VISIONS D'AVENIR

- Ce qui nous attend peut-être -

(écrit à partir de 2008)



Où va le monde ?
Pillage économique
Vandalisme politique  :   au niveau des Etats     au niveau local
Idéologie rétrograde et destructrice     Contre-révolution culturelle
Les religions au cœur du problème ?
Barbarie     Qui est responsable ?

Faut-il se résigner ?  -   Comprendre où nous en sommes     Le lobby ratisse large
Le cadre du possible    Solutions ?

Fin de partie ?    La "crise des réfugiés"


Où va le monde ?

Rien n'est plus futile que de vouloir jouer les prophètes ; chacun sait qu'il est impossible de prédire l'avenir. Mais pour se faire une idée approximative de la direction où nous allons, il est bon de connaître un peu le passé et d'essayer de comprendre le présent. Cela peut sembler banal à première vue, mais c'est loin d'être évident.

Tout ou presque, autour de nous, est fait pour nous empêcher d'interpréter correctement le présent, pour nous empêcher d'y voir clair dans les événements et les mutations qui se déroulent sous nos yeux. Tout est fait pour nous cacher les rapports qui régissent les forces en présence. Tout est fait pour nous cacher la nature de ces forces, voire même leur simple existence. L'appareil de persuasion de l'opinion publique est plus puissant et plus sophistiqué qu'il ne l'a jamais été auparavant. Ses exécutants - conscients ou, le plus souvent, inconscients - sont légions. Les maîtres du monde ne se contentent pas de falsifier l'histoire, ils falsifient aussi systématiquement l'actualité.

Leur objectif ultime est le pillage économique à grande échelle. Pour y parvenir, il leur est nécessaire d'instaurer le vandalisme politique, qui ne sera lui-même réalisable que grâce au totalitarisme idéologique et à la destruction culturelle. Avec, au bout du compte, la barbarie.

C'est un processus complexe qui est en cours de réalisation, sans agenda public. Difficile à maîtriser et dans une certaine mesure aléatoire, il peut échapper à ses promoteurs.

Où en sommes-nous ?  Il est grand temps de faire l'inventaire.



Pillage économique

On peut s'attendre à l'avenir à une concentration économique accrue au niveau planétaire, les groupes multinationaux - ou plutôt extranationaux - remplaçant peu à peu peu les Etats tels que nous les connaissons. Les décisions importantes ne se prendront plus au sein des gouvernements - c'est déjà de moins en moins souvent le cas - mais dans quelques cercles exclusifs et fermés dont le monde soupçonne à peine l'existence.

Ce mouvement, pour s'imposer, s'accompagne d'un recul généralisé, d'un roll-back antisocial sans commune mesure avec ce qui s'est vu jusqu'à présent. Toutes les avancées, toutes les conquêtes, tous les progrès réalisés grâce aux innombrables luttes de ces cent cinquante dernières années doivent impérativement être effacés, annihilés, éradiqués - avant d'être tout simplement oubliés, évacués de la mémoire individuelle et collective. Pour se faire une petite idée de ce qui nous attend, il suffit de voir de quelle manière sont présentés et ressentis, après tout juste vingt années de régression relativement "modeste", les aspects les plus positifs des années autrefois appelées "glorieuses". Tout ce qui est antérieur à l'invention du téléphone mobile est ringard, futile, d'un autre âge, n'existe plus et n'a jamais existé. Il en va ainsi du plein-emploi, de l'expansion, du rôle régulateur de l'Etat et, plus généralement, de tout ce qui est social. Le mot social lui-même discrédite d'avance celui qui se risque à l'employer.

L'écrivain et journaliste canadien Stephen Gowans, dans son article Hommage aux Rouges (Hail the Reds) décrit l'amorce de ce processus à la lumière de ce qui s'est passé dans les pays est-européens depuis la chute des régimes socialistes.

Si dans les pays de l'Est (y compris l'ex-RDA), les parasites de l'aristocratie d'avant-guerre, dont parle Gowans, ont récupéré les terres et les biens volés par leurs ancêtres et nationalisés en 1945, on se demande pourquoi leurs homologues d'autres pays (y compris la France) devraient attendre plus longtemps. Rembobiner de cinquante ans le film de l'histoire a été possible sans la moindre secousse. Alors, pourquoi pas cent, cent cinquante ou deux cents ans ?...

On ne soulignera jamais assez le rôle de garde-fou - involontaire mais réel - joué par les pays socialistes dans le développement social en Occident entre 1945 et 1990. La simple existence de ces pays a permis aux travailleurs d'Europe de l'Ouest d'atteindre un niveau de bien-être inconnu et impensable auparavant. Niveau atteint non pas grâce au capitalisme, mais malgré lui, pour la simple raison que nul ne pouvait se permettre - en Europe occidentale, mais aussi dans d'autres parties du monde - de voir les pays de l'Est rattraper ceux de l'Ouest.* A cet égard, le cas de l'Allemagne divisée est typique : si les décideurs politiques et économiques en République fédérale avaient pratiqué vingt ou trente ans plus tôt ce qu'ils pratiquent aujourd'hui, on aurait bien vite assisté à l'apparition d'un flux migratoire de l'Ouest vers l'Est, flux qu'il fallait bien sûr éviter à tout prix. Avec la disparition du garde-fou, tout devient possible, du moins tant que la résistance à la régression reste quasiment inexistante.

* "Je n'aurais pas donné cher des 'utopies' socialo-communistes en Europe de l'Ouest sans un 'grand frère' comme l'URSS à deux étapes du Tour de France de chez nous."  (lu sur un forum du site bellaciao.org/fr)

Le politologue américain Michael Parenti, dans un texte publié sous le titre Nous voulons tout, montre bien à quel point la destruction subite de cette barrière soviétique a été lourde de conséquences pour le monde entier.

Comme disait Adam Michnik, un des intellectuels de Solidarność, des années après la "victoire" de ce mouvement : "Le pire, dans le communisme, c'est ce qui vient après..."  Comme des millions d'autres Polonais, il avait eu la naïveté de croire qu'il faisait la "révolution" pour améliorer le sort des travailleurs, alors qu'il n'était en fait qu'un simple instrument entre les mains de forces étrangères, avides de piller les richesses du pays. Derrière Wałęsa, il y avait le Vatican, les services occidentaux, le milliardaire George Soros et quelques autres parasites...

Leandra Bernstein (proche de Lyndon LaRouche - voir un peu plus bas) explique ici comment fonctionne le système Soros.

Il est évident qu'un recul aussi dramatique que celui dont nous voyons les premières manifestations est impensable sans crise économique mondiale, sans krach financier universel permettant une redistribution accélérée des richesses du bas vers le haut. Les mots crise et krach ont bien perdu de leur acuité ; ils sont utilisés à tout bout de champ et c'est tout juste s'ils évoquent encore l'année 1929. Mais ce qui se prépare en coulisse, ce qui va sans doute nous submerger, sera à 1929 ce que le grand tsunami est à une marée d'équinoxe.

La crise financière de 2008 en est-elle le prélude ?

Pour l'immense majorité des gens, une société prospère, sans dépression, sans conflits armés, est bien entendu idéale et souhaitable ; elle l'est aussi parfois pour l'oligarchie. Pour celle-ci, toutefois, les crises et les guerres sont souvent plus profitables car elles permettent d'amasser des richesses en un temps record. Certes, il en a presque toujours été ainsi dans le passé, mais maintenant nous entrons dans une époque où ce phénomène est incroyablement amplifié.

Le grand capital, les banques, le monde de la finance tirent profit de toutes les situations économiques, qu'il y ait récession/crise ou au contraire reprise/croissance. Et non seulement ils en tirent profit, mais ils ont la possibilité de choisir l'une ou l'autre de ces options, selon le but qu'ils désirent atteindre. Depuis la chute du bloc socialiste, après une courte période d'euphorie, on a opté pour la crise, même si on évite de le dire aussi crûment.

Depuis plusieurs années, les maîtres du monde s'efforcent de promouvoir la baisse des taux d'intérêts et de pratiquer une politique de déflation*. Comme dans les années 1930, c'est un moyen efficace pour faire chuter les salaires, accroître la pression sur le "marché du travail", imposer des contre-réformes antisociales. La chose serait parfaitement impossible en période ascendante. Dans la phase actuelle, le plus grand ennemi du capitalisme déflationnaire est la relance par la consommation, le keynésianisme. (Keynes aussi, c'était avant l'apparition du SMS, puisque cet économiste anglais est mort en 1946.)

* Contrairement à l'opinion couramment admise, déflation ne signifie pas que tous les prix baissent automatiquement, et surtout pas les prix de détail des biens et services quotidiens. Pour cela il faudrait que les fameuses "lois du marché" dont on nous rebat sans cesse les oreilles, jouent vraiment dans ce domaine, ce qui est tout simplement un mythe. Ce qui a tendance à baisser en période de déflation (la chose a bien fonctionné jusqu'en 2007), c'est l'indice officiel des prix (mais pas ce que le consommateur doit réellement dépenser à la caisse du supermarché ou à la pompe à essence), les taux d'intérêts (mais pas nécessairement les taux débiteurs appliqués à Monsieur Tout-le-monde), les salaires, le pouvoir d'achat de la masse des citoyens et, bien entendu, l'activité économique dans son ensemble.

Les "experts" parlent volontiers de déflation à propos des années 1930, rarement en rapport avec notre époque, et moins que jamais, bien sûr, depuis que le dérapage de la spéculation financière de 2008 les contraint à admettre un taux officiel d'inflation de 3 ou 4 %.


Un désastre économique et financier sans précédent se profile donc à l'horizon. Il permettra aux plus riches de s'enrichir encore plus au détriment de l'ensemble de la population, y compris et surtout au détriment des "classes moyennes" (voir ce qui s'est passé il y a quelques années en Argentine et dans d'autres pays). Il permettra aussi d'éliminer tous les obstacles et toutes les résistances qui pourraient s'opposer à cet incroyable retour en arrière.

Début octobre 2007, Robert Kuttner, journaliste et expert financier américain, explique devant un comité de la Chambre des représentants pourquoi une nouvelle crise, comparable à celle de 1929, lui semble inévitable. Comme raisons majeures, Kuttner cite la dérégulation progressive des marchés, entreprise depuis les années 1980, et la création incessante de nouveaux instruments financiers toujours plus spéculatifs et incontrôlables.

Dans un essai - d'ailleurs assez indigeste et prétentieux - publié en août 2005 sur le site de Solidarité et Progrès, sous le titre Comment la plupart des économistes de notre époque sont devenus incultes, le démocrate indépendant américain Lyndon LaRouche, qui est lui-même économiste et met depuis longtemps en garde contre le danger d'un effondrement monétaro-financier, déplore la dérive à laquelle nous assistons. L'octogénaire LaRouche, qui a débuté sa carrière sous la présidence de Franklin Roosevelt, montre qu'une autre politique économique serait possible, sans changement de système, sans "révolution", à condition qu'on y mette un peu de bonne volonté. Malheureusement, LaRouche fait abstraction de certaines données devenues entre-temps fondamentales aux Etats-Unis et ailleurs :

  • les politiciens n'ont pas pour objectif de défendre ou de promouvoir l'intérêt national, mais les intérêts de l'oligarchie ;

  • les chefs d'entreprises n'ont pas pour objectif la bonne gestion des entreprises, mais l'obtention du profit maximum (par tous les moyens) ainsi que l'optimisation de leur carrière et de leurs revenus personnels (souvent astronomiques) ;

  • les économistes n'ont pas pour rôle de définir la politique économique optimale. Ils sont dépendants de l'oligarchie, tout comme le sont les politiques.

Tout le reste n'est que poudre aux yeux. Que l'économie s'effondre, que les entreprises fassent faillite, cela n'a aucune importance, puisqu'il y a d'autres sources de profit, plus lucratives. C'est même pour pouvoir recourir en toute liberté à ces sources qu'on sabote l'économie nationale et les entreprises. Tout cela est la conséquence directe du passage des économies nationales (plus ou moins interdépendantes, certes, mais encore autonomes) d'il ya trente ans, à l'économie mondialisée. On est passé de l'ère industrielle à celle de la spéculation financière, de l'ère de l'Etat gestionnaire (services publics) à celle de la privatisation anarchique. Le secteur des "services" est devenu pléthorique, hypertrophié, incroyablement parasitaire. C'est là, bien entendu, que la bulle va éclater. En ce sens, LaRouche a parfaitement raison. Et quand tout s'effondrera, ce sont ceux-là mêmes qui poussent depuis trois décennies au gonflement du tertiaire bidon qui en tireront profit.

Il ne faut pas confondre l'économie politique (qui est une science sérieuse) avec la gestion (qui est l'art de s'enrichir et de déclarer "rentable" ce qui ne le serait pas si l'on appliquait avec rigueur les règles de l'économie). La gestion est à l'économie ce que la ruse est à la raison. A-t-on jamais vu quelqu'un s'enrichir davantage par la raison que par la ruse ?...


Comment se manifeste le pillage économique ?

  • Dans les pays développés : privatisation et commercialisation forcenées des domaines jusqu'alors plus ou moins protégés (services publics essentiels comme l'éducation, la santé, la culture, les transports, la communication, l'énergie, l'eau, etc.), démantèlement systématique de la protection sociale au profit du grand capital (banques, compagnies d'assurance, industrie pharmaceutique et hospitalière, industrie du "troisième âge" - il y a des centaines de milliards, et même des billions, à ramasser dans ce secteur), baisse généralisée du pouvoir d'achat des salariés et détérioration permanente des conditions de travail - quand travail il y a. Dans les pays les plus pauvres et les Etats "réformés" de l'Est, ce processus a été enclenché beaucoup plus tôt, donnant ainsi aux citoyens des pays développés l'impression fallacieuse d'être à l'abri de la déchéance.

  • Dans les pays du tiers-monde : ouverture totale aux extranationales, abolition des dernières barrières douanières et réglementaires protégeant encore les économies nationales - le tout à sens unique, cela va de soi : il n'est pas question de soumettre l'industrie, l'agriculture ou les services des pays les plus riches (en particulier des Etats-Unis) à la concurrence des crève-la-faim. Le mythe de l'aide aux pays en voie de développement est un chapitre en soi, presque aussi vieux que le sous-développement lui-même. Tout a été dit sur la question : le colonialisme et ses séquelles, le pillage des ressources, les crédits qui tuent, le rôle criminel du FMI, de la Banque mondiale, de l'OMC, la corruption des "élites" locales, les spectacles burlesques à la Bob Geldof, etc.

    Congo : Banque mondiale, multinationales et pillage colonial des matières premières ou comment est-il possible qu'un des pays les plus riches de la planète fasse en même temps partie des plus pauvres ?

