CRIMES ET AGRESSIONS

- Les mains sales -



(écrit à partir de 2002)



Bombes à fragmentation    Bombes de 15.000 livres    Bombes incendiaires
Bombes au tungstène    Obus à l'uranium

Massacres de prisonniers, torture et camps de concentration

Les douze salopards de la junte Bush   dont   Paul Wolfowitz ,   Richard Perle ,   Colin Powell   et   John Ashcroft

Criminels de guerre 2011 - Douze salopards de plus

Guerres et agressions militaires depuis 1945




L'Irak a son My Lai. Il a pour nom Makr Al-Deeb : The Wedding Party Massacre  par Neil Mackay (Sunday Herald).

(Le 19 mai 2004, à 3 heures du matin, l'armée américaine lance une violente attaque aérienne contre Makr Al-Deeb, une minuscule localité de l'ouest irakien, où les villageois dorment paisiblement après avoir fêté un double mariage. Quand les survivants sortent en courant de leurs maisons bombardées, les GIs les attendent pour les exterminer, puis ils détruisent les maisons restées debout. Une fois les tueurs repartis, on dénombre 42 morts, dont onze femmes et quatorze enfants ; il n'y a que peu de rescapés.)


CRIMES DE GUERRE :

Juridiquement, on fait la distinction entre crimes de guerre et crimes contre l'humanité: les premiers sont dirigés contre des combattants et commis en violation des "lois de la guerre"; les seconds ont pour victimes des populations civiles. Sur le terrain, la différence est secondaire. Pour simplifier nous n'utilisons que l'expression crimes de guerre.

La guerre, en soi, constitue déjà un crime, à plus forte raison s'il s'agit d'une guerre d'agression dirigée contre des populations civiles (voir le bilan des bombardements en Afghanistan et en Irak). Mais le crime est plus ignoble encore lorsque l'agresseur utilise des armes particulièrement perverses spécialement conçues pour causer de lourdes pertes humaines.

  • Bombes à fragmentation

    En explosant au-dessus du sol, la "cluster bomb" libère des centaines de bombes plus petites - les "bombelettes" - qui explosent elles-mêmes en touchant le sol. Une bombe à fragmentation supprime toute vie humaine dans un rayon de 150 à 300 mètres et mutile ses victimes au-delà de cette distance. Comme toutes les "bombelettes" qu'elle contient n'explosent pas immédiatement, le périmètre bombardé présente après l'attaque les mêmes dangers qu'un champ de mine. L'explosion peut se produire des mois ou des années plus tard. Au Laos, où ces bombes ont été larguées pour la première fois vers 1975, on compte encore aujourd'hui de nouvelles victimes civiles, spécialement des enfants sans méfiance. La bombe à fragmentation a pour but principal de tuer et de mutiler les populations pendant et après le conflit. Son utilisation est en fait interdite par une convention internationale, au même titre que les mines anti-personnelles. Mais Washington refuse de ratifier cette convention, et se fout d'ailleurs de toutes les conventions quelles qu'elles soient. Seule compte la loi du plus fort...

    Ajoutons que les bombelettes en question ont la même couleur jaune que les rations alimentaires que les Américains ont largué par endroits à des fins de propagande. Les agresseurs eux-mêmes "mettent en garde" les populations contre le risque de confusion qui en résulte. On voit ça d'ici: «Attention, attention, si vous n'avez pas eu la tête fracassée par la chute d'un paquet jaune, et si l'infect beurre d'arachide, à consommer de préférence avant janvier 1997, ne vous a pas encore empoisonné, alors soyez prudent, une des bombes à fragmentation que nous n'utilisons pas, malgré ce qu'en disent ces menteurs de talibans, risquerait de vous déchiqueter.»


  • " J'accuse ! "
    Cynthia McKinney (députée démocrate de Géorgie) devant une commission du Congrès
    sur la guerre en Afghanistan - octobre 2001
    (Pour la punir de son audace et sanctionner ses prises de position pro-palestiniennes,
    les enragés du lobby sioniste ont empêché sa réélection en 2002. Elle a pu récupérer son siège en 2004 mais l'a reperdu en 2006.)

  • Bombes de 15.000 livres

    Les criminels de guerre de Washington utilisent également contre les populations civiles des bombes de sept tonnes de type BLU-82. Ces bombes composées d'un mélange de nitrate d'ammonium et de poudre d'aluminium provoquent, quand elles explosent, une tempête de feu calcinant tout ce qui se trouve dans un rayon de 600 mètres et consumant tout l'oxygène de l'air. L'onde de choc est ressentie à plusieurs kilomètres à la ronde. Le vide créé à cette occasion fait éclater les organes internes de quiconque est à proximité. Déjà utilisé au Vietnam et en Irak, cet outil d'extermination constitue la plus grande bombe non nucléaire existant au monde. Les tueurs de l'US Air Force l'ont baptisée faucheuse de marguerites.

    En mars 2003, peu avant l'agression contre l'Irak, le Pentagone fait tester en Floride une bombe plus puissante encore (bombe MOAB de 9,5 tonnes).




  • Bombes incendiaires

    Ces bombes au phosphore blanc, similaires aux bombes au napalm lancées contre les populations vietnamiennes, ont été utilisées en Irak en mars-avril 2003 - détails - puis de nouveau en 2004, lors du massacre de Falloudja. En janvier 2009, l'armée israélienne en a fait un usage systématique pendant la guerre de Gaza.




  • Bombes au tungstène

    Autre "nouveauté" de la guerre de Gaza : la bombe au tungstène ou DIME (Dense Inert Metal Explosive). Si l'on en croit l'auteur de l'article "tungstène" sur Wikipédia, il s'agit d'un "nouvel armement très performant pour détruire une cible humaine tout en causant des dégâts dans un rayon très limité de quelques mètres".  Ou, comme dit un autre pervers à la rubrique "DIME" : "Ces armes sont particulièrement utiles dans le cadre d'une guerre asymétrique*, puisqu'elles permettent à une armée de frapper des cibles limitées, y compris dans des zones de forte densité."  Par exemple 1.400 civils dont 460 enfants dans un ghetto de 1.500.000 habitants. Très utile et très performant lorsqu'on est une ordure sioniste...

    * Phrase particulièrement idiote, vu que dans une guerre asymétrique, l'agresseur dispose de toutes les armes voulues, alors que la résistance doit se contenter d'armes archaïques et inefficaces.

