ON A MARCHÉ SUR LA LUNE ?





ON A MARCHÉ SUR LA LUNE


C'est bien vrai, ça ?...





PLUS DE 40 ANS APRÈS
La une jaunie d'un quotidien à zéro franc cinquante :

Etape dans l'histoire de l'humanité ou mise en scène du siècle ?...




I - LA CONQUÊTE DE L'ESPACE - CHRONOLOGIE D'UNE COMPÉTITION

Les ancêtres du programme spatial :
Jules Verne et Constantin Tsiolkovski   L'héritage allemand    L'impératif militaire

L'URSS crée la surprise    Les USA mettent les bouchées doubles    Les Soviétiques jettent l'éponge



II - VICTOIRE AMÉRICAINE... DE LA NASA OU D'HOLLYWOOD ?   

Le programme Apollo

►► Eléments tendant à valider la thèse de la supercherie :
Sites d'alunissage    Aucune trace des "objets" abandonnés    Réflecteurs laser
Roches lunaires    Alunissage jamais testé    Réacteur qui ne laisse pas de traces    Radiations
Photos et films    Empreintes de pas    Etoiles invisibles    Drapeau flottant    David Scott se prend pour Galilée
Incroyable rapidité - Chance inouïe - Risques insensés    Simulateurs de vol
A qui profite la supercherie ?    Depuis 1972, aucune intention sérieuse de "retourner" sur la Lune
Quand le sarcasme "anticonspirationniste" frise l'autodérision

►► Eléments semblant contredire la thèse de la supercherie :
Un trop grand nombre d'initiés    Comment aurait-on pu tromper des milliards d'êtres humains ?
Indispensable complicité soviétique

Que sont devenus les douze hommes qui ont "marché" sur la Lune ?

Nous sommes allés sur la Lune bien avant la NASA

La Lune : ce que l'on savait déjà avant Apollo



III - L'APRÈS-APOLLO

SkyLab    Coopération américano-soviétique Apollo-Soyouz
Navette spatiale    Station orbitale Mir    Téléscope Hubble    Station orbitale ISS
Sondes vers d'autres planètes    Activités spatiales d'autres pays
Retombées technologiques



IV - CONCLUSION

Apollo - vrai ou faux ?    L'avenir de l'astronautique    Dans un monde idéal




Quarante ans après ce qu'il est convenu d'appeler le vol historique d'Apollo 11, peut-on affirmer avec certitude que cet exploit a bien eu lieu ?  Et si ce n'est pas le cas, peut-on prouver sans le moindre doute qu'il s'agit d'une supercherie ?  Compte tenu des nombreux exemples de mystifications de grande envergure dont le monde a été victime depuis (11 septembre, menace islamique, CO2, etc...) ces questions méritent d'être soigneusement examinées.

Avant d'aborder les détails de la polémique, il n'est pas inutile de rappeler la chronologie des événements qui ont conduit à la mission Apollo 11.



I - LA CONQUÊTE DE L'ESPACE - CHRONOLOGIE D'UNE COMPÉTITION




LES ANCÊTRES DU PROGRAMME SPATIAL




L'URSS CRÉE LA SURPRISE

Octobre 1957 : Lancement en orbite du premier satellite artificiel, le fameux Spoutnik - une simple sphère métallique équipée d'un émetteur rudimentaire lançant son "bip-bip". C'est l'inauguration de "l'ère spatiale".



Novembre 1957 : A bord de Spoutnik 2, la chienne Laïka est le premier être vivant sur orbite terrestre... et meurt au bout de quelques heures.*

* Un épais mystère entoure la mission Spoutnik 2. Selon Wikipédia, on "sait" depuis 2002 que "Laïka a succombé au stress et à la surchauffe probablement due à une défaillance du système de régulation de température". Auparavant la version officielle affirmait que la chienne "était morte au bout de quatre jours en consommant de la nourriture empoisonnée qui avait été préparée pour lui éviter de souffrir de la chaleur lors du retour de Spoutnik 2 dans l'atmosphère, ou d'asphyxie à l'épuisement de ses réserves d'oxygène".

Gerhard Wisnewski, l'auteur allemand mentionné plus haut, pense que ce sont les radiations cosmiques qui ont tué Laïka. En effet, l'orbite de Spoutnik 2 était très fortement elliptique (périgée : 212 km - apogée : 1.660 km), plus encore que celle de Spoutnik 1 (périgée  215 km - apogée : 947 km). Ce qui signifie que pendant une bonne partie du temps passé en orbite, le satellite se trouvait à l'intérieur de la ceinture de radiations qui recevra quelques mois plus tard le nom de Van Allen (voir plus bas). La question est de savoir si la durée d'exposition aux radiations a été suffisante pour provoquer aussi rapidement la mort de Laïka. Spoutnik 2 était muni d'un appareillage destiné à mesurer les radiations (sans les enregistrer) et à transmettre les données au sol chaque fois que le satellite survolait l'URSS. Malheureusement, on a perdu toute trace de ces données. On peut néanmoins penser que le problème des radiations en orbite haute était connu des Russes depuis cette époque, même si son impact réel n'est devenu évident que plusieurs années plus tard. Tous les satellites habités lancés à partir de 1961 ont une trajectoire beaucoup plus basse que Spoutnik 2, avec une apogée ne dépassant pas les 300-350 km.



Une des retombées de la conquête de l'espace en URSS : les cigarettes Laïka.

Janvier 1959 : Lancement de Luna 1 - "Première sonde à s'affranchir de l'attraction terrestre, Luna 1 ne s'écrase pas sur le sol lunaire comme prévu, mais le survole à moins de 7.000 km de distance. Elle poursuit son chemin jusqu'à se placer en orbite autour du Soleil le 12 janvier, devenant ainsi la première planète artificielle." (Wikipédia)

Septembre 1959 : Lancement de Luna 2. Pour la première fois, un engin parti de la Terre atteint un autre corps céleste. Plus prosaïquement : la sonde s'écrase sur le sol lunaire (c'était prévu).

Octobre 1959 : Luna 3 transmet vers la Terre les premières images de la face cachée de la Lune.

Août 1960 : Deux chiennes (Belka et Strelka) sont mises sur orbite et récupérées vivantes au bout de 24 heures.

Avril 1961 : premier vol orbital avec un homme à bord : Youri Gagarine*. Le vaisseau Vostok parcourt 40.000 km et atterrit au bout de 90 minutes. Quatre mois plus tard, un autre cosmonaute soviétique (German Titov) répétera - et améliorera - la performance de Gagarine (une journée entière en orbite).



Août 1962 : Vol en parallèle de deux vaisseaux spatiaux habités (Adrian Nikolaïev et Pavel Popovich).

Juin 1963 : Premier vol de longue durée (5 jours) avec Valéry Bykovsky. En parallèle, premier vol spatial (de 3 jours) réalisé par une femme cosmonaute (Valentina Terechkova).

Octobre 1964 : Premier vol avec trois cosmonautes à bord (Vladimir Komarov, Konstantin Feoktistov, Boris Yegorov).

Mars 1965 : Première sortie d'un cosmonaute dans l'espace (Alexeï Leonov).

Juillet 1965 : Zond 3 survole la Lune.

Février 1966 : Luna 9 se pose en douceur sur la Lune et transmet des photos.

Août 1966 : Luna 11, depuis son orbite lunaire, a pour mission d'analyser l'intensité des radiations et la densité des flux de météorites.

Octobre 1966 : Luna 12, également en orbite, transmet vers la Terre des images TV de la surface lunaire.

Décembre 1966 : Luna 13 alunit en douceur, analyse le sol lunaire et transmet des images vers la Terre.


* Si l'on en croit certaines sources, le vol de Gagarine aurait été simulé par les Soviétiques, qui auraient réussi à tromper le monde entier y compris la NASA. Avant 1961, plusieurs cosmonautes russes auraient péri dans l'espace sans que l'URSS en fasse état. Le site suivant, qui n'y va vraiment pas avec le dos de la cuillère, donne huit noms (tués à l'occasion de vols suborbitaux, morts en orbite ou disparus à tout jamais dans les profondeurs de l'espace). En comptant les cosmonautes morts après 1961, y compris à l'entraînement, on arrive à un total de 21 !...  Lost "Soviet" astronauts (ils mettent vraiment des guillemets à Soviet mais pas à Lost). A l'origine de ces chiffres, on trouve - entre autres - les frères Judica-Cordiglia, deux radio-amateurs italiens ne maîtrisant pas la langue russe mais néanmoins spécialisés dans l'écoute des communications spatiales soviétiques dans les années 1960. Leurs "découvertes" étaient régulièrement publiées par le Reader's Digest, un magazine de propagande anticommuniste financé par la CIA.

Wikipédia - Space accidents and incidents - parle de quatre cosmonautes russes morts en service (un à bord de Soyouz 1 en avril 1967 et trois à bord de Soyouz 11 en juin 1971). Côté NASA, on dénombre 18 morts (trois astronautes tués dans l'incendie d'Apollo 1 en janvier 1967, un à bord de l'avion-fusée X-15 en novembre 1967, sept dans l'explosion de la navette Challenger en janvier 1986 et sept dans le crash de la navette Columbia en février 2003).



