DONBASS - UKRAINE

- 2014-2022 -

( II )



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26 août 2014 - Contre-offensive de la résistance   5 septembre 2014 - L'arnaque du "cessez-le feu"

20 septembre 2014 - Le dernier clou dans le cercueil du Donbass ?

Janvier 2015   12 février 2015 - Minsk 2   14 octobre 2015   12 novembre 2015

Mai 2016   28 septembre 2016   27 janvier 2017   Avril 2018   31 août 2018   21 avril 2019


Février 2022 - Relance de la guerre   21 février 2022 - Reconnaissance des deux républiques

24 février 2022 - Intervention russe   1er mars   8 mars   13 mars   20 mars   28 mars   3 avril 2022 - Provocation de Boutcha

16 avril 2022 - En attendant Godot... ou la phase 2 de l'opération   5 mai   26 mai   1er juin   27 juin 2022- Krementchoug

5 août 2022   8 septembre - Le commencement de la fin ?   6 octobre 2022 - Con ou complice ?

Cartes




Voir également ces deux autres pages :

La Russie de Poutine

La chute de l'URSS
- Porte ouverte à tous nos ennuis actuels -





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CONTRE-OFFENSIVE DE LA RÉSISTANCE

26 août 2014 : Carte de la situation militaire au 25-26 août  et à titre de comparaison un jour plus tôt :

Pas de changement dans le nord et autour de Lougansk-ЛУГАНСК, ni dans le secteur de Donetsk-ДОНЕЦК et Gorlovka-ГОРЛОВКА, exception faite d'une poche ukrainienne nettement plus large au sud-est de cette ville. Les Ukrainiens sont toujours encerclés au sud de Lougansk, près de Ielenovka-Еленовка, d'Ilovaïsk-ИЛОВАЙСК et d'Ambrosievka-АМВРОСИЕВКА (le plus gros de tous les "chaudrons") ainsi qu'à la frontière russe près de Kojevnia-Кожевня. En outre, un nouveau réduit fasciste vient de surgir du néant du côté de Saour-Moguila-Саур-Могила. Eliminer ces neuf enclaves ennemies qui menacent de l'intérieur le territoire indépendantiste est une tâche qui nécessite beaucoup de moyens en hommes et en matériel, moyens dont la résistance ne dispose pas vraiment.

Dans ces conditions, il est étonnant de voir cette subite extension de la zone rouge vers le sud, le long de la frontière russe en direction de la mer d'Azov. Les forces du Donbass sont aux portes de Novoazovsk-Новоазовск, après avoir pris Thälmannovo-Тельманово (une petite ville qui porte le nom d'Ernst Thälmann, chef du parti communiste allemand KPD, arrêté par les nazis en 1933 et assassiné en 1944 au camp de concentration de Buchenwald). Cette avance des indépendantistes est due non pas à une "invasion russe", comme le prétendent les merdias ukrainiens et occidentaux, mais au fait que très peu de fascistes se trouvaient dans cette zone. Il ne s'agit peut-être que d'un feu de paille.

A Donetsk, les pilonnages de l'artillerie ukrainienne se poursuivent, notamment dans le Petrovski Raïon-ПЕТРОВСКИЙ Р-Н (banlieue ouest) où l'on compte de nombreux morts. Les criminels de guerre de la junte utilisent notamment des missiles balistiques Totchka (RIA Novosti).

Tous les politiciens occidentaux parlent de "sauver les chrétiens d'Irak", mais où sont-ils pour sauver les chrétiens du Donbass quand le régime de Kiev bombarde et incendie les églises et tue les fidèles, comme cela vient d'arriver à deux reprises en 24 heures ? (trois morts pendant la prière - RT).


A Kiev, avant de partir pour Minsk afin d'y rencontrer Poutine, Porochenko dissout la Rada. Autrement dit, un "président" bidon sorti "vainqueur" d'une "élection" truquée (voir page précédente 24 et 25 mai) met fin à l'existence d'un parlement croupion d'où a été exclue la majorité élue en 2012 (Parti des régions de Ianoukovitch et PC - page précédente 22 juillet), le tout suite à un putsch fasciste contre le président légal (page précédente 21 et 22 février). Les "élections" législatives prévues pour fin octobre seront aussi illégitimes que le reste, car les partis interdits depuis le coup d'Etat ne pourront pas y participer... Ce système illégal de bout en bout, conçu par les stratèges des USA et de l'UE, n'a pu s'imposer que grâce à la complicité du Kremlin.

Après le sommet de Minsk, Poutine déclare que "les pourparlers ont été positifs" (La Voix de la Russie) mais sans donner de précisions. Porochenko, lui, annonce qu'un "plan de paix est en préparation". On sait que Porko adore les plans de paix.


Intox ukrainienne du jour : le site maïdaniste Kyiv Post fait savoir que selon le SBU de Kiev [un mélange de Gestapo et de ministère de la Propagande] dix militaires russes ont été capturés par l'armée ukrainienne à Dzerkalne (en russe  Dzerkalnoïe-Дзеркальное), un village situé à 2-3 km au sud-ouest de Kouteïnikovo-Кутейниково, à la limite de la grande poche blanche que l'on peut voir sur cette carte et à 25 km du territoire russe. Les prisonniers ont avoué avoir envahi l'Ukraine, et le Kremlin lui-même (qui, quand, comment ?) a déclaré plus tard que ses soldats avaient franchi la frontière par inadvertance. Reste à savoir comment les dix "Russes" ont fait pour pénétrer dans le chaudron sans remarquer qu'il était bouclé par la résistance. Avec des "envahisseurs" aussi cons, Kiev n'a rien à craindre - heureusement que c'est du cinéma...

Cet article de L'Express détaille les "aveux des militaires russes" : "Nous avancions en colonnes dans des champs, pas sur la route. J'ai deviné être en Ukraine quand on a commencé à nous bombarder. Je ne sais pas à quel moment on a traversé la frontière*... On nous a informés qu'on se rendait en Ukraine mais on ne nous a pas précisé le but de notre mission. On nous utilise comme de la chair à canon, nous ne savons pas pourquoi on nous a envoyés ici... Dans un premier temps, on pensait participer à des manœuvres pour lesquelles on nous a demandé de couvrir de peinture blanche les numéros de nos véhicules. Quand on a fait exploser mon blindé, j'ai commencé à avoir peur. J'ai compris que ce n'étaient pas des manœuvres. Je me suis rendu compte qu'ici c'est la guerre entre l'Ukraine et la Russie... Ce que raconte la télévision russe ne correspond pas à la réalité..."

* Pour éviter à l'avenir ce genre de malentendu, et maintenant que la résistance contrôle la frontière dans toute sa longueur depuis l'est de Lougansk jusqu'à la mer d'Azov ou presque, on commence a mettre en place des panneaux signalant que l'on se trouve à la frontière d'Etat de la République de Nouvelle-Russie. Il était temps...

P.S. : Si vous parlez le russe, inscrivez-vous pour le prochain casting. On recrute en permanence de nouveaux candidats pour jouer les envahisseurs pris la main dans le sac. Salaire : 100 $ par interview. Lieu de travail : les studios du SBU à Kiev. Ne vous inquiétez pas pour le blindé explosé, vous n'avez rien à craindre. Le seul (mec) blindé que vous verrez, c'est notre scénariste...



HUMOUR INVOLONTAIRE :

Selon la BBC, le 25 août 2014 :
en orange, le territoire tenu par les "rebelles",
en jaune, ce qu'ils avaient précédemment,
au sud, la frontière russe est contrôlée par Kiev.
(à comparer avec la situation réelle à la même date)

Soit dit en passant, pour ce qui est de l'itinéraire du récent convoi humanitaire russe
(Izvarino-Lougansk, en bleu sur la carte), on se demande bien pourquoi les Ukrainiens
(qui étaient contre sa venue) l'ont laissé traverser le territoire qu'ils "contrôlent".


27 août 2014 : Carte de la situation militaire (pas du tout homologuée par la BBC) :

Au sud-ouest de Lougansk-ЛУГАНСК, la poche ukrainienne de Bieloïe-БЕЛОЕ s'est étendue vers le nord. Au nord de la capitale de la RPL, une nouvelle poche a fait son apparition à Metallist-Металлист. Pas de changement en ce qui concerne toutes les autres enclaves blanches en territoire rouge.

Dans le sud, la frontière russe est entièrement aux mains des indépendantistes qui sont maintenant à Sedovo-Седово et dans la partie est de Novoazovsk-Новоазовск. Un peu plus au nord, ils tiennent Granitnoïe-Гранитное et Starobechevo-Старобешево, et semblent vouloir faire leur jonction avec les forces qui se trouvent à Ielenovka-Еленовка, au sud de Donetsk-ДОНЕЦК. Cette progression fulgurante a de quoi étonner...

28 août 2014 : Selon Itar-Tass, 62 militaires ukrainiens parmi les quelques milliers encerclés dans la grande poche blanche à l'ouest d'Ambrosievka-АМВРОСИЕВКА sont allés "se réfugier" à Chramko en Russie (au sud de Novoivanovka-Новоивановка et d'Oulianovskoïe-Ульяновское). Apparemment, la résistance leur a ménagé un corridor de sortie. Avant eux, dans d'autres chaudrons proches de la frontière, des centaines de Ukies fatigués avaient fait de même, connaissant la générosité de Poutine, qui les soigne, les nourrit, les bichonne et les renvoie "en Ukraine" où ils peuvent continuer de combattre la résistance. Ces derniers temps, cependant, le régime de Kiev semble se méfier des revenants du chaudron. Ils sont parfois soupçonnés, voire poursuivis comme déserteurs à leur retour. Mais ce n'est pas la faute du Kremlin... Situation à suivre donc : il est possible qu'un plus grand nombre de ces exfiltrés choisissent maintenant de rester en Russie. D'autre part, les Russes ne savent plus par où faire passer les candidats au retour. Maintenant que la frontière est contrôlée par les indépendantistes, il ne reste plus que la région au nord de Lougansk ou le rapatriement par avion (voir page précédente 26 juillet).

A Donetsk, comme chaque jour, la junte fasciste continue ses pilonnages : 16 civils tués au cours des dernières 24 heures (RIA Novosti). Le massacreur en chef peut être satisfait. Et pourtant, non, il se plaint... Il est vrai que depuis peu, ses troupes subissent quelques revers dans le sud (aujourd'hui perte de Novoazovsk). C'est à cause de l'invasion russe, beugle PolPotochenko, des centaines de chars moscovites entrent en Ukraine... Si ça pouvait être vrai... Ces jérémiades ont évidemment pour but de provoquer une intervention de l'OTAN.

Après des mois de passivité, voire de collaboration ouverte, Poutine commence à récolter les fruits de sa lâcheté. Moins il en fait pour le Donbass, et plus l'Occident l'accuse d'intervenir. On lui met sur le dos tout ce que les Russes de Russie font à titre privé - contre sa volonté - pour les Russes du Donbass (les Novorusses), par solidarité envers des compatriotes menacés (aide matérielle, militaire, personnelle). Si l'imbécile du Kremlin avait soutenu les deux républiques dès le mois d'avril, plus personne n'en parlerait - et des milliers de vies humaines auraient été épargnées.

Mais son "péché originel", dans cette affaire, est de ne pas avoir condamné le putsch du 22 février. S'il l'avait fait, le régime fasciste et criminel de Kiev n'aurait pas pu se mettre en place et l'Etat artificiel ukrainien (ce "failed state" de 1991) se serait écroulé - rapidement et à moindre coût.


Blague de blonde version ukrainienne : Timochenko appelle les députés de la Rada suprême à décréter la loi martiale dans les régions de Donetsk et de Lougansk (RIA Novosti). Définition de la "loi martiale" selon Wikipédia : "Etat judiciaire d'exception, en vertu duquel l'armée assure le maintien de l'ordre à la place de la police ou en collaboration avec celle-ci."



"Faut dire que chez nous, avec la crise de l'énergie provoquée
par ces salauds de Russes, on n'a plus la lumière à tous les étages...
"


29 août 2014 : Carte de la situation militaire au 28-29 août :

A l'ouest, les fascistes qui se trouvaient entre Ielenovka-Еленовка et Granitnoïe-Гранитное ont été encerclés. Une nouvelle poche blanche à l'est de Volnovakha-ВОЛНОВАХА vient s'ajouter à toutes les autres. Au sud-ouest, les forces novorusses progressent jusqu'à Volodarskoïe-Володарское puis passent entre Mangouche-Мангуш et Starodoubovka-Стародубовка avec l'intention d'encercler Marioupol-МАРИУПОЛЬ. Comme les Ukies adorent les chaudrons et qu'ils en ont déjà une douzaine, le treizième est gratuit.

Starodoubovka est encore en RPD mais à la frontière du district de Zaporojié. Il faut espérer que la contre-offensive en cours depuis quelques jours ne s'effondrera pas aussi subitement qu'elle a commencé...

Avec un sens aigu de l'à-propos, Poutine réclame l'établissement d'un "couloir humanitaire"... pour les soldats ukrainiens encerclés, "afin d'éviter des pertes de vie inutiles" (Reuters). Pour ce crétin, la vie des mercenaires de la Garde nazillonale de Kiev a plus de valeur que celle de leurs milliers de victimes...  L'homme "fort" de Moscou demande aux combattants du Donbass de "laisser les Ukrainiens quitter le champ de bataille sans entrave pour rejoindre leurs familles" et de "fournir une assistance médicale d'urgence à ceux qui ont été blessés".

On croit rêver... D'abord parce que les indépendantistes manquent eux-mêmes de moyens médicaux. Ensuite parce que Poutine prend ouvertement parti pour des agresseurs sur le point d'être vaincus, agresseurs qu'il veut sauver afin qu'ils puissent retourner faire leur sale guerre (peut-être pas tous, mais au moins une bonne partie d'entre eux). Et finalement, parce qu'il ne tient qu'à ces salopards en déroute de se rendre aux forces de la résistance ; on le leur a proposé maintes fois mais ils refusent. La veille, 62 Ukrainiens sur les 5.000 ou 7.000 coincés dans le chaudron d'Ambrosievka (voir un peu plus haut 28 août) sont passés en Russie. Que les autres fassent la même chose. C'est à eux que Poutine devrait s'adresser, puisque leur sauvetage lui tient tant à cœur...


DEVISE DU JOUR :

"Si on te frappe sur la joue, dis merci,
tend l'autre joue et baisse ton froc...
"
(Saint Vladimir)

Humour yankee : c'est avec cette photo satellite (datée du 23 août mais découverte seulement cinq jours plus tard) que les Américains veulent "prouver" qu'une "invasion russe" est en cours et qu'il faut la stopper de toute urgence.

30 août 2014 : L'hystérie russophobe ukrainienne, amplifiée par les médias occidentaux, atteint des sommets inégalés. Profitant de la passivité du Kremlin, la junte et ses sponsors en rajoutent de minute en minute, toujours sur le thème de "l'invasion russe". Les provocations se multiplient : deux diplomates de l'ambassade russe de Kiev sont arrêtés par la police du régime malgré leur immunité, le gouvernement de Varsovie interdit à l'avion du ministre russe de la Défense de survoler la Pologne à son retour de Slovaquie, l'OTAN envoie des troupes à la frontière russe de la Lettonie, etc... Ils la veulent, leur guerre mondiale... Tout cela ne serait pas arrivé si Poutine avait dès le départ fait preuve de fermeté, mais on sait que ce n'est pas sa spécialité...



LES FEMMES AU FOYER, LES ENFANTS AU CHAUDRON :

A Lvov (ouest) on va apprendre aux écoliers de 11 ans à se servir d'armes à feu.
Quand ils sauront tirer, on pourra les envoyer se battre dans le Donbass...

[ Il n'est pas impossible que l'auteur de ce scoop ait voulu parler d'écoliers de 11e année
(11th grade), l'équivalent de la classe de première en France - ce qui est à peine mieux... ]

Sur le terrain, si l'on en croit RIA-Novosti, la résistance aurait abattu quatre avions ukrainiens Su-25 : un à Voïkovo (à l'est de Makeïevka, la ville jumelle de Donetsk), un à Merejki (un village à l'ouest de l'enclave ukrainienne proche d'Ambrosievka), deux à Novokaterinovka (un peu plus à l'ouest). Kiev fait état d'un seul appareil perdu, sans mentionner l'endroit. Bon...

Cassad sur la situation militaire le 30 août, en fin de journée (pas de nouvelle carte, la carte précédente est encore plus ou moins valable) :

Dans le nord-est, la résistance parvient à libérer Novosvetlovka (au sud-est de Lougansk), ce qui devrait permettre au prochain convoi humanitaire russe [si Porochencho donne à Poutine l'autorisation d'en envoyer un] de rallier directement la capitale de la RPL sans passer par des voies détournées. Ailleurs autour de Lougansk (front nord et poches ukrainiennes au sud et au sud-ouest), la situation est inchangée, de sorte que la route directe qui relie Lougansk à Donetsk n'est toujours pas praticable.

Pour Cassad, les piétinements de la contre-offensive à l'est ne sont pas un signe de pugnacité de l'armée ukrainienne. Ils traduisent plutôt les divisions internes de la résistance dans la région de Lougansk. Certaines unités n'en font qu'à leur tête et refusent toujours de se plier au commandement commun, par exemple divers anarchistes dits "makhnovistes" (qui se réclament de Nestor Makhno) et un groupe dirigé par l'ataman (chef cosaque) Nikolaï Kozitsine (autre lien - voir "Who is Ataman Kozitsyn ?").

[Comme le relate l'article précédent, Kozitsine a tenté de prendre le pouvoir à Lougansk en mai-juin pour le compte de la junte de Kiev. Plus tard, vers le 10 août, il a abandonné Krasni Loutch aux fascistes sans combattre (il était installé dans la ville voisine d'Antratsit). Les "Cosaques du Don" de Kozitsine sont aussi responsables d'une bonne partie de la criminalité qui affaiblit la résistance en RPL. L'auteur de l'article soupçonne que l'ataman est utilisé par le Kremlin dans le but de miner de l'intérieur le mouvement séparatiste. Il existe d'ailleurs un autre problème assez similaire en RPL : c'est celui de la cinquième colonne de Khodakovski (liée à l'oligarque Akhmetov et à des invididus proches de Poutine) dont Cassad avait parlé dans un autre article - voir page précédente 15 août. On voit que de ce côté-là également, les Novorusses ont du pain sur la planche...]

Pas de grands changements au nord de Donetsk et Gorlovka (partie nord-ouest du front). Le gros des ressources de la résistance est utilisé pour bloquer ou réduire les divers chaudrons ukrainiens, ce qui limite les autres opérations.

Côté sud-ouest, la ville de Marioupol est encerclée par les indépendantistes et coupée de Berdiansk (district de Zaporojié - carte).

31 août 2014 : Carte de la situation militaire :

Près de Lougansk-ЛУГАНСК, même si deux petites poches blanches ont été résorbées, le plus gros reste à faire. Plus au nord, la résistance tente une poussée en direction de Lissitchansk-ЛИСИЧАНСК. Sur le front nord-ouest (Donetsk-ДОНЕЦК et Gorlovka-ГОРЛОВКА) pas de changement. Plus à l'est, le réduit d'Ilovaïsk-ИЛОВАЙСК a pu être éliminé. Celui de Kouteïnikovo-Кутейниково près d'Ambrosievka-АМВРОСИЕВКА commence à rétrécir. Sur le front ouest, la ville de Volnovakha-ВОЛНОВАХА est libérée. Au sud-ouest, l'étau se resserre autour de Marioupol-МАРИУПОЛЬ.

Non loin de là, en mer d'Azov, les indépendantistes coulent - ou du moins endommagent - une vedette des garde-côtes ukrainiens.




Les 62 militaires de la junte exfiltrés le 28 août ont été rapatriés en Ukraine via le poste frontalier de Nekhoteïevka situé entre Belgorod et Kharkov (Itar-Tass - carte).


PROGRAMME :

Même chose pour la Crimée ?...

Porko avait raison, la preuve : Deux envahisseurs moscovites pris les armes à la main. Texte russe sur l'uniforme du premier : « Ded Moroz za mir i pravdou », qu'ils traduisent par « le Père Noël est pour la paix et la vérité ». En fait, tous les Ukrainiens vous le diront, la signification réelle est : « Je suis morose à mort depuis que je bois du Mir et que je lis la Pravda ».  (Sur le manche de la fourche - pardon, sur le canon de la kalach - on peut lire : « Pour Liachko ». Liachko et son bataillon sont l'équivalent ukrainien du nazi allemand Röhm et de ses SA - voir page précédente 23 mai.)



CONVOCATION MILITAIRE DE LA JUNTE :

En rouge :
« Allez vous faire foutre, je suis séparatiste »


1er septembre 2014 : L'armée ukrainienne abandonne l'aéroport de Lougansk (Kyiv Post). Celui de Donetsk est encore occupé par les fascistes.  A Merejki, au sud de la poche de Kouteïnikovo, encore un avion abattu, cette fois c'est un Su-27.

Six NATO officers blocked in Mariupol (Pravda). Ces officiers font partie d'un groupe "d'information" délégué en Ukraine en mars 2014 par le Centre de cyber-guerre de l'OTAN (en jargon otano-orwellien : "Centre d'excellence de cyber-défense coopérative") situé à Tallinn (Estonie). La plupart des officiers de ce groupe sont basés à Kiev, dans l'immeuble qui abrite le soi-disant "Conseil de sécurité nationale et de défense" de la junte fasciste, d'où ils dirigent la propagande antirusse du régime. Les six de Marioupol sont arrivés au mois de juillet, c'est-à-dire après le départ des indépendantistes, qui de toute façon n'avaient jamais vraiment pris racine dans cette ville. Le choix de Marioupol a été favorisé par la proximité de la Russie et du théâtre des opérations. Ce sont précisément ces militaires américains qui ont élaboré l'actuelle campagne sur le thème de "l'invasion russe", alors qu'ils sont eux-mêmes des envahisseurs en RPD puisque cette république ne les a jamais invités chez elle.

Elton John "sauve" un enfant de Marioupol. Il y a quelque temps, le pédéraste-pédophile anglais et son "mari" avaient essayé d'adopter ce petit garçon de six ans pour l'ajouter à leur collection (ils en ont déjà deux, âgés de trois ans et de 20 mois). Mais les lois pédophobes ukrainiennes de Ianoukovitch avaient fait échouer le projet. Désormais, grâce au nouveau régime, plus rien n'entrave le libre accès à la chair fraîche... Autre bonne nouvelle : le petit garçon de Marioupol a un frère de sept ans, qu'Elton John a également "sauvé" du chaudron pour mieux le faire passer à la casserole.


A Minsk se déroule une réunion du "groupe de contact" censé mettre fin à la guerre. En font partie : l'ambassadeur de Russie en Ukraine, un délégué de l'OSCE (Otan Sous Couverture Européenne), l'ancien président ukrainien Léonid Koutchma (qui n'est mandaté par personne. surtout pas par la junte de Kiev), un représentant de la RPD (Andreï Pourguine, vice-Premier ministre) et un de la RPL (Alexeï Kariakine, président du Parlement). Ces magouilles ne sont pas nouvelles (voir page précédente 23 juin). Seuls les participants du Donbass sont nouveaux. Pourguine joue à présent le rôle que jouait Borodaï, passé à la trappe le 7 août. L'objectif est de neutraliser le mouvement séparatiste, de le remettre sur des rails "fédéralistes" (statut spécial dans une Ukraine unie). Avec l'aide de quelques pantins, Poutine fait comme si rien ne s'était passé au cours des six derniers mois. C'est une insulte aux innombrables victimes de cette guerre.

Pendant ce temps, Porochenko, pour montrer ce qu'il pense de ce "dialogue", demande aux Etats-Unis de placer les deux républiques dissidentes sur la liste des organisations terroristes. C'est le "groupe d'information" de l'OTAN (voir quelques lignes plus haut) qui lui a "conseillé" de le faire.

Si Poutine consacrait autant d'énergie à sauver le Donbass qu'il en met à le torpiller, tout irait bien. Malheureusement, la farce de Minsk n'est qu'une nouvelle forme de trahison qui vient s'ajouter à celles déjà existantes (voir plus haut 30 août).

Emergent statehood - Naissance d'un Etat.  Dans cet article, Cassad estime que si la tendance actuelle se poursuit, on pourrait aboutir pour la Nouvelle-Russie (et pas seulement pour le Donbass) à une solution de type Transnistrie. C'est-à-dire à une indépendance de fait, reconnue uniquement par la Russie mais plus ou moins tolérée par le reste du monde, à commencer par le reliquat ukrainien (tout comme la Moldavie amputée de la Transnistrie tolère celle-ci depuis 1990). La taille de la Nouvelle-Russie dépendrait des succès militaires de ses troupes : "Plus la guerre durera, et moins il restera d'Ukraine à la fin de la guerre... Des négociations sont inévitables, mais plus tard elles commenceront, mieux cela vaudra pour nous..."  Dans cette affaire, les oligarques ukrainiens auront leur mot à dire. L'un ou l'autre d'entre eux pourrait mordre la poussière : Kolomoïski ? Akhmetov ? Porochenko ?...

Malgré tout, on a un peu l'impression que l'auteur est en train de vendre la peau de l'ours, alors qu'il y a à peine dix jours, tout ne tenait qu'à un fil. Attendons d'abord de voir si les forces du Donbass seront en mesure de reconquérir leur propre territoire.

Une chose est certaine, en tout cas : si les prévisions de Cassad se réalisent, ce ne sera pas grâce à Poutine mais malgré lui, voire contre lui...



ÇA VA TOUT CHANGER :

Une unité de chars de l'armée russe déployée en Ukraine fait défection
et rejoint l'armée ukrainienne. C'est vrai, hein, c'était marqué dans FessesBouc...


2 septembre 2014 : Carte de la situation militaire au 1er-2 septembre :

Après la libération de l'aéroport de Lougansk-ЛУГАНСК (dont il ne reste plus qu'une carcasse), deux réduits ukrainiens subsistent au sud-ouest de la ville (Bieloïe-БЕЛОЕ et Loutouguino-Лутугино). Ailleurs, les autres poches ennemies sont elles aussi intactes. Pour ce qui est de celle qui se trouve au nord-est de Volnovakha-ВОЛНОВАХА, la situation semble assez confuse.  Marioupol-МАРИУПОЛЬ et ses environs sont toujours encerclés par la résistance, mais la zone en rose clair à l'ouest et au nord-ouest de la ville, zone qui s'étend jusqu'à Volnovakha, est désignée dans la légende comme "région sous contrôle conditionnel".

Depuis quelque temps, un certain chaos règne autour des enclaves ukrainiennes dans la partie ouest de la zone libérée, avec tentatives de sortie en force des fascistes (y compris à pied), contre-attaques de la résistance, corridors "humanitaires" établis à la demande du Kremlin, etc... Les Ukrainiens refusent souvent d'abandonner leurs armes et leur matériel avant de se retirer, ce qui entraîne automatiquement une riposte des troupes du Donbass qui considèrent à juste titre qu'elles sont attaquées. Dans les prochains jours, les combats devraient se concentrer sur ces chaudrons. Tant qu'ils ne seront pas éliminés, il sera difficile - sinon impossible - aux forces novorusses de s'occuper d'autre chose. C'est d'autant plus urgent que la junte et ses sponsors préparent une nouvelle offensive.



L'aéroport de Lougansk

La résistance a fait des prisonniers ukrainiens par centaines... et ne sait plus qu'en faire. Elle ne peut pas les nourrir. Elle en renvoie 300 "dans leurs foyers" (RIA Novosti). Alexandre Zakhartchenko, Premier ministre de la RPD, leur tient un discours d'adieu à la fois grandiloquent, surréaliste et franchement débile. Zakhartchenko y fait l'éloge de "l'Euromaïdan" et de ses "grandes idées" que la résistance "met en pratique", et certifie à ses ennemis vaincus qu'ils sont "de grands soldats". Il les invite à revenir "en amis", il leur offrira "une tasse de thé, un verre de vodka et quelque chose à manger".  Quand on sait comment les fascistes de Kiev traitent leurs prisonniers, on ne peut que recommander à Zakhartchenko de consulter un psychiatre... Si le mouvement séparatiste n'est pas vaincu militairement, il le sera de l'intérieur par des types de cet acabit...

3 septembre 2014 : Porochenko fait annoncer par son service de presse qu'il a conclu un cessez-le-feu définitif avec Poutine. Celui-ci dément aussitôt et fait remarquer que la Russie ne peut pas négocier de cessez-le-feu puisqu'elle ne participe pas aux combats. Mais dans la foulée, l'homme du Kremlin produit un plan de paix en sept points. Le chef de la junte fait alors marche arrière, réalisant que son initiative malencontreuse risque de mettre fin au bain de sang.

Bref, tout cela ressemble assez à un nouvel épisode de la série russo-ukrainienne Porko et Khouille-lo  (voir page précédente 15 juin).


Carte de la situation militaire : Les combats se concentrent sur le "front intérieur" où les enclaves ukrainiennes subsistent toujours, parfois stables (véritables chaudrons), parfois changeantes (par la taille et même par l'emplacement). L'aéroport de Donetsk, depuis longtemps occupé par les fascistes, est désormais encerclé. Près de Volnovakha-ВОЛНОВАХА, les Ukrainiens ont pu se libérer d'une poche où ils étaient enfermés depuis plusieurs jours. Au nord-est de Lougansk-ЛУГАНСК, la résistance est à présent dans le secteur hachuré mais sans le tenir vraiment (selon la légende, il s'agit d'une zone où les groupes de diversion et de reconnaissance opèrent activement). Même chose pour le territoire situé à l'ouest et au nord de Marioupol-МАРИУПОЛЬ. On voit que la situation reste encore incertaine, l'euphorie n'est pas de mise...


Paris : sur ordre des Etats-Nazis d'Amérique, le mollusque de l'Elysée suspend la livraison à la Russie d'un porte-hélicoptères Mistral construit aux chantiers navals de Saint-Nazaire. Le mollusque du Kremlin n'apprécie pas du tout cette mesure et parle de violation de contrat.  Et pourtant, lui-même ne s'était pas comporté autrement il y a quelques années, lorsque l'Etat voyou d'Israël lui avait ordonné d'annuler la livraison de systèmes antimissiles à l'Iran, et plus tard à la Syrie.  Ironie du sort ou juste retour de bâton ?...


L'ARNAQUE DU "CESSEZ-LE-FEU"

5 septembre 2014 : A Minsk, nouvelle rencontre du "groupe de contact" (comme le 1er septembre) avec les mêmes participants, à cette différence près que la RPD est représentée par Alexandre Zakhartchenko (Premier ministre) et la RPL par Igor Plotnitski (président). Cette fois, l'ancien président ukrainien Koutchma semble être autorisé par la junte.

Un protocole de cessez-le-feu est signé en un temps record, de même qu'un plan de paix en 12 points dont le contenu n'est pas précisé (Itar-Tass). De toute évidence, il n'y a pas eu de négociations, tout était préparé d'avance... Espérons que les combattants novorusses ne se sont pas fait rouler dans la farine. Se défendre les armes à la main est une chose, éviter les pièges tendus par Moscou et Kiev en est une autre. Connaissant la fourberie de Porochenko, la sournoiserie de Poutine et la docilité des nouveaux dirigeants du Donbass vis-à-vis du Kremlin, tous les doutes sont permis.

Première réaction de Cassad (en russe) : un cessez-le-feu dans les conditions actuelles profite plus à la junte qu'aux indépendantistes. Kiev avait absolument besoin d'un répit pour repositionner ses troupes et rétablir le contact avec les unités encerclées. Si l'on se reporte à ce que Cassad écrivait le 1er septembre (voir plus haut), l'accord de Minsk intervient trop tôt. C'est bien pour cela que Poutine l'a imposé à la résistance. Depuis le début, il fait tout pour affaiblir le mouvement séparatiste - à défaut de pouvoir le liquider. Le contenu exact du plan en 12 points pourrait réserver des surprises. La manière dont il sera appliqué (ou pas) sur le terrain, également.

En attendant, le pilonnage de cibles civiles à Donetsk a continué hier et dans le courant de la nuit, ce qui en dit long sur les intentions des fascistes.


Carte de la situation militaire au 4-5 septembre (entrée en vigueur du cessez-le-feu). Pas de changement notable par rapport au 3 septembre.



On peut lui faire confiance, il sait de quoi il parle


Détail intéressant : selon le site maïdaniste Kyiv Post, pendant que Koutchma, à Minsk, signait l'accord en 12 points pour le compte de Porochenko, celui-ci, au sommet de l'OTAN à Newport (Pays de Galles), présentait son propre plan en 14 points. Extrait du programme de Porko : amnistie pour les séparatistes qui déposent les armes, zone tampon de dix kilomètres le long de la frontière russe, corridor permettant le retrait des "mercenaires russes" du territoire "ukrainien", désarmement et retrait des séparatistes (retrait vers les camps de "filtrage" du SBU ?), libération des prisonniers de guerre (mais pas forcément des indépendantistes kidnappés que le SBU considère comme des "terroristes"), évacuation des immeubles occupés, remise en place de l'ancienne administration, rétablissement des chaînes de télévision ukrainiennes (c'est-à-dire de la propagande fasciste dont Donetsk et Lougansk sont privés depuis des mois), etc...

Pour la forme, le chef de la junte promet au Donbass reconquis la décentralisation et la protection de la langue russe ainsi que... la création d'emplois.

Kyiv Post ignore dans quelle mesure les 14 points de Porochenko coïncident avec les 12 points de Minsk. Deux heures après la signature de l'accord, écrit l'auteur de l'article, les hauts responsables de Kiev ne connaissaient toujours pas le texte du document signé.

6 septembre 2014 : Le texte de l'accord de Minsk n'a toujours pas été publié, et pour cause. Cet article de Yurasumy (traduit par Ilja Schmelzer pour le blog du Saker en allemand) explique pourquoi : comme l'a déclaré le négociateur ukrainien Koutchma, l'accord en 12 points n'a pas encore été signé, il ne le sera que dans quelques jours, le temps de formuler les détails. D'ailleurs, selon certaines sources russes (par exemple celle-ci), il y aurait en fait 14 points (comme dans le plan Porochenko - voir quelques lignes plus haut). Apparemment, on s'est mis d'accord sur le fait qu'on voulait se mettre d'accord, mais pas plus...  Etant donné que d'un côté comme de l'autre, mais surtout à Kiev, beaucoup de gens risquent de ne pas approuver l'accord, on a cru préférable de n'en communiquer le contenu que petit à petit, histoire d'éviter une explosion. Pour les indépendantistes, cela ne laisse rien présager de bon.

Comme il fallait s'y attendre, les fascistes ne respectent pas le cessez-le-feu et continuent de pilonner certains quartiers de Donetsk. Quatre civils sont tués dans le courant de la nuit, et plusieurs dizaines blessés (RIA Novosti). Tirs d'artillerie ukrainiens également sur Makeïevka (la ville jumelle de Donetsk), Gorlovka, Kirovskoïe (à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Donetsk) et autour de Marioupol, où les attaques contre les positions indépendantistes se multiplient. Des renforts venus du district de Zaporojié se rassemblent non loin de Volnovakha (entre Donetsk et Marioupol).

Alexeï Mozgovoï : Contre les oligarques, les faux politiciens et pour le peuple (sur le site du Saker). Avant la "démission" de Strelkov, le chef militaire Mozgovoï était un peu considéré comme le "bras droit" de ce dernier. Son terrain d'action était la RPL (Lissitchansk, Altchevsk).  Pour ce qui est des "négociations" actuelles, estime Mozgovoï, il s'agit d'une nouvelle tentative pour stopper la résistance et l'empêcher de détruire le pouvoir des oligarques. Aucun dirigeant politique de RPD-RPL ne s'est donné la peine de demander l'avis des résistants, des miliciens, des proches des victimes...  "Tout cela ressemble à une farce, à une représentation dans laquelle le peuple de Novorossia jouerait le rôle de figurant... La cinquième colonne est à l'œuvre..." (voir plus haut).  Et Mozgovoï ajoute : "J'irai jusqu'à la fin, jusqu'à l'accomplissement du but initialement fixé..."

Des lecteurs du blog du Saker font remarquer que tous les exemples précédents, de la Yougoslavie au Donbass, montrent qu'un cessez-le-feu n'est jamais à l'avantage de ceux qui combattent l'Empire. La trêve de Minsk, conclue avec des fascistes dans le pétrin, a pour seul but de les en sortir. C'est un peu comme si l'URSS avait signé un cessez-le-feu avec les envahisseurs nazis alors qu'elle était sur le point de remporter la bataille de Stalingrad.

Finalement, question soutien au régime de Kiev, Poutine est encore plus efficace que l'OTAN...



SIGNES DE LUTTES INTERNES EN NOUVELLE-RUSSIE :

Non seulement on a usé de chantage [qui ?] pour faire partir Strelkov, mais il y a aussi des rumeurs comme quoi Vladimir Antioufeïev (vice-Premier ministre de la RPD) aurait tenté un coup de force hier 5 septembre [dans quel but ? on le saura le 8 septembre]. La chose a été démentie par les Novorusses, d'autres affirment que le coup de force a échoué. Quoi qu'il en soit, il ne fait aucun doute qu'il y a en ce moment de réelles tensions au sein de la Nouvelle-Russie. Tandis que quelques-uns soutiennent l'actuelle stratégie de négociations (le "clan Zakhartchenko"), d'autres s'y opposent clairement (le "clan Mozgovoï"). De la même manière, en Russie, on a ceux qui appuient cette stratégie (les gens qui gravitent autour du Kremlin - voir le lien indiqué par The Saker) et ceux qui y sont hostiles (Dougine, Cassad et autres).


7 septembre 2014 : Contrairement à ce que Koutchma prétendait 24 heures plus tôt, le protocole de Minsk a bien été signé, et son contenu est absolument désastreux.



Texte original en russe : page 1 - page 2      ("Talyavini" = Tagliavini)

Pour la résistance, c'est l'équivalent d'une mise à mort : soumission totale à la loi ukrainienne, présence sur le terrain d'agents de l'OSCE [OTAN en civil], mise en place d'une zone tampon à la frontière russe (des deux côtés de la frontière), libération des "otages" et des personnes "illégalement détenues" [tous les fascistes ukrainiens capturés entrent dans cette catégorie, contrairement aux indépendantistes "légalement" kidnappés et séquestrés par la junte], organisation d'élections selon les règles de Kiev, retrait de toutes les formations militaires "illégales", avec leur matériel, leurs militants et leurs "mercenaires" [ni l'armée ukrainienne, ni ses Waffen-SS, ni ses contractuels étrangers n'entrent dans cette catégorie].

On a pratiquement repris tel quel le plan Porochenko (voir plus haut). Cela n'a plus grand-chose à voir avec le plan Poutine en sept points, qui n'était là que pour endormir la résistance. Du reste, le protocole de Minsk ne s'y réfère même pas, évoquant seulement les "initiatives" de Poutine, alors que le "plan de paix" de Porochenko est expressément mentionné.

Autre anomalie, insignifiante au premier abord mais ayant son importance en matière diplomatique : il s'agit d'un accord trilatéral passé entre l'OSCE, l'Ukraine et la Russie (dont Poutine disait le 3 septembre qu'elle ne peut négocier de cessez-le-feu vu qu'elle ne participe pas aux combats). La RPD et la RPL (respectivement en quatrième et cinquième position dans ce partenariat à trois) ne sont pas du tout mentionnées dans l'accord, car pour les trois autres elles n'existent pas, Donetsk et Lougansk font partie de l'Ukraine. On s'est donc contenté de leur faire contresigner le document, sans indiquer les fonctions des deux délégués et en prenant soin de ménager un intervalle entre leurs noms et ceux des trois "grands" (voir aussi la page 2 de l'original russe).

Ce protocole honteux, révélé par l'OSCE après avoir été caché deux jours durant par les autres signataires, apporte la preuve définitive de l'ignominie de Poutine et de ses marionnettes du Donbass, spécialement Zakhartchenko, dont la seule mission consiste à enterrer le mouvement séparatiste. Ce type est vraiment abject, d'ailleurs il a capitulé dès le premier jour (voir page précédente 9 août). Dans son discours du 2 septembre, il faisait ouvertement l'éloge de la racaille maïdaniste.

Logiquement, la résistance devrait rejeter cet "accord" et reprendre rapidement son offensive. Mais dans cette guerre, malheureusement, rien n'est vraiment "logique".


Comme il fallait s'y attendre, la junte profite du "cessez-le-feu" pour masser des troupes en divers endroits, surtout dans le nord (du côté de Slaviansk-Kramatorsk) et dans le sud-ouest, où la zone hachurée sur la carte du 4 septembre semble échapper à la résistance. Contrairement aux Ukrainiens, les combattants du Donbass manquent de réserves.

(Ou peut-être ces réserves ne sont-elles pas toujours utilisées à bon escient, du moins si l'on en juge par ces vidéos mises en ligne par Cassad. On y voit les troupes de l'ataman Kozitsine parader en grand nombre, à pied et avec leurs chars, dans les rues de Perevalsk-ПЕРЕВАЛСК, près d'Altchevsk-АЛЧЕВСК en RPL, juste entre deux poches ukrainiennes que la résistance ne parvient pas à réduire faute de moyens... Pour plus de précisions sur Kozitsine et ses méthodes de combat assez "spéciales", voir plus haut.)

Dans le sud-ouest, les fascistes sont entrés dans Thälmannovo-Тельманово mais auraient été repoussés. Plus au sud, autour de Marioupol, il n'y a jamais eu de trêve. Dans la région de Donetsk non plus, à en juger par les pilonnages sporadiques. Au nord de Lougansk, la situation est tendue...

Dans l'ensemble, pour le moment, les résistants novorusses ne font que réagir modérément aux attaques ukrainiennes - on dirait qu'ils n'ont pas encore lu le protocole de Minsk.

8 septembre 2014 : Selon Itar-Tass, le ministre de la Défense de la RPD signale que l'échange de prisonniers n'a pas encore commencé, étant donné que l'Ukraine, contrairement au Donbass, refuse de communiquer la liste des personnes détenues. Apparemment, le camarade ministre n'a pas lu le document signé par son patron Zakhartchenko, sinon il aurait constaté qu'un échange de prisonniers n'est mentionné nulle part. Le point n° 5 prévoit seulement "la libération immédiate de tous les otages et personnes détenues illégalement". Chacun sait que Kiev ne détient pas d'otages, mais uniquement des terroristes arrêtés le plus légalement du monde dans le cadre de l'opération spéciale qui se déroule dans les régions est-ukrainiennes de Donetsk et de Lougansk. Ces individus ne seront libérés que si la Justice ukrainienne en décide ainsi.

Le cas échéant, la remise en liberté pourrait s'effectuer dans le cadre de la clause n° 6 de l'accord, c'est-à-dire après l'entrée en vigueur d'une loi d'aministie - ce qui suppose au préalable le vote de cette nouvelle loi par le Parlement de Kiev. Manque de chance, la Rada vient d'être dissoute ; il faudra donc attendre les élections du 26 octobre. Le temps que la prochaine assemblée se réunisse, qu'elle décide de son calendrier et qu'elle vote, cela nous conduit au moins à l'été 2015. Quant à savoir si la loi sera adoptée ou rejetée, c'est une décision souveraine de la Rada. On peut toutefois prévoir que la majorité parlementaire sera plutôt pro-Maïdan et antirusse, d'autant plus que les partis soupçonnés de soutenir le séparatisme sont exclus des élections. Nous espérons avoir répondu à votre question. Pour tout détail complémentaire, n'hésitez pas à contacter Vladimir FilsdePutinovitch, le numéro est dans l'annuaire.


Pour la première fois depuis sa "démission" il y a près d'un mois, Igor Strelkov s'exprime... et ne dit rien. Pour des raisons qu'il ne précise pas mais qu'on devinera, il doit faire preuve de retenue. En lisant entre les lignes, on comprend : qu'il désapprouve les derniers développements politiques (Minsk) ; qu'il ne reviendra probablement pas sur la scène du Donbass ; qu'il doit son "limogeage" à Sourkov (le Raspoutine de Poutine - voir page précédente 31 juillet) ; et que Sourkov poursuit ses intrigues.

Dans le commentaire qui suit le texte de Strelkov, Cassad donne des précisions sur le "putsch" avorté de Vladimir Antioufeïev, le 5 septembre à Donetsk (voir plus haut). Antioufeïev (une sorte de Sourkov miniature - pas étonnant de la part de l'adjoint de Zakhartchenko) "a tenté d'écarter certains 'révolutionnaires de la première heure' liés à Strelkov et Goubariev [Mozgovoï]... Dans la résolution de ce conflit politique interne, le sort d'Antioufeïev sera un marqueur au niveau local..."

Comme le signale Cassad dans un autre article, Poutine a envoyé Sourkov à Kiev pour discuter avec Porochenko de la "trêve" et des suites à lui donner. Collaboration russo-ukrainienne sur le dos de la résistance... Pendant ce temps, l'armée de la junte reçoit des pays de l'OTAN des armes en grande quantité. Il se prépare certainement quelque chose de grave, peut-être une offensive générale qui mettra fin une fois pour toutes à la rébellion du Donbass.

Carte de la situation militaire après trois jours de "trêve" :

La ville de Marioupol-МАРИУПОЛЬ n'est plus encerclée par les forces indépendantistes, à tel point que le chef de la junte a pu s'y rendre aujourd'hui sans risquer de se faire pilonner. (Poutine lui avait-il garanti qu'il serait en sécurité et ordonné à Zakhartchenko de faire le nécessaire ?... Tout est possible dans cette guerre...)  Dans le sud-ouest, la zone hachurée sur la carte précédente ("zone d'activités", par opposition au territoire effectivement tenu par la résistance) a maintenant disparu. Ce qui signifie que de Marioupol à Volnovakha-ВОЛНОВАХА, tout est repassé aux mains des fascistes, de même d'ailleurs que Granitnoïe-Гранитное et Thälmannovo-Тельманово.  Au nord-est de Lougansk-ЛУГАНСК également, la zone hachurée a été effacée de la carte. Pour le reste, pas de changement.

9 septembre 2014 : Rapport préliminaire du Dutch Safety Board sur le crash du Boeing (en anglais - pdf 34 pages - 4,4 mo). Beaucoup de détails inutiles, rien d'essentiel... La provocation antirusse de Grabovo (page précédente 17 juillet) a fait long feu, ce n'est pas pour autant qu'on va désigner les vrais coupables.

Saour-Moguila 2013-2014.  En septembre 2013, on commémorait le 70ème anniversaire de la Libération du Donbass de l'occupation nazie. Un an plus tard, d'autres nazis ont détruit le mémorial - avec la bienveillante complicité de Poutine...  La colline de Saour-Moguila-Саур-Могила (carte) se trouve pour le moment au centre de la zone libérée, mais pour combien de temps encore ?...  En apposant leurs signatures sous le protocole de la honte (voir plus haut 7 septembre), l'ambassadeur de Russie à Kiev et le soi-disant Premier ministre de la RPD ont offert aux fascistes ukrainiens la souveraineté sur Saour-Moguila et sur toute la zone libérée (libérée pour rien).



- En réponse au protocole de Minsk -

LES 14 POINTS D'ALEXEÏ MOZGOVOÏ

Source : Slavyangrad

1 - La signature du protocole de Minsk a été un acte de trahison. Les dirigeants des deux républiques qui l'ont signé doivent démissionner.

2 - 90 % du peuple de Nouvelle-Russie et 100 % de son armée sont contre ce protocole et les conditions qu'il contient.

3 - Le cessez-le-feu n'existe pas. Il n'y a pas de paix. Ce prétendu cessez-le-feu est une farce.

4 - La signature de Koutchma ne veut rien dire. La junte elle-même n'a rien signé. Seuls les deux leaders de RPD et RPL ont unilatéralement contracté certaines obligations au nom des deux républiques, outrepassant leurs pouvoirs et abusant de leur position.

5 -  Avant de signer ce protocole (qui ressemble aux accords de Munich de 1938), ils n'ont pas jugé utile de consulter ceux (soldats et peuple) qui se battent pour le droit à la liberté et au respect de leur volonté et opinion.

6 - Le combat doit continuer jusqu'à la victoire. Il n'y pas d'autre issue.

7 - Le pouvoir des oligarques ukrainiens doit être brisé.

8 - Pas de "statut spécial" pour la Nouvelle-Russie au sein d'une Ukraine "unie", "indivisible", nazie, bandériste [voir page précédente 22 mars] et oligarchique. La Nouvelle-Russie a déjà son statut spécial. C'est sa vision d'une société de justice et de dignité, basée sur le pouvoir et la liberté du peuple travailleur.

9 - Le Conseil militaire de Nouvelle-Russie doit être convoqué au plus vite. Sa tâche est de réaffirmer l'unité de la Nouvelle-Russie et la poursuite de son programme révolutionnaire.

10 - Nous devons tous nous unir. Les républiques populaires distinctes doivent enfin former un Etat de Nouvelle-Russie fort et unifié. Ce n'est que de cette façon que la victoire deviendra possible.

11 - La Nouvelle-Russie n'a nul besoin de ceux qui se sont vendus et qui veulent vendre la Nouvelle-Russie.

12 - La Nouvelle-Russie et sa révolution sont un combat pour l'honneur, la dignité et la justice.

13 - L'honneur appartient à ceux qui savent le conquérir.

14 - La victoire sera nôtre !..

Ce manifeste est un véritable défi aux capitulards, aux intrigants et à la cinquième colonne de Moscou et de Kiev dans le Donbass. Maintenant que l'on sait que Mozgovoï ne se laissera pas "démissionner" comme Strelkov et les autres (voir plus haut 6 septembre), il ne reste plus que "l'accident", le "suicide inattendu" ou la "balle perdue". C'est à Poutine de décider...  [Mozgovoï sera assassiné le 23.5.2015 - voir plus bas.]


The Twelve Clauses of Betrayal - Les douze clauses de la trahison  (par Mikhail Belyayev - Slavyangrad). Avec cet accord de Minsk, on crache au visage de toutes les victimes : les combattants et les civils, les martyrs d'Odessa brûlés vifs par les fascistes le 2 mai à la Maison des Syndicats, la Madonne de Gorlovka, cette jeune femme assasinée le 27 juillet avec son enfant dans ses bras, tous les morts et les blessés, les estropiés et les mutilés, ceux dont le logement a été détruit par les bombes et les missiles des nazis de Kiev, ceux qui ont tout perdu, ceux qui ont dû enterrer des proches, etc. etc...

"La paix est nécessaire, bien sûr, cette guerre a déjà fait trop de victimes. Mais ce qu'il faut, c'est un vrai traité de paix, avec séparation des deux Etats. Ce qui a été signé à Minsk, ce n'est pas un vrai traité de paix, c'est un acte de capitulation inconditionnelle, un acte d'annexion... Il faut espérer que cet accord sera tout simplement ignoré sur le terrain, qu'il sera oublié comme on le ferait d'un cauchemar, et que la Nouvelle-Russie continuera son combat. Un combat pour une paix réelle, jusqu'à ce que la liberté et l'indépendance soient véritablement assurées. En respectant ce qui a été signé, la Nouvelle-Russie commettrait un suicide."

10 septembre 2014 : Carte de la situation militaire

Par rapport à la carte précédente on constate que les fascistes sont maintenant encerclés à Debaltsevo-ДЕБАЛЬЦЕВО (nord-ouest) et qu'ils ont été chassés de Thälmannovo-Тельманово (sud). Les taches bleues en bordure de la zone libérée représentent les concentrations de troupes ukrainiennes. Le premier chiffre suivi de "лс" indique le nombre d'hommes, le reste se rapporte au matériel (т = tanks, бмп-бтр = BMP-BTR blindés transport de troupes, мин. = mortiers, арт. = pièces d'artillerie, РСЗО = lance-roquettes multiples, etc...) et aux diverses unités "paramilitaires" de type Garde nazillonale - elles sont nombreuses (article de Cassad).

Si l'on additionne les effectifs ukrainiens massés autour de la zone rouge, on arrive à près de 20.000 hommes, auxquels il faut ajouter les troupes encerclées dans les poches blanches (plusieurs milliers) et les réserves stationnées en retrait, tant dans les régions occupées du Donbass que dans les districts voisins - en tout au moins 50.000 soldats prêts à intervenir immédiatement. La résistance, elle, dispose au maximum de 20.000 combattants, tous à l'intérieur du territoire libéré, et sans aucune réserve.

Mais le danger pour les Novorusses ne réside pas seulement dans la supériorité numérique de l'ennemi. Il provient aussi de la cinquième colonne qui mine leur propre camp...

11 septembre 2014 : Poutinade humanitaire 2.0 (Itar-Tass). Fort du succès de son premier convoi (parti de Russie le 12 août, arrivé à Lougansk le 22), le Kremlin remet ça. Un deuxième convoi attend depuis trois semaines que Porochenko ait la bonté de donner son autorisation. C'est normal, puisque le Donbass fait partie de l'Ukraine (statut confirmé par le protocole de Minsk - voir plus haut 7 septembre).

Moscou : Poutine fait quelque chose pour le Donbass mais il ne faut pas lui en demander plus...


Conférence de presse de Strelkov en Russie (commentaires de Cassad) :

Plus précis qu'il ne l'avait été le 8 septembre, l'ancien chef militaire du Donbass confirme (sans le nommer) que c'est Sourkov et sa cinquième colonne qui l'ont contraint à la démission, utilisant pour cela le chantage à l'aide humanitaire [et militaire]. Apparemment, ces gens qui gravitent autour du Kremlin ont le pouvoir de favoriser tel ou tel groupe d'insurgés. Strelkov n'accuse pas Poutine, bien au contraire, il lui fait totalement confiance. A l'instar des commandants de milices de Nouvelle-Russie, il rejette la trêve de Minsk. Mais là aussi, il en fait porter la responsabilité à la cinquième colonne. Zakhartchenko n'y serait pour rien [c'est pourtant bien lui qui a signé le protocole de la honte].  Cassad est d'avis que, puisque l'intervention militaire russe est exclue, Moscou a le choix : soit mener une politique active et offensive vis-à-vis de l'Ukraine, soit renoncer d'une manière ou d'une autre, par exemple par le biais de cette "trêve", dans l'espoir d'éviter un conflit avec les USA.  [De toute évidence, Moscou a déjà choisi - sans que ce choix lui apporte le résultat escompté, puisque l'abdication de Minsk n'empêche pas les Occidentaux de renforcer les "sanctions". La lâcheté ne paie pas...]

