actuelle à Tartous, l'ensemble du personnel étant des civils".

    Quelques questions se posent encore :

    ■  A-t-on jamais vu une "base militaire" sans militaires, entièrement aux mains de civils ?

    ■  S'agit-il de civils russes ou syriens ? Ou d'une autre nationalité ?

    ■  Bogdanov a-t-il, oui ou non, donné une interview à Al-Hyatt, et quel en est éventuellement le contenu ?

    ■  En quoi consiste exactement la présence russe (militaire ou non) en Syrie, à Tartous et ailleurs ?

    On ne peut pas dire que tout cela est fait pour renforcer le sentiment que Moscou soutient réellement Damas dans sa lutte contre l'agression étrangère...

  • 1er juillet 2013 -  La bataille fait rage à Homs, dans les quartiers de Bab Houd et Khalidiyyé (centre et nord). La situation semble critique pour les rats salafistes-takfiristes, à tel point que leurs sponsors des dictatures du Golfe lancent un appel de détresse. Ils demandent une réunion d'urgence du Conseil de "Sécurité" de l'ONU, "pour briser le siège de Homs et empêcher le régime syrien et ses alliés de commettre des massacres sauvages". Les chefs terroristes arabes "exhortent la communauté internationale à prendre des mesures, notamment une zone d'exclusion aérienne et des frappes militaires sur les bases des autorités syriennes".  Pas très nouveau - et ils ont oublié de mentionner les armes chimiques...

    L'Interna-sion-ale islamiste est d'autant plus nerveuse que la ville de Tal Kalakh (proche de la frontière nord du Liban) a été libérée par l'armée syrienne, de même qu'Al-Karyatein (à l'est de l'axe Damas-Homs - carte).

  • 4 juillet 2013 -  La Syrie applaudit la chute de Morsi, un Frère musulman particulièrement hostile à Damas (voir plus haut 15 juin). Pas sûr toutefois que son successeur (El-Baradei ?) ait une position moins malveillante. Le discours antisyrien des dirigeants égyptiens est antérieur à l'élection de Morsi en juin 2012 ; l'exclusion de Damas de la Ligue arabe avec l'appui du Caire date du 12 novembre 2011.

    Morsi n'a pas été renversé pour son rôle - plus rhétorique que réel - dans l'agression contre Damas, mais pour d'autres considérations : avant tout le souci des faiseurs de "printemps arabe" de ne pas s'attacher à telle ou telle faction à leur solde (islamistes, hommes de l'ancien régime, loyaux serviteurs de l'Empire, militaires), mais de soutenir ou de lâcher tour à tour l'un ou l'autre de ces groupes, afin de générer un maximum de chaos et d'empêcher que la révolu-sion ne se transforme en véritable révolution, comme celle que l'Egypte avait connue dans les années 1950 avec le colonel Nasser.

    Il est vrai que la haine des Frères musulmans pour la Syrie laïque - et réciproquement - a des racines historiques assez profondes (voir chronologie syrienne - 1982). Mais la haine du camp américano-sioniste pour la Syrie résistante n'est pas moindre.

  • 6 juillet 2013 -  L'Arabie saoudite s'empare de la 'Coalition de l'opposition syrienne'. C'est un signe de rééquilibrage des forces au sommet du camp islamiste. Il semblerait que les maîtres du monde freinent un peu le Qatar, trop actif à leur goût au cours de ces dernières années, et qu'ils favorisent de nouveau les Saoudiens. Ce revirement expliquerait aussi le récent coup d'Etat en Egypte, où les Frères musulmans (soutenus par Doha) ont été lâchés par leurs alliés salafistes (chouchous de Riyad). Reste à savoir si ce changement de stratégie au sommet peut avoir des répercussions en Syrie. Les intervenants étrangers espèrent sans doute en tirer des avantages à la fois militaires - sur le terrain - et politiques - sur la scène internationale. On verra...

  • 9 juillet 2013 -  La Russie a la preuve que les rebelles syriens ont utilisé du gaz sarin  (Al-Manar)

    Saisie d'un arsenal chimique des Contras à Banyas  (Réseau Voltaire) : "Il s'agit de 281 tonneaux de polyéthylène glycol, de monoéthylène glycol ainsi que de monoéthanolamine, de diéthanolamine, et de triéthanolamine. Ces produits peuvent servir à fabriquer des quantités considérables d'explosifs aptes à faire sauter toutes les villes du pays."

    Et du sionure de mossadium, on n'en a pas trouvé ?...

  • 10 juillet 2013 -  Un article publié il y a quelques jours par The Times of Israel : We have no beef with Israel, Syrian Islamist rebel group says - Un groupe "rebelle" islamiste "syrien" (la "Brigade des martyrs du Yarmouk" *) dit qu'il n'a aucun sujet de mécontentement à l'égard d'Israël. On s'en doutait...

    * Le Yarmouk est un affluent du Jourdain qui sépare la Jordanie du Golan syrien occupé - carte.

    L'article "révèle" que les combattants de ce groupe qui sévit dans la zone "démilitarisée" comprise entre le Golan occupé et le reste de la Syrie, se font soigner dans les hôpitaux d'Israël et que, pour les cas moins graves, l'armée israélienne a installé un hôpital de campagne dans le Golan.  "L'aide médicale apportée aux 'réfugiés' par Israël est une très bonne chose", déclare le "porte-parole" du gang islamiste. Les civils juifs israéliens, surtout les plus pauvres parmi eux, aimeraient pouvoir en dire autant, eux qui ressentent chaque jour l'état lamentable des services de santé publique de leur pays.

    En réalité, bien sûr, l'Etat voyou juif ne se contente pas de soigner les terroristes, il les arme, les équipe et les finance (avec l'argent américain). Il leur permet de se replier en territoire occupé pour échapper à l'armée syrienne. Il en a fait une autre milice de collabeurs (voir plus haut Liban - 8 juillet).

    Les larbins arabes de Tel Aviv ne combattent pas seulement la Syrie. Quand ils en ont l'occasion, ils s'en prennent aussi aux Casques bleus de l'ONU (voir plus haut Syrie - 7 juin).

  • 11 juillet 2013 -  Les rebelles affament les Aleppins  (Al-Manar)  :

    "Les usines de cette ville, qui était la capitale économique du pays, ont été toutes volées et vendues à la Turquie... Ses vestiges historiques sont ravagés par les miliciens qui ont installé leur siège dans des quartiers vieux de plus de cinq siècles et les ont transformés en champs de bataille ; les fils des familles aisées ont été enlevés et des rançons astronomiques réclamées en échange de leur libération ; ses religieux ont été liquidés et parfois même décapités ; des centaines d'hommes ont été tués et certains jetés dans le fleuve. Et la liste s'allonge... En dépit de ces mesures de répression et de terreur, les Aleppins ont résisté aux tentatives de les enrôler contre le pouvoir. Depuis quelques semaines, ils font l'objet d'un siège de la part des rebelles, qui interdisent l'entrée de denrées alimentaires de première nécessité..."

    "Ce siège est entré en vigueur depuis que les miliciens de l'ASL et du Front Al-Nosra ont coupé la route entre Alep et Salamiyé [au sud d'Alep et à l'est de Hama], et ont fait sauter il y a quelques jours un pont à Ariha, au sud-ouest d'Alep, coupant l'axe reliant Lattaquié à Alep..."  (carte)

    Apparemment, l'offensive de l'armée syrienne pour libérer la ville, annoncée après la victoire de Qousseir, le 5 juin, cette offensive n'a pas eu lieu, ou alors elle a échoué.

    L'article conclut : "Il y a un an, les rebelles ont occupé par surprise la ville d'Alep, deuxième ville de Syrie et autrefois son poumon économique, en versant une somme importante à son préfet, qui a permis à des milliers de miliciens de l'investir, avant de fuir vers la Turquie."  En 2012, quand on parlait d'Alep, il était question de combats dans tel ou tel quartier, mais jamais d'une victoire des "rebelles". Au contraire, on pouvait lire des titres optimistes comme celui-ci sur le site InfoSyrie.fr (entre-temps inactif) mais aussi sur Al-Manar. L'information brutale et "anodine" qui tombe aujourd'hui au détour d'une phrase montre à quel point il est difficile d'y voir clair. Peut-être lira-t-on dans quelques mois que le gouvernement syrien a depuis longtemps abandonné le Nord.

  • 12 juillet 2013 -  Les rats se bouffent entre eux : Un chef de "l'ASL" tué par des rebelles pro-"Al-Qaïda"  (Al-Manar). C'est le rat de Coventry ("OSDH") qui a annoncé la bonne nouvelle.

    Petit retour en arrière : le 5 juillet, une explosion mystérieuse se serait produite dans un entrepôt militaire de Lattaquié. "L'information" vient de "l'OSDH" (encore) et a été reprise par tous les médias sionisés. Le site israélien DebkaFile prétend aujourd'hui qu'il s'agissait d'une attaque aérienne israélienne destinée à détruire des stocks d'armes russes, notamment des missiles Yakhont. La Syrie n'a ni confirmé ni démenti.

    La livraison par la Russie de missiles antinavires Yakhont d'une portée de 300 km avait été "signalée" par le Jew York Times deux mois plus tôt, puis rejetée comme pure spéculation par le State Department. Et voilà que les inexistants missiles viennent d'être détruits sans que la Syrie ne bouge le petit doigt... Les Yakhont étaient-ils destinés au Hezbollah ? Avec une longueur de 9 mètres et un poids de 3,3 tonnes, ils trouveraient facilement place dans n'importe quel sac à dos de militant chiite et passeraient quasiment inaperçus, étant encore plus maniables que les Katioucha++ du Hezb. Capables de voler à une vitesse supersonique, les Yakhont peuvent être tirés depuis le sol, les airs ou même depuis un sous-marin (on sait que le Hezbollah en a plusieurs douzaines). Donc, on comprend qu'Israël ait pris les devants...

  • 16 juillet 2013 -  Dans le nord-est de la Syrie, les groupes armés kurdes du Parti de l'Union Démocratique (PYD) chassent les barbares d'Al-Nosra de la ville de Ras Al-Aïn (à la frontière turque - carte). Inquiet de la défaite de ses chouchous islamistes, Erdoğan déploie des blindés et des troupes tout près de là et envoie ses chasseurs survoler la ville libérée. Face aux Kurdes - qu'ils soient de Turquie, d'Irak ou de Syrie -, l'homme fort d'Ankara sent ses forces décupler. Après la chute de ses alliés Frères musulmans en Egypte et ses déboires du Parc Gezi (voir plus haut 1er juin), Erdoğan a besoin d'une "revanche". Espérons que là aussi il tombera sur un os...

  • 21 juillet 2013 -  A propos de l'explosion de Lattaquié (voir un peu plus haut - 12 juillet), le mystère ne fait que s'épaissir :




    Si ce sont des commandos israéliens qui ont attaqué, ils sont probablement venus de Turquie (carte). Ce qui est un jeu d'enfants pour les rats islamistes devrait être encore plus facile pour les rats sionistes. Il semblerait donc qu'Assad ne soit pas au bout de ses peines. A condition, bien sûr, que tout cela soit vrai. SANA n'en parle pas, mais il faut dire que leur site n'est guère informatif ces derniers temps. La question est également de savoir si la Syrie dispose réellement de ce type de missiles. La source de cette "info" est un journal appartenant au lobby innommable. Par conséquent, on ne serait pas étonné d'apprendre que le "scoop" du 21 (colonne de droite) relève lui aussi de l'intox. A suivre...

  • 22 juillet 2013 -  Après le 29 octobre 2012 (page précédente) et le 16 juin 2013 (plus haut), Thierry Meyssan en remet une couche :




    Il serait intéressant de connaître l'étendue de la "zone iranienne". En Afrique du Nord (du Maroc à l'Egypte), les chiites sont inexistants. Quant au Levant, si l'on s'en tient à la définition de Wikipédia, cette région comprend le Liban, la Syrie, la Jordanie, Israël et la Palestine. Laissons Israël de côté (à moins de placer Tel Aviv dans l'orbite de Téhéran) et concentrons-nous sur les autres pays. En Palestine, il n'y a pas de chiites. En Jordanie, pratiquement pas. Au Liban, ils sont nombreux (dans les 40 %), mais est-ce à dire que les Américains vont laisser l'Iran prendre pied à Beyrouth ? Et par la même occasion en Syrie, où les "chiites" sont en réalité des alaouites et ne représentent pas plus de 7 à 12 % de la population ?... Pour cela il faudrait non seulement que les autres groupes soient d'accord, mais aussi que les intervenants étrangers mettent fin à la guerre d'intervention.

    Cette idée fixe de Thierry Meyssan ne tient pas compte du fait que ni la Russie ni les Etats-Unis ne sont libres de leurs décisions politiques. Le lobby innommable (plus encore qu'Israël qui n'en est qu'un des éléments) contrôle étroitement ces deux pays. Un partage comme celui évoqué par Meyssan ne serait possible qu'à condition que l'emprise sioniste disparaisse du jour au lendemain, que la Russie redevienne une superpuissance, et que les relations avec l'Iran se normalisent.

    Ce que dit ou fait la France n'intéresse personne : la France n'existe plus en tant qu'Etat souverain. Pas plus d'ailleurs que les autres pays de l'UE, comme on peut de nouveau le constater avec la condamnation du Hezbollah comme "organisation terroriste" - voir plus haut Liban - 22 juillet.

