Le problème, c'est qu'on a toujours mal interprété les événements de 1968, ramenant tout à la révolte estudiantine. En fait, c'est la grève générale de dix millions de salariés qui a donné son ampleur au mouvement. Sans cette grève de trois semaines menée par la CGT, la CFDT et d'autres syndicats, le Mai 68 français serait resté aussi insignifiant que dans les pays voisins (Allemagne, par exemple).
Quand on sait qu'il y a 40 ans, les syndicats étaient autrement plus puissants et plus combatifs qu'aujourd'hui et que leurs dirigeants n'étaient pas achetés par le patronat comme c'est le cas de nos jours, quand on sait également qu'il y avait encore à l'époque un parti communiste influent en France (aux élections présidentielles de 1969, le candidat du PCF, Jacques Duclos, recueillit 22 % des voix), quand on sait enfin que tout cela ne fut pas suffisant pour imposer un changement durable, on peut se demander sur quelles forces organisées un vaste mouvement revendicatif pourrait s'appuyer en 2008.
Sur le parti "socialiste" et ses "éléphants" ?... Sur le parti "communiste" de Marie-George W. Buffet ?... Sur le parti "révolutionnaire" d'Olivier Besancenot ?... Sur le syndicat de c(l)asse de M. le camarade Thibault ?... Sur le lobby israélophile ?... Sur Ducohn-Bendit ?... Sur les activistes homo-travelo-lesbo-trans ?... Sur les défenseurs du climat-menacé-par-le-CO2 ?... Sur les protecteurs du Tibet et du Darfour ?...
P.S. (comme dans "pédophile sioniste") :
En 1975, Cohn-Bendit évoquait sans complexes son "activité d'éducateur" dans un jardin d'enfants de Francfort, où il
se faisait ouvrir la braguette et chatouiller le sexe par les gamins qu'on lui avait confiés. Maintenant qu'il est député "vert" européen, il ne se vante plus mais continue de donner des leçons aux autres. Il affirme sans rire que "la pédophilie est un crime contre lequel il faut se battre".