A la lecture du texte intégral de la conférence de presse de Strelkov (sur le site de Slavyangrad), on a l'impression étrange que Poutine ne contrôle plus rien en Russie. Les éléments "libéraux" (pro-américains) de son propre parti sabotent tout ce qu'il fait et s'efforcent de stopper sa "révolution par le haut". Jaloux de l'immense popularité du président, ces "libéraux", cette cinquième colonne, ont organisé la trahison de la Nouvelle-Russie, dont la responsabilité retombe sur Poutine. Tout cela devant se terminer par une catastrophe dont pâtira la Russie...

Strelkov a peut-être raison, mais il faudrait quand même que quelqu'un nous explique : 1) pourquoi Poutine ne s'appuie pas sur les 85 % de partisans qu'il a paraît-il dans le pays, pour venir à bout des traîtres de la cinquième colonne, et 2) pourquoi il ne s'exprime pas lui-même comme Strelkov vient de le faire. Le problème avec Poutine, c'est qu'il n'ouvre la bouche que pour dire des banalités. Pour ce qui est de l'essentiel, il se tait, on doit se contenter d'interprétations. Peut-être est-ce parce que "l'homme fort" du Kremlin est trop faible pour avoir des idées personnelles. S'il en est ainsi, on ne voit pas très bien ce qui pourrait le sauver d'un Maïdan russe dont on sait qu'il est en préparation et peut-être imminent.

Strelkov dit qu'il poursuivra son combat en Russie - voilà qui va refroidir ceux de ses partisans novorusses qui avaient cru les déclarations affirmant qu'il reviendrait à Donetsk à l'issue de ses "vacances", pour y organiser l'armée de Novorossia (page précédente 16 août).  Pour le reste, sa description de la subversion pro-occidentale dans les cercles russes proches du pouvoir, est assez effrayante. De ce point de vue, Strelkov est sur la même ligne qu'Alexandre Douguine et que l'opposition parlementaire nationaliste ou communiste. Au lieu de critiquer de front la politique de Poutine, ils défendent le maître du Kremlin tout en accusant les oligarques et la cinquième colonne (ou la sixième) d'intriguer contre lui. Poutine, lui, ne s'est jamais plaint de telles intrigues.

12 septembre 2014 : The New Round of Sanctions - The Pre-War Period  (Anatoliy Nesmeyan - Slavyangrad) :

"La nouvelle série de sanctions imposée par l'UE met fin fondamentalement à toute discussion sur la possibilité d'une entente avec l'Occident - en dépit de toutes les concessions et trahisons. Le fait même que la Russie ait reculé face à l'Ukraine, qu'elle n'ait pas défendu ses intérêts nationaux, qu'elle ait livré le Donbass et ses habitants à la merci de leurs destructeurs, qu'elle ait accepté que ses dirigeants perdent la face en trahissant, tout cela a eu pour seul effet de convaincre les Occidentaux qu'ils pouvaient continuer de dicter leurs volontés en augmentant la pression..."

"Il est difficile de dire ce que les traîtres ont bien pu promettre au président, mais il est déjà évident qu'ils l'ont trompé. Il n'y aura pas de réconciliation. Le problème est que la pression occidentale dépasse maintenant le cadre de la seule Ukraine. L'aggravation des sanctions a uniquement pour but de fomenter un schisme au sein des élites russes, en lésant les intérêts d'une partie d'entre elles afin de susciter un coup de force."

"Ce qui est en jeu à présent, ce n'est ni plus ni moins que la tête de Poutine lui-même - aucun autre dénouement ne satisfera l'Occident. Déjà après la Crimée, les élites euro-américaines effrayées étaient parvenues à la conclusion qu'elles ne pouvaient plus traiter avec Poutine, et qu'il fallait donc soutenir les plans visant à le renverser. En l'état actuel des choses, ce serait au moyen d'un coup d'Etat fomenté par des oligarques furieux d'avoir été lésés. Ou, si ça ne fonctionne pas, par le biais d'un conflit militaire."

L'auteur signale que les "élites russes" n'ont d'autre attache avec la Russie que le fait qu'elles vivent aux crochets de ce pays. [Même si Nesmeyan ne le dit pas, il ne faut pas oublier qu'en Russie, tout comme en Ukraine d'ailleurs, trois oligarques sur quatre sont avant tout juifs, sionistes et israéliens.]  S'il y a agression militaire occidentale contre la Russie, estime l'auteur, elle sera à la fois géographiquement limitée (Crimée ou Tchétchénie par exemple) et menée par procuration (comme en Irak et en Syrie). Le point de non-retour, en Russie, a été atteint en mai 2014, lorsque Moscou a refusé de s'engager politiquement pour le Donbass. C'est à ce moment-là que l'Occident a acquis la preuve qu'il pouvait imposer ses intérêts par la force.

"Qui, au sein des élites russes et de l'appareil d'Etat, a fait pression sur le président ou l'a trompé pour qu'il franchisse ce point de non-retour ?... Poutine le sait mieux que quiconque. Et ce sont ces mêmes gens qu'on retrouvera demain derrière le coup d'Etat..."

"Puisque nous sommes entrés dans une période d'avant-guerre, la logique voudrait que nous agissions autrement qu'en temps de paix. Le moindre signe d'activité en vue d'un coup d'Etat devrait conduire à en éliminer la source. Les gens qui trahissent ou vendent le pays doivent être écartés du pouvoir. Il faut les priver des outils qui leur permettent d'exercer leur influence. Il ne restera plus alors à l'Occident que l'option militaire - une option qu'il redoute car elle offre moins de chances de réussite qu'une trahison."

13 septembre 2014 : Dans l'agglomération de Donetsk, les fascistes se remettent à pilonner certains quartiers, notamment Iassinovataïa (banlieue nord) où il y a au moins un mort (RIA Novosti).

Toujours d'après RIA Novosti, 80 Ukrainiens mobilisés dans la 55ème brigade d'artillerie de Zaporojié, ont refusé collectivement d'être envoyés dans le Donbass. Ce n'est pas qu'ils soient contre la sale guerre de la junte. Non, ils déplorent seulement leur manque d'entraînement et la vétusté du matériel. D'accord pour pilonner Donetsk, mais il ne faudrait surtout pas qu'un obus leur explose en pleine gueule au lieu d'aller déchiqueter des enfants de "terroristes"...

Selon RT, les 200 camions du deuxième convoi humanitaire russe sont arrivés sans encombre à Lougansk, escortés par la milice populaire. Porko a-t-il donné son autorisation ?... Non, pas du tout.  Kyiv Post écrit que "le convoi est illégal car les représentants de l'Ukraine n'ont pas eu la possibilité de l'inspecter". Ben merde alors...  Ce que Kyiv Post ignore encore : les envahisseurs russes en ont profité pour envoyer un engin de guerre ultra-sophistiqué dans le Donbass.


Energie : après avoir perdu le gaz de Crimée et le charbon de Donetsk, l'Ukraine se met aux éoliennes avec l'aide des USA.

14 septembre 2014 : Les fascistes continuent de pilonner Donetsk, tuant une vingtaine de civils dans le Kouïbichevski et le Kievski Raïon, deux quartiers du nord-ouest de la ville (vidéo Cassad). Bombardements ukrainiens également à Gorlovka : cinq morts (La Voix de la Russie).

Toujours selon Cassad, la situation humanitaire reste grave à Lougansk, bien pire qu'à Donetsk, et les problèmes d'eau et d'électricité n'arrangent pas les choses. Une des raisons en est la faiblesse des autorités locales et l'anarchie partielle qui règne dans la ville ("Il y a des tas de groupes qui mènent leur propre guerre et n'obéissent à personne"). La région va recevoir, semble-t-il, du gaz et du courant directement de Russie. Une ligne électrique a déjà été posée jusqu'à Krasnodon. Le gaz devrait arriver en novembre.  Affrontements épisodiques autour de Lougansk, entre les milices de RPL et des petits détachements fascistes qui sévissent encore dans les parages. Sur la ligne de front au nord de la ville, combats purement locaux à Stanitsa Louganskaïa et Stchastié. (Ce lien contient aussi un reportage vidéo qui montre les destructions dans la région entre Krasnodon et Lougansk, y compris à l'aéroport récemment libéré.)

Dans une interview à la chaîne russe LifeNews, Zakhartchenko déclare à propos des tirs ukrainiens meurtriers sur Donetsk et Gorlovka : "Ces tirs visant les zones résidentielles ont pour objectif de nous pousser à riposter. Toutes ces attaques sont des provocations flagrantes..."  Autrement dit, si l'on comprend bien le "Premier ministre de la RPD" (ou plutôt le représentant de la cinquième colonne à Donetsk), les forces de la résistance ont l'ordre de ne pas répliquer aux pilonnages, de ne pas répondre aux "provocations", c'est-à-dire de ne plus résister. La devise de Poutine (voir plus haut 29 août) vaut désormais pour l'ensemble du Donbass...  La question est maintenant de savoir s'il existe sur place des forces politiques et militaires suffisamment conscientes pour s'opposer avec succès à la grande braderie du Kremlin et aux tractations qui ont lieu en coulisse pour transformer l'accord de Minsk en capitulation définitive. S'il n'y a pas de réaction très prochainement, on pourra enterrer le mouvement séparatiste.

Carte de la situation militaire au 14 septembre

Deux changements par rapport à la carte précédente : 1) au nord de Donetsk-ДОНЕЦК, la résistance perd du terrain (Pieski-ПЕСКИ-Пески est aux mains des fascistes et l'aéroport est désenclavé) - 2) dans le sud-ouest la ligne de front s'incurve toujours plus au détriment des insurgés, atteignant maintenant Komsomolskoïe-Комсомольское ("Jeunesses communistes") sur le fleuve Kalmious-Кальмиус (qui traverse aussi Donetsk et Marioupol-МАРИУПОЛЬ). Quand on songe qu'il y a une dizaine de jours, les forces novorusses étaient à Volnovakha-ВОЛНОВАХА et encerclaient Marioupol, on ne peut pas dire que la "trêve" leur ait été profitable. Et chaque jour passé à ne pas riposter ni répondre aux "provocations" (comme dit Zakhartchenko), ne fait qu'aggraver la situation.

16 septembre 2014 : Depuis hier, des manœuvres militaires de l'OTAN se déroulent dans la région de Lvov (ouest - carte) avec la participation de 1.300 soldats de 15 pays. Pour les fachos de Kiev, c'est une bonne nouvelle... mais ce n'est pas la seule :



Pour le "journaliste" ukrainien Tymchuk, les cas de "tirs amis" se multiplient dans les rangs délabrés des forces
russo-terroristes. Quand les terroristes ne tirent pas sur les unités [des envahisseurs] de l'armée russe,
ils se tirent dessus les uns les autres, utilisant pour cela tant des armes automatiques que l'artillerie.
(Sans commentaire - source : Kyiv Post)

Alors que les Ukrainiens prisonniers de guerre ont presque tous été relâchés par les Novorusses qui ne savent qu'en faire, l'inverse se fait attendre pour diverses raisons. D'une part parce que beaucoup de ces kidnappés sont morts entre-temps et que la junte prétend tout ignorer d'eux. D'autre part, parce que les personnes séquestrées encore en vie sont considérées comme "terroristes".

Il ne faut sans doute rien attendre de concret de ce côté-là (voir plus haut 8 septembre). Mais comme Porochenko veut donner l'impression qu'il "agit", il convoque d'urgence la Rada de Kiev, qui est non seulement épurée mais aussi dissoute (vive la "légalité" ukrainienne"). Après un court briefing à huis clos, ladite Crada, sans attendre l'été 2015, "vote" au pas de course deux "lois" destinées à donner le change :

■  L'une "exonère de poursuites et de châtiment les personnes ayant participé à des événements sur le territoire des districts de Donetsk et de Lougansk". Cette "loi" ne s'applique pas aux "personnes suspectées ou accusées de crimes définis au Code pénal ou condamnées pour de tels crimes". Pas plus qu'aux "personnes responsables d'actions ayant conduit au crash du vol MH17 le 17 juillet dans le district de Donetsk, et/ou ayant empêché l'investigation du crash". (Car bien entendu, le Boeing n'a pas été abattu par l'armée ukrainienne aux mains propres, mais par les abominables "terroristes" qu'elle combat.) Source

■  L'autre "loi" a pour but de "régler le statut spécial d'autonomie de certaines régions des districts de Donetsk et de Lougansk". Valable pour une période de trois ans, "elle définit le statut temporaire régissant l'organisation et l'activité des organes autonomes locaux de certaines régions des districts de Donetsk et de Lougansk, comprenant des régions, villes, communautés et villages déterminés par la Rada suprême. Il est entendu que la législation ukrainienne dans ces régions s'appliquera en tenant compte des spécificités déterminées par la loi pour la période donnée." Source

Réaction de Zakhartchenko (RPD) à propos du second texte : "Attendons que Porochenko promulgue cette loi, que le texte soit publié et qu'il entre en vigueur. Ensuite nous le traduirons en russe [très drôle], nous le lirons et nous donnerons notre avis." (RIA Novosti)

Réaction de Plotnitski (RPL) : "Cette loi reflète les priorités que nous avons exprimées lors des négociations de Minsk. C'est pourquoi, même si beaucoup de choses restent à éclaircir, nous pouvons dire que nous avons là une première chance en vue d'une résolution pacifique du conflit." (RIA Novosti)

Personne ne s'étonnera de ces réactions de "l'élite" politique du Donbass. Tout cela fait partie du spectacle mis au point par les deux compères. Les responsables militaires du Donbass se soumettent aux (ir)responsables politiques, qui se soumettent à Poutine, qui lui-même se soumet plus ou moins aux volontés de l'Occident.

Pendant ce temps, sur place, les forces de la junte continuent de grignoter du terrain : Carte de la situation militaire au 16 septembre

Sur le front nord-ouest, elles ont désenclavé Debaltsevo-Дебальцево et réussi une percée de trente kilomètres en direction de l'est. Autre avancée fasciste du même ordre entre Gorlovka-ГОРЛОВКА et Donetsk-ДОНЕЦК. Comme on peut le voir, Gorlovka est au bord de l'encerclement : un retour en arrière de plus d'un mois (carte du 13 août).

Si la résistance continue de "respecter le cessez-feu" sans réagir, la Crada de Kiev n'aura plus grand-chose à faire pour déterminer l'étendue de la future "région autonome". C'est sans doute pour cette raison que la "loi" est passée comme une lettre à la poste.

17 septembre 2014 : Il n'y a pas de trêve, déclare Andreï Pourguine, l'adjoint de Zakhartchenko. "Des armes lourdes sont utilisées activement, des villes bombardées, quatre arrondissements de Donetsk sur huit sont pilonnés en permanence. Récemment, un obus a frappé un bus avec des gens à l'intérieur... Il y a deux jours, quelque chose d'énorme est tombé sur un arrêt de bus à Khartsyzk [à l'est de Donetsk], creusant un cratère de six mètres de large et deux mètres de profondeur..."  Ce que Pourguine ne dit pas : si les fascistes ne respectent pas la "trêve", les résistants, eux, continuent de faire comme si elle existait. Un comportement pour le moins étrange...

Tandis que les troupes de la junte poursuivent leur progression dans le Donbass face à une résistance qui n'a plus le droit de résister, tandis que les gens meurent sous les bombes et que les Zakhartchenko, Pourguine et compagnie font mine de ne pas comprendre les causes de la débâcle qui s'annonce, les oligarques russes et ukrainiens discutent à Genève avec leurs collègues américains et européens de la meilleure façon d'accélérer le processus (Cassad).

Liste des participants. On y trouve du côté russe : le milliardaire juif Anatoli Tchoubaïs (PDG de la société de nanotechnologie Rousnano, ancien ministre de Elstine, responsable de la privatisation dans les années 1990), le banquier Guerman Gref (soi-disant d'origine allemande, PDG de la Sberbank), Andreï Kostine (PDG de la banque VTB, ex-Vneshtorgbank, très engagée en Israël), Alexeï Mordachov (milliardaire juif, roi de l'acier, PDG de Severstal). Du côté ukrainien : Natalie Jaresko (milliardaire ukraino-américaine, fondatrice du private equity fund Horizon Capital), Victor Pintchouk (milliardaire juif, magnat de l'acier, deuxième fortune d'Ukraine), Sergueï Tarouta (milliardaire, géant de l'acier, nommé gouverneur de Donetsk par la junte), Ievgueni Outkine (patron de KM Core, une holding du groupe Kvazar-Micro engagée dans les secteurs de l'information, de la communication, de l'électronique et des nanotechnologies). Côté européen : les patrons de BASF, de Siemens, de la Banque européenne d'investissement et du Forum économique mondial. Côté américain : les PDG d'Alcoa, de PepsiCo et du cabinet d'audit financier EY (ex-Ernst & Young).

On comprend, en voyant cette liste, par qui la résistance est en train de se faire entuber, avec la complicité de Poutine et des marionnettes politiques qu'il a installées dans le Donbass après avoir écarté les patriotes.

Comment transformer l'essai de Minsk :  Le programme des oligarques  (pdf sur le site du Forum économique mondial). Un plan en dix points qui n'engage que les bonnes poires qui l'acceptent.

Commentaire de Cassad : "Le big business russe essaie d'acheter pour lui-même les faveurs de l'Occident, aux dépens de la Nouvelle-Russie dont le sort devient l'objet de marchandages et de concessions. Contrairement aux pourparlers de Minsk, d'où les USA étaient absents, cette initative de Genève inclut la corporocratie américaine. Evidemment, les dirigeants de la RPD et de la RPL ne participent pas aux débats. Leur rôle, à l'arrière-plan, s'apparente à celui des Tchèques à Munich, en 1938, qui attendaient dans l'antichambre qu'on les informe du sort qui leur serait réservé..."

"Mais le problème est que les USA, quoi qu'il arrive, n'abandonneront ni les sanctions ni la mise en place de bases militaires à la frontière russe. Les partisans de la 'trêve' vont donc devoir faire face à un dilemme désagréable : soit totalement céder aux pressions, ce qui est inacceptable pour des raisons de politique intérieure russe ; soit précipiter les événements en Ukraine, ce qui est inacceptable pour les milieux d'affaires qui subiraient ainsi des pertes majeures dans ce conflit..."

Cassad signale que beaucoup de médias russes continuent de vanter "les bienfaits de la trêve" et se déconnectent de plus en plus de la réalité. On assiste à des tentatives hystériques de vendre la prolongation de ce "cessez-le-feu" bidon et de laver Porochenko de toute culpabilité. La pression de la base (combattants, chefs militaires, opinion publique) oblige les dirigeants politiques des deux républiques à réclamer, de manière purement rhétorique, une certaine part de souveraineté. Pour les combattants, c'est tout simplement inacceptable. Et se voir accorder une "amnistie" par Kiev, sous quelque forme que ce soit, est encore pire. Le problème des partisans de la "trêve" : ils ont contre eux ceux qui portent les armes. Les serviteurs des oligarques russes vont tenter à la fois de discréditer les chefs militaires de la résistance, à commencer par Mozgovoï, et de tout ramener à un prétendu "dénominateur commun".

Comme le rappelle également Cassad, il n'y a toujours pas, sur le plan militaire, d'unité de commandement dans le Donbass, malgré une annonce récente faite en ce sens par Oleg Tsariov, leader du mouvement Sud-Est (donc un responsable politique, pas militaire).

18 septembre 2014 : Porkochenko est en visite aux Etats-Nazis d'Amérique. Il reçoit un accueil triomphal au Congrès de Washington.



L'A-T-IL VRAIMENT DIT ?

Plus probable


19 septembre 2014 : Un troisième convoi humanitaire russe de 200 camions arrive à Donetsk, après être passé par le poste frontalier de Matvieiev-Kourgan (Ouspenka côté RPD) situé au sud d'Ambrosievka (carte). Auparavant Moscou avait sollicité l'autorisation ukrainienne, mais sans obtenir de réponse.


LE DERNIER CLOU DANS LE CERCUEIL DU DONBASS ?

20 septembre 2014 : Dans la nuit du 19 au 20, à Minsk, nouvelle réunion du "groupe de contact trilatéral" (Russie, Ukraine, OSCE) avec la participation de Zakhartchenko (le Mahmoud Abbas de Donetsk) et de Plotnitski (son clone de Lougansk). Avant la réunion, le représentant ukrainien Koutchma (un autre Porochenko) avait déclaré : Nous ne reconnaîtrons en aucun cas l'existence de quelconques républiques. C'est d'ailleurs également le point de vue de la Russie officielle, même s'il n'a jamais été formulé de cette façon.

Les participants signent un mémorandum destiné à compléter le protocole du 5 septembre. Le texte n'est pas encore publié, mais si l'on en croit Itar-Tass, il contient les dispositions suivantes : fin de toutes les opérations offensives dans les 24 heures, fin de l'utilisation d'armes offensives, retrait de part et d'autre sur une profondeur de 15 km de toutes les armes d'un calibre de plus 100 mm, fin de l'utilisation d'avions de combat et de drones (les drones de l'OSCE sont autorisés), déploiement d'observateurs de l'OSCE dans la zone démilitarisée séparant les combattants, poursuite de l'échange de prisonniers.

Il suffit de regarder la récente carte de la situation militaire pour se rendre compte que la mise en place d'une zone tampon de 15+15 km est irréalisable, à moins de permettre aux "observateurs" de l'OSCE (Otan Sous Couverture Européenne) de prendre possession de Donetsk, Gorlovka et Lougansk, ainsi que d'une bonne partie de la frontière russe dans le sud-ouest* - c'est probablement le but de la manœuvre. Et quand le texte exact du mémorandum sera connu, y compris d'éventuelles clauses non mentionnées ici*, la surprise sera sans doute encore plus grande.

* Juste après la réunion de Minsk, Koutchma signale que "les observateurs de l'OSCE pourraient être déployés sur toute la longueur de la frontière russo-ukrainienne" (Kyiv Post), c'est-à-dire entre la Russie et les deux républiques inexistantes.

Depuis quinze jours, Moscou faisait comme s'il y avait effectivement un cessez-le-feu, et comme s'il s'agissait de lui donner un caractère définitif. Mission accomplie... Au diable la réalité, au diable le Donbass, au diable les innombrables victimes...

En principe, les militaires novorusses devraient être opposés à cette nouvelle trahison. Mais il est douteux que leurs divisions internes leur permettent de réagir de manière adéquate et efficace. Etant donné que la première phase de l'arnaque du cessez-le-feu n'a pas suscité de réactions autres que verbales à ce niveau, il serait naïf d'attendre autre chose maintenant que va se jouer le dernier acte de cette tragédie.


Quelques heures plus tard, le texte du mémorandum est mis en ligne. Le contenu est en gros le même que celui communiqué par Itar-Tass, plus le point n° 6 (mines) et le point n° 9 (combattants et mercenaires étrangers) ; la question des prisonniers n'est pas évoquée. Tout ce qui est dit quelques lignes plus haut reste valable.



Source

Reste à savoir s'il s'agit vraiment du texte officiel et intégral. Pour un accord international, c'est un peu court et cela manque de précision. De plus, il aurait été bon d'y joindre une carte approuvée par tous les signataires, montrant les positions des uns et des autres au 19 septembre. A défaut d'une telle carte, tous les abus sont possibles sinon probables (voir plus haut un exemple du 25 août). Mais même sans mauvaise foi, les combattants ne savent pas toujours quels territoires ils tiennent, et les enclaves et zones contestées ne manquent pas.

Carte de la situation militaire au 19 septembre (non homologuée par le mémorandum de Minsk). Pratiquement aucune différence avec la carte précédente.

Pour ce qui est du point n° 9 de l'accord, il est évidemment destiné à éloigner tous les volontaires russes et d'autres nationalités qui combattent aux côtés de la résistance. Les mercenaires étrangers qui aident les fascistes sur le terrain (Polonais, Canadiens, Blackwater, Academi et compagnie) n'ont pas d'existence officielle, ni pour Kiev, ni pour Moscou, ni pour l'OSCE. (En Espagne, lorsque l'URSS avait retiré les Brigades internationales en novembre 1938, la guerre civile avait encore duré cinq mois jusqu'à la victoire totale de Franco. Dans le Donbass, il suffira de cinq jours, et encore...)

On remarquera aussi (point n° 8) que Poutine et Porochenko sont particulièrement pressés de livrer les territoires insurgés aux "observateurs" de l'OSCE (= occupants de l'OTAN). L'armée française et la Bundeswehr allemande se préparent déjà à intervenir - détails.

21 septembre 2014 : Texte intégral du mémorandum de Minsk :  page 1 en russe  -  page 2 avec les signatures  -  traduction anglaise (version corrigée)

En quoi ce texte diffère-t-il de celui de l'AFP ?

■  Titre et préambule : on s'y réfère au protocole du 5 septembre et à la mise en œuvre [ne riez pas] du "Plan de Paix" de Porochenko et des "initiatives" de Poutine. Les deux traîtres du Donbass y sont mentionnés comme "représentants de certaines parties des régions de Donetsk et de Lougansk" - surtout pas comme représentants des deux républiques. Le 5 septembre, ils n'étaient rien du tout, seuls leurs noms étaient indiqués. En ce sens, c'est un petit progrès.

■  Les points 1, 2, 3, 6, 7 et 9 sont plus ou moins identiques.

■  Le point n° 8 précise que la zone tampon sera divisée en secteurs. Le nombre et la délimitation de ceux-ci seront fixés au cours des travaux préparatoires de la mission d'observation de l'OSCE.

■  Le point n° 4 précise que le retrait ou recul d'au moins 15 km pour les armes lourdes est porté dans certains cas à une distance correspondant à la portée maximum des armes visées, c'est-à-dire parfois moins de 15 km (pour les canons de 100 mm et les mortiers de 120), et parfois plus (concrètement de 16 à 120 km selon le type de canon, obusier, lance-roquettes, etc...)  Etant donné qu'aucun endroit du territoire indépendantiste ne se trouve à plus 120 km de la ligne de front (carte), cela équivaut à priver la résistance de ce type d'armes lourdes. Les fascistes, eux, si jamais l'envie les prend de respecter le mémorandum, pourront toujours reculer jusqu'à Kiev. De plus, pour vérifier le respect de cette clause, les "observateurs" de l'OSCE l'OTAN étendront automatiquement la profondeur de la zone contrôlée à 120 km de part et d'autre, au lieu des 15 km annoncés. Autrement dit, pas un centimètre du territoire encore aux mains des forces novorusses ne sera épargné.

■  Point n° 5 : l'interdiction des armes et équipements lourds ne s'applique pas aux "zones habitées", comme l'écrit l'AFP, mais à la zone sous surveillance de l'OSCE, délimitée par Komsomolskoïe-Комсомольское, Koumatchovo [à l'est de Komsomolskoïe, près de la frontière russe], Novoazovsk-НОВОАЗОВСК et Sakhanka [à l'ouest de Novoazovsk, en direction de Marioupol-МАРИУПОЛЬ]. Comme on peut le voir sur la carte, le quadrilatère en question (dans le sud-ouest) s'étend le long de la frontière russe en direction de la mer d'Azov. Il devra pour ainsi dire être abandonné à l'OSCE l'OTAN. Les fachos de Marioupol doivent une fière chandelle au grand Poutine et à son Zakhartchenko local.


Judas Zakhariote brandit son mémorandum :  "Oops !...  I did it again..."


Commentaire d'Igor Strelkov  (sur le blog de Cassad) :

"Les Ukrainiens ont surmonté leur panique, ils se sont regroupés et préparés pour de nouvelles batailles, et maintenant ils montrent clairement qu'ils n'accepteront rien de moins qu'une complète capitulation de Moscou dans le Donbass. Les 'brillants succès' du 'camp de la paix' représenté par le groupe Sourkov-Lavrov-Zourabov* ont placé le président devant la même alternative qu'il y a un mois : soit une guerre décisive (avec des pertes et des coûts encore plus élevés), soit une capitulation honteuse (avec prochainement la Crimée et le 'scénario Milosevic'**). C'est précisément dans ce but que les opérations militaires [des forces de Nouvelle-Russie] ont été stoppées [avec le 'cessez-le-feu' bidon du 5 septembre]. La question qui se pose : combien de temps encore Sourkov pourra-t-il abuser Poutine en lui vendant ses 'succès virtuels' comme des réussites réelles ?  Et jusqu'à quand le président pensera-t-il être en mesure de garder sous son contrôle les Sourkov et compagnie ?...  En son temps, l'empereur Napoléon déchu avait dit à Sainte-Hélène : « Si j'avais fait pendre deux hommes, Talleyrand et Fouché, je serais encore sur le trône... »  Et celui qui disait cela était un grand homme d'Etat qui avait été certain de pouvoir mettre en échec les comploteurs de son entourage."

* Respectivement le Raspoutine de Poutine (8 septembre), son ministre des Affaires étrangères et son ambassadeur en Ukraine (co-signataire du mémorandum de Minsk).

** Lors des guerres de Yougoslavie des années 1990, le président serbe avait fini par abandonner ses compatriotes de Bosnie, dans l'espoir d'amadouer les agresseurs occidentaux. On sait comment tout cela s'est terminé.


Cassad : "Il n'est pas encore dit que tout va mal. Ce sera seulement le cas si le président prend la décision suicidaire de se plier aux conditions du Parti de la trahison, que celui-ci présentera comme étant 'les seules possibles'..."

Bon...


Non seulement traître, mais aussi mythomane :

(Source : Itar-Tass)

Le chef politique de Lougansk prétend que les participants aux pourparlers de Minsk ont accepté que les territoires tenus par la RPL restent sous son contrôle. En réalité rien de tel n'a été convenu (voir plus haut). Le mémorandum ne mentionne même pas la RPL (ni la RPD). Pour les trois négociateurs principaux (représentant l'Ukraine, la Russie et l'OSCE), les deux républiques populaires n'existent pas ; ces territoires font partie de l'Ukraine.


Moins de 24 heures après la signature du mémorandum de la honte, les fascistes ukrainiens bombardent une usine de munitions située au nord-ouest de Donetsk. Pas de réaction de la résistance.


Carte de la situation militaire au 20-21 septembre

Par rapport à la carte précédente, on constate que des changements ont eu lieu dans le secteur de Donetsk-ДОНЕЦК et Gorlovka-ГОРЛОВКА (nord-ouest). Les Ukrainiens massés entre les deux agglomérations, craignant de se faire encercler, ont quitté les lieux. Toutefois il ne s'agit pas d'un retrait, lequel aurait dû s'opérer vers l'ouest (d'où ils étaient venus), mais d'une progression vers le nord-est, en direction de Debaltsevo-ДЕБАЛЬЦЕВО. Une zone a été évacuée, une autre occupée qui ne l'était pas la veille. C'est tout simplement un échange de territoire réalisé d'un commun accord. Ou peut-être selon le principe : les fascistes font ce qu'ils veulent, les insurgés regardent sans s'y opposer. Depuis que le Donbass vit sous le régime de Minsk, toutes les magouilles sont possibles. On peut se demander si les militaires indépendantistes disposent encore d'une stratégie (en dehors de la reddition en bon ordre voulue par Poutine).

La nouvelle carte indique les lignes de retrait à 15 km de part et d'autre de la ligne de front, mais aussi à 30 km (?)  En principe, de telles lignes devraient aussi exister autour des enclaves ukrainiennes. Et à l'intérieur de chaque enclave, les troupes assiégées devraient également reculer leur armement lourd de 15 km ou plus. (La taille des chaudrons ne le permet pas ?... J'veux pas le savoir... Le réglement, c'est le règlement... Relisez le mémorandum...)



UN CAS POUR LA PSYCHIATRIE :

"Cherchez pas, docteur, c'est la tête..."

Tandis que les fachos de Kiev et leurs sponsors occidentaux ne cessent d'accumuler les "sanctions" antirusses, Poutine conseille : "Les banques russes devraient continuer de travailler en Ukraine en dépit des difficultés actuelles, car leur départ de ce pays nuirait à l'économie ukrainienne."  On se demande depuis plus de six mois pourquoi Moscou ne prend aucune contre-mesure face à l'orgie "punitive" de ses ennemis (exception faite de quelques annonces presque jamais suivies d'effet). Finalement, on a peut-être tort de chercher des explications politiques ou économiques là où les causes sont sans doute purement pathologiques.


Strelkov : Je ne foutrai pas la paix à ce ramassis de pervers dégénérés, de ripoux et de traîtres - une attaque en règle contre Sourkov.
[C'est la faute à Raspoutine, d'accord... Et Poutine dans tout ça ?  Responsable ? Pas responsable ? Irresponsable ?...  Virez-le ou enfermez-le, mais faites quelque chose... ]



"Raspoutine, s'il te plaît,
donne-moi mes médicaments...
"


23 septembre 2014 : Itar-Tass cite Vladimir Kononov, ministre de la Défense de la RPD : "Pour satisfaire aux termes de l'accord de Minsk, nous retirons notre artillerie lourde, contrairement aux Ukrainiens..."  Bravo Kono !...



TOP TROIS DES DANGERS MONDIAUX :

Si Poutine restitue la Crimée, Obama est disposé à le faire passer en troisième position...


26 septembre 2014 : Cessez-le-feu et retrait de l'artillerie restent purement théoriques en bien des endroits du front, à en juger par les échanges de tirs et les pilonnages signalés près de l'aéroport de Donetsk, du côté de Debaltsevo, au nord de Lougansk et à l'est de Marioupol. Dans l'ensemble, les indépendantistes se contentent de réagir. L'offensive "interrompue" il y a trois semaines le restera sans doute très longtemps. La "pause" des combats pourrait être aussi longue que les "vacances" de Strelkov.

La collaboration Moscou-Kiev a porté ses fruits. Elle est bien sûr à sens unique, comme dans tous les cas où collaboration est synonyme de soumission. Seul Porochenko en profite, tandis que Poutine l'aide à réaliser pas à pas son "plan de paix". L'imbécile du Kremlin ferait n'importe quoi pour obtenir la levée des "sanctions" occidentales. Résultat : l'aide militaire russe ne passe plus, la résistance est paralysée et le troisième volet de la trahison de Minsk est en préparation. On ignore ce qu'il contiendra, peut-être la dissolution des milices populaires et le retour de l'administration de Kiev dans le Donbass.

27 septembre 2014 : Carte de la situation militaire

Rien de changé par rapport à la carte d'il y a une semaine, à deux petites exceptions près :  1) dans la banlieue ouest de Donetsk-ДОНЕЦК, Marinka-Марьинка est entièrement aux mains de la résistance (le 21 septembre, seule la partie orientale était libérée) - 2) un peu plus au sud, à l'ouest de Dokoutchaïevsk-ДОКУЧАЕВСК, deux localités ont également été récupérées par les forces novorusses. Cette modeste progression ne résulte pas d'une offensive, mais d'un vide créé par le transfert de troupes ukrainiennes vers une autre partie du front jugée plus importante.

29 septembre 2014 : Will Russia and China hold their fire until war is the only alternative ?  par Paul Craig Roberts :

"Pour autant que je sache, ni le gouvernement russe ni le gouvernement chinois ne prennent au sérieux la menace représentée par Washington. La prétention américaine d'exercer son hégémonie sur le monde [prétention ouvertement affichée par Obama dans son discours arrogant et agressif devant l'Assemblée générale de l'ONU] leur paraît trop outrancière pour être vraie. Et pourtant, elle est bel et bien réelle."

"Comme la Russie et la Chine refusent de prendre la menace américaine au sérieux, elles n'y répondent pas de manière appropriée en prenant des mesures susceptibles de mettre fin à la menace sans qu'il soit nécessaire de recourir à la guerre. Par exemple, le gouvernement russe pourrait très probablement causer l'effondrement de l'OTAN en répliquant de la manière suivante aux sanctions imposées par Washington et l'UE : il lui suffirait d'informer les gouvernements européens que la Russie ne vend plus de gaz naturel aux pays de l'OTAN. Au lieu d'user de cette arme de rétorsion, la Russie a stupidement permis aux pays de l'UE de stocker d'immenses quantités de gaz qui permettront à leur population et à leur industrie de passer l'hiver sans encombre. La Russie a-t-elle bradé ses intérêts nationaux pour de l'argent ?..."

[Les soi-disant négociations énergétiques actuellement en cours entre Moscou et Kiev sous l'égide de l'UE, montrent que la Russie est disposée à céder sur toute la ligne. Elle continuera probablement de fournir du gaz à l'Ukraine en se contentant de vagues promesses pour ce qui est du règlement des futures livraisons et du remboursement de la dette d'au moins 5 milliards de dollars accumulée jusqu'à présent. On sait que le premier souci de Poutine est de ne pas nuire à l'économie ukrainienne - voir plus haut.]

Paul Craig Roberts : "Malheureusement, la Russie est infestée d'économistes formés en Occident et représentant les intérêts occidentaux, pas les intérêts russes..."

"Face à cette extraordinaire faiblesse du gouvernement de Moscou, Obama sait qu'il peut aller à la tribune de l'ONU pour y raconter les pires mensonges sur le compte de la Russie, sans le moindre risque pour les USA et l'Europe. L'inaction russe alimente la démonisation de la Russie..."

"La Chine, elle non plus, ne fait rien, alors qu'elle aurait de multiples possibilités de déstabiliser Washington dans le domaine financier..."

"En choisissant de rester passives, la Russie et la Chine permettent aux USA de les attaquer. La semaine dernière, Washington a mobilisé des milliers d'agents de prétendues ONG dans les rues de Moscou afin d'y dénoncer « la guerre de Poutine contre l'Ukraine ». [Même chose, à plus grande échelle encore, dans les rues de Hong Kong où vient d'être lancée la nouvelle "révolution colorée", le Tienanmen 2.0...]  Stupidement, la Russie a permis aux capitaux étrangers d'acheter ses journaux, avec pour résultat que les lecteurs russes y lisent continuellement des attaques contre Poutine et le gouvernement russe..."

"L'incapacité des gouvernements russes et chinois de repousser la menace hégémonique américaine contre leur souveraineté, accroît le risque d'une guerre nucléaire. Si la Russie et la Chine entrent trop tard dans le jeu américain, la seule alternative qui leur restera sera : soit la guerre, soit la soumission à l'hégémonie de Washington. Comme il n'existe aucune possibilité pour les USA et l'OTAN d'occuper militairement la Russie et la Chine, la guerre ne pourra être que nucléaire..."

[Nul ne sait quel choix feront les dirigeants chinois ; tout dépendra de la suite qu'ils donneront au "Tienanmen" de Hong Kong. Pour ce qui est de Poutine, il est clair qu'il a depuis longtemps opté pour la soumission...]

1er octobre 2014 : Une rentrée scolaire noyée dans le sang (article, photos et vidéo). L'armée de la junte bombarde le Kievski Raïon de Donetsk et détruit une école, un magasin et un bus, faisant au moins cinq morts et 50 blessés (d'autres sources font état de dix tués).  La ville de Gorlovka est également pilonnée par l'artillerie ukrainienne : au moins un mort et deux blessés - source.

Mais attention, il ne faut surtout pas répliquer, cela ferait de la peine à Poutine et risquerait de nuire au régime de Kiev...

Les indépendantistes répliquent quand même en attaquant les positions des fascistes à l'aéroport de Donetsk. C'est de là que viennent la plupart des tirs qui frappent les civils.

Dans cette traduction allemande d'un article russe de Cassad sur les interminables affrontements à l'aéroport, on apprend pour quelle raisons les Ukrainiens s'accrochent à ce site sans importance stratégique (si ce n'est pour pilonner sans risques la capitale). Apparemment, de nouvelles magouilles se préparent avec la complicité du Kremlin. Il pourrait s'agir soit d'un "échange de territoire" dont le milliardaire Tarouta, "gouverneur" de Donetsk nommé par la junte, s'est fait l'écho (échange bien entendu défavorable aux indépendantistes, dans le style : je te file les ruines de l'aéroport, tu me donnes tout entre ici et la mer d'Azov) ; soit d'un arrangement entre Moscou et Kiev visant à transformer la "zone démilitarisée" de 30 km du mémorandum de Minsk en "zone neutre" placée sous administration ukrainienne, laquelle "zone neutre" engloberait non seulement l'aéroport détruit mais aussi toute l'agglomération de Donetsk, Lougansk, Gorlovka et le reste. Sur cette carte, c'est tout le territoire situé au nord ou à l'ouest de la ligne jaune à 15 km de la ligne de front.

Naturellement, les combattants novorusses font tout leur possible pour faire échouer ces manœuvres politiciennes, mais la pression émanant de Moscou est énorme. Le Kremlin "conseille" aux résistants de ne plus résister jusqu'au printemps. Si la résistance suit ce conseil obscène, il n'est pas difficile de deviner ce qui se passera dans six mois. Y aura-t-il encore une résistance ?...

L'article confirme la fin de l'aide matérielle russe officielle ou quasi-officielle (les "surplus militaires Voïentorg-Военторг"). Il signale aussi que l'état-major militaire commun RPD-RPL qui avait été établi à Krasnodon début août, a désormais fermé ses portes.  Cassad ironise : "Normal, officiellement la guerre est finie... La question est de savoir si on mettra autre chose à la place..."  Au printemps, peut-être, à Pâques ou à la Trinité...


Dans cette vidéo, le blogueur Nesmeyan parle de l'évolution de Strelkov et de sa confrontation avec la cinquième colonne russe :

"Il y a ici, à Moscou, des forces très importantes qui sont prêtes pour toutes sortes de raisons à enterrer la Novorussie... Il faut comprendre que Porochenko et ces forces ici à Moscou, jouent du même côté..."

Nesmeyan, comme presque tous les autres partisans de la cause novorusse, n'ose évidemment pas s'en prendre à Poutine lui-même. Il tape donc sur les "forces obscures", seules responsables de tous les maux. C'est une attitude sans doute compréhensible au début, et explicable par le souci de ne pas faire le jeu de l'Occident. Mais à la longue, on se demande en quoi cette caricature de président à la merci de ses conseillers se distingue concrètement de n'importe quelle marionnette que l'axe américano-sioniste rêve de mettre à sa place. En continuant de tourner ainsi autour du pot, en refusant d'appeler un chat un chat, les défenseurs du Donbass se discréditent eux-mêmes...


ET PENDANT CE TEMPS-LÀ, POUTINE ESPÈRE...

Poutine espère que les élections législatives ukrainiennes [du 26 octobre] apporteront la stabilité politique au pays.
Le président russe dit que c'est la seule manière pour l'Ukraine de préserver son intégrité territoriale et de retrouver son unité.

On ne peut préserver que ce qui existe encore, ce qui n'est plus le cas de l'intégrité territoriale ukrainienne, qu'il faudra rétablir - en redonnant à Kiev le contrôle intégral du Donbass (Poutine y travaille activement)... et de la Crimée (prochaine étape). Quant à l'unité politique, on sait qu'elle est garantie par le fait que les partis de la majorité parlementaire ukrainienne de 2012 (Parti des régions et PC) ne peuvent participer aux présentes élections, ce qui préservera le pouvoir de la junte.


Carte de la situation militaire au 1er octobre  - peu de changement depuis la carte précédente, mais les fascistes grignotent encore du terrain dans le profond saillant de Debaltsevo (nord-ouest) :  Menace stratégique.

2 octobre 2014 : Violents pilonnages du centre-ville de Donetsk. Plusieurs morts dont un prétendu "travailleur" de la Croix-Rouge internationale (qui n'avait rien à faire dans les parages, si ce n'est espionner).

3 octobre 2014 : Carte de la situation militaire - par rapport au 1er octobre les indépendantistes perdent encore du terrain au nord de Debaltsevo et sur le front sud-ouest (entre Stila et Komsomolskoïe).

Optimisme : La Nouvelle-Russie présente sa nouvelle monnaie (rouble novorusse destiné à remplacer la hryvnia ukrainienne).

4 octobre 2014 : Carte de la zone tampon

Selon cette information de Cassad (en russe - depuis une dizaine de jours les articles ne sont plus traduits en anglais), une mission internationale est arrivée à Marioupol, composée de représentants de l'Ukraine, de la Russie et de l'OSCE [c'est-à-dire de l'OTAN]. Elle a pour tâche de déterminer les limites de la zone tampon de 30 km prévue par le mémorandum de Minsk du 19 septembre. Naturellement, aucun représentant des insurgés ne fait partie de cette mission. Mais ça, Poutine et Zakhartchenko s'en tamponnent, comme on dit dans la zone.

Au minimum, c'est tout le territoire indépendantiste situé au nord et à l'ouest de la ligne verte la plus proche de la frontière russe, qui fera partie de cette zone tampon ukraino-otanesque, en particulier les villes de Lougansk-ЛУГАНСК, Gorlovka-Горловка et Donetsk-ДОНЕЦК. Plus, dans le sud-ouest, le quadrilatère en pointillés noirs Komsomolskoïe-Koumatchovo-Novoazovsk-Sakhanka (Комсомольское-Кумачово-Новоазовск-Саханка - point n° 5 du mémorandum - voir plus haut 21 septembre).

La zone enlevée aux insurgés, dont les limites exactes restent à fixer par leurs ennemis, sera surveillée par des drones de l'OSCE, qui seront eux-mêmes "protégés" par des militaires de l'OTAN, principalement français et allemands. La Bundeswehr vient d'annoncer son intention d'envoyer 200 soldats pour commencer. Ce sera la première fois depuis 1944 que la Wehrmacht sera de retour dans le Donbass (sous un autre nom), et ce grâce à Poutine. Une fois sur place, elle y restera (comme en Afghanistan). Et vu que Stalingrad (aujourd'hui Volgograd) est tout juste à 400 kilomètres de Lougansk, tous les espoirs sont permis...

Les drones occidentaux espionneront en temps réel pour le compte de l'OTAN et de la junte de Kiev. Et ils feront peut-être même pire (armer un drone est un jeu d'enfant). Les indépendantistes ne pourront même pas se défendre en abattant ces engins comme ils voulaient le faire il y a quelques semaines, puisque leurs dirigeants politiques ont tout accepté par avance.


Interview d'Igor Strelkov :

"Les conditions de l'accord de Minsk auront une incidence sur le sort du peuple novorossien, le peuple russe d'Ukraine, de manière extrêmement négative. Si l'accord était pleinement mis en œuvre, en particulier comme la partie ukrainienne l'envisage, ce serait tout simplement une catastrophe."

A propos des élections générales prévues en RPD-RPL pour le 2 novembre : "A mon avis, c'est une très grave erreur [de convoquer de telles élections] et, éventuellement, un sabotage intentionnel visant à diviser les gens et les territoires rebelles autant que possible face à un ennemi de plus en plus fort. L'organisation d'élections, comment peut-on en parler quand les combats se poursuivent pratiquement sans pauses ? Nous parlons de cessez-le-feu, mais il n'existe que de jure, il n'existe pas de facto. La guerre a lieu, une guerre de position, des bombardements constants... A l'arrière de l'armée, et dans un territoire aussi peu profond, la tenue d'élections libres serait une fiction..."

Strelkov est d'avis que tant que dure la guerre, le pouvoir civil doit être soumis au pouvoir militaire. Tout le reste (élections, jeu démocratique) n'est qu'une fiction créée par des stratèges politiques payés pour cela, dans le but de légitimer les Zakhartchenko, Plotnitski et autres dirigeants imposés aux deux républiques.

Ce qui importe pour les civils du Donbass, c'est de se préparer pour la survie... Malheureusement, les gens du gouvernement russe qui sont maintenant chargés de ces questions, en particulier l'infâme Sourkov, visent uniquement à la destruction de la Nouvelle-Russie. Ils ne donneront aucune aide réelle. Sourkov, partout où il a "organisé l'aide" dans le passé (en Ossétie du Sud et ailleurs) s'est adonné au détournement des fonds publics et au pillage. Ce sera la même chose en RPD-RPL. Strelkov : "Je peux prédire d'avance que la moitié de cet argent va rester sur des comptes en Russie, et que l'autre moitié ira surtout dans les poches des personnes appointées par ce 'grand manager'..."

"Aujourd'hui la lutte pour la Novorossia est un combat pour la Russie. La guerre est en effet déclarée contre la Russie, et même si elle ne devait pas démarrer dans le Donbass, elle commencerait à un autre endroit - en Crimée ou ailleurs. En se levant pour défendre ses intérêts nationaux, la Russie a provoqué une telle réaction de la soi-disant communauté internationale que la retraite est tout simplement impossible. Et c'est très triste que la rébellion de Novorossia n'ait pas été prise en charge de la même manière que cela s'est passé en Crimée. Pour moi personnellement, c'est une grande tragédie, parce qu'en venant avec mon équipe à Slaviansk, je m'attendais à une toute autre évolution des événements. Pas la destruction massive et ce résultat humiliant qui sont en passe d'être fixés avec l'accord signé à Minsk..."

6 octobre 2014 : Carte de la situation militaire.  Seul changement par rapport à la carte du 3 octobre : les troupes ukrainiennes qui avaient progressé dans le sud-ouest entre Stila-Стыла et Komsomolskoïe-Комсомольское, ont pu être repoussées (ou se sont repliées).

Les combats se concentrent surtout aux abords de l'aéroport de Donetsk. C'est probablement le seul endroit où les capitulards de Moscou ne peuvent imposer leur cessez-le-feu unilatéral à la résistance, car les obus ukrainiens ne cessent de frapper l'agglomération. Rien qu'au cours des dernières 24 heures, il y a eu 17 civils tués dans les quartiers de Kievski, Kouïbichevski et Kalininski (La Voix de la Russie). La veille, c'est le village de Gladovka (également proche de Donetsk) qui avait été pilonné et incendié (vidéo).

10 octobre 2014 : A Donetsk et Gorlovka, les habitants continuent de mourir au rythme de cinq ou six par jour sous les obus de la junte. Le nombre total de victimes civiles depuis le début de la guerre doit maintenant se situer entre 15 et 20.000. Mais ni le Kremlin ni le Parlement russe à sa botte ne se sont jamais intéressés à cette question. La Douma de Moscou a d'autres sujets de préoccupation, par exemple : comment indemniser les pertes subies par les oligarques du fait des "sanctions" occidentales. Une loi en ce sens vient d'être votée, la loi Rotenberg, du nom de deux milliardaires (les frères Boris et Arkadi) visés par les récentes mesures américaines et européennes - voir aussi cet article du Figaro.

Pourtant, les deux oligarques à l'origine de la loi font partie d'une communauté communautariste qui n'a absolument rien à craindre de la part des Occidentaux. Au besoin, ils peuvent se prévaloir de leurs deux autres nationalités : la finlandaise et l'israélienne. Le fils de Boris Rotenberg, Boris Borisovitch, a été footballeur professionnel dans différents clubs, dont le Hapoel F.C. de Petah Tikva (près de Tel Aviv). D'ailleurs, dans la famille tout le monde s'intéresse au sport : Papa Boris est vice-président de la Fédération russe de judo (le sport favori de son ami Poutine) ; Tonton Arkadi, lui, est président du club de hockey Dynamo Moscou (également un sport poutinien).

Les Rotenberg ont fait fortune dans la construction de pipe-lines (pour Gazprom), le BTP (infrastructures des Jeux de Sotchi, circuit de Formule 1) et la finance (Banque SMP).

Vu qu'aucun gouvernement du monde occidental sionisé n'osera jamais recourir à des moyens aussi extrêmes que la confiscation de biens juifs, il y a fort à parier que la nouvelle loi russe a pour but de permettre aux deux énergumènes (et à leurs semblables) de se sucrer sur le dos du contribuable russe pour des "pertes" purement fictives soi-disant subies à l'étranger.

La loi Rotenberg a le mérite de montrer qui fait vraiment la loi en Russie, et qui se trouve au cœur de la cinquième colonne qui manipule Poutine et son Raspoutine. Il est évident que dans ces conditions, le sort du Donbass n'a strictement aucune importance. Pour ces gens-là, une vie humaine à Donetsk n'a pas plus de valeur qu'à Gaza, et un Etat de Nouvelle-Russie pas plus de raison d'être qu'un Etat de Palestine.

11 octobre 2014 : Poutine - Héros d'Ukraine ?  (Путин - герой Украины ?  par le blogueur "Edouard" sur le site "DNR News" - Nouvelles de RPD) :

"Je ne comprends pas très bien pourquoi les Ukrainiens détestent Poutine à ce point, pourquoi ils le traitent de tous les noms. Il a tant fait pour eux qu'il mériterait d'être décoré du titre de Héros d'Ukraine. Ne parlons même pas des services qu'il leur a rendus au cours des années précédentes. Contentons-nous de mentionner brièvement ceux de cette année."

"1 - Bien qu'ayant promis de ne pas rester indifférent au destin des populations russophones d'Ukraine, Poutine a accepté qu'il y ait des dizaines de milliers de victimes et que l'infrastructure des deux républiques soit détruite."

"2 - L'Ukraine ne paie pas le gaz que lui fournit la Russie, mais Poutine a ordonné à Alexeï Miller [le PDG - juif - de Gazprom, groupe où l'Etat russe est majoritaire] de poursuivre ses livraisons au régime fasciste russophobe jusqu'au 16 juin."

"3 - Malgré le génocide pratiqué contre les populations russes du Donbass, Poutine et son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, ont restitué à l'Ukraine pour un milliard de dollars de matériel militaire saisi en Crimée, lequel matériel a servi à tuer d'autres civils dans le Donbass."

"4 - Lorsque la milice populaire a encerclé les troupes ukrainiennes dans le chaudron du sud, beaucoup de militaires ont fui en Russie. Au lieu de les interner pour qu'ils ne puissent plus nuire à personne, Poutine a hébergé ces nazis, les a nourris et soignés avant de les renvoyer en Ukraine pour qu'ils puissent continuer leurs massacres."