  • 23 juillet 2013 -  Le Pentagone a préparé un plan de frappes  (Al-Manar).

    La veille, c'était l'ouverture de la chasse au Hezbollah dictée par Washington à ses "alliés" européens. Aujourd'hui, c'est le plan de frappes du Pentagone. Dommage que l'administration américaine ne soit pas au courant des grandes choses qui se préparent dans la boule de cristal de Thierry Meyssan.



    Et le Vatican permet au pape de se convertir au catholicisme...


  • 25 juillet 2013 -  Une dizaine de morts et plus de 60 blessés dans un attentat terroriste à Jaramana, dans la banlieue sud-est de Damas. Des attentats analogues avaient eu lieu à cet endroit en août et en novembre 2012.

  • 26 juillet 2013 -  Info ou intox ?  Riyad s'apprête à s'emparer d'Alep  (sur le site iranien Irib) :

    "C'est peut-être ce qu'on appelle l'ultime combat.  Après avoir pris en charge le dossier syrien et alors que les Etats-Unis lui ont fixé un ultimatum au-delà duquel les Al-Saoud risquent de connaitre le même sort que Morsi [Egypte] et Hamad Al-Thani [Qatar], l'Arabie saoudite se prépare à passer à l'offensive. Où ?  A Alep, où ces dernières semaines des milliers de miliciens salafo-wahhabites ont été tués et beaucoup de localités sont tombées entre les mains des soldats d'Assad. Selon Al-Alam [chaîne satellitaire iranienne arabophone] citant une source proche des 'rebelles', l'Arabie saoudite et les terroristes placés sous ses ordres s'apprêtent à lancer un grand assaut contre la province. Dans la perspective de cette offensive, des quantités impressionnantes d'armes et de munitions arrivent tous les jours à Alep. Riyad a signé des contrats avec tout le monde, avec les Israéliens, les Européens de l'Est, etc... Il y a une énorme quantité de missiles antichars...  L'Arabie saoudite veut que les terroristes s'emparent de la totalité de la province. Le premier point à conquérir c'est l'Académie militaire dans le sud de la ville d'Alep, que les Saoudiens qualifient de 'Centcom' de l'armée d'Assad. Il va sans dire que les succès rapides de l'armée arabe syrienne se multiplient après la reprise de Qousseir, et l'Occident et ses alliés arabes et turcs ont besoin d'une victoire comme celle-ci pour, disent-ils, rééquilibrer les rapports de force de part et d'autre et permettre aux terroristes de negocier la paix avec le régime à Genève II. Il s'agit en réalité de suivre pas à pas le plan tracé par l'Empire : séparer Alep du reste de la Syrie et franchir un pas supplémentaire dans le sens du démembrement du pays."

  • 27 juillet 2013 -  Aide humanitaire israélienne pour les Syriens

    D'accord, voir comme ça les mots "humanitaire" et "israélien" dans la même phrase, surtout en rapport avec la Syrie, ça a de quoi vous sonner... Mais il faut bien comprendre que si "les membres de ce programme* ont l'intention d'accorder leur attention en priorité aux enfants des réfugiés", c'est qu'ils ont de bonnes raisons à cela : 1) une demande croissante de chair fraîche de la part des réseaux pédophiles israéliens - 2) les nouvelles perspectives offertes par les lois sur l'adop-sion pour tous dans les territoires occupés d'Europe - 3) un marché des organes en pleine expan-sion.

    * L'article signale que "ce programme d'aide implique quatorze organisations juives, notamment l'Organisation Gwinnett..."  Il y a des choses qui ne s'inventent pas...

    Dans un registre plus sérieux, l'auteur nous apprend que la ville d'Alep est coupée en deux : partie Est occupée par les "miliciens", partie Ouest contrôlée par l'armée syrienne. "Alep connaît actuellement une forme de statu quo" - une situation qui dure depuis des mois (voir cette carte Wikipédia d'avril 2013).

  • 28 juillet 2013 -  Israël au cœur de la guerre contre la Syrie

    Un accord de 50 millions de dollars a été signé entre Riyad et Tel Aviv pour armer "l'ASL". Les Saoudiens achètent des armes israéliennes tombées en désuétude et les envoient aux "rebelles syriens" via la Jordanie et la Turquie. Autrement dit, l'Etat voyou juif en profite pour écouler sa ferraille au prix fort. Leurs "AK-47" fabriqués en Tchécoslovaquie datent vraiment de 1947.

    Le procédé n'est pas nouveau. En 1990, Victor Ostrovsky, un ancien du Mossad, avait révélé ce secret de Polichinelle dans son livre By Way of Deception (titre français : Mossad - Un agent des services secrets israéliens parle). Les armes fournies par Tel Aviv sont souvent défectueuses. Israël n'est pas seulement champion en matière de trafic d'armes mais aussi en matière d'arnaque.

    En Syrie, l'objectif des sionistes n'est pas de "faire gagner" telle ou telle faction "rebelle", mais d'entretenir le désordre créé par la guerre.

  • 30 juillet 2013 - Komplo teorisi, amnezi, şizofreni 

    Erdoğan : la région est victime d'un complot international :

    "En Syrie des dizaines de gens meurent chaque jour, en Irak un millier de personnes tombent en martyrs chaque mois, et en Egypte la situation est encore plus pénible. Est-il concevable que tous ces événements puissent avoir lieu rien que pour des raisons internes ? Et tout autant la Turquie... Tous ces développements font partie d'un jeu externe visant à la fragmentation, à la division et à la différenciation de la région. Nous sommes confrontés à un vaste complot international planifié... Les puissances étrangères ne veulent pas d'une Turquie forte..."

    Erdogaga devrait consulter d'urgence son psy israélien...

    Un carnage pour éliminer les preuves de l'usage des armes chimiques par les 'rebelles' :  "Des centaines de civils et de soldats gouvernementaux ont été exécutés et sauvagement torturés par les djihadistes du Front Al-Nosra, après la prise d'assaut de Khan-Al-Asal, une localité près d'Alep. Cet horrible carnage, la presse occidentale l'a occulté..." (article, photos, vidéos)

  • 6 août 2013 -  Encore un attentat terroriste à Damas-Jaramana : au moins 18 morts. Le dernier avait eu lieu le 25 juillet.

    L'épuration ethnique bat son plein au Nord et à l'Est de la Syrie  (Al-Manar) : 450 civils kurdes (330 femmes et vieillards, 120 enfants) massacrés par Al-Nosra près de Raqqa ; dix villages alaouites attaqués dans la région de Lattaquié (200 personnes enlevées, plus de 130 tuées).

    Pour le site officiel syrien SANA, "toutes les nouvelles véhiculées par certaines chaînes sur les événements en Syrie sont infondées, elles visent à rehausser le moral des terroristes vaincus devant les frappes de l'armée arabe syrienne".

  • 8 août 2013 -  Cet article de Scarlett Haddad dans L'Orient Le Jour évoque la visite à Moscou de l'homme fort de l'Arabie Saoudite, l'émir Bandar Ben Sultan. Bandar a essayé de convaincre Poutine de lâcher définitivement Assad.  L'information est confirmée par Al-Manar. En échange de leur "compréhension", le chef du terrorisme saoudien aurait promis aux Russes de leur acheter pour 15 milliards de dollars d'armement... destiné aux "rebelles".  On sait que Riyad déborde d'activité en Syrie (voir plus haut 26 juillet).

  • 9 août 2013 -  Un bourreau saoudien publie les images d'un massacre qu'il a supervisé en Syrie  (Al-Manar)

  • 16 août 2013 -  Si Connard-Henri Lévy n'était pas juif sioniste, mais jésuite italien, il s'appellerait certainement Paolo Dall'Oglio - ou pourquoi il existe parfois une justice divine :

    Le père Paolo Dall'Oglio (s.j.) a été exécuté par d'autres « révolutionnaires » en Syrie  (Réseau Voltaire)
    (s.j. = Societas Jesu = Compagnie de Jésus = les jésuites)

    Paolo Dall'Oglio, ses illusions, ses fautes et son bellicisme  (Réseau Voltaire)

    "Après avoir passé 30 ans en Syrie pour un « dialogue inter-religieux » dont le pays n'avait pas besoin, il s'est mué en supporter en chef de la révolte armée et islamiste. A ce titre, il a parcouru le monde, très écouté, en demandant des armes, voire une intervention armée de l'OTAN à la libyenne..."

    Dall'Oglio, "enlevé à cause de luttes intestines entre les milices armées", a fini "exécuté par ses « frères » de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL)... Figure de la « Révolution syrienne » dont il était devenu le porte-parole dans les médias internationaux, le jésuite italien était honni par les chrétiens syriens qui lui reprochaient de se comporter en missionnaire occidental et d'avoir trahi leur pays... Il était soutenu en Occident d'abord par les journalistes pro-israéliens, puis par la presse catholique. Chargé d'organiser la jonction entre les deux branches d'Al-Qaïda en Syrie et les partis kurdes afin de renverser le gouvernement, il s'était rendu illégalement à Raqqa en passant par la frontière turque. Mais il n'a pas réussi à convaincre les islamistes de l'opportunité de cette alliance."

    Que le diable ait son âme - s'il en avait une...

  • 21 août 2013 - Guerre médiatico-chimique dans la Ghouta de Damas

    Pourquoi la question des armes chimiques ressurgit  (Al-Manar) :

    "Elle coïncide avec la présence d'inspecteurs de l'ONU à Damas et une offensive de l'armée autour de la capitale. Les autorités syriennes sont-elles assez stupides et maladroites pour faire usage d'armes chimiques au moment même où des inspecteurs des Nations Unies, venus pour enquêter sur l'utilisation de telles armes, se trouvent sur le terrain en Syrie ? C'est peu plausible, mais c'est en tout cas ce que veut nous faire croire l'opposition syrienne, qui crie au « massacre au gaz toxique », faisant état de 650 morts, dont de nombreux enfants."  [et même 1.300 morts d'après certaines sources]

    "Selon les rebelles, les troupes syriennes auraient utilisé des agents chimiques contre les localités de Aïn Tarma, Zamlaka, Jobar, à l'Est de Damas. Des images circulant sur YouTube montrent des enfants dans un hôpital de campagne où l'on tente de leur fournir les premiers soins..."

    "Comme prévu, des voix se sont immédiatement élevées pour réclamer la convocation du Conseil de Sécurité pour examiner cette affaire. La Ligue arabe a ouvert la voie, suivie par la Grande-Bretagne..."

    "Les autorités syriennes ont démenti ces affirmations qu'elles ont qualifiées d'infondées. « Les informations faisant état d'attaques chimiques dans des banlieues orientales de Damas, dont la Ghouta orientale et occidentale, relayées par les télévisions Al-Arabiya, Al-Jazeera, Sky News et par d'autres chaînes impliquées dans l'effusion du sang en Syrie et soutenant sans vergogne le terrorisme, sont contraires à la vérité. Il s'agit d'une tentative de torpiller le travail des experts de l'ONU enquêtant sur une éventuelle utilisation d'armes chimiques en Syrie », a déclaré un porte-parole du gouvernement."

    Attaque chimique : Moscou soupçonne une provocation préméditée

    Encore et toujours les mensonges de la propagande belliciste concoctée pour le compte de Tel Aviv. La dernière grande offensive en ce sens remonte à quelques mois (voir plus haut 26 avril, 1er mai, 6 mai, 7 mai, 9 mai). Chacun sait pourtant que si quelqu'un utilise des armes chimiques en Syrie, ce n'est pas l'armée nationale mais les terroristes qu'elle combat (voir 9 juillet).

    La "mission d'inspection" de l'ONU est une mascarade imposée au gouvernement de Damas par son "allié" russe, dans l'intention - parfaitement vaine - de calmer les esprits en Occident. Les "inspecteurs" n'ont pas été envoyés en Syrie pour faire éclater la vérité, mais pour "recueillir des preuves" de la culpabilité préétablie de Damas, la nouvelle "attaque chimique" étant simplement destinée à enfoncer le clou. Le jour où des "inspecteurs" de l'ONU trouveront autre chose que ce pour quoi ils sont payés, ils subiront le sort de Carla del Ponte, la Suissesse traîtresse (voir plus haut).



    UN PLAN INTOX PRÉPARÉ DE LONGUE DATE :

    En janvier 2013, Mail Online (le Daily Mail britannique) révélait l'existence d'un plan approuvé par
    le gouvernement américain et consistant à lancer une attaque chimique en Syrie pour en rejeter
    la responsabilité sur "le régime". C'est le "consultant" Britam Defence ("A Special Force in Security")
    qui était chargé de mettre au point cette opération sous fausse bannière financée par le Qatar.

    Dossier

    Les psychopathes sionistes, leurs sayanim (en France : Fabius Israélicus), leurs adeptes (aux USA : le sénateur McCain McAipac), leurs larbins (Ban Ki-Mouille et compagnie) et toute leur ribambelle de pressetitués dans le monde occidental, réclament à cor et à cri une intervention "humanitaire" armée. Le chef terroriste israélien, Benjamin Red Line Nétanyahou, veut par la même occasion attaquer l'Iran. Ce qu'il lui faut, en somme, c'est la grande guerre juive, totale et finale, qui permettra la venue du Messie, pas celui de Barcelone, non, il est déjà venu, mais l'autre, le "vrai de vrai".