Repères politiques :

● Juin 1950-Juillet 1953 : guerre de Corée.
● Mars 1953 : mort de Staline. Ses successeurs : Nikita Khrouchtchev (1953-1964) puis Leonid Brejnev (1964-1982).
● Janvier 1959 : victoire de la révolution cubaine (Fidel Castro).
● Janvier 1961 : John F. Kennedy entre à la Maison Blanche (succède à Dwight Eisenhower).
● Avril 1961 : invasion américaine manquée à Cuba (Baie des Cochons).
● Août 1961 : construction du mur de Berlin.
● 1957-1961 : débuts de la guerre américaine au Viêt-Nam.
● Octobre 1962 : crise des fusées à Cuba.
● Novembre 1963 : assassinat de Kennedy.





LES USA METTENT LES BOUCHÉES DOUBLES


Janvier 1958 : Avec trois mois de retard sur l'URSS, les Etats-Unis lancent leur premier satellite. La mission officielle d'Explorer 1 consiste à analyser les radiations cosmiques. C'est James Van Allen, professeur à l'Université de l'Iowa, qui dirige le programme. Il "découvrira" la fameuse ceinture de radiations qui porte son nom.* Mais curieusement, personne n'en tiendra compte plus tard, et les astronautes d'Apollo la traverseront comme si elle n'existait pas. Voir plus bas Radiations.

* En fait, les Soviéiques l'avaient précédé d'au moins deux mois - voir plus haut Spoutnik 2.

1959 : Bill Kaysing, journaliste et auteur de publications techniques, ayant travaillé pour Rocketdyne Systems de 1956 à 1963, signale que les milieux scientifiques américains, en 1959, estimaient à seulement 1:700 les chances de pouvoir envoyer un homme sur la Lune et de le ramener sain et sauf sur Terre. Principaux obstacles : les radiations cosmiques, l'activité solaire et les micrométéorites. Kaysing sera un des tous premiers à mettre en doute la réalité des expéditions lunaires de 1968-1972. Pour lui la NASA a agi selon le principe : If you can't make it, fake it  (Ce que tu n'arrives pas à faire, tu n'as qu'à le contrefaire).  Kaysing pense que les astronautes ont bien quitté la Terre à bord de la fusée Saturn 5, mais au lieu d'aller sur la Lune, ils sont restés huit jours en orbite terrestre.

Avril 1960 : Lancement du premier satellite météo (Tiros).

Mai 1961 : Trois semaines après le vol orbital de Gagarine (voir plus haut), vol suborbital (saut de puce) du premier astronaute américain Alan Shepard (distance parcourue : 500 km ; durée de vol : 15 mn). En juillet 1961, il y aura un second vol suborbital américain (Virgil Grissom).*

* L'auteur allemand Gerhard Wisnewski, dans son livre Lügen im Weltraum mentionné plus haut, avance l'hypothèse que ces deux vols suborbitaux ont été simulés afin de remonter le moral de la population américaine, éprouvé par les succès soviétiques et le traumatisme de la Baie des Cochons. Le fait est que les performances du lanceur utilisé (fusée Redstone) étaient plus que modestes (60 % d'échecs). La fusée Atlas, qui permettra les vols orbitaux habités l'année suivante, n'est pas encore prête en 1961 - c'est une chose de lancer un satellite de 14 kg comme Explorer, c'en est une autre de placer en orbite un engin cent fois plus lourd avec un homme à bord.

Mai 1961 : Le président John F. Kennedy ouvre la course à la Lune et promet à ses compatriotes qu'avant la fin de la décennie, un Américain fera l'aller-et-retour en toute sécurité.

Février 1962 : Dix mois après Gagarine (voir plus haut), premier vol orbital américain avec John Glenn à bord (3 révolutions - durée de vol : 5 heures).

1963-1964 : Divers vols orbitaux américains dans le cadre du programme Mercury. Les Américains tentent, sans beaucoup de succès, de rattraper les Soviétiques.

Juillet 1963 : Premier satellite de télécommunications géostationnaire (Syncom 2). Beaucoup d'autres suivront. En 1964, à l'occasion des Jeux olympiques de Tokyo, la télévision transmettra pour la première fois des images en direct (en noir et blanc).

Juillet 1964 : Ranger 7 transmet des photos de la Lune. Bien que toutes leurs tentatives antérieures (1962-63) aient échoué, les Etats-Unis semblent maintenant avoir rattrapé l'URSS dans ce domaine. D'autres missions photographiques lunaires (Ranger 8 et 9) suivront en février-mars 1965.

Mars 1965 : Premier vol orbital américain avec deux astronautes (Virgil Grissom et John Young) dans le cadre du programme Gemini. Jusqu'en novembre 1966, dix autres missions similaires (avec chaque fois deux astronautes à bord) ont pour but de préparer la NASA aux vols lunaires habités.

Juin 1965 : Gemini 4 (première sortie d'un astronaute américain dans l'espace - Ed White - trois mois après les Russes).

Août 1965 : Gemini 5 (vol d'une semaine - Gordon Cooper et Charles Conrad).

Décembre 1965 : Gemini 7 (vol de deux semaines - Frank Borman et James Lovell). En parallèle, vol Gemini 6 (Walter Schirra et Thomas Stafford). Premier rendez-vous spatial.

Mars 1966 : Gemini 8 (Neil Armstrong et David Scott). Premier amarrage dans l'espace. Les Américains semblent avoir effacé une grande partie de leur retard sur les Soviétiques.

Juin 1966 : Surveyor 1 se pose sur la Lune.

Août 1966 : Lunar Orbiter 1 transmet les premières photos de la Terre vue depuis l'orbite lunaire et photographie les sites d'alunissage potentiels. Lunar Orbiter 2 et 3 (septembre 1966 et avril 1967) poursuivent cette mission.



Avril 1967 : Surveyor 3 se pose sur la Lune tout près de l'endroit choisi deux ans plus tard pour Apollo 11.

Novembre 1967 : Surveyor 6 se pose sur la Lune, redécolle et se pose de nouveau après s'être déplacé de quelques mètres.

Juillet 1967 : Lunar Orbiter 4 cartographie la Lune, suivi deux mois plus tard par Lunar Orbiter 5.





LES SOVIÉTIQUES JETTENT L'ÉPONGE


Après décembre 1966 : Le programme lunaire soviétique piétine. Aucune activité visible en 1967 ; en avril 1968, Luna 14 étudie les variations locales du champ de gravitation lunaire (aucun rapport avec les missions précédentes).

Le patron du programme spatial soviétique, Sergueï Korolev (jusqu'alors totalement inconnu en Occident), meurt en janvier 1966. Cette perte semble avoir eu - avec un certain délai - un impact négatif sur l'ensemble des projets russes en matière de "conquête de la Lune". Au cours de cette période, les Soviétiques ont également des difficultés avec leur lanceur N-1, l'équivalent de la fusée américaine Saturn 5.

A partir de là, l'URSS abondonne l'idée d'envoyer des hommes sur la Lune et déclare se concentrer sur l'exploration inhabitée. Quelle est la véritable raison de ce recul ?...  Problèmes purement techniques ou, au contraire, conscience de l'impossibilité matérielle* de mener à bien une telle mission autrement que de façon virtuelle ?...  On peut bien entendu se demander pourquoi les Russes n'ont pas dit à haute et intelligible voix tout ce qu'ils savaient. C'est sans doute : 1) parce que cela n'entrait pas dans leurs habitudes  et 2)  parce que de toute façon personne ne les auraient crus ; tout le monde les auraient pris pour de mauvais perdants. Mais il y avait certainement encore autre chose (voir plus bas).

* Il semblerait que les responsables soviétiques aient commencé à comprendre l'importance réelle du problème des radiations vers 1964. En août de cette année-là, ils annulent le lancement de Vostok 9 (vol habité prévu en haute altitude, c'est-à-dire dans la ceinture intérieure de Van Allen). Plus tard, ils se contenteront d'envoyer des chiens dans cette zone dangereuse (par exemple Cosmos 110, en février 1966). Ils parleront de "recherche biologique". Le cosmonaute Boris Volynov dira ultérieurement que les radiations ont été le facteur déterminant dans l'abandon de la course à la Lune.

Septembre 1968 : La sonde Zond 5 (inhabitée) contourne la Lune et revient sur Terre. Après elle, Zond 6 (novembre 1968) et Zond 7 (août 1969) répéteront cette manœuvre sans rien y ajouter. L'astronautique russe fait du surplace, confrontée à de sérieux problèmes techniques tant au niveau du lanceur que du vaisseau. Mais le public n'y voit que du feu et pense que l'URSS prépare avec succès son premier vol lunaire habité. Comme le précise Wikipédia, "les instruments embarqués donnent des informations sur le flux de micrométéorites, le vent solaire, la densité de rayons cosmiques, le champ magnétique et les radiations reçues par le vaisseau."  Bien entendu, aucun résultat concret n'est communiqué, mais il y a fort à parier que les Soviétiques sont définitivement convaincus des dangers réels (insurmontables) liés à l'envoi d'êtres humains sur la Lune. (Bizarrement, les sondes lunaires américaines de 1966-68 ont principalement pour mission de photographier et de cartographier la Lune. Les mesures relatives aux radiations ou aux météorites semblent sans importance ; elles seront effectuées plus tard par les équipages.)

Juillet 1969 : Luna 15 doit se poser sur la Lune et en rapporter des échantillons de roches. Moins de 24 heures avant le triomphe d'Apollo 11, l'opération Luna 15 échoue : l'engin s'écrase sur le sol lunaire. Noyé dans l'euphorie pro-américaine, l'échec russe passe pratiquement inaperçu.

Septembre 1970 : Luna 16 alunit et revient avec 100 grammes de cailloux lunaires.