  • Dans le monde entier : des fonds d'investissement d'un type nouveau (hedge funds, private equity funds et autres fonds vautours) matérialisent depuis quelque temps le méga-capitalisme de rapine. Conséquence de la "libéralisation" des marchés financiers et de la mondialisation, ces vampires modernes ne sont pratiquement soumis à aucune réglementation, ni nationale ni internationale, et peuvent agir comme bon leur semble : racheter des entreprises ou des groupes parfaitement sains (ou à la rigueur en difficulté), les contraindre à s'endetter, les saigner à blanc, encaisser toutes les subventions publiques possibles et imaginables, licencier le personnel, démanteler les actifs, revendre à prix fort ce qui rapporte le plus et laisser derrière soi un monceau de ruines et de dettes. En 2006, ce genre d'activités parasitaires a totalisé un volume de 4,1 billions de dollars (30 % du PIB des Etats-Unis, deux fois celui de la France) et a rapporté gros à ses initiateurs. Le fonds Blackstone, un parmi d'autres, a réalisé à lui tout seul un chiffre d'affaires de 102 milliards (plus qu'IBM) et un bénéfice net de plus de 2 milliards. Ce pactole est allé en très grande partie dans les poches des gros actionnaires Stephen Schwarzman et Peter G. Peterson, deux milliardaires juifs. Les patrons de hedge funds sont les mieux payés du monde, ils gagnent en moyenne 200 fois plus qu'un PDG de grande entreprise industrielle et 40.000 fois plus qu'un employé normal. En juin 2007, pour arrondir leur argent de poche, Schwarzman et Peterson ont introduit en bourse une partie du capital de Blackstone, recueillant ainsi 4,1 milliards de dollars d'argent frais.

  • En 2008, la spéculation financière fait grimper en flèche les cours du pétrole, bien que l'offre physique soit supérieure à la demande. Parallèlement, l'hystérie climatique détourne une bonne partie de la production de céréales vers la fabrication de "bio"-carburants, ce qui déclenche des hausses sans précédent dans le secteur alimentaire. Les denrées de première nécessité sont devenues une source illimitée d'enrichissement. Prochains "produits" visés : l'eau et l'air. (Le CO2, ou plutôt la "lutte" contre ce gaz naturel, fait déjà partie du programme standard des hedge funds.)

  • L'escroquerie monétaire mondiale par le professeur Eberhard Hamer, Institut des classes moyennes (Mittelstandsinstitut), Hanovre.  Dans cet article, l'auteur constate que la haute finance rafle présentement dans le monde entier tous les biens représentant une valeur réelle, et qu'elle paie pour cela en "monnaie de singe" (dollars). Hamer donne quelques exemples : biens immobiliers, complexes industriels, matières premières, métaux, eau, énergie, denrées alimentaires, semences transgéniques, télécommunication, médias. Ce n'est plus seulement - comme par le passé - une affaire de spéculation monétaire, c'est l'occasion de s'approprier d'un coup, de monopoliser, toutes les valeurs réelles et d'empêcher toute alternative. La chose est rendue possible par la mondialisation, c'est même là le sens profond de ce phénomène. La crise à venir, qui résultera de ce système, aura une ampleur sans précédent, prédit l'auteur. Comme en Argentine, en 2000-2001, il faut s'attendre à une coupe monétaire ruinant la quasi-totalité de la population et libérant les riches débiteurs de leurs dettes. La Réserve fédérale américaine (la "Fed") se trouve au centre de ce scandale - et il s'agit là d'un organisme privé appartenant à la haute finance. L'article d'Eberhard Hamer est très pertinent, même si les "prédictions" de l'auteur paraissent parfois un peu trop "précises" et même si ses "solutions" n'en sont pas - il faut dire aussi que la traduction française semble par endroits assez maladroite (voir éventuellement le texte allemand).  Le problème des créanciers en dollars, c'est qu'ils ne peuvent se débarrasser de cette "montagne de billets verts" sans subir eux-mêmes de lourdes pertes. Pour la Chine, qui en détient pour plus de 1200 milliards, c'est son nouveau rôle économique mondial qui est en jeu.

Dans son livre The Shock Doctrine - The Rise of Disaster Capitalism (2007), la Canadienne Naomi Klein analyse le traitement de choc (à la fois économique et politique) que le capitalisme de catastrophe fait subir aux sociétés affaiblies par les guerres et les cataclysmes naturels, conformément à la doctrine formulée par l'économiste américain Milton Friedman* (1912-2006). Bien que très démystificateur, ce livre est encore bien en deçà de la réalité, car il donne l'impression que les prédateurs se contentent d'exploiter une situation plus ou moins née du hasard.** En fait, les "occasions favorables" sont la plupart du temps le résultat d'une politique délibérée.  Lire cet article de Stephen Lendman.

* La doctrine de Milton Friedman (privatisation à outrance, déréglementation, destruction de toute forme d'Etat social) est aux antipodes de celle de John Maynard Keynes (rôle régulateur de l'Etat, investissements publics, plein-emploi, augmentation du pouvoir d'achat comme facteur de croissance). Friedman, depuis les années 1970, incarne un capitalisme de rapine que ses admirateurs français qualifient de "néolibéral". Keynes, un demi-siècle plus tôt, préconisait un capitalisme édulcoré et humain, capable d'empêcher la révolution dans les pays occidentaux.

** Naomi Klein croit encore (ou fait semblant de croire) que le 11 septembre est l'œuvre de Ben Laden. Et pourtant, comme disait le président américain Franklin Roosevelt : "En politique, rien n'arrive par hasard. Quand quelque chose se produit, dites-vous bien que c'était prévu."

Autre signe que le hasard n'existe pas dans ce domaine : Friedman était un Juif sioniste, tandis que ses détracteurs Lendman et Klein, d'origine juive eux aussi, sont classifiés par le lobby dans la catégorie des "Juifs honteux".



Au cœur de la crise : Réserve fédérale américaine, système bancaire et marchés financiers.


Vandalisme politique

Il permet d'instaurer ou d'accélérer le pillage économique en démantelant les structures et les institutions qui seraient en mesure de s'y opposer. Il est d'autant plus efficace qu'il se manifeste à la fois à l'échelle globale (dans les relations internationales) et au niveau local (dans la vie politique interne des sociétés qu'il entreprend de détruire).

  • Au niveau des Etats

    Les promoteurs du nouvel ordre mondial ne visent pas seulement à la liquidation de la souveraineté nationale des différents Etats, leur objectif à long terme est d'effacer purement et simplement tous les Etats de la carte - à l'exception de deux d'entre eux (les piliers du système).

    Dans les anciens pays de l'Est, l'immixtion politique sans cesse croissante, depuis 1990, donne lieu à des campagnes systématiques contre ceux qui refusent de se plier au diktat (Belgrade, Minsk) ou contre des "alliés" tombés en disgrâce et peu enclins à résister au "changement" (Géorgie, Ukraine, Kirghizstan). La tactique courante, dans ces pays, consiste à organiser un putsch "pacifique" baptisé "révolution" (de telle ou telle couleur), lequel se déroule toujours selon le même scénario : on crie à la fraude électorale avant même que les élections aient eu lieu, on envoie des manifestants professionnels, on fait pression sur le pouvoir établi.

    Les services secrets jouent bien entendu un rôle éminent dans ces entreprises de subversion, de même que les réseaux américano-sionistes et leur presse toute-puissante, les think tanks, les milliardaires "philanthropes" à la George Soros, la "société civile", les combattants pour les "droits de l'homme" (en Chine ou en Iran, pas aux Etats-Unis ou en Israël), les ONG (Reporters sans frontières, Médecins sans frontières, Comploteurs sans frontières), etc...  Le cas échéant, on indemnise discrètement les hommes politiques dont on veut se débarrasser, s'ils se montrent conciliants (voir Chévarnadzé en Géorgie). On n'hésite pas à attaquer verbalement, puis militairement, des régimes dictatoriaux que l'on a soi-même mis en place ou soutenus (Irak), ou dont on s'est servi (pour "délocaliser" la torture, par exemple - Ouzbékistan, Syrie). Des Etats réactionnaires et religieux comme le Pakistan et l'Arabie Saoudite, sur lesquels les maîtres du monde s'appuient en priorité depuis des décennies, ne sont pas encore menacés mais ne perdent sans doute rien pour attendre.

    Pour ce qui est des îlots de résistance traditionnels ou récents (Corée du Nord, Cuba, Venezuela, Zimbabwe, Soudan), il est évident que dans un monde où même les Etats "réformés" sont victimes d'attaques ciblées, ces pays "dissidents" ne restent pas épargnés. La subversion y est certes plus difficile et les agressions frontales plus aléatoires pour le moment, mais le processus est cependant en cours. Parfois (comme dans le cas de la Libye de Kadhafi), des dirigeants "ultra-révolutionnaires" se laissent tout simplement acheter.

    La Chine et la Russie, bien que pôles potentiels de résistance, n'entrent pas tout à fait dans la catégorie précédente. Compte tenu de leur taille et de leur poids, le problème que posent ces pays pour les mondialisateurs est infiniment plus complexe. Ce qui n'empêche pas, bien sûr, de leur appliquer aussi souvent que possible le traitement destiné aux "fortes têtes" de petit calibre. Mais tant que le parti qui se dit encore "communiste" contrôlera la vie politique chinoise, et tant que Poutine (ou un successeur partageant ses idées) restera au pouvoir en Russie, le traitement en question sera insuffisant. Malgré tout, l'objectif reste de faire imploser la Russie et la Chine comme on a fait imploser l'URSS.

    Vis-à-vis de l'Union Européenne, la tactique est bien entendu différente. La mise au pas, réalisée depuis longtemps, rend superflue toute tentative de déstabilisation. Les gouvernements des Etats membres s'accommodent de leur souveraineté purement virtuelle et de leur statut de vassaux, les plus grands d'entre eux (France, Grande-Bretagne, Allemagne) étant affectés à la "surveillance" d'un secteur géographique déterminé de ce qui est en passe de devenir l'Empire global.

    "Progressivement, l'Etat s'est dissous dans la réalité de la globalisation. Le président, quel qu'il soit, n'est que l'incarnation de cette dissolution."  (Jacques Attali - mars 2008)

    De Dublin à Sofia et de Lisbonne à Helsinki, il n'est nullement nécessaire de combattre les Etats nationaux de l'extérieur : Bruxelles s'en charge en pratiquant la "dessouverainisation" à outrance. On a pu voir, à l'occasion du référendum européen de mai 2005, que deux tiers des lois nationales dans les pays de l'UE résultent déjà de l'application automatique de décisions européennes. Dans quelques années, les parlements nationaux auront disparus ou auront été relégués au rang de conseils régionaux.

    Les régions, elles, ont le vent en poupe. Alors qu'à l'origine, dans les années 1960, la reconnaissance des spécificités locales n'affaiblissait pas les Etats nationaux, elle a aujourd'hui pour fonction de faire éclater ces derniers. L'UE des 27 Etats deviendra plus vite qu'on ne le croit l'Europe des 650 régions.* La régionalisation forcenée par le haut produira le même résultat que le morcellement d'Etats véritablement multinationaux (URSS, Yougoslavie, Tchécoslovaquie). Dans un cas comme dans l'autre, l'Etat souverain disparaît pour faire place à un conglomérat impuissant d'entités économiquement et politiquement non-viables. (Elles n'ont pas à être viables puisqu'elles se fondent dans un grand magma mondialiste).

    * En France, la promotion des langues régionales (un amendement constitutionnel a été voté en ce sens en mai 2008) n'a pas pour but d'étendre les droits des locuteurs mais de contribuer à briser le cadre national. Le rêve de certains n'est pas que les Basques, les Corses et les Bretons soient plus libres, mais qu'ils utilisent l'anglais pour communiquer entre eux, comme c'est déjà le cas au niveau européen. (D'ores et déjà, au Concours de la Grande Poubelle Musicale de l'Eurovision, le candidat français ne craint pas de chanter en anglais.)  La suppression prochaine des départements, base de la vie citoyenne locale depuis la Révolution, va dans le même sens. Les démolisseurs cosmopolites veulent l'anéantissement de tous les repères républicains qui font obstacle à l'instauration de leur nouvel ordre mondial.

    L'Etat national ou multinational, qui constitue depuis des siècles la référence normale des humains, est devenu l'ennemi à abattre. On assiste, impuissant, à l'éliminination progressive de toute forme de sentiment national, à l'exception de manifestations marginales* sans réelle importance ou dont le sens profond a sombré dans l'oubli : drapeau, hymne, chauvinisme sportif**...

    * "Dans un monde dissous par la globalisation, le nationalisme n'est plus que du folklore"  (Wiglaf Droste - journaliste allemand).

    ** N'est-il pas drôle d'entendre les Zizous du moment appeler leurs concitoyens à former des bataillons contre la tyrannie (de l'Uruguay ou du Danemark) et souhaiter que le sang impur de l'ennemi (grec ou portugais), qui vient jusque dans leurs bras égorger leurs fils et leurs compagnes, abreuve les sillons (de la pelouse du stade) ?...  Ou de voir les as de l'équipe nationale de rugby y aller de leur "Contre nous de la Namibi-e" (ou bien était-ce la Géorgi-e) ?... . Quand on pense que c'est cette même Marseillaise que chantaient Guy Môquet et ses camarades face au peloton d'exécution nazi en 1941, on se demande sur quelle planète on est tombé...  Et quand, en finale de la Coupe, il y a quelques années, Chirac quittait la tribune en protestant parce que les supporters corses et bretons avaient couvert l'hymne français de leurs sifflets, n'était-ce pas lui, le liquidateur de la souveraineté nationale, le Gorbatchev de la Cinquième (et dernière) République française, le Guignol pseudo-gaulliste, qu'il aurait fallu siffler (et juger pour haute trahison) ?

    A propos du nationalisme footballistique, le sociologue Alain Soral dit, en juin 2008 : "Le nationalisme est interdit partout, sauf dans le sport. L'Etat-nation fonctionne totalement au moment des compétitions sportives. C'est pour cette raison que le foot continue à reposer sur des nations - contrairement au cyclisme, où c'est Vivagel contre Tampax, et là ça ne marche pas, le cyclisme est d'ailleurs en train d'en crever. Sans nationalisme, le foot ne serait qu'un spectacle de seconde zone, moins rentable sur le plan publicitaire...  Donc que voit-on ?  Là où on n'a pas attaqué le nationalisme, tout est encore en place. Le sentiment d'adhésion collective est toujours au rendez-vous. Ce qui semble indiquer que le travail de démolition nous cache peut-être une continuité. Est-ce un espoir de renaissance ou un résidu ?  Difficile à dire..."

    Renaissance par le foot ?  Il faut être très optimiste pour le croire...