"5 - Poutine a laissé l'oligarque juif Oleg Deripaska vendre ses moteurs aux usines de chars de Kharkov ; il a permis que les banques russes poursuivent leurs activités en Ukraine et achètent des obligations ukrainiennes destinées à financer la guerre. De la sorte, des milliers de civils du Donbass sont morts pour sauvegarder les intérêts de l'oligarchie." [Laquelle oligarchie est presque toujours apatride.]

"6 - Malgré l'attitude hostile des autorités ukrainiennes, Poutine n'a pris aucune contre-sanction sérieuse contre le régime. Il aurait pu augmenter les taxes sur tous les produits importés d'Ukraine, fermer le marché russe du travail aux immigrés économiques ukrainiens, introduire un régime de visas avec l'Ukraine : rien de tout cela n'a été fait. Ce n'est que tout récemment que Poutine s'en est pris aux biens de Kolomoïski en Crimée [ce milliardaire judéo-fasciste finance la Garde nazillonale ukrainienne]. Mais le président russe n'a jamais touché aux biens de Porochenko."

"7 - La liste des services rendus par Poutine à l'Ukraine a atteint son apogée [provisoire] avec la mise en place de la prétendue trêve par les soins de Sourkov-Zourabov-Zakhartchenko [respectivement conseiller à Moscou, ambassadeur à Kiev, marionnette à Donetsk]. Alors que les milices populaires pouvaient, en l'espace de 8 ou 10 jours, reprendre Marioupol, l'aéroport de Donetsk et les localités voisines d'Avdieievka, Pieski, Marinka et Karlovka, de même que Debaltsevo, Severodonetsk, Dzerjinsk, Popasnaïa et Lissitchansk, il est maintenant peu probable qu'aucune de ces villes puisse jamais être libérée. Poutine permet ainsi aux forces répressives de se regrouper et peut-être de repasser à l'offensive. Mais il ne s'arrête pas là et contraint les milices à accepter une zone tampon décrétée à Marioupol par une commission tripartite où ne siège aucun représentant de la Nouvelle-Russie."

"8 - Il faudrait aussi ajouter la suppression de l'aide matérielle, comme conséquence directe de l'établissement d'une ligne de démarcation et du retrait de 15 km - un nouveau coup de poignard dans le dos de la Nouvelle-Russie..."

"Cette liste est loin d'être complète, mais elle justifie à elle seule l'attribution à Poutine du titre de Héros d'Ukraine. Poutine mériterait même qu'on lui érige une statue dans le centre de Kiev, ne serait-ce que parce qu'il a sauvé l'armée ukrainienne de la défaite. Mais au lieu de cela, les fanatiques ukrainiens lui en veulent parce qu'il a rattaché la Crimée à la Russie. Il pourrait se racheter à leurs yeux en investissant des milliards de dollars dans leur économie. A ce sujet, j'aimerais bien me tromper, mais nous verrons..."

"Qu'il obtienne le titre ou pas, Poutine est d'ores et déjà le meilleur Ukrainien de l'année..."

[ Zakhartchenko, lui aussi, mérite une décoration, pour l'interview la plus débile de l'année. On en retiendra qu'il est "le petit-fils de son grand-père et l'arrière-petit-fils de son arrière-grand-père..." ]

12 octobre 2014 : Tandis que les pilonnages ukrainiens continuent (12 civils tués à Donetsk en 24 heures selon Tass), Zakhartchenko, fidèle courroie de transmission du Kremlin, décrète un "cessez-le-feu" total (total et unilatéral).

Un de ses adjoints prétend qu'un accord de désengagement aurait été signé entre Kiev et Donetsk, ce que Kiev dément aussitôt. D'ailleurs, on sait que les insurgés ne participent pas aux négociations de Marioupol. Seuls les trois grands (Ukraine, Russie, OSCE) y sont représentés. Ce qui n'exclut pas que Poutine ait fait de nouvelles concessions dont les indépendantistes seront informés en temps utile. C'est ainsi que fonctionne la "trêve".

Nul ne sait ce qui se passe au juste au niveau militaire, surtout dans les zones où aucun coup de feu n'a été tiré depuis plusieurs semaines. A la limite, il n'est pas impossible que les forces novorusses soient déjà en cours de désintégration. Sachant que l'unité n'a jamais été réalisée pendant les combats, on imagine les conséquences que peut avoir une "paix" imposée... Autre grand point d'interrogation : que deviennent les diverses enclaves ukrainiennes en territoire novorusse ?  Etant donné que depuis le mois d'août, l'armée ukrainienne n'est plus en mesure de ravitailler ces "chaudrons", il faut bien que quelqu'un le fasse à sa place. Gageons qu'il y aura des surprises le jour où on l'apprendra...

Carte de la situation militaire au 12-13 octobre. Seul changement depuis la dernière fois : repli novorusse sur Dokoutchaïevsk-ДОКУЧАЕВСК dans le sud-ouest.

Dans son élément : pour se reposer du stress politique que lui cause le Donbass, Poutine va faire un tour à Sotchi où se déroule le Grand Prix de Formule 1.

13 octobre 2014 : De Zakhartchenko à Goubariev, une bourrasque politique s'empare de Donetsk  par Karine Bechet-Golovko.  Capitulation honteuse, cirque électoral, élimination des adversaires de la trahison : la destruction politique du Donbass est en marche...  Pavel Goubariev, résistant de la première heure, a été victime d'un attentat. Hospitalisé à Rostov, il est dans un état grave. Quelques jours auparavant, il avait vivement critiqué la trêve Poutine-Porochenko (source) : "Derrière cette trahison, on trouve à la fois des oligarques ukrainiens propriétaires de biens dans le Donbass et des forces russes qui craignent tellement les sanctions occidentales, qu'elles sont prêtes à renoncer à des terres historiquement russes et à abandonner pour toujours une partie du peuple russe en échange de la levée de ces sanctions."

14 octobre 2014 : pas un jour sans pilonnages ukrainiens à Donetsk - encore sept civils tués et trente blessés (RIA Novosti).

17 octobre 2014 : A Milan, en marge d'un sommet Europe-Asie, rencontre au format "six contre un" entre, d'un côté, le chef de la junte de Kiev encadré par ses principaux souteneurs de l'UE (Barroso, Rompuy, Cameron, Hollande et la mère Merquerelle), et de l'autre, la pitoyable lavette du Kremlin.

Naturellement, tout le monde fait pression sur Poutine pour qu'il abandonne définitivement les insurgés et les contraigne à respecter la capitulation de Minsk qu'il a acceptée pour eux. Mais il traîne encore les pieds, sachant pertinemment qu'après le Donbass, il lui faudra aussi sacrifier la Crimée.

Avant de se rendre à Milan, Poutine est passé par Belgrade où il a été décoré par le président serbe Nikolic.  Les deux hommes ont ceci en commun qu'ils se moquent du sort de la Serbie comme de leur première vodka (ou slivovitz). Poutine, pas plus que son prédécesseur Eltsine, n'a jamais remué le petit doigt pour protéger cette "petite sœur de la Russie" des attaques occidentales dont elle était l'objet ; il faut dire que les Serbes l'intéressent à peu près autant que habitants du Donbass.  Nikolic, de son côté, est entré dans l'histoire comme le fossoyeur de la Serbie indépendante ; ses Novorusses sont les Serbes du Kosovo.

Dans l'immédiat, Poutine est mû par le désir d'obtenir le retrait des "sanctions" occidentales ; Nikolic, lui, rêve de vendre son pays à la mafia bruxelloise : le parfait duo...


Carte de la situation militaire au 16-17 octobre

Comme toujours depuis le début de la "trêve", pas de grands changements sur le terrain par rapport à la carte précédente.  A Donetsk, les obus de la junte continuent de tuer des civils, tandis que les combats se poursuivent autour de l'aéroport. Au nord-ouest de Lougansk, la situation est assez confuse : les indépendantistes ont effectué une percée en direction de Bakhmoutovka où ils encerclent une centaine d'Ukrainiens, mais comme on peut le voir sur la carte, ils sont eux-mêmes encerclés. Au sud-est de Donetsk, entre Ilovaïsk et Ambrosievka, un chaudron ukrainien a disparu de la carte, mais on ignore ce que sont devenus les fascistes qui s'y trouvaient.

18 octobre 2014 : Alliés naturels  ou Pravy Sektor + Sionisme = Régime de Kiev.



LA DERNIÈRE DE ZAKHAR-KOLLABO-TCHENKO :



19 octobre 2014 : Un commentaire d'igor Strelkov sur les "négociations" de Milan, concernant notamment une éventuelle reprise des livraisons (gratuites) de gaz à l'Ukraine : "Les concessions russes n'entraîneront ni la fin des sanctions ni une diminution des pressions occidentales... Les USA, instrument à percussion de l'oligarchie globaliste, sont déterminés à en finir avec nous. Par conséquent, la guerre continue et continuera. Porochenko ne fait que reprendre le jeu de dupes qui lui a si bien réussi au printemps, lui permettant de stocker pour l'hiver le gaz volé pendant qu'il négociait. Le résultat, c'est que la Russie ne touchera pas un centime pour tout le gaz fourni, qu'il n'y aura pas de véritable trêve en RPD-RPL, et que les sanctions ne seront pas levées. Bref, nous n'obtenons rien, nous perdons continuellement. La guerre en Novorussie restera en permanence un ulcère sanglant dans le bas-ventre de la Russie. Si le Donbass capitule, le problème sera transféré vers la Crimée et tout repartira pour un tour..."

A Moscou, une manifestation pro-Donbass réunit à peine quelques milliers de personnes, beaucoup moins que le nombre total de victimes. Depuis des semaines, les médias russes font tout pour accréditer le mythe du "cessez-le-feu", et la population commence à s'y habituer. Il est cependant difficile de savoir si ce manque de solidarité reflète un soutien accru pour la politique du Kremlin ou une indifférence générale de l'opinion.

Quoi qu'il en soit, dans certains milieux on suit très attentivement les déclarations de Poutine.

20 octobre 2014 : Etre plus kollabo que Zakhartchenko (le "chef" de la RPD), c'est une chose qui paraissait jusqu'ici impossible. Comme quoi on peut se tromper : si l'on en croit Tass, le "patron" de la RPL, Igor Plotnitski, vient en effet de battre tous les records. Il a promis aux Ukrainiens qui occupent la ville de Stchastié, au nord de Lougansk, de leur fournir du charbon pour alimenter la centrale thermique locale.

Ce que Tass ne dit pas : les Ukrainiens paieront le charbon de RPL de la même manière qu'ils paient le gaz de Russie, c'est-à-dire pas du tout. Par ailleurs, étant donné que leur artillerie a déjà détruit la centrale de Stchastié (Destruction of the thermal power station in the city of Schastye - article et photos), le charbon livré ne pourra pas être utilisé sur place, il sera probablement vendu en Ukraine. Espérons que Gennadi Moskal, l'homme que la junte de Kiev a placé à la tête des territoires occupés de la région de Lougansk, n'oubliera pas la petite rétrocommission de Plotnitski. Moskal (= "le Moscovite", terme péjoratif par lequel les Ukrainiens insultent habituellement les russophones) a lui-même adressé une demande écrite à son complice de Lougansk. Le tout évidemment pour des raisons purement humanitaires...

Sans les traîtres qui contrôlent à présent la Russie et le Donbass, l'arme énergétique pourrait mettre à genoux les fascistes de Kiev en l'espace de quelques semaines. Raison de plus de ne pas l'utiliser...

L'Ukraine veut du gaz et du charbon gratuitement. Les Polonais, pas si cons, ont refusé. La Russie poutinienne et ses créatures du Donbass s'en chargeront.


Carte de la situation militaire au 20 octobre :  depuis la fois précédente on constate un recul de la résistance au nord de Piervomaïsk (à l'ouest de Lougansk). Est-ce parce que les insurgés sont passés de la confrontation armée avec Kiev à la phase pacifique ordonnée le 18 octobre par Zakhartchenko ?...

A Donetsk, les fascistes continuent de bombarder pacifiquement la ville :

12 morts à Donetsk au cours des dernières 24 heures (Tass).

Pilonnage du stade de Donetsk par les fascistes ukrainiens : un enfant échappe de peu à la mort (vidéos)

L'ennemi nous attaque sur plusieurs fronts  (vidéo - carte commentée en français)

L'attaque de Donetsk se précise  par Karine Bechet-Golovko (article et vidéos)

Autre signe alarmant : Kiev mise sur une attaque imprévue et très violente après les élections du 26 octobre - peut-être pas si imprévue que ça puisqu'on en parle déjà...

22 octobre 2014 - Encore un appel de Strelkov :  Danger imminent pour la Novorossia

"L'attaque des forces armées ukrainiennes visera en premier lieu à s'emparer des villes de Donetsk et de Makeïevka, dont l'agglomération est la plus grande et la plus importante dans la région. N'importe quelle provocation que la junte a appris à produire de main de maître, peut servir de prétexte pour démarrer l'offensive. L'attaque ne peut être qu'éclair, décidée, visant l'obtention d'un résultat rapide, faute de quoi elle perdra tout son sens. La partie ukrainienne comprend parfaitement que si l'opération est freinée, la probabilité que la Russie intervienne est élevée. S'emparer de Donetsk ou du moins d'une partie de la ville avant que les dirigeants russes prennent la décision d'intervenir, tel est l'objectif des Ukrainiens... Sans Donetsk, ou avec la capitale divisée par une ligne de front, il ne sera plus du tout question pour la Novorussie d'une quelconque souveraineté. Si ce projet est réalisé avec succès, ce sera la défaite russe, militaire et politique, la plus cuisante depuis 1991, entrainant de forts tremblements politiques internes."

"Je m'adresse aux représentants de tous les services russes qui contrôlent le respect des accords de Minsk, pour qu'ils prennent en considération les projets des escadrons de la mort ukrainiens et informent le président des conséquences probables pour le peuple russe du Donbass et pour la Russie si ces projets venaient à se réaliser."

[ On se demande bien pourquoi "les dirigeants russes" prendraient la décision d'intervenir, alors qu'ils n'ont rien fait jusqu'à présent, et que leur objectif est précisément la restauration de l'ordre ukrainien sur le territoire des deux républiques dissidentes, dans l'espoir d'obtenir la fin des "sanctions" occidentales. Penser que la passivité de Poutine résulte d'un manque d'information et que les services russes qui collaborent sur le terrain avec le régime fasciste de Kiev et les espions de l'OSCE, vont se charger "d'informer" le président, relève de la plus grande naïveté. Mais dans le cas de Strelkov, la naïveté consiste peut-être à croire qu'on peut attaquer la politique de Poutine en faisant comme si d'autres en étaient responsables. ]

23 octobre 2014 : Carte de la situation militaire au 23 octobre. Changement depuis le 20 octobre : mystérieuse disparition du chaudron de Loutouguino (au sud-ouest de Lougansk) ; aucune explication n'est fournie.

Bombardements au phosphore sur l'agglomération de Donetsk (vidéo).

26 octobre 2014 : L'événement du jour dans le Donbass est le passage à l'heure de Moscou (GMT + 3), soit une heure d'avance par rapport à l'heure ukrainienne (GMT + 2). Si jamais les deux républiques existent encore fin mars 2015, et si comme la Russie elles s'abstiennent alors de revenir à l'heure d'été, elles auront de nouveau pour quelques mois la même heure que Kiev.

Evénement du jour en Ukraine : les élections législatives. Elles se traduisent par une "victoire écrasante" des partis maïdanistes, d'autant plus attendue que ces partis étaient les seuls autorisés à faire campagne. Le taux de participation officiel serait de 52 %, le taux réel est inconnu. Signe révélateur : dans la région de Donetsk, selon la commission électorale ukrainienne, la participation aurait été de 32 %, alors qu'en réalité le "vote" n'a eu lieu que dans les territoires occupés par la junte.

Afin de "rassurer" l'opinion occidentale, on a attribué aux partis ouvertement nazis (Parti radical de Liachko, "Svoboda" * de Tyahnibok) des scores ridiculement bas de 6 ou 7 % chacun, sans commune mesure avec leur influence réelle au sein de l'appareil d'Etat. La liste du Pravy Sektor obtient moins de 5 % et n'est donc pas représentée, à l'exception de son führer Iaroch, "élu" directement car déclaré "premier" de sa circonscription. Parallèlement, les fascistes "présentables" dits "pro-européens" (Porochenko, Iatseniouk, Timochenko) se créditent de plus de 70 %.

* Le lendemain on annonce que "Svovoba" a moins de 5 % des voix.

Il n'y aura plus de communistes au Parlement de Kiev (32 sièges sur 450 en 2012) ni de régionalistes (187 sièges en 2012). Pour la forme, on a permis à quelques rescapés de l'ancien Parti des régions de Ianoukovitch, de se représenter sous l'étiquette "Bloc d'opposition" et de "remporter" 8 % des sièges. Le moment venu, on pourra s'en prendre à eux pour détourner l'attention de la politique de Porko. Les poubelles du centre-ville de Kiev sont prêtes à les accueillir, comme leur collègue Vitali Jouravski il y a quelques semaines.

Le spectacle électoral mis en scène à Kiev, selon un scénario écrit à Washington et approuvé à Moscou,* a pour but d'accréditer le mythe de la légalité ukrainienne. Mais qu'on le veuille ou non, le "gouvernement" qui en sortira restera une junte putschiste.

* Avant même que les résultats définitifs soient proclamés, le gouvernement russe reconnaît leur "légitimité".

27 octobre 2014 : Pour fêter ses "succès" électoraux, le régime de Kiev reprend le pilonnage de Donetsk, tuant au moins quatre civils. On attend la grande offensive...



ECHECS :

(source Jacques Frère  -  source indiquée en bleu)

La métaphore du brillant joueur d'échecs tenant tête au monde entier est souvent utilisée dans les mileux pro-russes pour masquer l'absence totale de stratégie de l'as du Kremlin. Le blogueur russe iconoclaste Niqnaq la résume ainsi, et il exagère à peine :  "Poutine joue aux échecs à cinq dimensions, les yeux bandés, sur douze échiquiers à la fois contre les plus grands leaders mondiaux, et il les bat tous. Simultanément, de sa main libre, il terrasse des léopards blancs..."

Profitons-en pour rappeler que le Grand Poutine n'incarne pas seulement la supériorité intellectuelle de la Russie, mais aussi sa supériorité physique. Les Russes ont bien de la chance de l'avoir pour président. (Les Novorusses, c'est autre chose, mais passons...)

28 octobre 2014 : Le rouble est en chute libre ?...  Mais non, c'est le cours du dollar qui grimpe. D'ailleurs, les Russes ne s'inquiètent pas, ils savent que Poutine maîtrise la situation.

Spectacle humanitaire : un quatrième convoi russe officiel est "en route" pour le Donbass (RIA Novosti). En fait, il avait déjà été annoncé il y a plus d'un mois. Le plus drôle : c'est le ministère russe des Situations d'urgence (sic) qui dirige les opérations.

L'aide civile "de la Russie" n'est pas un cadeau du gouvernement, elle provient en réalité de dons de la population ; l'Etat se contente de fournir les moyens logistiques. Depuis le début de la guerre, de nombreux autres convois humanitaires russes, plus petits et plus discrets que ceux du Kremlin, ont été acheminés vers le Donbass, provenant de diverses organisations privées, comme par exemple Cassad et d'autres groupes politiques ou religieux. Si ces convois ont pu passer la frontière sans encombre, le mérite n'en revient pas à Poutine mais aux fonctionnaires locaux.

A Donetsk, encore des tirs d'artillerie ukrainiens contre les zones résidentielles : deux civils tués et quatre blessés (RIA Novosti). Et pendant que la racaille de Kiev poursuit les massacres, que font les indépendantistes ?  Ils permettent à plus de cent fascistes encerclés sur le front nord (au barrage n° 32 près de Smieloïe, entre Piervomaïsk et Slavianoserbsk - carte) de sortir indemnes du chaudron, avec leurs armes et leurs blindés encore en état de marche. Les rescapés manquaient de tout (nourriture, eau, vêtements chauds) mais refusaient de se rendre. Au lieu d'écraser cette vermine ou de la laisser crever sur place, les insurgés ont préféré la renvoyer vivante à Porochenko pour qu'elle puisse continuer de nuire. Avec de pareilles méthodes de "combat", on ne peut que s'étonner que les Ukrainiens n'aient pas gagné la guerre depuis longtemps.

Pour les maïdanistes (voir Kyiv Post) c'est en quelque sorte une victoire face à "l'agression de la Russie contre l'Ukraine". L'article nous apprend que le 23 octobre, l'OSCE avait tenté en vain d'envoyer un convoi de ravitaillement "humanitaire" aux Ukrainiens encerclés - c'est à cela que sert l'OSCE. Après un refus initial, les insurgés avaient quand même fini par laisser passer de l'eau et du pain à leurs ennemis pour qu'ils puissent survivre.  La devise de Poutine (voir plus haut) fait des ravages à tous les niveaux...

29 octobre 2014 : Carte de la situation militaire (en russe, pas de traduction disponible).  Changements depuis le 23 octobre : la disparition du mini-chaudron ukrainien de Smieloïe-Смелое (front nord - voir quelques lignes plus haut) et une légère avancée indépendantiste à Novolaspa-Новоласпа (front sud-ouest).


Putin's Head  par Vassili Koltachov et Boris Kagarlitski. L'original date du 10 octobre mais n'a rien perdu de son actualité :

"Il semble que les autorités russes aient trouvé un moyen de s'accommoder avec l'Occident. Les libéraux sont devenus plus puissants et dirigent les négociations. Ils sont prêts à faire des concessions [c'est un euphémisme] et ne voient aucun inconvénient à sacrifier la Novorussie et même, s'il le faut, les propres intérêts de la Russie. Il ne reste qu'une question à éclaircir : qui apportera la tête de Poutine aux Américains sur un plateau ?..."

"Bien que les Russes nient vouloir demander la révocation des sanctions, des pourparlers ont lieu à cet effet. C'est précisément pour cette raison que Moscou a relancé le dialogue avec l'Ouest, réduit ses critiques à l'encontre du régime de Kiev, permis aux forces armées de celui-ci de se regrouper à la faveur du cessez-le-feu de Minsk, et bloqué les fournitures de munitions à la Novorussie. C'est aussi pour cela que la Russie a poussé les dirigeants politiques de Donetsk, qui dépendent d'elle, à accepter des compromis au goût de capitulation unilatérale. Les chefs militaires et le peuple du Donbass n'accepteront jamais ces conditions, mais l'élite russe n'en a pas encore conscience, vu qu'elle n'a qu'une idée très vague de ce qu'est 'le peuple'..."

"Moscou joue un rôle non négligeable dans l'affaiblissement des capacités de défense des territoires insurgés. Si les pourparlers avec l'Occident aboutissent, alors les dirigeants russes permettront à Kiev de lancer une nouvelle attaque, sans accorder aucun soutien aux combattants novorusses."

Les auteurs de l'article évoquent également la baisse actuelle des prix du pétrole, qui aggrave la crise en Russie, et ce d'autant plus que le régime, entièrement soumis aux oligarques, n'a nullement l'intention de relancer la consommation intérieure pour réduire la dépendance des marchés étrangers. C'est aussi pour cette raison que le Kremlin n'a pris aucun mesure sérieuse pour contrer les "sanctions" occidentales.

Il est clair que pour obtenir une "normalisation" des relations avec l'Ouest, le Kremlin devra au moins revenir à la situation qui prévalait avant le rattachement de la Crimée. Et on n'en restera pas là, sinon toute cette agitation n'aurait servi à rien. Le moment venu, Poutine pourra toujours essayer de sauver sa tête en faisant appel aux "85 %" de moutons censés le soutenir...

31 octobre 2014 : Moscou signe avec Kiev un contrat gazier typiquement poutinien. D'un côté, la Russie s'engage à fournir du gaz à l'Ukraine jusqu'à la belle saison. De l'autre, l'Ukraine fait de vagues promesses de paiement. C'est ce que la presse russe aux ordres du Kremlin, comme par exemple La Voix de la Russie, traduit par : L'Ukraine accepte de payer sa dette gazière avec l'argent de l'UE. Malheureusement, le titre n'a que peu de rapport avec le contenu de l'article. En effet, l'UE ne s'engage à rien. Elle n'a signé l'accord qu'en tant que médiatrice et n'est donc pas obligée de verser d'argent à Porochenko. En supposant qu'elle le fasse (partiellement), "la question est de savoir comment Kiev va utiliser cet argent : pour payer la dette ou bien pour autre chose ?..."  Evidemment pour financer la guerre et arrondir la fortune des oligarques.

Mais même si, contre toute attente, l'Ukraine remboursait vraiment une partie de ce qu'elle doit à la Russie, il resterait toujours la partie non remboursée, augmentée des sommes dues pour les nouvelles livraisons... C'est un superbe marché de dupes que Poutine et Porko ont ainsi conclu sur le dos des contribuables russes. Le régime fasciste n'a nullement l'intention de mettre fin au litige gazier, étant donné qu'il constitue un excellent moyen de pression sur Moscou. Poutine continue néanmoins d'espérer que ses largesses unilatérales conduiront à une levée des "sanctions". Il se trompe lourdement, et le prochain prétexte est déjà annoncé : les élections du 2 novembre dans le Donbass, que le Kremlin semble tolérer en violation de ses promesses antérieures.

Carte de la situation militaire au 31 octobre. Changement depuis le 29 octobre : sur le front nord, légère progression des forces novorusses au nord-ouest de Smieloïe-Смелое et Slavianoserbsk-СЛАВЯНОСЕРБСК. De cet endroit jusqu'à la frontière russe, la ligne de front est matérialisée par la rivière Severski Donets-Северский Донец, un affluent du Don.

1er novembre 2014 : Le blog russe Niqnaq fait état d'un nouveau problème que Cassad vient d'aborder (dans un article en russe) à propos du contrôle de la frontière entre le Donbass et la Russie. RIA Novosti (édition russe) a cité récemment une info (?) émanant de Kiev, selon laquelle un certain Victor Nazarenko (chef du Service des frontières de la junte) aurait signé le 30 octobre un protocole d'accord avec son homologue de la Fédération de Russie. Ce protocole prévoirait paraît-il le rétablissement de la souveraineté ukrainienne sur les postes frontaliers du Donbass se trouvant face aux postes russes de Matvieiev-Kourgan, Kouïbichevo et Donetsk-de-Russie - (pourquoi pas les autres ? - carte). Jusqu'à présent ni la Russie ni la RPD-RPL n'ont commenté cette nouvelle. Si elle était vraie, ce qui n'est pas impossible compte tenu des précédents, il s'agirait d'une trahison de plus - et de taille.

Niqnaq : "Du point de vue politique, la présence de représentants de la junte aux frontières de la RPD-RPL avec la Russie représenterait une immense concession et délégitimerait la marche des deux républiques vers la complète souveraineté."

Un des commentaires : "Zach & Plotz [Zakhartchenko et Plotnitski, les créatures du Kremlin à Donetsk et Lougansk] sont passés maîtres dans l'art du mensonge. Ils se conforment toujours aux ordres de Moscou, tout en faisant des déclarations confuses et trompeuses qui disent exactement le contraire, par exemple : qu'ils n'abandonneront jamais la Novorussie, qu'ils ont l'intention de conquérir - comme par miracle - tout l'est de l'Ukraine, etc. etc... Leur mission consiste à restituer la Novorussie au régime de Kiev, ce qui est l'objectif de Moscou, mais ils le font de telle manière que tout le monde ou presque pense qu'ils veulent l'inverse - jusqu'au jour où il sera trop tard. La question qui se posera alors : comment empêcher les milices populaires plus ou moins anarchiques de se soulever contre cette trahison ? Car après tout, c'est à ces groupes que l'on demandera de battre en retraite, même lorsqu'ils sauront qu'ils ont la capacité militaire de poursuivre le combat (comme cela s'est produit à Slaviansk)."

2 novembre 2014 : Arrivée du quatrième convoi humanitaire russe "officiel" à Donetsk et Lougansk. Histoire de nous faire rigoler un peu, le site maïdaniste Zik (Heil !) annonce qu'un des camions russes s'est retourné, dévoilant sa cargaison : des munitions destinées aux combattants. A la frontière, les Russes n'ont même pas permis aux douaniers ni aux gardes ukrainiens d'inspecter le contenu, ah les salauds... [Parce que les gardes et douaniers de Kiev sont déjà là ? Ils ne perdent pas de temps... Voir quelques lignes plus haut 1er novembre...]  Au retour, nous apprend Zik, les camions ne repartiront pas à vide mais transporteront les corps des soldats russes tués, ainsi que de l'équipement volé dans les usines du Donbass, des graines de tournesol et du charbon. A la bonne heure...

Encore de l'humour ukrainien (involontaire) : le Service de "sécurité" SBU a ouvert une procédure criminelle en rapport avec les élections d'aujourd'hui dans les régions de Donetsk et Lougansk. Et ce, "conformément à l'article 109, alinéa 1 du Code pénal ukrainien qui réprime les actions ayant pour but de renverser ou de modifier par la violence l'ordre constitutionnel ou de s'emparer du pouvoir" (source). C'est exactement ce que ces fachos ont fait avec leur putsch de février 2014...

Les élections du Donbass semblent se dérouler dans le calme, exception faite de quelques tirs d'artillerie à proximité du front. Près de Donetsk, selon Tass, deux groupes subversifs ukrainiens venus saboter le scrutin ont pu être interceptés à temps.

Zach & Plotz remportent haut la main à la fois les présidentielles et les législatives. Aux présidentielles, Zakhartchenko recueille 75 %, Plotnitski 63 %. Ils n'avaient en face d'eux que des candidats placebo, tous les concurrents sérieux ayant été éliminés à l'avant-premier tour par les soins de la commission électorale mise en place par les conseillers du Kremlin. Le filtrage en amont a écarté les candidats se réclamant de partis autrefois populaires dans le Donbass (régionalistes, communistes) et tous ceux qui avaient osé critiquer la trahison de Minsk. Evidemment, on a avancé pour cela des raisons "techniques" ou des vices de forme dans la présentation des candidatures. Parmi les candidats refusés, le plus connu est Pavel Goubariev (voir plus haut 13 octobre).

Forts de cette "légitimation populaire", les deux liquidateurs du mouvement indépendantiste ont les mains libres pour poursuivre la destruction systématique de ce qu'ils prétendent défendre. Plus personne ne peut leur reprocher de trahir, puisqu'ils ont été "démocratiquement élus".

Vu à Donetsk : Zakhartchenko va voter entouré d'une dizaine de gardes du corps lourdement armés.

Tandis que l'épuration politique est achevée au sommet, l'épuration militaire est en cours. C'est ainsi qu'Igor Bezler, chef de brigade à Gorlovka depuis le début de l'insurrection, vient de "démissionner" de son poste.  Prochaine cible : Alexeï Mozgovoï  (voir plus haut 9 septembre).



INTOX UKRAINO-SIONISTE :

Vu sur le site Le Juif russe (devise : « A la vie - Lekhaïm ! » ; rubriques à cliquer : Israël - Russie - USA - Ukraine - Histoire - Culture - Politique - Economie - Rédaction).  D'après eux, Poutine se prépare à attaquer Kharkov, Dniepropetrovsk et Zaporojié (carte) avec une armée de 100.000 soldats. En plus de cela, l'article prétend que 50.000 habitants de la RPD et 30.000 de la RPL ont été mobilisés de force. A l'appui de ses "révélations", le "Juif russe" (qui est en réalité hébergé à Kiev et basé en Allemagne - détails) publie des photos de pseudo-documents imputés au ministère de la Défense de Donetsk. Rien de nouveau sous le soleil...

4 novembre 2014 : Pour punir le Donbass d'avoir organisé des élections non autorisées par la junte, Porko fait déposer un projet de loi à la Crada de Kiev, dans le but d'annuler la loi du 16 septembre sur le prétendu "statut d'autonomie" (voir plus haut).

Cette loi bidon n'était jamais entrée en vigueur ; elle ne précisait d'ailleurs ni le contenu exact du "statut" ni l'étendue géographique de son application. Commentaire du vice-Premier ministre de la RPD, Andreï Pourguine : "Nous saluons la décision de l'Ukraine d'abroger cette loi. C'est en effet le premier acte honnête de Kiev à l'égard du Donbass..." (RIA Novosti)

Le lendemain, également selon RIA Novosti, les autorités des deux républiques critiquent "l'abrogation unilatérale du statut particulier" et estiment que "la clique de Kiev viole les accords de Minsk et porte atteinte au processus de paix".  C'est ce qu'on appelle avoir de la suite dans les idées.



("DNR" est la forme russe de "RPD")

Carte de la situation militaire au 3-4 novembre. Seul changement depuis le 31 octobre : une très légère progression des indépendantistes à l'est de Marioupol.

5 novembre 2014 : L'artillerie des terroristes de Kiev fait des victimes civiles tous les jours : encore deux enfants tués aujourd'hui dans la banlieue de Donetsk (Tass).

6 novembre 2014 : Une colonne de chars ukrainiens envahit Iassinovataïa, au nord de Donetsk, mais finit par être repoussée. Nombreux morts, y compris parmi la population civile. Des combats se déroulent en divers endroits de la ligne de front. Andreï Pourguine, vice-Premier ministre de la RPD, déclare que Kiev vient de lancer une opération de grande envergure (La Voix de la Russie). Quelques heures plus tard, on constate cependant qu'il n'en est rien.

9 novembre 2014 : La guerre continue à petit feu, avec ses pilonnages et ses morts civils quotidiens. Les fascistes de Kiev vont-ils attaquer pour de bon ? Attendent-ils que la politique du Kremlin et de ses marionnettes locales ait entièrement paralysé la résistance ?...

Alexeï Mozgovoï : Je ne donnerai jamais mon accord pour le démantèlement de la brigade "Prizrak" (Spectre). Pour se débarrasser de façon "élégante" d'un chef militaire gênant pour les collabos de Donetsk, on veut "intégrer" sa brigade à une (inexistante) armée novorusse unifiée. Mozgovoï n'a rien contre en principe, il a toujours été pour l'unification. Le seul problème, c'est que les hommes de Moscou qui "conseillent" la clique de Zakhartchenko veulent en fait un démantèlement de la brigade et la dispersion des unités qui la composent.

Des paramilitaires ukrainiens faits prisonniers à Ilovaïsk reconstruisent la ville. Ils faisaient partie du bataillon "Donbass" mis en place et financé par le milliardaire judéo-nazi Kolomoïski de Dniepropetrovsk. A moins de placer un milicien novorusse derrière chaque facho pour l'obliger à travailler et l'empêcher de saboter, on peut douter de l'efficacité d'une telle mesure imaginée par la bande à Zakho.

Un dépôt de carburant des fascistes détruit à Kramatorsk. On enregistre ces derniers temps des opérations de guérilla dans les territoires occupés du Donbass, et même au-delà, comme en témoigne la récente destruction à Kharkov d'un entrepôt militaire contenant l'équipement d'hiver des forces de répression. Inutile de préciser que ces activités n'ont pas du tout l'approbation du Kremlin.

11 novembre 2014 : Carte de la situation militaire au 11 novembre.  Par rapport au 3-4 novembre légère progression de la résistance sur le front nord (rivière Severski Donets-Северский Донец) jusqu'à Krimskoïe-Крымское, de même que dans le sud-est du saillant de Debaltsevo-ДЕБАЛЬЦЕВО à Nikichino-Никишино. Sur le front sud-ouest, près de Marioupol-МАРИУПОЛЬ, les indépendantistes reperdent Lebedinskoïe-Лебединское.

Dans l'ensemble, la "drôle de guerre" se poursuit - pas drôle du tout pour ceux qui en sont les victimes, car les obus de la junte tuent des civils tous les jours.

12 novembre 2014 : Dans le Donbass, l'épuration politico-militaire au sommet ne consiste pas seulement à éloigner les patriotes, mais aussi - conséquence directe - à renforcer le pouvoir des collabos. C'est ainsi que Zakhartchenko vient de nommer un de ses complices, Alexandre Khodakovski, à la tête d'un "Conseil de Sécurité" nouvellement créé. Le rôle de cet organe consistera à écraser les restes d'opposition qui subsistent encore en RPD. Le traître Khodakovski vient du SBU ukrainien et n'a rejoint la résistance que pour mieux la miner de l'intérieur (voir page précédente - Cinquième colonne). Il roule également pour l'oligarque Akhmetov et les liquidateurs délégués par le Kremlin - ce qui est tout à fait compatible.

Apparemment, l'objectif de Poutine est de faire perdurer le drame novorusse à son niveau actuel de "basse intensité" et de reculer de la sorte le moment fatidique où il faudra reparler de la Crimée.

14 novembre 2014 : The origins of the crisis of power in Donetsk (sur le blog de Niqnaq). Traduction anglaise d'un article de Patriot Rus du 14 octobre (comme dit Niqnaq : "enormously interesting"). Ce texte nous éclaire un peu sur les origines de la crise interne du Donbass et montre que le ver était dans le fruit depuis longtemps...

A l'origine, début mars 2014, il n'y avait qu'un centre de pouvoir en RPD, à Slaviansk : la milice populaire du Donbass du gouverneur populaire Pavel Goubariev (kidnappé en mars par le SBU, la Gestapo ukrainienne, puis libéré en mai à l'occasion d'un échange de prisonniers). Début avril, également à Slaviansk, le groupe armé d'Igor Strelkov (venu de Crimée) faisait son apparition et coordonnait la résistance. Strelkov et Goubariev sont amis de longue date.

Pendant que les insurgés devaient faire face, dans le nord, à une attaque massive des fascistes ukrainiens, le bataillon Vostok d'Alexandre Khodakovski (voir quelques lignes plus haut) prenait le pouvoir à Donetsk, avec la complicité d'Alexandre Borodaï (Premier ministre de la RPD jusqu'à sa "démission" du 7 août). Au lieu de porter secours militairement aux assiégés de Slaviansk, les deux hommes collaboraient à fond avec les représentants de la junte de Kiev et du milliardaire Akhmetov.

Parallèlement, un autre groupe armé, Oplot, dirigé par le sinistre Zakhartchenko, s'établissait à Donetsk, refusant de s'intégrer aux structures en cours de formation et se mettant dès le départ au service du maire de la ville, Alexandre Loukianchenko. Celui-ci, partisan de l'ancien régime, ne sera limogé qu'au mois de juillet, lorsque Strelkov se sera replié de Slaviansk. Avec le soutien de Zakhartchenko, la mairie de Donetsk a arboré le drapeau ukrainien jusqu'au 24 mai et ne l'a remplacé alors que par un drapeau de l'ancien district ukrainien de Donetsk, pas par le drapeau de la RPD.

Zakhartchenko et sa brigade Oplot n'ont pas seulement protégé les hommes du régime de Kiev implantés à Donetsk. Conjointement avec le bataillon Vostok de Khodakovski, ils ont aussi empêché la nationalisation des entreprises d'Akhmetov et la récupération des biens volés par l'oligarque ; ils se sont opposés à la foule qui voulait prendre d'assaut la propriété du milliardaire.

Khodakovski, lui, est aussi responsable de la débâcle militaire de la résistance à l'aéroport de Donetsk, le 27 mai 2014 (voir page précédente). Le bataillon Vostok était alors composé de nombreux volontaires de Russie (Tchétchénie, Ossétie, etc.) venus combattre dans le Donbass par solidarité, de leur propre chef et non sur ordre du Kremlin. Près d'une cinquantaine de ces soldats ont été envoyés à la mort par Khodakovski, sans aucune préparation et sans moyens de défense adéquats. On aurait voulu stopper brutalement le flot de volontaires en provenance de Russie, qu'on ne s'y serait pas pris autrement...

Vostok a son QG à Donetsk, dans une banlieue située entre le centre-ville et l'aéroport : le Kievski Raïon - nomen est omen... Il ne faut sans doute pas s'étonner de voir la bataille pour cet aéroport s'éterniser à ce point. Khodakovski a fait cadeau du site à ses maîtres ukrainiens il y a près du six mois. Une reconquête par la résistance n'est pas vraiment à l'ordre du jour. Pour y parvenir, il faudrait reprendre l'offensive : Khollabokovski n'est pas payé pour cela...

20 novembre 2014 : Carte de la situation militaire.  Légers changements depuis le 11 novembre : consolidation de la poussée novorusse au nord d'Avdieievka-Авдеевка (au nord-ouest de Donetsk-ДОНЕЦК) ; au sud-ouest de Donetsk, avancée de Dokoutchaïevsk-ДОКУЧАЕВСК vers Novotroïtskoïe-Новотроицкое ; à l'est de Marioupol-МАРИУПОЛЬ, reprise de Lebedinskoïe-Лебединское.

Collaboration Moscou-Kiev : Sergueï Kirienko, président de l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique, Rossatome, annonce la signature d'un contrat avec l'Ukraine pour la livraison (gratuite ?) de combustible nucléaire pour 2015 - source.  Histoire de réchauffer l'atmosphère, ils pourraient peut-être aussi réactiver la centrale de Tchernobyl (au nord de Kiev - carte).

Collaboration Washington-Kiev : le vice-président américain, en visite en Ukraine à l'occasion de l'anniversaire du Maïdan, promet de nouvelles livraisons d'armes sophistiquées à son chouchou. Entre Biden et Porko, c'est le le grand amour, un peu comme jadis entre Brejnev et Honecker.

Les USA livrent du matériel tactique de pointe à la junte fasciste de Kiev  (radars de contre-batterie qui permettent de détecter la position d'une pièce d'artillerie dès la première salve)

21 novembre 2014 : Dans l'espoir de détourner l'attention, Moscou soumet à l'Assemblée générale de l'ONU une résolution soutenant la "lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d'autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée". 115 pays approuvent le texte, trois le rejettent (USA, Canada, Ukraine), 55 s'abstiennent (dont les Etats de l'UE).

Et pourtant, la résolution contenait trois fois le mot Holocauste® (page 4, articles 10 et 11 : "condamne sans réserve tout déni ou tentative de déni de l'Holocauste" et "se félicite que le Rapporteur spécial ait demandé que soient préservés activement les sites où, pendant l'Holocauste, les nazis avaient installé des camps de la mort, des camps de concentration, des camps de travail forcé ou des prisons, et engagé les Etats à prendre des mesures, notamment législatives, répressives et éducatives, pour mettre fin à toutes les formes de déni de l'Holocauste").

L'Etat d'Israël a voté pour, se contentant de ces trois occurrences bien maigrichonnes pour un texte de huit pages, et ce d'autant plus que ledit texte ne contient même pas le mot antisémitisme, ce qui est en soi un scandale...

Conclusion : 1) ce n'est pas parce que les Russes jouent la carte de l'Holocauste® que l'Empire doit leur donner raison - 2)  rien ne sert de proclamer que "le fascisme ne passera pas" quand on a tout fait pour qu'il passe à Kiev...

23 novembre 2014 : Carte de la situation militaire. Par rapport à la précédente du 20 novembre, on constatera : 1) une progression des fascistes dans la partie sud-est du saillant de Debaltsevo-ДЕБАЛЬЦЕВО en direction de Fachtchevka-Фащевка - 2) la disparition du saillant novorusse au nord d'Avdieievka-Авдеевка (nord-ouest de Donetsk-ДОНЕЦК).

24 novembre 2014 - Vidéo sous-titrée en français : C'est ma patrie  par Piotr Matrenitchev et Vika Tsiganova (avec la modeste participation de Pavel Goubariev) - la chanson qui donnerait des cauchemars à Poutine... s'il la connaissait - autre lien.

Résistance à Odessa  -  Résistance à Kharkov

25 novembre 2014 : Dans le Donbass, les pilonnages ukrainiens continuent de tuer des civils - encore deux morts et six blessés aujourd'hui dans la banlieue de Donetsk après qu'un obus ait frappé un bus (Tass). Une partie de la ville est privée de chauffage par suite de la destruction du réseau de distribution de gaz par l'artillerie fasciste.

29 novembre 2014 : A propos de la situation actuelle, voici deux textes intéressants trouvés sur le blog de Niqnaq :

■  Sur l'interminable bataille de l'aéroport de Donetsk, Niqnaq cite Strelkov qui cite le traître Khodakovski (14 novembre) lequel vient de déclarer au cours d'une conférence de presse que les forces de la RPD permettent le ravitaillement "humanitaire" des Ukrainiens encerclés dans l'aéroport. Khodakovski : "Nous ne voulons pas que ces soldats meurent de faim, ce serait un génocide... A l'aéroport, nous n'avons pas affaire à des ennemis idéologiques, mais à du personnel militaire de l'armée régulière qui ne fait que son travail."  Un "travail" qui consiste pour ces salopards à tuer des civils tous les jours. D'ailleurs une aide "humanitaire" est également fournie - on ne sait trop dans quelles conditions - aux fachos ukrainiens qui se la coulent douce depuis au moins quatre mois dans les deux chaudrons qui existent encore en territoire novorusse - voir la carte.

■  Le blogueur russe "El Murid" sur l'aide humanitaire russe et l'avenir du Donbass. L'aide officielle, dont les médias annoncent déjà le 7ème ou 8ème convoi, ne parvient qu'en petite partie à la population du Donbass. 30 à 40 % disparaissent avant même d'avoir franchi la frontière, 40 à 45 % s'évaporent après. En d'autres termes, les populations reçoivent tout juste un quart de ce qui a été envoyé. Conséquence directe, on constate déjà des cas de famine dans certaines régions rurales. Cette situation et tout le cynisme qui l'accompagne sont le résultat de six mois de piétinement, d'indécision et de trahison des intérêts russes ainsi que des intérêts de la population du Donbass.

Moscou a laissé les choses se détériorer, se gardant bien de prendre en charge financièrement tout ce que la junte de Kiev a abandonné : plus de transferts sociaux, plus de transferts tout court, les habitants des deux républiques n'ont plus rien pour vivre. Les salaires et les retraites ne sont plus versés, les comptes en banque ont disparu, les banques elles-mêmes (ukrainiennes) sont parties sans être remplacées par des banques russes. Les oligarques à qui elles appartiennent ne s'intéressent pas au Donbass.

Pour "El Murid", si Moscou continue de ne rien faire jusqu'au printemps, seuls survivront les gens qui auront réussi à partir pour la Russie. Et même si le Kremlin permet aux forces indépendantistes de reprendre l'offensive, quel sens y aurait-il à reconquérir un territoire en grande partie vidé de sa population ?...

1er décembre 2014 : Après le gaz (voir plus haut 31 octobre) et le combustible nucléaire (20 novembre), voilà que Moscou a repris ses livraisons de charbon à la junte de Kiev (La Voix de la Russie).  Comme il fallait s'y attendre, l'Ukraine n'a pas encore effectué le premier paiement pour les nouvelles fournitures de gaz russe. Ce sera probablement la même chose pour le charbon...

La vulnérabilité de la Russie aux "sanctions"  par James Petras. Intéressant à partir du chapitre Face aux sanctions occidentales et à la faiblesse intrinsèque russe, Poutine doit repenser son approche stratégique. Petras énumère les lacunes de la stratégie économique et militaire de Poutine (notamment sa dépendance envers les oligarques) et réfléchit à ce que la Russie devrait faire pour s'en sortir.

Le problème, c'est que Poutine n'a nullement l'intention de modifier sa politique pour faire plaisir à ceux qui le surestiment en Occident.

2 décembre 2014 : Si l'on en croit l'intox du jour, un "accord de cessez-le-feu" (encore un) aurait été conclu entre l'Ukraine (représentée par le général Askarov), la Fédération de Russie (représentée par le général Alexander Lentsov), l'OSCE et la RPL (ces deux dernières représentées par on ne sait qui). Comme déjà le 5 septembre et le 20 septembre à Minsk, les signataires conviennent de mettre fin aux combats et de reculer leurs armes lourdes de 15 à 20 km (décidément très original).

Cet accord ne concerne que la RP de Lougansk. A Donetsk, on "discute" encore, même si on est soi-disant parvenu à un "compromis" pour le secteur de l'aéroport. A la bonne heure :  l'arbre de Noël est sauvé...

Selon un lecteur du blog de The Saker, le général russe Lentsov est connu depuis un certain temps pour son hostilité à la cause novorusse - logique, autrement le Kremlin ne l'aurait pas choisi pour "négocier".

A Kiev, à la demande du "président" Porko Porochenko, c'est-à-dire des Américains, le "premier ministre" Arseni Yatseniouk (dit Arsenic Yats) vient de former un nouveau "gouvernement" dans lequel siègent trois "ministres" étrangers. Pour la forme, on leur a donné la nationalité ukrainienne 24 heures auparavant. Il s'agit de l'Américaine Natalia Yaresko (Finances), du Lituanien Aivaras Abromavicius (Economie) et du Géorgien Alexandre Kvitachvili (Santé). Ce dernier a exercé la même activité à Tbilissi sous la dictature de Saakachvili. Le bruit court qu'il n'a pas été possible de trouver de vrais Ukrainiens pour faire, à ces trois postes-clés, le sale boulot voulu par le FMI.

3 décembre 2014 : Niqnaq et/ou Cassad sur la situation confuse à Antratsit. Comme le nom l'indique, il y a près de cette ville située dans le sud de la RPL (carte) une mine de charbon... qui appartient à l'oligarque Akhmetov. Contrairement à beaucoup d'autres mines de la région, elle semble encore fonctionner, et l'anthracite est "vendu" aux Ukrainiens. Les "Cosaques du Don" de l'ataman Kozitsine sont cantonnés à cet endroit et "protègent" ce lucratif "business". Kozitsine (voir plus haut 30 août) est un personnage assez louche, plus intéressé aux coups tordus qu'à la cause novorusse. Le rackett et la criminalité organisée fleurissent dans ce secteur. Il y a quelques jours, des affrontements armés ont eu lieu entre Cosaques et troupes régulières de la RPL (pour autant qu'il existe de telles troupes). On compte plusieurs morts.

4 décembre 2014 : Comme ils le voulaient depuis le début de la "crise" ukrainienne, les Occidentaux ont enfin réussi à faire échouer le projet de gazoduc South Stream qui devait acheminer le gaz russe vers le sud de l'Europe via la mer Noire et la Bulgarie. Ce pendant du gazoduc North Stream déjà existant (voir page précédente 28 mars 2014) aurait eu pour objet de contourner l'Ukraine afin d'éviter les vols de gaz par la junte de Kiev.

Quand les fans inconditionnels de Poutine se mettent à fantasmer : En dynamitant le gazoduc South Stream, l'UE fait pivoter encore davantage la Russie et la Turquie vers l'Eurasie (sur le site du Saker).

Le gaz russe qui transitera par la Turquie sera en grande partie destiné à Israël... qui le revendra avec profit - avec ou sans "crise" ukrainienne, on en parle depuis des années. La Turquie, pays de l'OTAN, n'a rien à voir avec une mythique "Eurasie".

Toujours le 4 décembre, "le maître du judo, des échecs et du jeu de go Poutine" (Saker) enregistre un autre succès politique : à Grozny, en Tchétchénie, une attaque islamiste fait au moins dix morts - détails (plus de vingt morts selon d'autres sources). Le grand stratège du Kremlin fait semblant de ne pas comprendre que cette relance de la terreur dans le Caucase est commanditée depuis le même centre que la terreur fasciste qui ravage le Donbass. Quand on s'accommode de l'une, il faut aussi accepter l'autre. Moscou devrait peut-être entamer des négociations avec les "Tchétchènes" et signer avec eux un protocole (ou mémorandum) de cessez-le-feu, avec l'aide désintéressée de l'OSCE et de la Turquie...


Carte de la situation militaire.  Seul changement depuis le 23 novembre : disparition miraculeuse des deux chaudrons ukrainiens au sud-ouest de Lougansk-ЛУГАНСК et plus au sud, à la frontière russe, près de Diakovo-Дьяково.

Compte tenu de la situation générale, on peut se demander si ces cartes réflètent encore la réalité. Les pilonnages n'ont toujours pas cessé, les civils continuent de mourir, les "élites" continuent de trahir.

7 décembre 2014 : La célèbre cantatrice Anna Netrebko soutient la cause novorusse. On la voit ici avec Oleg Tsariov, leader du mouvement Sud-Est, au cours d'une conférence de presse donnée à Saint-Pétersbourg. Elle a fait don d'un million de roubles (environ 15.000 € aujourd'hui - tendance à la baisse), une somme destinée à la remise en état de l'Opéra de Donetsk endommagé par les fascistes ukrainiens. Pour la multimillionnaire (en euros) ce geste est bien entendu purement symbolique. Les habitants de la capitale du Donbass, eux, ont présentement d'autres soucis et nul ne sait de toute façon où passera cet argent.

Anna Netrebko est née à Krasnodar, non loin de Sotchi, et vit à Vienne depuis quelques années. Elle interprète ici la Chanson de Solveig tirée de Peer Gynt d'Edvard Grieg.

11 décembre 2014 : Pour montrer qu'ils respectent le nouvel "accord de cessez-le-feu" (qui n'existe que dans leur imagination), les "leaders" de la RPL annoncent le retrait de leur armement lourd à 15 kilomètres de la ligne de front (Tass). Si l'on en croit RIA Novosti, les "dirigeants" de la RPD auraient fait de même.

Commentaire de Niqnaq : "Je crois qu'on peut dire que la capitulation a commencé..."

Et pour illustrer cette photo prise il y a quelques mois en Ukraine (on y voit des enfants malmener le Khouille-lo moscovite - voir page précédente 15 juin 2014), le blogueur Niqnaq écrit : "Ce qui est si caractéristique, c'est que cette démonisation cache le fait que Poutine trahit la Russie de façon abjecte au profit de l'Occident et qu'il l'a toujours fait..."

Et pendant ce temps : Le Congrès US en pleine propagande de guerre contre la Russie - Ron Paul analyse le projet de loi antirusse adopté le 4 décembre par la Chambre des représentants de Washington.