Novembre 1970 : Luna 17 dépose sur la Lune un véhicule automatisé (Lunokhod 1). D'autres missions similaires suivront dans l'indifférence générale (dont Luna 21 avec son Lunokhod 2, en janvier 1973).



Avril 1971 : Première station orbitale terrestre (Saliout).

Août 1976 : Luna 24 - dernière mission lunaire soviétique.








II - VICTOIRE AMÉRICAINE... DE LA NASA OU D'HOLLYWOOD ?



LE PROGRAMME APOLLO    

trois vols habités en orbite lunaire sans alunissage    six vols habités avec alunissage

Apollo 1 - Le 27 janvier 1967, lors d'une répétition au sol en vue du vol prévu pour fin février, un incendie dû à un court-circuit se déclare à bord du vaisseau. Les trois astronautes (Virgil Grissom, Edward White et Roger Chaffee) périssent dans les flammes.*

* Les circonstances exactes de cette tragédie n'ont jamais été élucidées. Scott Grissom, fils de l'astronaute, pense qu'il y a eu sabotage. Quoi qu'il en soit, de nombreux éléments ont favorisé la catastrophe : oxygène pur dans la capsule, câblage électrique défectueux, matériaux inflammables en grande quantité, écoutille de sortie très difficile à déverrouiller, absence de secours...  (Virgil Grissom était connu pur son franc-parler : il n'hésitait pas à critiquer ouvertement les insuffisances du programme spatial. Il y a fort à parier que certains responsables n'ont pas dû être mécontents de sa disparition. Quelqu'un a-t-il donné un petit coup de pouce ?...)

Apollo 1a, Apollo 2 et Apollo 3 - noms donnés rétrospectivement à trois missions non habitées ayant eu lieu avant l'accident (en février, juillet et août 1966). Il s'agit de vols purement balistiques, sans mise sur orbite, ayant pour but de tester la fusée Saturn 1-B (version "allégée" de la Saturn 5 utilisée plus tard).

Apollo 4 - Novembre 1967 - Mission orbitale non habitée à l'aide de la fusée Saturn 5 avec rentrée atmosphérique du vaisseau Apollo.

Apollo 5 - Janvier-février 1968 - Mission non habitée ayant pour but de tester la maniabilité du module lunaire. Problèmes d'électronique.

Apollo 6 - Avril 1968 - Mission non habitée. Difficultés d'allumage des deuxième et troisième étages du lanceur. Malgré cela, la NASA estime que "désormais la fusée Saturn 5 et les véhicules Apollo peuvent embarquer des équipages en toute sécurité".

Apollo 7 - Octobre 1968 - Un an et neuf mois après la catastrophe d'Apollo 1, premier vol habité en orbite terrestre, à l'aide d'un lanceur Saturn 1-B et sans module lunaire (trois hommes à bord : Walter Schirra, Donn Eisele et Walter Cunningham).

Apollo 8 - Décembre 1968 - Première mission lunaire habitée avec trois astronautes (James Lovell, Frank Borman et William Anders). Mission extrêmement risquée car aucun vol similaire non habité n'a été tenté auparavant. De plus, c'est le premier vol de la fusée Saturn 5 depuis les ennuis techniques d'Apollo 6. Pure folie - en admettant que le vol ait bien eu lieu*. Si c'est le cas, c'est la première fois que des hommes voient la face cachée de la Lune et fêtent Noël loin de la Terre (effet dramatique et sentimental garanti). Apollo 8 revient sans encombre après avoir effectué dix révolutions. Pour expliquer le risque énorme encouru pendant cette mission, la NASA dira que les Russes étaient sur le point de la devancer - ce qui s'avérera totalement faux a posteriori.

* Dans cet article sur le mythe Apollo, l'auteur pense que la fusée Saturn 5 n'a jamais vraiment existé : The mysterious rise and fall of the Saturn V rocket. La NASA s'est contentée de modifier l'apparence de la Saturn 1-B dont les performances techniques étaient suffisantes pour la véritable mission : réaliser un vol orbital terrestre d'une semaine sans excursion vers la Lune.

A propos d'Apollo 8, l'auteur écrit : "Le but de la mission n'était pas de s'assurer qu'une expédition sur le sol lunaire était possible, mais de vérifier que la supercherie pouvait passer. Ce n'est pas la technologie que la NASA a testée, mais la réaction des médias et la crédulité du public..."


"Au commencement, Dieu..." (Genèse 1.1)
    
Les Américains sont timbrés... mais en un sens, ils ont raison :
la "conquête" de la Lune est une affaire de croyance.

Apollo 9 - Mars 1969 - Vol orbital terrestre habité avec l'ensemble de l'équipement (Saturn 5, module lunaire et vaisseau Apollo). Simulation des manœuvres de la mission lunaire.

Apollo 10 - Mai 1969 - "Répétition générale". Wikipédia (page Programme Apollo) décrit ainsi la procédure : "Peu après avoir quitté son orbite terrestre basse, le vaisseau Apollo exécuta la manœuvre d'amarrage au LEM (module lunaire). Après s'être séparé du troisième étage de Saturn 5, il effectua une rotation à 180° puis arrima son nez au sommet du module lunaire avant de l'extraire de son carénage. Une fois le train spatial placé en orbite autour de la Lune, le module lunaire, surnommé 'Snoopy', entama la descente vers le sol lunaire qui fut interrompue à 15,6 km de la surface. Après avoir largué l'étage de descente non sans quelques difficultés dues à une erreur de procédure, le LEM réalisa un rendez-vous avec le vaisseau Apollo. La mission reproduisit les principales étapes du vol final, à la fois dans l'espace et au sol. John Young était aux commandes du vaisseau Apollo alors que Thomas Stafford et Eugene Cernan occupaient le module lunaire."

Apollo 11 - Juillet 1969 - Neuf mois à peine après le premier vol Apollo habité, mission lunaire réussie à 100 %. L'alunissage a lieu aux premières heures du 21 juillet (heure française). Neil Armstrong et Buzz Aldrin sont dans le LEM (ou L.M. comme écrit Le Monde). Michael Collins reste en orbite lunaire à bord du vaisseau Apollo. A 3 h 56 heure de Paris (la veille à 21 h 56 heure de Floride), Armstrong foule le sol de la Lune - à moins qu'il ne s'agisse d'une scène filmée par avance dans un studio aménagé quelque part dans le Nevada (Area 51) ou ailleurs. Les images retransmises en direct (?) par la télévision sont de très mauvaise qualité. Il n'y a pratiquement rien à voir. On se demande bien pourquoi des centaines de millions de gens restent scotchés pendant des heures à leur petit écran.

Les deux astronautes installent un réflecteur de 60 x 60 cm qui a pour fonction de renvoyer les rayons laser émis depuis la Terre afin de mesurer avec précision la distance Terre-Lune. Cet appareillage fonctionne toujours en 2010, paraît-il. Pour les adversaires des "sceptiques", c'est la "preuve irréfutable" qu'Armstrong a bien marché sur la Lune. Bien entendu, si un miroir se trouve à cet endroit, il a pu y être déposé sans l'intervention d'un astronaute. Bizarrement, alors que viser le réflecteur avec précision ne pose pas de problème, aucun téléscope - aussi puissant soit-il - n'a jamais pu détecter depuis la Terre les "souvenirs" beaucoup plus volumineux abandonnés par les équipages d'Apollo, comme les plateformes de LEM ou les rovers (dans les missions ultérieures), sans même parler des drapeaux ou de la feuille d'aluminium déployée par Armstrong/Aldrin et "destinée à capter les particules solaires" - lesquelles particules, si l'on en croit la NASA, ne risquaient pas de toucher les astronautes. (Voir plus bas : Sites d'alunissage, Aucune trace, Réflecteurs laser, Radiations)

Mais la partie la plus risquée de l'opération Apollo 11 est sans doute le redécollage du module lunaire. En effet, l'opération n'a jamais été testée à vide sur la Lune, et deux mois plus tôt Apollo 10 avait eu quelques difficultés à séparer le LEM de son support. Quand on sait que la moindre panne ou la moindre erreur risquent d'être fatales pour les astronautes, on ne peut que s'étonner de l'insouciance et de la chance extrêmes qui ont accompagné cette expédition (si toutefois elle a vraiment eu lieu).

Apollo 12 - Novembre 1969 - Tandis que leur collègue Richard Gordon reste en orbite, Charles Conrad et Alan Bean se promènent à leur tour sur la Lune, prenant beaucoup plus de risques que leurs prédécesseurs. Ils sautillent à droite et à gauche et s'éloignent jusqu'à 500 mètres de leur module lunaire. On se demande ce qu'ils auraient fait en cas de chute malencontreuse. Leurs excursions lunaires durent près de huit heures. Les téléspectateurs américains (et les autres) montrent des signes de lassitude, d'autant plus que les images sont toujours de mauvaise qualité quand elles ne disparaissent pas complètement. Les annonceurs publicitaires commencent à traîner les pieds.

Apollo 13 - Avril 1970 - Une fuite d'oxygène due à une explosion dans le module de service, à mi-chemin entre la Terre et la Lune, fait échouer la mission. Pour économiser leurs ressources, les astronautes James Lovell, John Swigert et Fred Haise doivent se réfugier dans le module lunaire qui se trouve encore "dans la cale" du vaisseau. Le 13 avril, à 13 h13, Apollo 13 passe derrière la Lune (dramatique silence radio pendant 13 minutes), puis les astronautes parviennent finalement à rentrer sains et saufs, effectuant le reste du voyage à bord du LEM et ne regagnant la capsule Apollo qu'au moment d'entrer dans l'atmosphère terrestre.  S'agit-il d'une mise en scène hollywoodienne destinée à relancer l'attention du public ?... (Toujours est-il que le scénario sera réutilisé en 1995 dans le film Apollo 13 avec Tom Hanks dans le rôle de Lovell).