    Comme l'a montré Adriana Evangeliszt, il existe en France un mouvement antinational (encore très marginal) qui se dit "antifranciste".* L'équivalent en Allemagne s'appelle "Antideutsche Bewegung". Bien sûr, il est difficile de dire si les partisans de cette idéologie extrémiste apparemment supranationale sont réellement français ou allemands. Ce qui est certain, c'est qu'ils se sentent très proches de deux nationalismes à leurs yeux "politiquement corrects" et "honorables" : l'américain et l'israélien, les seuls auxquels il soit légitime de se vouer, les seuls qui ne soient pas appelés à disparaître...  Mais la destruction systématique du sentiment national, obstacle majeur à la globalisation, revêt souvent des formes plus subtiles, plus sournoises, plus quotidiennes, plus efficaces. La caste politico-médiatique, dans son écrasante majorité, n'affiche pas ouvertement ses objectifs ou est trop inconsciente et trop stupide pour se rendre compte qu'elle est elle-même manipulée.

    * En 2007-2008, les véritables antifrançais, loin de former un groupuscule, sont installés à l'Elysée et aux commandes de l'Etat. La droite sarkozyenne a discrètement assimilé l'antifrancisme tout comme elle a assimilé les éléments non-antieuropéens du lepénisme (voir plus bas).

    On pourrait analyser en détail, continent par continent, pays par pays, le travail de sape mené par les forces globalisatrices. En gros, les méthodes utilisées s'appuient soit sur le micronationalisme (ou tribalisme) outrancier, soit sur le supranationalisme. L'un et l'autre de ces instruments produisent à la longue le même effet : désintégrer (soit par le bas, soit par le haut) les Etats-nations et leurs centres de décision. Ce sont les maîtres de l'Occident qui décident de ce qui est "légitime" dans tel ou tel cas - il ne s'agit pas pour eux d'une question de principe mais d'un choix stratégique.

    Curieusement, le vandalisme politique visant à neutraliser puis à dissoudre les Etats ne se manifeste pas de manière anarchique, comme on pourrait s'y attendre. Il s'accomplit presque toujours dans le respect apparent de normes et de procédures encore en vigueur.

    Les organisations internationales (ONU, etc.) jouent encore un rôle non négligeable dans le mécanisme de mise au pas. Pour s'en tirer à bon compte, pour éviter d'être une des prochaines cibles, un pays quel qu'il soit doit impérativement :

    • s'intégrer à la "communauté internationale" telle que la définissent les décideurs ;

    • voter comme on l'attend de lui, ou du moins s'abstenir (ce n'est, "hélas", pas toujours le cas) ;

    • accepter sans murmure la mondialisation et toutes ses conséquences, aussi désastreuses soient-elles pour la population locale ;

    • tolérer, voire accepter pleinement, le rôle privilégié du lobby sioniste (par endroits encore assez difficile à imposer, mais on ne demande à personne de manifester bruyamment son enthousiasme).

    Un peu comme chez Orwell, ce cheminement délicat au nom de la "raison d'Etat" (en l'occurrence, un Etat supranational) donne lieu de temps à autre à des "corrections" a posteriori, comme dans le cas de la résolution de l'ONU de 1975 assimilant le sionisme au racisme, "abrogée" en 1991, ou dans celui des "aveux" et "excuses" de la Libye de Kadhafi pour un attentat terroriste commis par d'autres.

    Il est évident que le terrorisme d'Etat, le terrorisme-spectacle et la mystification permanente font partie intégrante de ce nouveau "grand jeu".

    En avril 2008, Thierry Meyssan (Réseau Voltaire) décrit ainsi le plan américain pour une réorganisation du monde : "L'idée principale est d'en finir avec le système de l'ONU qui combine une Assemblée générale où chaque Etat dispose d'une voix égale et un Conseil de Sécurité, qui fait office de directoire, dans lequel les décisions de Washington peuvent être bloquées par le veto de quatre grandes puissances (Chine, France, Royaume-Uni, Russie). A la place doit être créée une 'Assemblée des démocraties' - dont seront exclus les Etats refusant le modèle US -, où les droits de vote seront proportionnels aux capacités économiques et aux contributions financières, et donc où les Etats-Unis se tailleront 'la part du lion'. En outre, chaque partie du monde sera gouvernée par une organisation régionale dirigée par un directoire local, dont les membres seront désignés par Washington pour y appliquer sa loi."

    Bien sûr, une unification - pas seulement de l'Europe mais du monde entier - n'a rien de répréhensible en soi ; elle est même souhaitable. Mais pas à la manière des globalisateurs et de leurs serviteurs de Bruxelles ou d'ailleurs. L'unification a été un rêve socialiste du 19ème siècle. Elle ne devait pas s'effectuer par la contrainte et au profit d'une infime minorité, mais par un consensus général et dans le respect des citoyens et de leurs particularités locales ou nationales. Les nations, qui ont mis des siècles ou parfois des millénaires à se former, ne devaient pas être annexées de force dans un grand tout forcément étranger, mais se fondre peu à peu et dépérir un jour pour faire place à une République universelle librement consentie. Les tendances actuelles ne vont pas dans ce sens ; elles ramènent le monde - socialement - à l'époque préhistorique. Seules différences : le niveau technique et la domination centralisée à l'échelle mondiale.

    Dans cet article, Paul-Eric Blanrue montre que l'internationalisme véritable passe par le souverainisme de libération.



  • Le vandalisme politique au niveau local

    En ce début de 21ème siècle, l'objectif est d'ériger un monde globalisé fondé à la fois sur l'exploitation forcenée du plus grand nombre par une infime oligarchie, sur le contrôle systématique de la population et la criminalisation des opinions divergentes, sur la militarisation de la société et l'état de guerre permanent. Pour y parvenir, il faut d'abord réaliser, dans les esprits, un consensus général dans le cadre duquel les rites électoraux tiennent lieu de démocratie et où le discours politique, bien qu'en totale contradiction avec l'expérience vécue, n'est pratiquement pas contesté.

    Depuis des décennies déjà, l'électoralisme et l'affrontement plus ou moins sérieux de partis censés représenter la volonté populaire constituent la clé de voûte du système. Le suffrage universel, qui fut à l'origine une importante conquête politique et non un cadeau, s'est peu à peu dégradé au point de devenir une coquille vide. L'inanité, la futilité, le caractère parfaitement illusoire du jeu politico-électoral actuel n'ont plus à être démontrés.

    Une fois élu, l'homme (ou la femme) politique fait tout pour le rester, rien de plus logique, surtout à un certain niveau. Après s'être démené pour accéder à la candidature, après avoir emporté un marathon électoral, on ne renonce plus si facilement aux avantages, principalement financiers, liés à la nouvelle fonction : indemnité sans commune mesure avec le travail fourni (pour autant qu'on puisse parler de travail), primes forfaitaires diverses, frais remboursés sans justificatif, généreuse allocation de départ, pension de retraite dont un salarié normal ne peut que rêver, privilèges fiscaux, avantages en nature, relations personnelles, clientélisme, lobbying, corruption, porte ouverte à de lucratives activités annexes...  Quiconque a goûté à la dolce vita d'une carrière politique, ne va pas la remettre en cause pour des principes ou des idées, et courir le risque de ne pas être réélu.

    Un élu honnête ou naïf, en supposant que l'espèce existe encore de nos jours, n'a pas la moindre chance de réaliser son programme si celui-ci s'écarte un tant soit peu de la ligne générale. D'une part, parce que la parcelle de pouvoir dont il dispose vraiment est infime ; d'autre part, parce que ses adversaires, cent fois, mille fois plus influents que lui, auront tôt fait de le stopper et de le ramener à la réalité s'il a la folie de prendre son rôle au serieux.

    Chacun sait que les grandes avancées politiques du passé n'ont jamais eu de cause purement électorale et que les rares victoires historiques sorties des urnes se sont toujours accompagnées de vastes mouvements populaires. Tant que les militants-électeurs ont le sentiment que leur vote peut renforcer et compléter leur action sur le terrain, qu'il peut contribuer à changer la société, ce vote a toute son utilité. Quand le jeu électoral se substitue à la lutte sociale, le vote perd son intérêt et sa légitimité.

    Si les élections pouvaient changer quoi que ce soit, elles seraient interdites, dit-on. Si elles ne le sont pas, ce n'est pas parce qu'elles constituent un moindre mal auquel le pouvoir devrait se résigner, mais parce qu'elles sont partie intégrante de son appareil de domination. Lorsqu'on voit, comme en mai 2007, que plus de 85 % des électeurs français se laissent prendre au jeu d'une présidentielle sans véritable enjeu, on mesure à quel point l'outil électoral remplit son office.

    Le vandalisme politique, à ce niveau, consiste à convaincre ceux que l'on appelle encore les citoyens, que la décision est entre leurs mains, alors qu'en réalité, ils ne sont plus que de vulgaires marionnettes. Après avoir longtemps guetté le moment où le risque de changement réel les aurait obligés à interdire ou annuler les élections (comme cela s'est produit en Algérie, au Chili, en Grèce, ou comme cela a failli se produire dans quelques autres pays occidentaux), les meneurs de jeu abordent maintenant la phase où une interdiction ne sera plus jamais nécessaire - enfin !...

    Ils n'ont pas seulement rendu inoffensive une arme vieille de cent cinquante ans, qui avait plus d'une fois menacé de se retourner contre eux ; ils continuent - plus que jamais - d'en célébrer les mérites. Merveille du marketing capitaliste : plus le gadget vendu est inutile et sans valeur, plus son prix augmente, plus la demande grimpe. Plus le suffrage universel perd son sens, plus il devient le pivot de la "démocratie". Plus les candidats se ressemblent, plus le pluralisme est grand. Le clonage garantit la diversité.

    Ce slogan presque orwellien en accompagne un autre qui l'est tout à fait, lui : le mensonge, c'est la vérité. Ou, plus modestement : les vessies sont des lanternes...  Le déclin, c'est la croissance. La déchéance, c'est la réforme.* Le flicage, c'est la sécurité. La précarité, c'est le social. La guerre, c'est l'humanitaire. La soumission aux lobbies étrangers, c'est la grandeur du pays...

    * "Relever l'âge de la retraite pour résorber le chômage" - curieusement, presque personne ne conteste ce slogan débile qui équivaut à dire qu'il faut utiliser de l'essence pour combattre un incendie ou se faire amputer une jambe pour courir plus vite.

    Autre signe de vandalisme politique réussi : l'abolition du clivage gauche/droite - qui ne subsiste plus, cela va de soi, que sous sa forme orwellienne. Aborder cette question peut paraître oiseux ou démodé. Mais derrière les mots se cachent tout de même des notions plus profondes, des traditions, des valeurs (on a presque honte d'employer ce terme, tant il évoque la langue de bois).

    Historiquement, en France, les partis politiques sont les héritiers des clubs de l'époque revolutionnaire, lesquels ont été fondés pour changer la société, pour la faire progresser - pas pour la maintenir dans l'état où elle se trouvait, et encore moins pour la faire revenir en arrière. Bien sûr, dès que le pouvoir établi a compris combien cette forme d'organisation pouvait l'aider à préserver son existence, des "contre-partis" sont nés, des "partis de l'ordre". Dès que le suffrage universel s'est imposé, on a vu s'affronter deux types de formations : d'un côté, les partis de gauche, plus ou moins synonymes - au départ - de progrès politique, d'amélioration sociale et de libération du joug religieux (sans ces partis de gauche, le suffrage universel n'aurait d'ailleurs jamais vu le jour) ; de l'autre, les partis de droite incarnant la réaction, le conservatisme, le cléricalisme, le pouvoir de l'argent, la restauration. Ce distinguo, aujourd'hui pratiquement disparu, a très longtemps marqué nos sociétés.

    Certes, l'évolution politique des deux derniers siècles n'a jamais été aussi simple ni aussi rectiligne, puisqu'elle est marquée de reculs, de trahisons, d'illusions, de sursauts et de reprises. Toujours est-il que chaque fois qu'une force sociale progressiste, indépendante et active, matérialisée par un parti ou un groupe politique, a manifesté son existence, le processus en question s'est poursuivi ou a trouvé un nouvel élan. Nul ne saurait dire exactement si cette époque est à présent révolue ou pas, mais il semblerait bien qu'elle le soit.

    La gauche s'est sabordée, elle s'est débarrassée de ses valeurs traditionnelles, elle a évacué ses contenus. Elle a enterré la lutte sociale, la conscience de classe, le recours à l'expérience historique (là où ces notions existaient encore). A la place, elle a adopté des références parfaitement apolitiques, vides de sens ou carrément grotesques, et parfois même franchement réactionnaires. Bien entendu, la droite - qui, elle, n'a renoncé à rien - ne laisse pas la gauche occuper seule le terrain nouvellement défriché et récupère les slogans à la mode : guerre pour les "droits de l'homme", campagne contre la "catastrophe climatique", verbiage écologique, promotion de l'homosexualité, etc.  Comme la "clientèle" de gauche ne se reconnaît pas dans ces "valeurs" qui n'ont jamais été les siennes,* les partis de droite en profitent.

    * Imagine-t-on Jean Jaurès prônant le bombardement de la Serbie et attisant l'hystérie anti-CO2 ?  Imagine-t-on Maurice Thorez abandonnant la lutte des classes pour revendiquer le droit, pour les pédérastes, d'adopter des enfants ?  Imagine-t-on Frédéric Joliot-Curie dénonçant le danger des centrales nucléaires civiles mais passant sous silence la menace d'une guerre atomique ?


    Lutte des classes 2012 :

    "Travelotes de tous les pays, unissez-vous !..."

    Ce n'est pas tant le clivage gauche/droite qui a disparu, que la gauche classique elle-même. En France, le phénomène a été assez tardif, alors que dans d'autres pays occidentaux comparables (Grande-Bretagne, Allemagne), le processus est beaucoup plus ancien. A l'époque de la guerre froide, la gauche socialiste (ou social-démocrate, c'est la même chose) avait pour fonction première de capter les voix de l'électorat communiste. Une fois le recentrage accompli et la "menace rouge" disparue, la gauche socialiste a perdu sa raison d'être.

    Même chose, en gros, pour les groupes gauchistes : comme leur vocation était aussi d'évincer le parti communiste (mais en l'attaquant sur sa gauche), ils ont pareillement fait leur temps. Ils ne subsisteront qu'aussi longtemps que le spectacle de la "démocratie" sera utile ou nécessaire.*

    * En Italie, au printemps 2008, la page est définitivement tournée : les communistes et l'extrême gauche recueillent ensemble 3 % des voix aux élections générales et ne sont plus du tout représentés au Parlement. Trente ans plus tôt, le PCI rassemblait 38 % de l'électorat à lui tout seul. Le Parti démocratique, désormais seule formation "de gauche", se distingue à peine du parti de Berlusconi.