Michel Chossudovsky sur le même sujet : Une mesure législative ouvre la voie à la guerre contre la Russie

14 décembre 2014 : L'agent du Mossad au sein du pseudo-gouvernement de la RPD  (Niqnaq). Il est question d'Alexander Kofman, "ministre des Affaires étrangères" de Donetsk.

Le poste attribué à ce grand ami d'Israël le dédommage un peu pour sa "défaite" face à Zakhartchenko lors de la parodie électorale du 2 novembre (voir plus haut). Avant de devenir "l'homologue" de Lavrov, de Kerry et de Fabius Israélicus, l'homme dont le nom yiddish tiré de l'allemand "Kaufmann" signifie "commerçant" (ou "marchand" comme dans Marchand de Venise), était directeur de la succursale de Donetsk de la Nadra Bank, une banque ukrainienne qui appartient à 90 % à l'oligarque juif Dmytro Firtash. Le "travail" du "ministre" consiste a gérer les relations avec les pays qui ont reconnu la RPD - ou plutôt avec le pays : l'Ossétie du Sud.

Tel Aviv a des militaires dans les deux camps, mais il ne faut pas croire pour autant que les gars s'entretuent, ce serait trop beau ; ils aident seulement les gens à s'entretuer.

Lavrov et Kerry viennent d'apprendre la nomination de Kofman

15 décembre 2014 : Aéroport de Donetsk : logique humanitaire et logique de guerre  par Karine Bechet-Golovko. Quelques précisions sur la collaboration "humanitaire" de certains groupes dits "indépendantistes" avec les fascistes de Kiev (voir plus haut 29 novembre). Résultat : "Les soldats ukrainiens, tout frais, reposés et en pleine forme, ont a nouveau pu tirer depuis l'aéroport de Donetsk sur les villages environnants. Pour leur part, les combattants [novorusses] n'ont pas répondu, pour ne pas rompre les accords de cessez-le-feu. Etrange disproportion..."

16 décembre 2014 : Le cours de la monnaie russe, en chute libre depuis quelque temps, vient de franchir le seuil fatidique de 100 roubles pour un euro (contre 45 début janvier 2014, c'est-à-dire une dévalorisation de 55 % en onze mois). Dans l'espoir de freiner la dégringolade, la Banque centrale de Russie relève son taux directeur à 17 %.

Si la situation continue de se détériorer, le Kremlin pourrait imposer une parité multilatérale entre le rouble et les deux principales monnaies européennes (€ et £) : détails.

18 décembre 2014 : Donetsk - requiem pour un aéroport (vidéo)

24 décembre 2014 : Troisième volet de la mascarade de Minsk, avec les mêmes participants que pour le protocole du 5 septembre et le mémorandum du 20 septembre, c'est-à-dire parlottes entre les "trois grands" (Ukraine, Russie, OSCE) en présence de marionnettes censées représenter les républiques populaires inexistantes pour les trois autres.

La montagne accouche d'une souris : pour la énième fois, on se met "d'accord" sur un échange de prisonniers... qui ne sera probablement pas plus réalisé que les précédents. La junte criminelle et terroriste de Kiev continue en effet de considérer les séparatistes kidnappés comme des "criminels" de des "terroristes". Et Moscou fait semblant de ne pas comprendre. L'objectif du Kremlin est de faire traîner les choses en longueur afin de reculer le moment douloureux où il faudra bien parler de la Crimée.

26 décembre 2014 : La Crimée étranglée économiquement par Kiev et Washington. Entre autres conséquences, la péninsule est privée d'électricité. Neuf mois après le rattachement à la Russie, la Crimée est toujours tributaire de l'Ukraine à 80 % dans ce domaine. Pratiquement rien n'a été fait par Moscou pour changer la situation.

Au lieu de couper les liens de dépendance avec le régime fasciste de Kiev et de prendre des contre-mesures, Poutine continue d'approvisionner gratuitement l'Ukraine en charbon - détails. Peskov, le porte-parole du Kremlin, déclare que "c'est pour montrer la bonne volonté du président et venir en aide au peuple ukrainien..."


LE DUO DE L'ANNÉE 2014 :

Ne manquez pas le nouvel épisode - sortie en janvier 2015...

Rappel :
La vidéo préférée de Khouille-lo
(à partir de 1:30)
Pourquoi Porko a besoin de gaz russe gratuit


2 janvier 2015 : La nouvelle année commence en beauté pour les ennemis de la cause séparatiste. Près de Loutouguino, au sud-ouest de Lougansk, deux véhicules ayant à leur bord le chef militaire Alexandre Bednov (dit "Batman") et six de ses hommes, tombent dans une embucasde tendue par les traîtres de la bande à Plotnitski ("président" auto-élu de la RPL). Il n'y a aucun rescapé - détails.

Apparemment, "Batman" avait refusé de se laisser "démissionner" par les représentants de Poutine à Lougansk. En octobre 2014, il avait tenté de se présenter aux "élections" (voir plus haut) mais comme on refusait d'accepter son inscription, il l'avait imposée par les armes - détails. Evidemment, l'inscription fut annulée dès qu'il eut le dos tourné : c'est ainsi que fonctionne la "démocratie" novorusse (ou russe tout court).

L'assassinat de Bednov s'inscrit dans le processus d'élimination (physique ou politique) de tous les opposants, un processus commencé le 14 août 2014 avec le "départ en vacances" d'Igor Strelkov. On peut se demander à présent si la résistance existe encore dans le Donbass. On n'entend d'ailleurs plus parler de Mozgovoï (voir 9 septembre).

13 janvier 2015 : A deux ou trois kilomètres au nord-est de Volnovakha-ВОЛНОВАХА, au sud-ouest de Donetsk-ДОНЕЦК mais en territoire occupé par les Ukrainiens (en bleu clair sur la carte), onze civils qui voyageaient à bord d'un car en direction de Donetsk sont massacrés à un point de contrôle de l'armée de Kiev. La junte prétend que c'est une roquette des séparatistes qui a détruit le véhicule. Les criminels de guerre sionistes Porko et Yats surfent sur le slogan Je suis Volnovakha, directement copié sur celui de leurs co-élus responsables du massacre terroriste de Charlie Hebdo.

Pour le blogueur Niqnaq il ne fait aucun doute que les victimes de Volnovakha ont été tuées par balles par les fascistes. Sur cette photo de l'épave du bus, on voit d'ailleurs clairement les impacts, et ils ne sont certainement pas dus à un tir de roquette.

Depuis quelques jours, les pilonnages ukrainiens ont repris, visant surtout Donetsk et sa banlieue mais aussi Gorlovka et le nord de Lougansk. Les "hommes forts" du Donbass et leurs marionnettistes de Moscou font comme si de rien n'était, espérant un compromis avec la clique de Porochenko. L'idéal pour eux serait que les territoires insurgés réintègrent l'Ukraine et que Kiev, en échange, "oublie" la Crimée.

16 janvier 2015 : Carte de la situation militaire - Peu de changement depuis le 4 décembre 2014, si ce n'est l'avancée des fascistes à Panteleïmonovka-Пантелеймоновка (entre Gorlovka-ГОРЛОВКА et Donetsk-ДОНЕЦК) et, plus au sud, jusqu'à Stila-Стыла.

Il est beaucoup question ces derniers jours d'une reprise de l'offensive ukrainienne. L'avenir dira ce qu'il en est...  Quoi qu'il en soit, les tirs se sont intensifiés, notamment autour des ruines de l'aéroport de Donetsk où se déroule le spectacle permanent co-produit par Porko et Khouille-lo aux dépens de la population locale.

21 janvier 2015 : Si la grande offensive ukrainienne n'a pas (encore) commencé, les pilonnages sont incessants. Des dizaines de civils meurent dans les agglomérations de Gorlovka et de Donetsk. Dans le quartier Leninski Raïon de la capitale, un obus de mortier frappe un trolleybus à l'arrêt, faisant au moins 13 morts et de nombreux blessés, dont des enfants.

Pendant ce temps, à Berlin, la Russie se met d'accord avec les fascistes et leurs sponsors sur le "retrait des armes lourdes de la ligne de contact" - pas vraiment nouveau, on en parle depuis des mois.

Et sur la "ligne de contact" justement, les hommes du commandant séparatiste "Guivi" attrapent un gros poisson - détails. Il s'agit du nazi Oleg Mikats, chef de la 93e brigade "Zhitomir". Prochainement sur l'agenda du Kremlin : faire relâcher Mikats (pour des raisons humanitaires) et neutraliser "Guivi".

24 janvier 2015 : Quelques jours après le massacre de Volnovakha (13 janvier) et après ceux de Gorlovka et du Leninski Raïon de Donetsk (21 janvier), nouveau crime de la junte dans la banlieue est de Marioupol : près de 30 civils sont tués dans un pilonnage effectué depuis une zone occupée par les Ukrainiens - carte.

Comme dans les cas précédents, les fascistes essaient de faire porter le chapeau aux forces du Donbass et réclament une réunion du Conseil de "Sécurité" de l'ONU.

Les merdias occidentaux parlent d'une "grande offensive" des séparatistes - si au moins ça pouvait être vrai... La veille, Zakhartchenko (coresponsable de la trahison de Minsk) avait annoncé son intention de "reconquérir tout le territoire" de la RPD - très drôle...



ZAKHARTCHENKO COMMUNIQUE :

(FAN = Forces armées novorusses - FAU = Forces armées ukrainiennes)

Le "chef" de la RPD ne se contente pas de suivre la fameuse maxime du chancelier
allemand Konrad Adenauer qui disait : "Peu m'importe mon discours d'hier..."
Il l'applique au pied de la lettre.


30 janvier 2015 : Violents combats dans le saillant de Debaltsevo où la résistance essaie d'encercler les fascistes. Simultanément, les pilonnages ukrainiens tuent jour après jour des douzaines de civils dans la zone Donetsk-Gorlovka.

2 février 2015 : Carte de la situation militaire.  Depuis le 16 janvier les séparatistes ont légèrement progressé dans le saillant de Debaltsevo-ДЕБАЛЬЦЕВО, mais pas au point de le transformer en chaudron pour l'armée de la junte. Il semblerait qu'on se dirige vers d'interminables combats dans le style de l'aéroport de Donetsk. Entre Gorlovka-ГОРЛОВКА et Donetsk-ДОНЕЦК, les fascistes ont été repoussés.

5 février 2015 : Si l'on en croit cette carte de la zone de Debaltsevo, il semblerait que la situation évolue en faveur de la résistance novorusse. La ville d'Ouglegorsk-Углегорск (à l'ouest de Debaltsevo-Дебальцево en direction de Gorlovka-Горловка) a été libérée. La route de Debaltsevo à Svetlodarsk-Светлодарск (plus au nord) est coupée. Les Ukrainiens sont encerclés.

Malheureusement, des milliers de civils sont également pris au piège. Ce bouclier humain - pour employer l'expression consacrée - protège involontairement les fascistes. Sans lui, ces derniers seraient voués à la destruction, comme l'été dernier à Ilovaïsk, à Saour-Moguila et dans le chaudron du sud-est. Même si au niveau local, les deux camps se sont mis d'accord sur le principe de l'évacuation des habitants de Debaltsevo (sous l'égide de l'OSCE), il est évident que la junte de Kiev n'a aucun intérêt à laisser partir les civils - à moins que ce départ ne lui fournisse l'occasion de monter une nouvelle opération sous faux drapeau, par exemple pilonner un convoi de réfugiés et accuser les séparatistes de ce crime. Cela permettrait de briser l'encerclement et peut-être même d'imposer une intervention occidentale plus substantielle.

8 février 2015 : Selon le journal FAZ de Francfort, des sources des services de "sécurité" allemands estiment que la guerre du Donbass a déjà fait jusqu'à 50.000 morts (civils et combattants). Ce chiffre presque dix fois plus élevé que celui cité officiellement par la junte, correspond assez bien aux estimations précédentes - voir 10 octobre 2014.

Et une chose est certaine : on n'en restera pas là. D'autant plus que les Etats-Unis évoquent de plus en plus fréquemment la livraison d'armes à l'Ukraine, c'est-à-dire la "légalisation" de ce qu'ils font déjà plus ou moins en cachette depuis un an.

Armer ou ne pas armer ?  Là n'est plus la question...  Philippe Grasset commente des observations de Wayne Madsen.

11 février 2015 : Carte de la situation militaire - peut-être un peu trop optimiste... Quoi qu'il en soit, de nouveaux pourparlers ont lieu à Minsk au format 3 contre 1 (Porko + Merkel + Hollande vs. Poutine) dans le but de redresser la situation d'une manière satisfaisante pour la junte de Kiev. Pour "l'homme fort" du Kremlin, il s'agit comme d'habitude de résoudre la quadrature du cercle : enterrer rapidement le Donbass tout en faisant traîner les choses en longueur pour ne pas avoir à rendre de comptes sur la Crimée.

12 février 2015 : Les quatre participants aux pourparlers de la veille se mettent d'accord sur le texte d'un mémorandum "Minsk 2" en 13 points. Le site Slavyangrad en publie la traduction anglaise et mentionne comme signataires les mêmes "exécutants" que pour les documents du 7.9.14 (voir plus haut protocole) et du 20.9.14 (premier mémorandum).




On remarquera que tout cela - ou presque - a déjà été décidé précédemment... sans jamais être appliqué : cessez-le-feu (point 1), retrait des armes lourdes (2), contrôle de l'OSCE (3), amnistie (5), libération de tous les prisonniers (6), retrait des "mercenaires" et dissolution des "groupes illégaux" (10). Pour les fascistes de Kiev, tous les combattants séparatistes sont des "mercenaires" (évidemment russes) et tous les groupes auxquels ils appartiennent des "groupes illégaux".

Ce qui est nouveau, c'est que le Donbass retourne officiellement dans le giron ukrainien (4) en vertu d'une loi ukrainienne bidon (12) qui a été annulée avant d'entrer en vigueur (voir plus haut 4 novembre 2014) et d'une réforme constitutionnelle (11) qui devra être adoptée par un parlement ukrainien illégal d'où l'opposition est exclue. Les deux républiques se sabordent et abandonnent au régime de Kiev la maîtrise de leurs frontières avec la Russie (9).

Ce nouveau mémorandum poutinien est une insulte aux 25.000 civils du Donbass massacrés par les fascistes et aux 10.000 combattants novorusses morts pour leur patrie.

17 février 2015 : A peine signé, le mémorandum Minsk 2 est bon à mettre à la poubelle. La junte de Kiev n'a jamais eu l'intention de cesser le feu ni de retirer ses armes lourdes. La résistance non plus, malgré les pressions de Poutine et de ses marionnettes locales.

Après avoir nié qu'ils étaient encerclés à Debaltsevo, les fascistes ukrainiens tentent de briser l'encerclement. Comme cela ne fonctionne pas, certains d'entre eux acceptent l'offre des séparatistes et quittent le chaudron en abandonnant leur artillerie et leurs chars. C'est un bon début...

Carte de la situation militaire

Si les ruines de la ville de Debaltsevo-ДЕБАЛЬЦЕВО sont libérées, la partie sud du chaudron reste aux mains des envahisseurs. Même chose pour le saillant de Svetlodarsk-Светлодарск, plus au nord.

18 février 2015 : Situation militaire dans la région de Debaltsevo - il ne reste plus grand-chose du chaudron. Les assiégés de Tchernoukhino-Чернухино ne devraient pas tarder à prendre la fuite vers le nord comme leurs co-fachos encerclés plus à l'ouest.

20 février 2015 : Selon DNR News, lors d'une rencontre de la commission tripartite de contrôle du cessez-le-feu réunissant un général russe (Alexandre Lantsov), un représentant ukrainien (Lantonov) et un envoyé de l'OSCE (John Crosby), une carte de la ligne de front a été approuvée. Elle tient compte de la situation nouvelle à Debaltsevo.

La ligne de "contact" est indiquée en vert. Les autres lignes (en noir et en bleu des deux côtés de la première) représentent les limites de retrait de l'armement lourd. Retrait purement théorique jusqu'à présent, car les forces de la junte massées près de Donetsk et de Gorlovka continuent de pilonner occasionnellement ces agglomérations.

A propos du rôle joué par Zakhartchenko dans la libération de Debaltsevo, Strelkov déclare (source Niqnaq) : "Zakhartchenko n'a pas dirigé les opérations, personne ne le lui aurait permis. Il ne va au front que quand il s'ennuie. Les seuls soldats qu'il a le droit de commander sont ses gardes du corps. Mais toute l'attention des médias locaux s'est concentrée sur sa personne [on a beaucoup parlé de sa 'blessure de guerre']... Zakhartchenko n'a rien à voir avec le départ des Ukrainiens du chaudron en direction d'Artiomovsk [plus au nord en territoire encore occupé]. Le mérite en revient aux commandants des 1er et 2ème groupes de la milice populaire... Encore une fois : compte tenu des moyens réduits dont disposent les FAN - Forces armées novorusses, cette victoire même incomplète sur les Ukrainiens à Debaltsevo est un énorme exploit..."

25 février 2015 : Tandis que les forces de Kiev conservent leurs armes lourdes sur place, il semblerait que les séparatistes opèrent le retrait de leur artillerie comme prévu par Minsk 2. Quand l'opération sera achevée, leur puissance de feu sera concentrée sur un mouchoir de poche. Sur la carte du 20 février, c'est l'espace compris entre la ligne bleue du sud-est et la frontière russe.

27 février 2015 : A Moscou, l'agent occidental Boris Nemstov est assassiné sur la voie publique dans le cadre d'une opération sous faux drapeau comme il y en a dans le manuel - détails. La junte fasciste de Kiev profite elle aussi de ce crime. Ces derniers temps, "l'opposant" Nemtsov n'avait pas hésité à manifester pour elle - ce qui, soit dit en passant, est parfaitement légal en Russie.

4 mars 2015 : Explosion accidentelle dans la mine de charbon de Zasiadko, dans la banlieue nord de Donetsk. On déplore au moins 30 morts. Porochenko, roi du chocolat et de l'humanitaire, en profite pour offrir son "aide" aux mineurs. Dans son esprit cela signifie se réapproprier ce site qui se trouve sur le territoire de la RPD, entre les ruines de l'aéroport et le centre-ville de la capitale. Les séparatistes refusent poliment.

17 mars 2015 : Neuf experts russes commentent la situation

7 avril 2015 : Premier anniversaire de la proclamation de la RPD. Ce qui aurait pu se solutionner aussi rapidement que l'affaire de Crimée si Poutine l'avait voulu, n'en finit pas de traîner en longueur. Dans le meilleur des cas, on aboutira à une situation de pat permanent comme elle existe en Transnistrie depuis un quart de siècle. Dans le cas contraire, la vraie guerre reprendra sous peu :  Préparatifs à grande échelle pour la prochaine offensive.

14 avril 2015 : Pilonnages d'artillerie et tentatives d'infiltration armée des forces de la junte non loin des ruines de l'aéroport de Donetsk (Pieski, Spartak) ainsi qu'à l'est de Marioupol (Chirokino). Ce n'est pas encore la reprise de la guerre, mais il y a des morts de part et d'autre. L'innommable Lavrov rejette les deux camps dos à dos.

Dans la région de Lougansk, selon le blogueur Niqnaq, la position d'Alexeï Mozgovoï, dernier chef militaire indépendantiste non contrôlé par le Kremlin, devient de plus en plus précaire.

6 mai 2015 : In this war there will be no victory - Mozgovoï entre le réalisme et la résignation (sur Slavyangrad.org). [Mozgovoï sera assassiné quinze jours plus tard - voir quelques lignes plus bas.]

Etat des lieux de la formation américaine des troupes de Kiev  (vidéo de Xavier Moreau).

Humour involontaire : les nouveaux passeports de la République populaire de Lougansk - très pratique pour voyager... en Ossétie.

23 mai 2015 : Assassinat d'Alexeï Mozgovoï, un des derniers chefs militaires de la Résistance osant encore tenir tête aux traîtres délégués par Moscou. Comme son camarade Alexandre Bednov (voir plus haut 2 janvier 2015), Mozgovoï a été tué au sud-ouest de Lougansk dans une embuscade tendue par les liquidateurs "pro-russes" de la Nouvelle-Russie.

2 juin 2015 : Mikhaïl Saakachvili, qui fut président de Géorgie de 2004 à 2013, a été nommé gouverneur d'Odessa.  Pour cela, il aurait renoncé à ses citoyennetés géorgienne et états-unienne et adopté la nationalité ukrainienne.

Sur le rôle joué par le psychopathe Saccage-vili en Géorgie : voir ici.  Pour ce mangeur de cravate caucasien, le Donbass est l'équivalent "ukrainien" de l'Ossétie/Abkhazie.

La première mesure du nouveau gouverneur a consisté à nommer Zourab Adeishvili, un de ses compères géorgiens, au poste de procureur de la région d'Odessa. Auparavant, cet individu avait été procureur général de Géorgie. Selon le blogueur Niqnaq, Adeishvili a quitté la Géorgie après le changement de président. Il est recherché par Interpol pour abus de pouvoir, traitement inhumain et dégradant de prisonniers, falsification de preuves et incitation au crime. Un tribunal de Tbilissi l'a condamné par contumace en 2013. Bref, il a le profil de l'emploi pour sévir en Ukraine...

4 juin 2015 : L'artillerie ukrainienne pilonne diverses localités situées près de la ligne de front, tuant au moins cinq civils et en blessant une cinquantaine. A Marinka, à l'ouest de Donetsk, les forces de la junte lancent une offensive ; les combats qui s'ensuivent font des dizaines de morts.

22 juin 2015 - Optimisme et humour :

■  L'Ukraine est morte  (vidéo de Xavier Moreau)

■  La non-invasion russe provoque l'inquiétude dans les capitales européennes  (Rob Slane - The BlogMire)

14 octobre 2015 - Crash du vol MH17 : le rapport définitif ne résout pas la question de la responsabilité.

Le Bureau hollandais pour la sécurité aérienne chargé d'enquêter sur la tragédie du Boeing Amsterdam-Kuala Lumpur (voir page précédente - 17 juillet 2014) vient de publier son "final report". Comme il fallait s'y attendre, il ne contient rien de bien nouveau :

■  L'avion a été abattu par un missile Bouk : on le savait depuis le début.

■  Le missile en question est de fabrication russe (sous-entendu : les Russes ont fait le coup). En fait, l'armée ukrainienne dispose de ces engins depuis l'époque soviétique (version ancienne) et en a acheté de nouveaux à la Russie (version plus récente) dans les années 2000.

■  Dans la présentation du rapport (diffusée intégralement par CNN), il n'est pas précisé d'où exactement le missile a été tiré, et encore moins qui est l'auteur du tir. Après la présentation, le rapporteur aurait cependant dit aux journalistes (hors caméra) que "les Russes" ou du moins les "rebelles pro-russes" étaient responsables. Rien de nouveau non plus de ce côté-là : c'est un des éléments de la campagne antirusse.

■  Le rapporteur néerlandais, sans doute par "souci d'équilibre", égratigne un peu l'Ukraine en lui reprochant de ne pas avoir fermé l'espace aérien de la zone des combats aux vols civils. En fait, on sait que Kiev avait annoncé la fermeture le 8 juillet. Ou bien cette mesure n'a jamais été mise en application, ou bien elle a été levée pour tous les vols quelques jours plus tard, ou bien elle n'a été levée que pour le Boeing à abattre.

La Russie, exclue de l'enquête, a mené ses propres investigations, mais elle se garde bien d'accuser le régime de Kiev (qu'elle protège tacitement depuis le putsch du 21 février 2014). Bref, tout cela peut être considéré comme un non-événement.

Sur place dans le Donbass, la situation reste précaire. Un énième "accord" de Minsk a été "conclu" entre les mêmes acteurs, prévoyant les mêmes mesures que les précédents. Poutine continue de faire des cadeaux à son cher homologue de la junte ukrainienne : livraisons de gaz à prix réduit (le prix n'ayant aucune importance car l'Ukraine ne paie pratiquement jamais) ; livraisons de charbon du Donbass aux massacreurs de Kiev (contre la "promesse" de ceux-ci de fournir du courant aux insurgés - depuis plus d'un an, la Russie n'a pas été en mesure de le faire) ; pressions énormes exercées par Moscou sur la résistance (interdiction de répondre aux attaques ukrainiennes, désarmement unilatéral, élimination des opposants, annulation des élections prévues pour le 18 octobre). Les fonctionnaires de la junte fasciste chassés du Donbass en 2014 reviennent peu à peu et récupèrent leurs maisons, leurs bureaux et leurs postes. Ils sont de jour en jour plus arrogants et n'hésitent pas à proclamer à haute voix que "le Donbass, c'est l'Ukraine". Autre signe inquiétant : la racaille de droit commun, elle aussi chassée en 2014, revient également.

What's happening with the militia of Donbass ?

Depuis l'assassinat de Mozgovoï (voir plus haut 23 mai 2015), le sort du Donbass semble définitivement scellé. Si les troupes de Kiev attaquaient aujourd'hui, l'affaire serait réglée au bout de quelques jours, et Poutine pourrait enfin respirer (en attendant qu'on lui reprenne la Crimée).

24 octobre 2015 - Propos désabusés d'Igor Strelkov cités par le blogueur Niqnaq :

■  "Le projet 'Nouvelle-Russie' est clos, c'est aussi l'avis d'Alexandre Borodaï" [ancien Premier ministre de la RPD, un des premiers à avoir été "démissionné" par le Kremlin - voir page précédente - 7.8.14].

■  "Le soulèvement populaire russe [au Donbass] en vue d'être réunifié avec la Russie (ou au minimum de sortir de l'Ukraine russophobe) a été réduit à néant par le 'coup de poignard dans le dos' assené par Moscou."

■  "L'intensité des combats a décliné de manière significative, mais les attaques [ukrainiennes] n'ont pas cessé. La baisse d'intensité est due précisément au fait que les deux républiques préparent leur reddition 'pacifique'. En face, toutes les forces et ressources de l'armée ukrainienne et de la 'garde nationale' sont prêtes pour une poursuite de la guerre ; personne n'a été démobilisé."

12 novembre 2015 - Les pilonnages ukrainiens contre les villes du Donbass proches de la ligne de front (notamment les quartiers périphériques de Donetsk et de Gorlovka) sont redevenus quotidiens. Mais les dirigeants de la RPD, sur ordre du Kremlin, interdisent à la résistance de riposter "pour ne pas mettre en danger la paix de Minsk". Ils se contentent de pleurnicher en dénonçant la perfidie ukrainienne.

16 novembre 2015 - Russia agreed to the debt restructuring of Ukraine  (sur le site du blogueur russe Niqnaq) :

Alors que l'Ukraine doit (entre autre) à la Russie 3 milliards de dollars payables avant la fin de l'année (argent que Kiev n'a pas - la guerre contre le Donbass coûte cher), alors que la Russie pourrait faire mettre officiellement l'Ukraine en défaut de paiement au niveau international, le Kremlin accepte un "rééchelonnement," de la dette ukrainienne contre une vague promesse de paiement ultérieur. Bien entendu, Poutine sait que cette promesse sera aussi peu respectée que les précédentes. Autant dire que c'est une annulation de fait, un cadeau supplémentaire à la junte fasciste.


Niqnaq commente ainsi le comportement du président russe :

Toute la politique de Poutine consiste à capituler point par point, mais sans en avoir l'air
et en restant apparemment rebelle pour s'attirer toujours plus de "punitions"
[qui lui valent l'estime de ses compatriotes et de la dissidence mondiale].


21 novembre 2015 - Dans la région de Kherson (carte) des groupes terroristes ukrainiens soutenus par le régime de Kiev font sauter les lignes à haute tension qui approvisionnaient la Crimée en courant électrique. La péninsule est plongée dans l'obscurité. Moscou proteste et annonce son intention de stopper ses fournitures de charbon à l'Ukraine (une mesure qui ne s'appliquera probablement jamais).

On ne peut que s'étonner de voir que près de deux ans après la réunification de la Crimée avec la Russie, les choses n'ont pour ainsi dire pas changé : il n'y a toujours pas de pont au-dessus du détroit de Kertch pour relier directement la province au reste du pays ; la Crimée est toujours dépendante de l'Ukraine en matière d'énergie, d'eau douce et de produits alimentaires ; la Russie, au lieu de couvrir les besoins du territoire qu'elle a récupéré début 2014, couvre (gratuitement) les besoins de l'Ukraine et soutient économiquement la junte fasciste de Porochenko.

Commentaire du blogueur russe Niqnaq : "Les Criméens commencent à se demander si Poutine ne s'apprête pas à restituer également leur territoire." ("Egalement", c'est-à-dire quand il aura restitué le Donbass...).  "El Murid", autre blogueur russe, pense que la pression s'accentue actuellement sur la Crimée dans le but de pousser le Kremlin à larguer définitivement le Donbass. Avec l'engagement russe en Syrie, l'heure est jugée favorable.

Quoi qu'il en soit, à Lougansk on ne s'inquiète pas outre mesure de ces choses-là : au contraire, on prépare pour octobre 2017 une réédition de la révolution russe de 1917, mais au niveau mondial cette fois.

11 décembre 2015 - En Ukraine, la démocrasserie de type occidental fonctionne à la perfection, comme en témoigne cette photo prise à la Crada de Kiev ("Parlement"). On y voit le Premier sinistre Arseni Iatseniouk, alias Arseniouk Yats, se faire mettre la main au paquet par Oleg Barna (dit Collègue Oleg). Les fleurs sont en prime...



Détails


12 décembre 2015 - Après Alexandre Bednov (2.1.15) et Alexeï Mozgovoï (23.5.15), encore un chef séparatiste assassiné par les créatures de Poutine en RPL. Cette fois, il s'agit du colonel Pavel Driomov, tué par un engin explosif alors qu'il circulait entre Piervomaïsk et Stakhanov, à l'ouest de Lougansk. Comme dans les cas précédents, les tueurs accusent l'armée ukrainienne. On voit que la junte de Kiev a vraiment le bras long, sans oublier son sens aigu de l'à-propos : elle liquide toujours les hommes les plus opposés à la politique d'abandon du Kremlin. Driomov avait en effet vivement critiqué la "paix de Minsk".

Mai 2016 - Tandis que l'armée de Kiev pilonne toujours à intervalles réguliers certaines localités proches de la frontière et qu'il y a souvent des blessés, la Russie laisse faire et interdit aux séparatistes de riposter. La seule activité autorisée consiste à fêter la victoire soviétique du 9 mai (1945) qui coïncide presque avec la "fête nationale" de la RPD deux jours plus tard (anniversaire du référendum du 11 mai 2014).

Pour la grande parade de Donetsk (vidéo), on a sorti ses plus beaux uniformes, ses plus belles décorations et ses plus beaux drapeaux rouges. Il y a là rassemblés plus de soldats que le front n'en a jamais vu au plus fort des combats, entre mai et septembre 2014. Inutile de demander où ils étaient alors, ces militaires, et où ils seront si la guerre reprend.

Poutine essaie de gagner du temps et de se faire oublier. Mais il sous-estime l'endurance des Occidentaux et de leurs marionnettes ukrainiennes. Ils ne revendiquent plus seulement les territoires libérés de RPD-RPL, qui sont à leurs yeux des territoires "occupés". Ils veulent aussi la Crimée "volée" par les Russes. Mais comme ils ne peuvent pas y envoyer leurs troupes (pas encore), ils se contentent de sabotage (voir plus haut 21 novembre 2015) et de propagande.

Leur dernière trouvaille : l'arme de l'Eurovision. Cette poubelle qu'on hésite à qualifier de "musicale" (elle n'a rien produit de valable depuis ABBA, il y a plus de quarante ans) vient de donner la "victoire" à une chanteuse ukrainienne pour son "hommage" aux Tatars de Crimée déportés par Staline en 1944, après la libération de la péninsule de l'occupation allemande. La chanson ne dit pas, bien sûr, que ces Tatars déportés avaient collaboré avec l'Allemagne nazie (comme les Ukrainiens de Bandera - voir page précédente 22 mars 2014).

Indépendamment du fait qu'un certain nombre de Tatars expulsés ont pu revenir en Crimée au cours des 50 dernières années, ceux qui y vivent maintenant sont en majorité opposés aux putschistes de Kiev. Il ont d'ailleurs voté le 16 mars 2014 pour la réunification avec la Fedération russe. Une toute petite minorité, manipulée par le régime ukrainien et ses maîtres américains et turcs, a choisi la dissidence.

Voir cet article du Réseau Voltaire du 22 avril 2016 : Washington accuse la Russie de persécuter les Tatars :  La Justice criméenne a interdit le "Parlement tatar", une organisation séparatiste et terroriste... Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, ce "Parlement" n'est pas un organe représentatif, mais un bureau de 33 membres élu par les 220 adhérents d'une association politique à la solde de l'étranger.

Ukraine Urges NATO to Prepare Sevastopol For Eurovision 2017. Comme c'est toujours le vainqueur qui invite l'année suivante, l'Ukraine demande à l'OTAN de l'aider à organiser le tournoi Eurovision 2017 à Sébastopol, en Crimée redevenue ukrainienne...  Ne riez pas trop fort, Poutine pourrait être d'accord (pour éviter la Troisième Guerre mondiale).

6 août 2016 - A Lougansk, attentat probablement bidon contre Igor Plotnitski, président de la RPL imposé par Moscou. Officiellement, on accuse Kiev et Washington d'être derrière cette supposée tentative d'assassinat.

Pour Valeri Bolotov, le prédécesseur de Plotnitski "démissionné" deux ans plus tôt (voir page précédente - 14.8.2014), l'explosion s'est produite pour ainsi dire "à vide", sans causer de grands dommages à l'intérieur du véhicule où se trouvait le "président", si ce n'est des éclats de verre et les effets du souffle. Bolotov sait de quoi il parle car il a été sapeur dans l'armée (russe). Il pense que cet étrange attentat va être le prétexte à de nouvelles purges :  Bolotov : Strange attempt on Plotnitsky could incite new purges in LPR.

Apparemment il y a encore, parmi les combattants et les militants du Donbass, des opposants à la ligne suivie par Poutine et ses créatures locales. Les diverses éliminations physiques pratiquées depuis la trahison de Minsk (attentats réussis !) ne semblent pas avoir suffi - voir plus haut 12.12.2015.  Il faut dire que la situation militaire face à la junte de Kiev est toujours aussi précaire : pilonnages ukrainiens réguliers sur les localités de la périphérie et interdiction de se défendre.

28 septembre 2016 - A propos du vol MH17 abattu le 17.7.2014 (voir page précédente), un soi-disant JIT (Joint Investigation Team), exlusivement composé de manipulateurs russophobes proches de l'OTAN, "fait part de ses premières conclusions. Il déclare disposer de la « preuve irréfutable » que l'avion a été abattu par un missile en provenance de Russie et qu'il peut aussi prouver que le missile a été mis à feu depuis un terrain agricole... qui était à ce moment aux mains des séparatistes pro-russes." (Wikipédia)

C'est du réchauffé, tout a été dit à ce sujet (voir plus haut 14.10.2015).

9 octobre 2016 - Terrorisme ukrainien dans le Donbass sous couvert de l'inaction de l'OSCE.  Novorossia Today dénonce ici à la fois les crimes de guerre commis quotidiennement par la junte de Kiev et la passivité des "observateurs internationaux" stationnés en RPD. Cet article larmoyant a de quoi vous donner la nausée. Bien que les terroristes ukrainiens en uniforme qui pilonnent les localités frontalières soient parfaitement connus, rien n'est fait, côté novorusse, pour mettre fin à ces crimes de guerre. On s'en remet entièrement aux "accords de Minsk" (qui ne sont jamais entrés en vigueur) et on continue de considérer l'OSCE (Otan Sous Couverture Européenne) comme une instance neutre auprès de laquelle on peut aller se plaindre quand on est attaqué - alors qu'il suffirait d'un ou deux missiles bien placés pour mettre fin au cauchemar...

Le problème, c'est que depuis deux bonnes années, le Kremlin interdit aux séparatistes de se défendre ; il a paralysé - sinon dissous - les milices combattantes et fait assassiner les chefs militaires les plus actifs. Le but de Poutine reste de monnayer le retour du Donbass dans le giron kiévien. Si la chose n'est pas faite depuis longtemps, c'est tout simplement parce que le régime de Porko et ses maîtres américains exigent à la fois la capitulation du Donbass et la restitution de la Crimée - sans oublier l'abandon de la Syrie. Ces jours-ci, la pression exercée sur Poutine est telle, qu'une guerre directe contre la Russie (y compris nucléaire) est ouvertement envisagée. Dans ces conditions, les fascistes ukrainiens auraient tort de se gêner.

11 octobre 2016 - Fifth Column : How did Nazi Kiev squeeze $6 billion out of Russian banks (Fort Russ). L'Ukraine ne doit pas seulement beaucoup d'argent aux Russes pour les factures de gaz qu'elle ne règle jamais et pour le prêt non-remboursé de 3,75 milliards de dollars de décembre 2013. Le régime fasciste de Kiev est en outre aidé financièrement par les banques russes qui ont des filiales en Ukraine, comme Sberbank, VTB et Prominvestbank. Avec 6 milliards de dollars investis à fonds perdus au cours des deux dernières années*, ces banques soutiennent à bout de bras l'économie ukrainienne. Que les créanciers russes soient des établissements publics ou des établissements privés appartenant à des oligarques (le plus souvent juifs), en fin de compte c'est toujours le contribuable russe qui en fait les frais.

* En guise de remboursement, les nazis ukrainiens vandalisent les banques russes et démolissent leurs vitrines.

Tout cela est conforme à ce que le patron du Kremlin disait en septembre 2014 quand il demandait aux banquiers moscovites de ne pas se désengager des affaires ukrainiennes pour ne pas nuire à l'Ukraine (on était pourtant en pleine guerre du Donbass). Tout cela montre aussi clairement qui domine l'économie russe et explique pourquoi les affaires politiques, apparemment aux mains de Poutine, sont en fait indirectement contrôlées par cette Cinquième colonne apatride et pro-USA.

16 octobre 2016 - Arseni Pavlov dit "Motorola", chef de milice très connu dans le Donbass (il a combattu à Slaviansk, à l'aéroport de Donetsk, à Ilovaïsk et à Debaltsevo), est assassiné dans un attentat à la bombe alors qu'il prenait l'ascenseur pour rentrer chez lui. La junte de Kiev est aussitôt accusée de ce crime, mais la chose reste à prouver. Compte tenu des nombreux précédents (voir plus haut 12.12.2015), on ne serait pas étonné d'apprendre, une fois de plus, que cette action a été commanditée et/ou exécutée par la bande à Zakhartchenko-Plotnitski*. A notre connaissance, il ne reste plus de commandants populaires de la guerre de 2014, sauf peut-être "Guivi" (Mikhaïl Tolstikh), qui était souvent cité en même temps que son camarade "Motorola". Sera-t-il le prochain ?...

* Dans cet article The Saker estime que les coupables se trouvent dans les cercles dirigeants du Donbass. L'auteur mentionne aussi un assassinat qui nous avait échappé, celui de Evgueni Ichtchenko, le 23 janvier 2015 à Piervomaïsk. Ichtchenko, qui était maire de cette ville située à l'ouest de Lougansk, s'opposait farouchement à la "paix de Minsk".

3 décembre 2016 - Le régime de Kiev ne se contente pas de pilonner continuellement les zones frontalières du Donbass et d'effectuer des tirs de missiles au-dessus de la Crimée (en toute impunité). Il coupe également l'eau et l'électricité aux séparatistes, comme le signale cet article de Fort Russ. Deux ans et demi après la proclamation de leur indépendance, RPD et RPL sont encore tributaires des livraisons ukrainiennes. La Grande Russie du Grand Poutine est incapable de mettre fin à cette aberration, ou elle ne le veut pas.

L'article nous apprend aussi que :

■  la Russie fournit du gaz (gratuit) à la ville ukrainienne de Guenitchesk, dans le district de Kherson, au nord de la Crimée (en plus des livraisons "normales" également gratuites - voir un peu plus haut : 11 octobre 2016) ;

■  600.000 personnes en RPL seront privées de chauffage et d'électricité pendant les fêtes de Noël, bien que Lougansk paie l'Ukraine pour les (non-)livraisons d'énergie ;

■  sur ordre de Plotnitski, le charbon extrait dans le Donbass va (gratuitement) en Ukraine, ce qui permet aux centrales de ce pays de tourner ;

■  la seule réaction notable face à ce scandale a été d'invoquer l'accord de Minsk et de déplorer sa violation.

27 janvier 2017 - Mort suspecte en Russie du premier président de la RPL, Valeri Bolotov, "démissionné" en août 2014 sur ordre du Kremlin. Bolotov avait vivement critiqué son successeur Plotnitski (parachuté par Moscou à la tête de la République de Lougansk) et émis des doutes à propos de l'attentat dont celui-ci avait été soi-disant victime le 6 août 2016 (voir plus haut). Bolotov, officiellement mort d'une crise cardiaque à l'âge de 47 ans, n'avait jamais eu aucun problème de santé de ce côté-là. Ses amis pensent qu'il a été empoisonné. En décembre 2016, il avait encore une fois déclaré dans une interview que son départ de Lougansk était le résultat d'une conspiration - détails.  Depuis deux ans, les éliminations de dirigeants politiques et chefs militaires séparatistes ne se comptent plus en RPD-RPL (voir plus haut : 16.10.16).

31 janvier 2017 - Depuis le début du mois, les pilonnages de l'artillerie ukrainienne sur les localités au nord de Donetsk sont de plus en en plus violents, tuant des civils pratiquement chaque jour. En temps "normal", les forces de la RPD ont l'ordre de ne pas réagir, pour ne pas "provoquer la Troisième Guerre mondiale" et ne pas gâcher les chances d'un rapprochement russo-américain (Donald Trump est à la Maison Blanche depuis le 20 janvier). Il semblerait cependant que l'armée séparatiste soit sortie provisoirement de sa léthargie après que les troupes de Kiev aient tenté une forte percée dans le secteur d'Avdieievka. Si l'on en croit les sites novorusses, les pertes ukrainiennes seraient importantes, voire "colossales" :

Ukrainian losses "colossal", shelling at 2014 level (Eduard Popov)  -  La tentation de la guerre totale (Erwan Castel)

2 février 2017 - Erwan Castel : Donetsk sous le feu de Kiev - Bienvenue en enfer

La nouvelle administration américaine encourage l'attaque ukrainienne et inverse les rôles, faisant des agresseurs les victimes - voir ici.  Pendant ce temps, à Moscou, on proteste du bout des lèvres...


Source : Novorossia Today

8 février 2017 - Encore deux assassinats de chefs militaires séparatistes, mis l'un et l'autre sur le compte du régime de Kiev mais probablement organisés et exécutés par les mêmes que d'habitude. Aujourd'hui, à Donetsk, une attaque au lance-roquettes contre le bureau de "Guivi" (Mikhaïl Tolstikh) coûte la vie à ce combattant de la première heure - une chose qu'on redoutait depuis le 16 octobre dernier (voir plus haut). Et il y a quelques jours, le 4 février à Lougansk, c'était Oleg Anachtchenko, le chef des milices populaires de RPL, qui était victime d'un attentat à la voiture piégée.  Il faudrait être naïf pour croire que la junte ukrainienne peut sévir ainsi en toute liberté sur le territoire des deux républiques.


L'ENGAGEMENT RUSSE POUR LES NULS :

A des journalistes ukrainiens qui lui demandaient d'où viennent les tanks des séparatistes,
Dimitri Peskov (porte-parle du Kremlin) conseille d'interroger Kiev car
LE DONBASS FAIT ENCORE PARTIE DU TERRITOIRE DE L'UKRAINE.

Bien sûr, exactement comme la Crimée !...

14 février 2017 - The Battle for Donbass Industry : Oligarchs vs. People's Republics (Fort Russ) - un article qui révèle, parfois entre les lignes, l'ampleur de l'arnaque pratiquée par les oligarques apatrides... avec la complicité de la Russie et de ses marionnettes novorusses :

■  A Altchevsk (au sud-ouest de Lougansk - carte) l'usine sidérurgique qui faisait vivre 90 % de la population locale (100.000 habitants), vient de fermer ses portes car l'Ukraine ne l'approvisionne plus en matières premières et n'achète plus sa production ("acheter" au sens ukrainien du terme). Le scandale derrière ce scandale, c'est que depuis deux ans et demi que dure le conflit du Donbass, la Russie n'a strictement rien entrepris pour remplacer l'Ukraine comme fournisseur de minerai de fer et preneur de produits finis ou semi-finis (acier) de cette entreprise. Comme l'a dit Peskov (voir quelques lignes plus haut), le Donbass c'est l'Ukraine, donc c'est une affaire entre Ukrainiens qui n'a pas à intéresser Moscou. L'actionnaire majoritaire de l'usine d'Altchevsk est le milliardaire ukrainien Sergueï Tarouta, que la junte de Kiev avait nommé gouverneur de Donetsk (voir plus haut 17.9.2014 et sur la page précédente 6.4.2014).

■  Le Parlement de Lougansk vient de modifier la loi fiscale de la RPL afin de taxer les oligarques (pas seulement Tarouta, mais aussi Akhmetov) pour leurs activités locales. Jusqu'à présent, quand ils paient des impôts, c'est seulement à Kiev. Plotnitski, dont on connaît les manigances pro-ukrainiennes (voir plus haut 3.12.2016), peut raconter ce qu'il veut, cette "réforme" bidon ne sera jamais appliquée. Même chose d'ailleurs à Donetsk, où officie son acolyte Zakhartchenko.  (Sur les "exploits" du milliardaire Akhmetov, voir plus haut 14.11.2014 et 3.12.2014 ainsi que sur la page précédente 20.5.2014).

■  Pendant les récents duels d'artillerie dans la région d'Avdieievka (voir plus haut 31.1.2017), ni la cokerie ni l'usine chimique d'Akhmetov dans ce secteur n'ont été frappées par le moindre obus. Si cela avait été le cas, l'oligarque aurait été obligé de cesser provisoirement la production dans ses aciéries de Marioupol, qui sont un des fleurons de son empire industriel. (Là aussi, le traître Plotnitski avait dû donner des instructions adéquates.)

25 février 2017 - Le blocus instauré par Kiev à l'encontre de Donetsk et Lougansk sous la pression des groupes fascistes (voir quelques lignes plus haut : 14 février), touche également les livraisons de charbon du Donbass à l'Ukraine, avec des répercussions pour l'économie de ce pays qui se tire ainsi une balle dans le pied. Cette situation paradoxale montre à quel point les dirigeants novorusses et leurs inspirateurs moscovites font depuis des années le jeu du régime putschiste. S'ils avaient eux-mêmes, dès 2014, coupé les livraisons à Kiev, les séparatistes auraient très vite mis à genoux la racaille ukrainienne. Mais pour y parvenir, évidemment, il aurait fallu que la Russie les soutienne en leur achetant le charbon produit.

Au lieu de cela, le camp novorusse proteste maintenant contre l'embargo, tandis que les Russes envisagent d'approvisionner (gratuitement) l'Ukraine en charbon... pour qu'elle puisse maintenir ce même embargo sans en subir les effets négatifs.

15 mars 2017 - Suite au blocus ukrainien, le charbon du Donbass est maintenant vendu aux Russes. Zakhartchenko annonce que "les 95 premiers wagons viennent de quitter Donetsk pour la Russie" (source : Sputnik). Naturellement, la RPL fait aussitôt la même chose. (On se demande bien pourquoi les deux républiques n'ont pas fusionné depuis longtemps...)

11 avril 2017 - A Kiev, la porte-parole du "président" Porko fait savoir à la Crada (le "parlement") que le charbon du Donbass que la Russie revend à l'Ukraine "sera confisqué car il a été volé par les Russes dans les régions occupées". En pratique cela ne change rien, vu que les Ukrainiens ne paient jamais le moindre kopek pour les livraisons en provenance de Russie. Puisque Poutine le permet, ils auraient tort de se gêner.

18 juillet 2017 - Que fait Alexandre Zakhartchenko quand il s'ennuie ?  Il fonde un nouvel Etat. La Malorussie ou Petite-Russie (capitale : Donetsk) est conçue non pas pour succéder à la modeste RPD qui a tant de mal à survivre, mais carrément pour remplacer l'Ukraine dans son ensemble. Seul problème : Zakhardingo n'a consulté personne, pas même son collègue de Lougansk, qui tombe des nues en apprenant la nouvelle. Quant aux Ukrainiens, il devront se prononcer par référendum dans les trois ans.

22 novembre 2017 - Impasse politique, confusion et situation tendue en RPL (Christelle Néant).
Ukrainian agents, corruption haunt situation in Lugansk (Eduard Popov).
Comprenne qui pourra...

24 novembre 2017 - Après quatre jours de confrontation à Lougansk, Plotnitski démissionne... pour raisons de santé (Christelle Néant).

Avril 2018 - Les jours, les semaines, les mois passent et se ressemblent :

Toujours le même scénario : le régime de Porko poursuit sa guerre à petit feu contre le Donbass ; le Donbass se tient coi - ordres de Poutine.

15-30 mai 2018 - Plus de quatre ans après le rattachement de la Crimée, inauguration du pont reliant la péninsule au reste de la Russie. Seule la partie routière est prête, la partie ferroviaire ne le sera qu'en 2019. Bien que la largeur du détroit de Kertch dans sa partie nord ne soit que de quatre kilomètres, la longueur totale de l'ouvrage, construit plus au sud, est de 19 km.

Faire sauter le pont de Poutine - Certains, aux Etats-Unis et en Ukraine, appellent déjà à bombarder le nouveau pont. Allez-y, profitez-en : Poutine, soucieux de prévenir la Troisième Guerre mondiale et de sauver la Coupe du monde de foot que son pays accueille le mois prochain, encaissera sans réagir, exactement comme dans le Donbass...

Donbass où les pilonnages ukrainiens sont quotidiens, notamment à Gorlovka ces derniers temps. La bataille du Donbass a-t-elle repris ? demande ici Karine Bechet-Golovko. En fait cette "bataille" unilatérale où les uns attaquent et les autres laissent faire, n'a jamais cessé depuis que "les accords de Minsk" régissent la partie. L'auteure de l'article écrit : "La position russe sur la question du Donbass est assez ambiguë. D'une part, elle aide la région sur le plan humanitaire, économique, juridique. Mais sans implication militaire réelle. Car, d'un autre côté, la pression internationale est forte et elle ne sait pas comment réagirait l'Occident à une intervention directe... La Russie refuse de voir la guerre, elle se développe sans elle, contre elle. Cette faiblesse de la Russie sur ce dossier est parfaitement ressentie en Occident, qui en use et... en abuse." [depuis quatre ans]

L'Occident relance aussi l'affaire du Boeing (voir plus haut 14.10.15) et recycle sans trop y croire la théorie du complot russe - détails.

Les services secrets ukrainiens SBU tentent également leur chance et font "assassiner" par Moscou un dissident russe... toujours bien en vie, comme les Britanniques dans la récente affaire du Novichok :  Les assassinats de propagande tuent la propagande - Après les Skripal, Arkady Babchenko revient du royaume des morts par Moon of Alabama. Cette opération foireuse est l'occasion pour les merdias russophobes de réclamer l'annulation du Mondial 2018 deux semaines avant le coup d'envoi. On ne pourra pas dire qu'ils n'ont pas tout essayé...

7 juin 2018 - Une semaine avant le début de la Coupe du monde, Poutine "avertit" Kiev qu'une attaque ukrainienne contre le Donbass à la faveur de cet événement sportif "aurait des conséquences graves pour l'Etat ukrainien" - détails.

En 2008, pendant les J.O. de Pékin, la Géorgie avait envahi l'Ossétie du Sud (en quelque sorte son Donbass) entraînant une vive réaction russe sous la pression des militaires. Il est vrai que les agresseurs géorgiens avaient ouvert les hostilités en tuant une quinzaine de soldats de Moscou stationnés sur place pour protéger la minorité russe. Pas sûr que la réaction de Poutine (ou plutôt de ses généraux) soit aussi claire en cas d'une invasion ukrainienne contre la RPD-RPL. Comme il n'y a pas de forces russes dans ce secteur, il n'y aura pas non plus de soldats russes tués comme en Ossétie. Les victimes seront des militaires locaux... et des civils.



"Fais gaffe Porko, si tu attaques, je protesterai à haute voix,
je saisirai le Conseil de Sécurité que dominent tes sponsors,
et je te priverai de livraisons gratuites de gaz pendant une semaine...
"


31 août 2018 - Alexandre Zakhartchenko, le figurant placé par Moscou à la tête de la RPD quatre ans plus tôt (2.11.14), est tué dans un attentat à la bombe. L'engin explosif, déposé dans un café de Donetsk fréquenté par le "président", a été déclenché à distance à l'aide d'un téléphone. La Russie accuse les Ukrainiens, mais on ne sait rien de concret. Si l'accusation est avérée, elle prouve simplement que les mesures de sécurité étaient inexistantes. Etonnant pour le "numéro un" d'un pays en guerre.*  Il paraît que Zakhartchenko avait des gardes du corps (tués ou blessés dans l'explosion). A quoi servaient-ils ? A empêcher ses admiratrices de prendre des selfies ?...  En tout cas, ce n'était plus comme en 2014.

* Ah non, pardon, c'est la "paix de Minsk". J'avais oublié...  (voir 12.2.15)

Mais il n'est pas impossible que les responsables du crime soient en Russie. On sait que la liste des dirigeants et chefs militaires du Donbass morts dans des conditions mystérieuses est longue, pour ne pas dire interminable - voir plus haut 8.2.17 et encore avant (suivre les liens). Zakhartchenko lui-même n'a pas été étranger à l'élimination de certains de ses concurrents.  Quoi qu'il en soit, il est probable qu'on ne saura jamais le fin mot de cette affaire...


 
Le café Sépar (comme dans séparatiste) avant et après l'attentat


25 novembre 2018 - Provocation ukrainienne au large de la Crimée : L'Ukraine tente de mettre la mer Noire [et la mer d'Azov] en ébullition.