  • 22 août 2013 -  Opération de commandos rebelles, israéliens et américains en cours dans le sud-ouest de la Syrie, près de la frontière jordanienne : ce n'est pas IRIB qui le dit mais RTL.fr.

    Depuis deux mois, les Etats-Unis ont des batteries Patriot et des F16 en Jordanie. La mise en place d'une "zone d'exclusion aérienne" qui permettrait aux agresseurs de bombarder Damas en faisant semblant de ne pas intervenir, semble se préciser...

  • 24 août 2013 -  Si l'on en croit les médias, les USA déploient des forces en vue d'une éventuelle action militaire en Syrie :  "Le Pentagone mobilise actuellement des forces armées au cas où le président américain Barack Obama choisirait une intervention militaire contre la Syrie, a déclaré le ministre de la Défense [sic] Chuck Hagel."

    Car, bien entendu, c'est Obama qui décide ce genre de choses, tout seul comme un grand...

    Armes chimiques chez les rebelles, ce sont les soldats qui étaient visés  (Al-Manar) :

    "Selon SANA, les troupes gouvernementales ont découvert ces armes dans un tunnel utilisé par les miliciens à Jobar, dans la Ghouta Orientale. En même temps Damas a rendu compte que 50 militaires gouvernementaux ont été asphyxiés aux armes chimiques dans cette même région, lors de l'assaut..."

    "Pour leur part, les Russes détiennent des preuves que les attaques chimiques perpétrées contre les deux Ghouta de Damas sont l'œuvre des miliciens et non des forces gouvernementales, comme ont tenté de le faire croire les responsables de l'opposition armée syrienne et leurs alliés occidentaux et arabes. Ces preuves, qui comportent des photos et des documents montrant les projectiles tirés à partir des régions contrôlées par les insurgés, ont été présentées par le représentant russe aux Nations Unies dans la nuit du 21 au 22 août, alors que l'Arabie Saoudite déployait tous ses efforts en vue d'une réunion extraordinaire du Conseil de Sécurité..."

  • 26 août 2013 -  Dans cet article de L'Orient Le Jour, Scarlett Haddad signale à propos de la grande offensive "rebelle" à partir de la Jordanie (voir plus haut 22 août), que "le régime s'est empressé de lancer une contre-offensive dans la Ghouta, empêchant ainsi l'opposition d'avancer... C'est parce que ce plan minutieusement préparé depuis des semaines a échoué que la communauté internationale [sic] a aussitôt lancé l'affaire de l'utilisation des armes chimiques. Le débat occupe aujourd'hui les Nations Unies et il est clair que les Russes n'ont pas l'intention de permettre l'adoption d'une résolution du Conseil de Sécurité autorisant une intervention militaire quelconque contre le régime. Ce qui pousse d'ailleurs aujourd'hui les Occidentaux à menacer d'une intervention sans mandat de l'ONU, dans le genre des frappes aériennes américaines au Kosovo."

    Dans une interview, le président Assad déclare que "ce que font les Occidentaux est un non-sens : accuser d'abord et recueillir les preuves ensuite..."  Malheureusement, il en est ainsi depuis des décennies...

    La Turquie, toujours plus schizophrène (voir plus haut 30 juillet) affiche son intention de faire partie de la coalition militaire antisyrienne qui se met en place. Fabius Israélicus est à Tel Aviv où il discute de la préparation de la guerre avec son co-élu Pérès. L'OTAN ne cache plus que la décision est prise d'attaquer la Syrie ; seule la date exacte reste encore à déterminer.

    Et comme pour accélérer le processus, on annonce que des coups de feu auraient été tirés sur le convoi des "inspecteurs" de l'ONU, sans toucher personne. Qui a tiré ?... "Le régime", bien entendu...

    Qui pourrait arrêter le rouleau compresseur ?...  Pas les Russes, en tout cas. Ils se contentent de lancer une timide "mise en garde" que les agresseurs considèrent comme un feu vert, un peu comme si Moscou disait : "A l'ONU, pas question ; en dehors de l'ONU, c'est votre affaire, mais sachez que nous émettrons une 'vive protestation'..."  Et si contre toute attente, le Kremlin avait l'intention de jouer les empêcheurs de bombarder en rond, on lui sortirait pour de vrai le boycott des Jeux olympiques de Sotchi (février 2014). Ce qui n'a été, jusqu'à présent, qu'une banale campagne de lutte contre l'antisodomitisme de ces très zomophobiques Rousskoffs, deviendrait une réédition pure et simple de 1980.  Pour y résister, il faudrait d'abord - comme on dit dans les milieux diplomatiques - que Poutine se fasse greffer une paire de couilles...

    En guise de confirmation, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, à qui on ne peut pas demander d'être plus courageux que son patron, déclare à un journaliste qui voulait savoir ce que ferait Moscou en cas d'intervention occidentale : "La Russie n'entend faire la guerre à personne, même en cas d'une intervention militaire extérieure dans le conflit syrien..." (source)

    Avis à tous ceux qui se font encore des illusions à propos de la Russie, ou qui croient les bobards du site francophone iranien IRIB, pour qui "le président russe a annoncé son soutien tous azimuts à la Syrie". Un représentant spécial de Poutine aurait même remis à Assad un message dans lequel il est dit que "la Russie ne permettra pas qu'un seul missile ou une seule bombe s'abattent sur le territoire syrien..."  (Qu'ils aillent raconter ça à Lavrov...)

    Thierry Meyssan, pour sa part, pense que "bien qu'il ne faille pas exclure l'option [d'une guerre occidentale], elle est moins probable qu'une intervention organisée par l'Arabie Saoudite."  On sera fixé sous peu... De toute façon, on sait que le 22 octobre au plus tard, le partage du monde arabe entre le camp américano-saoudien et le camp russo-iranien sera chose faite. Meyssan nous l'a promis, et il ne se trompe jamais... plus d'une fois à la fois.


    Médecins sans frontières : une ONG directement impliquée aux côtés des groupes terroristes en Syrie - L'organisation prétendument humanitaire est intervenue dans l'affaire de l'attaque chimique pour accuser les autorités syriennes, alors qu'elle n'est même pas présente sur le terrain - ce sont les rats islamistes qui lui fournissent ses "informations".

    MSF a été fondée par Bernard Kouchner, va-t-en-guerre sioniste et complice des trafiquants d'organes kosovars - mais le brave Dr Kouchmerde n'était au courant de rien, vu que le trafic se faisait au profit d'Israël.

    (Attention : ne pas confondre MSF avec sa filiale ukrainienne Mes deux seins sans frontières de créa-sion plus récente.)

  • 28 août 2013 -  Dans cet article, où elle évoque l'imminence d'une frappe occidentale en Syrie Scarlett Haddad écrit dans L'Orient Le Jour :

    "Selon les milieux du 8-Mars [la Résistance libanaise], le coup terrible porté au projet du camp hostile au régime syrien a été la bataille de Qousseir qui a complètement renversé le rapport des forces sur le terrain en faveur de l'armée syrienne, en lui permettant de pacifier une zone stratégique centrale et de fermer quasiment la frontière libanaise aux forces rebelles. C'est d'ailleurs l'échec de l'opposition à Qousseir qui, selon ces mêmes milieux, aurait coûté son poste à l'émir du Qatar et surtout à son Premier ministre le très influent Hamad Ben Jassem. L'émir avait en effet promis à plusieurs reprises la chute imminente du régime syrien et il en avait même parlé devant certains visiteurs libanais il y a déjà deux ans. La bataille de Qousseir a donc été déterminante et la première conséquence est que le Qatar a été dessaisi du dossier syrien... au profit du chef des renseignements saoudiens l'émir Bandar Ben Sultan..."

    "Avec l'aide de son demi-frère l'émir Salman Ben Sultan, installé en Jordanie, il aurait commencé à préparer un plan militaire qui permettrait à l'opposition de reprendre l'initiative sur le terrain. Son idée était de travailler sur trois axes, d'abord Alep en raison de son symbolisme et de sa proximité avec la frontière turque, ensuite Lattaquié parce qu'elle est sur la côte et qu'elle est une partie du fief du président syrien, et enfin la capitale qui reste la clé de voûte du rapport de force en Syrie."

    "A Alep, c'est le statu quo militaire qui règne et il est clair que, pour l'instant en tout cas, la Turquie ne peut pas favoriser une large offensive des rebelles. A Lattaquié, il y a eu une attaque surprise qui a permis à l'opposition d'occuper une douzaine de villages avant d'être contrainte de s'en retirer au bout d'une semaine. Il restait donc la capitale par le biais d'une attaque par le Sud, en partant de la Jordanie. D'autant que dans ce pays, des agents du Mossad peuvent être mis à contribution, ainsi que les GI américains. Depuis cinq mois, une force d'environ 5.000 hommes a donc été formée et entraînée en Jordanie, sous la supervision de l'émir Salman (la presse britannique en a d'ailleurs parlé) dans le but d'aider la fameuse « brigade de l'islam » (formée de 25.000 soldats commandés par le colonel Zahran Allouche), postée dans la région de la Ghouta et qui n'avait pas réussi jusqu'à présent à effectuer la moindre percée vers la capitale, en dépit de l'aide de Jabhat Fath Al-Assima, affiliée au Front Al-Nosra qui, elle, est installée à Jobar, un secteur qui ouvre la voie vers la Jordanie."

    "Ayant eu vent de ces préparatifs, le régime a mené mercredi dernier [21 août] une opération préventive dans la Ghouta et il a réussi à occuper les tours abbassides qui surplombent la capitale et en même temps la région de Jobar. Cette opération a d'ailleurs été appelée « Le bouclier de la capitale » et l'armée a mobilisé pour cela cinq unités blindées. Si elle avait été menée à son terme, elle aurait permis aux forces du régime de remporter une nouvelle victoire stratégique, pacifiant toute la région allant de la capitale vers la Jordanie et le Liban, en passant par Zabadani et Qaboun, et arrivant pratiquement jusqu'au jurd [montagne] d'Ersal."

    carte - Qaboun se trouve, comme Jobar, à quelques kilomètres au nord-est de Damas ]

    "Les milieux du 8-Mars sont ainsi convaincus que l'affaire des armes chimiques a été immédiatement lancée pour contraindre le régime à arrêter son offensive et permettre ainsi aux forces de l'opposition de reprendre leur souffle et se réorganiser. Ceux qui appuient l'opposition syrienne seraient désormais convaincus que celle-ci ne sera pas en mesure de reprendre l'initiative sur le terrain sans une intervention étrangère..."

    "En tenant compte de ces éléments, les milieux du 8-Mars sont convaincus qu'une frappe occidentale est de plus en plus plausible. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'ancien secrétaire d'Etat américain adjoint Jeffrey Feltman [sioniste israélo-américain] s'est rendu en Iran, en principe pour une mission de l'ONU, mais en réalité pour sonder les Iraniens sur l'idée d'une frappe occidentale en Syrie, le souci principal des Occidentaux étant naturellement d'éviter une quelconque réaction contre Israël... En parallèle, le président russe s'est entretenu avec le Premier ministre britannique [David Cameron, non seulement sioniste mais aussi descendant direct de Moïse]. Quel est le résultat de tous ces contacts ? Il est sans doute trop tôt pour le dire, mais la décision occidentale devrait être connue au cours des prochains jours."

    Il n'est pas impossible que les agresseurs, pour pouvoir mener leur guerre juive sans danger pour Israël, aient voulu s'assurer par avance de la neutralité bienveillante de la Russie et de l'Iran, afin que ces deux "fidèles alliés" de la Syrie convainquent Assad de ne pas répliquer aux attaques. La Russie avait d'ailleurs contribué, après le raid israélien du 5 mai (voir plus haut), à empêcher toute réaction intempestive de la Syrie. En 2013, personne n'est vraiment disposé à mourir pour Damas, comme personne n'était disposé, en 1939, à mourir pour Dantzig.

    La lâcheté sioniste ne consiste pas seulement à s'attaquer à plus faible que soi (de préférence des femmes, des enfants ou des vieillards, à la rigueur des adversaires déjà au sol). Quand le risque existe de voir les agressés se défendre et mettre à mal le pauvre Etat voyou juif, il faut les désarmer au préalable, soit matériellement, soit psychologiquement.


    "Les attaques chimiques sont un coup monté", déclare Haytham Manna, "opposant modéré" qui avait déjà fait parler de lui il y a deux mois (voir plus haut 25 juin) :

    "Nos informations ne concordent pas avec celles du président Hollande [qui les tient d'Israël...] On parle de milliers de victimes, alors que nous disposons d'une liste de moins de 500 noms. On est donc dans la propagande, la guerre psychologique, et certainement pas dans la vérité. Ensuite, les armes chimiques utilisées étaient artisanales. Vous pensez vraiment que l'armée loyaliste, surmilitarisée, a besoin de cela ?  Enfin, des vidéos et des photos ont été mises sur Internet avant le début des attaques. Or ce matériel sert de preuve pour les Américains..."