    L'explosif de la bombe DIME contient une poudre très dense composée de tungstène (plus de 90 %), de cobalt, de nickel et de fer. "Les bombes de ce type créent des dommages très importants sur la matière vivante et les tissus mous (derme, muscles et os, constitués essentiellement d'eau). Les blessures provoquées sont quasiment incurables et conduisent généralement à l'amputation. Effet connexe, la contamination de l'organisme par ces métaux lourds favorise l'apparition de cancer chez les survivants." (toujours Wikipédia). Autrement dit, le but de cette arme terroriste est de mutiler et de contaminer "les cibles humaines".


  • Obus à l'uranium

    Ces projectiles sont de longs et fins cylindres d'uranium 238 taillés en forme de flèche. L'uranium 238 (ou uranium appauvri) est un déchet de l'industrie nucléaire civile ou militaire. Nettement moins radioactif que l'uranium 235 (enrichi) fabriqué par celle-ci aux fins d'utilisation dans les centrales ou les bombes, l'uranium appauvri présente "l'avantage" de ne rien coûter.

    Lancés à très grande vitesse, ces obus n'explosent pas lorsqu'ils percutent leur objectif. Mais leur extrême dureté et la violence de l'impact font qu'ils traversent les plus épais blindages. Sous le choc, la pointe de la flèche se vaporise, de même que le matériau qu'elle a traversé. Il se forme donc autour du point d'impact un nuage aérosol d'uranium qui est inhalé par les personnes qui se trouvent à proximité.

    La poussière d'uranium se dépose dans les poumons avant de s'infiltrer peu à peu dans l'organisme. Les victimes peuvent également être blessées par des éclats qui produiront un effet identique de diffusion de l'uranium dans le corps. L'uranium 238 est à la fois un métal toxique qui cause diverses maladies graves des reins, du système nerveux, des os et des articulations, et un produit radioactif. Même si le rayonnement émis n'est pas comparable à celui de l'uranium enrichi, les effets de l'irradiation (cancer, enfants handicapés...) se font sentir après plusieurs mois ou plusieurs années.

    Les armes à l'uranium sont particulièrement perverses, car leur danger ne se limite pas au moment de l'impact; une inhalation ou contamination peut survenir bien plus tard pour des personnes qui respirent les poussières sans équipement de protection. Ce qui est presque toujours le cas, puisque rien ne permet, à première vue, de distinguer une attaque à l'uranium d'une attaque "classique". En Irak (1991) et en Yougoslavie (1999), les obus à l'uranium ont été utilisés en grande quantité, causant de nombreuses victimes parmi la population civile sans méfiance et même parmi les soldats alliés qu'on avait négligé de prévenir.*

    * Une des victimes est le journaliste belge Michel Collon. L’inhalation de substances radioactives durant l’un de ses séjours en Irak ou en Yougoslavie a provoqué chez lui un cancer des reins. Lire ici son interview.

    Bien que chacun puisse se convaincre de l'ampleur des atrocités commises, les menteurs de service nient avoir fait usage de ces armes en Afghanistan et en Irak.

    En 2003, il semblerait qu'ils aient lancé 1.000 à 2.000 tonnes d'obus à l'uranium contre les populations civiles irakiennes. Quand la presse US en parle, ce qui est très rare, elle s'inquiète surtout pour les pauvres mercenaires américains condamnés à mourir à petit feu : Death By Slow Burn - How America Nukes Its Own Troops - un article de l'Idaho Observer.

    Depleted Uranium: The Trojan Horse of Nuclear War  par Leuren Moret.

    Les impacts de l'uranium appauvri dans le monde  par Arun Shrivastava (traduction de Pétrus Lombard).

    Stephen J. Morgan pense que Les États-Unis ont utilisé une bombe à neutrons pour s'emparer de l'aéroport de Bagdad, en avril 2003 - détails (un article paru en février 2008 sur le site de Michel Collon).


Massacres de prisonniers, torture systématique et camps de concentration

Le 25 novembre 2001, des centaines de prisonniers talibans qui s'étaient rendus la veille lors de la chute de Kunduz, sont massacrés dans la forteresse de Qala-e-Janghi, près de Mazar-i-Sharif, sous prétexte d'avoir tenté une "révolte" - comme si des combattants venant juste de déposer les armes allaient reprendre la guerre à mains nues 24 heures plus tard. C'est à l'aide d'hélicoptères de combat de type AC-130 que les tueurs américains font le plus gros de la "besogne", laissant à leurs alliés le soin de "s'occuper" des blessés et des survivants. Beaucoup de prisonniers morts sont retrouvés les mains liées dans le dos; il y a très peu de survivants.

Même le gouvernement pakistanais, pourtant très docile vis-à-vis des Etats-Unis, condamne cet acte et exige le respect de la charte des Nations-Unies sur le traitement des prisonniers de guerre. Déjà quelques jours auparavant, l'Alliance du Nord avait assassiné - sans aide américaine - plusieurs centaines de ses ennemis talibans qui venaient de capituler.

Si l'affaire de Qala-e-Janghi intéresse les médias occidentaux, c'est moins pour le massacre qui y a été perpétré que parce que le sort de deux ressortissants US s'y est joué. L'un d'eux, Mike Spann, un agent de la CIA, a sans doute été tué par les tirs américains au cours de l'attaque - mauvaise coordination entre tueurs et tortionnaires. Bien entendu, il est présenté partout comme une victime des talibans et fait donc figure de héros national. L'autre Américain, John Walker Lindh, fait partie des prisonniers survivants. Converti à l'islam, il combat depuis quelque temps dans les rangs des talibans. On l'accuse de trahison - alors qu'il n'a jamais ni trahi ni attaqué son pays; c'est au contraire l'armée de celui-ci qui est venue l'agresser en Afghanistan. On lui reproche en outre le meurtre de Mike Spann. Compte tenu de l'hystérie générale qui règne aux Etats-Unis, il risque la peine de mort.   [Finalement en octobre 2002, Walker, à l'âge de 21 ans, est condamné à 20 ans de prison, à la suite d'un sordide chantage. Pour échapper à la peine capitale ou à la prison à vie, il est contraint de plaider "coupable" d'avoir "rendu des services aux talibans". Rendre service aux talibans, le gouvernement américain a-t-il fait autre chose jusqu'au printemps 2001 ?]