    En Allemagne, la situation est tout aussi désespérée, quoique d'une autre façon. Le Parti de la Gauche (Die Linke), qui résulte de la fusion des post-communistes de l'ex-RDA avec l'extrême-gauche de l'Ouest et les déçus de la social-démocratie, glisse de plus en plus vers des positions réactionnaires et antisociales, mais il représente 8 % de l'électorat. En avril 2008, un de ses chefs, Gregor Gysi (avocat, originaire de l'Est) appelle à la solidarité avec Israël et condamne l'antisionisme. Gysi, qui est lui-même juif mais ne s'était jamais prononcé publiquement sur la question israélienne, a probablement reçu la visite de quelque membre éminent du lobby-qui-n'existe-pas et a été mis en demeure de prendre position, faute de quoi on sortirait des oubliettes tel ou tel document compromettant le liant à la Stasi. (En RDA, il n'était pas possible d'être avocat sans collaborer avec cette institution, mais jusqu'à présent aucune preuve concrète n'a pu être produite contre Gysi.)

    L'homme de "La Gauche" allemande ne se contente pas de rouler pour le sionisme, il fait aussi la chasse aux communistes dans les rangs de son parti, en particulier ceux de la tendance DKP (que d'aucuns qualifient de "staliniens").  Et que fait le DKP pendant ce temps-là ? Il "lutte pour les droits des homosexuels, des lesbiennes, des bisexuel(le)s et des transexuel(le)s" !...  Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht doivent s'agiter dans leurs tombes.

    En France, en juin 2008, la LCR (ligue "communiste" et "révolutionnaire") de Besancenot se transforme en "nouveau parti anticapitaliste" (qui ne sera bien sûr ni "nouveau" ni "anticapitaliste"). Le but de cette manœuvre, soutenue voire initiée par la droite, est de couler le PS. Comme disait Sarkozy au "socialiste" François Hollande : "Vous nous avez bien emmerdés avec Le Pen pendant des années, maintenant on va vous niquer avec Besancenot." (Détails)  Quatre ans plus tard, l'Opération Besancenot ayant foiré, on remet ça avec Mélenchon...


    Malgré cette fin honteuse de ce qui fut autrefois une véritable force, les adeptes de l'ordre nouveau sont confrontés à un problème : avec ou sans vandalisme politique, il faut plus d'une génération pour changer les esprits en profondeur. Et certaines idées semblent indéracinables, même quand l'ensemble de la gauche officielle les a abandonnées. C'est que les critères de base qui régissent notre monde - critères économiques, qu'on le veuille ou non - ne s'évanouissent pas comme par enchantement pour s'adapter au diktat de l'idéologie dominante ou de l'air du temps. Ce n'est pas parce que le marxisme n'est plus de mise, que la répartition des richesses entre les différentes classes sociales a cessé d'être l'élément-clé. La religion, le sexe, l'écologie ou l'ésotérisme ont beau être utiles pour brouiller les pistes, ils n'aideront jamais à comprendre le b.a.-ba de la société. Certaines intuitions, certains réflexes inconsciemment hérités du passé, ne disparaîtront sans doute jamais ou referont surface un jour ou l'autre. En attendant, le fossé se creusera toujours plus entre la véritable gauche populaire et la gauche frelatée des états-majors.

    L'érosion progressive de la gauche organisée ne fait pas seulement pencher de l'autre côté le fléau de la balance politique. Elle a également pour effet de faire disparaître toute trace de droite intelligente. Quarante ans après de Gaulle et Malraux, nous avons Sarkozy - tout un programme...

    Un autre effet du vandalisme politique actuel, c'est que la société s'achemine vers une forme "moderne" de fascisme, dans lequel les groupes ou partis traditionnellement à l'extrême droite (comme le NPD allemand ou le FN français) n'ont plus qu'une place marginale (quand ils ne se métamorphosent pas en partis "présentables").

    Avant de se réjouir du recul de ces groupes, il faudrait voir pourquoi il en est ainsi.

    C'est avant tout parce que les véritables détenteurs du pouvoir (l'oligarchie économique et financière) n'ont nullement besoin de ces "extrémistes" pour s'imposer. Nous ne sommes plus en 1930-1932, où le grand capital devait financer la pègre brune pour parvenir à ses fins. Le Pen et compagnie n'ont pas compris de quoi il retourne en ce début de 21ème siècle ; ils ont 75 ans de retard. Pour réaliser l'agenda politique menant à l'ordre nouveau, les partis "modérés" (de droite comme de gauche) font parfaitement l'affaire - à quoi bon le FN ? Au contraire, en Europe, l'extrême droite est gênante pour l'intégration supranationale et l'abolition de la souveraineté des Etats ; elle est contre-productive.

    A l'exception de leur aspect anti-européen, qui n'est pas exempt d'un certain opportunisme, d'une certaine démagogie, les programmes politiques du FN ou du NPD ne diffèrent pratiquement pas de ceux des autres partis (notamment pour ce qui est du racisme "sécuritaire" ou du démantèlement de la protection sociale et des droits des salariés).* Si la droite classique fait barrage à Le Pen, ce n'est pas parce qu'elle réprouve ses idées, mais parce qu'elle craint un concurrent. Il est évident qu'à armes égales, Le Pen ne ferait qu'une bouchée de politiciens comme Sarkozy. Et ce n'est certainement pas par amour de l'ordre républicain que Chirac a refusé le débat en 2002 : il avait tout simplement la frousse.

    * Le racisme antiarabe/antimusulman de ces partis d'extrême droite, qui ne sont pratiquement jamais antijuifs, arrange parfaitement la droite classique. Sous leur pression, elle peut se permettre de reprendre discrètement à son compte une partie de leur idéologie tout en demeurant elle-même "respectable". L'extrémisme de droite est pour la droite classique à la fois un modèle, un repoussoir et un concurrent.

    Les vrais fascistes de notre temps ne sont pas ceux que l'on croit. Le fascisme du 21ème siècle arrive à pas feutrés, il s'installe "en douceur", il est pratiquement déjà là, au cœur du système, présentable et respecté, rendant superflus un coup d'Etat, une "prise de pouvoir" de l'extérieur. La menace enfle petit à petit, inexorable, presque imperceptible. Il n'y a pas (ou pas encore) de déferlante, mais l'eau monte dangereusement. Et bientôt, il sera trop tard.

    Au début des années 1930, peu avant d'être assassiné, Huey Long, gouverneur démocrate de Louisiane, disait : "Le fascisme viendra en Amérique, mais probablement sous un autre nom, peut-être celui d'antifascisme."  Très en avance sur son temps, cette vision est en passe de se réaliser sept ou huit décennies plus tard, en Amérique et surtout en Europe. Aujourd'hui, l'antifascisme (simulé) est une "valeur" de droite. Les "fascistes" que dénonce et combat cet "antifascisme moderne" sont les islamistes (vrais ou supposés), les communistes (réels ou fantasmés) et tous les adversaires du nouvel ordre mondial. L'homme politique du futur devra obligatoirement intérioriser cette vue orwellienne des choses.

    En attendant, et pour en revenir à l'aspect essentiel de la "démocratie", il est clair que la parodie électorale (qui n'est absolument pas incompatible avec le nouveau fascisme "antifasciste") va s'aggraver dans les années à venir. La généralisation du vote électronique*, en écartant l'impondérable humain, permettra de fabriquer des résultats sur mesure et de rendre un retour en arrière impossible. Certes, on assistera à des protestations çà et là (comme au Mexique en 2006) mais il sera facile de les escamoter, de les passer sous silence. Aux Etats-Unis, la manipulation des présidentielles depuis novembre 2000 (voir : électro-nique électorale) n'a pratiquement dérangé personne. Il en sera bientôt de même en Europe et partout ailleurs. Et si les gens, dégoûtés, choisissent de s'abstenir, on n'aura aucune difficulté à produire artificiellement des taux de participation tout à fait honorables.

    * En France, depuis 2007, on commence à recourir au vote électronique. Et la computation des résultats - tâche du ministère de l'Intérieur - est confiée à une entreprise américaine !...

    Il ne sera même plus nécessaire que la population croie vraiment les fables et les mensonges qui lui sont servis. On se contentera de proclamer partout qu'il en est ainsi. C'est d'ailleurs déjà souvent le cas aujourd'hui. Des années après les auto-attentats terroristes du 11 septembre 2001, les médias ne cessent de suggérer que la théorie officielle du complot islamiste est partagée par l'ensemble du public. Une enquête sérieuse, indépendante et non censurée montrerait cependant qu'il n'en est rien. Car même aux USA, des sondages rapides révèlent que plus de la moitié de la population pense qu'on lui cache quelque chose et que le gouvernement n'est pas étranger à ce qui s'est passé. Si les "sceptiques" avaient accès aux grands moyens d'information, l'opinion basculerait massivement. C'est bien ce qu'il faut éviter à tout prix.

    Bien entendu, tout cela concerne avant tout les pays industrialisés. Le vandalisme politique qui sévit dans bien des régions du tiers-monde, objectera-t-on, est d'ores et déjà pire que tout ce qui pourra frapper les populations occidentales. C'est peut-être vrai - quoique l'expérience historique tende à prouver qu'aucun pays, aussi développé soit-il, n'est à l'abri d'un plongeon vers la barbarie.


    Quand la liberté d'expression est aussi illusoire que le droit de vote, quand la répression et la torture aux électrochocs deviennent banales, le fascisme n'est plus très loin - un exemple symptomatique de septembre 2007.


    "Il y a cent ans, les conservateurs vomissaient la République, et les socialistes, le capitalisme (chaque camp se définissant par ce rejet même). La droite, depuis lors, a épousé Marianne en secondes noces, et la gauche, le FMI."  (Régis Debray - février 2008)

    Sarkozy et le théorème d'Ellul : "Quand on parle surabondamment d'une certaine donnée humaine, c'est que celle-ci n'existe pas..."  ou - si elle existe - "c'est qu'on cherche en fait à la dénaturer, voire à l'annihiler."



Idéologie rétrograde et destructrice

Pour que le monde consente à se soumettre sans broncher à une telle thérapie de choc à la fois économique et politique, une offensive idéologique intense et continuelle est indispensable. Qu'est-ce qui la caractérise ?

  • Tout d'abord un solide anticommunisme. C'est à la fois banal (car quotidien) et paradoxal (parce qu'il n'y a pratiquement plus de communistes depuis 1990). Mais il ne faut pas oublier que pour le système existant, le seul danger sérieux (bien que purement virtuel entre-temps) vient de ce côté-là. Aucune autre idéologie prétendument menaçante (comme l'islamisme par exemple) n'a jamais remis en cause les rapports de propriété qui régissent la société capitaliste.

    Bien entendu, on peut encore se dire "communiste" ici et là, sans encourir les foudres de la justice. L'essentiel, c'est de souligner qu'on est antistalinien. (Tant pis si plus de cinquante ans après la mort de Staline, le mot stalinien ne veut plus rien dire - c'est simplement une insulte que l'on jette à ceux qui n'ont pas jugé opportun de retourner leur veste.)

    On peut se demander pourquoi l'anticommunisme a survécu aux communistes. Il y a trois raisons à cela. D'abord, c'est un avertissement permanent aux gens qui, sans être communistes, auraient tendance à se sentir assez proches de ce courant politique. Ensuite, si l'on enterre purement et simplement le concept de "danger communiste", il risque de réapparaître un jour sous une autre forme, les mêmes causes produisant souvent les mêmes effets. On ne va pas supprimer la vaccination anticommuniste sous prétexte que la "maladie" semble éradiquée. Enfin, un péril, qu'il existe ou non, est toujours bon à invoquer. La société du spectacle ne saurait négliger le "péril rouge", même s'il est provisoirement moins rentable que le "vert" (musulman), le "brun" (d'extrême droite) ou le "jaune" (chinois).

  • Autre composante - de taille - de l'idéologie dominante nouvelle : le racisme et l'hostilité systématiques envers les Arabes et les musulmans. Alors que l'existence de l'anticommunisme semble logique et compréhensible, puisque les idées marxistes ont véritablement mis en danger l'ordre capitaliste, allant jusqu'à le bannir d'une partie de la planète, jamais en revanche, ni le panarabisme ni l'islam (même le plus radical) n'ont constitué une telle menace. Si certains pays arabes ou musulmans ont, dans le passé, pris des mesures de cet ordre, ce n'est pas parce que leurs gouvernements étaient arabes ou musulmans, mais parce qu'ils étaient nationalistes ou pro-marxistes, tout comme l'étaient d'autres régimes extérieurs au monde arabo-musulman. L'arabo-islamophobie occidentale officielle ne s'explique pas rationnellement, puisqu'elle nuit en fait aux pays qui la pratiquent, à commencer par les Etats-Unis. Sa seule raison d'être, sa seule "justification", c'est qu'elle est voulue par le lobby sioniste et sert les intérêts d'Israël.

    L'islamisme ne menace pas le monde, il menace tout au plus les pays musulmans dotés d'un régime séculier. Les "fous d'Allah" rêvent peut-être de s'installer aux commandes à Alger, à Tunis, au Caire ou à Djakarta, mais certainement pas en Occident. L'Occident n'est pas vraiment leur ennemi ; il ne l'est que dans la mesure où ses dirigeants s'alignent sur les positions racistes et belliqueuses des aventuriers sionistes. Malgré cela, l'Arabie Saoudite ultra-religieuse est l'alliée des Etats-Unis, et beaucoup de mouvements extrémistes de l'islam ont joui (et jouissent parfois encore) du soutien occidental. Mais l'agenda destructeur des néo-cons exige que nous considérions l'ensemble du monde arabe et musulman comme une masse homogène, fanatique, nuisible, inculte, arriérée, à combattre et à civiliser en priorité. Tous les moyens sont bons pour que nous le pensions : propagande mensongère répétitive et incessante, intox, censure, provocations...

  • Le revers de la médaille arabo/islamophobe, c'est bien entendu le philosémitisme forcené et la judéomanie permanente qui caractérisent le sionisme "moderne" et son communautarisme totalitaire.

  • Un des buts de la désinformation systématique est de terrifier le public, de faire naître en lui un sentiment de peur (peur du terrorisme, du changement climatique, de la grippe, du chômage, de la pauvreté, de la crise). La peur est le lubrifiant du nouvel ordre mondial, comme l'a bien montré Naomi Klein dans son livre The Shock Doctrine (voir plus haut).



  • Le terrorisme d'Etat, la guerre, les agressions barbares, la torture, tous ces actes autrefois unanimement réprouvés (du moins en paroles), redeviennent des "options" avec lesquelles il faut compter. Le ministre français des Affaires étrangères avoue on ne peut plus clairement qu'il veut la guerre (la guerre pour Israël), ce qui est somme toute logique puisque son chef, le président de la République, appelle ouvertement à la construction du nouvel ordre mondial (dont la guerre permanente est précisément une des caractéristiques). En Allemagne, la caste politique est prête à faire abattre des avions civils "en cas de crise". Aux USA, on justifie ouvertement la "nécessité" d'un camp de concentration comme celui de Guantánamo Bay.

  • Les interdits et les tabous politiques paralysent la libre expression (quand ce ne sont pas tout simplement les pistolets à électrochocs qui le font - voir un peu plus haut). La police de la pensée fait la chasse aux dissidents. On criminalise les opposants.