Le régime de Kiev, qui n'a jamais digéré la perte de la Crimée, fait tout ce qu'il peut pour provoquer Moscou, surtout depuis l'ouverture du pont de Kertch il y a six mois. Le "président" Porko, en perte de vitesse, joue à l'homme fort dans l'espoir de redorer son blason avant les prochaines "élections".

Que s'est-il passé ?... Après qu'un patrouilleur d'assaut ukrainien ait fait intrusion dans les eaux territoriales de la Crimée, que Kiev considère comme lui appartenant, la marine russe a réagi en éperonnant ce navire de guerre et lui infligeant d'importants dommages. Deux autres bâtiments qui l'accompagnaient ont été arraisonnés avec lui. Compte tenu de la rapidité et de la fermeté de la réaction, il est peu probable qu'elle ait été ordonnée par Poutine.

La marine ukrainienne viole l'espace maritime russe (Réseau Voltaire)

Détroit de Kertch : Porochenko déclare la guerre... aux élections

27 novembre 2018 - Selon l'agence de presse russe TASS, 24 marins ukrainiens capturés deux jours plus tôt ont été "placés en détention provisoire pour deux mois sur décision de la Cour de Justice de Crimée". Pour la Russie, c'est donc moins un incident militaire qu'une affaire de droit commun. D'ailleurs, du côté russe, personne ne considère l'Ukraine comme un Etat ennemi ; bien entendu, la réciproque n'est pas vraie, tout le problème est là.

Quoi qu'il en soit, l'OTAN menace une nouvelle fois les Russes et l'UE annonce de nouvelles "sanctions". Les va-t-en-guerre de Kiev supplient les USA d'envoyer leurs navires en mer d'Azov et parlent de transformer Marioupol en grand port militaire. Si le Kremlin n'avait pas freiné les séparatistes en 2014 lorsqu'ils étaient sur le point de conquérir cette ville, on n'en serait pas là aujourd'hui (carte).

29 novembre 2018 - Réseau Voltaire : Précisions sur l'incident de Kertch planifié par l'Ukraine en coopération avec les USA et Israël.

30 novembre 2018 - Dans le but d'attiser le conflit, Porko interdit l'entrée en Ukraine à tous les citoyens russes âgés de 16 à 60 ans. Poutine ne prendra aucune mesure de rétorsion, même symbolique. Plusieurs millions d'Ukrainiens vivent en Russie, beaucoup sont venus après 2014.

21 avril 2019 - Porochenko perd les élections présidentielles ukrainiennes, ne recueillant que 27 % des voix contre 73 % à son concurrent Zelenski, un clown dont la seule expérience politique jusqu'à présent a consisté à jouer le rôle du président à la télé. L'unique région où Porko a obtenu la majorité est celle de Lvov, un repère de fachos bandéristes dans l'ouest du pays. Partout ailleurs, il s'est pris une grande claque. Dans les secteurs encore occupés par l'armée ukrainienne des régions de Donetsk et Lougansk, son score officiel est de seulement 8 %.

Cela ne signifie pas pour autant que son successeur à la "présidence" sera meilleur ou même différent. En fait, derrière le millionaire juif Zelenski qui vient de détrôner le milliardaire juif Porochenko, on trouve Kolomoïski, un autre milliardaire juif qui a été gouverneur de Dniepropetrovsk et financier des groupes nazis avant de s'établir en Israël. De plus, le "Premier ministre" est toujours un certain Groysman, également juif comme il se doit.* C'est ce qu'il convient d'appeler "le changement".

* La presse de Tel Aviv signale avec fierté que l'Ukraine est le seul pays au monde avec Israël où le président et le chef du gouvernement sont juifs tous les deux. (Partout ailleurs, ou presque, on doit se contenter de serviteurs goys de la cause sioniste - si c'est pas malheureux...)

Zelenskii beat Poroshenko - what will happen next ? (The Saker)

20 juin 2019 - MH17 - La Russie conteste les résultats de l'enquête menée par le JIT  par Christelle Néant.  Le JIT ou "Joint Investigation Team" est une instance russophobo-russophobe dont les conclusions sont connues d'avance. Rien de nouveau, donc, sinon que quatre personnes ont été "inculpées" et sont recherchées : un Ukrainien et trois Russes (dont Igor Strelkov, le défenseur de Slaviansk en 2014 - voir page précédente).  "Le procès [sic] commencera en mars 2020 dans un complexe hautement protégé à Schiphol (Pays-Bas), et les audiences auront lieu même si les suspects n'y sont pas présents. "

Voir également plus haut sur cette page : 28.9.16 et 14.10.15.

11 juillet 2019 - Sur le terrain, la guerre ukrainienne de "basse intensité" continue. Pour les victimes (il y en a presque tous les jours), la différence avec une "vraie" guerre n'est pas évidente. Et comme toujours depuis bientôt cinq ans, interdiction formelle pour les forces du Donbass de se défendre et de répliquer par un tir bien ajusté. Cela mettrait en danger la "paix" de Minsk.









Pour Poutine, les habitants du Donbass, victimes des attaques quotidiennes de l'armée de Zelenski, sont les compatriotes de celui-ci et ne doivent en aucun cas être considérés comme des séparatistes. L'homme du Kremlin ne demande pas mieux que de "restituer" RPD et RPL aux fachos de Kiev, c'est son rêve depuis le début. Le problème, c'est qu'ils n'en veulent pas, du moins pas comme ça. Il leur faut aussi la Crimée...


RELANCE DE LA GUERRE

En février 2022, les Etats-Unis, l'OTAN et leurs laquais européens attisent la tension (voir ici), accusant la Russie de "masser des troupes"... sur son propre territoire et de vouloir envahir l'Ukraine - alors que ce sont au contraire les Occidentaux qui acheminent soldats et armement à la frontière russe, c'est-à dire à des milliers de kilomètres de chez eux. Une incroyable propagande de guerre avec de nouveaux mensonges chaque jour, prépare la population à "l'inévitable". On n'attend plus que l'étincelle qui fera exploquer le baril de poudre.

Et pourtant, depuis le premier jour où Poutine a trahi le Donbass en avril 2014, rien n'a changé qui puisse justifier l'hystérie antirusse.


LE DONBASS EST RUSSE !   IL L'A ÉTÉ, IL L'EST ET IL LE SERA !

Tous les Russes le savent - à l'exception de Poutine qui considère le Donbass comme "ukrainien" et digne, tout au plus, de bénéficier d'un "statut spécial" au sein de l'Ukraine. Le maître du Kremlin a toujours refusé d'intégrer cette région à la Fédération de Russie, comme cela avait été fait pour la Crimée. Il a seulement accepté de donner un passeport russe aux habitants qui en ont fait la demande (ils sont nombreux).

La différence essentielle entre ces deux territoires russes de Crimée et du Donbass, c'est que la Crimée abritait déjà en 2014 des bases militaires et navales russes que l'OTAN voulait s'approprier et que l'armée russe a sauvées, tandis que le Donbass n'avait rien de tel. Dans le premier cas, les militaires russes ont forcé la main à Poutine ; dans le second cas, il n'y avait personne pour l'obliger à agir.

Au contraire, il a tout fait pour couler la résistance du Donbass :

■  en neutralisant ou éliminant physiquement les chefs politiques et militaires de l'insurrection séparatiste et en les remplaçant petit à petit par ses créatures (voir plus haut 31.8.18 et remonter l'enfilade de liens : 8.2.17 etc...) ;

■  en interdisant aux séparatistes de se défendre et de riposter à la terreur quotidienne des fachos ukrainiens (auparavant, quand la guerre battait son plein en 2014, Moscou, invoquant des raisons "humanitaires", aidait les militaires ukrainiens encerclés pour qu'ils puissent retourner massacrer les habitants du Donbass - voir par exemple 28.8.14) ;

■  en permettant que soient tués "pour rien" plus de 25.000 civils et plus de 10.000 combattants des deux républiques (chiffres de février 2015, bien entendu en hausse depuis que la "paix de Minsk" a transformé la guerre en "conflit de basse intensité") ;

■  en s'accrochant au mythe de cette fallacieuse "paix de Minsk" (voir plus haut 7.9.14 et 12.2.15). Si les prétendus "accords de paix" avaient été appliqués, c'est-à-dire si le régime de Kiev avait été assez intelligent pour saisir la perche tendue par Poutine, le Donbass serait enterré depuis longtemps ;

■  en empêchant la fusion des deux républiques pour ne pas gêner leur retour dans le giron ukrainien ;

■  en continuant de soutenir le régime putschiste, ouvertement ou en cachette (livraisons gratuites d'énergie, non-recouvrement de la dette, etc...) ;

■  en faisant comme si l'Ukraine était un "pays frère", sous prétexte qu'il y a des millions de réfugiés (économiques) ukrainiens en Russie.

(En fait, on pourrait rallonger cette liste à l'infini : pour se convaincre de l'étendue de la complicité et de la perfidie de Poutine, il suffit de lire la présente chronologie depuis le début, ce qui demande un certain temps - sans oublier la page précédente à partir du 6.4.14.)

Si, dans la foulée des évènements de Crimée de mars 2014, Poutine avait été actif au Donbass et dans la région située entre le Donbass et la Crimée, les putschistes de Kiev et leurs inspirateurs auraient certes été furieux mais ils n'auraient eu d'autre ressource que d'avaler cette couleuvre. Et en jouant serré, le prétendu grand stratège du Kremlin aurait même pu récupérer la ville russe d'Odessa et régler le problème de la Transnistrie russe (à l'est du Dniestr, entre la Moldavie et l'Ukraine - carte). Mais en faisant cela, Poutine aurait permis la renaissance (partielle) de la Nouvelle-Russie : rien que d'entendre ce nom, ça lui donne de l'urticaire.


Au lieu d'agir, Poutine a donc préféré attendre et ne rien faire ("pour ne pas provoquer la Troisième Guerre mondiale"). Résultat : il risque bien de l'avoir, cette guerre, et nous avec lui... Sept ans après, il est intéressant de relire ce qu'écrivait Paul Craig Roberts, dans un contexte légèrement différent mais toujours en rapport avec l'inaction russe : voir plus haut 29.9.14.


Sur le terrain : le 11 février 2022, le Président de la RPD, Denis Pouchiline (un des rares rescapés parmi les insurgés de la première heure - voir 18.4.14 page précédente), n'exclut pas que l'Ukraine puisse attaquer à tout moment.

Une semaine plus tard, RPD et RPL lancent l'évacuation des enfants, des femmes et des personnes âgées sur fond de bombardements ukrainiens.  Environ 4,6 millions de personnes vivent encore dans les deux républiques (RPD 3,2 ; RPL 1,4) contre 7 millions en mai 2015 (RPD 4,5 ; RPL 2,5). Autrement dit, un habitant sur trois est parti (en Russie) au cours des sept dernières années. Combien vont partir maintenant ?...


Reconnaissance des deux républiques par la Russie

20 février 2022 : tandis que les pilonnages ukrainiens se poursuivent, surtout dans les environs de Lougansk, les dirigeants des deux républiques supplient Poutine de reconnaître leur indépendance. Le lendemain 21 février, le président russe donne suite à cette demande et signe le décret correspondant.



Les journalopes de RT France (même niveau que nos merdias) n'ont pas encore compris
que tout Etat qui se respecte est autoproclamé par définition, il se proclame lui-même.
Sinon, qui devrait le faire : Washington, Londres, Tel Aviv, Bruxelles, Paris ?...


Il semble qu'un traité de coopération et de défense soit en préparation, qui garantira aux deux républiques la protection militaire de Moscou. Il est temps, en effet... On peut évidemment se demander qui a poussé Poutine à bouger enfin après huit longues années d'immobilité : les généraux russes, comme en Crimée en 2014 ?... Espérons en tout cas qu'il sera conséquent et ne s'arrêtera pas en chemin.*

En attendant, les Occidentaux, l'OTAN, les USA et leurs marionnettes de Kiev poussent des cris d'orfraie : Poutine envahit l'Ukraine !  Bizarre, il l'avait pourtant déjà fait le 16 février à 1 heure du matin avec 200.000 hommes...

* Apparemment, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase est une attaque de commando ukrainien survenue le 20 février près du village russe de Mitiakinskaïa, à l'est de Lougansk et au sud de Derkoul sur cette carte, un secteur déjà bombardé les jours précédents par l'armée de Kiev. Le groupe de sabotage de cinq hommes, surpris par les soldats russes, a ouvert le feu sur eux avant d'être liquidé. Deux blindés ukrainiens venus à la rescousse ont également été détruits.

Plus tard, la Russie donnera comme motif de son intervention le fait que l'Ukraine, conseillée par l'OTAN, préparait une attaque massive contre le Donbass, attaque annoncée par une recrudescence des bombardements sur la RPD.



"Pourquoi voulez-vous que j'envahisse l'Ukraine ? Ici, j'ai toute la place qu'il faut..."

A Washington, Joe Bidon, le "leader du monde libre", a parfois du mal à marcher tout seul mais il sait prononcer correctement les mots invasion et sanctions. Et quand on l'aide à changer ses Pampers, il peut même tenir bon le temps d'un discours de trois minutes. Sensationnel : depuis le briefing de ce matin, il est capable de situer le Donbass sur la carte de l'Afrique. "Saddam n'a qu'à bien se tenir... Ah non, merde, c'est pas Saddam, c'est qui déjà ?..."


22 février 2022 : Bombardements et attentats terroristes menés par l'Ukraine se poursuivent après la reconnaissance de la RPD et de la RPL par la Russie (Christelle Néant - Donbass Insider) :

"La question de savoir si la Russie reconnaissait la RPD et la RPL dans leurs frontières actuelles ou celles des anciens oblasts de Donetsk et de Lougansk a fait l'objet de nombreuses spéculations, et a été clarifiée aujourd'hui par Vladimir Poutine lui-même : Moscou reconnaît les deux républiques dans les frontières définies par leur constitution, c'est-à-dire celles des deux anciennes régions. Il a précisé que la question des frontières devrait idéalement se régler par la diplomatie. Malheureusement dans la situation actuelle, il semble qu'il faudra régler cela militairement. Il a aussi précisé que cette reconnaissance signifiait la fin des accords de Minsk..."

Comme on peut le voir sur la carte, la partie des deux anciennes régions encore occupée par l'Ukraine est beaucoup plus vaste que les deux républiques elles-mêmes. Elle comprend notamment la cité portuaire de Marioupol (voir page précédente 9.5.14) et la ville martyre de Slaviansk (2.7.14). Si Poutine n'avait pas abandonné ses compatriotes du Donbass quand ils l'imploraient d'intervenir (dès avril 2014), la question des frontières ne se poserait pas aujourd'hui car l'affaire aurait été réglée en quelques jours, et sans les pertes que l'on sait. Le problème, c'est que Poutine ne considérait pas du tout les insurgés comme ses compatriotes (pas sûr d'ailleurs que ce soit le cas maintenant).

Le décret signé par Poutine stipule, selon Donbass Insider, que "la Fédération de Russie veillera à ce que ses forces armées exercent des fonctions de maintien de la paix sur le territoire de la RPD-RPL jusqu'à la conclusion du traité de coopération et de défense". On verra dans les prochains jours si cela mettra fin aux attaques ukrainiennes.


23 février 2022 : Une semaine exactement (à la minute près) après que Poutine ait envahi l'Ukraine (voir un peu plus haut), Poutine envahit de nouveau l'Ukraine. Comprenez : il annonce l'envoi de troupes au Donbass.


Intervention russe

24 février 2022 : L'artillerie russe réplique enfin aux agresseurs, sur la ligne de front et même au-delà, comme à Kramatorsk (où l'aéroport abrite un QG militaire) et à Marioupol (entre-temps un repaire de milices fascistes armées jusqu'aux dents) - carte.  A Moscou, le ministère de la Défense déclare : "Les forces armées russes ne tirent aucun missile et ne mènent aucune frappe d'artillerie sur les villes ukrainiennes... Les armes de haute précision détruisent les infrastructures militaires : entrepôts, aérodromes, bases aériennes, systèmes de radar et de défense antiaérienne, avions, drones et postes de commandement militaire des forces armées ukrainiennes... Rien ne menace la population civile..."


MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS :

Lancement de l'opération de démilitarisation et dénazification de l'Ukraine par la Russie (Donbass Insider) :  Dès le début de l'opération, les missiles russes détruisent les infrastructures militaires de nombreuses villes (Marioupol, Kramatorsk, Kiev, Kharkov, Dnipropetrovsk, Odessa, Kherson, Vinnitsa, Ivano-Frankovsk, Lvov - carte).

Egalement détruites (en moins de quatre heures) : la base navale d'Otchakov (construite avec l'aide des USA et de la Grande-Bretagne au sud de Nikolaïev), la flotte ukrainienne et une bonne partie de l'aviation (un des derniers avions de combat intacts va se réfugier en Roumanie). Frappes réussies, également, sur le 72e centre d'opérations IPSO (opérations psychologiques) de même que sur le quartier général de la Direction principale du renseignement à Kiev (que les télés occidentales présentent comme une cible "civile"). Quatre avions, un hélicoptère et quatre drones sont abattus en vol par l'armée russe.

Pendant ce temps, la milice populaire de RPD effectue une percée en direction de Volnovakha (entre Donetsk et Marioupol), celle de RPL en direction de Stchastié (au nord de Lougansk) - carte. Et l'artillerie ukrainienne continue de bombarder le Donbass (encore deux civils tués à Gorlovka).

Au sol, en Ukraine, l'armée russe pénètre (depuis la Crimée) dans la région de Kherson et depuis le nord dans celle de Kharkov - carte.

Donbass Insider : "Dans le sud de la région de Kherson, les blindés russes ont pris le contrôle de la centrale hydroélectrique de Kakhovka dont les vannes fermées depuis des années, bloquaient l'arrivée d'eau vers le canal nord de Crimée. Une fois la centrale sous contrôle russe, et le drapeau de la Fédération de Russie hissé dessus, ses vannes ont été ouvertes, envoyant enfin de l'eau vers le canal qui alimente la péninsule." (Depuis 2014, la Crimée devait faire venir son eau de la région de Rostov.)

"L'armée russe a également pris le contrôle des ponts sur le Dniepr et se dirige vers Nikolaïev. Elle a aussi pris Soumy (nord-est) sans beaucoup de combats, ainsi que le port d'Odessa [?], la région de Tchernigov (nord), Melitopol (sud-est) et après avoir pris un aéroport en périphérie de Kiev, Gostomel, ainsi que la zone d'exclusion de Tchernobyl, elle est sur le point de prendre totalement en étau la capitale ukrainienne. " (carte)

L'article de Donbass Insider, très précis, contient beaucoup d'autres détails (y compris sur les pertes russes) et contraste énormément avec l'info-zéro pratiquée par nos merdias, laquelle pourrait se résumer en deux mots, les préférés de Joe Bidon : "Invasion !  Sanctions !..."  Journalopes et politichiens, totalement impuissants, n'en reviennent pas que Poutine soit passé en si peu de temps d'un extrême à l'autre. Et ils ne sont pas les seuls...

Dans ces circonstances, Zelenski est heureux d'avoir le soutien de son mentor anglais BoJo, un soutien autrement plus sérieux que tout ce que peuvent offrir Macrotte, Scholz et Cie.


25 février 2022 : L'effondrement du Banderastan par The Saker. "Banderastan" vient de Bandera (page précédente 22.3.14), nom d'un fasciste ukrainien soutenu en son temps par l'Allemagne nazie et post-nazie (pour le compte de la CIA), que le régime issu du putsch de février 2014 a toujours honoré.

L'auteur de l'article, un Américain d'origine russe, se réjouit de la tournure prise par les évènements et pense que la partie occupée du Donbass pourrait être rapidement libérée si l'armée russe, depuis le nord, prenait les Ukrainiens en tenaille pour les encercler. On pourrait alors régler leur compte aux nazis en uniforme et laisser partir (sans armes) les soldats de l'armée régulière qui se rendraient.

En Ukraine même, pense le Saker, des opérations de commando sont probablement en cours pour s'emparer des éléments à "dénazifier", notamment les auteurs du massacre d'Odessa (voir page précédente 2.5.14) que Poutine avait promis de pourchasser il y a quelques jours.

"Le régime nazi de Kiev sera remplacé par un autre régime qui acceptera un cessez-le-feu russe et l'ouverture de négociations directes avec la RPD-RPL et la Russie. Finalement, un cessez-le-feu général sera proclamé" tandis que l'ouest du pays (région de Lvov et Ivano-Frankovsk - carte) pourrait éventuellement être donné en pâture aux Occidentaux frustrés pour qu'ils en fassent "leur" Ukraine (ou qu'ils l'incorporent à la Pologne comme cela avait été le cas après la Première Guerre mondiale).

Dans l'ensemble, une vue des choses peut-être un peu trop optimiste (pour ne pas dire plus) et qui ne tient pas compte des activités (occultes ou non) des services étrangers. L'avenir dira si les Américains acceptent de renoncer à leur monopole du "regime change" imposé par la force...

Le "regime change" est une marque déposée américano-sioniste, merde quand même ! (E&R).


26 février 2022 : The Saker en anglais (pas de traduction disponible - Donbass Insider inaccessible) fait état de combats un peu partout en Ukraine, tandis que dans le Donbass, les bombardements ukrainiens sur Donetsk et Lougansk continuent. Les milices populaires piétinent. L'auteur explique que les forces russes pourraient anéantir l'ennemi en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, mais qu'elles ne le font pas pour ne pas mettre en danger les civils (à Marioupol et ailleurs, les Ukrainiens ont placé leur artillerie près des immeubles d'habitation, voire sur les toits). Autrement dit, tout cela va prendre du temps, mais ne vous inquiétez pas... C'est, en substance, ce que nous raconte aujourd'hui le Saker... qui devrait peut-être relire son papier de la veille.

Finalement, on aimerait bien connaître les objectifs stratégiques de Poutine : libérer rapidement les deux républiques ou se lancer dans une guerre de longue haleine avec autant de chances de succès que dans toutes les guerres de ce genre ?...  Pourquoi, comme le signale le Saker, établir une tête de pont à l'aéroport de Gostomel, près de Kiev, et stopper son avance éclair à la périphérie des villes ?...  Le président russe appelle les militaires ukrainiens à prendre le pouvoir chez eux, mais en attendant, ce sont les ONG téléguidées par la CIA qui organisent des manifs antiguerre à Moscou et Saint-Pétersbourg.

Bref, au troisième jour de l'intervention russe, on a l'impression que quelque chose ne tourne pas rond et qu'on va assister, en Ukraine, à une nouvelle guerre russe de Syrie (2015-22) sinon d'Afghanistan (1979-89). Le Saker évoque la Tchétchénie (1994, 1999) et même la Deuxième Guerre mondiale (1941-45 pour les Russes) et rappelle que l'armée soviétique a libéré 1200 villes occupées par les nazis. Si c'est là le scénario que Poutine prévoit pour l'Ukraine, alors bonjour les dégâts... On se demandait tout récemment qui avait bien pu pousser l'homme du Kremlin à opérer son virage à 180 degrés. A croire que ce sont ses ennemis, ceux qui veulent depuis toujours sa perte et celle de la Russie.  Commentaire désabusé d'un lecteur du Saker : "Ce n'est pas du tout comme ça que les choses devaient se passer... L'Empire US a-t-il réussi à faire faire à la Russie exactement ce qu'il voulait ?..."

Quoi qu'il en soit, les "sanctions" pleuvent sans la moindre retenue. La Russie est boycottée et expulsée de partout : Conseil de l'Europe, congrès internationaux, Formule 1, tournois d'échecs, rencontres et compétitions sportives (comme si elles avaient encore la moindre importance à l'heure de l'apartheid vaccinal), logos effacés, maillots interdits, etc. etc...


L'expulsion qui va faire pleurer Poutine :


27 février 2022 : Selon le Colonel Cassad (une source russe connue pour sa fiabilité depuis les évènements de 2014 et relayée ici par le blogueur Niqnaq), la tour frappée par un missile dans un quartier résidentiel de Kiev et présentée par les merdias comme une "preuve des crimes russes", a été touchée en réalité par un missile ukrainien tiré depuis la capitale. L'intox bat son plein : on utilise des images d'archives des destructions du Donbass en les faisant passer pour "actuelles", on recycle allègrement des photos identiques... prises en même temps à Marioupol et à Kharkov, on copie un extrait de jeu vidéo pour faire croire qu'un avion russe a été abattu au-dessus de Kiev, etc... Pas très nouveau mais ça fonctionne toujours.

7 histoires de FAKE NEWS en provenance d'Ukraine

Ukrainian propaganda in conflict with the truth par Batko Milacic (The Saker Blog) : "La Russie a déjà perdu la guerre... la guerre des fake news... D'un côté, on a une marée de fausses nouvelles ukrainiennes plus fanfaronnes les unes que les autres ; de l'autre, rien, silence russe le plus complet..."

Cassad signale que l'armée ukrainienne résiste de manière organisée et qu'elle tente de mobiliser une sorte de "Volkssturm" local pour l'aider à défendre les objectifs militaires. C'est une allusion aux derniers renforts - adolescents et retraités - engagés par Hitler en avril 1945 pour stopper l'avance soviétique. En 2022, les civils ukrainiens en âge de combattre (y compris les femmes - pas de raison qu'elles soient seulement ministres de la "Défense") prennent la fuite en direction de l'Allemagne. Cette grande poubelle européenne de l'immigration illégale illimitée se réjouit d'accueillir bientôt quelques millions de "réfugiés" supplémentaires.

Et pour ce qui est de ceux qui restent en Ukraine, comme Zelenski a fait distribuer des armes à "la population" pour qu'elle puisse "se défendre contre les Russes", il n'est pas étonnant que les pillages et attaques à main armée se multiplient à vue d'œil. On montre aussi aux enfants comment confectionner des cocktails Molotov : si tel ou tel petit merdeux se brûle accidentellement, il suffira d'accuser Poutine.

Les forces russes s'efforcent d'encercler la capitale, ce qui, selon Cassad, pourrait prendre encore plusieurs jours. L'auteur ne parle pas de la stratégie globale derrière ces opérations. Plus le temps passe, plus on se demande quel rapport cette (longue ?) bataille de Kiev peut bien avoir avec la libération de la RPD-RPL. Et plus le temps passe, plus l'hystérie antirusse s'accentue en Occident. On ose à peine imaginer ce qu'elle sera après un mois de guerre.


A posteriori : L'offensive terrestre de l'armée russe 48 heures après son déclenchement par Valentin Vasilescu (expert militaire écrivant également pour le Réseau Voltaire). Cet article nous permet d'y voir un peu plus clair quant aux intentions de la Russie. Il est évident que le Donbass n'est pas au centre des préoccupations de Poutine, c'est juste l'élément qui a permis de déclencher "l'Opération Changement de Régime".


28 février 2022 : Trois jours après avoir célébré l'effondrement du Banderastan (plus haut 25.2.22), le Saker engueule ceux de ses lecteurs qui trouvent que la guerre russe ne va pas assez vite. Ils les appelle armchair generals ("généraux de fauteuil") ou stratèges du dimanche assis bien tranquillement devant leur télé et qui se permettent de critiquer le Grand Poutine. Mais il ne faut pas être trop méchant : 1) les pronostics optimistes sont un peu comme les promesses électorales, ils n'engagent que ceux qui y croient, et 2) ce n'est pas très différent du foot (quand ce sport existait encore, avant le Corona Hoax, il y avait 60 millions d'experts rien qu'en France).

Le Saker reprend les arguments qu'on peut lire sur tous les sites pro-russes : contrairement à ce qu'ont fait les Américains en Irak et ailleurs, Poutine ne veut pas tout démolir en Ukraine, c'est la propagande occidentale qui l'accuse de le faire ; pour dénazifier, il faut d'abord séparer les nazis du reste de la population qu'ils prennent en otage, c'est-à-dire du peuple ukrainien qui est un peuple frère du peuple russe.

Patience donc, Alep n'a pas été libérée en un jour. On verra où on en est en Ukraine... disons... dans un mois. En attendant, on continue de "sanctionner" les Russes à plein régime, on les prive de SWIFT, de FIFA, d'UEFA, on vire des chefs d'orchestre russes qui refusent de condamner leur pays (Valéry Guerguiev à la Scala de Milan - également exclu de la Philharmonie de Munich et de celle de Vienne, déprogrammé à Prague et remplacé au Carnegie Hall de New York), on vandalise des restaurants russes, on ferme l'espace aérien aux avions russes, etc. etc... Que fait Poutine ? Euh....

Dans le Donbass, selon le site pro-russe SouthFront relayé par le blogueur Niqnaq, la milice populaire de RPD a repris deux ou trois villages proches de la ligne de front, mais le plus gros (Marioupol) reste à faire. Les nazis ukrainiens du Pravy Sektor (Secteur Droit) ont acheminé des renforts dans cette ville depuis Lvov (ouest). Les villes de Berdiansk et de Melitopol (à l'ouest de Marioupol) sont libérées mais pas entièrement sécurisées - carte. On continue de se battre autour de Kiev et à Kharkov où SouthFront estime que "les actions du commandement russe sont incompréhensibles et exploitées avec succès par les forces du régime ukrainien" (encore un qui va se faire engueuler par le Saker). Comme Marioupol, Kharkov abrite surtout des groupes paramilitaires fascistes (bataillon Azov de la Garde nazillonale).


1er mars 2022 : Niqnaq signale que de très nombreuses photos et vidéos de "destructions russes" en Ukraine sont vieilles de plusieurs années et proviennent de Gaza, du Liban ou de Libye - contrairement aux images suivantes : Donbass - Cinq civils tués et 31 blessés en une journée par les bombardements de l'armée ukrainienne contre la RPD (Donbass Insider).

Selon The Saker, de violents combats ont lieu à Marioupol. La ville est complètement bouclée mais, comme le faisaient les islamistes en Syrie, les nazis ukrainiens empêchent les habitants de quitter les lieux. Ils savent que s'ils le permettaient, ils seraient ensuite ratatinés en quelques heures. Pas question, leurs patrons occidentaux ont besoin de vraies photos de victimes civiles pour illustrer la "barbarie de Poutine".

En attendant, les Ukrainiens n'ont plus de débouché maritime de ce côté-là, les Russes contrôlent tout le littoral : ben merde azov ! comme on dit dans la langue de Zelenski - carte.


Les médias russes "traditionnels" ont toujours le mot pour rire :

"La Russie se prépare à attaquer des installations militaires à Kiev"

Poutine va-t-il intervenir en Ukraine ?...

On remarquera au passage que "Kiev" (Киев) est orthographié à l'ukrainienne "Kyiv" (Київ)
ce qui indique peut-être où la Pravda (russe) va chercher son inspiration...




DES SANCTIONS, OUI, MAIS DES VRAIES !

Il ne suffit pas d'interdire partout tout ce qui est russe, comme c'est
déjà le cas maintenant. Il faut être conséquent et effacer immédiatement
la Russie (pardon pour ce gros mot) de la carte de l'Europe et du monde.

© OTAN




VOICI CE QU'IL EN COÛTE D'ÊTRE LE COPAIN DE POUTINE :

PATHÉTIQUE ! (comme la symphonie)


Si vous aimez l'Ukraine, scandez avec moi :

TCHAÏKO, SALAUD, L'OTAN A EU TA PEAU !  TCHAÏKO, SALAUD, L'OTAN A EU TA PEAU !...

Exigeons des sanctions personnelles contre
Eugène Onéguine, les Frères Karamazov et les bateliers de la Volga !

Retrait immédiat de la Dame de pique de tous les jeux de cartes !



2 mars 2022 : La bataille de Marioupol a commencé (Donbass Insider). Christelle Néant rappelle d'abord que "le 11 mai 2014, la population de Marioupol, comme celle de Donetsk, Makeyevka, Gorlovka ou des autres localités de l'oblast de Donetsk, a voté à une écrasante majorité (89 %) pour quitter l'Ukraine, après le coup d'État du Maïdan". Quelques extraits de l'article :






Pour ce qui est des cocktails Molotov (plus haut 27.2.22), la réalité est encore pire que ce qu'on pouvait redouter :

Une semaine après le début de l'intervention, les forces russes n'avancent que très lentement, voire pas du tout (Kharkov, Kiev, Odessa). Sachant qu'elles ont déjà perdu 500 hommes au cours de cette semaine (chiffres officiels du ministère russe de la Défense), on imagine le bilan au bout d'un mois, deux mois, six mois... Poutine n'a jamais fixé de délai précis pour son "opération spéciale", mais il est clair qu'il n'a aucune raison d'être optimiste, c'est le moins qu'on puisse dire. Où sont ses fabuleuses armes électroniques censées paralyser instantanément l'armée ennemie ?... Si la Russie ne vient pas à bout d'un Etat d'opérette comme l'Ukraine, que fera-t-elle quand la Troisième Guerre mondiale aura éclaté ?... On a l'impression, chaque jour un peu plus, que Poutine s'est engagé (ou s'est laissé engager) dans une aventure dont il ne soupçonnait pas l'issue - voilà pour ce qui est de la stratégie du grand joueur d'échecs.

Des négociations sont en cours entre la Russie et l'Ukraine : c'est mauvais signe. Chaque fois que la Russie "négocie" quelque part (voir la Syrie), c'est pour accepter d'importantes concessions dont le seul intérêt est de permettre à l'ennemi de reprendre souffle, de se réarmer, de faire venir des renforts. Et comme Poutine ne considère même pas l'Ukraine comme un ennemi mais comme un "pays frère" qu'il faut aider à se débarrasser de ses nazis, on peut s'attendre à tout. Alors que l'OTAN est déjà en guerre contre la Russie (guerre économique et financière sans merci), la Russie ne prend pratiquement aucune contre-mesure et continue d'envoyer son gaz en Europe. Etant donné que tous ses comptes à l'étranger ont été bloqués, elle ne sera jamais payée. Il semblerait d'ailleurs que les livraisons de gaz à l'Ukraine se poursuivent elles aussi, de même que les fournitures de carburant et de lubrifiant à l'armée de Kiev.

Et puis, en négociant au bout d'une semaine (moins en fait, puisque c'est déjà la deuxième rencontre), Poutine donne raison à ses ennemis qui prétendent qu'il est à bout de souffle et cherche une voie de sortie. Au niveau de la communication, cette opération russe est une catastrophe...



Quand il fait trop froid pour protester contre le "réchauffement",
on peut toujours se défouler contre Poutine.
Soros paye de toute façon...



3 mars 2022 : SouthFront estime qu'il ne sera pas possible pour l'armée russe et la milice populaire de RPD de libérer rapidement Marioupol, vu le grand nombre de militaires et paramilitaires ukrainiens qui occupent la ville. Dans le nord de la RPD et au-delà, une partie des forces russes qui se trouvait au sud de Kharkov a presque atteint Izioum (qui n'est pas très loin de Slaviansk - carte).

La propagande de guerre antirusse bat son plein - Les médias bien entraînés après deux ans de Covid (E&R) : "La presse nous dit que la plus grande centrale nucléaire européenne [près de Zaporojié - sud-est - carte] est en feu ! Il faut que les Russes cessent immédiatement de bombarder cette centrale. Si elle explose, ce sera dix fois plus gros que Tchernobyl !... Diantre. Les Russes sont tellements fous - et tout autant idiots - qu'ils vont faire exploser une centrale nucléaire impliquant des retombées radioactives sur leur propre pays..."

N'ayant pu faire condamner la Russie au Conseil de Sécurité des Nations Unies à cause du veto de celle-ci, les USA et leurs laquais se sont rabattus sur l'Assemblée Générale (AG) où il n'y a pas de droit de veto mais où les résolutions prises à la majorité ne sont pas contraignantes. Compte tenu de l'emprise de Washington sur une grande partie du monde, le résultat du vote de l'AG n'est pas très étonnant.



Sur 193 membres*, 141 ont condamné la Russie. Parmi les 52 qui ne l'ont pas fait, 5 ont voté contre (Russie, Biélorussie, Syrie, Corée du Nord et Erythrée**), 35 se sont abtenus et 12 n'ont pas participé au vote. Les abstentionnistes et certains absents n'ont voulu ni condamner Moscou ni s'attirer inutilement des ennuis supplémentaires de la part du gendarme américain. Beaucoup parmi eux sont opposés par principe à toute action visant à démembrer un autre Etat, surtout s'ils subissent ou redoutent eux-mêmes de telles actions. La position de la Chine (abstentionniste) peut sembler ambiguë, à la fois comparable à l'Ukraine (l'Empire veut lui arracher le Xinjiang, le Tibet, Hong Kong, etc.) et à la Russie (elle veut récupérer sa province de Taïwan).

* Eswatini est le nouveau nom du Swaziland.

** L'Erythrée, sans être un allié de Moscou, justifie son vote par le "rejet de toutes sanctions unilatérales qui ne servent qu'à exacerber les tensions, au détriment des populations civiles".



4 mars 2022 - La mesure antirusse que tout le monde attendait au Canada de Justin Trouduc, va bientôt être officielle :

 

Si vous voulez mon avis, c'est pas trop tôt, surtout après le scandale du convoi organisé par le Kremlin... Pour la poutine à trou (spécialité acadienne), on hésite encore, ça va probablement dépendre du calibre et de l'arme utilisée pour faire le trou dans la (tête à) poutine...

En France aussi, on dépoutinise à fond. Et si les Russes veulent nous envahir, on les attend de pied ferme... Evidemment, il y a aussi des voix discordantes. Mais accordons le bénéfice du doute au Réseau Voltaire : il voulait sûrement dire que Zelenski est prêt à se rendre... à Paris pour remplacer Poutine au musée Grévin.

   

En attendant, le tsunami de "réfugiés" qui commence à déferler sur l'Allemagne va être tout bénef pour Big Pharma, vu que les Ukrainiens sont très peu vaccinés. A raison de quatre fois 5.000.000 de doses par an à 99,99 € pièce en promo, ça va chercher dans les deux milliards annuels. On vous l'avait bien dit que l'Ukraine était un grenier à blé...

 

Mais faudrait surtout pas que Scholz laisse entrer n'importe qui.  ACHTUNG !  Les antivax sont des Russes déguisés en Ukrainiens... Quand ils disent "NI" (НІ), ça veut dire "NIET" (НЕТ).



5 mars 2022 - La milice populaire de la RPD prend le contrôle d'une usine dans le nord de Marioupol (Donbass Insider). Ailleurs en RPD, la libération progresse lentement, village par village, et les Ukrainiens continuent de bombarder.


Situation militaire d'ensemble (carte mise en ligne sur le site du Saker).
Pour les noms de villes voir éventuellement sur cette autre carte.


Depuis son palais présidentiel de Kiev, à moins que ce ne soit depuis un repaire sécurisé de l'ouest du pays, le clown Zelenski se lance dans une diatribe contre l'OTAN à qui il reproche de ne pas intervenir militairement en Ukraine. Il exige la mise en place immédiate d'une "no-fly zone". Zelenski (ZelensQui ?) ne semble pas réaliser que cette zone d'exclusion aérienne existe déjà, établie par la Russie dès le premier jour de l'intervention. Si les Américains et leurs satellites européens s'en mêlent maintenant, c'est la Troisième Guerre mondiale assurée.

Ukraine Is A Sacrificial Pawn On The Imperial Chessboard par Caitlin Johnstone (L'Ukraine est un pion sacrificiel sur l'échiquier impérial) : "La guerre ne se déroule pas très bien pour Kiev et il serait déraisonnable d'attendre un changement. Tandis qu'une force militaire écrasante submerge l'Etat client des USA, les Occidentaux sont en train de se prendre la réalité en pleine figure, eux qui avaient gobé la propagande de guerre selon laquelle un comédien brave et sexy conduisait son pays à la victoire, boutant Poutine hors d'Ukraine à grands coups de pied au cul. A présent, Zelenski enrage de voir que l'OTAN refuse d'intervenir contre la Russie. Apparemment, il avait cru que l'Empire US allait risquer son existence pour défendre ses chers amis ukrainiens d'une invasion."  [On se demande qui peut bien trouver Zelenski "sexy", à part Macrotte, Trudeau la tapette et quelques autres représentant(e)s de la nébuleuse LGBiToQ, mais bon...]


6 mars 2022 - Le site libanais Al-Manar signale que les USA, dans leur base d'Al-Tanf (sud de la Syrie), entraînent des terroristes de Daesh pour les envoyer en Ukraine. D'autre part, plusieurs ambassades ukrainiennes en Afrique (Algérie, Sénégal, etc.) recrutent des mercenaires dans le même but. De toute évidence, l'Empire, en supposant qu'il renonce à l'affrontement nucléaire, prépare une longue guerre d'usure dans une Ukraine vidée d'une bonne partie de ses habitants. Certains "prédisent" déjà dix millions de "réfugiés".


Pour ceux qui pensent que les nazis ukrainiens soutenus par l'Occident sont une invention de la propagande russe :

Et ce n'est que la partie visible - politique - de l'iceberg nazi. Le plus gros est composé d'individus armés beaucoup plus agressifs, tirant sur les civils qui tentent de fuir l'enfer de Marioupol et autres lieux encerclés. Au niveau du pouvoir ukrainien, la division du travail fonctionne à la perfection : Kiev demande une trêve, ses milices locales font tout pour l'empêcher d'entrer en vigueur, Kiev accuse alors Poutine avant de demander un nouvelle trêve. On en est à la troisième. A Alep, il y en a eu tellement qu'on a vite renoncé à les compter...

Et puis, les trêves ne servent pas seulement à (ne pas) évacuer les civils. Elles doivent aussi permettre de faire venir "l'aide humanitaire" qui leur est (en principe) destinée, mais qui sera volée et revendue par les fachos (en Syrie, c'est ce que faisaient les djihadistes). D'autre part, c'est bien connu, plus "l'aide" acheminée par les organisations "neutres" contient d'armes et de munitions, plus elle est "humanitaire".

La cas concret de Marioupol : Les objectifs militaires de l'humanitaire ukranien par Erwan Castel.


7 mars 2022 - L'armée ukrainienne utilise les civils comme boucliers humains pour se protéger de l'armée russe (Donbass Insider).

Christelle Néant signale aussi que "l'armée russe a pris la ville d'Izioum, au sud-est de Kharkov, près de Slaviansk, confirmant qu'elle est en train de former un gigantesque chaudron dans lequel elle va enfermer les troupes ukrainiennes situées vers Slaviansk et Kramatorsk." (carte)  Lorsque ce chaudron sera devenu réalité, il est plus que probable que les encerclés ukrainiens, grâce à leurs otages civils, pourront paralyser indéfiniment l'avance russe avec leurs trêves bidon et leurs pauses humani-mili-taires. Poutine sait-il dans quelle galère il s'est embarqué ?... Le président russe a déclaré l'autre jour que l'opération militaire se déroulait suivant le calendrier prévu, mais comme il est le seul (avec quelques généraux) à connaître ce calendrier, on est obligé de le croire sur parole.

A Marioupol, selon Christelle Néant, "des soldats tchétchènes participent à la bataille et vont assurer l'élimination des néo-nazis dans la ville, car ils sont particulièrement expérimentés en matière de liquidation de terroristes en zone urbaine."  Malheureusement, le problème ne réside pas tant dans les combats de rue, pour ainsi dire au corps à corps, que dans l'omniprésence de civils à épargner. Et là, avec ou sans Tchétchènes, c'est la même chose.

Chaque jour qui passe permet à la propagande occidentale de faire grimper d'un cran ses inversions orwelliennes et ses mensonges antirusses, prouvant ainsi que la guerre ne se gagne pas seulement au niveau militaire. A cela vient s'ajouter le fait que Moscou, tout en prenant quelques mesures pour contrer les "sanctions", réagit bien en deçà de ce qu'il faudrait. Les livraisons de gaz vers l'Europe via NordStream 1 continuent comme si de rien n'était, sans réelle garantie de paiement. Le chancelier allemand Scholz a fait exclure les banques russes du système SWIFT, mais pas la Gazprombank. Rien ne dit cependant qu'il ne le fera pas plus tard si Washington l'exige, et la Russie pourra toujours attendre pour voir son argent.

Poutine prendra-t-il jamais de véritables mesures de rétorsion ? Couper pour de bon toutes les exportations de gaz pourrait être salutaire pour ce faux-cul de Scholz qui insulte la Russie tous les jours et s'est de toute façon vendu à la mafia "verte" en guerre contre les vraies sources d'énergie. Alors, pourquoi ces scrupules ?... Qui a besoin de gaz pour se chauffer dans un pays où tout le monde croit au "réchauffement" ? Et pour le reste, ils ont leurs éoliennes individuelles, sur le toit, sur le balcon ou dans le jardin.


8 mars 2022 - Ukraine : tout était écrit dans le plan de la Rand Corporation par Manlio Dinucci (Réseau Voltaire).

Ce plan de 2019 consistait à pousser la Russie dans ses retranchements en l'attaquant dans les domaines économique (diminuer ses exportations de gaz et de pétrole vers l'Europe à l'aide de sanctions commerciales et financières), idéologique (encourager les protestations internes et miner l'image de la Russie à l'extérieur) et militaire (déployer en Europe de nouveaux missiles nucléaires pointés sur la Russie). La Rand conseillait de fournir des aides létales à l'Ukraine, ce qui exploiterait le plus grand point de vulnérabilité extérieure des Russes, "mais en calibrant cette action de manière à augmenter les coûts pour la Russie sans provoquer un conflit beaucoup plus ample..." C'est là qu'est advenue la rupture, constate Manlio Dinucci.

Ce dernier argument (ne pas aller trop loin) est bien sûr la feuille de vigne qui cache les véritables intentions des maîtres du monde (qui ne veulent pas la guerre, non, non, non, ils se contentent de la préparer...) Finalement, le plan a fonctionné... avec l'aide de Poutine. Car, encore une fois, si le grand stratège moscovite avait agi dès avril 2014 (juste après la Crimée), on n'en serait pas là aujourd'hui. On sait ou on se doute pourquoi il ne l'a pas fait (flegmatisme et inertie personnelle). On ignore en revanche pourquoi il a subitement changé d'avis en février 2022, ou plutôt qui (QUI?) l'a poussé à changer d'avis pour obtenir cette rupture que la Rand "ne voulait pas".

Les néo-nazis exécutent un membre de la délégation de paix ukrainienne (Réseau Voltaire) : "Un membre de la délégation officielle de Kiev aux pourparlers de paix russo-ukrainiens de Minsk [Gomel], Denis Kireev, a été exécuté pour 'trahison' à son retour. Il a été abattu en plein centre de Kiev par le SBU." (Le SBU est la Gestapo ukrainienne - voir quelques lignes plus bas.)


LE SAVIEZ-VOUS ?

Les deux raisons pour lesquelles Zelenski est sorti vainqueur du casting "présidentiel" ukrainien :
 
1) ce grand virtuose a prouvé qu'il sait jouer du piano avec sa bite ;
2) le nouveau maillot de l'équipe nazillonale ukrainienne est de lui.

Rien que pour ça, il a déjà gagné la guerre contre Poutine.


9 mars 2022 - Avant que l'homme du Kremlin n'ait viré de son pays les représentants les plus visibles des "sanctionneurs" russophobes étrangers, si tant est qu'il en avait l'intention, ceux-ci partent d'eux-mêmes. C'est le cas de Mastercard, VISA, American Express, Google, Apple, Samsung, Nokia, Ericsson, Dell, General Electric, Shell, BP, ExxonMobil, Ikea, Nike, Reebok, Adidas, Puma, Hyundai, Ford, General Motors, BMW, Mercedes-Benz, Renault, Siemens, Netflix, Disney, Universal, Lego, Expedia, FedEx, DHL, Heineken, Danone, KFC, Pizza Hut, Starbucks, Pepsi, Coca-Cola, McDo, etc...

Katastroïka !  Plus de McMerdo ni de Caca-Cola dans le paysage urbain de la pauvre Russie !...  Auparavant, on avait vu les journalopes et autres pressetitués des merdias occidentaux prendre le large après l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi anti-Fake News. Commentaire de Ci-Haine-Haine : "Qu'est-ce que tu veux qu'on foute à Moscou si on n'a plus le droit de mentir en direct 24h/24, 7j/7 ?..."


Bonne remarque, bonne question :

Déclaration de Mgr Carlo Maria Viganò (archevêque, ancien nonce apostolique aux USA) sur la "crise" russo-ukrainienne, les mensonges médiatiques et l'implication des Etats-Unis et du clan Biden, mais aussi sur l'arnaque du Covid-19(84) et les laboratoires virologiques du Pentagone en Ukraine. Une analyse très détaillée qui prouve que tout se tient - aux antipodes de ce que prêche le sataniste du Vatican.

Qui pousse les USA à la guerre contre la Russie ? Les néocons (juifs) et leurs alliés par Philip Giraldi.

Trois brèves du Réseau Voltaire :
Il faut tuer Poutine (parlementaires US) - Arrivée de 450 djihadistes de Syrie en Ukraine
Zelenski nomme le chef du bataillon nazi Aïdar gouverneur d'Odessa

En ukrainien Gestapo se dit СБУ : SBU la terrible police politique ukrainienne, assassinats et tortures (Donbass Insider)


Après deux semaines de guerre, The Saker n'est plus aussi optimiste qu'au départ et admet qu'il n'avait pas non plus évalué correctement la stratégie de Poutine - ce qui ne l'empêche pas de l'expliquer a posteriori en la justifiant. Sans entrer dans les détails de la situation sur le terrain, il affirme que "la Russie a déjà gagné la guerre militairement" (ouais...) mais qu'elle l'a "perdue au niveau communication et relations publiques".

Pour ce qui est de ce dernier point, la Russie apporte parfois de l'eau au moulin de ses ennemis, par exemple en envoyant des appelés se battre et se faire tuer en Ukraine : la chose ne serait arrivée qu'une fois et Poutine y aurait mis fin, mais le mal est fait... Toutefois, le "dommage" subi à ce niveau par la Russie résulte la plupart du temps d'une propagande occidentale réussie. C'est le cas, par exemple, pour la destruction de la maternité de Marioupol (les couveuses du Koweït ne sont pas loin) qui était en fait évacuée depuis le début de la guerre et occupée par Azov :

En ce qui concerne le soutien des populations russophones aux troupes russes entrées en Ukraine (hors Donbass), soutien que le Saker espérait, il est apparemment inexistant, même à Odessa où l'on aurait pu s'attendre à un début de soulèvement mais où rien de tel ne s'est produit. Dépité, l'auteur en conclut que le souvenir du massacre de mai 2014 et huit ans de répression ukrainienne ont laissé des traces. Bref, il est impossible de dire comment tout cela va continuer, mais il devient évident que cette guerre russe n'est pas gagnable rapidement.

Cet article de Valentin Vasilescu fait état de "la découverte d'un ordinateur portable intact portant des marques distinctes de l'OTAN dans le Donbass, à la suite d'une attaque éclair des milices de la RPD-RPL contre un poste de commandement du régiment Azov. Les spécialistes russes qui l'ont analysé affirment que des cartes des positions de l'armée russe sur ce front, constamment mises à jour avec des images aériennes et satellitaires, ont été retrouvées dans sa mémoire. Par ailleurs, les Ukrainiens auraient utilisé une ligne de données secrète [?] pour diriger les tirs d'artillerie sur les cibles russes indiquées par l'OTAN. Cela indique la pleine intégration de l'armée ukrainienne dans le mécanisme militaire offensif de l'OTAN. Par conséquent, même si les forces aériennes et les radars ukrainiens ont été neutralisés, il reste des missiles et des pièces d'artillerie qui n'ont pas été neutralisés parce qu'ils n'ont pas été détectés ou parce qu'ils ont été placés dans des centres urbains, à proximité d'immeubles résidentiels. Ils n'utilisent plus leur propre radar, mais reçoivent en permanence les coordonnées des cibles aériennes russes directement des avions de reconnaissance et des AWACS de l'OTAN."  On voit que les Russes ne sont pas au bout de leurs peines - sans compter que les livraisons d'armes sophistiquées aux Ukrainiens n'ont jamais cessé.


10 mars 2022 - Combien d'enfants ukrainiens victimes des atrocités russes vous faudra-t-il encore pour que vous vous décidiez enfin à mettre en place cette putain de no-fly zone ?

 
Regardez cette pauvre petite fille cruellement martyrisée par ce salaud de Poutine, en Ukraine en mars 2022.
Elle venait tout juste de se remettre des sévices infligés par le boucher Assad, en Syrie en janvier 2018.
Heureusement qu'en quatre ans, elle n'a pas beaucoup vieilli - juste un peu plus pâle...

Si vous voulez lui venir en aide, cliquez ici : moneyto:dansmapoche@zelenski.fric
Attention : 50% de vos dons serviront à l'achat d'un nouveau piano
(piano à queue, bien entendu)


La Russie met la main sur des documents concernant les laboratoires biologiques américains en Ukraine (Christelle Néant - Donbass Insider)


11 mars 2022 - Donbass - Les soldats de la RPD et de l'armée russe évacuent [en partie] les civils de Marioupol, et Volnovakha est libérée (Christelle Néant)

Jour Z+16, situation dans le Donbass (rapport très détaillé d'Erwan Castel)  -  Carte de la situation militaire


C'est quoi ce "Z" - ZEMMOUR OU PAS ZEMMOUR ?

"Mais moi zemme plus Poutine, il me fait perdre les zélections..."

"Z" désigne la région militaire russe Ouest (Zapad - Запад).
Poutine aurait pu mettre un "З" cyrillique, mais il a cru bien faire
en pensant à son ex-admirateur : encore un coup pour rien...


13 mars 2022 - Attaque de missiles contre la base militaire ukrainienne de Yavorov, à l'ouest de Lvov, près de la frontière polonaise (carte). Il y a au moins 180 morts, dont des instructeurs ukrainiens, américains et britanniques. Cette base servait à la fois de centre d'entraînement pour les mercenaires étrangers venus se battre en Ukraine et de dépôt pour les armes et munitions acheminées par l'OTAN*.