    "Depuis le début, c'est une succession d'erreurs politiques [un peu comme les "erreurs" de Staline...] Comment peut-on parler de guerre contre le terrorisme et donner un coup de main à des extrémistes affiliés à Al-Qaïda ?... [Apparemment, Haytham Manna n'a rien compris aux principes élémentaires de la "guerre antiterroriste"...]  Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni n'ont pas empêché le départ de djihadistes vers la Syrie et ont attendu très longtemps avant d'évoquer ce phénomène..."  [Non seulement, ils ne l'ont pas empêché, mais ils l'ont eux-mêmes organisé...]

    Il paraît que Manna "s'oppose avec force à toute intervention étrangère contre son pays"  [et l'intervention massive et permanente qui a lieu depuis deux ans et demi ?...]

    Mais finalement, il ne faut pas trop se plaindre. Manna dit au moins une partie de la vérité. Contrairement à certains hypocrites sionistes "de gauche", comme ceux de l'Union Juive Française pour la Paix - UJFP, qui prétendent être "pacifistes", mais font tout pour répercuter les mensonges par lesquels leurs co-élus de droite "justifient" la nouvelle guerre : "Le régime d'Assad vient de massacrer des centaines de civils à Damas en utilisant des armes chimiques".  C'est la tactique adoptée par le "PCF" (voir plus haut 25 février) dont certains membres de l'UJFP font d'ailleurs partie.


    Lattaquié : les Russes évacuent 116 de leurs ressortissants à bord de deux avions du MSU, comme ils l'avaient déjà fait le 23 janvier et le 25 juin. L'armée turque est en état d'alerte, Israël rappelle des réservistes. A Chypre, où les Britanniques ont une base militaire, les préparatifs battent leur plein.

  • 29 août 2013 -  Au Conseil de "Sécurité" de New York, les USA, le Royaume-Uni et la France essaient de faire passer une résolution condamnant la Syrie, mais la Russie et la Chine s'y opposent. C'était une tentative purement symbolique. La véritable résolu-sion, contraignante avec ou sans l'ONU, est adoptée depuis longtemps.



    Original 2003

    A la veille de la guerre contre la Syrie : Kerry à la manière de Colin Powell
    par Alex Lantier (wsws)

    Rappelons que pour Thierry Meyssan, Kerry est un ami personnel d'Assad


    Nos pressetitués parlent de "punition" que la "communauté internationale" va infliger au "régime", et de "frappes limitées" - qui resteront (peut-être) "limitées" à condition que la Syrie se laisse faire.

    Pour la petite histoire : le 27 août, la Ligue arabe a condamné la Syrie pour sa prétendue "attaque chimique". Comme le 25 mars, l'Algérie et l'Irak ont voté contre, le Liban s'est abstenu. L'Egypte des putschistes, elle, a condamné Damas exactement comme l'avait fait Morsi en d'autres occasions. D'ailleurs, Al-Sissi n'a pas manqué d'exprimer son soutien à la "révolution syrienne", c'est-à-dire aux islamistes... qu'il fait massacrer dans son pays...  Tout cela n'empêche pas le site iranien IRIB d'inventer (ou de colporter) une histoire d'interdiction du canal de Suez aux navires de guerre américains et britanniques - qui de toute manière y sont passés tout récemment et n'ont nullement besoin de cela pour attaquer la Syrie. Sans compter que les généraux égyptiens ne vont pas mordre la main saoudienne qui les nourrit, alors qu'ils savent parfaitement que Riyad est un des principaux artisans de la guerre antisyrienne.

  • 30 août 2013 -  Comment les Etats-Nazis d'Amérique savent-ils qu'Assad est "coupable" ?...  Ils ont "intercepté les communications entre le chef de l'unité syrienne des armes chimiques et un haut responsable du ministère syrien de la Défense. Ce dernier était paniqué après l'attaque chimique ayant coûté la vie à 1.429 personnes." [sic]  La source de cette intox est bien entendu israélienne, l'intercep-sion étant l'œuvre de l'armée des tsahalos.

    Aussi pitoyable qu'il soit, le procédé n'a absolument rien de nouveau. Il a été utilisé il y a dix ans, lorsque ces mêmes individus ont envoyé Powell au charbon. Dialogue "irakien" 2003 : "Quoi, des gaz de combat ? Arrête de parler de ça. Ils nous écoutent. Ne leur fournis pas la preuve que nous possédons ces horribles gaz..."

    Le descendant direct de Moïse au Royaume-Uni, David Cameron, se sentait tellement sûr de lui, qu'il voulait faire avaliser sa nouvelle guerre juive par le Parlement britannique. Manque de chance, 285 députés disent "NO", 272 seulement sont pour les bombardements "humanitaires". Ce n'est pas vraiment un rejet de la guerre, mais plutôt une manœuvre politique anti-Cameron qui trouve son écho dans tous les partis. Le chef de l'opposition travailliste, Edward Miliband, lui-même juif sioniste (et trotskiste) n'est nullement contre la guerre voulue par Israël. Il le montrera à la prochaine occasion.

    Ce spectacle a peut-être pour but de détourner l'attention des tractations secrètes qui ont lieu avec Poutine afin d'obtenir une capitulation du "régime" syrien. On saura bientôt ce qu'il en est...

    La France, elle, ne faiblit pas. Pour montrer de quel côté il est, François Hollande nomme Christophe Bigot directeur à la DGSE. Bigot, ancien ambassadeur en Israël, n'a jamais caché sa bigoterie juive, et le site sioniste JSS News le dit "toujours plus proche des Israéliens".  Bien sûr, cette nomination est purement symbolique, car il y a belle lurette que Tel Aviv fait la pluie et le beau temps dans les services secrets des territoires occupés de l'ex-République française.


    Encore mieux qu'IRIB : La Syrie n'est pas seule !  par Nasser Kandil : les rampes de lancement du Hezbollah braquées sur Dimona et Tel Aviv [Je les ai vues, de mes yeux vues], les forces spéciales égyptiennes prêtes à couler les navires de guerre américains qui oseraient passer par le canal de Suez si la Syrie est attaquée, un demi-million de soldats iraniens prêts à traverser l'Irak pour se rendre en Syrie, etc. etc.... j'en passe et des meilleures...

    Défendez la Syrie et gagnez 500 €. C'est ce que le journaliste allemand Jürgen Elsässer offre au premier qui réussira à descendre un bombardier de l'OTAN. Affûtez vos sarbacanes, ajustez vos lance-pierres, mais faites vite car le deuxième, le troisième, le dixième, le centième avion abattu ne vous rapporteront pas un sou...

  • 31 août 2013 -  Parmi les grands hommes d'Etat de la planète, les plus farouches (et pratiquement seuls) défenseurs de la nouvelle guerre par procura-sion sont le singe savant de la Maison Blanche et son loyal caniche de l'Elysée. Peu importe que selon les sondages, 65 % des citoyens soient contre la guerre, on ne leur a rien demandé, on la fera quand même...

    En attendant que la coali-sion interna-sion-ale, qui regroupe pour l'instant deux pays seulement, arrive à faire un peu plus d'adeptes, la crème des journalistes juifs, des deux côtés de l'Atlantique, essaie de convaincre l'opinion publique de tenir bon et de ne surtout pas écouter les sirènes anglaises.


    "Mais non, ce n'est pas une guerre sioniste que nous vous préparons..." :

    David Putejadas (séfarade de France 2)
    et Wolf Blitzer (ashkénaze de CNN ZNN)

    (N.B. : C'est le 1er septembre 1939 que la Deuxième Guerre mondiale a éclaté.)


  • 1er septembre 2013 -  Mauvaise nouvelle : le début de la nouvelle guerre juive est retardé. La Knesset de Washington va être consultée, elle devrait décider le 9 septembre. Espérons qu'elle ne sera pas moins enthousiaste que lorsqu'elle accueillait son maître Nétanyahou  (voir Israël - 24 mai 2011).

    En attendant, le FBI (nom complet : הלשכה הפדרלית לחקירות) renforce la surveillance de toutes les personnes d'origine syrienne vivant aux Etats-Unis, surtout celles qui osent prétendre que le gouvernement américain a utilisé des armes chimiques au Viêt-Nam et en Irak (source).  Rappelons que si Israël a lancé des bombes au phosphore sur les enfants de Gaza, c'était juste pour se défendre, et le phosphore n'est pas chimique..


    La guerre "humanitaire" en Syrie, la France connaît ça :

    Alors que François Hollande, alias Flanby, s'apprête à agresser la Syrie sous prétexte d'une attaque chimique sous fausse bannière, il faut savoir qu'en août 1860, sous prétexte de "massacres de chrétiens par les druzes et les sunnites", son illustre précurseur Napoléon III (alias Napoléon le Petit, alias Badinguet), envoyait un corps expéditionnaire en Syrie ottomane, laquelle comprenait alors le Liban (voir la version "politiquement correcte" qu'en donne Wikipédia).

    Ce fut la toute première "opération humanitaire" de l'impérialisme colonial. Son résultat fut paraît-il "mince", mais il en resta un hymne "officieux" : Partant pour la Syrie qui remplaça La Marseillaise alors interdite - écoutez-le sur YouTube.

    Bien sûr, il faudrait remanier le texte en s'inspirant du dernier discours présidentiel et, pour l'interprétation, voir si Enrico Macias est disponible...


QUI SONT LES PIRES ORDURES ?

■  les criminels sionistes qui "justifient" leurs guerres en série en recyclant sans fin des histoires à dormir debout, ou les pressetitués qui font semblant d'y croire comme au premier jour ?

■  les politiciens occidentaux qui prennent encore et toujours la décision de déclencher de nouvelles agressions militaires, ou les médias qui les encouragent à le faire ?

■  les gouvernements qui envoient leurs F16 bombarder des civils innocents, ou les pilotes qui massacrent sans se poser de questions ?

■  les bellicistes conséquents qui veulent voir du sang et applaudissent quand ils obtiennent satisfaction, ou les pseudo-pacifistes à la "PCF"-Mélenchon-Juifs "pour la Paix" (voir plus haut) qui font mine d'être contre les bombardements après avoir tout fait pour les "légitimer" en colportant la propagande mensongère des bellicistes ?  [voir aussi, quelques lignes plus bas, l'article de Jean Bricmont du 2 septembre]

■  les ennemis connus et avérés du pays attaqué, ou ses alliés de pacotille qui ne font rien pour le défendre efficacement, se contentant de lui fournir un appui politique et militaire au rabais, qui lui permettra certes de survivre un certain temps mais surtout pas de remporter rapidement la victoire ; pour tout dire, des "alliés" qui fricotent avec l'ennemi par prétendu respect de la "neutralité" et de "l'équilibre des forces" (4 juin) ?  Est-il plus moral de permettre qu'une victime soit tuée à petit feu, que de laisser son bourreau l'exécuter sans attendre ?...

Voilà plus de vingt ans que le même scénario se répète, toujours de la même façon, à quelques variantes et détails près, et le monde attend encore la réponse à ces simples questions...



  • 2 septembre 2013 -  Cette gauche qui prend ses désirs pour la réalité  par Jean Bricmont.

    Dans notre série Les grandes découvertes qui changèrent la face du monde, nous vous présentons aujourd'hui celle de Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères : Les Etats-Unis cherchent à renverser les régimes qui leur sont hostiles tout en épargnant les régimes autoritaires qui leur sont alliés.

    Il faut faire combien d'années d'études pour découvrir ça ?  Est-ce qu'on peut y arriver tout seul, sans aide extérieure ?...

    Un sioniste 100 % pur porc explique la démocratie à ces cons de goyim français qui refusent la guerre : Yann Moix ne comprend pas pourquoi il faudrait demander son avis au peuple français avant de déclencher une guerre contre la Syrie :

    "La démocratie a été inventée pour que le peuple abandonne ses droits à quelqu'un qui le représente, et aujourd'hui ça s'est transformé en autre chose, c'est le peuple qui dirige tout via les sondages !  Or, la démocratie, ça n'a jamais été le peuple qui dit aux dirigeants ce qu'il faut faire, c'est le dirigeant qui a l'autorisation d'agir au nom du peuple, qui lui en a donné les droits... Si l'on doit tenir compte de l'avis du peuple, c'est uniquement au moment du vote, ou via des référendums [ah bon ?...]  C'est le contraire de la démocratie que de demander son opinion à la France... On n'a pas à demander l'avis du peuple, ça n'a aucun sens..."

    Le démocrate Yann Moix se définit lui-même comme juif par le cerveau. Le cerveau ?... Quel cerveau ?...

  • 3 septembre 2013 - Bons baisers de Moscou  Bien baisés par Moscou :

    Voici deux nouvelles qui vont faire plaisir au gouvernement de Damas :

    ■  Dans une interview à la première chaîne russe Pierviy Kanal et à l'agence américaine Associated Press, le président Poutine déclare : "En ce qui concerne les S-300, nous en avons fourni certains éléments, mais la livraison n'est pas encore achevée, nous l'avons suspendue... En cas de violation des normes internationales en vigueur, nous réexaminons la livraison d'armes aussi sensibles dans certaines régions du monde."  (On le savait depuis longtemps - voir plus haut 4 juin et 10 mai - ce n'est qu'une confirmation. Assad n'aura qu'à se défendre à l'aide des "éléments" livrés par ses chers alliés. Bien fait pour lui, il n'avait qu'à pas violer l'embargo imposé par les Etats-Unisraël avec la complicité de la Russie.)