  • La pensée unique s'instaure petit à petit, marquée par la philosophie fast-food à la Michel Onfray, la glorification de l'impérialisme américain et l'apologie du sionisme ("nouveaux philosophes").

  • Les inversions orwelliennes se multiplient : les initiateurs de la guerre terroriste décrètent la "guerre au terrorisme", les judéo-fascistes sionistes dénoncent l'"islamo-fascisme", les champions de l'insécurité instaurent la "Homeland Security". Les idées les plus réactionnaires sont recyclées comme "progressistes", l'antiracisme est utilisé à des fins racistes (par exemple contre le Zimbabwe, accusé de discriminer sa minorité blanche), l'antifascisme est invoqué pour soutenir les fascistes israéliens, le colonialisme est glorifié pour son "rôle positif". Le harcèlement politique se veut toujours didactique et éducateur. On donne aux autres des leçons de démocratie, on leur fait la morale, on distribue des certificats de mauvaise conduite et des avertissements, toutes choses dont on aurait soi-même le plus grand besoin.

  • Révisionnisme et négationnisme s'imposent partout. Mais contrairement aux idées reçues, ils ne sont pas tant le fait d'obscurs "nazis" et autres "antisémites", que de propagandistes riches et influents qui ont entrepris de réécrire l'histoire, en particulier celle de la Seconde Guerre mondiale. C'est ainsi que trente millions de victimes non-juives de l'hitlérisme disparaissent comme par enchantement de la mémoire collective, pour le plus grand profit d'un Etat voyou qui prétend parler au nom de "ses" six millions.

    Comme dit le sociologue Alain Soral : "Monsieur Le Pen a profondément tort, la chambre à gaz est tout sauf un point de détail. C'est même aujourd'hui, plus qu'hier encore la religion, le dogme autour duquel tourne toute l'époque contemporaine. Dans l'ordre du sacrifice fondateur, la chambre à gaz a remplacé la croix du Christ...  Plus les souffrances de la guerre s'éloignent, plus c'est la Seconde Guerre mondiale tout entière qui devient un détail de la chambre à gaz."

  • A gauche, la trahison intellectuelle et politique est élevée au rang de qualité morale. Abandonner ses principes est de rigueur quand on a été socialiste, communiste ou anarchiste. Sait-on que des individus comme Blair ou Jospin ont prêché le trotskisme quand ils étaient jeunes ?  Et qu'Angela Merkel, la chancelière toujours prête à donner des leçons de capitalisme au monde entier, s'est distinguée comme secrétaire des Jeunesses communistes FDJ en RDA ?...  En France, les socialistes rêvent d'entrer au service de Sarkozy ; certains y parviennent, mais pas tous, il n'y a pas assez de place pour tout le monde. En Afrique du Sud, l'ANC et le parti communiste qui le soutient ont mis au panier toute idée de changement social ; le PC milite même pour les privatisations voulues par la Banque mondiale - lire ici Communists for Capitalism par Stephen Gowans.

    Une des conséquences de ce gigantesque glissement idéologique est que les clivages politiques s'effondrent et se refont parfois différemment sur telle ou telle question, un peu au hasard de l'actualité (référendum européen par exemple). Mais dans l'ensemble, tout le monde est plus ou moins d'accord. L'inutilité des partis politiques se vérifie chaque jour (sauf pour l'infime minorité qui profite directement de leur existence).

  • Tout cela s'accompagne d'une éradication progressive de la conscience politique et de ce que l'on appelait autrefois la conscience de classe, c'est-à-dire cet instinct quasiment "inné" qui permettait à un individu confronté à un problème politique concret de se positionner sans longue réflexion théorique, de reconnaître spontanément ses intérêts profonds et véritables. Aujourd'hui, seuls les membres des classes dirigeantes sont capables de faire la distinction entre l'essentiel des non-dits et les balivernes idéologiques destinées à endormir la plèbe.

    Alain Soral : "Je le vois tous les jours, la conscience politique implose, et d'abord dans les élites gestionnaires. Les droits de l'homme sont devenus un nouvel obscurantisme, qui a rongé le cerveau des élites, de la moyenne bourgeoisie aussi... La conscience politique est aujourd'hui devenue un handicap pour faire carrière dans le système. L'homme conscient politiquement est aujourd'hui souvent un individu isolé, marginalisé, et en outre dépressif puisque marginalisé."

  • Que nous le voulions ou non, nous sommes tous imprégnés de l'idéologie dominante, l'essentiel étant probablement tout ce qu'elle nous masque. Lire ici La nouvelle vulgate planétaire de Pierre Bourdieu et Loïc Wacquant, sur "les lieux communs que le ressassement médiatique transforme en sens commun universel" - un article paru en mai 2000 dans Le Monde Diplomatique. Si nous utilisons nous-mêmes tel ou tel terme dénoncé par les auteurs (comme "la mondialisation"), c'est qu'il faut bien qualifier la période nouvelle que nous vivons présentement, pour la distinguer des précédentes. L'expression "impérialisme américain", préconisée par Bourdieu et Wacquant, n'est certainement pas suffisante. D'ailleurs, les auteurs tombent eux-mêmes dans le piège qu'ils s'efforcent de révéler, puisqu'ils parlent à plusieurs reprises de "néolibéralisme" sans réaliser à quel point "les effets de ce mot sont puissants et pernicieux". Le mot "néolibéralisme" (= ultra-capitalisme débridé) n'a strictement rien à voir avec la nouveauté (néo) et la liberté (libéralisme) qu'il suggère. C'est un pur produit de la langue de bois politico-médiatique style ENA-Sciences-Po-Ecoles de journalisme.

  • Nous assistons aujourd'hui à un retour en force de la religion, non seulement comme négation de la science (contestation de l'évolution des espèces) mais aussi à l'intérieur de la science elle-même (théorie du Big Bang* et autres spéculations cosmologiques). Depuis pas mal d'années, la science-fiction est en panne, elle n'apporte rien de nouveau : c'est que la "réalité" académique l'a rattrapée dans bien des domaines.

    * Cette théorie néo-créationniste postule que "tout a commencé" il y a quatorze milliards d'années. 14.000.000.000 d'années ou 6.000 ans (écoulés depuis Adam et Eve) : à quelques zéros près, où est la différence ?...  Peut-on rire de George Bush et admirer Simon Singh ou Stephen Hawking ?...

    "Que la lumière soit... Et la lumière fut..."

    En exclusivité : l'univers une demi-nanoseconde après le Big Bang


Contre-révolution culturelle

Reflet de l'idéologie rétrograde et destructrice qui s'empare du monde, la contre-révolution culturelle se manifeste de diverses façons :

  • La déculturation de la société et l'abêtissement des "masses" progressent à pas de géants. Mais alors que l'ignorance était autrefois le signe d'un manque d'éducation ou d'information, elle accompagne aujourd'hui ce qui semble être une pléthore de l'une comme de l'autre. Plus l'accès au savoir paraît se démocratiser, plus l'inculture et la futilité se répandent. Cette "couche obscure où l'humanité a dormi pesamment son premier âge" (comme disait Zola) est, au 21ème siècle, plus épaisse et plus solide que jamais, malgré les montagnes de connaissances et de données dont le monde est inondé à chaque instant. On savait depuis longtemps que quantité n'est pas qualité ; on ne le réalise vraiment que depuis peu.

  • Le monde scientifique n'échappe pas à cette rétro-évolution. Mais comme il est en principe plus difficile de crétiniser les élites du savoir, on achète systématiquement les gens qui ont quelque chose à dire. Cette corruption est d'autant plus aisée et répandue, que l'argent domine largement là où l'Etat assurait autrefois l'indépendance et la liberté de la recherche (du moins en Europe occidentale). Rares sont ceux qui peuvent se permettre de risquer leur carrière, voire leur existence, par amour de la vérité vraie. Dès qu'une théorie, aussi absurde et infondée soit-elle, devient dominante sur le marché, tout le monde l'adopte sans discussion (voir l'exemple du prétendu réchauffement climatique dû aux activités humaines). L'idéologie du "tout pour le profit" a depuis longtemps envahi tous les domaines.  La méthode scientifique revue et corrigée façon 2008  (source : www.pensee-unique.fr).

    La manipulation des esprits en matière scientifique (mais pas seulement) : The Doors of Perception and the Language of Spin  par Tim O'Shea.

  • La misère de l'enseignement et sa commercialisation progressive contribuent à renforcer ce phénomène, de même que la misère de la pensée en général : philosophie fast-food (voir un peu plus haut) et supercherie des "nouveaux philosophes" (qui ne sont ni nouveaux ni philosophes, mais tout simplement des propagandistes de bas niveau).

  • L'anglais est en passe de devenir la langue unique des décideurs (voir la constitution de l'Union Européenne). Pour les anglophones (Britanniques et Américains dominent déjà Bruxelles), l'avantage est d'autant plus évident qu'il leur permet d'accentuer encore plus leur mainmise.* Pour tous les autres peuples, c'est un grand pas vers le déclin culturel. Qui se soumet à une langue étrangère se soumet fatalement à la culture étrangère qui en résulte (ou à l'anticulture - voir l'exemple du cinéma). Pour la masse des gens, parler anglais, c'est en fait parler pidgin. L'Europe entière (et pas seulement la France) va bientôt vivre, au plan linguistique, ce qu'ont vécu les peuples africains soumis au colonialisme.

    Et pourtant, même pour des francophones, l'expérience ne sera pas nouvelle. Les Québécois, qui se sont battus - seuls - pendant des décennies pour avoir un peu d'autonomie linguistique et culturelle, en savent quelque chose, de même que les Acadiens des provinces maritimes du Canada et les Cajuns de Louisiane, pour qui l'assimilation et l'éradication sont déjà une réalité. La France, avec ses beaux discours et sa prétendue Francophonie (en fait un distributeur automatique de subventions à des Etats non-francophones comme la Bulgarie ou les Pays baltes), a trahi en silence sans réaliser qu'elle se saborde ainsi elle-même.

    * Dans le domaine scientifique, l'anglais n'est plus seulement la langue numéro un, c'est déjà presque la langue unique. L'enseignement supérieur s'effectue en partie en anglais, et quiconque a l'intention de faire une carrière, n'a pratiquement d'autre choix que de rédiger son mémoire de maîtrise ou sa thèse de doctorat dans cette langue - sans parler de tout ce qu'il publiera par la suite. Tous les colloques et congrès internationaux, quel que soit le lieu où ils se déroulent, utilisent l'anglais comme langue de travail. En affaires, les grandes entreprises exportatrices - elles le sont toutes nécessairement - sont anglicisées depuis longtemps. Les titres, les fonctions, les noms de départements et de produits ne sont plus exprimés en français ou en allemand, mais en anglais. Les notes de service sont rédigées dans cette langue. Même entre eux, des gens de même nationalité ne communiquent plus dans leur langue mais en anglais - ou du moins dans un sabir qu'ils tiennent pour de l'anglais. (Depuis que Sarkozy est au pouvoir, certaines administrations françaises, comme le ministère de l'Economie, utilisent également l'anglais dans leurs circulaires - probablement pour permettre à leurs autorités de tutelle, qu'elles soient bruxelloises, américaines ou israéliennes, de les contrôler plus facilement.)

    Au cinéma, on ne prend même plus la peine de traduire le titre des films américains (la majorité). On les synchronise encore, mais pas partout. Dans certains pays fraîchement reconquis d'Europe de l'Est, les séries hollywoodiennes passent en version originale avec traduction simultanée ; on entend deux voix superposées - il faut vraiment aimer ça... Dans les pays de la "vieille Europe", on a adopté le même procédé pour les documentaires (naturellement américains). La chaîne franco-allemande Arte est friande de ces "productions" surgelées. On y voit et entend, par exemple, un professeur américain dont on traduit les propos avec un décalage de deux secondes, s'adresser en anglais aux téléspectateurs français pour leur expliquer ce qu'il appelle la "mentalité de la France profonde". Ou encore, un Juif allemand de 90 ans, rescapé de l'Holocauste® et vivant aux USA depuis 65 ans, raconter en anglais avec l'accent allemand, à des téléspectateurs allemands qui le comprendraient mieux sans traduction superposée, des choses qu'ils ont déjà entendues des millions de fois. Evidemment, personne n'est assez masochiste pour s'infliger ce spectacle sans y être contraint et forcé. Malheureusement, des centaines de milliers d'écoliers sans défense doivent s'y soumettre dès le plus jeune âge.


  • On assiste à une "mcdonaldisation" toujours plus poussée de la planète, et pas seulement dans le secteur "gastronomique". Le "payer plus pour consommer plus mal" s'étend à tous les secteurs. C'est l'alignement systématique vers le bas et l'optimisation des profits grâce à une suppression progressive de la diversité. Quand une idée ou un produit pas encore exploités à l'échelle mondiale promettent d'être rentables, on s'en empare par la force ou par la ruse, on les passe à la moulinette globalisatrice avant de les reconstituer sur le modèle dominant, et on les revend partout au prix fort, y compris là où ils ont été volés.

  • L'apologie insidieuse de la guerre et le culte de la violence dominent toutes les formes d'expression. Ils s'emparent même de pays relativement modestes et sans traditions militaristes (ou ayant entre-temps enterré ces traditions) comme le Canada, le Danemark, l'Allemagne, l'Espagne ou l'Italie. Ne parlons pas des Etats qui ont su préserver à travers les siècles le réflexe impérialiste et colonial (France, Grande-Bretagne).

  • Sous couvert de "lutte pour la laïcité", on assiste depuis quelques années, aux Etats-Unis et au Canada, à des attaques en règle contre Noël et les traditions d'origine chrétienne. Ces attaques émanent avant tout du lobby sioniste et d'organisations "de gauche" qu'il noyaute, comme par exemple l'ACLU - Union américaine pour les libertés civiques. Parallèlement, une "judaïsation" culturelle a lieu, que personne n'ose contester par peur de passer pour "antisémite". En Amérique du Nord, des fanatiques juifs font interdire les arbres de Noël sur la voie publique quand ils ne sont pas flanqués de ménorahs (chandeliers à sept branches) de taille identique !...  Inversement, bien entendu, quand des symboles religieux du judaïsme décorent un lieu accessible à tous, personne n'exige qu'ils soient accompagnés de leur équivalent chrétien.