Apollo 14 - Janvier-février 1971 - Alan Shepard (le tout premier astronaute américain) et Edgar Mitchell passent neuf heures sur la Lune et "jouent au golf". Ce n'est pas suffisant pour captiver le public. (Stuart Roosa reste en orbite.)

Apollo 15 - Juillet-août 1971 - David Scott et James Irwin passent 2 jours et 18 heures sur le sol lunaire. Ils ont apporté leur rover, ce qui leur permet de s'éloigner de 28 km de leur "base". Ils retrouvent leur chemin sans la moindre difficulté - grâce aux petits cailloux blancs ?  (Alfred Worden reste en orbite.)



Apollo 16 - Avril 1972 - John Young et Charles Duke se promènent également en jeep sur la Lune. Mais ils n'y restent que 20 heures, car plus personne ne regarde. (Ken Mattingly reste en orbite.)

Apollo 17 - Décembre 1972 - Dernière mission Apollo avec Eugene Cernan et Harrison Schmitt. Ils restent 22 heures sur la Lune et parcourent 36 km en rover (Ronald Evans reste en orbite). La fin du projet passe presque inaperçue. En tout cas, elle est infiniment moins dramatique que la séparation des Beatles deux ans plus tôt.

Apollo 18*, Apollo 19 et Apollo 20 - Lancements annulés dès janvier 1970 pour des raisons financières et par manque d'intérêt du public (et surtout parce que la NASA n'a absolument plus rien à craindre de la concurrence soviétique).

* En septembre 2011, avec 38 ans de retard, Hollywood procède au lancement d'Apollo 18, un mélange de faux "documentaire" et de film d'horreur.



Fusée Saturn 5 (Kennedy Space Center, Cap Canaveral, Floride)




ÉLÉMENTS TENDANT À VALIDER LA THÈSE DE LA SUPERCHERIE    



Liens vidéo :

What happened on the Moon - An Investigation into Apollo
Un documentaire de David Percy, présenté par Ronnie Stronge (3 h 45 mn - en anglais - sous-titres français)

Apollo Zero sur le site www.moonmovie.com (1 heure - sans sous-titres)

L'imposture de la Lune (en français - 40 mn)




ÉLÉMENTS SEMBLANT CONTREDIRE LA THÈSE DE LA SUPERCHERIE    





QUE SONT DEVENUS LES DOUZE HOMMES QUI ONT "MARCHÉ" SUR LA LUNE ?

Neil Armstrong : mission Apollo 11 (juillet 1969). A été le premier à marcher sur la Lune. Auteur du mot historique "Un petit pas pour l'homme, un grand bond pour l'humanité..." A quitté la NASA en 1971 pour devenir homme d'affaires. Né en 1930. Vit près de Cincinnati (Ohio). [Mort en 2012 des suites d'une opération cardiaque.]

Edwin "Buzz" Aldrin : Apollo 11 (juillet 1969). Né en 1930. Promeneur lunaire numéro 2. Vit près de Los Angeles. Souvent interviewé par les médias et grand profiteur du "culte apollonien" (rien que la vente de "reliques" lunaires lui a rapporté plusieurs millions). Bien qu'il soit très croyant (ou parce qu'il l'est), Aldrin a refusé de jurer sur la Bible qu'il était vraiment allé sur la Lune. A la place, il a frappé l'homme qui lui demandait de prêter ce périlleux serment (le "provocateur" Bart Sibrel). Bien sûr, le gars l'avait insulté, mais cela ne change rien au fait qu'Aldrin a refusé (avant d'être insulté).

Charles "Pete" Conrad : Apollo 12 (novembre 1969). Né en 1930, mort en 1999 dans un accident de moto en Californie. A été homme d'affaires après avoir quitté la NASA.

Alan Bean : Apollo 12 (novembre 1969). Né en 1932. Vit à Houston (Texas) où il peint des croûtes à thème uniquement spatial, en utilisant paraît-il de la poussière lunaire. Ses oeuvres sont exposées au Musée national de l'Aéronautique et de l'Espace à Washington.

Alan Shepard : Apollo 14 (janvier-février 1971). Né en 1924, mort en 1998 de leucémie. Avant de marcher sur la Lune, il a été le premier Américain dans l'espace (vol suborbital de 1961).

Edgar Mitchell : Apollo 14 (janvier-février 1971). Né en 1931. Vit en Floride où il a créé un institut de recherche "sur l'esprit et la conscience". S'intéresse aux OVNI. Lorsque Bart Sibrel lui a demandé de jurer sur la Bible qu'il avait bien marché sur la Lune, Mitchell s'est défilé avant de "répondre" par un coup de pied aux fesses.

David Scott : Apollo 15 (juillet-août 1971). Né en 1932. Vit en Californie. A fondé une entreprise spécialisée dans le conseil pour les projets spatiaux.

James Irwin : Apollo 15 (juillet-août 1971). Né en 1930, mort en 1991. A fondé une organisation évangéliste dans le Colorado et mené six expéditions sur le mont Ararat à la recherche de l'Arche de Noé.

John Young : Apollo 16 (avril 1972). Né en 1930. Est resté à la NASA jusqu'en 2004. A lui aussi refusé de jurer sur la Bible que son voyage lunaire avait bien eu lieu.

Charles Duke : Apollo 16 (avril 1972). Né en 1936. Homme d'affaires au Texas. Très religieux.

Harrison "Jack" Schmitt : Apollo 17 (décembre 1972). Né en 1935. Ce géologue est le seul civil du "Club des Douze". Tous les autres sont passés par l'US Airforce. Schmitt a été sénateur. Il vit à Albuquerque (Nouveau-Mexique).

Eugene Cernan : Apollo 17 (décembre 1972). Dernier homme à avoir marché sur la Lune. Né en 1934. Est propriétaire d'un ranch près de San Antonio (Texas). Elève des chevaux et du bétail.

A part les deux premiers, qui a jamais entendu parler de ces "héros" de la conquête de l'espace ?  Tous ces noms ont disparu de la mémoire collective avant même d'y entrer. N'est-ce pas étrange ?...


   
Eugene Cernan voulait-il se mesurer au célèbre baron menteur de Münchhausen ?...



Neil Armstrong :

"Connaissez-vous mon homonyme Lance ?
Il paraît qu'il est aussi brillant et aussi honnête que moi...
"





Août 2012, après le décès de Neil Armstrong

EXCELLENTE COMPARAISON :

Neil Armstrong a "marché sur la Lune" comme Jésus avait "marché sur les pierres de Jérusalem".

Tout sur le mythe de Jésus
(Pour comprendre à quel point les talmudistes respectent "le Juif Jésus",
voir la rubrique "Qui a tué Jésus ?")





NOUS SOMMES ALLÉS SUR LA LUNE BIEN AVANT LA NASA...



Cyrano de Bergerac (1650)



Jules Verne (1865)



H.G. Wells (1901)



Georges Méliès (1902)



Fritz Lang (1929)



Hergé (1950-54)

Question technique : comment fait Milou pour marquer son territoire ?




ET NOUS ALORS ?...

On a pourtant bien schtroumpfé sur la Schtroumpf
bien avant tous les schtroumpfs...






OUI, NOUS SOMMES ALLÉS SUR LA LUNE BIEN AVANT LA NASA...

ET NOUS IRONS BIEN APRÈS






LA LUNE : CE QUE L'ON SAVAIT DÉJÀ AVANT APOLLO


Tailles comparées de la Terre et de la Lune. Bien entendu, la distance n'est pas à l'échelle
(l'éloignement Terre-Lune correspond en réalité à environ 30 diamètres terrestres).


 Distance Terre-Lune : entre 363.104 et 405.696 km (moyenne : 384.400 km).

 Diamètre lunaire : 3.475 km à l'équateur (Terre : 12.756 km). Circonférence à l'équateur : 10.900 km (Terre : 40.075 km).

 Volume : environ 1/50ème de celui de la Terre.

 Masse : environ 1/80ème de celle de la Terre. La densité de la Lune est donc plus faible (environ 62 % de celle de la Terre).

 Gravité : environ 1/6ème de la gravité terrestre.

 Pression atmosphérique : 3 x 10-15 bar, soit 0,000000000000003 atmosphère terrestre - autant dire pratiquement rien (moins que le vide créé en laboratoire). Ce "presque rien" est composé de gaz émis par le sol lunaire (hydrogène, hélium, néon, argon). Du fait de l'absence d'atmosphère, le ciel lunaire est toujours noir, le jour comme la nuit (lesquels jour et nuit durent chacun environ 15 jours terrestres). Les étoiles sont toujours visibles (sauf sur les photos prises par les astronautes d'Apollo - voir plus haut).

 Température : selon Wikipédia, elle varierait de +123°C maximum à -233°C minimum. Mais les avis sont partagés : d'autres sources font état de +130°C / -100°C, +150°C / -150°C, +107°C / -153°C, +101°C / -184°C, etc... Allez savoir...  Le World Book de la NASA indique +127°C / -173°C dans les régions proches de l'équateur lunaire, avec des pointes de -240°C dans certains cratères profonds près des pôles.  Quelle que soit la fourchette retenue, les différences de température auxquelles ont été soumis les astronautes et en particulier leur matériel photo - voir plus haut - sont considérables et constituent un argument de poids contre la version officielle. Inutile de se demander pourquoi aucune mesure précise n'a été effectuée au sol par les équipages.