    ■  Dans la même interview, Poutine annonce : "Je n'exclus pas que la Russie puisse accepter une opération militaire en Syrie si la responsabilité de Damas dans l'emploi d'armes chimiques est prouvée. Mais conformément au droit international, seul le Conseil de Sécurité des Nations Unies est habilité à autoriser l'emploi de la force armée contre un Etat souverain. Pour nous convaincre, il faut nous présenter une étude approfondie du problème et des preuves concluantes permettant d'identifier ceux qui ont utilisé des armes chimiques ainsi que la nature des armes employées. Après cela, nous serons prêts à agir de la façon la plus résolue et la plus sérieuse possible..."

    Sur le site de l'ONU on peut lire : "Le Conseil de Sécurité est compétent au premier chef pour constater l'existence d'une menace contre la paix ou d'un acte d'agression. Il invite les parties à un différend à régler ce différend par des moyens pacifiques et recommande les méthodes d'ajustement et les termes de règlement qu'il juge appropriés. Dans certains cas, il peut imposer des sanctions, voire autoriser l'emploi de la force pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales."  [voir également plus bas 12 septembre]

    C'est en fait tout le contraire de la situation présente. La menace et les actes d'agression ne sont pas le fait de la Syrie. Par conséquent, si l'ONU veut sanctionner quelqu'un et employer la force armée, c'est aux pays agresseurs qu'elle doit s'en prendre : USA, France, Grande-Bretagne, Israël, Turquie, Arabie, Qatar... Mais Poutine est bien trop lâche pour le dire.

    En ce qui concerne "l'étude approfondie" et les "preuves concluantes" qu'il réclame, c'est de la poudre aux yeux. Il suffira qu'on lui présente un rapport bidon de 3 ou 4.000 pages plus quelques "preuves" pseudo-scientifiques nouvellement fabriquées par les services israéliens, pour qu'il accepte officiellement ce qu'il fait encore semblant de refuser. On sent qu'il ne demande qu'à se "laisser convaincre", à condition que le lobby innommable lui accorde un répit jusqu'aux Jeux de Sotchi.

    Les prochains jours risquent de marquer la césure dans cette guerre où Poutine, en ne choisissant pas son camp comme il conviendrait, choisit en fait celui des agresseurs.


    Un autre siècle :

    En novembre 1956, l'URSS avait mis fin à l'expédition "punitive" franco-anglo-israélienne contre l'Egypte du colonel Nasser qui venait de nationaliser le canal de Suez. Il avait suffi pour cela de quelques phrases bien senties. A cette époque, le lobby-qui-n'existe-pas ne dominait pas encore la politique américaine, ce qui avait favorisé le rétropédalage des agresseurs. Le chef du gouvernement soviétique, Nicolaï Boulganine, avait adressé à son homologue français Guy Mollet ("socialiste" SFIO), une lettre dans laquelle il écrivait notamment :

    "Le gouvernement français ainsi que les gouvernements britannique et israélien se sont engagés sur la voie d'une agression non provoquée contre l'Etat égyptien. Bien que les gouvernements français et anglais invoquent pour dissimuler leur agression armée contre l'Egypte divers arguments touchant leur intérêt particulier pour le fonctionnement normal du canal de Suez, il est maintenant évident que ce qui est en jeu, ce n'est pas la liberté de navigation dans le canal de Suez, laquelle était assurée par l'Egypte et vient d'être violée par les opérations armées de la France et de l'Angleterre, mais le désir des colonialistes d'imposer à nouveau aux peuples de l'Orient arabe qui luttent pour leur indépendance nationale et leur liberté le joug de l'esclavage colonial..."

    "Le gouvernement soviétique s'est déjà adressé à l'ONU ainsi qu'au président des Etats-Unis en proposant d'utiliser avec d'autres membres de l'ONU des forces navales et aériennes pour mettre fin à la guerre en Egypte et pour réprimer l'agression. Le gouvernement soviétique est pleinement résolu à recourir à l'emploi de la force pour écraser les agresseurs et rétablir la paix en Orient."

    Boulganine s'était même permis de faire la leçon à Guy Mollet, le François Hollande des années 1950, en ajoutant :

    "Lors de notre rencontre à Moscou en mai dernier, vous avez parlé des idéaux socialistes dont vous vous inspirez dans votre activité. Mais qu'a donc de commun avec le socialisme une attaque armée, acte de brigandage, ayant le caractère d'une guerre ouvertement coloniale ? Comment peut-on concilier avec les idées du socialisme une attaque perfide de la France contre un pays qui n'a acquis son indépendance qu'il y a peu de temps et qui n'a pas assez d'armements pour sa défense ?..."

    Les temps ont bien changé...



    L'INANITÉ ET SES ENVIES DE FAIRE CHIER LE MONDE :

    Il y a 57 ans, le quotidien alors communiste avait bien entendu la même position que Moscou.
    Aujourd'hui, il écrirait : "Non à l'intervention française en Egypte... provoquée par le régime de Nasser."


  • 4 septembre 2013 -  Le Cirque de l'Elysée donne une représentation à Oradour-sur-Glane, un village du Limousin où les Waffen-SS ont massacré 642 civils (surtout des femmes et des enfants) en juin 1944. Apparemment il n'y avait aucun juif parmi les victimes, mais ce n'est pas une raison pour ne pas transformer le mémorial en centre de pèlerinage dédié à l'Holocauste® - le plus tôt sera le mieux...

    Quoi qu'il en soit, le slogan du jour pourrait être : Plus jamais ça... sans nous.  Depuis qu'il est président, François Hollande applique consciencieusement cette devise, d'abord en aidant ses protégés islamistes à réaliser leur Oradour quotidien en Syrie, puis - très prochainement - en mettant lui-même la main à la pâte. On sait qu'il n'y a rien de tel que les bombes et les missiles humanitaires pour faire grimper la productivité.

    Parmi les milliers d'Oradours syriens déjà existants ou en cours de préparation, il faudra penser à en conserver un pour que les descendants de Flanby puissent y prononcer de beaux discours aux alentours de 2082.

    A propos de "beaux discours", voici celui que l'actuel locataire de l'Elysée tenait en février 2003 : Non à la guerre !  Depuis Orwell ("La guerre c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force" ), on ne s'étonne plus de rien...

  • 5 septembre 2013 -  A la réunion du G20 de Saint-Pétersbourg, six délégués seulement approuvent une intervention armée en Syrie : USA, France, Canada, Turquie, Australie, Arabie. Les 14 autres (Brésil, Argentine, Mexique, Chine, Japon, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Afrique du Sud, Russie, Allemagne, Italie, Royaume-Uni et UE) sont soit ouvertement opposés à la guerre, soit réticents. (Cameron plaide pour l'agression militaire mais ne dispose pas de mandat de son pays, du moins pas du pays dont il est le Premier ministre - pour ce qui est de l'autre, Israël, c'est différent...)

    Obama n'a toujours pas de preuves "que le gouvernement syrien a lancé l'attaque au gaz du 21 août" - et pour cause - mais il en a "la très ferme conviction"...  Malheureusement, il est des cas où il ne suffit plus, pour remporter l'adhésion de la "communauté internationale", de croire très fort ce que dit Nétanyahou...  Triste époque, il va encore falloir demander aux sayanim de faire des heures supplémentaires.

    Al-Manar : Les enfants gazés par les terroristes dans la Ghouta ont été enlevés à Lattaquié début août. C'est ce qui explique que les vidéos présentées au lendemain de l'attaque montrent de nombreux enfants sans leurs parents.

  • 6 septembre 2013 -  About Moscow's dealings with the Middle East  par Robert Fisk. Dans cet article parfois confus et sacrifiant aux habituels clichés sur les abominables et brutales dictatures arabo-musulmanes, le journaliste britannique* évoque néanmoins une chose à la fois intéressante et pratiquement inconnue en Occident :

    En février 2003, juste avant le début de l'invasion américaine en Irak, Vladimir Poutine - déjà président depuis deux ans - dépêcha son représentant spécial Ievgueni Primakov à Bagdad afin de transmettre à Saddam Hussein un message également "spécial", dans lequel il proposait généreusement au président irakien (pardon, au "dictateur autocrate") de rester dans son pays et de conserver son poste de chef du parti Baas, mais seulement à condition qu'il abandonne la présidence et permette la tenue d'élections libres [libres comme en Floride ?...]  C'était, selon le Kremlin, "la dernière chance" pour éviter l'attaque américaine.

    Robert Fisk ne dit pas qui avait chargé Poutine de faire une pareille promesse qui ne l'engageait pas lui-même. Etait-ce George Bush ?... Le journaliste ne dit pas non plus pourquoi Saddam Hussein aurait dû croire et accepter cette offre aussi louche que secrète, que Primakov (ex-KGB, ex-ministre des Affaires étrangères, ex-Premier ministre) a révélée dans son livre La Russie et les Arabes.

    Toujours est-il que Saddam réagit à l'offre spéciale de Poutine en accusant la Russie de vouloir le tromper une nouvelle fois, comme lorsque Gorbatchev lui avait assuré en 1990 que les Etats-Unis ne l'attaquerait pas s'il retirait ses troupes du Koweït. "C'est parce que vous avez trop tardé à le faire, qu'ils ont attaqué", expliqua Primakov.  On sait comment l'affaire irakienne s'est terminée...

    Robert Fisk pense qu'il n'est pas impossible que Poutine fasse parvenir bientôt un message similaire à Bachar Al-Assad.**

    Voilà qui illustre à la perfection la personnalité et le caractère du maître du Kremlin. L'épisode de 2003 cadre parfaitement avec tout ce que l'on sait de Poutine depuis qu'il est au pouvoir (voir aussi Poutine 4.0).

    * Puisque Robert Fisk aime tant la démocratie qui fait défaut chez les autres, il pourrait peut-être nous expliquer pourquoi les chefs d'Etat de son propre pays, l'Angleterre, n'ont jamais été élus, et pourquoi la sangsue de Buckingham est là depuis plus de 60 ans.

    ** Aujourd'hui une telle "offre" serait encore moins crédible qu'il y a dix ans. Ce qui n'empêcherait pas Poutine de la transmettre si on le lui demandait poliment.


  • 7 septembre 2013 -  Sur injonction de John Kerry, le fameux ami personnel d'Assad, les pays de l'UE signent une "déclaration selon laquelle des éléments convaincants mettent en cause la responsabilité du régime syrien dans l'attaque chimique survenue le 21 août". Et voilà... un claquement de doigts et les "réticences" tombent.

    A l'exception de Cameron et Hollande, les Européens ne réclament pas encore officiellement le bombardement de la Syrie, mais ça ne saurait tarder. Kerry, l'homme d'Israël à la tête de la "diplomatie américaine" et lui-même d'origine juive, fait tout ce qu'il faut pour les convaincre du bien-fondé de cette nouvelle guerre par procura-sion.

    Excellent : Michel Collon chez Frédéric Taddeï  (sur France 2 - Ce soir ou jamais - vidéo 18 mn). Les cinq grands principes de la propagande de guerre : cacher les intérêts en jeu, dissimuler les antécédents historiques, diaboliser l'adversaire, se présenter en défenseur des victimes, monopoliser le débat en étouffant les opinions adverses.*

    * Une intervention comme celle de Michel Collon est rarissime à la télévision. Dans l'écrasante majorité des cas, on n'invite pas les véritables opposants. Et quand on le fait, on s'arrange pour qu'ils soient entourés de contradicteurs hystériques qui leur coupent constamment la parole. Comparé à d'autres "modérateurs", Taddeï est assez honnête ; il y a quelques années, il avait été violemment attaqué après avoir laissé Mathieu Kassovitz douter de la théorie officielle du 11 septembre.

    Le sioniste Bernard Kouchner révèle les véritables buts de guerre de ses amis : « Renverser le régime est le vrai sujet, mais il faut habiller de façon diplomatique sa présentation ».

    Attention, ne pas confondre : il y a arme chimique et arme chimique

    Les Casseroles de l'Oncle Sam

    Optimisme

    Rentrée des classes

    Partant pour la Syrie - version 21ème siècle  (pour la version 19ème, voir plus haut)

    Histoire de gaz

    Obama en fait-il assez ?

  • 9 septembre 2013 -  Préparatifs de guerre régionale  par Thierry Meyssan. Le stratège du Réseau Voltaire nous livre ses dernières prédictions.  Et le partage russo-américain, alors ?...

    Dans cet article, trois points attirent l'attention :

    1 - L'Iran serait en mesure de provoquer un soulèvement populaire en Arabie : si c'était le cas, la chose serait arrivée depuis longtemps ; Téhéran influence tout au plus l'infime minorité chiite de la région de Qatif (sur le golfe), et encore... Si l'on veut savoir comment se comporterait Riyad face à un soulèvement chiite, il suffit de regarder Bahreïn.

    2 - La Russie semble s'opposer à une riposte sur Israël : évidemment !...  Le jour où la Russie interviendra contre l'Etat voyou juif, ce jour-là les Femen porteront des soutifs.

    3 - Les attaques tous azimuts par des groupes non-étatiques contre les intérêts US et français dans la région ou sur leur propre sol (c'est-à-dire aux Etats-Unis et en France) : c'est un copié-collé de ce que raconte quotidiennement la propagande américano-sioniste pour "justifier" ses guerres. Si de telles attaques devaient se produire, elles seraient l'œuvre des services occidentaux - qu'ils agissent directement ou qu'ils se servent pour cela de pigeons arabo-musulmans.


