Combien ont-ils
touché ?
Danielle Bleitrach
11/01/2005
source : Cuba Solidarity
Project
URL :
http://www.anti-imperialism.net/lai/texte.phtml?section=&object_id=23409
Catherine Deneuve a
été la semaine dernière entendue par la justice
pour avoir touché 50.000 euros pour sa présence à
une soirée organisée par un homme d'affaire véreux
et elle n'est pas la seule... Une enquête du Nouvel Observateur
révèle qu'il s'agit d'une pratique courante de ces
stars qui monnaient systématiquement leur présence à
des "soirées", c'est une part essentielle de leurs
revenus. L'article analyse "la publicité clandestine",
mais n'aborde pas les aspects politiques de ces
prestations.
Pourtant si l'on admet que l'organisateur de ces
soirées mondaines, événéments, autour
d'une marque, est Publicis...
Si l'on admet que Publicis est
un des financiers de Reporters sans Frontières, en particulier
dans ses campagnes contre Cuba...1
Et que l'ensemble de la presse a besoin des annonces de Publicis...
On comprend mieux l'accueil réservé à Robert
Ménard (RSF) dans les rédactions parisiennes.
Si
l'on admet que Publicis a comme un de ses principaux clients l'armée
nord américaine...2
Ce qui explique non seulement l'attitude de Robert Ménard
envers Cuba, mais aussi en Irak...
Quelles ont été
les conditions de la soirée aux Champs Elysées en 2003,
avec en vedette Catherine Deneuve et d'autres rétribuées
du show bizz ? Soirée organisée par Reporters sans
frontières sur le thème "Cuba si, Castro no!"
avec tous les 50 mètres dans les rues de Paris une affiche
sous verre annonçant l'événement, toutes les
rédactions de presse mobilisées...
Et même
si cette prestation là n'avait pas été
rétribuée, dans la mesure où elle participe d'un
système impliquant les mêmes est-il extraordinaire de
les voir se mobiliser à la demande du "fournisseur"?
Il
est à noter que les Français ont un extraordinaire bon
sens et que cette soirée, comme la plupart des autres
mobilisations de Reporters sans Frontières ont fait un
bide...
Jusqu'à quand le droit à l'information
des Français sera-t-il monopolisé par un système
d'intérêts impérialiste, servi par des valets
rapaces, corrompus... Ce sont ces gens-là qui s'érigent
en donneurs de leçon à toute la planète... De
quel droit?
DANIELLE BLEITRACH co-auteur du livre Cuba
est une île, Le Temps des Cerises, Paris 2004, ISBN
2841094995
(1) "Les dernières
campagnes publicitaires anticubaines de Reporters sans Frontières
ont été conçues et montées par Publicis,
le géant mondial de la publicité qui a, parmi ses
clients les plus importants, nulle autre que l'armée nord
américaine. Le secrétaire général de
Reporters sans Frontières a reconnu dans ses propres
publications que la Saatchi & Saatchi orldwide, la plus célèbre
agence publicitaire newyorkaise, se trouvait derrière ses
campagnes contre Cuba, affirmant que la gigantesque firme lui
fournissait ses services "gratuitement" (...) selon le site
Web qu'il consacre à ses investissements, Publicis se classe
numéro un de la publicité en France et en Europe et
numéro trois aux États-Unis." voir Jean Guy Allard
avec la contribution de Marie Dominique Bertuccioli. Le dossier
Robert Ménard. Pourquoi Reporters sans frontières
s'acharne sur Cuba. Lanctôt éditeurs. Canada.p 5 et
46.
(2) L'armée nord américaine dépense
annuellement cent millions de dollars en campagnes de publicité,
essentiellement diririgées vers les jeunes. Publicis, par une
filiale américaine STARCOM MEDIA VEST, a créé
tous les concepts de "la nouvelle image" de l'armée
américaine" ouvrage cité P 47.