 Champ magnétique : pratiquement inexistant, en tout cas très faible, très hétérogène et très irrégulier. Le champ magnétique terrestre, lui, est produit par les mouvements du magma interne, ce qui fait défaut sur la Lune. On a émis l'hypothèse que les impacts d'astéroïdes pourraient générer un certain magnétisme - voir cet article du CNRS : Des échantillons lunaires étudiés à Poitiers pour comprendre leur aimantation.

 Age : environ 4,6 milliards d'années (comme la Terre et les autres planètes du système solaire).

 Relief : nombreux cratères dus à l'impact de météorites, astéroïdes ou comètes. Le plus grand cratère (Hertzsprung, sur la face cachée) fait 590 km de diamètre (on ignore sa profondeur). Le plus grand cratère sur la face visible (Bailly) a un diamètre de 287 km pour 4.300 m de profondeur.


Cratère Tycho
(sud de la face visible - 86 km de diamètre - 4.800 m de profondeur)


Cratère Leibniz (sud de la face cachée - 245 km de diamètre)
En bas à droite : cratère Finsen (72 km de diamètre)

Les montagnes lunaires peuvent atteindre jusqu'à 8.200 m (détails). La plupart des "mers" se trouvent sur la face visible. Comme il n'y a, sur la Lune, ni mer véritable ni donc "niveau de la mer", les altitudes et profondeurs sont calculées à partir de l'altitude moyenne.

 Durée d'une révolution de la Lune autour de la Terre : 27 j  7 h  43 mn (= 27,3217 jours terrestres). C'est ce qu'on appelle aussi la période de révolution sidérale de la Lune, c'est-à-dire le temps qu'elle met pour revenir à la même position dans le ciel quand on prend pour repère l'arrière-plan fixe des étoiles.

 Durée de rotation de la Lune sur elle-même : 29 j  12 h  44 mn (= 29,5306 jours terrestres). Correspond à la durée d'une journée lunaire (intervalle de temps entre deux levers de soleil consécutifs tels qu'on les voit depuis la surface de la Lune). Ces 29,5306 jours terrestres représentent aussi la période de révolution synodique de la Lune (temps mis par la Lune pour revenir au même endroit dans le ciel par rapport au Soleil, vu de la Terre) ; ou encore une lunaison ou cycle lunaire (intervalle entre deux nouvelles lunes consécutives). Etant donné que la Terre tourne autour du Soleil en 365 jours environ, ce qui représente un peu plus de 12 lunaisons, on revoit la même phase lunaire avec un retard de 1/12ème environ.* La lunaison (période synodique) correspond en gros à 13/12èmes de la période sidérale.

* Sur le schéma des phases lunaires, en haut à droite, l'angle en vert (environ 30° = 1/12ème de 360°) représente le décalage en question. La Lune a parcouru sur son orbite autour de la Terre 1/12ème de révolution de plus avant de se retrouver dans la même position par rapport au Soleil. Bien sûr, la trajectoire circumterrestre de la Lune n'est pas circulaire mais légèrement elliptique. Autour du Soleil, notre satellite décrit une sinusoïde (que l'on devine sur le dessin ci-dessous), mais au lieu de s'étirer le long d'un axe horizontal, cette courbe suit l'ellipse de l'orbite terrestre. La position de la Lune en fin de période sidérale (non représentée ici) se situe entre la dernière et l'avant-dernière phase.

 Comme le temps mis par la Lune pour accomplir ces 13/12èmes de révolution autour de la Terre est égal au temps mis pour effectuer une rotation complète sur son axe, la face lunaire tournée vers nous et celle qui nous reste cachée sont (à peu de choses près) toujours les mêmes.

Les phases lunaires :

(Source : Wikipédia)

 La durée synodique d'environ 29 jours 1/2 est connue depuis la plus haute Antiquité. Elle constitue la base de tous les calendriers, même si la plupart d'entre eux sont à la fois lunaires et solaires. De tous les calendriers encore en usage de nos jours, seul le calendrier musulman est exclusivement lunaire. Ses mois comportent alternativement 29 et 30 jours, ce qui donne 354 jours par an. Pour compenser les 44 minutes manquantes (soit environ huit heures par an), on rajoute un jour certaines années (onze fois par période de trente ans). L'année islamique étant plus courte que la nôtre, les dates "fixes" (Nouvel An ou début du Ramadan, par exemple) remontent de 11 jours chaque année. Pendant que nous comptons 33 ans, les musulmans en comptent 34.

 Eclipses : le schéma précédent ne tient pas compte du fait que le plan de l'orbite terrestre (l'écliptique) et celui de l'orbite lunaire sont inclinés de 5° 9' l'un par rapport à l'autre. Il en résulte que chaque fois qu'il y a nouvelle lune, la Terre, la Lune et le Soleil, vus sous cet angle, paraissent "alignés" mais ne le sont pas nécessairement. Pour que ce soit le cas, il faut que la Lune se trouve aussi à l'intersection de ces deux plans (ligne des nœuds). Il y a alors une éclipse de Soleil. Quand l'alignement a lieu au moment de la pleine lune, c'est une éclipse de Lune. Si les deux plans coïncidaient, on assisterait à une éclipse de Soleil et à une éclipse de Lune en alternance tous les 15 jours.



(Source : Wikipédia)


Cartes topographiques de la Lune (sur cseligman.com - site de Courtney Seligman, professeur d'astronomie) : face visible, face cachée, hémisphère ouest, hémisphère est, hémisphère nord, hémisphère sud, etc.

Carte de la face visible indiquant les sites d'alunissage (vrais ou imaginaires) de Luna, Surveyor et Apollo.






III - L'APRÈS-APOLLO



SKYLAB

Station orbitale terrestre américaine lancée en mai 1973. C'est en fait un module de commande Apollo (véhicule orbital lunaire) légèrement modifié. Dès le départ, la NASA éprouve des difficultés à rendre le SkyLab habitable - alors que le matériel a paraît-il été utilisé à neuf reprises lors des expéditions lunaires. Au bout de trois missions, consistant en grande partie à réparer ce qui ne fonctionne pas, les USA abandonnent leur projet, officiellement pour des motifs financiers. L'épave spatiale tourne autour la Terre jusqu'en juillet 1979, puis se désintégre au-dessus de l'océan Indien. Quelques débris tombent dans l'ouest de l'Australie.



COOPÉRATION AMÉRICANO-SOVIÉTQUE APOLLO-SOYOUZ

Décidé en mai 1972, le rendez-vous orbital (terrestre) est réalisé en juillet 1975. Plus politique que technique, la coopération américano-soviétique ne sera pas vraiment suivie d'effet. Il faudra attendre la chute de l'URSS pour la voir reprendre : "visites" de la navette américaine à la station russe Mir à partir de 1996, puis création commune de la station internationale ISS.

Pour les Soviétiques, il s'agit d'un vol de routine (le programme Soyouz existe depuis 1967). Pour les Américains, c'est l'occasion de réactiver la capsule Apollo 18, dont l'utilisation pour un voyage lunaire (annulé en 1970) était prévue pour 1973. Qui plus est, le lanceur est une fusée Saturn, en fait beaucoup trop puissante pour une simple mission orbitale. On a la vague impression que la NASA veut à tout prix écouler ses vieux rossignols avant de passer à autre chose.

Quoi qu'il en soit, Apollo-Soyouz a sa place au Musée de l'Astronautique de Washington.



LA NAVETTE SPATIALE AMÉRICAINE



Programme conçu après la fin du programme Apollo pour masquer le vide qui suit la fin de la course à la Lune. Le premier vol a lieu en avril 1981, plus de huit ans après Apollo 17. Trente ans plus tard, en juillet 2011, c'est le dernier vol. (En 2015, un nouveau programme - Orion - devrait prendre tardivement la relève, mais uniquement en tant que "canot de sauvetage" de la station ISS.)

En tout, la navette a décollé 135 fois, c'est-à-dire une fois tous les 81 jours en moyenne. C'est assez souvent pour qu'on s'y habitue, mais pas assez pour parler de véritable navette, ce qui supposerait à la fois un trafic très régulier (pour ainsi dire à jour fixe) et une fréquence élevée. Or, même après deux décennies, un départ n'est jamais certain et peut toujours être remis en cause pour des raisons de technique ou de météo. En cas d'urgence (accident en orbite, astronautes à récupérer sans délai), la navette n'aurait pratiquement jamais été disponible. A cela viennent s'ajouter les deux catastrophes qui ont marqué ce programme : Challenger (explosion au décollage due à un joint défectueux - janvier 1986 - 7 morts) et Columbia (désintégration au retour dans l'atmosphère due à une détérioration du bouclier thermique - février 2003 - également 7 morts).

L'argument de la réutilisation du véhicule a impressionné le public au début des années 1980 ; c'était l'époque où l'on commençait à se poser des questions sur le gaspillage des ressources. Mais en y regardant de plus près, la navette n'avait vraiment rien d'écologique. Et même du point de vue strictement économique, on peut se demander si la remise en état après chaque vol n'a pas été plus coûteuse qu'une fabrication en grande série. Va-t-on dans l'espace pour faire des économies ?...