* Le Réseau Voltaire écrit ici : "Depuis le début du conflit, ce camp était devenu la plaque tournante d'approvisionnement en hommes et en matériel de l'armée ukrainienne. Une gigantesque livraison venait d'avoir lieu, depuis la Pologne et la Roumanie, le 12 mars... Cette affaire atteste que contrairement à ce que prétendait l'OTAN jusqu'à présent, des soldats de cette organisation étaient bien présents en Ukraine depuis huit ans... Les armes détruites valaient probablement plusieurs centaines de millions de dollars. Elles étaient offertes par l'Union Européenne et les Etats-Unis."

C'est la première fois que l'armée russe frappe aussi loin à l'ouest. Mais bizarrement, elle ne semble pas vouloir (ou pouvoir) intervenir à Odessa. Valentin Vasilescu s'étonnait récemment qu'il n'y ait pas eu d'opération aéroportée dans ce secteur : manque de moyens ?...

Dans le nord (Kiev, Soumy, Kharkov) Poutine fait du sur-place. Et depuis dix jours, Moscou n'informe plus sur les pertes russes, c'est peut-être plus prudent. L'est et le sud-est sont les seuls endroits où il y ait des progrès, quoique assez lents. Le fameux chaudron du Donbass, annoncé depuis une semaine, n'est pas encore en vue. Quant à l'effondrement du Banderastan, célébré par le Saker dès le premier jour (voir plus haut 25.2.22), il est reporté aux calendes grecques. Le Saker lui-même ne commente plus les opérations sur le terrain, préférant nous expliquer qu'il existe différentes façons d'interpréter une carte de la situation militaire. D'accord...


CONTINUITÉ UKRAINIENNE :

1941 : Heil Hitler !  -  Gloire à Hitler !  -  Gloire à l'Ukraine !
(Slava Guitlerom ! - Slava Oukraïni !)


 
2014-2022 : SS et Gloire à l'Ukraine ! (Slava Oukraïni !)



Les terroristes venus de Syrie pour aider les ukronazis le disent aussi
(à peu de chose près : Slava Oukraïna - un coupeur de têtes
n'est pas obligé de connaître les déclinaisons ukrainiennes -
pour mémoire : le vrai drapeau syrien)


Question à 1.000.000 de roubles : Poutine parviendra-t-il à dénazifier l'Ukraine ?


14 mars 2022 - Volnovakha en ruines et bain de sang à Donetsk - Les crimes de guerre de l'armée ukrainienne dans le Donbass continuent (Christelle Néant). Un missile balistique Totchka U doté d'une tête à sous-munitions frappe le centre-ville de Donetsk. Bilan : 20 civils tués (dont un enfant) et 33 blessés. Il n'y avait aucun objectif militaire à proximité.


La preuve - s'il en était besoin - que le potentiel de nuisance
de l'armée et des milices ukrainiennes est loin d'avoir disparu.


L'« opération militaire spéciale » russe. Quelles sont les difficultés rencontrées ? par Agit Papadakis (sur le site du Saker francophone) : échec cuisant des troupes d'assaut aéroportées du VDV (branche d'élite de l'armée russe) le premier jour à Gostomel, près de Kiev ; graves lacunes du service russe de renseignement extérieur SVR et de son pendant militaire GRU ; impréparation, improvisation, "c'est comme si l'armée russe était retournée aux années 1980"...

"Pourquoi Poutine a-t-il merdé ? Eh bien, il a toujours eu ce talon d'Achille de vouloir être un mec de Davos, d'être accepté comme un 'partenaire' de l'Occident, d'avoir le visage plus tourné vers l'Ouest moribond que vers la Chine et l'Asie ou le passé soviétique, alors peut-être qu'il voulait faire un changement de régime aussi peu sanglant que possible dans l'espoir d'éviter de ressembler à l'URSS et d'éviter de rompre irrémédiablement les liens avec l'Occident. Son stupide SVR étant incapable de monter une révolution de couleur, même après toutes ces années à regarder Soros le faire, il a donc été obligé d'envoyer les chars, mais il voulait le faire sans trop froisser de plumes et sans finir par faire exactement ce que le précédent régime communiste avait fait..."

[Une petite mise au point en passant : l'auteur parle de "la défaite écrasante infligée par l'armée russe aux forces du régime de Maïdan en 2014-2017, lorsqu'elles ont tenté d'éliminer les russophones du Donbass. On sait, hélas, que rien de tel ne s'est produit, au contraire, sinon nous n'en serions pas là aujourd'hui... Papadakis vivait-il alors dans un univers parallèle ?...  Malgré tout, le reste de son article est pertinent et digne d'être pris en considération.]


16 mars 2022 - Où en est la Russie en matière de "démilitarisation" de l'Ukraine ?


INSTALLATIONS MILITAIRES DES USA ET DE L'OTAN :

1) Otchakov (détruite)  -  2) Ile aux Serpents (capturée sans combat)  -  3) Port Youjny  - 
4) Aliochki (sous contrôle russe)  -  5) Marioupol (encerclée)  -  6) Yavorov (détruite)
7) Malaïa Loubacha  -  8) Gontcharovskoye (contrôle russe)  -  9) Mikhaïlovka (contrôle russe)
Détails  -


Avis aux 100.000 idiots utiles attendus pour servir de chair à canon à l'OTAN : A bon entendeur, salut ! (Erwan Castel)

En attendant, les Etats-Unis augmentent leurs livraisons d'armes sophistiquées au régime de Kiev. Joe Bidon (ou un des ventriloques qui le manipulent) annonce 800 millions de dollars supplémentaires et montre au passage au monde entier ce qu'il pense du dictateur moscovite. Pour inciter les membres du Congrès de Washington à faire preuve de générosité, Zelenski se produit devant eux "en direct", sur grand écran. On ignore s'il leur a montré ses talents de pianiste ; si c'est le cas, Ci-Haine-haine a coupé la scène.

Cette guerre est devenue le domaine du l'intox antirusse systématique, pas très originale et souvent recyclée. Au programme du jour :

■  à Tchernigov, les méchants Russkoffs tirent sur des gens qui faisaient la queue devant une boulangerie (scénario Sarajevo 1992) ;

■  à Marioupol, Poutine fait tuer un millier de civils dans un théâtre...  Que s'est-il passé en réalité ?  Les nazis du bataillon Azov ont d'abord parqué les gens à cet endroit, les empêchant de sortir et les laissant sous la garde de 12 "militants". Plus tard, ils se sont éclipsés et ont fait sauter le théâtre.

On en saura plus lorsque la ville sera passée sous contrôle de la RPD. Une campagne hystérique est en cours, réclamant la fin du blocus de Marioupol pour permettre aux fachos de quitter la ville.

L'étau se resserre autour des néo-nazis ukrainiens retranchés à Marioupol, et les médias occidentaux se vautrent dans l'abjection (Christelle Néant)


17 mars 2022 - A propos des "sanctions" financières infligées à la Russie, The Saker signale dans cet article que plus de 300 milliards de dollars appartenant à la Banque Centrale de Russie ont été confisqués par ses chers partenaires devenus du jour au lendemain des pays ennemis (USA, Canada, UE, UK, Japon). Cela représente environ la moitié des réserves de change de Moscou. L'autre moitié est soit détenue en Russie même sous forme d'or physique (21%), soit comme avoir auprès du FMI (5%), soit déposée sur des comptes en Chine (14%) ou dans d'autres pays, amis ou neutres ou supposés tels (10%).

Pour ce qui est des avoirs confisqués appartenant à d'autres banques russes, publiques ou privées, on ne dispose pas de chiffres pour le moment. Même chose pour les avoirs et autres valeurs ou biens à l'étranger appartenant à des entreprises ou à des particuliers russes.

Ce qui est étonnant dans cette affaire, c'est que Poutine n'ait pas vu venir ces confiscations (ces vols) malgré les nombreux précédents de ces dernières années (Libye, Venezuela, Afghanistan, Iran). Au contraire, un mois avant le début de son "opération spéciale", la Russie a acheté pour près de 600 millions de dollars de Bons du Trésor américains, portant le total de ses investissements dans la dette publique US à 4,5 milliards. Et ce n'est que la partie visible de l'iceberg.

Là aussi, comme en matière militaire (voir plus haut 14.3.22), ce sont les mots impréparation et improvisation qui viennent à l'esprit. Il est probable que dans le domaine économique et financier, plus encore que dans le militaire, Poutine s'en remet à "l'expertise" de ses conseillers, dont bon nombre font partie de ce que l'on appelle la cinquième colonne et appartiennent à la communauté des communautés. Avec eux, pas difficile de lui faire faire ce qui les arrange (voir plus haut 26.2.22).

Malgré tout ce qui a été dit au cours des vingt dernières années, on n'a jamais vu de tentative sérieuse de "dédollarisation" du commerce international de la Russie - et remplacer le dollar par l'euro, c'est de la poudre aux yeux... Question contre-mesures russes, il y en a quelques-unes mais elles sont purement défensives. La seule qui aurait de l'effet, consisterait à fermer le robinet de gaz vers l'Europe. La crise, la panique, l'effondrement qui en résulteraient instantanément, montreraient à ces larbins des USA que la Russie n'est plus un paillasson.


"J'peux quand même pas faire ça, hombre !
Le 'Z' sur mes chars signifie pas 'Zorro'...
"


Karine Bechet-Golovko sur les pourparlers russo-ukrainiens annonciateurs d'une mauvaise paix, style "Accords de Minsk". L'impression que l'on avait dès le départ (voir plus haut 2.3.22) semble se confirmer. Le problème à ce niveau, pour la Russie, c'est qu'elle se livre, là aussi, aux globalistes qu'elle a dans ses rangs, pour ne pas dire aux traîtres, y compris tel ou tel complice de collabos pro-nazis bien mal placé pour soutenir la dénazification de l'Ukraine. La manière dont cette question est abordée "donne l'impression que les troupes ukrainiennes sont aux abords de Moscou et que nous négocions la capitulation de la Russie. Les pourparlers sont inacceptables sur fond d'une telle rhétorique...  La Russie a toujours été faible pour les négociations, non pas parce qu'elle n'a pas de personnes compétentes pour s'en charger, mais parce que des négociations, surtout d'une telle ampleur, exigent une unité des élites politiques dirigeantes, qui n'existe pas en Russie, ce qui la fragilise et l'affaiblit...  Les guerres ne se gagnent pas que sur les champs de bataille..."


18 mars 2022 - De mieux en mieux : La Russie négocie-t-elle un protectorat anglo-américain pour l'Ukraine ? par Karine Bechet-Golovko. Ce plan incroyable publié par le Financial Times mais confirmé par Dimitri Peskov, porte-parole du Kremlin, annonce-t-il une "capitulation politique russe en rase campagne" ?

[Quelques heures plus tard, revirement de Peskov qui prétend qu'il s'agit d'un "fake". Mais le seul fait que la délégation russe soit disposée à "négocier" sur de telles bases, en dit long sur l'influence des globalistes en Russie.]




(Medinsky est le chef de la délégation russe)

Si ça pouvait être vrai : Poutine veut purifier la société russe des traîtres nationaux. Pour cela, il faudrait d'abord qu'il les vire de sa propre administration, ce qui ne risque pas d'arriver. On a avant tout l'impression que ce discours à usage interne a pour but de calmer "la saine vague de mécontentement" observée en Russie.

Trois instructeurs US tués dans le Donbass (Réseau Voltaire)


Pourquoi Macrotte l'aime-t-il tant ?

Parce qu'il est ZE King of ZE Fisting...



A quoi reconnaît-on un vrai oligarque ukrainien ?

Il ne pisse jamais assis...


19 mars 2022 - The Saker pète les plombs. Passablement énervé par tous ses lecteurs incrédules qui ne partagent pas son optimisme et refusent de comprendre que la Russie a gagné, qu'elle est en train de gagner, qu'elle va gagner, le Saker invoque la menace de guerre mondiale nucléaire, peut-être imminente. Mais il n'explique pas vraiment comment on pourrait en arriver là maintenant, si ce n'est que les pays de l'OTAN (spécialement USA, UK et Pologne) pousseraient la Russie à porter le premier coup. Bon... on verra bientôt s'il a raison - à moins qu'on ne soit tous morts avant... Comme tout le monde, ce monsieur a été pris de court par les évènements, bien incapable de déchiffrer la stratégie de Poutine - si tant est qu'il y en avait une - mais se sentant quand même obligé de faire comme si elle coulait de source. Pas facile...

En attendant, la Russie détruit un entrepôt souterrain d'armes et de munitions de l'armée ukrainienne à Deliatine près d'Ivano-Frankovsk (ouest - carte), utilisant pour la toute première fois un missile hypersonique Kinjal pouvant voler à Mach 10 (12.000 km/h). D'autres missiles russes plus classiques détruisent des centres de renseignement et de surveillance radioélectronique des troupes ukrainiennes dans la région d'Odessa - tiens, ils en avaient encore ?...

Les experts militaires estiment qu'à Mach 10, le missile hypersonique est indétectable quel que soit le système de radar utilisé. La Russie vient justement de déployer un certain nombre de ces joujoux à Kaliningrad, à 1400 km soit sept minutes de l'Elysée - gare à tes miches, Macrotte...


20 mars 2022 - Les civils évacuent Marioupol et révèlent les méthodes de combat des néo-nazis du régiment Azov (Christelle Néant). Jusqu'à présent, environ 57.000 habitants ont pu être évacués [sur une population totale de 400.000].

"Afin de sauver un maximum de civils, la Russie a proposé aux néo-nazis du régiment Azov de les laisser quitter Marioupol via des corridors sécurisés, afin qu'ils cessent d'utiliser les habitants comme boucliers humains pour retarder au maximum le moment où ils seront liquidés. Mais l'Ukraine a refusé cette proposition, montrant que Kiev n'en a rien à faire de la vie des civils."

"Certains de ces « courageux » néo-nazis d'Azov ayant compris qu'ils sont fichus ont troqué leur uniforme pour des vêtements civils et ont fui la ville via les corridors humanitaires mis en place par la Russie, malgré les vérifications opérées aux points de contrôle (les soldats vérifient entre autre la présence de tatouages sur le corps des hommes)." [Lesquels tatouages sont en général plus discrets que celui-ci vu en 2014 dans un bureau de recrutement ukrainien.]


Selon Cassad la libération du Donbass progresse mais lentement. Ailleurs, la situation est la plupart du temps inchangée, sinon confuse. Dans une interview qui figure en bas de page, Cassad (de son vrai nom Boris Alexandrovitch Rojine) parle de l'offensive que le régime de Kiev préparait contre les deux républiques et du rôle joué par celui-ci dans la tentative de "révolution colorée" de 2021 en Biélorussie. Après la "reconquête" du Donbass, l'Ukraine serait passée à un blocus en règle de la Crimée, avec provocations et attaques terroristes. [Tout cela, bien entendu, à l'initiative et avec l'aide des USA, et en tablant sur la passivité de Poutine.]

Pour ce qui est des pertes russes, Moscou considère que cette "opération spéciale" n'est pas une guerre. Et comme il existe une loi qui interdit de communiquer les pertes quand on est en temps de paix, plus aucun chiffre n'est publié [sauf les 500 morts de la première semaine]. Les objectifs exacts des forces russes ne sont pas connus, et si quelqu'un les connaissait, il ne pourrait rien dire à cause du secret militaire.

Concernant l'avenir d'une Ukraine vaincue, Cassad pense qu'il restera, à l'ouest, une sorte d'Idleb. A la place des djihadistes qui écument cette ville syrienne encore occupée, on aura des gangs nazis utilisables pour telle ou telle action terroriste, mais ne représentant plus une menace globale nucléaire ou bactériologique.


Paul Craig Roberts : Les Russes sont-ils des connards ? (Il serait plus juste de demander : Poutine est-il un connard ? La réponse à cette question largement rhétorique serait beaucoup plus simple.)

Depuis 2007, à part repousser l'attaque géorgienne orchestrée par les États-Unis contre l'Ossétie du Sud et la récente tentative de révolution de couleur au Kazakhstan, la Russie n'a rien fait pour protéger ses intérêts vitaux. Au contraire, la Banque centrale russe a placé ses réserves de change à l'étranger où elles ont été confisquées. Le Kremlin a conforté les Occidentaux dans leur opinion que les Russes étaient des connards, en autorisant pendant huit ans le bombardement des républiques du Donbass par des néonazis ukrainiens équipés d'armes fournies par Washington et ses marionnettes de l'OTAN. Et maintenant, le Kremlin tolère l'outrage des sanctions contre la Russie sans appliquer de contre-sanctions sérieuses. Poutine se complaît dans son rôle de seul chef d'Etat au monde à obéir au droit international. Curieusement, il pense que cette démonstration de bonne foi politique aura un impact sur Satan.

Dans un monde de gangsters, à quoi sert-il à Poutine de respecter les contrats et la propriété privée ? Comme je l'ai souvent pensé, le Kremlin n'a aucune idée de ce à quoi ni à qui il a affaire. La Russie est criblée de complexes et de doutes venant de son passé soviétique et se comporte en victime expiatoire face à l'opération psyops de Washington et de ses vassaux.

La guerre lente que mène la Russie favorise à 100% ses ennemis. Moscou aurait eu besoin, au contraire, d'une victoire rapide pour empêcher cette dévastatrice campagne de psyops et une nouvelle expansion de l'OTAN. Ce que le Kremlin a fait en croyant que l'Occident respecterait ses intentions humanitaires est une infamie. Au lieu de décourager les provocations contre la Russie, qui finiront par conduire à une guerre nucléaire, la retenue du Kremlin dans sa politique de guerre, que l'Occident considère comme une faiblesse, a encouragé davantage de provocations. De plus, le Kremlin sera confronté dans quelques jours à son ancienne province de Géorgie, qui va participer avec l'OTAN à des exercices militaires. La Finlande, ne voyant rien d'autre que la faiblesse russe en Ukraine, telle que la dépeint la presse occidentale, est maintenant assez courageuse pour demander son adhésion à l'OTAN.

Il semble qu'il faudra plus de temps à l'armée russe pour soumettre une partie de l'Ukraine impuissante, qu'il n'en a fallu à Hitler pour conquérir toute l'Europe. Cela n'incite pas les Européens à penser qu'il est dangereux de provoquer la Russie. Cela n'ébranle pas la croyance en l'expansion de l'OTAN. Tous les membres de cette organisation savent que son élargissement est une mesure offensive, pas défensive. Le but des bases de missiles à la frontière russe est d'éliminer la Russie en tant que frein à l'hégémonie de Washington.

Paul Craig Roberts dénonce le rôle néfaste joué par Anton Silouanov (ministre des Finances) et par Elvira Nabioullina (directrice de la Banque centrale) et ajoute :

Le problème est que le Kremlin n'arrive pas à comprendre que l'Occident est l'ennemi de la Russie, pas son partenaire... L'incapacité ou la réticence de Poutine à résister plus vigoureusement aux agressions géopolitiques des États-Unis et de leurs alliés ne découle pas tant de la faiblesse militaire ou du manque de ressources économiques en soi, que de la manière dont l'économie russe est devenue dépendante de l'oligarchie...

Dans le monde occidental, les faits sont impuissants, tout comme les preuves de toutes sortes. A la place des faits, il y a des récits officiels qui transforment le mensonge en vérité et la fiction en réalité. Les Russes perdent leur temps à répondre à de fausses accusations. Les accusations sont une opération psyops. En répondant, le Kremlin valide les accusations.

J'en suis arrivé à la conclusion que Poutine n'a pas conscience qu'il traite avec le diable, qui est plus intelligent et plus déterminé que lui. Son échec à contrer l'Occident avec force conduit le monde à l'Armageddon nucléaire. Washington, sentant la faiblesse de la Russie et ayant tant d'alliés contre elle, va pousser les provocations au point que la seule alternative à la reddition de Moscou sera la guerre nucléaire.


21 mars 2022 - Dans un autre article Paul Craig Roberts revient sur cette "petite phrase" de Poutine dans un récent discours :

Nous n'avons jamais utilisé le pétrole et le gaz comme une arme, dit le président russe. Et pourquoi pas ? Pourquoi la Russie contribue-t-elle à son propre malheur ? Pourquoi refuse-t-elle de se servir d'une arme non-militaire dévastatrice contre ses ennemis ? L'Occident saisit les réserves de change de la Russie, que la directrice de la Banque centrale, par incompétence ou par traîtrise, a placées entre les mains des ennemis du pays. Et que fait Poutine ? Il prolonge le mandat de cette femme, qui est de facto un agent de l'Occident.

Pas étonnant que l'Occident ne prenne pas la Russie au sérieux. Le Kremlin laisse ses ennemis diriger la Banque centrale de Russie. Il pourrait aussi bien mettre le général Mark Milley (chef d'état-major américain) à la tête de l'armée russe. En fait, quand on voit que la Russie n'a toujours pas réussi, au bout de trois ou quatre semaines, à vaincre des forces ukrainiennes plutôt faiblardes, on a bel et bien l'impression que c'est déjà fait et que l'opération 'spéciale' est menée par les USA. Est-ce que ça va durer 20 ans comme la guerre de Washington en Afghanistan ?...

Quelqu'un devrait dire à Poutine que ce n'est pas comme ça qu'on fait la guerre... Tiens, justement le leader tchétchène Kadirov le lui a dit - ce qui n'a produit aucun effet.


Droit de réponse de Poutine :

Hi, Mr. PCR : je sais bien que c'est un test. Je suis peut-être un connard mais quand même pas un idiot.

Et vous, mes fans en territoire ennemi : soyez patients, une opération spéciale, ça dure ce que ça dure. Je pourrais vous en citer beaucoup qui ont duré plus longtemps que la mienne. Par exemple : l'Opération Spéciale de Cent Ans (en France aux 14ème et 15ème siècles) ou l'Opération Spéciale de Trente Ans (en Allemagne au 17ème) ou l'Opération Spéciale de Sept Ans (en Allemagne et au Canada au 18ème) ou encore l'Opération Spéciale des Six Jours (en Palestine au 20ème)... Ah non, merde, celle-là elle a duré moins longtemps. Forcément, puisqu'elle est l'œuvre de mes amis israéliens...

Mais les amis israéliens du Grand Poutine sont aussi les amis du Petit Ze. Normal, puisque le pianiste de Kiev est juif, alors que Poutine n'est qu'un vulgaire goy. Le plus grand président ukrainien depuis Porkochenko a donc téléphoné à ses co-élus de Tel Aviv (depuis Kiev ou Lvov ou Varsovie) et leur a demandé de lui donner des armes : 1) parce qu'il n'en a plus (la dernière livraison américaine est partie en fumée il y a cinq minutes) et 2 ) parce que les sionistes adorent donner. Pour souligner l'urgence de sa demande, Ze a vaguement invoqué la menace d'un nouvel Holocauste© planant sur la pauvre Ukraine (anciennement Khazarie). Aussitôt, le Grand Prêtre du Temple de l'Holococo© de Yad Vashem s'est mis en colère, donnant au quémandeur (qué-menteur) kiévien un petit cours d'Holocaustologie© fulminante pour lui faire comprendre que ses arguments étaient yad-vashement antisémitiques. Du coup, sans plus insister, Ze President a remonté son pantalon et refermé le couvercle de son piano.

Le prochain SOS téléphonique sur grand écran sera lancé cet après-midi à l'adresse de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ce pays n'a encore rien donné ni accueilli aucun réfugié ukrainien, exception faite de trois Femen entre-temps disparues et passées à la casserole (ou à la marmite).



UNE OPÉRATION DE PLUS EN PLUS SPÉCIALE :
 

On sait que pour Poutine, les Ukrainiens sont un "peuple frère". Ce qui n'est pas sans rappeler cette vieille blague polonaise des années 1970 : Un soldat russe et un soldat polonais patrouillent ensemble à la frontière soviéto-polonaise. Tout à coup, ils découvrent une cassette contenant des pièces d'or (ce sont des choses qui arrivent).
- Wow ! s'exclame le Russe. Qu'est-ce qu'on fait ? On partage en frères ?...
- Niet ! répond le Polonais. Pas en frères, moitié-moitié !...

A l'exception du Donbass et de quelques autres régions russophones soumises à la répression néo-nazie, il est clair que l'opération spéciale de Poutine, qui n'en finit pas de finir avec ses "dommages collatéraux", a fait beaucoup plus de mal aux relations entre les deux "peuples frères" que des années de propagande antirusse. Et ce n'est que le début...


23 mars 2022 - Depuis Moscou, 34 minutes d'optimisme par l'homme d'affaires français Xavier Moreau (vidéo). Tout devrait se terminer par une victoire de la Russie, pense-t-il, à temps pour le 12 avril (Journée des Cosmonautes, en souvenir du premier vol spatial de Youri Gagarine en 1961).

Comme on dit (et comme on chante) en russe : Все будет хорошо (Vsio boudiet kharacho - Tout ira bien - interprété par Mitia Fomine - 2010).

Malgré tout, la vidéo de Xavier Moreau contient bon nombre d'informations intéressantes que les merdias occidentaux passent sous silence ou déforment totalement, comme par exemple les nazis du régiment Azov ou le centre commercial de Kiev utilisé par l'armée ukrainienne et détruit par les Russes (où les "civils" sortis des décombres étaient en fait des soldats). Les ukronazis utilisent systématiquement la population comme un bouclier humain. Comme dit Moreau, les civils ils n'en ont rien à faire. Tout sert leur propagande. Ce qu'on ne voit pas dans cette guerre, du moins en Occident, c'est cette gigantesque prise d'otages, sans doute la pire de tous les temps.


 

On ne nous parle jamais, à la télé, des nombreuses frappes russes réussies sur des objectifs purement militaires, comme ces 200 soldats de Nikolaiev anéantis par un tir de missile bien ajusté. Quand les merdias montrent des victimes, ils en font toujours des "civils". Plus cette guerre s'éternise, plus les propagandistes ukrainiens et leurs soutiens peuvent se défouler.

Marioupol - Les civils dénoncent les crimes des combattants du régiment néo-nazi Azov (Christelle Néant - Donbass Insider)

Soldats ukrainiens et SBU sèment la terreur à l'arrière du front (Laurent Brayard - Donbass Insider)


24 mars 2022 - Le Pentagone ne croit pas aux missiles hypersoniques russes (Réseau Voltaire).  Normal, puisqu'il ne croit que ce qui est vrai, par exemple : que Joe Bidon a été élu président ; qu'il existe un réchauffement climatique et une pandémie de Covid ; et surtout qu'un Boeing a percuté le Pentagone le 11.9.2001 et s'est volatilisé à l'intérieur après être passé par un trou de quatre mètres. Néanmoins, Washington va prendre de nouvelles "sanctions" contre Moscou pour avoir violé la loi américaine qui interdit aux autres d'avoir de meilleures armes que les USA.

Tous les médias ukrainiens, sans exception, désormais contrôlés par le Conseil de Sécurité et de Défense (Réseau Voltaire) : "Des perquisitions ont eu lieu chez les plus célèbres journalistes, particulièrement ceux qui ont enquêté sur des affaires de corruption. Certains d'entre eux ont disparu sans que l'on sache s'ils ont été arrêtés ou ont pris le maquis. [Des journalopes qui prennent le maquis : on aimerait bien voir ça...] Le Groupe 1+1 Media de Kolomoïski (le protecteur de Zelenski et parrain de la mafia [juive] ukrainienne), semble superviser cette mainmise sur l'ensemble de la communication."

Rapport de situation de la ligne de front d'Ukraine (Laurent Brayard - Donbass Insider)


APRÈS UN MOIS DE GUERRE, LES UKRAINIENS SONT OPTIMISTES (EUX AUSSI) :
 
Pour au moins deux raisons : 1) toute l'Afrique les soutient  -  2) de nouvelles armes américaines arrivent tous les jours.


25 mars 2022 - Que ce soit à cause de l'Afrique ou des armes américaines ou pour une autre raison, le ministre russe de la Défense et son chef d'état-major annoncent que leur "opération spéciale" entre dans une nouvelle phase et va désormais se concentrer sur la libération complète du Donbass.

Au bout d'un mois, la RP de Lougansk est libérée à 93%, la RP de Donetsk à 54%. Ce qui est peu si l'on considère que le nord de la première est pratiquement vide et que la seconde, où se trouve le gros de la population, était déjà libérée à 40% - carte.

Le ministre ne dit pas ce que les troupes russes vont faire dans les autres régions où elles se trouvent : repli pur et simple ?...  Officiellement, 1350 soldats ont été tués en un mois, ce qui est probablement sous-estimé en comparaison des 500 de la première semaine.


26 mars 2022 - Le fait que les Russes se concentrent maintenant sur le Donbass ne les empêche pas de frapper également dans d'autres régions. A Lvov (ouest) un dépôt d'armes et de carburant est détruit à coup de missiles. A Vinnitsa (centre-ouest - carte) c'est un centre de commandement de l'armée de l'air. (L'Ukraine a encore une armée de l'air ?...)


LA DERNIÈRE DU BOUCHÉ DE WASHINGTON :

Joe Bidon n'y peut rien, il ne fait que répéter ce que lui dit le souffleur.


A Paris, Macrotte a une idée géniale pour sauver les nazis d'Azov. Il va monter une opération "humanitaire" à Marioupol, qui servira soit à les ravitailler en armes et en combattants, soit à les exfiltrer. La variante choisie dépendra de la situation concrète sur le terrain. Bien entendu, le tout aura officiellement pour but d'évacuer les civils... que les nazis empêchent de partir depuis un mois (ah non, pardon, je confondais : ce sont les Russes qui gardent les civils russes en otages).

Pour augmenter ses chances de réussite, Macrotte s'allie à Erdaeshoğan. Le sultan d'Ankara sait exactement ce qu'il faut dire pour que Poutine accepte, comme il l'a déjà fait de multiples fois à Idleb et ailleurs en Syrie. Quand Pouding et Erdomuche se rencontrent, ce n'est jamais avec une table de dix mètres entre les deux.

Joe Bidon est également de la partie :

Et pourquoi pas Martinopol ?


27 mars 2022 - Le point sur la situation par Xavier Moreau (vidéo 30 mn). Très optimiste comme d'habitude...

Atlantisme ridicule : l'Allemagne sévit contre l'emploi de la lettre "Z"  (E&R)

Conséquences immédiates :  Le nouvel alphabet allemand  -  L'affiche du film de Costa-Gavras de 1969 avant et après.


28 mars 2022 - Poutine va-t-il se réveiller à temps pour sauver la Russie ?  demande Paul Craig Roberts.

Revenant sur un article récent (voir plus haut 20.3.22), l'auteur écrit : "Si ce n'était l'influence fatale des globalistes russes, dont Elvira Nabioullina, qui ont réussi à programmer Poutine à coup de désinformation économique, le président russe réaliserait qu'il détient des armes beaucoup plus puissantes que la guerre pour affronter les sanctions. Tout ce que la Russie doit faire pour mettre fin à la crise à ses conditions, c'est de couper les livraisons d'énergie à l'Europe, en particulier à l'Allemagne, et de nationaliser sans indemnisation tous les actifs appartenant à des étrangers [de pays hostiles]. Mais Moscou est incapable d'user de cette force potentielle, tout simplement parce que le gang des globalistes a convaincu Poutine que la Russie devait être le seul pays au monde à remplir ses obligations contractuelles. Et ce, dans le but de conserver auprès des Occidentaux des lignes de crédit totalement inutiles (et inutilisables) censées lui permettre d'emprunter en devises étrangères - ce qui constitue pour la Russie le comble de la nuisance auto-infligée."

Poutine a fait savoir, il y a quelques jours, que les livraisons russes de gaz et de pétrole à l'Europe seraient désormais facturées en roubles, ce qui obligerait en principe les acheteurs à entretenir des comptes dans cette monnaie à Moscou et inverserait la menace de confiscation tout en faisant remonter le cours du rouble par rapport aux monnaies occidentales. Bien entendu, l'effet réel d'une telle mesure dépend largement des détails, lesquels ne sont pas connus et doivent être mis au point par... Nabioullina et Cie. Bien que le 1er avril ne soit pas loin, l'info n'a rien d'une plaisanterie. C'est ainsi que fonctionne la politique économique et financière de la Russie. Pas étonnant que l'économiste Paul Craig Roberts en ait des sueurs froides.

Mais il y a encore pire : les pays du G7 viennent de rejeter cette contre-mesure de Poutine car un paiement en roubles représenterait une "rupture de contrat" - elle est bien bonne, celle-là... On verra dans les prochains jours si le patron du Kremlin a le courage de tenir tête à ses ennemis. Toutefois, avec des conseillers comme les siens, les doutes sont permis...


Poutine coupera-t-il le gaz à ses ennemis
qui refusent de payer en roubles ?


29 mars 2022 - Poutine fait annoncer par le concierge du ministère de la Défense (ou quelque chose comme ça) que "les troupes russes réduisent leur activité dans les régions de Kiev et Tchernigov". Et pourquoi donc ? Pas parce qu'elles sont tombées sur un os, non, non, c'est "en signe de bonne volonté pour parvenir à un accord sur la neutralité et le statut non-nucléaire de l'Ukraine". En effet, on "négocie" de nouveau à Istanbul. Et si la Russie "capitule en rase campagne" dans le cadre d'un "accord" comme celui évoqué plus haut (18.3.22), il est logique qu'elle lâche du lest en contrepartie. Si je cède d'un côté, il faut bien que je recule de l'autre, sinon mon frère ennemi serait désavantagé... Si t'as pas compris ça, c'est que t'es nul aux échecs. Poutine, lui, il est vachement balèze... Et non seulement il est balèze, mais il est le seul au monde à savoir ce que les troupes russes sont allées faire à Kiev.

The Saker écrit au sujet de ces "négociations" d'Istanbul : "Une véritable panique traverse la société russe. Elle est due aux pourparlers qui ont lieu en Turquie avec les ukronazis. C'est un point sensible pour la plupart des Russes car dans l'histoire du pays, on a connu de nombreux exemples de diplomates russes jetant littéralement au rebut ce qui avait été durement acquis par le sang des soldats russes... Circonstance aggravante, on se souvient des infâmes accords de Khassaviourt* et des deux accords de Minsk. L'idée d'un 'Minsk 3.0' horrifie absolument beaucoup de Russes, y compris moi-même..."

* Ville du Daguestan (Caucase) où furent signés, en 1996, des "accords" mettant fin à la première guerre de Tchétchénie... mais préparant en fait la seconde de 1999.


30 mars 2022 - Ça y est, Poutine se dégonfle et Peskov nous explique pourquoi :

Recevoir une marchandise et payer cette marchandise, c'est pas pareil, hein ! Faut pas croire, quand même... Notez bien cette phrase de Peskov et ressortez-la la prochaine fois que irez acheter quelque chose (au lieu de "gaz" mettez ce que vous voudrez). Et si la caissière rouspète, dites-lui que vous devez d'abord en causer avec les globalistes de votre Banque centrale.

Interview de deux survivants du massacre d'Odessa du 2 mai 2014  (Donbass Insider).  Ne demandez surtout pas à Peskov ce qu'il en en pense. Ce con-là risquerait de vous répondre : "Un massacre et le châtiment des massacreurs sont des processus distincts."  La libération d'Odessa n'est de toute façon pas prévue au programme de "l'opération spéciale".


31 mars 2022 - Démentant de manière implicite les explications vaseuses de son crétin de porte-parole (ça prend du temps, processus distincts, examen de la situation avec Gazprom et la Banque centrale, blabla, blabla), Poutine confirme au chancelier allemand Scholz qu'il n'exige pas de paiement en roubles pour ses exportations de gaz.  Après cette première capitulation sans conditions, on attend avec impatience la suivante. Elle pourrait se produire au niveau des pourparlers d'Istanbul et apporter la confirmation que Peskov a menti le 18.3.22 (voir plus haut) en prétendant que le plan divulgué par le Financial Times était un "fake".

Les inquiétudes se précisent : Les pourparlers russo-ukrainiens ou le patriotisme selon Abramovitch par Karine Bechet-Golovko.

Ce parrain mafieux, milliardaire cosmopolite israélo-russo-portugais que son co-élu anglais BoJo a fait semblant de "sanctionner", s'est vu confier par Poutine le soin de mener les "négociations" pour le compte de la Russie. Et ces "négociations", rappelons-le, se déroulent dans un pays de l'OTAN. Résultat : après la capitulation économique et financière, c'est la capitulation politique qui pointe son nez.

"Neutralité" bidon de l'Ukraine, dont les frontières seraient garanties par un protectorat occidental ; discussion (pendant 15 ans) du statut de la Crimée ; adhésion de l'Ukraine à l'UE ; etc... La trahison n'est pas encore actée, mais le simple fait que la Russie en discute est révélatrice des intentions de Poutine. A vrai dire, l'homme "fort" du Kremlin est resté fidèle à lui-même (voir la chronologie des évènements depuis avril 2014). On continue cependant de se demander pourquoi il a subitement (et provisoirement) changé d'avis en février 2022...


1er avril 2022 - En ce début de deuxième trimestre d'une année très spéciale, voici enfin une bonne nouvelle :


Complément d'information


Pendant ce temps à Belgorod, ville russe située au nord de Kharkov (carte), deux hélicoptères de l'armée ukrainienne volant à basse altitude détruisent un dépôt de carburant de Rosneft. C'est le gouverneur de la région qui l'annonce. Bizarrement, Kiev ne revendique rien. De son côté, Peskov commente ainsi cette opération spéciale de ses frères ukrainiens : "Une telle attaque ne crée pas des conditions propices aux négociations de paix entre Moscou et Kiev."  Minsk 3.0 en danger : il ne manquait plus que ça...

Le Réseau Voltaire évoque aussi un autre incident impliquant des hélicoptères ukrainiens, survenu la veille à Marioupol. Ces appareils ont tenté de quitter la ville assiégée avec à bord des chefs néo-nazis et leurs instructeurs français. Deux hélicos ont été abattus, le premier s'abîmant en mer, l'autre s'écrasant au sol. Les survivants capturés par l'armée russe sont interrogés (et seront vraisemblablement bichonnés par Poutine avant d'être renvoyés en France).

A la lumière de cet incident, on comprend mieux l'insistance de Macrotte à vouloir mettre sur pied son "opération humanitaire" (voir plus haut 26.3.22). Moscou ayant fait la sourde oreille, il est probable que les hélicoptères ont été acheminés de l'extérieur sans que la défense russe ne s'en aperçoive (comme à Belgorod). Il est possible également que le limogeage du général Vidaud, chef du Renseignement militaire français, survenu le 29 mars, ait un rapport direct avec cette affaire - autre source.

Quoi qu'il en soit, il est clair que les Russes ont un sérieux problème au niveau de leur défense.


2 avril 2022 - Pour comprendre le rôle joué par les Etats-Unis dans cette guerre d'Ukraine :

 

Nouvelle vidéo de Xavier Moreau.  Il nous apprend que deux autres attaques ukrainiennes ont réussi ces derniers jours : le 24 mars, dans le port de Berdiansk (sur la mer d'Azov - carte) un missile Totchka U ukrainien a détruit un dépôt de carburant, ce qui a mis le feu à un bateau de débarquement russe ancré à proximité ; le 29 mars, une frappe ukrainienne a touché un dépôt de munitions russe à Belgorod. Mais tout cela n'est pas grave car ce qui s'annonce dans le Donbass va être la "mère des batailles".

Pour ce qui est de l'effet des "sanctions" occidentales sur l'économie russe et des contre-sanctions décrétées par Moscou [sur le papier], Xavier Moreau affiche un optimisme à toute épreuve. Et comme il nous raconte que les mesures russes ne produiront de résultats que dans deux ans, il peut être certain que personne ne lui demandera de se justifier d'ici là. L'essentiel est bien entendu ce qui n'est pas abordé, à savoir que les seules contre-sanctions russes qui seraient efficaces sont celles que Poutine ne prendra pas, celles que recommande inlassablement Paul Craig Roberts - voir plus haut 28.3.22 et encore avant le 20 mars et le 21 mars. Quelqu'un a dit que la Russie se battait avec une main attachée derrière le dos. Ça c'est pour l'aspect militaire ; sur le plan économique, ce serait plutôt pieds et poings liés...


Provocation de Boutcha

3 avril 2022 - On sait que le coup de la maternité de Marioupol détruite par les barbares moscovites n'avait pas fonctionné (voir plus haut 9.3.22) pas plus que le coup de la boulangerie de Tchernigov ni celui du théâtre de Marioupol (plus haut 16.3.22). Qu'à cela ne tienne, la propagande de guerre de l'OTAN remet ça, cette fois à Boutcha, petite ville située à une vingtaine de kilomètres au nord de Kiev. On recycle le scénario utilisé pour le "génocide" de Srebrenica (Bosnie, 1995). Il avait été très efficace et devrait donc fonctionner.

Pour savoir ce qui ne s'est pas passé à Boutcha*, il suffit de consulter Wikimerdia, où l'on apprend qu'il s'agit d'une "série de crimes de guerre, impliquant le meurtre de masse, le viol et la torture qui auraient été commis par les troupes russes contre les civils ukrainiens de cette ville..." Nombre de victimes : 290 ou 410 ou plus. Magnez-vous les mecs, à Srebrenica on en avait "trouvé" 7000.

* Prononcez de préférence "Butcher" comme les Américains qui s'y connaissent question boucherie.

Tout cela permet de faire oublier les exactions ukrainiennes du SBU et des nazis d'Azov, commises contre des civils ou des soldats prisonniers et abondamment documentées par Donbass Insider (voir plus haut). En fait, "faire oublier" n'est pas tout à fait exact car les merdias occidentaux n'en parlent jamais, de sorte que 99% des gens ignorent qu'elles se sont produites.

L'intox de Srebrenica avait permis de "justifier" l'épuration ethnique en Croatie. A quoi va servir l'intox de Boutcha ? A engager les troupes de l'OTAN aux côtés de l'armée ukrainienne ? On nous dit que cela signifierait la Troisième Guerre mondiale. Peut-être, mais les manipulateurs occidentaux sont sûrs que Poutine n'appuiera jamais sur le bouton rouge. Après tout, il n'a pas pris de vraies contre-sanctions contre ses ennemis, qu'il ne considère même pas comme des ennemis.

En attendant, il faudrait qu'on nous explique ce que Poutine était allé faire du côté de Kiev, si son objectif militaire était soi-disant le Donbass. Encercler des villes pour immobiliser des forces ukrainiennes n'a pas de sens, surtout si l'on abandonne l'encerclement quelques semaines plus tard.

Boutcha, un Timişoara à l'ukrainienne (Christelle Néant). Sur la mystification de Timişoara (Roumanie 1989) voir ici.

Massacre de Boutcha - Quand images satellite et vidéos sont manipulées pour raconter une fausse histoire (Christelle Néant).

Avec le "massacre" de Racak (Kosovo 1999), c'est au moins la quatrième fois que les Occidentaux ont recours à la même mise en scène.


Et ils s'étonnent qu'on les appelle
"Lügenpresse" (presse du mensonge) :

Seule solution possible contre les barbares :
l'Opération Barbarossa 2.0...


4 avril 2022 - L'avion de transport Antonov 225 (le plus grand du monde) avant et après :

 

Construit en Ukraine soviétique en 1988 en un seul et unique exemplaire, il est entré en service en 1989, a été abandonné en 1994, puis remis en état en 2001 et rénové en 2020 - détails Wikipédia (encore à peu près fiable pour ce genre d'information). L'appareil était conçu "pour le transport de charges particulièrement lourdes ou encombrantes" - seulement civiles ou également militaires ?  La photo de gauche date de 2018, celle de droite de février 2022 (prise à l'aéroport Antonov de Gostomel, près de Kiev).


6 avril 2022 - L'absence d'informations précises et fiables sur la situation dans le Donbass ne laisse présager rien de bon. Apparemment, la bataille de Marioupol n'est pas encore terminée et le fameux chaudron annoncé depuis des semaines entre Izioum et Donetsk, et dans lequel devait être piégé le gros de l'armée de Kiev, se fait toujours attendre. Il semblerait que les forces ukrainiennes immobilisées dans le nord par Poutine, se soient déplacées en direction du Donbass en même temps que les troupes du grand stratège russe, lequel ne pouvait pas prévoir cette perfide manœuvre de ses frères ennemis (même Napoléon n'y aurait pas pensé). Résultat : les effectifs russes sont insuffisants pour boucher l'énorme trou sur le flanc ouest de l'hypothétique chaudron, surtout si la libération complète de Marioupol nécessite l'envoi de renforts qui seront prélevés là où les troupes russes ne sont déjà pas en surnombre.  Bref, ce qui a débuté en Blitzkrieg risque de se transformer en Verdun... si l'OTAN laisse faire sans intervenir, ce qui est de moins en moins probable.

Pendant ce temps, Paul Craig Roberts s'arrache les cheveux en constatant pour la énième fois que le Kremlin est incorrigible. D'ailleurs, que dit cet imbécile de Lavrov (ministre russe des Affaires étrangères) suite à la provocation de Boutcha ?  "Tout cela a pour but de faire échouer les négociations de paix entre la Russie et l'Ukraine, qui s'annonçaient si bien après notre geste de bonne volonté sur le terrain..." (source : Pravda.ru)

La France et l'Allemagne expulsent les diplomates russes par douzaines (sans contrepartie). Le projet d'exclusion de la Russie du Conseil de Sécurité de l'ONU se fait de plus en plus concret, même s'il est encore difficilement réalisable pour le moment sans violer les règles. Mais qui s'intéresse encore aux règles ?  De toute façon, les Américains les avaient déjà violées en 1950 pour faire la guerre en Corée au nom de l'ONU malgré les protestations de l'URSS. Si on vire les Russes en 2022, Poutine protestera un peu au début mais finira par la fermer. Et Lavrov pleurnichera cinq minutes en disant que ça met en danger les pourparlers de paix. Et alors ?... Merde, quand même, les USA sont le pays d'Al Capone ou pas ?...



7 avril 2022 - Deux cartes pour illustrer la situation militaire le 5 avril au soir :

     Marioupol - on voit que les forces russes ne sont pas au bout de leurs peines

     L'Ukraine dans son ensemble - à comparer avec la carte du 4 mars

Après le vote de l'AG de l'ONU du 3.3.22 condamnant la Russie (voir plus haut), nouveau vote portant sur l'exclusion de ce pays du Conseil des Droits de l'Homme : résultats. Sur 193 pays, 93 votent pour l'exclusion, 24 contre, 54 s'abstiennent et 22 ne prennent pas part au vote. Pour l'exclusion 2/3 des voix étaient nécessaires (en ne comptant ni les abstentionnistes ni les absents) soit 78 voix. En réalité, moins de la moitié des membres de l'ONU (48%) se sont prononcés pour cette exclusion. Parmi eux, cela va sans dire, on retrouve les Etats les plus mal placés pour donner aux autres des leçons sur les droits de l'homme : Israël, USA, UK, France et le reste de l'OTAN...

Constatation intéressante : 19 abstentionnistes du premier vote (Algérie, Bolivie, Burundi, Centrafrique, Chine, Congo, Cuba, Ethiopie, Gabon, Iran, Kazakhstan, Kirghizistan, Laos, Mali, Nicaragua, Tadjikistan, Ouzbékistan, Vietnam, Zimbabwe) se sont joints cette fois aux cinq pays ayant voté "non" (Russie, Biélorussie, Syrie, Corée du Nord et Erythrée).


8 avril 2022 - Encore une provocation ukrainienne : un missile Totchka U (une arme qui n'est utilisée ni par les forces russes ni par celles de RPD-RPL) s'écrase sur la gare de Kramatorsk (carte) tuant une trentaine de civils - un crime de guerre que ses auteurs imputent aussitôt à Poutine : on ne peut pas demander aux tueurs ukronazis de faire preuve d'originalité...

Les Forces Armées Ukrainiennes tirent sur la gare de Kramatorsk avec un missile Totchka U, faisant plus de 30 morts et 100 blessés (Christelle Néant).


12 avril 2022 - Le 23 mars (voir plus haut) Xavier Moreau avait prédit que tout serait terminé pour le 12 avril avec, bien entendu, une victoire de la Russie. Trois semaines après, on s'aperçoit qu'il n'avait pas précisé l'année. Donc, personne ne peut lui reprocher de s'être trompé. Quoi qu'il en soit, sa dernière communication (qui date du 7 avril) n'apporte rien de concret.

Le journaliste brésilien indépendant Pepe Escobar - ami de la Russie - estime pour sa part dans cet article du 9 avril que la société civile russe accepte l'idée d'une guerre longue, d'une durée de plusieurs mois et pas seulement de quelques semaines, et ce aussi longtemps que les objectifs du haut commandement russe seront atteints. Le fait que ces objectifs relèvent du secret militaire et que personne ne puisse savoir s'ils sont atteints à un moment donné, ne semble pas déranger les gens.

On peut néanmoins en conclure : 1) que la guerre va durer longtemps et 2) que la stratégie poutinienne est pratiquement inexistante. Disons tout simplement que le Kremlin navigue à vue et qu'il réalise à peine que, militairement, l'Ukraine de 2022 n'est plus celle de 2014.

Mais la question des questions qui se pose depuis le début est la suivante : Pourquoi Poutine, après huit années d'hibernation, s'est-il subitement réveillé en février 2022 ? Et surtout, qui (QUI ?) l'a poussé avec succès à faire ce que voulaient les maîtres du monde ? Ce qui, il faut bien le dire, est encore mieux que d'amener le Japon à attaquer les Etats-Unis pour qu'ils puissent se lancer à fond dans la guerre mondiale tout en se faisant passer pour des victimes (Pearl Harbor 1941).

Le port de Marioupol est désormais totalement sous contrôle de la RPD et de la Russie (Christelle Néant). Environ 500 militaires ukrainiens se sont rendus, sans doute des soldats de l'armée régulière. Apparemment il ne reste plus que l'usine Azovstal à libérer, où les nazis d'Azov et les mercenaires étrangers se sont retranchés dans les sous-sols. En principe, ils en seront délogés au lance-flammes - ne serait-il pas plus simple d'inonder les souterrains pour noyer tous ces rats ?... L'important, c'est que Poutine ne nous sorte pas son joker "humanitaire" au dernier moment, histoire de permettre à ces salopards de rentrer bien tranquillement chez eux. Peut-être a-t-il déjà conclu un accord secret en ce sens avec ses "partenaires" occidentaux, par l'entremise de la Turquie ou d'Israël - ce ne serait pas fait pour nous étonner...

En tout cas, comme le signale Christelle Néant, plus de 135.000 habitants de Marioupol ont déjà pu être évacués. Comme 400.000 personnes vivaient dans cette ville, on se demande où le reste est passé. Et s'ils sont toujours sur place, sous contrôle ukrainien, on ne peut pas dire que Marioupol est presque libérée. D'ailleurs, quand on consulte ce plan vieux d'à peine une semaine, on voit encore d'autres zones occupées (Primorski et tout le secteur en bleu).

L'Opération Z au 12 avril  par Nightvision sur le site du Saker francophone. La ville de Dnipro mentionnée dans l'article, par où passent nouvelles armes et nouvelles troupes mercenaires des Ukrainiens (que les Russes s'efforcent de détruire), est le Dniepropetrovsk de la carte (sur le Dniepr).

Détails intéressants (non confirmés) : 1) Il y a, à Azovstal, au moins deux officiers américains retraités de haut rang, des gens qui "en savent trop" et que le Pentagone préfèrerait faire liquider sur place par ses ukronazis plutôt que de les laisser tomber aux mains des Russes - 2) La solution de la noyade des rats est envisagée et causerait sans doute moins de dégâts à l'aciérie - 3) Dans le secteur en bleu sur le plan de Marioupol, au nord d'Azovstal (voir quelques lignes plus haut), se trouve l'usine Ilitch encore occupée par les Ukrainiens - 4) Des généraux américains sont présents sur le terrain en Ukraine...


13 avril 2022 - Il arrive parfois qu'une information majeure sur l'Ukraine passe un peu inaperçue. Heureusement que celle-ci a été commentée par le principal intéressé :

Joe Bidon :  "L'autre jour, j'ai téléphoné au chancelier allemand, comment qu'il s'appelle déja, le mec ? Schpountz, je crois... Même qu'Obama est son homologue... Comment ?... Il est plus au mologue ? Il est où alors ?... Tant pis, en tout cas on a parlé de l'Ukraine... Je sais pas pourquoi ils me prennent moi, pour parler de l'Ukraine, ce serait plutôt le rayon de mon fils Hunter. Mais bon, je vais pas entrer dans les détails, parce j'ai un autre coup de fil à passer... Il faut que j'appelle Macrotte pour le féliciter d'avoir piqué douze millions de voix à... à... comment c'est le nom ?... Ah ouais : Marine Le Pen. C'est quand même fort de chouraver douze millions à un marine. D'accord, il va pas apprécier, mais ça, c'est les risques du métier... Quel métier ?... Hein, quoi ?... J'aurais pas dû le dire ?... Pas encore ?... Pas avant le 24 avril ?... Ah bon... Tant pis, dommage pour tout ce pognon..."




Poutine est-il plus proche de Macrotte ou de MLP ?...


14 avril 2022 - L'historienne Annie Lacroix-Riz sur le contexte historique de la situation actuelle : racines profondes du nazisme ukrainien, parallèles avec la Finlande de 1939-40, etc...

Selon le ministère russe de la Défense, le croiseur Moskva, vaisseau amiral de la flotte de la mer Noire, qui se trouvait au large d'Odessa, "a été gravement endommagé suite à une explosion de munitions". L'équipage (500 marins) a été évacué. Kiev, de son côté, revendique une frappe de missiles réussie et affirme que le navire a coulé. Quoi qu'il en soit, c'est un coup dur pour la Russie. Et ce, d'autant plus que l'Ukraine, ces derniers jours, a multiplié les actes de sabotage et les attaques en territoire russe. A tel point qu'Igor Konachenkov, porte-parole du ministère, déclare : "Si de tels faits se reproduisent, des frappes seront menées par notre armée sur les centres de commandement ukrainiens, y compris à Kiev, ce que l'armée russe s'est retenue de faire jusqu'à présent.