Selon le New York Times du 11 décembre, des centaines d'autres prisonniers talibans sont morts asphyxiés dans des conteneurs métalliques sans aération au cours de leur transport de Kunduz à Sheberghan. En juin 2002, un documentaire filmé réalisé par le journaliste britannique Jamie Doran donne des détails et présente des témoignages sur ces massacres. Il y a eu en réalité 3000 victimes, mortes non seulement d'asphyxie mais aussi tuées par balles, les massacreurs du général Dostoum ayant tiré à travers les conteneurs "pour que les prisonniers puissent respirer par les trous". Ce crime de guerre s'est déroulé sous les yeux et avec l'approbation des Américains.

Par ailleurs, il faut signaler que Donald Rumsfeld, ministre américain de la "Défense", a donné l'ordre à ses unités spéciales de ne pas faire de prisonniers, ce qui constitue également un crime de guerre selon la Convention de Genève de 1949.

Les commandos US appliquent même parfois la directive Rumsfeld au détriment de leurs "alliés". Ainsi, fin janvier 2002, ils attaquent le village d'Oruzgan, dans l'est de l'Afghanistan, et tuent "par erreur" 17 Afghans anti-talibans. Au moins deux des victimes sont retrouvées les mains liées dans le dos. Les hommes avaient été faits prisonniers avant d'être liquidés. D'autres "alliés" ayant échappé au massacre, mais retenus durant plusieurs semaines, ont fait état des sévices subis pendant leur captivité.

Il y a parfois des exceptions. Semblables en cela aux Romains qui épargnaient certains de leurs captifs pour les jeter plus tard en pâture aux fauves, les crimimels de guerre de Washington ont fait transférer à Guantánamo Bay, la base militaire qu'ils occupent illégalement à Cuba, 600 combattants islamistes encore en vie. Ils seront utilisés pour assouvir l'appétit de "vengeance" inoculé depuis le 11 septembre à 250 millions de crétins crédules. Le prétendu crime de ces prisonniers : avoir été talibans ou "membres d'Al-Qaïda", ce qui - rétroactivement - est passible de la peine de mort. Les tueurs du Pentagone leur refusent le statut de prisonniers de guerre.

Voici quelques photos documentant les conditions de transport et de captivité de ces hommes.
Lire aussi : A U.S. Gulag For Children - des enfants de 13 ans à Guantánamo.

Le film The Road to Guantánamo de Michael Winterbottom (Grande-Bretagne - 2005) donne une petite idée, bien faible il est vrai, des méthodes fascistes utilisées par les criminels de Washington.

Le témoignage d'un prisonnier australien : David Hicks details abuse in Guantánamo Bay

Mais le camp de concentration de Guantánamo n'est pas le seul qu'aient établi les Américains. Des bagnes et centres de torture similaires existent aussi à Bagram (Afghanistan) et dans l'île de Diego Garcia, un territoire britannique de l'océan Indien mis à la disposition de Washington par son vassal londonien.

Lire également cette enquête du Réseau Voltaire : Les Etats-Unis rétablissent la torture

Quant à l'Irak, on sait que la torture y est pratiquée quotidiennement, tant par les Américains que par les Britanniques. Mais jusqu'à ce que le scandale du camp d'Abou-Ghraïb éclate au grand jour, en avril 2004, la presse était très discrète sur le sujet.

Un rapport du Center for Economic and Social Rights : Les crimes de guerre de l'administration Bush en Irak.

En décembre 2004, Cuba remet vertement à leur place les donneurs de leçons de la junte américaine : Fascistas - made in USA.

Quelques mois plus tard, en mars 2005, 60 Minutes, une émission de la CBS, confirme ce que tout le monde savait déjà (sauf les Américains) : les Etats-Unis font appel aux services de pays "amis" pour arracher des aveux sous la torture aux "terroristes d'Al-Qaïda". La CIA dispose même d'un Boeing 737 qu'elle utilise exclusivement pour effectuer les transports de prisonniers d'un centre de torture à l'autre. Parmi les pays tortionnaires, on compte la Jordanie, l'Egypte, le Maroc, l'Ouzbékistan et, jusqu'à une date récente, la Syrie. Inutile de mentionner Israël, tant la chose est évidente... Fin 2005, on apprend que la Pologne (membre de l'U.E.) et la Roumanie (candidat) figurent également sur la liste. En Pologne, un des centres de torture se trouve à Stare Kiejkuty, une petite localité située dans la région d'Olsztyn, en Mazurie (nord-est du pays).

Mais il ne s'agit là que de la partie visible de l'iceberg. En fait, comme il sera révélé plus tard, la CIA utilise toute une flotte d'appareils "privés" et ce, avec la complicité de presque tous les gouvernements européens, y compris ceux de pays "opposés à la guerre" comme la France ou l'Allemagne, ou "neutres" comme la Suisse. L'Etat voyou de Washington et ses complices kidnappent et torturent à tour de bras, en toute impunité. Le goulag américain est partout.

Fin septembre 2006, le Congrès US vote une loi autorisant officiellement certaines formes de torture, celles qui occasionnent "seulement" des "souffrances sérieuses" ("serious pain"), par opposition aux "souffrances aiguës" ("severe pain") - vive la différence. En cas de doute, c'est le "président" qui décide. Ce texte supprime "légalement" l'habeas corpus (présomption d'innocence et possibilités de recours) pour les prisonniers politiques victimes de la "guerre au terrorisme" et entre en vigueur avec effet rétroactif. C'est la fin officielle de l'état de droit qui, de toute façon, n'était plus pratiqué dans ce domaine depuis bien des années.

Torture psychique : comme le signale Naomi Klein dans son livre The Shock Doctrine (2007), les tortionnaires américains recourent de préférence à cette forme de "traitement" qui consiste à droguer les prisonniers au LSD ou au PCP et à les soumettre à un isolement total accompagné de privation sensorielle (visuelle et auditive) alternant avec des périodes de stress intense (agression sonore extrême, éclairage stroboscopique, chiens). La privation de sommeil, les électrochocs et les simulacres de noyade sont également courants. Beaucoup de victimes de ces tortures voient leur santé mentale totalement détruite et ne s'en remettent jamais.

En février 2008, le régime terroriste de Washington, responsable des attentats du 11 septembre, fait "juger" pour le crime qu'il a lui-même commis, six prisonniers du camp de concentration de Guantánamo Bay (Khalid Sheikh Mohammed, Mohammed Al-Qahtani, Waleed Ben Attash et trois autres). Avant l'ouverture du "procès", qu'on ne peut même pas qualifier de procès-spectacle puisqu'il doit se dérouler à huis-clos et sans témoins, la junte Bush proclame son intention de faire "exécuter" sur place les "accusés" qu'elle condamnera à mort.