A quoi la navette a-t-elle servi ?...  A lancer des satellites qu'on aurait pu lancer autrement ; les Russes n'ont pas cessé de le faire sans navette (leur projet Bourane* est resté sans lendemain). A réparer dans l'espace des satellites endommagés (ou le téléscope Hubble), mais là aussi la chose était faisable sans navette. A enthousiasmer les écoliers américains et les visiteurs du Centre spatial Kennedy de Floride (l'opération a réussi, semble-t-il).

* Bourane a effectué un vol orbital sans équipage en novembre 1988, à une époque où la catastroïka de Gorbatchev avait déjà causé des dommages irrémédiables à l'URSS. Le programme fut définitivement abandonné en 1993.



LA STATION ORBITALE RUSSE MIR

Lancée en février 1986, d'un poids de 100 tonnes, la station Mir n'a en principe que trois places mais doit bien souvent abriter jusqu'à six cosmonautes (de différentes nationalités). Durant plus de douze ans, elle rend de bons services, doit cependant être abandonnée en 1999, car défectueuse, irréparable et techniquement dépassée. Détruite volontairement en 2001.

Avant Mir, les Soviétiques utilisent diverses stations spatiales de type Saliout mais doivent faire face à de nombreux problèmes techniques. Saliout 6 est en orbite de 1977 à 1982, Saliout 7 de 1982 à 1991. Toutes deux restent vides les trois quarts du temps.



LE TÉLÉSCOPE SPATIAL HUBBLE

Réalisation conjointe NASA/ESA. A été mis sur orbite terrestre en avril 1990. Après un lancement retardé de quatre ans (à cause de la catastrophe de la navette Challenger) et bien des difficultés techniques nécessitant des réparations dans l'espace, Hubble a commencé à fonctionner correctement en 1994. Grâce à lui, il a été possible d'obtenir des photos beaucoup plus nettes que celles prises à travers le voile de l'atmosphère par les meilleurs téléscopes terrestres.

Hubble pèse 11 tonnes, mesure 13 mètres de long et a un diamètre de 2,4 mètres. A titre de comparaison, le grand téléscope dont la construction est prévue au Chili d'ici à 2018 aura un diamètre de 42 mètres, et il n'est pas certain que les clichés qu'il prendra seront meilleurs, d'autant qu'il est également question de lancer (vers 2015) un téléscope spatial plus performant que Hubble.

Il existe plusieurs autres téléscopes spatiaux, dont un des plus connus est le téléscope Kepler de la NASA. Lancé en 2009, sa mission consiste à détecter les exoplanètes (planètes situées en dehors de notre système solaire). Jusqu'en février 2014, il en a découvert environ 700, mais sans pouvoir les photographier car ses performances techniques ne le permettent pas. Le dépistage s'effectue en observant les variations de luminosité de l'étoile-mère. Kepler est nettement plus petit que Hubble (masse : une tonne ; diamètre : 0,95 m).



LA STATION ORBITALE INTERNATIONALE  ISS

Développée conjointement par les USA, l'Europe, la Russie, le Japon et le Canada, sa construction a débuté en 1998 et sera en principe terminée en 2011. La station est occupée en permanence par des équipages internationaux depuis 2000. Dimensions : 110 m x 74 m x 30 m (panneaux solaires compris). Poids : 400 tonnes. Volume pressurisé : 900 m3.

"Depuis novembre 2009, la station a un équipage permanent de 6 personnes : chaque astronaute, au cours de son séjour, d'une durée de 3 à 6 mois, partage son temps de travail entre les opérations d'assemblage, de maintenance, et les tâches scientifiques." (Wikipédia)

L'ISS a pris le relais de la station russe Mir.

L'idée de départ de la station orbitale était, paraît-il, de disposer d'une base intermédiaire pour faciliter les expéditions plus lointaines (Lune ou autres planètes). Entre-temps, on semble avoir abandonné ce projet, probablement irréalisable avec des équipages. Quoi qu'il en soit, on est loin, très loin, de la version ISS de Stanley Kubrick (2001 : L'Odyssée de l'espace).



LES SONDES VERS D'AUTRES PLANÈTES   (avant et après Apollo)

Mars 1960 : La sonde américaine Pioneer 5 est placée sur orbite solaire et a pour mission d'explorer l'espace interplanétaire entre la Terre et Vénus. Le contact radio cesse au bout de trois mois.

Décembre 1962 : La sonde américaine Mariner 2, lancée en août, survole Vénus et transmet des données vers la Terre.

Juillet 1965 : La sonde américaine Mariner 4, lancée en novembre 1964, survole Mars à 10.000 km d'altitude et envoie vers la Terre la première image de la planète rouge (en noir et blanc et de très mauvaise qualité).

Décembre 1965 : La sonde américaine Pioneer 6 est placée sur orbite solaire. D'autres sondes similaires (Pioneer 7, 8 et 9) suivront jusqu'en novembre 1968.

Octobre 1967 : Lancée en juin, la sonde soviétique Venera 4 pénètre dans l'épaisse atmosphère de Vénus suspendue à un parachute et transmet des données vers la Terre avant d'être détruite sous l'effet de la pression. Le dernier signal reçu indique une pression de 22 bars et une température de 274°C pour une altitude de 24 km.

Octobre 1967 : La sonde américaine Mariner 5 survole Vénus deux jours après l'opération Venera 4.

Août 1969 : La sonde américaine Mariner 6, lancée en février, survole Mars à 3.500 km d'altitude et transmet les premières photos dignes de ce nom. Occultée par le succès médiatique d'Apollo 11, la mission Mariner 6 passe complètement inaperçue.



Août 1970 : La sonde soviétique Venera 7, plus résistante que les précédentes, se pose en douceur sur le sol de Vénus et transmet des données pendant une vingtaine de minutes. La température est de 475°C, la pression de 90 bars (l'équivalent de la pression océanique à 900 mètres de profondeur).

Novembre 1971 : La sonde américaine Mariner 9 se place en orbite autour de Mars et transmet des photos de la planète et de ses deux satellites naturels Phobos et Déimos.

Décembre 1971 : La sonde soviétique Mars 3 passe près de la planète rouge et largue un module d'atterrissage qui atteint la surface mais cesse d'émettre au bout de 20 secondes.

Novembre 1973 : Lancement de la sonde américaine Mariner 10 qui survole Vénus en février 1974 et Mercure en mars 1974. Premières photos de Mercure, la planète la plus proche du Soleil. Température à la surface : entre +400°C le jour et -170°C la nuit. Atmosphère pratiquement inexistante.


Octobre 1975 : La sonde soviétique Venera 9 se pose sur Vénus et transmet la première photo du sol de cette planète.


Juillet 1976 : La sonde américaine Viking se pose en douceur sur la planète Mars. Conditions au sol : température comprise entre +10°C le jour et -80°C la nuit, pression atmosphérique de 10 millibars (cent fois moins que sur Terre), atmosphère composée de 98 % de CO2, gravité égale à 37 % de la gravité terrestre.


Août 1977 : Lancement des sondes américaines Voyager 1 et 2. Elles passeront près de Jupiter en juillet 1979, près de Saturne en août 1981, près d'Uranus en janvier 1986 et près de Neptune en août 1989. Elles quitteront le système solaire fin 2004, plus de 27 ans après leur lancement.  Quelques photos prises par Voyager :   Jupiter   Callisto, satellite de Jupiter   Saturne   Encelade, satellite de Saturne   Uranus   Miranda, satellite d'Uranus   Neptune   Triton, satellite de Neptune

Mars 1982 : La sonde soviétique Venera 13 transmet une photo "panoramique" du sol de Vénus.


Juin 1985 : La sonde soviétique Vega, aprés avoir survolé Vénus et largué un module d'atterrissage, passe à proximité de la comète de Halley.

Juillet 1985 : La sonde européenne Giotto passe également près de la comète de Halley.

Mars 1989 : La sonde soviétique Phobos 2 survole Mars et son satellite Phobos, un corps céleste passablement informe, de dimensions réduites (27 x 21 x 18 km) et pratiquement sans gravité.


Mai 1989 : La sonde américaine Magellan, larguée depuis la navette spatiale Atlantis, est placée sur orbite vénusienne. Elle cartographie 98% de la surface de la planète - à l'aide d'un radar, car les épais nuages ne permettent pas de prendre de véritables photos. Images reconstituées à partir des données radar : Volcan en activité  -   Volcan ou cratère de météorite

Octobre 1989 : La sonde américaine Galileo, en route pour Jupiter, passe près de Vénus en janvier 1990. (A première vue, ce n'est pas la "bonne direction", Vénus étant plus proche du Soleil que la Terre, et Jupiter plus éloigné. Mais ce "détour" apparent permet à la sonde d'accélérer sa vitesse en profitant de l'effet de "fronde gravitationnelle".)  Europe, un des satellites de Jupiter (photo prise par la sonde Galileo).

Juillet 1997 : Arrivée sur Mars de la sonde américaine Mars Pathfinder lancée en décembre 1996. Elle comporte un module d'atterrissage fixe et un rover automatique chargé de l'exploration.


Octobre 1997 : La sonde américaine Mars Global Surveyor cartographie la surface de la planète rouge. Les opérations durent jusqu'en 2001.

Octobre 1997 : La sonde américano-européenne Cassini, en route pour Saturne, passe également près de Vénus en juin 1999. Elle survole et observe Jupiter en 2000, puis Saturne et ses satellites (Encelade, Phœbé, Titan) en 2004. En janvier 2005, le module Huygens se détache de la sonde Cassini et va se poser sur Titan. Les signaux émis mettent plus d'une heure à nous parvenir ; les photos transmises depuis le sol n'ont rien de très sensationnel.  Trajectoire de la sonde Cassini ou le raccourci vaut le détour.