    En l'espace de quelques heures, on apprend successivement que :

    ■  Kerry somme Assad de livrer tout son arsenal chimique d'ici une semaine s'il veut éviter des frappes contre la Syrie ;

    ■  Lavrov conseille à Assad de placer cet arsenal sous contrôle international afin qu'il soit détruit ;

    ■  la Syrie accepte ;

    ■  un porte-parole de Kerry dit qu'il s'agissait d'une "formule rhétorique" * de son patron, qu'une telle opération est impossible à réaliser rapidement, et que Damas essaie de gagner du temps ;

    * Un peu plus tard, la presse parlera de "gaffe".

    ■  une présentatrice de CNN, Hala Gorani (d'origine syrienne mais 100 % casher), voit dans l'acquiescement de Damas la "preuve" qu'Assad "avoue" posséder des armes chimiques. (La Syrie ne nie pas avoir de telles armes - voir page précédente 23 juillet 2012 - elle nie seulement les avoir utilisées.)

    Morale de cette histoire : 1) Il n'est pas nécessaire d'être stupide et ignorant pour faire carrière chez CNN, mais ça aide quand même énormément, surtout quand on n'est pas juif - 2) Même quand Assad obéit au quart de tour, c'est toujours trop tard ou trop peu ou pas assez vite ou pas suffisant, c'est une ruse de sa part pour piéger la "communauté internationale" et la priver de guerre, c'est une preuve de plus qu'il faut bombarder la Syrie.

    Petit rappel pour le cas où le "marché" accepté par le président syrien finirait par aboutir : deux semaines avant le début de l'invasion américaine de mars 2003 en Irak, Saddam Hussein, croyant épargner la guerre à son pays, détruisait bien gentiment les missiles "prohibés" comme l'avait exigé la communauté interna-sion-ale - détails. Les barbares passèrent quand même à l'attaque car ce n'était qu'un prétexte. Et l'Irak, encore plus faible sans missiles, était condamné d'avance. Un épisode qu'Assad devrait méditer - d'autant plus que le précédent irakien montre bien que les Etats-Unis n'hésitent pas à imposer de nouvelles conditions à leur victime au fur et à mesure qu'elle se soumet à leurs ultimatums - Mars 2003 - Derniers jours.


    Une guerre juive sans Juifs : On AIPAC and Patriotism  par Gilad Atzmon (musicien et auteur juif antisioniste). Tandis que l'AIPAC, fer de lance du lobby sioniste envoie ses bonimenteurs harceler les députés et sénateurs américains pour qu'ils votent massivement en faveur de la guerre (les électeurs sont contre), l'auteur se demande combien de ces fanatiques juifs envoient leurs enfants servir dans l'armée américaine. Pratiquement aucun, comme déjà en 2003, dans le cas de l'Irak. Le lobby pousse à la guerre mais ce sont toujours les goyim qui tuent et se font tuer. Pour Atzmon, il existe une claire contradiction entre l'immorale frénésie guerrière de la droite juive interventionniste et l'absence générale de patriotisme parmi les masses qu'elle affirme représenter.

  • 10 septembre 2013 -  Probablement avec l'accord des Etats-Unis (qui modifient leur statégie à tout bout de champ), Fabius Israélicus prépare un projet de résolution "dure" à présenter au Conseil de "Sécurité" dans le cadre du "plan Lavrov" de la veille. La Syrie devra se défaire de ses armes chimiques, accepter un contrôle international sans entraves, reconnaître qu'elle est responsable de l'attaque du 21 août et livrer les "coupables" - le tout sous peine de sanctions graves et immédiates en cas de violation.

    Autrement dit, au lieu de bombarder Damas dès vendredi prochain sans mandat des Nations Unies, les interven-sionistes patienteraient quelques semaines mais auraient leur guerre "légitimée" par l'ONU. Car à n'en pas douter, il ne pourrait pas ne pas y avoir de "violation". La non-extradition de coupables imaginaires dans les plus brefs délais serait suffisante. Assad devrait donc sacrifier deux ou trois de ses officiers, comme Kadhafi l'avait fait dans l'affaire de Lockerbie. Et quelque temps plus tard, on lui reprocherait de toute façon d'avoir conservé une partie de ses armes chimiques, de les avoir de nouveau utilisées, d'avoir entravé les contrôles ou que sais-je encore. Et comme la Russie et la Chine seraient dans le coup, ce serait véritablement la fin...


    Massacre en direct à Maaloula  par Bahar Kimyongür (journaliste belgo-turc). Des centaines d'égorgeurs islamistes se sont emparés de cette localité chrétienne située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Damas (carte).  On y parle encore l'araméen*. Selon Wikipédia, la majorité des habitants de Maaloula sont de confession grecque-catholique melkite ou grecque-orthodoxe (voir plus haut Liban - 14 mars). En temps normal, on y célèbre chaque 14 septembre la fête de l'Exaltation de la Sainte-Croix. Pas en 2013...

    * Dans l'Antiquité, l'araméen était à la fois la langue locale parlée en Syrie (Aram) et la langue véhiculaire en usage dans une grande partie de l'Orient. Les Juifs, à partir du 6ème-5ème siècle avant J.C., parlaient eux aussi l'araméen, l'hébreu n'étant plus que leur langue liturgique. Si Jésus avait existé, il se serait exprimé en araméen. Mais c'est une autre histoire et ses racines sont profondes.

  • 11 septembre 2013 -  Comment les services occidentaux ont fabriqué « l'attaque chimique » de la Ghouta  par Thierry Meyssan (article et vidéo).

    Pourquoi Obama et Kerry ont-ils un tel besoin désespéré de déclencher une nouvelle guerre ?  par Paul Craig Roberts (journaliste, ancien sous-secrétaire au Trésor dans l'administration Reagan) :

    "Quel intérêt puissant pousse l'idiot de la Maison Blanche à agir en dehors de la loi, en dehors de la volonté du peuple américain, en dehors des avertissements de la communauté internationale ?  Le régime Obama a admis, comme le Premier ministre britannique David Cameron a dû le faire, que l'on n'a aucune preuve concluante que le gouvernement Assad en Syrie ait utilisé des armes chimiques. Malgré cela, Obama a envoyé le méprisable John Kerry pour convaincre le public et le Congrès sur la base de vidéos, qu'Assad a utilisé des armes chimiques « contre son propre peuple »."

    "Ce que montrent les vidéos, c'est la mort et la souffrance. Les vidéos ne montrent pas qui a fait ça. La cause du régime Obama est inexistante. Elle ne repose sur rien qui indique une responsabilité. Ce ne sont que des allégations sans fondement. Quel genre de personne dépravée plongerait le monde dans la guerre en ne se basant absolument sur rien d'autre que des allégations sans fondement ?"

    "Les deux pires menteurs du monde, Obama et Kerry, disent que c'est Assad qui l'a fait, mais ils admettent qu'ils ne peuvent pas le prouver. C'est ce qu'ils veulent croire, parce qu'ils veulent que ce soit vrai. Le mensonge sert leurs objectifs cachés. Si Obama et Kerry disaient au public les véritables raisons pour lesquelles ils veulent attaquer la Syrie, ils seraient démis de leurs fonctions."

    "Le monde entier est au bord d'une guerre dont les conséquences sont inconnues, pour la simple raison que deux personnes haut placées, dépourvues de toute intégrité, manquant d'intelligence et de compassion, sont déterminées à servir un petit groupe de fauteurs de guerre qui constituent le gouvernement fou et meurtrier d'Israël, et ses agents néo-conservateurs islamophobes qui constituent une cinquième colonne à l'intérieur du régime Obama..."

    "Assad n'a pas commencé la guerre. Le gouvernement syrien a été attaqué par des forces extérieures envoyées par Washington et Israël. Assad a bien plus de soutien public en Syrie que n'en ont Obama aux Etats-Unis, Cameron au Royaume-Uni, Hollande en France, Merkel en Allemagne, et Nétanyahou en Israël. L'idiot de la Maison Blanche ne cesse de répéter sa déclaration absurde, comme une poupée parlante désarticulée, que l'usage, non prouvé, par Assad d'armes chimiques est « une menace pour la sécurité mondiale ». Qui, outre l'idiot de la Maison Blanche, peut être si incroyablement stupide pour croire que la Syrie est une menace pour la sécurité mondiale ?..."

    [Une menace pour la sécurité mondiale, c'est] "quand une superpuissance peut, sur un coup de tête, diaboliser un leader et un pays et enclencher la destruction massive, comme les Etats-Unis l'ont fait sept fois au cours des douze dernières années... Oubliez les médias américains, qui ne sont que le ministère de la propagande pour le lobby israélien. Ce que les membres du Congrès et le peuple américain doivent se poser comme question, c'est de savoir pourquoi Obama à la Maison Blanche ne représente que le lobby pro-israélien ?  Personne ne soutient une attaque contre la Syrie, sauf le lobby pro-israélien."




  • 12 septembre 2013 -  On apprend que le projet de résolution concocté par le sayan du Quai d'Orsay "donne 15 jours à Damas pour déclarer ses armes chimiques", c'est-à-dire pour en fournir une liste complète et détaillée - laquelle liste ne sera jamais assez complète et détaillée aux yeux des fauteurs de guerre. Les choses se passeront comme en décembre 2002, lorsqu'on avait exigé de l'Irak une déclaration de toutes les armes en sa possession, et qu'un rapport de 12.000 pages + 12 CD-ROM n'avaient pas suffi à calmer les esprits - voir ici. L'objectif n'était pas de "se calmer" mais de faire la guerre.

    On a l'impression qu'Assad est piégé. Quoi qu'il dise et quoi qu'il fasse, on lui en demandera toujours davantage, jusqu'au moment où, "à bout de patience", les Etats-Unis finiront par passer à l'attaque. S'en remettre à l'ONU n'écarte pas le danger, cela ne fait que le retarder...

    Il est souvent question ces jours-ci d'une résolution basée sur le chapitre VII de la Charte des Nations Unies. Ce fameux chapitre VII est en quelque sorte la version développée de ce que l'ONU dit ailleurs sur son site (voir plus haut 3 septembre). L'interprétation qui est faite de ce texte dans le cas de la Syrie (comme dans tous les cas précédents depuis 1990) est abusive. Car en effet, tout repose sur l'article 39 qui stipule : "Le Conseil de Sécurité constate l'existence d'une menace contre la paix, d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression et fait des recommandations ou décide quelles mesures seront prises conformément aux articles 41 et 42 pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales."

    Bien entendu "la menace contre la paix, la rupture de la paix ou l'acte d'agression" dont on "constate l'existence" doit venir du pays contre lequel "les mesures seront prises", sinon cela équivaudrait à punir la victime. Et pourtant, c'est bien ce que les Occidentaux veulent faire dans le cas présent.*

    Depuis plus de 20 ans, c'est toujours la même chose. Le texte du chapitre VII importe peu. Il suffit que soit adoptée une résolution faisant référence à ce chapitre, pour que tout devienne automatiquement permis. Par conséquent, dès que la Russie et la Chine auront dit "oui" ou se seront abstenues, on se retrouvera automatiquement dans une situation de type libyen. Si Moscou et Pékin restent fermes et claquent la porte, la guerre par procura-sion pourra démarrer. Il n'est pas impossible non plus que ce soit Washington qui claque la porte ; le résultat sera le même. Seule "alternative" : les Russes poussent Assad à de nouvelles concessions... qui l'affaibliront encore plus - c'est peut-être le rôle qu'on a attribué à Poutine dans ce triste spectacle.

    Quelle que soit la voie choisie, le résultat est identique, du moins tant que le Kremlin refuse de peser de tout son poids dans la balance, comme l'avait fait Boulganine en 1956 (voir plus haut).

    * Il faudrait au contraire désigner nommément les vrais coupables, à savoir les Etats (membres de l'ONU) qui recrutent, organisent et financent les milices armées. Si jamais Poutine accepte une résolution qui attribue une quelconque responsabilité à Assad, comme le veut Fabius Israélicus, c'est la porte ouverte aux ravages du chapitre VII.

    Qu'il le veuille ou non, Poutine aide les Etats-Unis à surmonter le problème de communication auquel ils se trouvent confrontés. Il les aide à gagner du temps pour mieux convaincre leur opinion publique. L'AIPAC va mettre à profit ce sursis pour accroître encore plus la pression sur les députés et sénateurs.

  • 13 septembre 2013 -  Dans une tribune publiée par le New York Times, le président russe s'adresse "au peuple américain" : Un plaidoyer pour la prudence (traduction et original).  Le NYT est la crème des journaux américains, le joyau de la presse sioniste, moins destiné au peuple qu'aux zélites dirigeantes. C'est pour cette raison que le chef du Kremlin l'a choisi. Il écrit notamment :

    "Personne ne doute que du gaz toxique a été utilisé en Syrie. Mais il y a tout lieu de croire qu'il a été utilisé non pas par l'armée syrienne, mais par les forces de l'opposition, pour provoquer l'intervention de leurs puissants protecteurs étrangers, qui seraient alors engagés à côté des fondamentalistes. Les informations selon lesquelles des activistes préparent une nouvelle attaque - cette fois contre Israël - ne peuvent pas être ignorées."