     
    C'est ainsi que Google célèbre "Noël" (= "les Fêtes")



    "Noël chrétien" à la Maison Blanche

    L'Europe est encore à l'abri de cette aberration, mais pour combien de temps ?...
    [En 2012, la judaïsation de Noël est un fait accompli en Europe - voir ici : Hanoucaca]

  • La formule "le cul au service du capital" n'est pas nouvelle ; elle est connue depuis les années 1960. Et même vingt ans plus tôt, en 1946, Aldous Huxley écrivait déjà dans la préface de son roman de science-fiction Brave New World (Le Meilleur des mondes) : "A mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle a tendance à s'accroître en compensation. Et le dictateur (à moins qu'il n'ait besoin de chair à canon et de familles pour coloniser les territoires vides ou conquis) fera bien d'encourager cette liberté-là. Conjointement à la liberté de se livrer aux songes en plein jour sous l'influence des drogues, du cinéma et de la radio, elle contribuera à réconcilier ses sujets avec la servitude qui sera leur sort."  Si un conseil a été suivi, c'est bien celui-là... Bien sûr, pour ce qui est des drogues, on traîne un peu en matière de "liberté", mais n'oublions pas qu'il existe une différence substantielle entre ce que dit et ce que fait "le dictateur" (en français politiquement correct : l'Etat de droit). On encourage souvent en sous-main ce que l'on interdit en public (voir le rôle de la CIA et de la DEA dans l'explosion du trafic).

  • Autre plat de résistance au menu de la contre-révolution culturelle : la promotion forcenée de l'homosexualité et de son idéologie totalitaire, l'homosexualisme. Ses tenants sont toujours présentés comme des "victimes de la discrimination" ; les parallèles avec les méthodes sionistes crèvent les yeux.  La pédérastie militante est une arme de choc permettant de détruire encore plus vite le tissu social et culturel des pays réfractaires. Les activistes néo-cons attendent impatiemment de pouvoir l'utiliser contre les pays musulmans.

  • D'invention plus récente, il y a aussi l'écocatastrophisme, synonyme de matraquage médiatique, de dissimulation et de confusion volontaire entre la pollution et le réchauffement climatique déjà mentionné. Sur quelles preuves est fondé ce fameux réchauffement ?  Qui est derrière cette campagne ? A qui profite-t-elle et comment détourne-t-elle l'attention des vrais problèmes ?...  En 2008, on entrevoit à peine les conséquences - et surtout les motivations profondes - de cette hystérie carbonique, mais on se doute qu'elle ne présage rien de bon.





LES RELIGIONS SONT-ELLES AU CŒUR DU PROBLÈME ?

En 2007, le pédagogue allemand Michael Schmidt-Salomon - qui se définit lui-même comme un "agnostique d'origine juive" - a écrit un livre pour enfants qui a fait "scandale" dans son pays, en particulier dans les régions catholiques et intolérantes du sud (Bavière). En mars 2008, une mise à l'index comme "ouvrage dangereux pour la jeunesse", demandée par le ministère de la Famille, a été évitée de justesse.

Ce livre "destiné à tous ceux qui ne s'en laissent pas conter" relate les aventures d'un petit porcelet (pas du tout "impur") et de son ami le hérisson. Les deux compères ont vu par hasard une affiche sur laquelle il est dit que "sans Dieu, il vous manque quelque chose". Comme ils n'ont jamais entendu parler de ce fameux "Dieu" et que l'idée qu'il puisse leur manquer quelque chose leur paraît surprenante, ils décident de mener leur enquête.

Ils consultent d'abord un rabbin, qui leur demande avant toute chose si leurs mères sont juives. Non, bien sûr, sinon c'est à elles qu'ils se seraient adressés...  Comme leurs mamans ne sont pas juives, alors eux non plus ne le sont pas (de vulgaires goyim, quoi). Le rabbin ne peut rien faire pour eux.  Il leur raconte quand même - allez savoir pourquoi - l'histoire du déluge, cette peine capitale collective infligée par Yahvé à (presque) tous les humains et animaux de la Terre, sous prétexte que quelques-uns parmi eux se seraient mal conduits. Nos deux amis, terrifiés par l'évocation de ce génocide universel, s'enfuient sans plus attendre. Ils renoncent volontiers à la compagnie de ce Dieu barbare qui, de toute manière, refuse par avance de les compter parmi ses "élus" (on n'adhère pas comme ça à cette religion-là).

L'étape suivante conduit nos deux héros chez un évêque catholique qui va les choquer autant que le rabbin. Ce n'est pas qu'il soit pédophile, rassurez-vous, mais il leur explique que le Dieu chrétien a laissé mourir son fils de façon horrible et que, pour couronner le tout, son Eglise pratique l'eucharistie, c'est-à-dire qu'elle oblige les fidèles à manger le corps de Jésus et à boire son sang. Un Dieu sadique et cannibale : très peu pour nos deux copains, qui prennent bien vite la poudre d'escampette.

Ils ne tardent pas à tomber sur un mufti qui leur explique que pour honorer Allah, il faut prier cinq fois par jour et faire ses ablutions avant chaque prière. Quoi ? Se laver cinq fois par jour, c'est-à-dire trente-cinq fois par semaine ou cent cinquante fois par mois ? Faut quand même pas exagérer... Le mufti n'y peut rien : ordre formel d'Allah à son prophète Mahomet. Le petit cochonnet, à qui on ne la fait pas, demande au mufti comment il sait que Mahomet a dit la vérité quand il a prétendu tenir ça de Dieu.  Evidemment, le mufti se met en colère : il a horreur des questions gênantes. Il ne reste plus qu'à déguerpir.

Après ces tentatives infructueuses "pour trouver Dieu", nos deux amis assistent à un crêpage de chignon auquel se livrent les représentants des trois religions monothéistes. Décidément, la coupe est pleine...  Le porcelet et le hérisson savent désormais à quoi s'en tenir.  Sans Dieu, il ne leur manque rien. Au contraire, c'est avec lui qu'il manquerait quelque chose... au niveau de l'entendement.


Pas de quoi fouetter un chat, dira-t-on, surtout en France, où ce genre d'hérésie n'étonne plus personne depuis deux bons siècles. Dieu sait - c'est le cas de le dire - si on a bouffé du curé, dans le temps ; on est plus calme et plus serein aujourd'hui.  Pour ce qui est du judaïsme, il y a également belle lurette que les Juifs ("ethniques") ne prennent plus vraiment au sérieux les sornettes que leur débitent les rabbins. S'ils font mine d'y croire, c'est avant tout par solidarité idéologique, la religion n'étant qu'un prétexte.  Bien sûr, il y a des exceptions, comme en toutes choses, et elles confirment la règle.

Dans le monde musulman, la situation est sensiblement différente. Religion et politique y sont encore (ou de nouveau) étroitement liées, alors que l'Occident a dépassé ce stade, et parfois même depuis très longtemps (mais pas partout). Il est vrai que l'Islam n'a pas connu l'équivalent du Siècle des Lumières. (Le judaïsme non plus, d'ailleurs, sinon par répercussion.)  Quoi qu'il en soit, pourquoi faudrait-il que tout ce qui est commercialisé sous ce label soit automatiquement reçu avec enthousiasme ? Personne n'aime se voir octroyer des règles importées du dehors, surtout lorsque ces règles sont hypocrites et ont pour seul but de renforcer l'influence étrangère : "démocratie" bidon, élections "libres" truquées, "droits de l'homme" revendiqués en Iran et au Soudan mais bafoués en Israël ("Quand j'entends le mot Palestine, je sors mon Darfour..."), argumentation politique toujours axée sur le deux poids, deux mesures, éloge effréné de la perversion et de la décadence, etc...

Il en résulte qu'une attaque générale contre "toutes les religions" affecte beaucoup moins le christianisme et le judaïsme qu'elle n'affecte l'islam. Pour les musulmans, elle sera presque toujours - et nécessairement - politique. Les chrétiens, eux, hausseront les épaules (à moins qu'ils ne soient bavarois ou polonais). Les juifs, par réflexe, crieront probablement à l'antisémitisme - ce que certains n'ont pas manqué de faire à la sortie du livre de Schmidt-Salomon.

Les tabous existent partout. Pour les musulmans, ils sont religieux. Pour les chrétiens et les juifs, ils ont depuis longtemps cessé de l'être et ont été remplacés par d'autres, qui interdisent, par exemple, de mettre en cause l'homosexualité ou de poser, à propos de l'Holocauste®, des questions "qui fâchent". C'est sur ce terrain des tabous occidentaux non-religieux que les musulmans pourraient répliquer (ils le font à l'occasion).

Les campagnes antireligieuses prétendument "globales", menées au nom de la laïcité, de la liberté d'expression, de la liberté artistique ou même de la défense de l'humour, sont donc le plus souvent dirigées contre les musulmans (quand elles ne s'en prennent pas aux arbres de Noël - voir plus haut). Les musulmans, eux, ne répliquent jamais au niveau religieux. Ils respectent les autres religions, surtout celles "du Livre", et ne répondent jamais à une insulte contre Mahomet par des insultes contre Abraham, Moïse ou Jésus, qu'ils ont intégrés à leur propre religion. Les extrémistes islamophobes - à commencer par les sionistes - le savent pertinemment et exploitent à fond la sensibilité musulmane. D'un autre côté, ils professent la "tolérance zéro" dès qu'un musulman (ou quelqu'un d'autre) ose s'en prendre à l'holocaustomanie ou à la pédérastophilie. Le "négationnisme" et l'"homophobie" sont les équivalents occidentaux du "sacrilège" et du "blasphème" (lequel, soit dit en passant, est encore puni par la loi dans certains pays "modernes" et "éclairés").

C'est pour cette raison que le livre de Schmidt-Salomon - aussi utile et aussi légitime qu'il soit - tombe aujourd'hui en porte-à-faux. Vingt ans plus tôt, on aurait applaudi sans réserve. En 2008, c'est de l'eau versée au moulin des enragés de la propagande politique antimusulmane. L'auteur en est d'ailleurs parfaitement conscient ; on s'en rend compte en lisant le mémoire de 68 pages qu'il a présenté pour défendre sa cause.

Schmidt-Salomon prétend que l'islam est la plus agressive et la plus menaçante de toutes les religions, et la plus intolérante vis-à-vis des "infidèles", à qui l'enfer d'Allah réserve les plus horribles châtiments, etc...  L'auteur devrait relire l'Ancien Testament et surtout le Talmud (dans sa version non-expurgée). Il verrait quel sort la religion juive réserve aux goyim et de quels noms d'oiseaux elle les affuble...  Il prétend également que les musulmans ne comprennent pas la plaisanterie - parce que Schmidt-Salomon, lui, comprend sûrement la plaisanterie quand il voit un cartoon iranien, un dessin de Konk ou des caricatures juives décomplexées...

En fait, on retrouve dans le mémoire en question les slogans habituels des islamophobes convaincus, dont Schmidt-Salomon fait partie à sa façon, même si rien de tel ne transparaît dans son livre. L'auteur a beau jeu de s'en prendre à "toutes les religions". Il oublie tout simplement la sienne, celle qui n'ose pas dire son nom : l'innommable néo-religion sioniste.


Sans être soi-même croyant, il faut reconnaître que la religion (la vraie) joue un rôle non négligeable dans les luttes en cours, et qu'il en sera sans doute de même dans les affrontements futurs. En Amérique latine, les gens n'ont aucun problème de ce côté-là. Ce n'est pas parce que les catholiques français ont toujours été réactionnaires, que Chávez et compagnie ont tort, avec leur expérience sensiblement différente dans ce domaine : théologie de la libération, etc...  Il n'y a aucune raison de voir les choses différemment quand il s'agit du monde musulman. Le fanatisme politico-religieux et l'intolérance n'y sont pas beaucoup plus répandus que dans bien des pays occidentaux, et non des moindres. C'est la propagande des médias sionisés qui nous suggère sans cesse le contraire.

L'ennemi de la religion islamique n'est pas la religion juive, même si l'on trouve beaucoup de rabbins fascistes en Israël (ceux qui dédicacent les bombes que l'armée lance sur les enfants de Gaza ou du Liban). Le véritable ennemi, c'est cet ersatz de religion qu'ont concocté les sionistes, en y mêlant mythes bibliques, rites holocaustiques, culte de la violence, racisme et hégémonisme juif.

L'aspect religieux de certaines formes de résistance ne doit pas nous induire à penser que les guerres en cours (et les guerres futures) sont des guerres de religion. Elles sont au contraire éminemment politiques. La grande ligne de partage ne passe pas entre un prétendu "judéo-christianisme" (qui n'a jamais existé) et l'islam, mais entre l'impérialisme américano-sioniste et toutes ses victimes.


Les mythes bibliques de l'Ancien Testament
Les mythes bibliques du Nouveau Testament

(On trouve sur Internet un certain nombre de sites consacrés à l'athéisme. La plupart d'entre eux critiquent le christianisme et l'islam - surtout l'islam - mais "oublient" systématiquement le judaïsme. Quand il y est question des juifs, c'est toujours en tant que victimes des deux autres religions.  On voit que Schmidt-Salomon est loin d'être un cas unique.)




Barbarie

La barbarie qui menace le monde dans tous les domaines est indissociable du pillage économique, du vandalisme politique et de la contre-révolution culturelle. Sans elle, il serait impossible de réaliser le bouleversement le plus gigantesque et plus radical jamais prévu pour la société humaine.

  • La guerre permanente - en soi la barbarie des barbaries - exige, selon ses concepteurs, toute une panoplie d'armes nouvelles qui viennent s'ajouter à l'armement conventionnel et à l'arsenal de destruction massive déjà connu. Certaines de ces armes nouvelles existent depuis des années et ont été plus ou moins fréquemment "testées sur l'ennemi" : bombe à neutrons, mini-nuke, obus à l'uranium dit appauvri, DIME (Dense Inert Metal Explosive), munitions thermobariques, armes électromagnétiques, à haute-fréquence ou à énergie dirigée (laser, mico-ondes, heat-beam), avion sans pilote ("pour les missions dangereuses" - a fait ses preuves le 11 septembre), drone miniaturisé (death hornet ou frelon de la mort).

    Lire également Bio-electromagnetic Weapons: The ultimate weapon sur le site de Global Research.

    D'autres armes, plus secrètes, sont encore à l'étude : projet HAARP ou manipulation climatique à des fins militaires, manipulation psychique (forme moderne du projet MKUltra des années 1950-60 - voir plus bas) et autres projets de la DARPA* ("Defense" Advanced Research Projects Agency) qui rêve de "soldat-cyborg", un humain robotisé, fiable, infatigable et ne posant jamais de questions. Ce qui semble relever de la science-fiction pourrait devenir réalité plus vite qu'on ne le pense. Avec l'arme tectonique, qui permet de provoquer des tremblements de terre "naturels", il est même possible qu'on ait dépassé le stade de la recherche : grand tsunami de 2004 dans l'océan Indien, séisme de 2008 en Chine, secousses telluriques au Liban en 2007-2008, tremblement de terre d'Haïti en janvier 2010... (Lire ici : Les Etats-Unis ont-ils provoqué le tremblement de terre à Haïti ? et Haïti et l'arme sismique par Thierry Meyssan.)

    * Créateur (en 1969) du réseau ARPAnet, le précurseur militaire d'Internet.