Juin 2008 : 17 prisons secrètes ont déjà remplacé Guantánamo. "Alors que les Etats-Unis s'emploient à vider la prison de Guantánamo en vue de sa fermeture prochaine, le Pentagone et la CIA ont mis en place un vaste système de centres de tortures et de prisons secrètes, bien plus sévères."  Il s'agit de prisons flottantes installées dans les cales de bâtiments de guerre croisant dans les eaux internationales. Les prisonniers, au nombre de 26 000, y sont retenus dans des cages alignées. Depuis 2001, plus de 80.000 personnes ont transité dans les prisons secrètes américaines.

Avril 2009 : Torture memos reveal brutality of US imperialism - quand les notes de service de l'administration Bush expliquaient aux tortionnaires de la CIA comment s'y prendre. Le président Obama, apôtre du "changement", passe l'éponge... et tout peut continuer comme avant.


Gaz de combat

Début décembre 2001, en Afghanistan, des centaines de combattants retranchés dans une caverne de Tora Bora, près de la frontière pakistaine, résistent encore aux attaques américaines. Dans l'impossibilité de les en déloger, le Pentagone annonce son intention d'utiliser des gaz de combat. On ignore si la menace a été mise à exécution.




PRINCIPAUX CRIMINELS DE GUERRE DE LA JUNTE BUSH
(The Dirty Dozen - Les Douze Salopards):
**

Liste partielle ne comportant que les membres les plus exposés de la junte au pouvoir depuis janvier 2001. Pour un tableau plus complet, voir le jeu de cartes du Réseau Voltaire : les 52 plus dangereux dignitaires américains.

Tous ces gens sont à ranger au nombre des War Pigs si bien décrits par Black Sabbath - on leur souhaite le sort qu'ils méritent...   Certains d'entre eux comptent aussi parmi les chicken hawks, à la fois faucons bellicistes et poules mouillées, toujours prêts à se planquer quand la guerre qu'ils soutiennent menace leur sécurité personnelle.

  • George W. Bush Jr. (alias George Double-Liar Bush ou George W. Bullshit)

    Président non élu, devenu Bush-le-boucher après avoir été Bush-le-bouché - mais l'un n'exclut pas l'autre - détails.

    Antécédents: fils de George W. Bush Sr. (Président de 1989 à 1993, responsable de la Guerre du Golfe).  En ce qui concerne le nombre de civils tués, GWB Jr. met un certain temps à égaler les performances de son père. Mais au bout de huit ans de pouvoir et avec plus d'un million d'Irakiens massacrés, il dépasse largement papa.  Bush Jr. est le chicken hawk numéro un ; le "W" de son nom pourrait aussi signifier wimp - poule mouillée. Il a fait sa guerre du Viêt-Nam au Texas, dans la Garde nationale. Grâce à son père, il a même pu s'accorder de très longues permissions sans que personne ne lui demande de comptes.

  • Dick Cheney, Vice-Président non élu    - récidiviste -

    Antécédents: chicken hawk radical (n'a effectué aucun service militaire, pas même pour la forme comme son crétin de "chef"), ce qui ne l'a pas empêché de devenir ministre de la "Défense" sous George W. Bush Sr. (pendant la guerre du Golfe en 1991). Mêlé aux agressions militaires contre le Panama (1989) et la Somalie (1992). Initiateur d'un des plus grands programmes de privatisation de l'histoire du Pentagone, il procure à la société texane Kellog Brown & Root - KBR (groupe Halliburton) un contrat de logistique de 1,2 milliard de dollars avec l'US Army Corps of Engineers, couvrant des activités au Zaïre, en Haïti, dans les Balkans et en Arabie Saoudite. Depuis, KBR est de toutes les guerres.

    Député du Wyoming dans les années 1970-80, il a voté contre une résolution du Congrès réclamant la libération de Nelson Mandela, alors emprisonné par les racistes sud-africains. Il s'est aussi prononcé contre toute forme d'avortement (y compris dans les cas de viol et d'inceste). Comme Bush, il représente les intérêts de l'industrie pétrolière (encore Halliburton). Sa femme a, jusqu'à une date récente, siégé au conseil d'administration de Lockheed Martin (armement).

    On sait peu de choses sur le rôle exact de Cheney dans la crise du 11 septembre. Le vice-président a "disparu" après cette date et n'est réapparu que quelques semaines plus tard.

  • Donald Rumsfeld **, Ministre de la "Défense".

    Dangereux psychopathe au rictus sadique. Ses subordonnés le détestent, ses homologues étrangers également. Ne conçoit pas qu'on puisse discuter les ordres de Washington. Lorsque le gouvernement de Berlin fait mine de s'opposer aux plans américains de guerre contre l'Irak, il n'hésite pas à comparer l'Allemagne à la Libye et à Cuba (suprême insulte à ses yeux). Depuis, beaucoup d'Allemands ont compris qu'ils ont affaire à un dérangé mental et ne se privent pas de le dire à haute voix, y compris dans les milieux proches du pouvoir.

    Son âge avancé le rend parfois assez peu fiable ; il a tendance à lâcher le morceau au plus mauvais moment. Ainsi, dès janvier 2001, il annonce, dans un très long rapport devant une commision de "défense", l'éventualité d'une "attaque terroriste majeure qui réveillerait la nation de son sommeil et inciterait le gouvernement à l'action". Quand la chose s'est produite, Rumsfeld parle de missile à propos de l'attentat contre le Pentagone, alors que la version officielle accrédite le mythe de l'avion suicide. En décembre 2004, nouveau "lapsus" : cette fois, Rumsfeld parle des "terroristes qui ont abattu un avion en Pennsylvanie". Comme le dévoile cet article du Réseau Voltaire, Rumsfeld connaissait à l'avance les plans du 11 septembre.

    Antécédents: ancien pilote de la Navy, chicken hawk planqué à l'époque de le guerre du Viêt-Nam (comme George W. Bush). Quand tout est terminé, en 1975-77, il devient chef du Pentagone. A travaillé pour GD Searle (groupe Monsanto) et pour General Instrument (Motorola) avant de devenir PDG de Gilead. Représente les intérêts de ces groupes (industrie pharmaceutique, biotechnologie, télécommunications) auprès du gouvernement et de l'armée.