Février 2002 : La sonde américaine Mars Odyssey a pour mission de détecter la présence d'eau sur Mars.

Juin 2003 : Lancement de la sonde européenne Mars Express à l'aide d'une fusée russe Soyouz depuis Baïkonour (Kazakhstan). La mise sur orbite du Mars Express Orbiter réussit ; en revanche, le module d'atterrissage Beagle cesse d'émettre avant de toucher le sol.

Janvier 2004 : La NASA envoie deux rovers sur la planète Mars (Spirit et Opportunity). Spirit fonctionne jusqu'en mars 2010 ; Opportunity encore plus longtemps (il émettait toujours en juillet 2012).
Photos : Spirit zigzague   Prélèvement d'échantillon   Coucher de soleil martien

Mars 2004 : Lancement de la sonde européenne Rosetta avec pour mission de se poser sur la comète Churyumov-Gerasimenko en 2014 après avoir étudié divers astéroïdes.

Août 2005 : Lancement par la NASA de la sonde MRO (Mars Reconnaissance Orbiter) avec pour mission d'explorer à distance la planète Mars et ses satellites - voir plus haut.

Janvier 2008 : 34 ans après Mariner 10, la sonde américaine Messenger survole Mercure.

Mai 2008 : la sonde américaine Phoenix se pose sur Mars, à proximité du pôle Nord, et découvre la présence d'eau gelée dans le sol.

Août 2012 : la sonde américaine MSL (Mars Science Laboratory) dépose sur la planète rouge le rover Curiosity. Etant cinq fois plus lourd que ses prédécesseurs de 2004 (900 kg contre 180), Curiosity est équipé d'un matériel scientifique plus sophistiqué. Toutefois, pour ce qui est des images reçues, elles sont décevantes. La technologie utilisée semble aussi rudimentaire que les fois précédentes et ne permet toujours pas de transmission en continu (avec un décalage de 15 à 20 minutes). 36 ans après Viking, la chose est assez étonnante - d'autant plus que la mission MSL a coûté 2,5 milliards de dollars.

Septembre 2014 : la sonde américaine MAVEN, lancée en novembre 2013, est mise en orbite autour de la planète Mars. Deux jours plus tard, même chose pour la sonde MOM (Mars Orbiter Mission) lancée par l'Inde.



LES ACTIVITÉS SPATIALES D'AUTRES PAYS   (avant et après Apollo)

Attention au vocabulaire : on est "astronaute" aux USA, "cosmonaute" en Russie, "spationaute" en France, "taïkonaute" en Chine et... "moronaute" au Texas.


Mars 1961 : Depuis la base d'Hammaguir, près de Colomb Béchar, dans le sud de l'Algérie encore française, une fusée Véronique envoie le rat Hector dans l'espace... et il rentre vivant (vol suborbital à 150 kilomètres d'altitude). Un mois avant l'URSS, deux mois avant les USA, la France a déjà son premier spationaute. Cocorico !...  (lien vidéo)

Novembre 1965 : Lancement du premier satellite français (Astérix) à l'aide d'une fusée Diamant A1 depuis Hammaguir. L'Algérie est indépendante depuis mars 1962, mais la France continue d'y effectuer ses tirs de fusées et ses essais nucléaires en attendant de se rabattre sur la Guyane et la Polynésie.

Février 1970 : Lancement du premier satellite japonais (Osumi) à l'aide d'une fusée Lambda 4S-5.

Avril 1970 : Lancement du premier satellite chinois (Dong Fang Hong - Orient rouge) à l'aide d'une fusée Longue Marche. Le satellite diffuse en permanence l'hymne chinois.

Octobre 1971 : Lancement du premier satellite britannique (Prospero) à l'aide d'une fusée Black Arrow.

Décembre 1974 : Lancement du premier satellite de télécommunications franco-allemand (Symphonie) à l'aide d'une fusée américaine depuis la Floride.

Mai 1975 : Création de l'Agence spatiale européenne (ESA), présentée comme le futur pendant européen de la NASA. Elle utilisera le lanceur Ariane depuis la base de Kourou (Guyane française).

Octobre 2003 : 42 ans après les Russes, les Chinois lancent leur premier taikonaute dans l'espace (vol orbital de 21 heures). Aussi étonnant que la chose puisse paraître, la Chine est seulement le troisième pays à avoir réussi cette performance par ses propres moyens. Jusqu'à présent tous les vols habités autres que russes ou américains ont toujours eu lieu en coopération avec l'un ou l'autre des deux grands. Cela vaut également pour l'ESA : aucun équipage n'a jamais quitté Kourou à bord d'un lanceur européen.

Septembre 2008 : Pour la première fois, un taikonaute effectue une sortie dans l'espace (43 ans après les Russes). Les Chinois parlent déjà d'envoyer un homme sur la Lune. A la bonne heure !... Espérons pour eux qu'ils découvriront d'ici là une technologie ou un matériau permettant de se protéger efficacement des radiations. Il paraît que l'écorce de bambou et la fourrure de panda pourraient être efficaces...

Septembre 2011 : La Chine lance le premier module de sa future station orbitale qui devrait être complète en 2020. Les tirs spatiaux chinois sont effectués à partir de la base de Jiuquan, dans le désert de Gobi (nord du pays).  Quelques semaines plus tard, début novembre 2011, premier amarrage spatial chinois (la toute première opération de ce genre avait été réalisée par les Américains en mars 1966, soit 45 ans plus tôt). En juin 2012, première femme taïkonaute dans l'espace (49 ans après les Russes).


Promesses :

La Chine a placé deux sondes sur orbite lunaire sans les récupérer : la première, Chang'e-1, en octobre 2007 ; la seconde, Chang'e-2, en octobre 2010 (Chang'e est le déesse chinoise de la Lune). Les photos prises par Chang'e-2 ont une résolution allant de 10 m (à 100 km d'altitude) à 1,50 m (à 15 km), une performance encore plus modeste que celle des Américains (25 cm en 2005 - voir plus haut). Le premier alunissage chinois d'un engin inhabité - atterrisseur Chang'e-3 + rover Yutu - a eu lieu en décembre 2013. Fin octobre 2014, la Chine a placé un autre engin sur orbite lunaire et l'a fait revenir sur Terre au bout de huit jours.


Octobre 2011 : Avec deux ans de retard, dans le cadre de la coopération russo-européenne, premier tir d'une fusée Soyouz depuis la base de Kourou (lancement de deux satellites Galileo). Kourou étant proche de l'équateur (5° de latitude nord), la rotation terrestre (1.660 km/h) y est plus rapide qu'à Baïkonour (45°N - 1.180 km/h) ou Jiuquan (41°N - 1.250 km/h), ce qui facilite la mise en orbite et permet d'emporter une charge utile plus élevée (le Centre Kennedy, en Floride, occupe une position intermédiaire : 28°N - 1.470 km/h). Le programme Soyouz (lanceurs et vaisseaux) est opérationnel depuis 1967. C'est le plus ancien et sans doute aussi le plus efficace. Après l'arrêt définitif de la navette américaine, en juillet 2011, le vaisseau Soyouz est le seul en mesure d'assurer la relève de l'équipage de la station internationale.

L'Agence spatiale européenne (ESA) n'a jamais été un concurrent sérieux ni pour les Américains ni pour les Russes. En 2010, après 35 ans d'existence, elle n'est toujours pas en mesure d'envoyer ses propres spationautes en orbite. L'avion-navette européen Hermès, annoncé dans les années 1980, n'a pas vu le jour. Avec la mise en place d'un pas de tir Soyouz en Guyane, la question des vols européens habités semble définitivement classée. L'ESA a néanmoins un palmarès assez impressionnant dans d'autres domaines : sondes spatiales vers d'autres planètes, satellites météo, de télécommunication ou scientifiques. On collabore volontiers avec l'Agence spatiale européenne dans la mesure où elle finance une grande partie des coûts.  Quant au projet Galileo, le système européen de positionnement par satellites, concurrent du GPS américain de 1995, il est paraît-il en cours de réalisation... depuis la fin des années 1990. Son achèvement, toujours repoussé à plus tard, serait prévu pour 2014 (ou 2016 ou 2020)...  20 ans pour lancer 30 satellites - il est évident que les USA ne veulent pas de Galileo et qu'ils font tout pour retarder ce projet en attendant qu'il devienne techniquement obsolète ou politiquement inoffensif. (La Russie et la Chine s'efforcent elles aussi de mettre en place des systèmes de navigation indépendants - Glonass et BeiDou-Compass - qui seront probablement opérationnels avant Galileo.)


L'Inde, pour sa part, dispose également d'un programme spatial depuis les années 1980 (satellites civils et militaires, sonde lunaire Chandrayan en 2008, sonde Mars Orbiter Mission (MOM) lancée en novembre 2013 et placée en orbite autour la planète rouge en septembre 2014.