On nous avait pourtant dit, au deuxième jour de cette "opération spéciale", que tous les centres de commandement avaient été éliminés. A présent, voilà qu'il est nécessaire de les menacer. Mais bien gentiment, hein... C'est juste un avertissement... Comme disait Coluche, au bout de trente avertissements, t'as un blâme, et au bout de trente blâmes, ça devient sérieux... Mais Dieu merci, on n'en est pas encore là...


15 avril 2022 - Le ministère russe de la Défense annonce que le Moskva a coulé pendant son remorquage vers Sébastopol.

Christelle Néant : Marioupol - Plus de 1 000 soldats ukrainiens de la 36e brigade se rendent à l'armée russe et à la milice populaire de la RPD "après leur tentative ratée de briser l'encerclement de l'usine Ilitch où ils se trouvaient... Les soldats du régiment néo-nazi Azov à Azovstal sont donc désormais totalement seuls et encerclés, sans espoir de sortie."

Toutefois, si l'on en croit cette carte de la situation au 14 avril, il reste encore comme zones à libérer : le chaudron de Primorski, celui du combinat métallurgique du quartier de la Kalmious (= Ilitch) et l'entrepôt n° 16 de Nova Pochta (logistique et transport de colis) au nord d'Azovstal - à comparer avec la carte du 5 avril. Bref, on a l'impression que les Russes pourront s'estimer heureux s'ils ont vraiment libéré tout Marioupol pour le 9 mai 2022 (Fête de la Victoire).

Comme on peut le voir sur la carte du 14, il existe une mosquée Soliman et Roxelane à Primorski. Ce qui pourrait fournir à l'OTAN le prétexte d'une nouvelle provocation (après les précédentes toutes plus foireuses les unes que les autres). Procédure conseillée : 1) détruire la mosquée, de préférence un vendredi - 2) accuser Poutine - 3) faire pression sur Erdoğan* pour qu'il condamne Moscou, prenne un maximum de "sanctions" et interdise le détroit du Bosphore aux navires russes - 4) dès le premier coup de feu, invoquer la clause d'assistance mutuelle du traité de l'OTAN - 5)  déclencher la Troisième Guerre mondiale dans un délai de 48 heures - 6) féliciter la Suisse pour son adhésion à l'Alliance atlantique - 7) ignorer les appels de Lavrov en vue de pourparlers de paix - 8) envoyer à Moscou un émissaire de Tel Aviv pour s'assurer que Poutine continuera de ne prendre aucune contre-mesure susceptible de gêner le camp occidental...

* Il faudra lui rappeler avec insistance que selon une découverte récente d'éminents historiens israélo-hollywoodiens, Roxelane était une princesse ukrainienne du 16ème siècle, que le chef barbare russe Vladimir le Terrible réduisit en esclavage avant de la vendre aux Ottomans. Par bonheur, c'est le sultan Soliman le Magnifique qui l'acheta. Il la libéra aussitôt et en fit sa seule et unique épouse et sultane. Ils vécurent très longtemps et eurent beaucoup d'enfants, dont l'aîné, Volodymürlüğü, devint un pianiste de renom. Depuis ce temps-là, l'épopée de Soliman et Roxelane symbolise les indestructibles liens de solidarité qui unissent la Turquie à l'Ukraine face à la menace russe.


En attendant Godot... ou la phase 2 de l'opération

16 avril 2022 - A la guerre comme à la guerre : quand l'Ukraine provoque la Russie pour la discréditer (Karine Bechet-Golovko).

Pas un jour ne s'écoule sans plusieurs attaques ukrainiennes en territoire russe. Visées sont les régions de Briansk et de Belgorod (respectivement au nord-est de Tchernigov et au nord de Kharkov - carte). A cela vient s'ajouter la perte du croiseur Moskva. Les "explications" russes à ce sujet rappellent l'histoire du "mégot de Notre-Dame" il y a trois ans (voir ici). Elles sont tellement tordues qu'on est presque forcé de croire sur parole la version ukrainienne.

"Chaque fois que les autorités russes profèrent des menaces sur le mode 'si vous continuez, on va se fâcher' [voir plus haut 14.4.22], l'armée ukrainienne est lancée pour montrer qu'elle n'en tient pas compte, qu'elle peut le faire et que, in fine, elle ne risque rien de particulier. Le premier but est donc de décrédibiliser le discours de la Russie et souligner qu'elle n'a pas tant l'initiative que cela. Il s'agit également de remettre en cause le discours politique russe sur les buts quasiment atteints de 'l'opération spéciale'. Il n'y a plus d'armes ? On tire... L'armée ukrainienne est défaite ? Elle attaque... Le second but est de montrer aux populations russes frontalières qu'elles ne sont pas si en sécurité que cela et que cette 'opération spéciale' est une guerre... Les 'gestes de bonne volonté' et les concessions politiques ont des conséquences directes pour leur vie quotidienne...  Il va être intéressant de voir quelle sera la réponse de la Russie, réponse qui n'a toujours pas eu lieu. Car les menaces qui ne sont pas mises en application discréditent ceux qui les profèrent..."  [Pour Poutine et son équipe, il y a longtemps que c'est le cas...]


Si tu veux savoir ce qui va se passer, et quand ça va se passer, consulte The Saker :

6 mars : dernier avertissement de Poutine avant le début de la phase 2 de l'opération



39 jours plus tard, le 15 avril, on est exactement
entre la fin de la phase 1 et le début de la phase 2

- Dis, tonton Saker, c'est quoi la phase 2 ?
- Tais-toi, lis mes articles et patiente !
- Et un avertissement de Poutine, c'est quoi ?
- Tais-toi, sinon il va t'en coller un, et tu sais
qu'au bout de 30...
  (voir plus haut)


Et après ?




- Pourquoi tu pleures, Diévotchka ?
- Ivan veut pas m'épouser !
- Il te l'a dit comme ça ?
- Il m'a dit d'attendre la phase 2 !


Dans cet article de la DNA (Donetsk News Agency) on apprend que le parquet de la RPD va engager des poursuites contre certains membres de la Mission spéciale de surveillance de l'OSCE (OSCE SMM) pour collecte d'informations sur les forces armées et institutions publiques de la RPD (espionnage). Il s'agissait en particulier, pour ces "missionnaires", de repérer et de filmer les emplacements les plus "intéressants" pour les services ukrainiens, histoire d'augmenter l'efficacité de leurs tirs d'artillerie.

Bonne nouvelle, dira-t-on...  Mais pourquoi le bureau du procureur général a-t-il attendu si longtemps avant d'agir ? Ne savait-il pas que l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe Otan Sous Couverture Européenne) était là pour espionner ? Et que c'était son rôle depuis le début, par exemple à Slaviansk le 25.4.14 lorsque les insurgés capturèrent des espions de cette organisation que Poutine fit relâcher huit jours après ?  Il est vrai que plus tard, leur "mission" fut légalisée par les soins du Kremlin. Et maintenant, les espions de l'OTAN vont-ils être punis ? Non, ils n'ont rien à craindre ; ils pourront continuer d'espionner jusqu'à la fin du mois (au moins).


17 avril 2022 - Selon Nightvision relayé par The Saker, légers progrès à Marioupol (carte de la situation le 15.4 au soir). Le combinat Ilitch et l'usine Azovmach voisine (dont il n'avait pas été question jusqu'ici) sont entièrement libérés ; le chaudron de Primorski l'est en partie. Azovstal reste infesté de rats. Un ultimatum (au sens poutinien du terme) est venu à expiration ce matin à 6 heures, mais il est douteux que les ukronazis et leurs appuis étrangers aient été grillés ou noyés entre-temps comme ils le méritent.


19 avril 2022 - Alors que les forces russes semblent avoir commencé le nettoyage d'Azovstal, les 2500 ukronazis qui s'y trouvent viennent subitement de découvrir que des centaines de civils, et peut-être même un millier, sont avec eux : ils ne connaissent pas le nombre exact, n'ayant pas eu le temps de les compter. La propagande ukrainienne nous montre des photos de familles avec leurs enfants, dont personne ne sait où et quand elles ont été prises. Comme c'est la toute première fois qu'on entend parler de civils à Azovstal*, il faut croire que Zelenski les a fait téléporter là-bas pour les besoins de la cause. Reste à savoir si Poutine va tomber dans le panneau et retarder encore plus le début de la phase 2...

* Ce qui ne signifie pas que les ukronazis ne prennent pas de civils en otages et qu'ils ne se rendent pas coupables de crimes de guerre : Le martyre des civils de Marioupol de 2014 à 2022, raconté par ses habitants (Christelle Néant). Tout a commencé avec le massacre du 9 mai 2014 (page précédente). A l'époque, non seulement Poutine n'avait rien fait, mais - comme on l'a appris plus tard - il avait même interdit aux groupes armés de Donetsk d'intervenir à Marioupol. Sans cette trahison, une parmi beaucoup d'autres, on n'en serait pas là aujourd'hui.


Re-re-recyclage :


20 avril 2022 - Poutine joue le jeu. Il décrète un cessez-le-feu unilatéral, "appelle l'armée ukrainienne à déposer les armes et à cesser sa résistance insensée à Marioupol" et, en même temps, "lance une sérieuse mise en garde" tout en se disant "toujours prêt à négocier"...  On est en pleine boucle Pause-Avertissement-Négociations ou, pour employer le langage militaire : PAN-PAN-PAN, PAN-PAN-PAN, PAN-PAN-PAN... A répéter indéfiniment jusqu'à ce que la phase 2 soit complètement transcendée. Alléluia !... On vient enfin de comprendre la stratégie de Poutine...


21 avril 2022 - Poutine et son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, annoncent à la télévision "la fin du travail de libération de Marioupol, et c'est un succès". Pratique, il suffit de le dire à haute voix pour que ce soit vrai et que tout le monde le croie. On pourrait aussi bien proclamer que le Donbass est libéré ou que l'Ukraine est démilitarisée et dénazifiée - mais ce sera probablement pour plus tard. Pour ce qui est de la partie non-libérée de Marioupol, Poutine "ordonne d'annuler l'assaut de la zone industrielle car il n'est pas approprié... Il faut penser à la vie et à la santé de nos soldats et de nos officiers, il ne faut pas pénétrer dans ces catacombes et ramper sous terre. Bloquez toute cette zone de manière à ce que pas une mouche ne passe...

Gageons que dans quelque temps, ce ne sont pas des mouches que Poutine va laisser sortir d'Azovstal mais les ukronazis et les agents et mercenaires étrangers - pour des raisons "humanitaires", évidemment. Inutile de préciser que rien n'obligerait les soldats russes à ramper dans les catacombes si on leur permettait d'utiliser les grand moyens (griller les rats au lance-flammes ou les noyer dans leurs souterrains). Si Poutine exclut ces deux solutions radicales, c'est tout simplement parce qu'il prépare déjà sa prochaine trahison.


22 avril 2022 - Au grand concours européen de la russophobie et du léchage de bottes ukrainiennes (on dit bottes parce qu'on est poli), c'est de loin l'Allemagne qui remporte le titre. Bien qu'étant au premier rang pour l'accueil des réfugiés (à 80% économiques), pour l'aide financière et pour la livraison d'armes au régime ukronazi, Berlin n'en fait jamais assez au dire des tireurs de ficelles. Véritable marionnette placée "à la tête" d'une coalition dominée par les khmers verts et les "libéraux" du parti FDP (un nom bien mérité par ces fils de putes), le chancelier Scholz fait pratiquement tout ce qu'on exige de lui. Pas un jour ne s'écoule sans que l'ambassadeur ukrainien ne lui donne des ordres, et Scholz le Soumis obtempère, tandis que le président allemand Steinmeier est interdit de visite à Kiev car "il ne fait rien pour l'Ukraine". S'il ne fait rien, en fait, c'est parce que sa fonction purement honorifique ne le lui permet pas. Face à cet affront d'Etat, Scholz se garde bien de dire quoi que ce soit. A présent, on le pousse à décréter un embargo sur le gaz russe : si Poutine est trop con pour le faire lui-même, que ce soit au moins un Allemand qui détruise l'Allemagne. Mais on peut se demander si l'Allemagne existe encore.

  

Un exemple parmi d'autres : dans la petite ville de Neustrelitz* (Mecklembourg) trois drapeaux flottent devant la mairie. Le plus important, l'ukrainien, est au centre (comme toute médaille d'or qui se respecte). La deuxième place revient à l'UE et la troisième à la ville (son drapeau ressemble à celui de l'Espagne, exception faite de l'emblème central). Et le drapeau allemand, dans tout ça ?... Quel drapeau allemand ?...  Pour ce qui est de la population, elle est tellement conditionnée, qu'il n'est même pas nécessaire de dire aux gens ce qu'ils doivent faire. Ils s'adaptent automatiquement à la situation et savent d'instinct ce que Zelenski attend d'eux. Le cas échéant, un sac jaune peut remplacer provisoirement un pantalon de cette couleur, en attendant que la marchandise commandée en ligne soit livrée. Mais faudrait pas que ça traîne trop longtemps, ma petite dame !...

* Cette ville est d'ailleurs connue pour ses plaques d'immatriculation très poétiques et pour sa belle église qui compte plus de minarets que n'importe quelle mosquée au monde : un atout majeur en ces temps de Grand Remplacement.


23 avril 2022 - Rustam Minnekaev, un illustre inconnu que Poutine n'a pas encore désavoué ni ridiculisé en public, nous en apprend de belles aujourd'hui. Tout d'abord, la mythique phase 2 dont l'existence remonte à début mars (voir plus haut) est pratiquement sur le point de commencer : à la bonne heure !... Elle verra la capture du Donbass (prévue depuis le premier jour, il y a deux mois) ainsi que la création d'un corridor terrestre vers la Crimée, lequel existe déjà depuis six bonnes semaines, du moins d'après ce qu'on nous raconte. Nous aurait-on raconté des foutaises ?...

Mais la meilleure de toutes, c'est bien cette histoire de Transnistrie, un territoire anciennement moldave situé à l'est du Dniestr, dont la population russophone/russe est depuis trente ans sous la protection des forces russes. Et voilà que subitement, cette population est opprimée. Par qui ? Par les Russes qui la protègent ? Ou par les Moldaves qui ne peuvent plus l'opprimer depuis longtemps ?... Le mystère reste entier. Espérons qu'il s'éclaircira avant le début (ou la fin ou le milieu) de la phase 2. En tout cas, pour rattacher la Transnistrie à "l'espace russe du sud", il faudrait d'abord libérer Odessa, et ce n'est pas demain la veille - carte.


25 avril 2022 - Du nouveau sur le terrain en ce troisième mois de guerre :

Ce qui est intéressant dans une opération spéciale à la Marioupolskaïa, c'est que l'absence de combats peut être interrompue au bout de quatre jours pour faire place à un cessez-le-feu, ce qui permet aux non-combattants d'arrêter de se battre en attendant la prochaine pause... ou le début de la phase 2.


26 avril 2022 - Rapport de situation de Nightvision (le 24 au soir). Nombreuses attaques de missiles russes contre l'infrastructure militaire et ferrovaire dans l'ouest de l'Ukraine, alors que les livraisons d'armes des pays de l'OTAN ne cessent de s'amplifier. Apparemment, la Russie ne s'en prend pas aux convois proprement dits, mais aux ponts et aux voies ferrées par lesquels ils passent. Autant dire que les Russes n'en viendront jamais à bout. C'est en gros la même manière de procéder qu'en Syrie après 2015, où il y avait un accord tacite avec Erdaeshoğan pour ne pas entrer en guerre ouverte avec lui (le tout sur le dos des Syriens).

En Ukraine, quand on apprend que des ministres américains ou britanniques viennent se pavaner en compagnie du pianiste, on se demande pourquoi Poutine ne frappe pas un grand coup - ou plutôt, on ne se le demande pas. Simultanément, les attaques ukrainiennes se multiplient sur des objectifs situés dans la région de Briansk, en Russie. Que fait le Kremlin ? Il lance de nouveaux "avertissements"... Et dans le Donbass, l'armée russe continue de piétiner. Nightvision écrit que "si la Russie a annoncé une 2ème phase, elle n'a pas spécifiquement annoncé une nouvelle offensive générale".  Ben non, c'est pas pareil, faut pas confondre... Mais ce qui est bien, quand même, c'est que la phase 2 soit annoncée...


27 avril 2022 - Extension de la guerre en territoire russe (Réseau Voltaire) : des explosions ont eu lieu dans les trois oblasts russes limitrophes de l'Ukraine (Belgorod, Voronej et Koursk) ainsi qu'en Transnistrie. Mais il n'y a pas de quoi s'affoler : ils ne bombardent pas encore le Kremlin. (Ils devraient peut-être le faire pour remercier Poutine de ménager les symboles du régime kiévien.)

En attendant, le président russe reçoit (à sa fameuse table de dix mètres) ce crétin général des Nations Unies, un individu originaire du Portugal (pays de l'OTAN) qui ne prend même pas la peine de mimer un semblant de neutralité. A quoi rime ce spectacle ? L'homme du Kremlin se justifie pour ce qu'il fait (ou ne fait pas) à Marioupol. A-t-on jamais vu un président américain se justifier pour quoi que ce soit ?... Mais le pire, c'est la manière dont Poutine se justifie. Il parle de "combattants" et de "militants" ukrainiens, comme s'il ignorait qu'il s'agit en fait de nazis et d'agents ou mercenaires occidentaux.

Alors que Marioupol représente tout juste 1% de l'Ukraine, le grand joueur d'échecs moscovite est totalement incapable d'en venir à bout. Ou pire encore, il ne le veut pas. Quoi qu'il en soit, une chose est certaine : tout cela va très mal se terminer...


28 avril 2022 - Avec les attentats terroristes ukrainiens en Transnistrie les 25 et 26 avril, les USA préparent l'ouverture d'un second front contre la Russie, sans implication officielle de l'OTAN mais avec la participation active de l'Ukraine, de la Moldavie, de la Roumanie et de la Pologne : explications d'Erwan Castel.  Ce sont des développements que Poutine ne pouvait pas prévoir. Pour cela, il faut disposer de services de renseignement et d'experts en stratégie politico-militaire, un luxe que la petite Russie ne peut pas se permettre...


29 avril 2022 - Le martyre du Donbass continue (Erwan Castel). Les tirs de roquettes ukrainiens contre les quartiers résidentiels de l'agglomération de Donetsk sont incessants et ont fait dix morts rien que ces trois derniers jours. Mais le pire, c'est que ni l'armée russe ni les forces de RPD ne sont en mesure de répliquer efficacement. A tel point que les cérémonies commémoratives du 9 mai ont été annulées.

Comme le signale Castel, les forces ukrainiennes sont puissantes et solidement organisées. En huit ans, grâce à l'aide occidentale massive, elles ont eu le temps d'ériger leurs bastions défensifs dans le secteur, à Marinka, Avdeevka, Krasnoarmeïsk, Konstantinovka... Pendant tout ce temps, Poutine interdisait aux forces de Donetsk de contre-attaquer (motif : pet de Minsk en danger). A présent, il est trop tard, chacun de ces bastions représente un Azovstal de plus. Et il y en a encore beaucoup d'autres plus loin, en direction de Kramatorsk et Slaviansk - carte de la situation militaire au Donbass le 27 avril au soir.


2 mai 2022 - En Russie, à défaut de pouvoir crier victoire, on s'accroche à d'autres slogans. Et depuis quelque temps déjà, la lettre "Z" latine remplace le "З" cyrillique (voir plus haut 11.3.22).


Pour un monde sans nazisme (Za mir bez natsizma)
Pour la Russie (Za Rossi-iou)

Commentaire d'un candidat malchanceux à l'élection présidentielle française : "Quoi ?... Zemmour baise Natsima ?... Jamais de la vie !... J'la connais pas, cette fille !..."


3 mai 2022 - Erwan Castel rapporte qu'un nouveau raid d'hélicoptères de combat ukrainiens a eu lieu le 1er mai contre Briansk, à 150 km de la frontière. Que fait la défense russe ?... Euh...  Et le 2 mai, "deux patrouilleurs maritimes russes de la classe Raptor (dernière génération ultra rapide) ont été détruits au large d'Odessa (près de l'Ile aux Serpents) par des drones d'attaque ukrainiens Bayraktar TB2 (de fabrication turque). Ce nouveau coup dur pour la flotte russe de la Mer Noire confirme bien quelle était l'importance de son croiseur-amiral Moskva coulé le 13 avril dernier et dont la mission de combat principale était d'assurer la couverture antiaérienne embarquée en Mer Noire."

Ailleurs Castel écrit que le Moskva ne peut être remplacé par d'autres navires russes équivalents se trouvant hors Mer Noire, car la Turquie leur interdit le passage par le détroit du Bosphore, ce qu'elle a paraît-il le droit de faire en vertu des traités internationaux en vigueur. Là non plus Poutine ne moufte pas, pas plus d'ailleurs que lorsque le sultan d'Ankara ferme son espace aérien aux avions russes se rendant en Syrie. Voilà qui illustre à la perfection les chances de Poutine de remporter la victoire dans cette guer... opération spéciale.

Et la citation suivante d'Erwan Castel à propos de Marioupol-Azovstal (où rien n'est terminé) ne fait que confirmer l'impression générale : "La seule solution pour enrayer cette stratégie d'attrition de l'armée ukrainienne est selon moi, d'être sans pitié pour les défenseurs de ces bastions qui, s'ils refusent de se rendre après un ultimatum initial réglementaire et des corridors d'évacuation organisés au début du siège, doivent être détruits jusqu'au dernier. Toute mansuétude à l'égard des fanatiques (reddition finale, évacuation des blessés, échange de prisonniers etc...) ne ferait qu'encourager les défenseurs des bastions urbains suivants à se battre jusqu'au bout grâce à cet espoir de pouvoir toujours sortir vivants malgré les pertes occasionnées et les civils sacrifiés.  La guerre doit se soumettre à ses lois, mais en aucun cas aux dépens de la mission et de l'efficacité opérationnelles..."

Paul Craig Roberts, qui s'est souvent exprimé sur cette guerre et ses différents aspects (voir plus haut), écrit le 1er mai que les limites que Poutine s'impose lui-même dans son "opération" sont une grave bévue stratégique. "Poutine aurait pu réduire l'Ukraine en une semaine et la réincorporer au sein de la Russie comme cela avait été le cas durant trois siècles, à l'exception de la période 1991-2022. Mais en faisant cela, il aurait choqué les 'libéraux' russes qui, sans nul doute, se seraient trouvés mal en le voyant confirmer les accusations occidentales comme quoi il avait l'intention de restaurer l'Empire soviétique. Quel accueil ces pauvres gens auraient-ils alors reçu de la part de leurs amis occidentaux à Miami ou sur la Côte d'Azur ? Même des Ferraris et des colliers de diamants n'auraient pas suffi pour consoler leurs maîtresses du brusque effondrement de leur statut social et de l'absence d'invitations mondaines..."  Non, décemment, Vladimir Libéralovitch ne pouvait pas leur faire ça...


5 mai 2022 - Nouvelle analyse de la situation militaire par Erwan Castel, à la fois réaliste et désespérante. On est loin, très loin, du chaudron promis par d'autres depuis dix semaines. Un lecteur (commentaire anonyme 11:40) pose les bonnes questions :

"Les Russes ayant des satellites, la supériorité aérienne et celle, écrasante, de la puissance de feu, comment est-il possible que leurs troupes subissent l'artillerie lourde ukrainienne sans que celle-ci ne soit immédiatement détruite ? Ces canons ne se déplacent pas comme des mortiers de 120. Et même ceux-ci mettent au moins deux minutes pour dégager. Temps largement suffisant pour etre repéré et détruit."

"Comment le ravitaillement ukrainien lourd arrive-t-il encore sur la ligne de front distante de près de 1000 km de son point de départ ? A vous lire, je me pose de sérieuses questions. Ainsi, les Ukrainiens sont capables d'envoyer des engins de 30 t sur 700 km de terrain sans être détruits ? Les USA sont capables de repérer la moindre colonne russe et de diriger dessus des hordes de Rambos hyper-efficaces. Et les Russes sont incapables de repérer et gérer des escouades légères antichar ? Les Russes sont gênés pour passer des rivières sans pont ? Les Russes sont incapables de faire taire l'artillerie ennemie malgré toute leur supériorité ? Les Russes sont incapables de stopper le ravitaillement ennemi dans le Donbass ? Ils sont incapables de protéger leur navire amiral ? A vous lire, j'ai vraiment l'impression que la propagande occidentale a raison et que l'armée russe est une bande de branques en retard d'une guerre. Alors si vous avez raison, c'est même pire que ce que prétend l'Occident..."

Autre détail significatif : une dispute avec Israël suite à une interview donnée par Lavrov, dans laquelle celui-ci évoquait de manière d'ailleurs assez maladroite la question des nazis juifs ukrainiens au cœur de cette guerre. Que fait à présent la lavette du Kremlin ? Elle prend son téléphone et s'excuse auprès des nazis juifs israéliens pour cette remarque "antisémite". Le pire : pas impossible qu'ils lui aient demandé de "faire un geste" sur le terrain pour "se racheter"...

Les militaires russes, dont l'autonomie et la marge de manœuvre sont très réduites, ne sont peut-être pas des branquignols, mais leur "commandant en chef" en est un à coup sûr. Et ça, on le sait au moins depuis 2014...


"Négatif, j'suis pas un branquignol,
tout juste une brèle...
"


On sait que les Allemands sont ukrainolâtres à mort (voir plus haut 22.4.22). Dans le port de Stralsund, sur la Baltique, où se trouve le trois-mâts Gorch Fock, une attraction touristique, ils n'ont pas hésité à hisser le drapeau ukrainien au sommet du grand mât, mais ont oublié de retirer le drapeau allemand, ce qui frise la provocation : l'ambassadeur de Kiev va sûrement convoquer Scholz pour se plaindre comme il en a l'habitude. Quoi qu'il en soit, le Gorch Fock appartient de droit à l'Ukraine. Construit par les Allemands dans les années 1930, il a été confisqué par les Soviétiques après la guerre et transformé en navire-école de la flotte de la Mer Noire sous le nom de Tovarichtch (Camarade), avec Kherson comme port d'attache. En 2003, une association allemande l'a racheté aux Ukrainiens, remis en état et rebaptisé Gorch Fock I (pour ne pas le confondre avec le Gorch Fock II de la Bundesmarine allemande, construit en 1958 et basé à Kiel).

Il est évident que l'Allemagne n'a pas besoin de deux Gorch Fock. Et puis, c'est pas parce qu'elle a payé pour avoir celui de Stralsund, qu'il ne faut pas qu'elle le restitue gratuitement à l'Ukraine. Soyez solidaires, merde, quand même !... Bien sûr, il va falloir changer le nom de ce putain de bateau. Comment qu'on va l'appeler ? Pas Tovarichtch, j'espère, ça fait trop penser à Camarade Poutine. Slava Oukraïni ou, mieux encore, Slava Guitlerom serait pas mal (voir plus haut 13.3.22). Ou encore Nazidazovski...

Mais attention, les mecs, ne vous laissez pas piquer votre trois-mâts par les Russes. Il paraît qu'ils occupent Kherson et qu'ils cherchent un nouveau navire amiral pour remplacer celui que vous leur avez coulé avec l'aide des Américains...


6 mai 2022 - En direct de Kiev, voici l'avertissement of ZE day :


Traduction de l'ukrainien :
Hitler déclare que Berlin mettra fin aux pourparlers avec Moscou si des Allemands sont tués à Stalingrad.



ZE et son complice Macrotte :

Le plus drôle : ils s'expriment en russe, pas en ukrainien...


9 mai 2022 - A Moscou, la Fête de la Victoire est l'occasion de célébrer les victoires passées (1945 contre Hitler, 1812 contre Napoléon par forfait). Contre les Ukronazis, c'est autre chose...

Mais quand même :

Pour détruire les nazis d'Azov de Marioupol, 30 jours n'ont pas suffi.
Nul ne sait si 30 semaines suffiront - ou 30 mois ou 30 ans...

Rogozine (ancien vice-président du gouvernement russe) est directeur de Roscosmos. Au lieu de jouer les fanfarons, il ferait mieux de mettre fin à la collaboration spatiale avec les ennemis mortels de la Russie.


13 mai 2022 - Bien que globalement optimiste, ce rapport d'Erwan Castel fait état des difficultés russes sur le front de Kharkov et surtout dans le nord de la RPL. Aussi incroyable que la chose puisse paraître (un lecteur du blog de Castel s'en étonnait déjà le 5 mars - voir un peu plus haut), la puissante armée russe est incapable de franchir une rivière, en l'occurrence la Severski Donets qui sépare Severodonetsk de Lissitchansk sur cette carte - carte d'ensemble. Près de la localité de Belogorovka, les troupes russes ont échoué à trois reprises dans leur tentative de mettre en place un pont flottant vers la rive "ukrainienne" (SouthFront parle même de cinq échecs). Les pertes en hommes et en matériel sont élevées.  Autre détail, entre-temps presque quotidien, de ce conflit : les attaques ukrainiennes en territoire russe que l'armée de Poutine ne parvient pas à empêcher. Aujourd'hui elles ont coûté la vie à deux adolescents près de Belgorod.

Erwan Castel utilise la métaphore de la mygale qu'il faut titiller pour qu'elle sorte de son trou et se fasse prendre. Il pense bien sûr que ce sont les Ukrainiens qui jouent le rôle de cette araignée, alors qu'il est évident que c'est en fait la Russie qui se fait titiller par l'OTAN. Jusqu'à présent, dans cette guerre par procuration, le Kremlin s'est bien conformé, involontairement ou pas, au scénario concocté par ses ennemis.  D'ores et déjà, deux pays militairement neutres, la Finlande (depuis 1945) et la Suède (depuis 1818), sont sur le point d'être intégrés à l'OTAN. C'est au grand stratège moscovite que l'on doit cet exploit qui est sans doute loin d'être le dernier.


"J'ai mis fin à deux siècles de neutralité suédoise.
Au lieu de m'insulter, l'Occident devrait me remercier...
"


16 mai 2022 - Poutine permet l'évacuation de 260 nazis d'Azov piégés à Marioupol. Pour le moment, le ministère russe de la Défense se contente d'un communiqué succinct disant : "Suite à des négociations avec des représentants du personnel militaire ukrainien bloqué sur le site de l'usine sidérurgique Azovstal, un accord a été conclu pour l'évacuation des blessés." C'est ce que Moscou entend par "information". Pour avoir une idée de ce qui s'est vraiment passé, on doit s'en remettre aux merdias pro-ukrainiens, qui nous apprennent que leurs "héros" blessés (une cinquantaine) ont été évacués vers Novoazovsk (en RPD, à l'est de Marioupol) tandis que les 210 restants étaient transportés vers "Olenivka". On suppose qu'il s'agit d'Olenovka, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Donetsk, mais rien n'est sûr, car il existe aussi une ville de ce nom près de Zaporojié (en territoire occcupé par les Ukrainiens), et l'on connaît la propension naturelle de Poutine à trahir tout ce qu'il touche (voir plus haut 21.4.22).

Ce qui est inquiétant dans ce cas particulier, c'est qu'un certain Alexandre Khodakovski semble être mêlé à ces "négociations", comme le laisse entendre Pravda.ru. Il s'agit d'un individu extrêmement louche, pour ne pas dire sordide, qui n'a cessé de trahir la résistance du Donbass en 2014. Pour s'en convaincre, il suffit de lancer une recherche (CTRL + F) sur cette page en tapant le nom "Khodakovski" (10 occurrences avant 2022).

On peut bien entendu se tromper sur les intentions de Poutine, et on le souhaite. Mais on ne serait pas étonné de voir les chefs ukronazis et leur soutiens étrangers s'évaporer d'Azovstal comme par miracle. A suivre de près, mais sans se faire d'illusions...


18 mai 2022 - La Russie précise que les "évacués" du 16 mai se sont rendus et ont été faits prisonniers. 700 autres ukronazis les ont suivis aujourd'hui, ce qui porte le total à près d'un millier, dont 80 blessés. Les merdias pro-Kiev, qui n'avaient manqué aucune occasion de s'apitoyer sur le sort de ces pauvres "soldats" et de leurs malheureuses familles (vraies ou fausses), se font très discrets maintenant que les prétendus combattants sont à ranger dans la catégorie des cons battus. Le régime ukrainien prétend qu'ils seront libérés dans le cadre d'un échange de prisonniers, ce que les autorités russes n'ont pas (encore) confirmé. A la Douma, le parlement fédéral russe, un texte devrait être voté, déclarant que les capturés d'Azovstal sont des terroristes et interdisant de ce fait qu'ils soient libérés avant d'avoir été jugés et purgé leur peine.

Ça, c'est ce que veulent les députés, pas ce que veut Poutine ou les gens avec lesquels il a conclu un accord secret pour "régler" cette affaire. On attend toujours de connaître la composition exacte de la prise de guerre de ces deux derniers jours. Mais là encore, il ne faut pas rêver...

Christelle Néant : Reddition des soldats ukrainiens retranchés dans Azovstal.

Erwan Castel, de son côté, signale que le front ukrainien craque autour de Donetsk. Mais "il reste que ce conflit risque de durer bien plus longtemps que prévu et surtout dans le contexte international de plus en plus belligène avec les tensions OTAN-Russie qui s'enveniment autour de l'hyperborée européenne."

Sans vouloir être pessimiste : une hyperborée belligène, ça vous gâche la meilleure opération spéciale...


19 mai 2022 - Erwan Castel : La première défaite d'Azov ne doit pas être un écran de fumée.

Et dans cet autre article sur la bataille de Severodonetsk, le même auteur conseille de "ne pas sombrer comme certains dans le ridicule propagandiste qui annonce que les missiles américains fournis à l'Ukraine ne fonctionnent pas, et que les chars et obusiers sont détruits par les Russes avant d'arriver sur la ligne de front - même si beaucoup sont effectivement détruits en route..."

Entre-temps, 1727 "gunmen" (bandits armés) d'Azovstal se sont rendus. Chiffre porté plus tard à 2439 (depuis le 16 mai, selon le ministère russe de la Défense). Après un premier triage sur place, un certain nombre de ces individus est dirigé vers un camp de prisonniers situé à Taganrog, plus à l'est en Russie, dans la région de Rostov-sur-le-Don - carte. (Taganrog est la ville natale de l'écrivain russe Anton Tchekhov, un complice de Poutine.)


21 mai 2022 - Christelle Néant : Effet domino de la reddition des soldats ukrainiens à Azovstal sur le reste des troupes ukrainiennes dans le Donbass.

Pour le moment, il est impossible de dire si ce vœu pourra se réaliser. Après trois mois de prédictions optimistes, la prudence est de mise. Quoi qu'il en soit, au moins trois chefs ukronazis se trouvent parmi les prisonniers. Ces capitulards-pleunichards, auteurs de récents appels au secours* à la "communauté internationale", étaient aussi des salopards ne manquant ni de nourriture ni d'eau potable, tandis que leurs hommes crevaient de faim et devaient boire l'eau du radiateur. Petit détail : en réponse à une question sur les mercenaires étrangers, Christelle Néant dit que pour l'instant, on n'a aucune trace d'eux - ce qui vaut aussi, sans doute, pour les agents des services secrets de l'OTAN. La question reste donc entière, en attendant d'être soit élucidée, soit enterrée. On sait que les compromis honteux contiennent toujours une clause de confidentialité, pas vrai Poutine ?...

* Pourquoi ne leur a-t-on pas coupé les communications ?...

Maintenant que la propagande occidentale ne s'intéresse plus à ces louseurs de nazis d'Azov, elle s'est emparée d'un autre scoop antirusse : Moscou est paraît-il responsable de la grave crise alimentaire qui s'installe dans le monde. Passons sur la "destruction des récoltes" : alors qu'en France le blé est moissonné au mois de juillet, en Ukraine on semble le récolter en avril (pratiquement sous la neige) - c'est dû probablement à cette saloperie de réchauffage climatesque... Pour ce qui est du grain stocké depuis 2021, le blogueur américano-allemand Moon of Alabama (MoA) démolit ici les mensonges occidentaux (traduction française) :

■  Ce n'est pas la Russie qui pratique le blocus des ports ukrainiens de la mer Noire, c'est l'Ukraine elle-même qui le fait. 75 navires étrangers de 17 pays, qui pourraient transporter le grain à exporter, sont bloqués dans sept ports différents, soi-disant à cause du danger présenté par les tirs d'artillerie et les mines. Bien que les Russes ouvrent quotidiennement (de 8 heures à 19 heures) un corridor humanitaire maritime sécurisé au large du sud-ouest de l'Ukraine, aucun navire ne tente le passage. C'est avant tout une question d'assurance, et on peut être certain que les ukronazis n'hésiteraient pas à couler tout bateau qui essaierait de passer. Le régime de Kiev a tout simplement pris ces navires en otage et accuse Moscou.

■  L'Ukraine exporte du blé sans passer par la mer Noire (via la Roumanie ou le Danube ou par train).

■  A cause des "sanctions", le blé et les engrais russes ne peuvent être exportés, ce qui accentue la pénurie.

■  Dans cette affaire comme dans d'autres, António Guterres, ce crétin général des Nations Unies, est complice de l'Ukraine et des pays de l'OTAN.

■  La crise alimentaire n'est pas seulement une question de chaîne d'approvisionnement. La flambée des prix est due en grande partie à la spéculation.


23 mai 2022 - Après avoir gagné le Concours de l'Eurovision (dont la Russie était exclue et où tous les autres pays devaient obligatoirement "voter" pour l'Ukraine), Zelenscon remporte dans la foulée le Piano à Queue d'Or du Festival de Cannes pour sa brillante prestation vidéo devant un parterre d'abrutis de son acabit (prononcez : aca-bite).

Commentaire du réalisateur franco-suisse Jean-Luc Godard (92 ans) : "L'intervention de Zelenski au Festival cannois va de soi si vous regardez ça sous l'angle de ce qu'on appelle 'la mise en scène' : un mauvais acteur, un comédien professionnel, sous l'œil d'autres professionnels... Il aura donc fallu la mise en scène d'une énième guerre mondiale et la menace d'une autre catastrophe pour qu'on sache que Cannes est un outil de propagande comme un autre..."


26 mai 2022 - Qui est le numéro un en Allemagne ? Ce n'est ni le pantin Scholz, ni l'ambassadeur américain, ni même celui d'Israël... mais l'ambassadeur ukrainien Andrij Melnyk - un nom juif aussi fréquent en Ukraine que "Miller" (Meunier) dont il est la traduction. Plus l'Allemagne inonde son pays d'armes lourdes qui, heureusement, ne parviennent pas toutes à destination, plus ce fan de Bandera accuse les dirigeants allemands de ne rien faire et de sacrifier l'Ukraine pour ménager Poutine.

Depuis le début (voir plus haut 22.4.22), Melnyk a imposé l'omniprésence du drapeau ukrainien et la quasi-exclusion du drapeau allemand. Alors qu'en France on voit au moins les couleurs nationales flotter à côté de celles de Kiev et de Bruxelles, pas question outre-Rhin. On ne tolère que le pavillon de l'UE et les étendards locaux. Parfois, comme à Wolfsburg (la ville de Volkswagen en Basse-Saxe), ce n'est même pas le drapeau de la ville qu'on montre mais celui du club de foot local (le VfL).

 

 

Et il va de soi que le loup (Wolf) hurle avec les ukronazis. Inutile de préciser qu'il tolère les graffiti bandéristes quand il ne les encourage pas (voir plus haut 13.3.22). Pour le moment, les "réfugiés" se contentent de "Slava Oukraïni", mais même s'ils barbouillaient "Slava Guitlerom", les gens n'y verraient que du feu. Dans cette guerre par procuration de l'OTAN contre la Russie, si l'Europe se détruit toujours un peu plus elle-même, l'Allemagne est loin devant tous les autres pays...


28 mai 2022 - Erwan Castel : Décomposition de l'armée ukrainienne.

Grâce à cette décomposition, les forces armées de Russie-RPD-RPL ont pu obtenir, ces derniers jours, quelques petits gains territoriaux face à leurs frères ennemis : Popasnaïa, Krasny Liman et deux ou trois villages par-ci, par-là... La question qui se pose maintenant : quel cataclysme faudra-t-il pour arriver à une victoire substantielle avant la fin de l'année ou, au minimum, pour que les Russes puissent franchir sans trop de pertes une rivière de cent mètres de large ?

Ces histoires destinées à remonter le moral de l'arrière circulent sous une forme ou sous une autre depuis le premier jour... et ressemblent souvent à s'y méprendre à celles que propage le pianiste de Kiev sur la fin imminente de l'armée russe. Est-ce vraiment nécessaire ?...

Castel écrit : "Pour le moment, rien ne presse, Moscou fait durer le plaisir, faisant bouillir ses chaudrons à petit feu et à moindres frais..."  Ses chaudrons ?... Quels chaudrons ?...

Et si quelqu'un est d'avis que la reddition d'Azovstal représente à elle seule un grand succès, il faudrait qu'il nous explique à quelles conditions ce succès s'est produit. Au prix de quelles compromissions/trahisons ?...  Au bout de deux semaines, on ne sait toujours rien sur ce qui est advenu des mercenaires et agents étrangers qui se terraient dans les "catacombes" - et il est probable qu'on en restera là.

En attendant (de tout oublier), on en est réduit à des spéculations : Les dessous de la reddition d'Azovstal et des mercenaires étrangers : probable entente entre la Russie et l'OTAN.  Cette rumeur des onze bus "disparus" qui auraient servi à exfiltrer des militaires occidentaux, est plausible à défaut d'être vérifiable. Il n'y a pas de fumée sans feu, dit-on... Et de la part de Poutine, on en vu d'autres, beaucoup d'autres, depuis 2014 et même avant... Aujourd'hui encore, il continue d'approvisionner en gaz, pétrole, matières premières, etc. ceux qui veulent sa mort et celle de son pays. Et tandis qu'ils lui ont volé plus de 300 milliards, il continue de "rembourser" bien gentiment ce qu'il considère toujours comme la dette extérieure russe. Paul Craig Roberts a tout dit sur la question (voir plus haut en de multiples endroits). Poutine est et restera "l'ami de Davos", même si Davos le vomit entre-temps - ou fait semblant de le vomir...


29 mai 2022 - Que fait une armée en décomposition ?...  La rage des perdants la pousse à massacrer les civils de Donetsk (au moins 4 tués et 20 blessés en une nuit), donc en gros la même chose qu'avant la décomposition. Pourquoi le grand frère russe, qui est là à présent, ne vient-il pas à bout de cette bande de zombies ?...  Pour cela, il faudrait qu'il dispose d'un système électronique de pointe permettant de géolocaliser les batteries fantômes pour les détruire instantanément. Malheureusement, ce genre de système n'a pas encore été inventé. Pour le moment, la croix et la gousse d'ail, dont sont équipés les soldats de Poutine, ne fonctionnent qu'avec les vampires, et il n'y en a pas dans le Donbass. Peut-être en Transnistrie-Moldavie-Roumanie, on verra ça plus tard, quand on y sera...


1er juin 2022 - La bataille de Severodonetsk, en cours depuis un mois (voir plus haut 13.5.22), est en passe de devenir l'Azovstal de l'été. Les forces russes, qui ont paraît-il déjà libéré la ville si l'on en croit certaines sources poutinophiles, s'efforcent d'en chasser les Ukrainiens qui y sont encore (les communications sont tellement mauvaises que personne n'a dit à ces derniers que Severodonetsk était libérée). De temps en temps, un petit groupe d'ukronazis se replie vers la rive ouest. Apparemment, ils savent comment traverser une rivière quand tous les ponts sont détruits. Ils pourraient refiler le tuyau aux Russes - entre peuples frères, ce serait la moindre des choses. Mais bon, la fraternité n'est plus ce qu'elle était. En tout cas, les Américains envoient à leurs élèves de Kiev les missiles de pointe dont ils ont besoin pour contre-attaquer. Mais comme les USA ne veulent pas entrer ouvertement dans la Troisième Guerre mondiale (la WW3), ils ont fait promettre à Zelenski de ne pas utiliser ces armes contre le territoire russe. Le pianiste le leur a juré solennellement sur la tête des enfants de Poutine. Le monde peut donc dormir tranquille...


2 juin 2022 - Après cent jours de guerre, cette phrase d'Erwan Castel devrait suffire pour ramener à la raison quiconque souffre d'un excès d'optimisme : "L'OTAN a la volonté d'imposer aux forces russes une guerre d'attrition devant laquelle - si elle s'installe dans la durée - Moscou n'aura pas d'autre choix que d'abandonner encore des objectifs stratégiques ou d'y consacrer plus de forces et de moyens, affaiblissant ainsi ses ressources militaires et son économie, surtout si l'intensité du conflit augmente jusqu'à une mobilisation même partielle..."

Abandonner encore des objectifs stratégiques peut signifier qu'on renonce à libérer tout le Donbass. Faut-il oublier Slaviansk-Kramatorsk pour mieux tenir Severodonetsk ?  Ou décréter la mobilisation (toujours partielle au début) pour avoir à la fois l'un et l'autre ?  Sûr que le grand joueur d'échecs du Kremlin saura faire le bon choix...


3 juin 2022 - Erwan Castel : A Severodonetsk, le plus dur reste à faire.

"Même scénario global qu'à Marioupol (à l'exception majeure qu'il n'y a pas ici d'encerclement des forces ukrainiennes encore achevé). Les forces russes et républicaines libèrent quartier après quartier, rue après rue et bâtiment après bâtiment la ville de Severodonetsk, tandis que les forces ukrainiennes pour certaines se bunkérisent dans la zone industrielle de la cité (l'usine chimique 'Azote') tandis que d'autres se replient vers Lissitchansk..."

L'armée ukrainienne en décomposition (voir quelques lignes plus haut - 28.5.22) donne du fil à retordre aux forces russes - sans même parler des nazis d'Azote qui nous refont le coup des civils pris en otage. Et qui dit chimie, dit bien sûr "false flag" en préparation (comme à Alep)... Bref, tout cela ne va pas du tout être bref, au contraire. Disons encore cent jours avant de pouvoir passer à la mini-phase suivante (Lissitchansk). Quant à Kramatorsk et Slaviansk, ce sera (peut-être) pour plus tard, beaucoup plus tard...

En attendant, les (ir)responsables russes (Peskov, Lavrov, Medvedev) pleurnichent à cause des livraisons d'armes occidentales à Kiev. C'est pas juste, quand même, de faire une chose pareille au lieu de laisser Poutine poursuivre bien tranquillement et bien lentement son opération spéciale...


8 juin 2022 - Alors que les USA s'efforcent d'organiser la pénurie alimentaire, l'Afrique achète des céréales russes, et non les mensonges américains selon lesquels elles auraient été volées à l'Ukraine  (Andrew Korybko).  "Ce n'est pas une coïncidence si aucun pays africain ne s'est joint aux sanctions anti-russes de l'Occident sous contrôle américain, pas même ceux dont les gouvernements ont été contraints par ce bloc à voter contre Moscou aux Nations Unies."


9 juin 2022 - Erwan Castel : Severodonetsk, acte final - "final" au sens poutinien du terme, c'est-à-dire se trouvant à la fin de tout ce qui a précédé ce qui va suivre, d'accord ?...

L'obstacle pour les soldats russes, explique Castel, c'est l'artillerie ukrainienne qui pilonne leurs positions depuis les collines de Lissitchansk. Un lecteur (9 juin, 12:14) résume bien la situation : [Incapables qu'ils sont de repérer les batteries,] "les Russes ont un sacré problème d'observation aérienne et satellitaire." Le commentateur suivant (9 juin, 13:47) rétorque : "Les Russes laissent faire (un certain temps, cela va de soi) afin que le monde voie et constate les crimes de guerre des Ukrainiens qui bombardent sans raison militaire justifiée des villes et des civils" - ben voyons... Castel, lui, se lance dans une argumentation "technique" pas très convaincante, comme toujours lorsqu'il faut interpréter les intentions de Poutine.

Un autre lecteur (9 juin, 15:12) met le doigt sur l'essentiel dans cette bataille : "Les Russes ne disposent pas de drones suicides pour le job ? Parce que là vous êtes en train de nous dire que les Russes vont devoir supporter cette infériorité de portée sur leur ligne de feu toute la durée du conflit ? Sans compter que des fûts à longue portée, il va y en avoir de plus en plus. Et que s'il devait y avoir un conflit avec l'OTAN, l'artillerie russe serait nettement surclassée qualitativement ? On est quasiment en train de parler de game-changing là. Si les Russes ne peuvent pas traiter ce problème d'artillerie par contre-batterie, drone, helico, jets ou missile, ça va vite devenir problématique. Très, non ?..."


16 juin 2022 - Le pont de Kertch qui relie la Crimée au reste de la Russie cible numéro un des ukronazis de Kiev dès que l'OTAN leur aura fourni les missiles appropriés. Un sous-fifre russe promet des "représailles foudroyantes" si la chose devait arriver. Par exemple la destruction des ponts de Kiev et du palais présidentiel ?... Vous n'y pensez pas... Poutine n'ira jamais jusque là, une demande de convocation du Conseil de Sécurité de l'ONU sera bien suffisante... D'ailleurs, une occasion en or vient juste de se présenter avec la "visite" à Kiev des trois super-connards européens Macrotte, Scholz et Draghi. Et rien, strictement rien, pas le moindre petit bombardement russe ne s'est produit. L'Occident rigole en pensant à Poutine et compte les jours jusqu'à sa défaite.

En attendant, la démence ukrainolâtre sévit partout en Europe et dans tous les domaines. Là où elle est la plus écœurante, c'est au niveau de l'Eglise, ici catholique mais c'est pareil pour les autres sectes. A-t-on jamais vu en ces lieux un drapeau palestinien, irakien, libyen, afghan, yougoslave, vietnamien ou autre, en signe de solidarité avec les millions de victimes de toutes les guerres impérialistes des dernières décennies ?...

 
A gauche : église Saint-Roch de Montpellier  -  A droite : cathédrale Saint-Sauveur (Saint-Boniface) de Fulda (Allemagne)



ÉVOLUTION DES RAPPORTS FRANCO-UKRAINIENS :


21 juin 2022 - Erwan Castel : A qui profite le piège de Severodonetsk ?  Morceaux choisis :

■  "La bataille de Severodonetsk / Lissitchansk [commencée début mai] s'annonce intense et longue..."

■  "Les forces russes... ont été contraintes, devant le repli défensif ukrainien dans les villes, de varianter leur stratégie opérative et d'adapter leurs dispositifs organiques au combat urbain..."

■  "Cette stratégie ukrainienne de repli dans les zones urbaines est... payante car elle a effectivement occasionné des pertes sensibles parmi les forces russes..."

■  "Même si l'intensité des combats menés à Severodonetsk retient l'attention, les regards doivent se porter sur Lissitchansk dont l'étendue (90 km2), l'altitude (150 m) et la garnison ukrainienne (environ 12.000) sont trois fois plus importantes que celles de Severodonetsk... Ce qui est certain c'est que la ville de Severodonetsk, même libérée, restera au cœur des combats et sous les bombardements ukrainiens tant que Lissitchansk sera aux mains des unités ukrainiennes qui continueront à faire de la rivière Donets la ligne de contact du front et tant que leur encerclement [encore purement imaginaire] n'aura pas étranglé leur approvisionnement."

Côté ukrainien, l'optimisme règne. L'approvisionnement, loin d'être étranglé, profite des livraisons massives de l'OTAN. A Kiev, on parle déjà de contre-offensive générale pour le mois d'août. Apparemment, Poutine va devoir varianter encore plus ses dispositifs organiques. Et au niveau international, le blocus terrestre de l'enclave russe de Kaliningrad, coincée entre la Baltique, la Pologne et la Lituanie, vient de commencer lui aussi, sans susciter de réaction autre que verbale de la part de Moscou.


Sur l'ordre de Bruxelles (UE, OTAN) et en violation des accords existants,
la Lituanie vient d'interdire le transit des marchandises russes entre la
Biélorussie (alliée de Moscou) et l'enclave russe de Kaliningrad.

Le corridor de Suwalki tire son nom d'une ville polonaise proche.
Le transit russo-russe s'effectuait plus au nord en territoire lituanien.


Il est clair que l'OTAN veut pousser la Russie à étendre son "opération spéciale" à la Lituanie (membre de l'UE et de l'OTAN), sachant que le Kremlin, à moins de choisir l'option nucléaire, serait totalement débordé : la Lituanie, c'est au moins mille fois Severodonetsk. Poutine va-t-il une nouvelle fois faire plaisir à ses ennemis (pardon : partenaires) occidentaux, ou au contraire s'écraser mollement comme il en a l'habitude ?... Nous le saurons bientôt.


24 juin 2022 - Si l'on en croit le "gouverneur" ukrainien de la région de Lougansk, qu'il appelle "Luhansk" dans son patois et qui lui échappe à 95%, les forces ukrainiennes auraient reçu l'ordre de se retirer de la ville de Severodonetsk. Pour le moment, on ignore 1) si cette annonce sera suivie d'effet, 2) si la Russie laissera partir ces ukronazis sans réagir pour qu'ils puissent se refaire une santé et reprendre du service un peu plus tard, et 3) si l'usine "Azote" sera elle aussi évacuée. A suivre...


25 juin 2022 - Christelle Néant : Libération totale de Severodonetsk, 800 civils évacuent l'usine "Azote", début des combats à Lissitchansk.  "Toute la rive gauche de la rivière Severski Donets se trouvant sur le territoire de la RPL est désormais sous son contrôle" - carte de la situation militaire.


26 juin 2022 - Erwan Castel confirme le sauvetage des 800 personnes mais nuance : "Selon les familles exfiltrées il resterait encore des civils dans les souterrains de l'usine..." Et Cassad ajoute : "Néanmoins, selon les autorités de la RPL, jusqu'à un millier de soldats ennemis se trouvent encore dans la zone industrielle [de Severodonetsk] et les forêts environnantes, n'ayant pu battre en retraite ou se déguiser en civils pour prendre la fuite. Parmi eux des mercenaires étrangers..."