    [En novembre 2006, Rumsfeld, à qui quatre ans de guerres foireuses en Irak et en Afghanistan ont valu le surnom de Rumsfailed, doit céder sa place à un autre gangster : Robert Gates. Ancien directeur de la CIA, Gates a été mêlé, dans les années 1980, au scandale "Iran-Contras" et à des affaires de livraison d'armes à Saddam Hussein - le profil idéal pour faire partie de la nébuleuse Al-Bushaïda.]

  • Paul Wolfowitz, autre chicken hawk intégral, mais néanmoins vice-ministre de la "Défense"    - récidiviste -

    Ambassadeur à Djakarta au début des années 1980, il a couvert les massacres perpétrés par l'armée indonésienne au Timor Oriental. Farouche partisan d'une extension de la guerre américaine, il n'a cessé, depuis septembre 2001, de réclamer une invasion immédiate de l'Irak. Une autre de ses revendications : l'utilisation de bombes nucléaires de "faible calibre" contre les pays refusant de se plier au diktat américain. Avec ses acolytes Richard Perle, Douglas Feith et quelques autres enragés du lobby sioniste, Wolfowitz est le porte-parole direct de la droite israélienne au sein du gouvernement américain. Il est d'ailleurs détenteur d'un passeport de l'Etat juif et sa soeur vit en Terre promise. Wolfowitz s'est déjà fait la main en Irak, en 1991, sous la direction de Cheney.  Dans la junte gouvernementale de Washington, Wolfowitz joue un rôle autrement plus important que ne le laissent supposer ses modestes fonctions - cette remarque vaut également pour Richard Perle.

    [En mars 2005, Wolfowitz quitte le Pentagone pour la présidence de la Banque mondiale, une institution théoriquement affiliée à l'ONU mais pratiquement contrôlée par les Etats-Unis. Le criminel israélicain ne devra pas pour autant renoncer à son activité favorite, puisque les "réformes" imposées partout par la Banque mondiale tuent aussi "efficacement" que les armes de l'Etat voyou n° 1.

    En février 2007, Wolfowitz fait de nouveau parler de lui. Trois mois plus tard, il est accusé de népotisme et doit quitter la Banque mondiale ; il sera remplacé par Robert Zoellick, un autre fanatique sioniste.]

  • Richard Perle, Président du Defense Policy Board

    Pour la forme, il démissionne de ce poste au printemps 2003 sans rien perdre de son influence. Il est lui aussi titulaire de la double citoyenneté et apôtre de la double allégeance (avec un penchant très marqué pour le principe Israel first). Perle a été conseiller de Benjamin Nétanyahou, premier ministre israélien à la fin des années 1990. Il est également directeur du journal Jerusalem Post* et représentant des industries israéliennes d'armement (Soltam). Les Français sont la bête noire de Richard Perle.** Pour les punir de leur très antisémitique antiaméricanisme, l'homme de Sharon décrète que la France n'est plus l'alliée des Etats-Unis et n'hésite pas à se rendre à Berlin pour y dénoncer l'influence néfaste que Paris exercerait sur ses partenaires européens. (Qu'on imagine un instant un haut fonctionnaire français prenant la parole devant des responsables du Pentagone pour stigmatiser l'emprise sioniste sur les USA !)

    * Il suffit d'un claquement de doigts de Richard Perle pour que ce journal et les 378 autres du groupe Hollinger dont Perle est le patron, déclenchent n'importe quelle campagne aussitôt reprise dans le monde entier, par exemple la diffamation du député britannique George Galloway, opposé à l'agression contre l'Irak.

    ** Ce qui ne l'empêche pas d'avoir une maison de vacances dans le Vaucluse.


  • Colin Powell, Ministre des Affaires Etrangères     - récidiviste -

    Antécédents: Général (35 ans d'armée), Chef d'état-major en 1991 (Guerre du Golfe).

    Ce criminel de guerre mêlé au massacre de My Lai (Viêt-Nam 1968) et à l'invasion du Panama (1989), aime à jouer les "colombes" au sein du gouvernement américain (les scénarios hollywoodiens nous enseignent que le duo flic sympa - flic méchant produit toujours son effet sur les suspects). Bien qu'originaire de la Jamaïque, Powell parle couramment le yiddish, qu'il a appris à New York lorsqu'il était adolescent et travaillait dans un commerce juif (les mauvaises langues prétendent que son patron lui avait fait croire qu'il lui enseignait l'anglais). Depuis cette époque, Powell est un ami fidèle et inconditionnel de l'Etat d'Israël et de sa politique. Le chanteur Harry Belafonte dit de lui : "C'est un esclave qui a renoncé à tout ce qui lui était cher pour pouvoir vivre dans la maison de son maître".

    Août 2004 : le tueur Colin Powell doit annuler sa visite aux J.O. d'Athènes - photos.

    Novembre 2004 : après la réélection frauduleuse de George Bush, Powell perd son poste et est remplacé par Condoleezza Rice.

  • Richard Meyers, Chef d'état-major, Général de l'US Air Force.

  • John Ashcroft, Ministre de la "Justice" (surnom: Ayatollah Asscraft)

    Antécédents: raciste notoire, proche du Ku-Klux-Klan, a fait l'apologie de la Confédération esclavagiste et sécessionniste des Etats du Sud. Cet illuminé d'un autre âge croit que l'Amérique tient son pouvoir de Jésus et organise dans son ministère des séances de prière collective et d'étude de la Bible. Il représente au sein du gouvernement les groupes sionistes chrétiens qui prennent l'Ancien Testament au pied de la lettre et considèrent qu'un soutien sans faille à Israël est le meilleur garant de la reconstruction prochaine du Temple de Jérusalem - reconstruction qui permettra le retour du Christ et l'avènement du Royaume de Dieu, amen... Dans un pays fortement influencé par l'intégrisme et les sectes, ces adeptes du prédicateur Jerry Falwell sont légion. En janvier 2002, incroyable mais vrai, le puritain Ashcroft fait accrocher des rideaux dans le grand hall du son ministère, afin de dissimuler à la vue du public deux statues de "femmes dénudées", représentations allégoriques de l'Esprit des Lois et de la Majesté de la Justice. Coût de l'opération : 8000 dollars.

    Ashcroft, défenseur fanatique des lois d'exception et liquidateur des libertés constitutionnelles américaines, a fait arrêter et mettre au secret sans motif des milliers de citoyens US musulmans ou d'origine arabe. Il encourage et couvre la délation, la chasse au faciès et les crimes racistes sur le territoire des Etats-Unis. A l'initiative d'Ashcroft, les personnes soupçonnées de terrorisme seront jugées à huis clos par des tribunaux militaires qui pourront les condamner à mort sans preuves, sans défense et sans appel, après avoir utilisé des aveux obtenus sous la torture. En revanche, les suspects israéliens arrêtés par le FBI après le 11 septembre ont tous été remis en liberté sur intervention d'Ashcroft. Comme il se doit, ce belliciste est aussi un chicken hawk pur sang.