    C'est du Poutine tout craché : il dit bien sûr la vérité, ou une partie de la vérité, mais en l'enveloppant de formules qui lui enlèvent tout mordant, toute efficacité - comme un coup de karaté porté avec une main en caoutchouc mousse. Sous la plume de Poutine, les terroristes deviennent "l'opposition" ; les "puissants protecteurs étrangers" ne sont évidemment pas nommés, alors qu'on les trouve aussi aux Etats-Unis, où ils lisent le New York Times tous les matins ; ces "puissants protecteurs étrangers" n'ont pas attendu la provocation des "forces de l'opposition" pour intervenir et s'engager ; ils ont eux-mêmes organisé cette provocation et interviennent depuis le premier jour sous une forme ou sous une autre, mais pas encore par des bombardements directs ; les destructeurs de la Syrie ne sont pas de simples "fondamentalistes" ou "activistes", ce sont des massacreurs, des égorgeurs, des coupeurs de têtes et des monstres cannibales ; enfin, l'annonce que ces barbares agissant directement ou indirectement pour le compte des sionistes, "préparent une attaque contre Israël", réduit à néant tout l'argumentaire de Poutine. On en rit encore dans les bureaux du Mossad...

    Critiquer les interventions militaires américaines qui sont "devenues monnaie courante" est une bonne chose. Encore faudrait-il éviter de dire qu'il s'agit d'interventions "dans les conflits internes de pays étrangers", car soit les conflits en question ont été provoqués intentionnellement afin de permettre l'intervention, soit ils étaient inexistants au départ et ne sont apparus qu'après l'invasion américaine. Il ne faut pas oublier non plus que la Russie - et en particulier la Russie de Poutine - est coresponsable de ces interventions, car elle les a permises par sa passivité et les prolonge même parfois par une aide logistique (Afghanistan).

    Une petite phrase de l'article, caractéristique de l'attitude de Moscou depuis le début de l'agression, ne devrait pas passer inaperçue :  "Nous ne protégeons pas le gouvernement syrien..."

    Quant à celle qui clôt le texte : "Quand nous demandons la bénédiction du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux" *, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle sonne faux dans la bouche d'un homme élevé dans l'athéisme soviétique et qui n'a probablement jamais vu une église de l'intérieur avant l'âge de 40 ans.

    * Cette remarque de Poutine conclut une critique de "l'exceptionnalisme américain", c'est-à-dire du complexe de supériorité des dirigeants US - comme si c'était là le vrai problème...

  • 14 septembre 2013 -  Vérités cachées sur les arsenaux chimiques et sur la Convention internationale  par Manlio Dinucci.



    CLAIR COMME DU JUS DE SARIN :

    En cas de litige, c'est Israël qui tranche...

    A en juger par les premières réactions des politiciens occidentaux, l'accord en question représente - pour eux - un net succès. Il est difficile de croire, dans ces conditions, que la remarque de Lavrov sur l'absence de recours à la force soit à prendre au sérieux. Quand on voit les deux ministres s'entendre comme larrons en foire, on ne peut qu'être pessimiste quant à l'avenir de la Syrie.



    Lavrov : "Ben dis donc, on l'a bien niqué, ton ami personnel..."
    Kerry : "Tu l'as dit, maintenant on peut convoquer Genève II..."



    LAVROV PREND LES GENS POUR DES IMBÉCILES :

    Extrait du texte de l'accord Lavrov-Kerry (source : Wall Street Journal)

    Les Etats-Unis et la Russie s'engagent à faire adopter promptement une résolution du Conseil de Sécurité.
    Le Conseil de Sécurité devra imposer [à la Syrie] des mesures selon le chapitre VII de la Charte de l'ONU.
    (sur le chapitre VII, voir plus haut 12 septembre)

    (OPCW = Organisation for the Prohibition of Chemical Weapons -
    en français : OIAC - Organisation pour l'interdiction des armes chimiques)





    CONTES ET LÉGENDES DU PAYS PERSAN :

    « C'est grave, docteur ?...   – Mythomanie pathologique aiguë.   – Ça se soigne ?...
    – Il existe un médicament, le Debkashitol, mais il est fabriqué en Israël... et il est pire que la maladie. »

    Jusqu'à présent, les plus beaux scoops iraniens avaient été, par ordre de date : 1) l'envoi de 900.000 soldats russes, chinois et iraniens en Syrie (le 18 juin 2012) - 2) le survol de Tel Aviv et Haïfa par des avions syriens avec lâcher de tracts (le 5 février 2013) - 3) le chasseur israélien abattu dans la banlieue de Damas (le 5 mai 2013).

    Ce qui frappe dans le scoop n° 4, c'est d'abord l'incohérence du déroulement chronologique des événements. L'incident a eu lieu le 3 septembre (source), c'est-à-dire le jour même où Poutine tenait des propos pas très encourageants pour son "allié" Assad (voir plus haut), ce qu'il n'aurait certainement pas fait si la situation avait eté telle que la décrit IRIB. Deux jours plus tard, le 5 septembre, au G20 de Saint-Pétersbourg, Obama essayait de trouver des complices pour sa nouvelle agression, alors que la destruction de ses missiles et la mise en garde russe aurait dû l'échauder ; et Poutine l'a laissé battre le tambour de la guerre sans rien dire... Ce n'est que le 9 septembre que Kerry a fait sa "gaffe", et c'est de là seulement qu'on peut dater le début du revirement supposé de Washington (six jours après l'incident).

    Autre anomalie, et de taille : les Etats-Unis auraient laissé la Russie détruire deux de leurs missiles sans réagir le moins du monde ; les Russes, de leur côté, n'auraient pas jugé utile d'exploiter leur avantage publiquement. La diplomatie secrète est certes une réalité, mais dans le cas présent, il semblerait qu'on veuille abuser de notre candeur...

    Beaucoup de sites pro-syriens attribuent à Poutine un rôle occulte qu'il n'a pas - et qu'il n'a nullement l'intention de jouer. D'un côté, on comprend ce désir de s'accrocher à tout ce qui est susceptible de remonter le moral. Mais de l'autre, rien ne sert de se bercer d'illusions, comme on l'a fait parfois au cours des guerres précédentes.

  • 15 septembre 2013 -  Preempting The Next Round of Lies Against Syria  par Tony Cartalucci (sur le site Infowars d'Alex Jones). Pourquoi il faut s'attendre à une nouvelle bordée de mensonges antisyriens quand les "inspecteurs" de l'ONU publieront leur rapport.

    L'auteur signale également que les Etats-Unis ont chargé des "consultants" (mercenaires de Blackwater et autres) d'enseigner aux "rebelles" l'art et la manière de "sécuriser" les stocks d'armes chimiques. Les "stages de formation" s'effectuent en Jordanie et en Turquie. On imagine ce qui se prépare lorsque les "inspecteurs" seront de retour en Syrie, probablement avant le mois de novembre. Tout cela prouve bien que les intentions américaines n'ont pas changé. Le risque de bombardements a peut-être diminué dans l'immédiat ; il n'a pas disparu pour autant...

    Lorsque la résolution de l'ONU impliquant l'usage de la force sera adoptée, ce qui devrait être l'affaire de quelques jours, le pas aura été franchi. Sous prétexte de protéger Damas de bombardements américains immédiats (rendus virtuellement possibles par deux ans et demi de semi-passivité russe), Poutine, Lavrov et compagnie auront signé un chèque en blanc autorisant ces mêmes bombardements à une date ultérieure, peut-être plus proche qu'on ne le croit.

    Sur le terrain, toutes les provocations seront bonnes pour justifier le recours à la force "légalisé" par les Nations Unies. Avec les Blackwater onusiens, aucun problème de ce côté-là... Les intervenants américano-sionistes auront ainsi le pied dans la porte de manière tout à fait officielle. Grâce à la complicité russe, ils imposeront leurs règles, et Assad ne pourra rien leur refuser sous peine de "violer" la résolution. Toute résistance de sa part, toute offensive contre les gangs terroristes, toute protestation aussi modeste qu'elle soit, pourront être interprétées comme un "casus belli". Une situation particulièrement perverse n'offrant aucune échappatoire...

    Gageons cependant qu'on ne tardera pas à entendre les habituelles jérémiades des faux-culs moscovites : le montant du chèque est trop élevé, ce n'est pas ce qui avait été convenu, les Occidentaux ont abusé de notre confiance, on ne nous y reprendra pas... Si, justement, on les y reprendra, puisqu'il y a encore l'affaire iranienne à régler. Nétanyahou vient de le rappeler à Kerry...



    TOUJOURS UNE GUERRE JUIVE D'AVANCE :

    (Daniel Pipes est un néo-con 100 % pur porc)


  • 16 septembre 2013 -  La critique interna-sion-ale a beaucoup aimé le nouveau spectacle donné au Théâtre des Nations Unies : Divi-sion du travail, une pièce en cinq actes produite par le lobby innommable. Un petit aperçu :

    ■  1er acte : les zinspecteurs de l'ONU publient un rapport conforme à ce que l'on attendait d'eux. Ils ont "trouvé" la preuve que tout est comme prévu. Un objet suspect "découvert" sur le lieu du crime, est revêtu d'une inscription en lettres cyrilliques (disons : avec une lettre cyrillique), ce qui trahit la main de Moscou :


    Attention : "US" ne signifie pas "United States"
    mais "NOUS", c'est-à-dire "le régime" soutenu par les Russes.

    ■  2ème acte : Ban Ki-Mouille, ce crétin général des Nations Unies, déclare les larmes aux yeux, qu'on a affaire à un gravissime crime contre l'humanité et qu'une puni-sion exemplaire s'impose.

    ■  3ème acte : La communauté interna-sion-ale groupée autour de Kerry-Fabius exige aussitôt des mesures drastiques contre "le régime de Damas", dans le cadre d'une résolu-sion de type "chapitre VII" à adopter sans tarder.

    ■  4ème acte : Lavrov proteste, dit que le texte qu'il a signé ne parle pas de "chapitre sept" mais de "chapitre vé-i-i". Et il ajoute : "Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça n'a rien à voir avec le recours à la force..."

    ■  5ème acte : Pas mal non plus, mais on ne va pas vous le raconter maintenant, ça gâcherait tout le plaisir...

  • 19 septembre 2013 -  Dans cet article Robert Fisk rappelle pourquoi l'attaque chimique du 21 août ne peut pas être le fait du "régime". Argument de poids : "Pourquoi [Assad] aurait-il utilisé une arme aussi terrifiante pour finalement aboutir à une situation où la Syrie - en renonçant à ses stocks d'armes chimiques - se trouve effectivement dépouillée d'une de ses défenses stratégiques en cas d'invasion israélienne ?...  Pas étonnant que le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, faisait grise mine en annonçant la nouvelle. Israël n'est-il pas le véritable vainqueur dans tout cela ?..."

    Poser la question, c'est y répondre. C'est bien pour cette raison que la provocation de la Ghouta a été mise en scène... Et Robert Fisk ajoute :

    "Israël est aussi très probablement le vainqueur de la guerre civile* en Syrie, maintenant que son voisin autrefois puissant est écrasé et pulvérisé par un conflit qui pourrait bien durer deux ans de plus... Une des rumeurs qui circule à Damas est que les Occidentaux demandent la formation d'un nouveau gouvernement syrien de 30 ministres, parmi lesquels 10 seulement seraient des hommes du régime. Comme l'Occident n'a plus les moyens d'imposer un plan aussi ambitieux, celui-ci paraît improbable - à moins que les Russes n'en soutiennent eux aussi l'idée..."

    Poutine est-il en train de pousser Assad vers la sortie ?...  (Voir également ce que Robert Fisk écrivait le 6 septembre.)

    * Exact, même s'il ne s'agit pas d'une guerre "civile" mais, comme on le sait depuis longtemps, d'une invasion de gangs criminels étrangers agissant pour le compte d'Israël.

  • 21 septembre 2013 -  Comme on l'a exigé d'elle, la Syrie vient de transmettre la liste de ses armes chimiques à l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) de La Haye.

    C'est le moment que choisit Sergueï Ivanov, chef de cabinet de Vladimir Poutine, pour déclarer : "La Russie pourrait renoncer à soutenir le président syrien Bachar Al-Assad si elle venait à apprendre que celui-ci ne respecte pas ses engagements concernant son arsenal chimique... S'il s'avérait qu'il triche, nous pourrions modifier notre position..."

    On prétendra évidemment qu'Ivanov n'est pas Poutine. Mais il est peu probable que le sous-fifre du Kremlin formule quoi que ce soit de sa propre initiative sans y être autorisé par son patron. Comme disait Georges Clemenceau (chef du gouvernement français) à propos de son fidèle collaborateur Georges Mandel, il y a plus d'un siècle : "Quand c'est moi qui pète, c'est lui qui pue !..."  C'est à cela que servent les chefs de cabinet...