27 juin 2022 - Nouvelle provocation ukrainienne à Krementchoug (centre, sur le Dniepr, carte). Depuis le "massacre" de Boutcha le 3 avril (voir plus haut), on commençait à être en manque... Cette fois, le régime de Kiev accuse les "terroristes russes" d'avoir incendié un centre commercial à coup de missiles, un mode de destruction tout à fait original (©Zelenski). On annonce 18 civils tués, autant qu'à Donetsk quand les ukronazis sont en forme. Il n'en faut pas moins pour "justifier" les prochaines "mesures" de l'OTAN.

Voir l'article de Christelle Néant : le centre commercial était désaffecté, c'est une usine située à proximité, que les Ukrainiens avait transformée en entrepôt militaire, qui a été touchée.


2 juillet 2022 - Erwan Castel : Île aux Serpents - Reculer pour mieux sauter [dans le vide].  "Si la libération de Kherson réalisée début mars est incontestablement la première grande victoire stratégique des opérations militaires russes, en revanche force est de constater qu'elles ont rencontré dans la région d'Odessa une résistance ukrainienne sensible qui leur a infligé trois revers importants : l'échec de la capture de Nikolaïev, ce verrou urbain contrôlant la route vers Odessa, la perte du croiseur-amiral Moskva qui assurait la couverture aérienne de la flotte russe, la retraite de la garnison de l'Île aux Serpents qui contrôlait la circulation en rade d'Odessa."

Karine Bechet-Golovko : L'armée russe abandonne l'Île aux Serpents pour des raisons globalistes.  Moscou a présenté ce recul comme un "geste de bonne volonté", une concession stupide et inutile au narratif occidental qui affirme que le prétendu "blocus" russe crée "la faim dans le monde".

Paul Craig Roberts : Des preuves supplémentaires du manque de réalisme politique de la Russie


3 juillet 2022 - Erwan Castel : La République Populaire de Lougansk est libérée "même s'il reste à 'nettoyer' Lissitchansk des derniers soldats ukrainiens qui s'y cachent pour éviter d'être capturés".


Après la RPL, c'est au tour de la RPD - prochaines étapes :





Un sujet tabou - voir plus haut 31.8.18.


6 juillet 2022 - L'armée ukrainienne assassine les enfants du Donbass avec l'aide et l'approbation de l'Occident (Christelle Néant) : quatre enfants tués en deux jours, et juste avant sept morts en 48 heures. Et ce sont les Russes que ces salopards de Kiev accusent de terrorisme...


SI ÇA POUVAIT ÊTRE VRAI :

(Spécialement pour @zastavnyii par SemJanssen)


12 juillet 2022 - Erwan Castel : Un problème urgent à régler. Il s'agit des roquettes téléguidées HIMARS de 227 mm que les Américains fournissent à Kiev depuis quelques semaines et qui causent des dommages matériels et humains assez considérables du côté russe. Ces armes d'une portée de plus de 80 km, sont pratiquement indétectables. Au passage, on peut noter que la "destruction systématique" par les forces russes de l'arsenal livré à l'Ukraine par ses maîtres de l'OTAN, relève en grande partie de la mystification.


18 juillet 2022 - Medvedev avertit l'Ukraine des conséquences extrêmement dures de toute attaque contre la Crimée. Un mois plus tôt (voir plus haut 16.6.22), un vague adjoint de Dmitri Pipeaulev avait parlé de "représailles foudroyantes", ce qui est bien pire. Kiev n'a donc aucune raison de s'inquiéter.

Autre bonne nouvelle pour Zelenscon : certaines villes françaises commencent à s'ukrainiser à mort comme le font depuis longtemps les villes allemandes.


La ville d'Orléans - ou comme on dit en patois ukraignos : Irlyhons (transcription officielle obligatoire).

Voir l'article de Karine Bechet-Golovko.


24 juillet 2022 - Erwan Castel : Nouvelle hystérie occidentale à propos de la destruction par les Russes de cibles militaires ukrainiennes à Odessa au lendemain d'un accord signé à Istanbul pour la reprise des exportations de blé ukrainien. Cet "incident" prouve en fait une seule chose : Poutine et ses exécutants à la Lavrov ne manquent jamais une occasion de faire ce que leurs ennemis attendent d'eux. Ici, c'est de nouveau une "négociation" aussi inutile que contre-productive, ayant pour point de départ un mensonge occidental (voir plus haut 21.5.22) que la Russie n'a pas su, ou pas voulu dénoncer comme tel. On se demande s'il est encore nécessaire d'accorder la moindre importance à un non-événement de ce genre, si ce n'est pour avoir une idée de la façon dont cette guerre russe foireuse va probablement se terminer.


31 juillet 2022 - Depuis la bataille de Lissitchansk il y a près d'un mois (voir plus haut 3.7.22), l'opération russe est au point mort.

Pendant ce temps, les barbares ukronazis massacrent à coups de missiles HIMARS plus de 40 de leurs propres gens faits prisonniers par les Russes et détenus à Elenovka, près de Donetsk - pour le cas où ils auraient eu envie de révéler des secrets militaires. Comme d'habitude, Zelenski inverse les rôles et accuse Poutine de les avoir tués. Parce que l'homme du Kremlin, quand il veut dénazifier un pays, prend d'abord la peine d'héberger, de nourrir et de soigner ses "victimes" avant de les éliminer, ce qu'il aurait pu faire dès le départ à moindres frais. Mais bon, même si Poutine n'est pas pianiste, il a apparemment le même quotient intellectuel que son homologue...

Et quand les terroristes de Kiev ne suppriment pas leurs propres témoins, ils bombardent les civils du centre-ville de Donetsk à l'aide de bombes à sous-munitions. L'armée russe est impuissante.

Petite consolation : La Russie va bientôt commencer l'opération en Ukraine pour de vrai. C'est Rousskaïa Viesna (Printemps russe) qui le dit. Et même si le printemps est déjà passé, il va sûrement revenir et nous apporter une superbe phase 2 ou 2 bis ou 2 bis 1/2 (voir plus haut 16.4.22). Les journalistes de Rousskaïa Viesna posent la bonne question (pourquoi la Russie épargne-t-elle les centres de décision ukrainiens ?) mais ils ne trouvent pas la bonne réponse. On ne peut pas tout avoir...


5 août 2022 - Christelle Néant : L'armée ukrainienne bombarde un hôpital, la gare et un bus à Donetsk, faisant quatre morts et 19 blessés parmi les civils



« DONETSK - VILLE DE NOS ESPOIRS »


Trois jours plus tôt, Laurent Brayard, collègue de Christelle Néant, faisait un reportage sur les artilleurs de la RPD qui (contre-)bombardent sans relâche les positions ukrainiennes d'où proviennent les tirs meurtriers [- avec un taux d'efficacité proche de zéro...]

On en revient toujours aux mêmes questions : pourquoi Poutine ne fait-il rien pour anéantir les centres de décision kiéviens ?... Et pourquoi continue-t-il de fournir de l'énergie (gratuite) à Zelenski, que celui-ci revend aux Occidentaux ?...


14 août 2022 - A dix jours de "l'anniversaire" des six mois, pratiquement rien de nouveau dans le Donbass et alentour - du moins rien de favorable aux Russes. Le "front" qu'Erwan Castel divise en trois secteurs (Kharkov au nord, Kherson au sud et Donetsk à l'est), est très statique, c'est le moins qu'on puisse dire. A Kharkov, rien depuis longtemps ; à Kherson, pilonnages ukrainiens de précision avec ponts endommagés sur le Dniepr mettant en danger les gains des premières semaines ; à Donetsk, avancées de 200 mètres par ci par là et continuation des attaques criminelles imparables contre les populations civiles de RPD. En bonus, la Crimée comme quatrième secteur du front : attaque de misssiles ukrainiens contre une base aérienne russe et destruction de plusieurs avions... ce que la Russie présente comme un incident mineur dû à un "accident" (comme pour la perte du croiseur Moskva en avril). C'est tellement cousu de fil blanc que même Castel n'en croit pas un mot.


15 août 2022 - Erwan Castel : Le chantage nucléaire de Kiev. Tirs d'artillerie ukrainiens sur la centrale de Zaporojié (située à Energodar sur la rive gauche du Dniepr, face à Nikopol - carte). Ces attaques sont bien entendu accompagnées de l'habituelle inversion accusatoire. Selon la logique zelenskonne, les Russes bombarderaient un site qu'ils occupent eux-mêmes. Depuis New York, António Guterres, ce crétin général des Nations Unies, revendique deux choses : 1) que les troupes de Poutine cessent de pilonner la centrale nucléaire, 2) qu'elles l'évacuent immédiatement. Mais le plus désolant, comme toujours, ce n'est pas ce que font les ukronazis et leurs alliés, mais ce que Moscou ne fait pas.


Commentaire d'un lecteur :

Il a parfaitement raison, mais ça ne risque pas d'arriver...


16 août 2022 - Les autorités russes confirment l'attaque ukrainienne du 9 août contre la base aérienne de Saki en Crimée (voir quelques lignes plus haut - 14.8.22). Cette attaque a causé la destruction de dix avions de combat, perte russe la plus élevée en un seul jour depuis 1945. Si l'on en croit les Occidentaux, c'est plus de la moitié de la flotte aérienne russe de la Mer Noire qui aurait été détruite de cette façon.

Une semaine après cette première attaque, un incendie dans un dépôt de munitions situé à Maïskoïe (également en Crimée) entraîne des explosions en série, faisant de sérieux dégâts matériels et endommageant la voie ferrée reliant la Crimée au territoire de Kherson récemment libéré. 3.000 personnes doivent être évacuées.

Pour le moment, on ignore encore s'il s'agit vraiment de tirs de missiles. L'hypothèse de commandos ukrainiens est également envisagée - ce qui est encore pire au niveau de la Défense russe.


PROCHAINE ÉTAPE ?


21 août 2022 - Près de Moscou, un attentat terroriste ukrainien visant Alexandre Douguine (que les merdias occidentaux présentent comme "le cerveau de Poutine") tue sa fille Daria Douguina. Le régime ukronazi et ses inspirateurs étrangers espèrent-ils ainsi obtenir de la part de Moscou une escalade de la guerre ?... A vrai dire, on ne voit pas pourquoi la limace du Kremlin ferait quoi que ce soit pour venger l'assassinat d'une personne de son camp (qu'elle ne reconnaît même pas comme telle), alors que la mort de dizaines de milliers de civils et de militaires russes n'est fait faite pour l'émouvoir.

Tandis que la racaille de Kiev agit librement en territoire russe (commandos et groupes de sabotage), Moscou est totalement incapable de mettre sur pied la moindre petite opération clandestine de représailles. Il ne faut surtout pas essayer, ça risquerait de déclencher la Troisième Guerre mondiale. Résultat logique : les ukronazis préparent déjà la prochaine provocation antirusse... qui restera elle aussi impunie.






"N'en croyez pas un mot :
Poutine n'a pas de cerveau...
"


29 août 2022 - Quelques jours après la date magique du 24 août (fête nazillonale ukrainienne + six mois de guerre), comme rien d'extraordinaire ne s'est passé, le cirque de Zaporojié continue. Une délégation de l'AIEA (Agence Internationale à l'Energie Atomique), complice de l'OTAN, est en route pour la centrale nucléaire (via Kiev et avec la bénédiction de Moscou) où elle confirmera sans doute tout ce que le camp antirusse lui demandera de confirmer. En attendant, les Ukronazis poursuivent leurs bombardements : Des fous furieux !


4 septembre 2022 - Erwan Castel : A Energodar, les ukrops persistent et signent... et meurent. Plusieurs tentatives de débarquement sur le site de la centrale nucléaire ont pu être repoussées par les forces russes.

Néanmoins l'opération AIEA est toujours aussi ambiguë : l'Agence n'accuse pas ouvertement la Russie, mais passe sous silence que c'est Kiev qui bombarde. Comme dans le cas de l'OSCE au Donbass, au cours des années précédentes, Moscou fait bêtement confiance à une organisation hostile dont elle est membre sur le papier. D'autre part, il est question de recourir aux "bons offices" de la Turquie (pays de l'OTAN). C'est du Poutine tout craché...


Le commencement de la fin ?

8 septembre 2022 - Erwan Castel : Offensive ukrainienne sur Balaklaïa (entre Kharkov et Izioum, sur le front nord). La situation semble être sérieuse, et pour tout arranger, "il ne serait pas étonnant aussi de voir débuter une nouvelle offensive ukrainienne dans le secteur de Slaviansk".

Et Castel conclut : "N'en déplaise aux mantras propagandistes qui nous racontent depuis des mois que les forces ukrainiennes sont détruites, qu'elles n'ont plus de moyens, de motivation, de blindés, de commandement, de munitions etc., de facto elles ont fait la démonstration que d'une part elles ont été sous-estimées et que d'autre part les forces engagées par la Russie qui n'étaient pas suffisantes pour les faire rompre rapidement sont aujourd'hui vulnérables au point de motiver des attaques limitées contre elles. Va falloir revoir la liste des effectifs et des moyens !..."

On a l'impression que tout cela va très mal se terminer... C'est bien la partie d'échecs la plus nulle depuis que Poutine est aux commandes...


10 septembre 2022 - Erwan Castel : Sur le front Nord, la riposte russe commence mais... "l'annonce de la percée ukrainienne d'environ 50 kilomètres vers Koupiansk, capturant au passage la petite ville de Balaklaïa a été une surprise d'autant plus grande que ce premier succès tactique de Kiev a été accompli en seulement 3 jours, bousculant les lignes de défense russes..." Apparemment Koupiansk et Izioum sont tombées, ou c'est tout comme - carte.

La question qui se pose maintenant : les renforts russes indispensables pour la "riposte", où ira-t-on les prendre : à Kherson ou à Donetsk ?... Car il est clair depuis longtemps que les effectifs engagés par Poutine dans son "opération spéciale" sont tout à fait insuffisants. Une chose que l'armée russe maîtrise bien est le repli stratégique "pour sauver des vies humaines" (de soldats), même s'il faut pour cela abandonner les civils russophones aux représailles ukronazies.

De Charybde en Scylla (Chroniques du Grand Jeu) : un excellent article où chaque mot est vrai.


12 septembre 2022 - Après la chute de Koupiansk et d'Izioum, c'est Liman qui est sur le point de tomber (voir la carte). Alors que pendant six mois, on nous a bassinés avec les "chaudrons" qui attendaient l'armée de Kiev, ce sont à présent les troupes russes qui prennent la fuite à la moindre menace d'encerclement. La guerre au ralenti du grand stratège moscovite est-elle en train de se transformer en retraite de (la) Russie ?... Depuis son petit nuage, Napoléon, perplexe, observe la situation :



(Il n'a pas encore vu le panneau "Waterloo 2000 km")


13 septembre 2022 - En guise de riposte (très limitée), la Russie bombarde quelques centrales électriques dans le nord et l'est de l'Ukraine, plongeant notamment Kharkov dans l'obscurité - détails dans cet article de Moon of Alabama. "Des semaines après avoir lui-même ordonné des attaques contre les infrastructures électriques civiles en territoire tenu par la Russie, Zelenski a cyniquement traité les représailles évidentes de la Russie de 'terrorisme'..."

Si cette ébauche de riposte russe était suivie d'actions systématiques immédiates contre les infrastructures ukrainiennes, on ne pourrait que s'en réjouir. Mais il ne faut pas y compter. Les centres de décision de Kiev, les ponts sur le Dniepr, le réseau routier et ferré, etc. n'ont rien à craindre. Poutine ne serait plus Poutine s'il en était autrement. Les renforts militaires, les armes et l'équipement de l'OTAN continueront de parvenir sur le champ de bataille comme cela a été le cas au cours des derniers mois, malgré quelques bombardements russes pas très efficaces dans l'ensemble.


14 septembre 2022 - On apprend que les troupes russes ont même évacué, au nord de Kharkov, un territoire ukrainien où elles ne risquaient pas d'être encerclées, vu qu'il jouxte leur frontière (oblast de Belgorod). Selon certaines sources, une partie du nord de la RP de Lougansk, fraîchement libérée, aurait également été abandonnée (carte). D'autre part, il semble confirmé que la riposte russe de la veille contre les centrales ukrainiennes était bien un simple feu de paille.

Néanmoins, il serait injuste de prétendre que Poutine ne fait rien :


(Le 10.9.22 pour le 875ème anniversaire de la capitale)


17 septembre 2022 - Boutcha 2.0 à Izioum - L'Ukraine utilise des civils tués par des bombardements et les tombes de ses soldats pour jouer la carte du massacre (Christelle Néant).

Pendant ce temps, Poutine, depuis Samarcande en Ouzbékistan, annonce qu'il n'est "pas pressé" et que "ses objectifs n'ont pas changé". Les naïfs qui croyaient que le génie du Kremlin allait enfin passer à la vitesse supérieure, vont en être pour leurs frais. Ils se consoleront peut-être en entendant Poutine affirmer que les troupes russes, au Donbass, "continuent à conquérir des territoires". On aimerait bien savoir lesquels...


18 septembre 2022 - A de rares exceptions près, les sites pro-russes admettent, en rapport avec la débâcle sur le front nord-est, que l'armée de Poutine a été défaillante au niveau du renseignement. Elle s'est concentrée sur les menaces qui pesaient sur le front sud (Kherson) et y a même expédié des renforts pris sur les autres fronts, sans voir que c'était surtout la région de Kharkov qui était visée. Quand les (ir)responsables ont compris, il était trop tard, d'où la retraite baptisée "regroupement".

Une telle cécité de la part d'une armée de l'importance de l'armée russe est plus qu'étonnante. Deux mots viennent à l'esprit : incompétence et/ou trahison. Mais la véritable raison derrière tout cela, pour expliquer la défaite, n'a pas sa source dans l'armée ou le renseignement. C'est du côté du Kremlin qu'il faut regarder. Se lancer sans aucune stratégie dans une guerre contre un pays soutenu par l'OTAN en pensant que cette organisation laissera faire, continuer de coopérer plus ou moins ouvertement avec l'ennemi que l'on considère toujours comme un "partenaire", ne pas prendre de contre-mesures adéquates face aux "sanctions" (guerre économique), ne pas tirer de cette déroute militaire les leçons qui s'imposent, "prendre son temps" alors qu'il y a urgence, tout cela accable (ou devrait accabler) Poutine.

Tous les stratèges militaires savent qu'une offensive doit se mener au minimum à trois contre un si l'on veut qu'elle réussisse. Malgré cela, l'homme "fort" du Kremlin estime que ce n'est pas nécessaire quand on a pour soi l'effet de surprise. C'est sans doute vrai au début, mais que reste-t-il de l'effet de surprise six ou sept mois après ?... Si la Russie, avec son armée professionnelle et son nombre réduit de conscrits (non-combattants)*, n'a pas suffisammnent de troupes, pourquoi Poutine s'est-il jeté dans cette aventure sans issue ?... Et pourquoi continue-t-il de ménager Kiev ? Existe-t-il un accord secret qui lui impose cette retenue inexplicable ?...

* Selon ce site il y a 700.000 militaires professionnels et 260.000 conscrits (service militaire d'un an).

Encore une capitulation poutinienne : Moscou "négocie" à Vienne avec l'AIAE (pour ainsi dire l'OTAN) le retrait des troupes russes de la centrale nucléaire de Zaporojié (article de Karine Bechet-Golovko - voir également plus haut 29.8.22). Soit dit en passant, Poutine n'a jamais eu l'intention de couper l'approvisionnement électrique - gratuit - de l'Ukraine depuis cette centrale.

Bonus : pour garantir que le président russe ne déviera pas de sa ligne actuelle en Ukraine, ses chers "partenaires" occidentaux réactivent pour lui trois conflits dans ce qu'il considère plus ou moins comme sa zone d'influence en ex-URSS : 1) guerre Arménie-Azerbaïdjan - 2) conflit frontalier Tadjikistan-Kirghizistan - 3) Kazakhstan (ce pays qu'il a sauvé d'un putsch pro-américain en janvier 2022, se positionne à présent contre la Russie).


19 septembre 2022 - Blague du jour : la Russie se dit prête à fournir son assistance militaire à la Chine en cas d'agression américaine.


Pauvres Chinois !

A Donetsk, les civils soumis aux bombardements meurtriers des ukronazis (au moins 16 morts aujourd'hui) reçoivent de Moscou l'assistance que l'on sait : Une folie meurtrière devenue démentielle (Erwan Castel).

Les deux républiques RPD et RPL, qui veulent être intégrées à la Fédération de Russie, organisent des référendums la semaine prochaine. Poutine a huit jours pour opposer son veto (ce qu'il fait d'ailleurs depuis huit ans).


22 septembre 2022 - Et encore une trahison : renouant avec une tradition de 2014, Poutine fait libérer 200 criminels de guerre ukronazis qui avaient été faits prisonniers à Marioupol et dont on avait prétendu qu'ils seraient jugés. Dans le lot se trouvent 15 mercenaires étrangers (britanniques, américains, suédois, marocains). Les musulmans parmi eux ont été transférés en Arabie Saoudite, les nazis d'Azov en Turquie. Après s'être refait une santé, ils pourront retourner en Ukraine où on les attend avec impatience : il y a encore tellement de civils russophones à massacrer - détails. Pour faire passer la pillule, l'opération "Liberté pour les tueurs" a été maquillée en échange de prisonniers à raison d'un soldat russe pour quatre ukronazis.

Histoire de calmer un peu la grogne que suscite le bilan de son "opération spéciale", Poutine va mobiliser 300.000 réservistes. Après avoir reçu une formation adéquate, ils seront affectés (dans quelques mois) sur le front ukrainien... ou ailleurs. Comme l'écrit ici un lecteur d'Erwan Castel (21.9.22 à 15:40) : "Il faudra voir, comme toujours avec la Russie, si la montagne n'accouchera pas d'une souris..."


27 septembre 2022 - Les référendums en vue du rattachement à la Fédération de Russie ont eu lieu en RPD-RPL ainsi que dans la partie libérée des districts de Zaporojié et Kherson. Logiquement, une écrasante majorité* de la population (russe) de ces territoires se prononce pour le retour au bercail. Reste à savoir si Poutine va donner suite. Rien ne l'oblige à le faire, il pourrait très bien "négocier un compromis" avec ceux contre qui il ne fait pas la guerre... Quoi qu'il en soit, les pays de l'OTAN dénoncent "la supercherie des référendums". Pour eux, un vote régulier, c'est quand on vole douze millions de voix à son adversaire pour l'empêcher de conserver la Maison Blanche - ne parlons pas de régimes aussi démocrados que la France de Macrotte ou l'Ukraine issue du putsch de 2014...

* Respectivement 99, 98, 93 et 87%.


28 septembre 2022 - Réseau Voltaire : Le complexe militaro-industriel russe traverse une grave crise avec des implications sur la logistique et la maintenance des véhicules militaires.

Sabotage de NordStream 1 et 2, à 70 mètres de profondeur dans la Baltique, au large de l'île danoise de Bornholm. Ces gazoducs étaient hors service pour cause de boycott européen, mais encore remplis de gaz, lequel s'échappe maintenant à la surface de l'eau et va "climatiquement réchauffer" l'atmosphère comme du vulgaire CO2.

Les USA, auteurs probables de cet acte terroriste, accusent... la Russie. Début février 2022, trois semaines avant le coup d'envoi de la poutinerie ukrainienne, les ventriloques qui parlent pour Joe Bidon avaient fait déclarer à leur "président" gâteux : "Si la Russie envahit l'Ukraine, il n'y aura plus de NordStream. Nous y mettrons fin."  Mission accomplie...

Il y a quelques jours, il y avait eu des manifestations en Allemagne contre le suicide industriel du boycott gazier, notamment à Lubmin où se trouve le terminal NordStream. Tant que les gazoducs étaient intacts, le lobby américain craignait qu'ils ne soient remis en service en cas d'aggravation de la crise énergétique. Ce "danger" est désormais écarté.

Un député polonais du Parlement européen remercie les USA pour leur glorieuse action. Cela prouve bien - si besoin était - qu'il s'agit d'une guerre de l'OTAN contre la Russie.


30 septembre 2022 - A Moscou, Poutine signe les décrets d'incorporation des quatre nouveaux territoires à la Fédération de Russie. Pour devenir effectif, le rattachement nécessite la confirmation de la Cour constitutionnelle ainsi qu'un vote des deux chambres du Parlement fédéral, ce qui ne devrait pas poser de problème.


1er octobre 2022 - Tandis que le président fait un beau discours pour célébrer le rattachement des quatre nouvelles provinces, sur le terrain la débâcle russe se poursuit. Le secteur de Krasny Liman (en RPD), conquis à grand-peine fin mai et en partie reperdu début septembre, tombe définitivement, abandonné par la Russie à deux doigts de l'encerclement total. Question stratégie, rien n'a changé : l'idiot du Kremlin ne veut toujours pas se lancer dans une véritable guerre contre ses ennemis. Les ukronazis et leurs maîtres occidentaux se régalent...

Trois jours plus tôt, le 28 septembre, le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, avait declaré : "L'offensive ukrainienne à Krasny Liman est un échec". Bravo l'abruti, Poutine va sûrement te décorer...


3 octobre 2022 - A rapprocher des problèmes évoqués plus haut par le Réseau Voltaire (28.9.22) : le blogueur russe Cassad signale que selon un général membre de la Commission de la Défense de la Douma de Moscou, 1,5 million d'uniformes militaires destinés aux mobilisés ont disparu des centres de distribution de l'armée. On se demande ce qui est le plus bizarre dans cette info : le nombre de mobilisés ou la disparition - laquelle est apparemment chose courante dans l'armée russe où gabegie et corruption semblent aussi répandues que du coté ukrainien. Le problème de la Russie, c'est qu'elle n'a pas l'OTAN derrière elle pour remplacer instantanément toutes ses pertes matérielles et bien au-delà.

Mais le plus grave pour le moment serait plutôt sur le champ de bataille, à la fois à l'est de Krasny Liman et sur le front de Kherson, où de nouveaux "replis stratégiques" se préparent. Ce qui a disparu, ce ne sont pas seulement les uniformes, mais l'armée russe elle-même - sans parler de la stratégie, inexistante depuis le début.


5 octobre 2022 - Après promulgation de la loi correspondante, le rattachement des quatre nouveaux territoires est effectif, du moins sur le papier. RPD et RPL conservent leurs noms et leurs frontières englobant la totalité des anciens districts ukrainiens de Donetsk et Lougansk, y compris la partie occupée par le régime de Kiev. Pour ce qui est des districts de Zaporojié et Kherson, c'est seulement la partie libérée au 27 septembre qui est intégrée à la Russie.

Le fait qu'une attaque ukro-otanienne contre ces quatre entités constitue maintenant une attaque contre la Russie, ne change absolument rien à la situation. Au cours des mois précédents, les ukronazis n'ont cessé d'attaquer le territoire russe sans aucune réaction de la part de Poutine. Comme le signale ici Cassad, le président de la commission de la Douma mentionnée quelques lignes plus haut confirme que "tous les villages frontaliers de la région de Belgorod sont presque entièrement détruits".


6 octobre 2022 - Comme on peut le voir sur les cartes qui illustrent cet article d'Erwan Castel les forces russes reculent sur le front sud où elles ont perdu le secteur situé entre le Dniepr et l'Ingoulets au sud de la ligne Visokopole-Zolota Balka. Sur le front nord elles ont abandonné plusieurs localités de RPD et de RPL et sont menacées à Kreminna, juste avant Severodonetsk et Lissitchansk qu'elles avaient eu tant de mal à conquérir en juin-juillet - Carte de l'ensemble de la ligne de front.

Commentaire d'Erwan Castel : "Il serait quand même temps, maintenant que les territoires du front sont sanctuaire fédéral, que l'état-major russe se sorte les doigts du cul !..."  L'état-major a bon dos, c'est à Poutine qu'il faut dire ça. Sans son accord, les généraux ne prendront jamais l'initiative de détruire les centres névralgiques du régime de Kiev. Et Poutine, lui, a certainement passé un accord tacite avec les ennemis de la Russie pour ne jamais franchir la ligne rouge, leur ligne rouge. La seule question qu'on se pose encore à son sujet est désormais : con ou complice ?... Un peu des deux probablement...


8 octobre 2022 - Attentat terroriste otano-ukronazi sur le pont de Kertch qui relie les régions russes de Crimée et de Krasnodar. L'explosion d'un camion piégé cause au moins trois morts et d'importants dégâts matériels. La chose était prévue et annoncée depuis le 16.8.22 (voir plus haut).

Pour avoir une idée de la réaction probable côté russe, voir ce que Poutine a fait après la destruction de NordStream et le pilonnage de Belgorod (plus haut 28.9.22 et 5.10.22 respectivement) : nitchévo, nada, niente, que dalle...


10 octobre 2022 - Erwan Castel : La colère de l'ours !  Elle se manifeste par des frappes sur l'infrastructure énergétique ukrainienne un peu dans le genre de celles du 13.9.22 (voir plus haut). Pour savoir si la chose est sérieuse ou s'il s'agit, au contraire, d'une poutinade sans lendemain, il nous suffira de patienter 24 heures.

En Allemagne, surtout dans la partie orientale, les gens qui n'ont pas une télé à la place du cerveau descendent dans la rue, renouant avec la tradition des manifs du lundi. Quatre exemples parmi des douzaines d'autres : Berlin, Chemnitz et Leipzig (en Saxe), Sonneberg (en Thuringe). On ne proteste plus contre la covidarnaque et la vaccination obligatoire (provisoirement en veilleuse) mais contre l'hystérie russophobe et la guerre économique des "sanctions", contre la destruction de l'économie allemande au profit des USA, contre la "crise du gaz" et l'inflation galopante auto-provoquées (mais imputées l'une et l'autre à Poutine), contre les dizaines de milliards gaspillés pour les parasites ukrainiens alors que la population du pays doit se serrer la ceinture...


11 octobre 2022 - Dans cet article Paul Craig Roberts écrit : [Ce que vient de faire Poutine] "après l'attentat contre le pont de Crimée, c'est tout juste une tape sur les doigts des Ukrainiens. Si le Kremlin estimait que ces frappes font partie de la guerre, il les poursuivrait en les intensifiant, jusqu'à ce que les Ukrainiens le supplient à genoux d'accepter leur capitulation. Pour le moment, rien n'indique que le Kremlin ait l'intention de faire ce qu'il faut pour mettre fin à ce conflit avant qu'il ne dégénère en guerre totale avec l'Occident. L'intervention russe avec des troupes au sol n'était probablement pas nécessaire pour stopper l'agression ukrainienne contre le Donbass. Le Kremlin n'avait qu'à frapper les infrastructures civiles et militaires de l'ouest de l'Ukraine, en répétant ses attaques jour après jour jusqu'à ce que l'Ukraine se soumette ou soit détruite. De cette manière, le conflit n'aurait duré qu'une semaine sans aucune perte du côté russe..."


12 octobre 2022 - Après avoir échoué à faire condamner la Russie au Conseil de Sécurité pour le rattachement des quatre territoires (pour cause de veto russe), les Etats-Unis font adopter par l'Asemblée générale (où il n'existe pas de veto) une résolution sans valeur. Le résultat du vote est pratiquement identique à celui du 3.3.22 (voir plus haut) : 143 pour, 5 contre (Russie, Biélorussie, Syrie, Corée du Nord et Nicaragua), 35 abstentions.

Pour ce qui est des frappes russes sur les centres de décision ukrainiens, on peut toujours courir. C'est une chose que Poutine ne fera jamais. Vous n'y pensez pas, il risquerait de gagner cette guerre qu'il a promis à ses potes de faire durer le plus longtemps possible... Et si, comme Paul Craig Roberts le craint, la Russie est un jour "acculée" ou "contrainte" à la riposte nucléaire, on se doute bien que ce n'est pas Poutine qui aura appuyé sur le bouton. Comme pour tous les "massacres russes" passés, on se fera un plaisir de le faire pour lui et de lui en attribuer la paternité. En attendant, le crétin moscovite demande à "négocier"... avec Joe Bidon. Ils vont bien ensemble, ces deux-là. Ce n'est plus du spectacle, c'est du guignol...


15 octobre 2022 - Dans la région de Belgorod, selon le ministère russe de la Défense (Défense ?), une attaque contre un terrain militaire fait onze morts et quinze blessés parmi les recrues nouvellement mobilisées. On sait que les pilonnages et les attentats ukrainiens sont quotidiens dans cette région frontalière (voir plus haut 5.10.22). La veille, au dire du gouverneur local, c'est un poste de douane, un dépôt de carburant et une centrale électrique qui ont trinqué. Pendant ce temps, Poutine, dans une conférence de presse donnée à Astana (Kazakhstan) déclare que "pour le moment, des frappes supplémentaires contre des cibles ukrainiennes ne sont pas nécessaires, l'armée russe ayant d'autres objectifs..." Faisait-il allusion à une prochaine évacuation de Kherson ?...  Comme on dit en russe : Astana vista, baby !...


19 octobre 2022 - A Moscou, le général Sourovikine, à peine nommé chef des "opérations militaires spéciales" (il y en a donc plus d'une), annonce à l'adresse des naïfs qui le prenaient déjà pour un nouveau maréchal Joukov (vainqueur de la Deuxième Guerre mondiale) : "La situation est tendue... Les Ukrainiens amassent des forces en vue d'une offensive à grande échelle dans le secteur de Kherson... J'ai décidé l'évacuation organisée vers la rive gauche (sud) du Dniepr des habitants de quatre localités" [situées comme Kherson sur la rive droite (nord) du fleuve]. Question à mille roubles : quand l'évacuation des militaires va-t-elle commencer ?...

Le général demande aux civils de garder leur calme et de ne pas paniquer. Faites confiance au Grand Poutine, brave gens, il a la pêche et il sait ce qu'il fait. Et surtout, ne demandez pas qui est le vrai grand joueur d'echecs de ce tournoi.


24 octobre 2022 - Bombe sale, destruction du barrage de Kakhovka - Les jeux dangereux de l'Ukraine (Christelle Néant).  Au moins deux false flags ukrainiens sont ainsi en préparation: Comme tous les précédents, ils seront mis sur le compte de la Russie.

Tout cela n'est possible, évidemment, que parce que Poutine continue de dormir au lieu d'agir. Paul Craig Roberts revient ici sur le sujet, pour la énième fois - autant pisser dans un violon... La seule vraie question qui se pose est toujours la même : voir plus haut 6.10.22.


28 octobre 2022 - Blabla poutinien du jour - pleurnicheries en guise d'action. Un chef d'Etat qui pond un texte pareil dans la situation actuelle prouve qu'il est totalement à côté de la plaque et qu'il ne changera jamais, JAMAIS.


"Vaincu" il ne l'est pas encore, mais "con" oui. Pour preuve, ses élucubrations sur le ClimateShit.


On sait que les Américains, depuis le début de leur guerre contre la Russie par Ukraine interposée, utilisent les milliers de satellites "civils" Starlink d'Elon Musk pour assurer les communications de l'armée de Kiev et le guidage de ses drones et de son artillerie. Il existe pourtant un moyen relativement simple pour neutraliser ces satellites ; les Chinois viennent de le tester car ils savent qu'ils seront bientôt eux-mêmes impliqués. Poutine envisage-t-il de recourir à cette méthode de défense ?... Vous n'y pensez pas, ma chère !...


29 octobre 2022 - Erwan Castel : Série d'attaques de drones contre la base navale de Sébastopol en Crimée. Deux navires russes endommagés : une frégate lance-missiles et un dragueur de mines qui escortait les exportations céréalières ukrainiennes quittant Odessa. [Lesquelles exportations sont permises par l'imbécile du Kremlin en gage de "bonne volonté".] Les attaques en question ont été préparées et réalisées par les Britanniques. Seule réaction russe notable : une nouvelle "mise en garde" de Poutine, la 2456ème en huit mois. Au cas où l'OTAN n'en tiendrait pas compte, Vladimir le Terrible pourrait ordonner à son Peskov de service d'en formuler une 2457ème...


3 novembre 2022 - Deux articles de Pravda.ru :

Russian troops to be redeployed to left bank of Dnieper : Les troupes russes pourraient être redéployées vers la rive gauche (sud) du Dniepr. Des affrontements militaires sont en effet attendus au cours des prochaines semaines dans la ville de Kherson. C'est Kirill Stremousov, vice-chef de la nouvelle région russe, qui annonce la nouvelle. Et il ajoute que la situation sur la ligne de front n'est pas critique, que les forces russes ont repoussé toutes les attaques contre Kherson, et qu'il n'y a aucune grande concentration de toupes ukrainiennes sur la ligne de contact. Bref, tout va bien mais préparons-nous à déguerpir...

Decision on Kyiv made: It will be destroyed so that Russians do not take it : Le régime de Kiev a pris la décision de détruire Kiev pour que les Russes ne puissent pas s'en emparer. La population commence déjà à en baver, mais tout va encore empirer : plus d'électricité, plus de chauffage, plus d'eau courante, plus d'évacuation des eaux usées, plus de nourriture, etc...  Bon, c'est un peu gênant quand on ne s'appelle ni Zelenski ni Klitchko, mais l'important ce sont quand même ces armes sophistiquées qui arrivent jour après jour des pays de l'OTAN, sans que ce con de Poutine ne remue le petit doigt pour stopper les livraisons. Mot d'ordre de la Pravda : Pour sauver des vies, capitulation immédiate de Zelenski !... Rendez-vous est pris pour le 24 février 2023 (Jour Z + 365). On verra alors ce qu'il en est....


9 novembre 2022 - Comme prévu (voir quelques lignes plus haut) l'armée russe se retire de Kherson - article d'Erwan Castel.  Après Kiev, Tchernigov, Soumy, Kharkov, Balaklaïa, Izioum, Koupiansk, Krasny Liman et Kherson, quelles autres villes et régions Poutine va-t-il prochainement abandonner ?... Marioupol, Donetsk, Lougansk, la Crimée ?... La justification sera toujours la même. Comme dit le vaillant général Sourovikine : trop de bombardements ukrainiens, la vie de nos gens est en danger, l'option la plus simple est d'organiser la défense sur l'autre rive du fleuve... Il suffira à l'avenir de remplacer Dniepr par autre chose : Don, Volga, Moscova, Bérézina, à vous de choisir... (Poutine a déjà choisi, mais il n'a pas encore informé la Pravda...)


DÉJÀ RIGOLÉ AUJOURD'HUI ?


12 novembre 2022 - Sur la rive gauche (sud) du Dniepr, où ils venaient juste de "prendre des positions avantageuses" (sic), les Russes abandonnent les environs de Kakhovka - et voilà, ça n'a pas traîné et ce n'est qu'un début...

Sous Staline, le gland Poutine (comme disent les Chinois) aurait terminé sa carrière avec une balle dans la nuque. En 2022, ce n'est plus possible car ça ferait trop de peine à ses chers partenaires occidentaux. Ils ont encore besoin de lui pour détruire la Russie...


16 novembre 2022 - Non-évènement du jour : une provocation ukrainienne basée sur un faux tir de missile russe contre un village polonais proche de la frontière et destinée à entraîner l'OTAN dans une guerre totale contre Moscou, fait long feu - détails.  T'inquiète, Zelenscon, ce sera pour la prochaine fois...


23 novembre 2022 - Plus de lumière, plus d'eau et bientôt plus de chauffage (Moon of Alabama)

Bizarrement - ou pas - les deux camps s'accordent à dire que l'infrastructure énergétique ukrainienne a été en grande partie détruite par les frappes russes - alors qu'en temps normal le régime de Kiev prétend systématiquement le contraire de ce qu'avance Moscou, et inversement. Il n'est pas impossible que les uns et les autres exagèrent pareillement : Moscou, pour atténuer la mauvaise impression laissée en Russie par neuf mois d'opération spécialement foireuse ; Kiev, pour soutirer encore plus de milliards et d'aide politique à ses patrons occidentaux. Côté ukrainien la chose semble fonctionner, côté russe rien n'est sûr...



À VO(LODY)MYR CE MEC
dans son bureau chauffé à 24° :

"Au secours...  Poutine veut nous faire crever de froid...
Envoyez-moi immédiatement 300 milliards d'euros pour acheter des vêtements chauds.
Virement direct à mon compte aux Îles Caïmans. Allez hop, exécution !...
"




CE N'EST QUE LA PHASE 1, BRAVES GENS...

Pour savoir ce que sera la phase 2, voir plus haut.


1er décembre 2022 - Depuis sa dernière attaque "massive" du 23.11.22, Poutine se repose. Il faut bien laisser aux ukronazis le temps de réparer l'infrastructure énergétique soi-disant démolie. Les dégâts ne devaient pas être trop graves, vu qu'au bout d'une semaine il y a de l'électricité pratiquement partout. Et pour ce qui est des ponts et des centres de commandement, ils n'ont été détruits, apparemment, que dans l'imagination de Mike Whitney. Le mieux à présent, c'est d'attendre la phase 2 - mais pas avant Noël s'il vous plaît...


3 décembre 2022 - En guise de cadeau de fin d'année aux Français, Macrotte annonce des coupures d'électricité pour 2023. Bien sûr, c'est la faute à Poutine, puisque c'est lui qui a débranché nos centrales nucléaires après avoir négligé de les entretenir, et que c'est lui également qui refuse de nous fournir de l'énergie. Pour éviter tout cafouillage éventuel, le locataire du Palais de l'Enculysée est allé consulter Joe Bidon à Washington pour s'assurer que tout était conforme au scénario. Ce qui, soit dit en passant, montre bien le niveau de l'un et de l'autre de ces "chefs d'Etat" (niveau Poutine moins 4) .

En Allemagne, le chancelier Schmolz y va aussi de son petit cadeau à la populace. A partir de 2023, les compagnies de gaz et d'électricité n'auront plus le droit de relever leurs tarifs... à moins qu'elles prouvent que cette mesure est justifiée. De la sorte, certaines augmentations seront (peut-être) corrigées : au lieu de 250%, la hausse sera de seulement 248.

Cerise sur le gâteau : histoire de faire grimper le prix de l'essence autant que celui du gaz et de l'électricité, les pays occidentaux (poussés par l'Allemagne aux ordres des USA) décrètent un plafonnement du prix du pétrole russe. Moscou dit niet... en attendant de trouver une excuse pour dire da. Ne demandez surtout pas pourquoi les Russes, après des mois et des mois de guerre économique, fournissent encore du pétrole à leurs ennemis sans même être sûrs de se faire payer.


5 décembre 2022 - A Moscou, le ministère de la "Défense" signale deux attaques de drones ukrainiens contre des bases militaires russes : la première à Engels (rive est de la Volga, face à Saratov à 700 km de Donetsk), l'autre à Diaguilevo dans le district de Riazan (au sud-est de la capitale, à 750 km de Donetsk). En plus des dégâts matériels "légers", on déplore trois morts et quatre blessés. Comme d'habitude, le communiqué officiel est passablement tordu et minimise l'importance de cet "incident". C'est la première fois (mais sans doute pas la dernière) que les ukronazis frappent la Russie en profondeur. Ils auraient pu aussi bien attaquer directement le Kremlin (même distance), assurés de l'absence de réponse sérieuse de la part de Poutine.


6 décembre 2022 - On apprend que les engins utilisés pour les attaques de la veille étaient des drones de reconnaissance Tu-141 de l'époque soviétique (années 1970) transformés en drones kamikazes volant à basse altitude et indétectables par la DCA russe. Profitant de leur avantage, les Ukrainiens remettent ça 24 heures plus tard, frappant cette fois des cibles situées à une centaine de kilomètres de la frontière (dépôt pétrolier de Koursk, usine de Briansk, base de Belbek près de Sébastopol en Crimée). Réaction russe : euh... euh...

Et on ne parle même pas des bombardements sur Donetsk (huit civils tués aujourd'hui). Ils sont si fréquents depuis 2014 qu'ils passeraient presque inaperçus. Etant incapable de protéger Saratov, Riazan, Sébastopol, Koursk, Briansk et Belgorod, il serait surprenant que Poutine puisse protéger Donetsk. Et puis il faudrait qu'il le veuille...


8 décembre 2022 - Le colonel russe Igor Strelkov (mentionné de multiples fois sur cette page et sur la précédente) refait parler de lui. Il avait été pionnier de la rébellion du Donbass en avril 2014, puis défenseur malheureux de Slaviansk (lâché par le Kremlin) jusqu'en juillet de la même année, et enfin éphémère ministre de la Défense de la RPD jusqu'à son rappel par Moscou en août 2014. Après avoir troqué sa kalach contre un ordinateur, il s'était mis à bloguer (en russe), critiquant souvent Poutine (sans le nommer) pour son manque de soutien à la cause novorusse. En octobre 2022, Strelkov a été autorisé à se rendre sur le front dans le Donbass, ce qui n'était pas sans danger pour lui, car sa tête est mise à prix par le régime ukronazi.

Quelques semaines plus tard, comme le signale ici SouthFront, Strelkov est de retour à Moscou, apparemment exclu pour des raisons inconnues (mais faciles à deviner) de la milice de RPD où il était affecté. Quoi qu'il en soit, il donne ses impressions personnelles sur son séjour au front, et même s'il lui est impossible de tout dire, le rapport qu'il fait en termes très généraux est assez lugubre. Il y est question d'une "profonde crise de planification stratégique" et de "troupes qui combattent par pure inertie, sans avoir la moindre idée des buts stratégiques ultimes de la présente campagne militaire, et qui s'efforcent de deviner ce que veut le commandement avec ses plans à la fois vagues et grandiloquents pour la mise en place d'une 'ligne Sourovikine', sorte de mini-ligne Maginot coûteuse et inutile..."

"Les soldats et officiers de l'armée russe ne comprennent pas pourquoi ils se battent. Dans quelles conditions la victoire peut être remportée, ou même tout simplement dans quelles conditions la guerre peut se terminer, est pour eux un mystère. Les autorités de la Fédération russe sont incapables de leur expliquer cela, car pour elles, fixer un objectif clair pour l'opération spéciale équivaut à limiter leur marge de manœuvre, c'est-à-dire à perdre la possibilité de déclarer que les objectifs sont atteints au moment qui leur convient. Je rappelle encore une fois l'existence de ce désir passionné [des autorités] de 'se réconcilier avec les partenaires' [occidentaux], ce qui explique qu'on continue de prendre des mesures qui démoralisent la société et l'armée... Conséquence : apathie, moral en baisse, accomplissement mécanique, 'pour la forme', des tâches fixées, sans véritable intérêt pour le résultat...  Je n'attends rien de bon sur le front dans les semaines à venir..."


9 décembre 2022 - Fin d'un secret de Polichinelle vieux de huit ans : dans une récente interview, l'ancienne chancelière allemande Angela Merkel a "avoué" que les accords de Minsk n'étaient qu'une ruse pour renforcer les capacités militaires offensives de l'Ukraine et endormir la méfiance de la Russie. Réaction de Poutine : il se montre profondément déçu. Le pauvre !... Il ne pouvait pas se douter... Pour cela, comme dirait l'autre, il eût fallu qu'il l'eût lu, ce fameux texte (voir plus haut 12.2.15) de même que la réponse des combattants du Donbass (également plus haut 9.9.14).

Mais bien sûr, Poutine connaissait tout cela. Il n'a pas été trompé par ses "partenaires" occidentaux, il les a aidés à tromper ses compatriotes.


10 décembre 2022 - Comme chaque jour (et chaque nuit) tirs de missiles ukrainiens sur Donetsk, mais aussi sur Gorlovka (un peu plus au nord en RPD) et sur Melitopol (district de Zaporojié, entre Marioupol et Kherson - carte).

Vu sur Telegram :

Malheureusement, la comédie est loin d'être finie. Il n'y aura pas de nouveau Staline, le vieux Poutine restera jusqu'au bout. Et si quelqu'un fait preuve d'obstination suicidaire (par excès de passivité), c'est bien lui. Il capitule en permanence depuis 2014, et surtout depuis février 2022. Pas encore sans condition, mais ce n'est qu'une question de temps...


13 décembre 2022 - Quelques jours après avoir annoncé qu'il allait "libérer la Crimée avant Noël", Zelenscon conseille à Poutine de retirer ses troupes "d'Ukraine" d'ici la fin de l'année. Réponse officielle de Moscou :


(source : Erwan Castel sur Telegram)

Alors que le porte-parole d'un gouvernement russe digne de ce nom aurait conseillé au taré de Kiev de consulter un psychiatre, Peskov, lui, se place sur le même terrain que Zelenscon. Son "démenti" reconnaît explicitement que les troupes russes sont "en Ukraine" (la Crimée, la RPD, la RPL et les deux autres nouveaux territoires ne font donc plus partie de la Russie). De plus, Peskov laisse entendre que ce "démenti" n'est valable que jusqu'à la fin de l'année. Il ne faudra donc pas s'étonner si le retrait russe (la capitulation définitive) intervient en 2023.  Quant au second point de ce lamentable communiqué, il prouve que Poutine place au-dessus de tout la recherche d'un "accord de paix" avec ses ennemis, un "Minsk 3" qui fonctionnera aussi bien que "Minsk 1" et "Minsk 2" - Angela Merkel le lui a promis.

Quand on sait qu'un vainqueur - ce que Poutine serait aux yeux de ses fans - ne supplie jamais le vaincu de négocier avec lui, on peut facilement deviner comment cette triste affaire va se terminer. La grande inconnue reste la date à laquelle cela va se produire.



Un titre récent de Donbass Insider :



Le texte suivant serait plus approprié :



Ou mieux encore :


Le choix qui s'offre aux Russes : pleurnicher ou ouvrir les yeux...


22 décembre 2022 - Résultat dix mois après le début de l'opération bidon du Grand Poutine :

1 - On voit malheureusement que la voiture de service avec chauffeur dont sont dotés les chefs de villages russes ne les met pas à l'abri des mauvais coups terroristes. Pas plus que le prénom ukrainien Andriy, l'équivalent russe étant Andreï.

2 - Bien sûr que NON, et c'est bien là le problème.


25 décembre 2022 - Pour montrer à quel point son opération spéciale se porte bien, Poutine déclare qu'il est prêt à négocier une solution acceptable. Ce n'est pas nouveau (voir quelques lignes plus haut 13.12.22) et c'est toujours aussi lamentable. En guise de réponse, le régime ukronazi attaque une nouvelle fois la base russe d'Engels à 700 km à l'intérieur du pays (voir plus haut 5.12.22). Bilan : trois morts.

L'offensive d'hiver, destinée à remplacer celle d'automne (saison de la gadoue et des arbres effeuillés), va sans doute être annulée elle aussi. Il est tellement plus agréable de capituler au printemps... Et puis, maintenant que le mollusque du Kremlin a téléphoné à son pote Satanyahou pour le féliciter de sa énième victoire électorale de ces derniers mois, il est probable qu'il a reçu par la même occasion de nouvelles instruc-sion-s concernant la marche à suivre (marche arrière évidemment).


"Si tu acceptes une solution favorable à
mon co-élu de Kiev, je lui demanderai de
t'apprendre à jouer du piano à queue...
"



BRAVO !

Au Parlement slovaque, à Bratislava, il y a encore des patriotes :

Un député arrache le torche-cul ukraignos qui souillait la tribune
et, dans la foulée, la muselière d'un covidiot ukronazi.
(vidéo 11 s)


30 décembre 2022 - Pour terminer en beauté cette année spéciale 2022, Poutine prend enfin une mesure courageuse :


(source)

Le maître du Kremlin sanctionne les dirigeants des Etats hostiles à la Russie en les privant de ses bons vœux pour l'année spéciale 2023 : du jamais vu !... La Pravda donne la liste des 22 chanceux officiellement honorés par le Grand Vlad. Parmi eux : tous ses alliés (ou apparentés) plus Erdoğan, Bolsonaro (qui n'est plus président pour cause de fraude électorale) et, seul chef de gouvernement d'un pays de l'UE, le Premier ministre hongrois Orbán. Egalement dans le carnet d'adresses de Poutine : Berlusconi et Schröder, qui ont eux-mêmes pris pas mal de coups pour avoir refusé de le condamner.

Il paraît aussi (mais ça le journal russe ne le dit pas) que Macrotte a chialé de dépit en voyant que Poutine le punissait aussi durement...



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Guerre économique, financière et monétaire contre la Russie






CARTES :

Ukraine - carte d'ensemble

La Nouvelle-Russie

Ukraine - Crimée - Donbass

Ukraine - Retour vers le futur ?
En rouge sur la carte : la Nouvelle-Russie - En bleu : la Petite Russie (avec Kiev)
En vert : la Ruthénie subcarpatique - En orange : l'Ukraine proprement dite

Evolution de la situation militaire - jusqu'au 24 août 2014, voir page précédente :
6 juillet    7 juillet    13 juillet    21 juillet    23 juillet    28 juillet    2 août    8 août    10-11 août
13 août    15-16 août    17-18 août    18-19 août    21 août    22 août    24-25 août

A partir du 25 août 2014, voir plus haut sur cette page :
25-26 août 2014    27 août    28-29 août    31 août    1er-2 sept.    3 sept.    4-5 sept.    8 sept.    10 sept. 2014
14 sept. 2014    16 sept.    19 sept.    20-21 sept.    27 sept.    1er oct.    3 oct.    4 octobre - zone tampon    6 oct. 2014   
12-13 oct. 2014    16-17 oct.    20 oct.    23 oct.    29 oct.    31 oct.    3-4 nov.    11 nov.    20 nov.    23 nov.    4 déc. 2014
16 janv. 2015    2 févr.    5 févr.    11 févr.    17-18-20 févr.

Donbass - RPD et RPL - cartes très détaillées, en russe
(1 carré bleu ou noir sur la carte = 4 x 4 km sur le terrain) :
1) Donetsk - partie nord - voir éventuellement ici
2) Donetsk - partie sud - voir éventuellement ici
    3) Lougansk - partie nord - voir éventuellement ici
   4) Lougansk - partie sud - voir éventuellement ici

Les deux républiques (en jaune sur la carte) ont ensemble
une superficie d'environ 16.000 km² (la moitié de la Belgique)






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