    En novembre 2004, Ashcroft cède la place à Alberto Gonzales, jusqu'alors conseiller à la Maison Blanche. (Gonzales est l'auteur d'une note de service soulignant que l'administration n'est pas tenue de se soumettre à la Convention de Genève pour ce qui est du traitement des prisonniers capturés en Afghanistan, en Irak ou ailleurs dans le cadre de la "guerre contre terrorisme".) En septembre 2007, Gonzales est remplacé par Michael Mukasey, un sioniste pur-sang. Comme la plupart des néo-cons, Mukasey a la double nationalité Israël-USA (par ordre d'importance). Le bruit court qu'il aurait également un passeport russe.

  • Condoleezza Rice, Conseillère du Président pour les affaires de sécurité nationale

    D'abord chargée d'expliquer à son crétin de patron les données élémentaires de la géopolitique mondiale (où se trouve la Géorgie ? pas celle qui est au nord de la Floride, mais l'autre; y a-t-il des Noirs au Brésil ? etc...) cette "spécialiste" des questions russes et des armes stratégiques est devenue une des plus arrogantes et des plus agressives va-t-en guerre de la Maison Blanche. Le cynisme et l'hypocrisie de cette ignoble sainte nitouche nous feraient presque regretter la sinistre Madeleine Albright. Avant de se lancer dans la politique, elle a occupé un poste important chez Chevron (encore le pétrole).

    Novembre 2004 : Rice remplace Powell aux Affaires étrangères, un ministère sans grande importance (la politique étrangère des USA est concoctée au Pentagone).

  • Ari Fleischer, Porte-parole officiel de la Maison Blanche

    Fleischer est aussi le porte-parole occulte du gouvernement israélien. Pour lui, Sharon est "un homme de paix". L'AIPAC, fer de lance du lobby sioniste aux USA, dit à son propos: "Israel has a great friend in the White House". Dans un futur procès de Nuremberg, Fleischer aurait peut-être quelque chance d'échapper à la corde, arguant que l'apologie du crime est moins grave que le crime lui-même. [En juillet 2003, Ari Fleischer, alias Comical Ari,* quitte son poste "pour des raisons personnelles".]

    * Avant de partir, il prononce ces mots dignes de passer à la postérité : "Je pense que c'est aux gens qui prétendent que Saddam Hussein n'avait pas d'armes de destruction massive, qu'il appartient d'expliquer où se trouvent ces armes."

  • John Negroponte, Ambassadeur américain aux Nations-Unies     - récidiviste -
    ("Le tueur professionnel", comme dit le président vénézuélien Hugo Chávez.)

    En 1980, il était en poste au Honduras et dirigeait les escadrons de la mort reponsables de la torture et de l'assassinat de milliers d'opposants politiques et de syndicalistes. Il contrôlait aussi les bases à partir desquelles les tueurs opéraient dans les pays voisins (Nicaragua et Salvador). En juin 2004, Negroponte devient "ambassadeur" américain en Irak occupé. Moins d'un an plus tard, on crée pour lui le poste de Directeur du Renseignement National (Director of National Intelligence), son rôle consistant à produire les "preuves" en tous genres dont la junte Bush a besoin pour "justifier" ses guerres d'agression. Finalement, en janvier 2007, les néo-cons constatent que, pour ce genre de mission, Negroponte n'est guère plus habile que les gens de la CIA. On le remercie donc et lui trouve une place aux Affaires étrangères, comme assistant de Condoleezza Rice - magnifique fin de carrière...

  • Tony Blair **, Premier ministre britannique, laquais servile de ses maîtres américains    - récidiviste -

    Peu nombreux sont les Anglais qui peuvent le blairer.* Antécédents: liquidateur du mouvement travailliste, il se positionne à droite du Parti Conservateur (Tories), c'est pourquoi ses compatriotes l'appellent Tory Blair. Il a, lui aussi, une solide expérience de criminel de guerre (bombardement de civils yougoslaves en 1999).

    En 2001-2003, celui dont la plus grande ambition est de passer pour le caniche savant de George Bush, est chargé par son maître de préparer les dossiers bidons qui "justifieront" les guerres d'agression contre l'Afghanistan et l'Irak (d'où son autre surnom : Tony B-liar). En juillet 2003, lorsque le Dr Kelly, un fonctionnaire du Ministère de la "Défense", dévoile à la BBC les dessous de l'affaire, on le retrouve "suicidé". Quelques mois plus tôt, Blair s'était déjà distingué dans l'affaire George Galloway - voir plus haut à Richard Perle.

    Juin 2007 : le tueur de la Downing Street démissionne pour mieux se consacrer à ce que ses amis israéliens appellent le "processus de paix" au Moyen-Orient. Cette "activité" lui laisse beaucoup de temps libre, temps qu'il occupe en donnant un peu partout dans le monde des conférences facturées 100.000 $ l'unité (argent de poche supplémentaire garanti : 500.000 à 1.000.000 par mois).

    * Le fait que Blair ait été réélu en mai 2005 ne doit pas nous leurrer. Le système électoral britannique (scrutin majoritaire à un seul tour) avantage toujours le parti arrivant en tête au détriment de tous les autres. C'est ainsi que les travaillistes ont obtenu 36 % des voix (contre 33 % pour les conservateurs et 23 % pour les libéraux-démocrates), mais raflent néanmoins 57 % des sièges : c'est ça la "démocratie" anglaise. Et si l'on considère qu'il y a eu 40 % d'abstentions, on voit que le parti travailliste n'a été choisi que par 22 % des inscrits. De plus, les électeurs du Labour n'ont pas voté "pour Blair" mais pour leurs députés, et beaucoup de ceux-ci sont contre la guerre.