  • 24 septembre 2013 -  Le président Assad : "La Syrie n'est pas en guerre civile. Nous avons une guerre, une nouvelle sorte de guerre avec des dizaines de milliers de djihadistes de plus de 80 nationalités différentes. Ce que je peux vous dire c'est que 80 % - certains disent 90 %, nous n'avons pas de données précises - de ces terroristes sont membres d'Al-Qaïda [= la Légion arabe de la CIA et du Mossad = LACMO] et de ses branches. Depuis le début des événements, des dizaines de milliers de Syriens et 15.000 soldats ont été tués, la plupart par des attaques terroristes, des assassinats et des attentats-suicides. L'attaque aux armes chimiques du 21 août est le fait de terroristes et non de nos forces armées..." (cité par le Réseau Voltaire)

    Dans le même article, on peut lire : "Al-Qaïda [= LACMO] a lancé en fin de semaine dernière une attaque générale pour prendre le contrôle du Nord de la Syrie, après avoir étendu son hégémonie sur de larges portions de Deir Ezzor, Hassaké et Raqqa."  (carte)

  • 27 septembre 2013 -  Les USA et la Russie se mettent d'accord sur le texte d'une résolution à adopter par le Conseil de "Sécurité" de l'ONU. Ce texte comporte une référence explicite au chapitre VII de la Charte ("21. Le Conseil décide, en cas de non-respect de cette résolution, dont le transfert non autorisé d'armes chimiques ou l'usage d'armes chimiques par qui que ce soit en République arabe syrienne, d'imposer des mesures sous chapitre VII de la Charte des Nations Unies.") Autrement dit, malgré les élucubrations de Lavrov, la Russie se conforme à l'accord signé avec Kerry (voir plus haut 14 septembre).

    Autres points négatifs acceptés par les Russes au détriment de leur "allié" syrien : les inspecteurs de l'OIAC et de l'ONU ont toute liberté de mouvement et d'action en Syrie ; ils peuvent se faire "assister" par tous les "experts" qu'il leur plaira de désigner; ils bénéficient des privilèges et immunités de l'ONU ; le gouvernement syrien doit tout accepter, sinon gare au chapitre VII (voir articles 7 à 10 de la résolution).

    Enfin, dans l'article 16, il est question de "la mise en place d'un organe de gouvernement transitoire qui aura les pleins pouvoirs exécutifs, qui pourra comprendre des membres de l'actuel gouvernement et de l'opposition ainsi que d'autres groupes, et sera formé sur la base du consentement mutuel". Il faudrait peut-être que Poutine explique à Assad ce que la Russie, qui est signataire de ce texte néfaste, entend exactement par "l'opposition" et les "autres groupes". S'agit-il des 80 à 90 % de LACMO ? (voir quelques lignes plus haut.)

    Bien entendu, la résolution ne dit pas un mot sur la cause première de cette guerre : l'invasion étrangère organisée et financée par des Etats membres de l'ONU que personne ne menace du chapitre VII.  Le texte ne dit pas non plus qui sont les coupables de l'attaque chimique du 21 août...

    La résolution sera finalement adoptée à l'unanimité des 15 membres du Conseil (USA, Royaume-Uni, France, Russie, Chine, plus les dix membres non permanents : Brésil, Nigéria, Gabon, Liban, Bosnie, Afrique du Sud, Inde, Allemagne, Portugal, Colombie).

    Les pays occidentaux applaudissent ce "premier pas" de la Russie (et de la Chine) en leur direction et sont persuadés qu'il sera bientôt suivi de quelques autres. Pour cela, on peut faire confiance à Poutine...

  • 29 septembre 2013 -  Comment François Hollande avait prévu de frapper la Syrie  par Vincent Jauvert (Nouvel Obs).  "Le plan était de bombarder de nuit, en commençant vers 3 heures du matin au moment où les gens sont profondément endormis..."

    Flanby, poussé par Fabius Israélicus, voulait refaire en Syrie ce qui avait si bien réussi en Libye au duo prédateur Sarkozy-Lévy : créer un fait accompli et entraîner tous les autres pays de l'OTAN dans une nouvelle guerre par procura-sion. Mais comme Guimauve le Conquérant est moins couillu que son prédécesseur, il a préféré attendre qu'Obama lui donne le feu vert - il attend encore...

  • 2 octobre 2013 -  Le Conseil de Sécurité exige un meilleur accès humanitaire. Cinq jours à peine après la résolution sur les armes chimiques, les 15 pays du Conseil approuvent, également à l'unanimité, le texte d'une déclaration qui "exige de Damas un meilleur accès humanitaire en Syrie face à l'ampleur de la tragédie". Les autorités syriennes sont sommées de "prendre immédiatement des mesures pour lever les obstacles à la livraison de l'aide et autoriser les convois de l'ONU venant de pays voisins à passer la frontière". Damas devra "faciliter l'importation de moyens de communication, véhicules blindés et équipements médicaux et chirurgicaux"...

    Avec l'accord de la Russie, c'est la porte grande ouverte aux "convois humanitaires qui serviront pour l'essentiel à livrer des armes, munitions, vivres, putes, etc. aux mercenaires islamistes de l'impérialisme américano-sioniste. Et aussi bien sûr à espionner l'armée, la stratégie et la tactique de guerre de Bachar Al-Assad" ("do").

    Moscou paralyse plus que jamais les capacités de défense de son "allié"...

  • 9 octobre 2013 -  Entretien avec Bachar Al-Assad (Der Spiegel).

    Le président syrien répond aux "questions" (ou plutôt aux accusations arrogantes) de deux ignobles pressetitués allemands. Le magazine de Hambourg, autrefois prestigieux, est devenu depuis une vingtaine d'années un torchon sionisé de bas étage, digne de la presse de caniveau façon Bild. On se demande bien pourquoi Assad perd son temps à recevoir de pareils énergumènes...

  • 10 octobre 2013 -  A peine les inspecteurs de l'OIAC sont-ils en Syrie, que le directeur général de cette organisation réclame un cessez-le-feu pour que ses hommes puissent faire leur travail sur le terrain. Bien sûr, il lance cet appel "à la cantonade", mais comme toujours, c'est le gouvernement syrien - et lui seul - qui doit s'exécuter, puisque c'est lui qui s'est engagé à démanteler son arsenal chimique. Les gangs terroristes (baptisés "rebelles" ou "opposition") ne sont pas concernés par cette demande, pas plus que leurs animateurs de l'OTAN et des pays du Golfe.

    Ce n'est pas la première fois qu'on essaie d'interdire à la Syrie de se défendre tandis que l'agression continue de plus belle. Si Assad accepte "provisoirement", il est certain qu'on lui reprochera très vite d'avoir "violé la trêve" lorsqu'il recommencera à combattre les islamistes étrangers qui détruisent son pays.

    Comme par hasard, le chef de l'OIAC, Ahmet Üzümcü, est un diplomate turc qui a été successivement consul général à Alep, ambassadeur à Tel Aviv et représentant permanent auprès de l'OTAN. Autant dire que les ennemis de la Syrie peuvent lui faire confiance.

  • 11 octobre 2013 -  L'OIAC se voit attribuer le Prix Nobel de la "Paix" (au sens israélo-américain du terme). C'est à la fois pour remercier cette organisation de fermer les yeux sur les armes chimiques des deux plus grands Etats voyous de la planète, et pour l'encourager à bien remplir sa tâche en Syrie, c'est-à-dire à se conformer strictement aux ordres reçus de Washington.

  • 20 octobre 2013 -  Attentat terroriste au camion piégé à Hama, ville contrôlée par les forces gouvernementales : il y a au moins 37 morts et 80 blessés.

  • 22 octobre 2013 -  Washington met en garde Ankara - un article confus de Thierry Meyssan qui avait prédit le 22 juillet : "D'ici deux à trois mois" (donc aujourd'hui au plus tard), "les Etats-Unis et la Russie se répartiront l'Afrique du Nord et le Levant, en divisant la région en zones sous-traitées par les Saoudiens ou les Iraniens".

    Meyssan constate à présent que "la guerre continue en Syrie" et ajoute que "ce paradoxe s'explique d'abord par l'indiscipline et la haine dont font preuve les gouvernements turc et saoudien. Autrement dit, Washington, qui a organisé la tragédie syrienne pour le compte de son innommable puissance de tutelle, serait incapable de se faire obéir par deux pays de troisième rang. Très drôle...

  • 28 octobre 2013 -  La Syrie et la stratégie saoudienne d'embrasement régional  par Vijay Prashad (sur le site de Silvia Cattori).

    Apparemment, les gangs terroristes baptisés "Etat Islamique d'Irak et du Levant - EIIL" et sponsorisés par l'Arabie, dominent une grande partie du nord et de l'est de la Syrie.

    Mais "malgré les gains obtenus par l'EIIL, l'agenda de l'Arabie Saoudite pour la Syrie est bloqué. En l'absence d'intervention militaire étrangère, l'EIIL sera incapable de renverser le régime en place à Damas... Une confrontation dangereuse va probablement avoir lieu dans la région de la Ghouta occidentale près de Damas, mais elle ne débouchera sur aucun gain stratégique significatif pour quiconque. Ce sera un bain de sang sans résultat substantiel, comme une bonne partie de ce qui se passe maintenant dans cette guerre... L'Arabie Saoudite s'attendait à ce que les Etats-Unis bombardent la Syrie en septembre, ce qui aurait affaibli le pouvoir d'Assad et permis à ses clients [les "clients" de l'Arabie] de prendre le pouvoir... La route de Damas semblant fermée, l'EIIL s'est adonné avec plus de force à la violence nihiliste dans les régions qu'il contrôle..."

    Il semblerait que Riyad, qui a récemment supplanté Doha dans les plans stratégiques de l'impérialisme occidental, n'ait guère plus de succès que son concurrent, faute d'engagement total des USA. Mais à quoi bon utiliser des marionnettes s'il faut faire tout le "travail" à leur place ?... Cela explique peut-être le différend politique qui oppose actuellement les USA aux Saoudiens - bien qu'il y entre une bonne part de spectacle.

    Quoi qu'il en soit, ce qui compte, c'est l'axe Tel Aviv-Riyad : "L'Arabie Saoudite et les autres monarchies arabes ne cachent même plus qu'elles sont en connivence étroite avec l'Etat sioniste. La concertation et la collaboration entre eux sont désormais pratiquement officialisées. Bandar Ben Sultan, le prince saoudien de premier rang, est l'âme de ce rapprochement. Riyad et les capitales des autres monarchies du Golfe voient dans le parapluie israélien le substitut à celui de l'Amérique dont elles se sont prises à redouter le défaut depuis que Barack Obama est arrivé à la Maison Blanche..."  (Kharroubi Habib, également sur le site de Silvia Cattori).


    Pour tenir compte de son nouveau rôle, l'Arabie vient de relooker son drapeau :

    La famille royale veut moderniser le nom officiel du pays. Mais on hésite encore entre « Arabie Yéhoudite » et « Arabie Sodomite ».
    Bandar Ben Satan, qui se veut rassembleur, penche pour « Arabie Yéhoudo-Sodomite »...

    Thierry Meyssan, pour sa part, y voit un signe de suicide saoudien - excès d'optimisme, comme toujours...


  • 31 octobre 2013 -  La presse sionisée, citant comme seule source la chaîne saoudienne Al-Arabiya (alimentée par Israël), affirme que l'armée de l'air israélienne a attaqué une base syrienne à Lattaquié, détruisant "un stock de missiles russes destinés au Hezbollah". Une situation qui rappelle celle du 12 juillet. La Syrie n'a ni confirmé ni démenti...

  • 11 novembre 2013 - 

    A Pâques ou à la Trinité :

    Ce message de consolation est destiné à celles et à ceux
    qui désespéraient depuis le 22 octobre.


  • 16 novembre 2013 - 

    Où avais-je la tête ?...

    "J'espère que vous nous inviterez quand même à Genève 2..."
    Source


    Connaissez-vous la différence entre un wahhabite et un sionite ?...
    Le premier ne vend pas le foie de ses victimes à des trafiquants israéliens, il le mange.


  • 19 novembre 2013 -  Encore une résolution antisyrienne non contraignante à l'Assemblée Générale de l'ONU, présentée cette fois par le régime dictatorial et terroriste saoudien. Un peu comme les fois précédentes (voir plus haut 15 mai 2013), ce texte accusant Damas de "violer les droits de l'homme" est adopté par 123 voix contre 13 et 46 abstentions.

  • 16 décembre 2013 -  Où sont donc passés les "révolutionnaires" syriens ?  par Thierry Meyssan :

    "A la veille de la conférence de Genève 2, les organisateurs états-uniens n'ont plus aucune marionnette pour jouer le rôle des révolutionnaires syriens. La disparition soudaine de l'Armée syrienne libre montre à ceux qui y croyaient qu'elle n'était qu'une fiction. Il n'y a jamais eu de révolution populaire en Syrie, juste une agression étrangère à coup de mercenaires et de milliards de dollars."

    On se demande qui va représenter la soi-disant opposition à cette conférence dont Meyssan attendait tant de bien...


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Carte de la Syrie   -   Centre-ouest de la Syrie  (Homs, Rastane, Houla, Tartous) + nord du Liban

Région située au nord d'Alep  -   Axe Damas-Homs

►► Le site libanais d'Al-Manar en français, autre lien et en anglais (les articles sont parfois différents).

►► Les sites syriens Champress, SANA en anglais, SANA en français et le site français InfoSyrie.fr (inactif depuis février 2013).





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III : Liban - Cessez-le-feu et paix incertaine - 2006-2010     IV : Syrie - Guerre terroriste - 2011-2012     V : 2013     VI : 2014




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