Le 12.07.2004, à 16 h 28 mn et 33 sec, Harald le sioniste a honte d'être français

lu sur un 'Skynet Blog' peu après la soi-disant agression antisémite du RER de Paris


Attachez vos ceintures et sortez vos mouchoirs


N'en déplaise aux sirènes bien pensantes qui vont encore une fois s'offusquer que l'on puisse tenir de tels propos aujourd'hui, les récents événements confirment ce que j'ai dit précédemment : j'ai honte d'être français.
 
Quel beau pays que la patrie des droits de l'homme, où une jeune femme et son bébé peuvent se faire agresser par six jeunes raclures de banlieue, six mandrins de mes couilles qui se prennent pour des héros de l'intifada en s'attaquant à une victime dont ils savent qu'ils n'auront rien à craindre : une mère de famille et son enfant.
 
Quel beau pays que le nôtre, où une jeune femme peut se faire agresser par six salauds, tranquillement, sous l'oeil placide d'une populace bovine recroquevillée la tête plongée dans le journal du matin. Elle est là, tous les jours dans les transports en commun, la France de la non-assistance à personne en danger. Si l'on en est arrivés là, c'est aussi de leur faute à tous ces pleutres. Une nation de citoyens qui regardent ailleurs lorsque l'on viole, c'est une nation de proies toutes désignées.
 
Quelle belle nation que la nôtre, où le simple fait de naître ou de vivre à un endroit précis peut suffire pour vous désigner à la vindicte imbécile de petites frappes sans courage. Quel beau pays que la France, où le simple fait d'être juif vous désigne comme victime expiatoire de la hargne de toute une nuée de racailles de bas étage.
 
Mais que l'on se rassure, notre grand leader charismatique a fait part sur les ondes de son effroi devant de tels agissements, notre bon ministre de l'intérieur a mobilisé ses troupes afin que l'on châtie derechef les ignobles. Et puis quoi ? Une manif des communistes qui auparavant marchaient la main dans la main avec le judéophobe Dieudonné, l'indignation polie tout plein de la toujours mignonne Ségolène, la théorie sans fin des médiatiques médiatisés qui vendent du verbe mais qui jamais n'agissent. Et puis quoi ?
 
Et puis rien, car il y a peu de chances pour que ces zigotos soient identifiables et identifiés. Et puis, qui a évoqué le calvaire de la victime ? Un quart d'heure, c'est long, très long lorsque l'on est molestée, jetée au sol, dépouillée. On crie, on hurle, on a peur, on supplie, on appelle à l'aide et personne ne bouge. Les ravisseurs reviennent, ils ont trouvé leur victime, elle habite le 16ème, c'est une juive, c'est sûr, là-bas il n'y a que ça. Pauvres cons, pauvres minables ! Et puis cela recommence, avec les armes blanches qu'ils ont sur eux, ils se livrent à un simulacre du rituel de l'épuration, ils lui coupent des mèches entières de ses cheveux, ils savent qu'ils l'atteignent dans sa féminité, qu'ils l'humilient. Ensuite, comme personne ne bouge, ils lacèrent ses vêtements ; dans les cris et la bousculade, la poussette où se trouve son enfant bascule, l'enfant tombe, pleure sûrement, mais rien ne les arrête, surtout pas les cris d'un petit pseudo-juif. Pour finir, ils sortent les marqueurs qu'ils utilisent pour taguer et dessinent trois croix gammées sur son ventre, marquant symboliquement du sceau de l'infamie la matrice d'où est né l'enfant.
 
Alors oui, j'ai honte ! J'ai honte de partager le même sol que ces raclures, j'ai honte de voir mes compatriotes aussi lâches devant un spectacle aussi insoutenable que cette horrible agression, j'ai honte de ce gouvernement qui a fait, depuis des décennies, de la lèche à tous les pays arabes, stigmatisant systématiquement un Israël en butte à de constantes agressions et qui, ce faisant, a laissé croire que la France était acquise à la cause palestinienne judéophobe. J'ai honte de ce pays qui figure au top ten des pays où se déroulent le plus d'actes judéophobes, j'ai honte de ce gouvernement qui s'évertue à faire croire que ces chiffres ne sont que balivernes de statisticiens coupés de la réalité, j'ai honte de cette justice qui, à force de laxisme, a laissé croire à ces gouapes qu'elles pouvaient agir en toute impunité.
 
Et puis j'ai honte car je pense à toutes ces jeunes femmes, ces mères de famille qui vont trembler un peu plus maintenant en empruntant les transports en commun, alors qu'elles ne font que se rendre au travail ou rentrer chez elles. Enfin, et pour finir, j'ai honte car personne ne parle de ce que va vivre cette jeune femme maintenant que l'agression est passée. Personne ne parlera de ses pleurs silencieux lorsqu'elle verra chaque matin dans la glace le reflet de sa chevelure mutilée, personne n'évoquera les cauchemars à répétitions ni la longue thérapie qu'elle va devoir suivre afin de se libérer de ces fantômes. Comme beaucoup de victimes elle va se taire, peut-être déménager, et on l'oubliera bien vite, la tempête médiatique apaisée.
 
Honte.