** Le dramaturge anglais Harold Pinter dit à leur propos: "Le gouvernement américain est une bête immonde assoiffée de sang. [...] Regardez le visage de Donald Rumsfeld, et vous comprendrez. Ce qu’il prépare n'est pas seulement criminel, monstrueux et barbare; Rumsfeld éprouve aussi un évident plaisir en pensant à tout ce qu’il va détruire. On a souvent dit que le pouvoir était grisant pour ceux qui l’exercent - l’idée de tuer d’autres gens aussi, semble-t-il. [...] Une des scènes les plus répugnantes de l’année 2002 a été, pour moi, de voir notre Premier ministre agenouillé dans une église le jour de Noël, priant pour la paix dans le monde, alors qu’au même moment il s’apprêtait à participer à l’assassinat de milliers de civils innocents en Irak." (21 janvier 2003)

Toujours Harold Pinter (à l'occasion de l'attribution du Prix Nobel de littérature 2005) : "Combien de gens vous faut-il tuer avant d'avoir droit au titre de meurtrier de masse et de criminel de guerre ? Cent mille ? Plus qu'assez, serais-je tenté de croire. Il serait donc juste que Bush et Blair soient appelés à comparaître devant la Cour Internationale de Justice."

Le maire de Londres, Ken Livingstone, à propos de GWB : "Je pense que George Bush est le président américain le plus corrompu depuis Harding dans les années 20. Il n'est pas le président légitime." (le 8 mai 2003, répondant aux questions d'un groupe de lycéens en visite à l'Hôtel de Ville.)



S'il y avait une justice...

2020 - Procès de La Haye contre les principaux criminels de la junte Bush
(Source : iraqwar.mirror-world.ru)



Bush sera pendu le premier -
à tout saigneur, tout honneur :

(Source : quibla.net)




CRIMINELS DE GUERRE 2011 - DOUZE SALOPARDS DE PLUS :

Dix ans après les auto-attentats du 11 septembre, la racaille qui dirige le monde est plus criminelle que jamais, même si elle se cache maintenant derrière les justifications "philosophiques", les motivations "humanitaires" et l'auréole du prix Nobel de la "Paix". La guerre permanente est devenue une réalité, mais elle n'a pas encore lieu partout en même temps, car les victimes de l'impérialisme du 21ème siècle - c'est là une constante de ces dernières années - continuent d'aller à l'abattoir en ordre dispersé. La solidarité reste pour elles une chose inconnue.

Quelques-uns des criminels de pointe de la "deuxième génération" :

■ Barack Obama, président américain depuis janvier 2009, bien qu'il ne remplisse pas les conditions, puisque né au Kenya. Prix Nobel de la "Paix" engagé dans un plus grand nombre de guerres que son prédécesseur : à l'Afghanistan et à l'Irak sont venus s'ajouter le Pakistan, le Yémen et la Libye. C'est ce qu'il est convenu d'appeler le changement.

■ Hillary Clinton, ministre américaine de l'ingérence dans les Affaires étrangères. A entendre cette va-t-en-guerre, on se met à admirer le pacifisme (tout relatif) de son mari.

■ Robert Gates, ministre américain de la "Défense", position qu'il occupait déjà sous George Bush depuis 2006.

■ les innombrables conseillers juifs sionistes d'Obama, qu'on ne peut mentionner qu'à titre collectif car il est impossible de les énumérer tous - ils figurent dans cette interminable liste. Pour résumer : rien ne se fait sans eux, ni à la Maison Blanche de Barack Obama, ni au Pentagone de Robert Gates, ni au State Department de Madame Clinton, ni à plus forte raison à l'OTAN, à l'UE et dans les diverses colonies de l'Empire. Comme il est difficile, dans ce groupe, de distinguer les Américains des Israéliens - ils ont la plupart du temps la double nationalité - ajoutons-y Benjamin Netanyahou et Avigdor Lieberman, respectivement Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Tel Aviv.

■ David Cameron, Premier ministre britannique depuis 2010. Fer de lance du parti mondial de la Guerre, ce chien enragé, descendant direct de Moïse, nous ferait presque regretter Tony Blair.

■ William Hague, ministre des Affaires étrangères du précédent et aussi enragé que lui.

■ Liam Fox (dit Liar Fox), ministre de la Guerre du descendant de Moïse.

■ Nicolas Sarkozy, président depuis 2007 de ce qui fut autrefois la République française. Involontairement drôle durant les premières années de son mandat, il a montré au monde, à l'occasion de la guerre de Libye de mars 2011, son véritable caractère de tueur en série. Les psychanalystes essaieront d'expliquer le comportement aberrant de Sarkozy à la fois par son désir irrésistible de faire oublier sa petite taille (il descend du Petit Poucet), par ses origines beaucoup moins brillantes que celles de Cameron (mais néanmoins suffisantes pour obtenir illico un passeport israélien), et par son besoin de compenser sa mansuétude passée vis-à-vis des potentats arabes (à commencer par Kadhafi).

En mars 2011, c'est l'heure de gloire de la petite frappe élyséenne : à sa campagne militaire de Libye, l'avorton peut ajouter celle de Côte d'Ivoire*, où il agit par Ouattara interposé (ce qui est à la fois moins voyant et plus efficace en termes de civils massacrés). Incroyable performance pour quelqu'un qui a passé son service militaire à cirer les parquets, vider les poubelles et nettoyer les chiottes (il était "planqué" à l'état-major de l'armée de l'air - détails - ce qui nous fournit au passage une quatrième explication psychanalytique). Début avril 2011, Sarko l'Eventreur se rend au Japon, convaincu que le gouvernement de Tokyo n'a rien de mieux à faire, en pleine catastrophe de Fukushima, que de le recevoir en grande pompe. Malheureusement pour lui, il ne réussit pas à ouvrir le troisième front dont il rêvait. Son aviation ne sauvera donc pas les civils japonais comme elle a sauvé les civils libyens.

* Contrairement aux apparences, la guerre de Côte d'Ivoire est aussi une guerre sioniste par procuration. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder de plus près certains de ses protagonistes. Alassane Ouattara, la marionnette que l'Elysée impose aux Ivoiriens bien que Laurent Gbagbo ait été réélu, a pour femme une "Française" qui est en réalité une Juive sépharade d'Algérie, bien entendu sioniste. Tout comme Sarkozy, qui les a mariés en 1990 à Neuilly, quand il était maire de cette ville, Mme Ouattara se dit "catholique". A l'époque, Alassane Ouattara était directeur pour l'Afrique du FMI (Fonds Monétaire International ou plutôt Foutoir Mafieux Israélophile, dont le sioniste Strauss-Kahn, successeur désigné de Sarkozy, est l'actuel patron). B.-H. Lévy, lui aussi Juif d'Algérie émigré à Neuilly, mutimillionnaire (voire milliardaire) dont la famille s'est enrichie grâce au commerce de bois précieux en Afrique (Gabon, Cameroun et... Côte d'Ivoire), a tout intérêt à voir Ouattara aux commandes.