    En revanche, certaines autres aberrations pseudo-sécuritaires qui hantent l'esprit des terroristes israélo-américains, comme par exemple le profilage "génétique" (lisez : racial) de "l'ennemi", ne devraient jamais voir le jour car elles sont fondées sur un non-sens : il n'y a pas plus de "gène arabe" qu'il n'y a de "sang arabe". Ce qui ne signifie pas, bien sûr, que les promoteurs de ces méthodes soient disposés à abandonner leurs "recherches" en ce sens, du moins tant que l'Etat (le contribuable) en assure le financement. Ce n'est pas parce qu'une chose n'existe pas, que les sionistes vont renoncer à la combattre, surtout si ce "combat" est lucratif. Où irait-on sans les bons vieux mythes ?

    Au Mexique, depuis 2007, une étude similaire est en cours de "réalisation" sous la conduite de Julio Frenk, ministre de la Santé publique et Juif sioniste engagé ayant des liens très étroits avec ses compères de l'Université Harvard de Boston, dont un certain Steve Rosen, coauteur du PNAC sioniste (Project for a New American Century). L'étude en question consiste à dresser une "carte génétique" de la population du Mexique avec mention particulière des "métis et indigènes". On sait que le "président" mexicain non élu, Felipe Calderon, n'a rien à refuser aux néocons, puisqu'il leur doit son accession à la présidence.

  • En attendant que l'infaillible cyber-machine à tuer soit disponible, les Etats-Unis et leurs alliés font et feront appel de plus en plus souvent à des armées privées composées de mercenaires (Blackwater et autres), non seulement en Irak et dans les autres pays agressés, mais également aux USA, en premier lieu pour protéger les biens des privilégiés. Une sorte de répétition générale a d'ailleurs eu lieu à l'occasion de l'ouragan Katrina, en 2005. D'autres "missions" sont prévues pour plus tard, notamment dans le cadre d'une "catastrophe nationale" d'ampleur globale (nouvel auto-attentat pire que celui du 11/9). Les distinctions opérées entre domaine miltaire et domaine civil, entre guerre et "maintien de l'ordre", entre "opérations" à l'étranger et à l'intérieur, entre secteur public et secteur privé, sont appelées à s'estomper et à disparaître.

  • Ces distinctions n'existent pratiquement plus en matière de torture. La torture psychique est d'ores et déjà autorisée par la loi américaine. Cette forme de "traitement" consiste à droguer les prisonniers au LSD ou au PCP et à les soumettre à un isolement total accompagné de privation sensorielle (visuelle et auditive) alternant avec des périodes de stress intense (agression sonore extrême, éclairage stroboscopique, chiens). Les privations de sommeil, les électrochocs et les simulacres de noyade sont également courants. Beaucoup de victimes de ces tortures voient leur santé mentale totalement détruite et ne s'en remettent plus jamais. La torture psychique n'a pas pour but de "faire parler" les prisonniers, puisqu'on les a kidnappés au hasard et qu'ils ne savent rien - les tortionnaires en sont d'ailleurs parfaitement conscients. Il s'agit de terreur brute et gratuite, destinée à briser "pour le plaisir" la personnalité de la victime et à assouvrir les instincts sadiques des bourreaux. Comme le rappelle Naomi Klein, la CIA s'est toujours intéressée à cette forme de torture. Dans les années 1950, elle a fait effectuer des "recherches scientifiques" en ce sens par des psychiatres de l'Université McGill de Montréal (programme MKUltra). Des douzaines de civils parfaitement innocents et apolitiques ont été soumis à ces actes barbares. Les responsables (notamment le Dr Ewen Cameron - le Dr Mengele canadien) n'ont jamais été inquiétés. Au 21ème siècle, MKUltra continue d'exister sous une autre forme.

  • La torture physique, elle, a toujours été pratiquée aux Etats-Unis, et pas seulement dans les camps et les prisons. Elle est courante sur la voie publique, où le taser (pistolet à électrochocs) coûte la vie à au moins un Américain par semaine. En 2007, les USA sont le seul pays au monde, avec Israël, où la torture est légalement "justifiée" (officiellement : certaines formes de torture). Les discussions en cours un peu partout dans le monde donnent à penser que les métodes israélo-américaines ne vont pas tarder à se généraliser. Et lorsque les discussions elles-mêmes tomberont sous le coup de la loi, il sera trop tard.

  • Les camps d'internement "à usage indéterminé" existent déjà aux Etats-Unis, et se rempliront dès que la loi martiale aura été proclamée. La "Homeland Security", qui n'a aucun rapport ni avec la "sécurité", ni avec la "patrie" américaine (le chef de cette organisation est un Israélien), possède des listes de gens à arrêter le jour J. Dans un pays où trois millions de "citoyens" sont incarcérés et où des millions d'autres sont en "liberté" conditionnelle, la mise au goulag d'un nombre égal de dissidents, opposants politiques, "terroristes" et autres "membres d'Al-Qaïda", ne devrait pas susciter trop de remous.

  • La famine, dans un avenir proche, risque de ne pas rester limitée à quelques rares pays touchés par la guerre ou les catastrophes naturelles. En 2008, la spéculation effrénée qui accompagne l'hystérie climatique déclenchée en Occident, renchérit déjà considérablement le prix de l'énergie et des denrées alimentaires, en particulier dans les pays sous-développés du tiers-monde. Des émeutes éclatent dans de nombreux pays (Philippines, Indonésie, Mexique, Haïti, Egypte, etc.). Depuis que la Banque Mondiale et le FMI ont contraint les pays pauvres à "s'ouvrir", c'est-à-dire à démanteler leurs systèmes de protection (barrières douanières, subventions), des milliards d'humains sont à la merci du pillage et de la prédation. Les habitants des pays riches sont encore un peu à l'abri grâce à leurs réserves (pas tous), mais il devient chaque jour plus évident que le tiers-monde sera bientôt partout.

  • Les programmes de dépopulation (élimination "naturelle" des "bouches inutiles") font l'objet de "recherches" depuis des décennies, stimulés par des gens comme Henry Kissinger, criminel de guerre titulaire du Prix Nobel de la "Paix". Moyens utilisés : guerres, épidémies, misère, homosexualité.

    Eugénisme et agenda mondial de dépopulation  par François Marginean.

    Chemtrails et dépopulation : une approche historique  par Nikolai Melnik : "Communément dénommés par l'appellation anglophone 'chemtrails', les épandages aériens réalisés dans l'atmosphère de nombreux pays sont la cible de toutes les spéculations. Bien que leur existence soit historiquement bel et bien avérée, l'immense majorité de la population n'a pas même connaissance de cette théorie classée par la doxa médiatique dans la catégorie des élucubrations conspirationnistes..."

  • Les innovations technologiques de la vie courante, censées faciliter l'existence, sont la porte ouverte à la barbarie : puce RFID, puce sous-cutanée, empreintes génétiques, "brainchips" ou électrodes dans le cerveau (soi-disant pour guérir les dépressions), etc... Là aussi, la science-fiction est déjà dépassée ou le sera très vite.

  • Apparemment plus anodins, mais tout aussi dangereux : l'espionnage en ligne et le ratissage systématique des informations personnelles de l'ensemble de la population, afin de constituer une gigantesque banque de données ouverte à tous les organes de contrôle et de surveillance nationaux ou supranationaux et à leurs sous-traitants, de même qu'aux grandes entreprises privées (à des fins commerciales ou "sécuritaires"), mais bien entendu inaccessible au public (à l'exception des données insignifiantes et payantes). Depuis quelque temps déjà, on assiste à des tentatives de mise en place d'un "semantic web", un méga-réseau "intelligent" dont "l'avantage" le plus évident est celui dont on ne parle pas : il permettrait "à qui de droit" d'accéder sans peine à toutes les informations individuelles encore disséminées dans d'innombrables bases de données confidentielles. En attendant que la chose soit réalisable techniquement et que le "data mining" soit fructueux, la collecte de données va bon train - avec ou sans l'accord des personnes concernées.

    En 2010, invoquant le prétexte de la lutte contre l'évasion fiscale et le "terrorisme international", certains pays (Grèce, Danemark) interdisent les paiements en espèces pour toutes les transactions supérieures à 1.500 €. L'objectif à moyen terme est d'étendre cette mesure à l'ensemble des pays contrôlés par l'Empire et de réduire progressivement la somme limite, de sorte que tous les mouvements de fonds, aussi modestes soient-ils, s'effectuent au moyen de cartes. Plus rien n'échappera alors à l'œil vigilant de Big Brother. Plus vite qu'on ne le pense, il suffira d'un clic pour tout savoir de nos finances, de nos habitudes de consommation, de nos déplacements, de nos fréquentations, de nos préférences, de nos opinions, de notre vie professionnelle, de notre état de santé, de nos petits secrets intimes, etc... Quand toutes les cartes électroniques dont nous disposons auront été remplacées par un seul et unique chip interactif implanté, il sera trop tard.

  • La nanotechnologie, science de tous les dangers (pire que la biotechnologie et les OGM), ouvre la voie à des applications tant civiles que militaires dont personne ne soupçonne encore la nocivité réelle. Selon Jean-Pierre Dupuy, philosophe des sciences et professeur à l'Université Stanford (Californie), "les nanotechnologies sont un nouvel avatar de la course aux armements... Les nano-armes seront à la bombe atomique ce que celle-ci était à la fronde." (cité par Wikipédia).  Lire ici : Les dangers toxiques des nanoparticules (en comparaison desquelles l'amiante pourrait passer pour inoffensif).

  • Qui dit pauvreté et précarité accrues, dit augmentation de la délinquance et de la criminalité. Partout la loi de la jungle gagne du terrain. Le système existant ne combat pas la pauvreté, il la crée. Il ne combat pas la pauvreté mais les pauvres - tout comme il ne combat pas le chômage mais les chômeurs. Dans les années 1920-1930, on connaissait la formule : capitalisme = chômage + guerre. La réalité du 21ème siècle est pire encore. La criminalité, stimulée par la banalisation médiatique et cinématographique de l'argent facile, de la brutalité, des drogues dures et des aberrations sexuelles, est infiniment plus répandue qu'au siècle précédent. Elle constitue un moyen supplémentaire, aux mains des puissants, pour accélérer la catastrophe et amener le monde là où ils le veulent.



Qui est responsable de la catastrophe en cours ?

Avant de pouvoir répondre à cette question, il serait nécessaire de savoir à qui appartient le monde.  Connaître les principaux groupes industriels et commerciaux de la planète (liste Fortune 500), et pouvoir dire quelles puissances bancaires ou financières* les dominent, nous permettrait déjà d'avancer d'un grand pas dans la bonne direction. Pas si facile, cependant, car les listes disponibles ne sont généralement ni complètes ni à jour. Et puis, même si l'on possède ces informations, cela ne renseigne pas pour autant sur les noms des gros actionnaires qui dominent les empires financiers, lesquels sont eux-mêmes les maîtres des groupes industriels et commerciaux qui manipulent le pouvoir politique et les médias.

* Les grands conglomérats financiers sont parfois centrés sur un groupe bancaire (par exemple Citigroup/Citibank ou Goldman Sachs). D'autres fois, ils sont basés sur des fortunes personnelles (comme Berkshire Hathaway de Warren Buffett) ou peuvent être considérés comme "indépendants" (Carlyle et les "fonds vautours"). La discrétion étant de mise dans ce domaine, il est très difficile de se faire une idée précise sur la question.

La nouvelle ploutocratie née de la mondialisation

Si l'identité de ces contôleurs des contôleurs des contôleurs étaient connue du public, on aurait pratiquement résolu le problème. Mais on ne peut que deviner, extrapoler ou, dans le meilleur des cas, procéder par recoupements. Forbes, avec sa liste des plus grandes fortunes (1125 milliardaires en dollars - voir également la liste Wikipédia 2008), fournit quelques indices, mais pas plus. Cette "élite" mondiale de l'argent possède, paraît-il, un patrimoine total de 4.400 milliards de dollars. C'est énorme pour un groupe rassemblant un bon millier d'individus ; comparé au PIB annuel des Etats-Unis (15.000 milliards), c'est relativement "peu".

Selon une étude publiée en décembre 2006 par un institut des Nations Unies (UNU-WIDER, Helsinki) et basée sur des données de l'an 2000, 10 % des ménages détenaient alors 85 % des richesses tangibles de la planète, 2 % détenaient plus de la moitié, 1 % disposait de 40 %. Inversement, les 50 % les plus pauvres ne disposaient que de 1 % des richesses mondiales. Et il est probable que la situation a empiré depuis.

Ces chiffres, en soi déjà assez impressionnants, occultent cependant l'ampleur de la réalité. En effet, pour faire partie du 1 % le plus riche, il suffit de posséder 500.000 dollars (disons 500.000 euros en tenant compte de l'inflation et de la dépréciation de la monnaie américaine). On voit donc que la pointe de la pyramide englobe des catégories très diverses, qui vont des classes moyennes relativement modestes jusqu'à la plus haute oligarchie. Il conviendrait pourtant de différencier : le petit cadre propriétaire d'un appartement de trois pièces dans un quartier tout ce qu'il y a de plus "normal" de la capitale française n'a vraiment rien de commun avec les milliardaires que fréquente Sarkozy.

Sans compter que dans bien des régions du monde, une fortune de 500.000 euros équivaut à un patrimoine français de plusieurs millions. Et que plus on se déplace vers le sommet, plus la "fortune des ménages" a tendance à ne représenter qu'une donnée parmi d'autres de l'équation globale. Une grande partie des biens amassés par la couche la plus parasitaire de l'humanité n'appartient pas officiellement à ces particuliers, mais à de très équivoques institutions, œuvres ou fondations théoriquement "sans propriétaires". Dans ces milieux, on n'est jamais à court d'imagination quand il s'agit de tourner la loi - une loi qui a pourtant pour fonction première de protéger les plus riches.

Ce n'est donc pas seulement la pointe de 1 % (65 millions de personnes) qu'il faudrait prendre en considération, mais la pointe de la pointe, c'est-à-dire le 1 % le plus riche du 1 % (650.000 privilégiés), voire 0,1 % de 1 % (65.000 milliardaires et multimillionnaires). L'institut onusien n'est pas allé jusque là ; son rôle n'est pas d'attiser la lutte des classes, mais de faire comme si elle n'existait pas.

Quoi qu'il en soit, il y a fort à parier qu'une bonne partie des responsables de la catastrophe actuelle ont leur place parmi ces 65.000 personnes (0,001 % de la population mondiale). Bien sûr, beaucoup de ces gens sont tout simplement des oisifs qui se contentent de profiter de la vie sans jamais prendre personnellement de décision nuisible à leurs "concitoyens" (sauf lorsqu'ils font congédier un domestique). Le gratin du gratin de la société, quand il ne gère pas lui-même ses affaires (et celles du monde), délègue à d'autres cette tâche délicate. Les gestionnaires "haut de gamme", même s'ils ne comptent pas parmi les "top 65 000", sont néanmoins fortunés et très influents. Leurs intérêts sont strictement identiques à ceux de leurs "patrons" qu'ils aspirent à égaler. Si les véritables profiteurs du système sont à l'extrême sommet de la pyramide de la fortune, les véritables décideurs, eux, se trouvent souvent un peu plus bas dans la hiérarchie. A cet échelon, ce n'est pas un jardinier ou un chauffeur que l'on licencie, mais 20.000 salariés d'un coup.