Bien entendu, la liste complète des activités spatiales des pays autres que les Etats-Unis et la Russie est infiniment plus longue.* Tous les pays industrialisés ont plus ou moins participé, d'une manière ou d'une autre, a des programmes conjoints, avec souvent une forte motivation financière. Aujourd'hui, rares sont les Etats qui peuvent encore se permettre de faire cavalier seul. Un pays comme l'Allemagne (occidentale d'abord, réunifiée ensuite) aurait pu se lancer individuellement dans la course à l'espace ; son niveau technologique le lui permettait. Mais pour des raisons purement politiques, sa puissance de tutelle (les USA) ne lui a pas permis de développer des lanceurs. En 2010, la coopération internationale prévaut, mais il semblerait cependant que personne ne veuille vraiment s'engager à fond dans de grands projets collectifs. Les préoccupations purement militaires ont tendance à prendre le dessus (voir plus bas).

* Pour la petite histoire : l'Iran, à l'aide d'une fusée Kavoshgar de sa fabrication, a lancé son premier satellite en février 2010, avec à bord "un rat, des tortues et des vers". Un autre lancement (satellite de télécommunications) a eu lieu en juin 2011, l'envoi d'un homme dans l'espace étant prévu pour 2019 - à condition que les Etats voyous de l'axe américano-sioniste n'aient pas détruit le pays avant comme ils projettent de le faire.  En janvier 2013, la République islamique envoie un singe dans l'espace (vol suborbital). Les Etats-Unis protestent - on se demande bien pourquoi... En décembre 2013, l'Iran envoie un deuxième singe.

Et même la Bolivie s'y met : avec l'aide de la Chine, elle espère avoir bientôt son premier satellite. Après l'Argentine, le Brésil, le Mexique et le Venezuela, la Bolivie serait ainsi le cinquième pays latino-américain à s'engager dans l'aventure spatiale.




LES RETOMBÉES TECHNOLOGIQUES

Laissons de côté les retombées franchement négatives liées à la militarisation de l'astronautique. Dans le domaine strictement civil, si l'on en croit la NASA, les technologies spatiales seraient à l'origine de plus de 1.600 innovations.

Il s'agit, dans la plupart des cas, d'applications qui auraient vu le jour de toute façon, même sans conquête de l'espace : montre à quartz, détecteur de fumée, airbag, bande velcro, perceuse sans fil, panneau solaire - sans parler des inventions plus "folkloriques" comme les aliments déshydratés ou en tube.  A un niveau plus général, mais également sans dépendance directe, on pourrait citer les progrès de l'électronique, la miniaturisation des ordinateurs, la découverte de matériaux composites plus légers et plus résistants à base de fibre de verre ou de carbone.

Mais la véritable retombée directe de l'aventure spatiale, ce sont les avancées techniques dues aux satellites de télécommunication. Sans eux, il n'y aurait pas de navigation GPS ; télévision, téléphonie et Internet seraient nécessairement limités aux endroits accessibles par câble ou à portée d'un relais. C'est là sans doute le seul domaine où l'astronautique elle-même a véritablement changé notre quotidien.

La conquête de l'espace a également permis de placer en orbite des téléscopes (comme Hubble) et de contourner ainsi l'obstacle que représente l'atmosphère terrestre pour l'observation du ciel. Mais il s'agit là d'un champ d'activité plus restreint qui ne "profite" qu'à quelques spécialistes.





Quelle que que soit l'appréciation que l'on porte sur "l'après-Apollo", en matière d'utilité ou autrement, une chose est sûre cependant : rien n'a été fait, depuis décembre 1972, pour faire franchir la ceinture de radiations de Van Allen à un être humain. Toutes les missions spatiales habitées sont restées en deçà - exactement comme avant décembre 1968.  Faut-il vraiment croire que ces quatre années ont constitué une exception absolue ?...








IV - CONCLUSION



APOLLO - VRAI OU FAUX ?

La Lune est-elle - comme disait l'autre - un endroit où la main de l'homme n'a jamais mis les pieds ?...

A-t-on marché sur la Lune ou nous a-t-on fait marcher ?...


Comme on peut le voir, les arguments solides étayant l'hypothèse de la supercherie sont beaucoup plus nombreux que ceux qui tendent à s'y opposer. Il est donc logique de pencher vers cette hypothèse, même si une opinion tout à fait définitive ne peut encore être formulée.

Les défenseurs de la version conformiste du projet Apollo font souvent appel à des explications tordues qui défient les lois de la physique - ce qui rappelle étrangement les efforts dérisoires entrepris pour expliquer les inexplicables incohérences du 11 septembre ou du prétendu réchauffement climatique d'origine humaine. Jusqu'à l'apparition du réseau Internet, les propagandistes officiels jouissaient d'un monopole exclusif. Depuis, ils éprouvent quelques difficultés à imposer leur point de vue unilatéral. La meilleure solution en pareil cas : faire comme si tous les "sceptiques" étaient des ignorants et des imbéciles, alors qu'un nombre non négligeable de scientifiques figure parmi eux - on peut même affirmer que sans ces scientifiques, l'idée de la supercherie spatiale n'existerait pas.

Un des grands bastions du discours officiel - outre la NASA elle-même - est constitué par Wikipédia, qui ne néglige aucun effort pour filtrer les opinions dérangeantes ou pour les rejeter sans discussion quand il n'est plus possible de les passer sous silence. Comme dans le cas du 11/9, du climat, de la Chine, de Cuba, du Venezuela, de l'Iran, du terrorisme international, des guerres américaines et du rôle planétaire joué par Israël et son lobby, des milliers de fourmis wikipédesques zélées lisent, contrôlent, censurent et modifient en temps réel tout ce qui va à l'encontre de la pensée unique.


"Il est impossible de prouver de façon définitive que douze Américains ont bien marché sur la Lune... tout comme il est impossible de prouver le contraire."

Cette phrase d'Ulrich Walter, astronaute allemand et professeur à l'Université Technique de Munich, montre que nous avons affaire à une sorte de religion : on a la foi ou on ne l'a pas. Walter, pour sa part, est croyant et toute sa carrière est basée sur cette croyance.

Et pourtant, contrairement au domaine purement religieux, l'aventure lunaire de 1968-72 est un sujet technique et matériel où la production de preuves (affirmatives) ne devrait pas présenter trop de difficultés. Le moyen le plus sûr consisterait à "retourner" sur la Lune (avec ou sans équipage) et tous les doutes seraient balayés. Si la chose n'est pas envisagée (pour des motifs bassement pécuniaires, alors que dans le même temps, les guerres américaines coûtent plus de deux milliards de dollars par jour), c'est probablement parce que les responsables savent à quoi s'en tenir. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas le "sceptique" qui pourra (pour le moment) apporter des preuves formelles de ce qu'il avance. Si de telles preuves existaient, il ne pourrait s'agir que de documents authentiques émanant des auteurs de la supercherie. Des preuves négatives sont par définition impossibles à fournir ; il faut se contenter de présomptions et d'indices (lesquels ne manquent pas).

Compte tenu de la tournure que prennent les événements depuis 2001, il serait naïf de penser qu'un changement puisse être en vue. En 2010, tout semble aller dans le sens d'une consolidation du mythe. Mais il est encore permis de douter. L'intolérance qui interdit toute discussion et toute recherche portant sur certains autres sujets, a du mal à s'imposer ici. Les prêtres du "politiquement correct" se contentent de traiter les "agnostiques" de cinglés, ils ne les jettent pas encore en prison pour "négationnisme".



L'AVENIR DE L'ASTRONAUTIQUE





DANS UN MONDE IDÉAL


Une société humaine véritablement civilisée - le mot vient de civil, pas de militaire - verrait tout autrement la conquête de l'espace. Astronautique ne rimerait plus avec fric. La concurrence sauvage, source de profit et de gaspillage, aurait perdu sa raison d'être. Les ressources matérielles et humaines seraient utilisées à bon escient. Un petit groupe de parasites n'aurait plus la possibilité de piller le monde, de générer toujours plus de richesses pour soi-même et toujours plus de misère pour autrui...  (En 2010, rien de plus utopique, de plus éloigné des objectifs et des "valeurs" de la société existante.)

Dans un monde idéal, on jouerait cartes sur table. Une enquête publique ferait le point sur la très probable supercherie lunaire des années 1968-72 et s'efforcerait de déterminer ce qui est possible et ce qui ne l'est pas en matière d'exploration spatiale, compte tenu de notre niveau de développement technique.

Les expéditions lunaires habitées - et à plus forte raison les expéditions habitées vers d'autres planètes - seraient sans doute reléguées à une époque ultérieure, une époque où les humains auraient appris à maîtriser les risques inhérents à la radioactivité spatiale naturelle. En attendant de pouvoir résoudre ce problème, on se concentrerait sur les expéditions automatisées. Les projets auraient un caractère authentiquement scientifique - plus de destruction du paysage lunaire à coup de missiles pour y "trouver de l'eau". L'exploration serait menée de façon continue et systématique, selon un plan à longue échéance compréhensible pour tous. Avant toute chose, il faudrait s'entendre sur ce que l'on veut faire sur la Lune et ne pas agir à l'aveuglette sans but véritable. Notre satellite naturel serait protégé des excès, comme cela a été fait pour l'Antarctique (en théorie du moins).

Pour ce qui est des activités spatiales faisant intervenir des astronautes, elles se cantonneraient par la force des choses à la "banlieue" terrestre, à l'espace proche exempt de radiations. Mais là aussi, il conviendrait de mettre de l'ordre dans ces activités pour les soumettre à un plan d'ensemble à la fois rationnel et efficace. Le problème de la station orbitale serait abordé de manière radicalement différente. Sans avoir nécessairement les dimensions de l'anneau de Stanley Kubrick, la station serait néanmoins beaucoup plus grande que le conteneur de l'ISS.







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