■ Bernard-Henri Lévy. Il se dit "philosophe" un peu comme Obama se dirait "pacifiste". Bien qu'il n'occupe aucune fonction politique ni en France ni ailleurs, c'est lui qui a entraîné le monde dans l'aventure libyenne. Fort de son succès, il compte bien être également à l'origine des prochaines guerres américano-sionistes (Iran, Syrie, Liban).

■ Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères du gang Lévy-Sarkozy.

■ Gérard Longuet, ministre de la Guerre et de la reconquête coloniale de ce même gang. Après seulement six semaines passées à ce poste (qu'il a repris de Juppé), cet illustre inconnu a déjà plus de morts à son actif que n'importe quel autre ministre français depuis la fin de la guerre d'Algérie.

■ Anders Fogh Rasmussen, criminel de guerre danois. En tant que secrétaire général de l'OTAN depuis 2009, il est personnellement responsable des guerres menées par l'Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord, en particulier celles d'Afghanistan et de Libye.






GUERRES ET AGRESSIONS MILITAIRES DEPUIS 1945:

Cette liste ne mentionne que les actions majeures menées par les trois grands de l'OTAN, bien que d'autres interventions aient eu lieu, ouvertement ou en coulisse, n'entraînant pas de pertes en vies humaines, mais se soldant néanmoins par des chutes de gouvernements ou autres banalités. Ne sont pas mentionnées non plus, les agressions commises "dans la foulée" par des alliés de ces trois pays, comme l'Australie, le Canada ou l'Allemagne.

L'Allemagne surtout, après avoir été privée de guerre pendant 50 ans, est impatiente de retrouver une place digne de celle qu'elle occupait autrefois. Mais quelques bombes lâchées au-dessus de Belgrade en 1999 ne lui restituent pas encore sa forme de 1941. Et pour ce qui est de l'Afghanistan en octobre 2001, la pauvre, elle arrive trop tard. Mais, c'est promis, Oncle Sam lui fera une petite place la prochaine fois*.   Jawohl, mein Führer Schröder !   [claquement de talons]

* En 2003, pour l'Irak, c'est râpé : pour des raisons bassement électorales, le chancelier laisse passer une bonne occasion. Tant pis, rendez-vous à la prochaine...

A la vue de ce tableau, force est de constater que l'URSS ne faisait vraiment pas le poids en comparaison de nos trois champions. A part ses neuf ans de guerre en Afghanistan, elle s'est contentée de quelques interventions minables (Berlin-Est 1953, Budapest 1956, Prague 1968).

(Si l'Etat d'Israël ne figure pas non plus au palmarès, ce n'est pas un oubli - ce pays est hors-concours. Ses "exploits" en Palestine et au Liban entrent dans une catégorie toute particulière - sans parler des nombreuses guerres par procura-sion menées par ses "alliés".)

USA Grande-Bretagne France
  • Chine (1945-49)
  • Philippines (1945-53)
  • Grèce (1946-49)
  • Porto-Rico (1950)
  • Corée* (1950-53)
    (plus de 2.000.000 de civils tués)
  • Iran (1953)
  • Guatemala (1954, 1960, 1967-69)
  • Indonésie (1958)
  • Liban (1958)
  • Panama (1958)
  • Cuba (1961)
  • Congo (1964)
  • Indonésie (1965 - putsch soutenu et organisé par les USA: 1.000.000 de morts)
  • Pérou (1965)
  • République Dominicaine (1965)
  • Viêt-Nam (1961-75)
  • Cambodge (1969-70)
  • Laos (1964-1973)
    (les guerres américaines dans les trois pays ci-dessus ont coûté la vie à 4.000.000 de civils)
  • Chili (1973 - putsch soutenu et organisé par les USA)
  • Grenade (1983)
  • Liban (1984)
  • Libye (1986)
  • Salvador (années 1980)
  • Nicaragua (années 1980)
  • Panama (1989-90)
  • Irak (1991-2003 - 1.000.000 de morts en comptant les victimes de l'embargo - surtout des enfants)
  • Bosnie (1993-95)
  • Somalie (1992-94)
  • Croatie (1995)
  • Soudan (1998)
  • Afghanistan (1998)
  • Yougoslavie** (1999)
  • Afghanistan (2001-17)
  • Irak (2003-17)
  • Somalie (2007)
  • Pakistan (2008-17)
  • Yémen (2009-17)
  • Libye (2011)
  • Syrie (2016-17)
  • Grèce (1946-49)
  • Malaisie (1948)
  • Egypte (1956)
  • Irlande du Nord (depuis 1969)
  • Malouines (1982)
  • Irak (1991-2003)
  • Yougoslavie** (1999)
  • Afghanistan (2001-14)
  • Irak (2003-09)
  • Libye (2011)
  • Algérie (1945)
  • Madagascar (1947)
  • Maroc (1947)
  • Côte d'Ivoire (1949)
  • Indochine (1946-54)
  • Egypte (1956)
  • Algérie (1954-62)
  • Liban (1982-83)
  • Tchad (entre 1968 et 2011)
  • Irak (1991)
  • Rwanda (1994)
  • Yougoslavie** (1999)
  • Afghanistan (2001-14)
  • Libye (2011)
  • Côte d'Ivoire (2011)
  • Mali (2013-14)
  • Centrafrique (2013-14)

* A propos des crimes de guerre américains en Corée :

Après cinquante de silence, Le Monde soulève un tout petit coin du voile : Des atrocités dans le camp de la liberté (sic), par Francis Deron.

Cheju, 1948 - Un génocide commis par les Américains : un article de Bruce Cumings, historien américain, professeur à l'Université de Chicago.

Quand les Etats-Unis détruisaient un pays pour le sauver : autre article de Bruce Cumings paru dans le Monde Diplomatique de décembre 2004.


Le politologue norvégien Johan Galtung estime que les guerres et interventions américaines depuis 1945 ont coûté la vie à douze millions de personnes au minimum.


** Le site http://otan99.chiffonrouge.org/ fournit des détails très précis sur les crimes de guerre de l'OTAN en Yougoslavie et contient d'innombrables photos.


Sur la nouvelle doctrine militaire de Washington et les méthodes des Forces spéciales, lire ici un article de Thierry Meyssan du Réseau Voltaire.

Voir également Interventions américaines dans le monde depuis 1846 et Tentatives d'assassinats d'opposants politiques par les USA depuis 1949.




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