Autre chose : le fait que des gens comme Bill Gates apparaissent seuls en tête de liste, ne doit pas faire oublier que leurs proches, dont personne ne parle, font aussi partie de ce groupe. Ce n'est pas la fortune personnelle de tel ou tel individu qui importe, mais la fortune répartie au sein de sa famille ou de son clan. On n'est plus très loin des fameuses "10.000 familles" d'autrefois. La seule différence, c'est que la chose ne se mesure plus à l'échelle d'un pays mais au niveau mondial.

La répartition géographique des 1125 milliardaires 2008 est la suivante : pays occidentaux (y compris la Russie) : 865 personnes, 3.420 milliards (environ 77 %, tant pour le nombre de personnes que pour la somme totale) ; reste du monde (pays arabes et musulmans, Inde, Chine, Extrême-Orient) : 260 personnes, 980 milliards (environ 23 %). Les Etats-Unis, comme il fallait s'y attendre, occupent la première place avec 469 milliardaires (42 %) et 1.610 milliards (37 %).

Chose intéressante : en 2007, on trouvait 3 Juifs dans le TOP 5 des Américains les plus riches - c'est un certain David Rosenfeld qui l'annonce fièrement sur le site d'Israel Valley. Les trois "élus" en question sont Sheldon Adelson (casinos), Lawrence Ellison (Oracle) et Sergueï Brin (Google). En 2008, Brin s'est fait rattraper par quatre Walton de WalMart (richissimes Dalton), mais qu'à cela ne tienne : parmi les dix premiers milliardaires US, figurent maintenant sept Juifs.

L'homme le plus riche du monde, Warren Buffett, dit qu'il n'est "pas juif mais agnostique", comme si la judaïté se réduisait à une question de religion - en fait, pratiquement aucun des milliardaires juifs n'est croyant. Mais qu'on se rassure, la "Jewish Connection" de Buffett fonctionne parfaitement - c'est le Jewish Journal qui nous le confirme.

Aux Etats-Unis, dans les autres pays occidentaux et en Russie, près d'un milliardaire sur deux est juif.  Juif et sioniste, cela va de soi, car un milliardaire juif ne peut pas ne pas être sioniste - autant se suicider tout de suite.

Depuis trente ou quarante ans, les tenants de cette idéologie occupent une place particulière dans nos sociétés. Ils y sont parvenus en utilisant à leur profit tous les ressorts (économiques, financiers, politiques, militaires, juridiques, médiatiques, religieux, scientifiques, culturels) de la machine capitaliste. Depuis les années 1990, et surtout depuis le 11 septembre 2001, ils constituent la composante décisive du raz-de-marée destructeur qui globalise le monde.

Certes, il peut sembler injuste (voire raciste) de "taper" sur le lobby sioniste juif, qui est en fait une super-mafia, et de ne rien dire contre les mafias italienne ou chinoise, par exemple. C'est que ces dernières n'arrivent pas à la cheville de la mafia pro-israélienne, et qu'elles n'ont pas entrepris de mener le monde à la ruine et à la Troisième Guerre mondiale.

Il est vrai que certains milliardaires sionistes sont considérés comme "libéraux" (au sens américain du terme, c'est-à-dire tolérants, ouverts, progressistes), comme par exemple George Soros, "philanthrope" US d'origine hongroise et metteur en scène des "révolutions" post-communistes, ou Harry Oppenheimer, roi sud-africain du diamant et patron de De Beers, l'homme qui organisa dans son pays - pas Israël*, l'autre - le changement de régime "en douceur", et qui acheta l'ANC**. C'est pour cela qu'il est toujours très influent et que, à part la discrimination raciale, rien n'a vraiment changé en Afrique du Sud. L'idée géniale du sionisme, c'est d'être de tous les côtés à la fois - le seul moyen de gagner à tous les coups. C'est un principe inspiré de Rothschild, ce banquier juif de Francfort qui envoya chacun de ses fils s'enrichir dans un pays différent.

* Il est bien dommage qu'Oppenheimer n'ait jamais rien fait pour liquider l'apartheid israélien.

** C'est un accord tacite plus ou moins secret passé entre l'ANC et les détenteurs du pouvoir blanc (Oppenheimer et compagnie) qui a permis la libération de Mandela (après 27 ans de prison) et le maintien du système économique en vigueur. Thabo Mbeki (devenu président après Mandela), Joe Slovo (dirigeant "communiste") et quelques autres ont veillé à ce que le programme révolutionnaire de l'ANC (la Charte de la Liberté) ne soit pas appliqué après la chute de l'apartheid. Si Mandela était resté fidèle à son programme, il ne serait pas devenu le "saint" qu'il est aujourd'hui mais au contraire une sorte de Mugabe, unanimement dénoncé par la "communauté internationale". Le fait qu'un chef révolutionnaire soit applaudi par ceux qu'il est censé combattre est toujours extrêmement louche et devrait éveiller la méfiance.  (Il faut cependant reconnaître que, même s'il a capitulé devant l'Occident, Mandela ne s'est jamais ouvertement discrédité. On ne peut pas en dire autant de son compatriote Desmond Tutu, qui ne manque jamais une occasion d'attaquer le Zimbabwe ou de lécher les sandales de Sa Saleté le dalaï-lama.)



Où est la source de tous les maux en ce début de 21ème siècle ? Où faudrait-il frapper un grand coup, si un seul coup pouvait suffire pour remettre le monde d'aplomb et le débarrasser des responsables de la catastrophe en cours ?

Anéantir l'ensemble des clubs élitaires plus ou moins occultes et influents style Bilderberg ou CFR, ou les puissantes loges maçonniques, ou encore les sociétés secrètes à la Skull and Bones, auxquelles certains attribuent tant de pouvoirs,* ne mènerait probablement pas très loin, si l'oligarchie restait par ailleurs intacte. A quoi bon s'en prendre aux symptômes de la maladie si l'on renonce à en combattre les causes ?

* Les doutes sont permis lorsqu'on sait que certains des cercles les plus exclusifs sont (aussi) fréquentés par des potiches tout juste capables de choisir la couleur de leur cravate (cf. George Bush ou le Prince Charles). Lorsque Bilderberg "décide" de faire grimper le prix du baril de pétrole à 200 dollars, c'est en fait une décision des représentants de la haute finance qui siègent dans ce club. Goldman Sachs, puissant groupe financier responsable de la flambée spéculative des prix, ne se laisse certainement pas dicter sa stratégie par GWB ou le Prince de Galles. Mais finalement, peu importe l'endroit précis où les décisions sont prises. L'oligarchie est une réalité incontournable ; les cercles élitaires n'en sont que l'émanation.

Et si l'on parvenait à libérer le monde du plus gigantesque réseau d'influence ethno-idéologique de tous les temps ?  Les conséquences seraient colossales : fini le lobby tentaculaire mondial, le chantage à l'Holocauste, le racket permanent, les guerres menées par procuration, l'apartheid en Palestine, les massacres, le judéo-fascisme ; enfin la paix garantie au Liban, en Syrie, en Irak, en Iran...  (Une vie après le sionisme)

Mais là encore, les causes premières du mal subsisteraient et les effets secondaires seraient considérables eux aussi : d'autres gangsters malfaisants nous entraîneraient vers d'autres guerres, en Amérique latine, en Russie, en Chine ou ailleurs. Ce serait tout simplement remplacer la mafia des néo-cons par la bande à Brzezinski. Ce serait tomber de Charybde en Scylla - à moins de régler son compte, une fois pour toutes, à l'oligarchie prédatrice.

C'est en fait la seule solution véritablement radicale, celle qui rend superflues toutes les autres mesures. Abolir le système tout entier, avec tous les éléments parasitaires qui le composent. Supprimer, par la même occasion, les causes qui ont permis son apparition et sa monstrueuse croissance, et empêcher durablement la reproduction des mêmes effets pervers...  C'est dire à quel point cette éventualité est illusoire en 2008.




Faut-il se résigner ?


D'abord comprendre où nous en sommes :

Comment affronter le tsunami quotidien des mensonges de propagande axés sur la "terreur islamiste", la "guerre contre le terrorisme", la "nécessité" de "se protéger" en supprimant les libertés ?...  Il ne pourra y avoir de changement que si l'on parvient à démasquer, aux yeux de la masse des citoyens, la véritable source du terrorisme, la mystification permanente qui accompagne tous les attentats depuis le 11 septembre 2001. Malheureusement, on en est encore loin. Même "la gauche", même le mouvement anti-guerre, dans sa très grande majorité, croit et colporte les balivernes sur le terrorisme "arabe". Dans le meilleur des cas, on prétend que la "terreur d'Al-Qaïda" est un juste retour de manivelle, une vengeance pour toutes les souffrances endurées par les populations arabes*...  Il faudrait que les "opposants" cessent de faire le jeu de l'appareil de mystification, qu'ils comprennent que tout se tient, que la mondialisation et le cannibalisme économique, la régression sociale, les guerres et les auto-attentats en série ont une seule et même origine. A défaut de dénoncer la supercherie du terrorisme d'Etat camouflé en terrorisme-spectacle, le pacifisme se condamne à tourner à vide.

* Le journaliste alternatif belge Michel Collon (le prototype du journaliste honnête) est en gros de cet avis. S'il ne s'est jamais prononcé sur le 11 septembre, écrit-il en 2008, sept ans après les attentats, c'est parce qu'il "n'a pu consacrer à une question aussi complexe le temps qu'il faudrait pour se faire un avis personnel".  Comme il le constate, "les gens sont attachés à la qualité de l'info qu'on leur donne, c'est pour ça qu'ils passent de plus en plus de temps à chercher sur Internet". Collon devrait peut-être en faire autant. Il comprendrait que le "médiamensonge" du 11/9 est la clé de tout ce que nous vivons depuis. Au-delà d'une certaine limite, le bon cœur et la bonne volonté ne suffisent plus.

L'idéologie mondialiste est malheureusement omniprésente. Elle se manifeste en premier lieu dans le vocabulaire ("réforme", "libéralisme" et tous les autres termes ambigus repris quotidiennement sans la moindre contradiction). Elle capte les esprits, les paralyse, les transforme. Pour s'en libérer, c'est là qu'il faudrait commencer : jeter par-dessus bord tout ce fatras linguistique orwellien, refuser de parler la langue de bois de la caste dominatrice.

Beaucoup de gens modestes, y compris les victimes directes de la mondialisation et des "réformes", assimilent les "arguments" des prédateurs, les régurgitent souvent tels quels, sans réfléchir. L'abrutissement et la propagande incessante sont plus efficaces que jamais.

Certes, la combativité n'a pas disparu à la base ; c'est un phénomène inné. Comme disait Bakounine, le théoricien de l'anarchisme, ce qui distingue l'être humain des animaux, c'est à la fois "la faculté de penser et la faculté, le besoin de se révolter". Mais on sait depuis le 19ème siècle que, sans organisation efficace, la révolte, aussi légitime soit-elle, n'a aucune chance d'aboutir à un changement positif. Or, le problème de notre époque réside précisément dans le fait que les structures que les révoltés se sont données autrefois, et qui subsistent plus ou moins jusqu'à ce jour, ont perdu toute efficacité.

Les partis dits "de gauche" ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes (voir plus haut), mais ce qui est plus grave encore, c'est que les syndicats ont tous capitulé et que même les plus "engagés" d'entre eux ont sombré dans une lamentable collaboration avec ceux qu'ils étaient censés combattre. Tous les dirigeants syndicaux de quelque envergure, sans exception, sont disposés à se compromettre ou se sont déjà compromis.* Ils se plient encore plus ou moins aux nécessités de la grève-spectacle, pour ne pas perdre le reste d'influence dont ils jouissent auprès de leurs adhérents. Mais leur seule préoccupation est de vite faire avaler à ceux-ci toutes les couleuvres antisociales voulues par le patronat et son gouvernement. Quand on voit ce qu'est devenue la CGT (aujourd'hui une sorte de vaseline rose du MEDEF), on a envie de hurler. Et la situation est plus ou moins la même partout ailleurs en Europe. Si les travailleurs ne reprennent pas possession de leurs organisations syndicales, rien ne pourra empêcher la catastrophe.

* Quelques exemples parmi beaucoup d'autres : Un dirigeant syndical français ayant négocié les retraites obtient une promotion lucrative.  Une autre fois, c'est l'organisation patronale de la métallurgie qui utilise ses fonds secrets pour "fluidifier les relations sociales", c'est-à-dire acheter des syndicalistes.  Même chose en Allemagne, où le chef du syndicat des chemins de fer Transnet, après avoir empêché plusieurs grèves et activement milité pour la privatisation, devient directeur du personnel de la Deutsche Bahn (la SNCF allemande). Qui a dit que la trahison ne payait pas ?...

Mais même sans corruption apparente, lorsqu'un conflit est inévitable, les responsables veillent toujours à ce que chacun fasse grève dans son coin, en évitant soigneusement toute coordination qui risquerait d'augmenter les chances de succès. La capitulation devant l'adversaire est déjà décidée dans les instances dirigeantes avant même que la grève ait commencé. Bien souvent, la dégradation des conditions de travail (allongement de la durée hebdomadaire, suppression de jours fériés, réductions de salaire) est présentée comme une "victoire syndicale", sous prétexte qu'elle "évite" des licenciements immédiats - lesquels auront lieu de toute façon quelque temps plus tard, lorsque l'entreprise ira s'installer en Europe de l'Est.

CGT et CFDT collaborent avec les employeurs et le gouvernement pour déréglementer la durée du temps de travail

Pour ce qui est des autres organisations contestataires (en France, par exemple, SOS-Racisme ou la FIDL - Fédération indépendante et démocratique lycéenne), elles jouent dans leur domaine respectif le même rôle que les syndicats : se placer à la tête du mouvement, le radicaliser en apparence... et le trahir à l'instant précis où il risque de devenir dangereux pour le pouvoir établi. C'est une tactique qui a fait ses preuves d'innombrables fois depuis 1968. Le parti socialiste la maîtrise à la perfection. Elle lui a permis, en s'alliant avec une extrême gauche parfois créée de toutes pièces, de prendre les communistes en tenaille avant de les éliminer, puis de neutraliser leurs successeurs éventuels (voir plus haut).

Il faudrait mentionner également d'autres formes d'opposition (ou plutôt pseudo-opposition) de plus en plus courantes au 21ème siècle : celles qui ne mènent à rien pour la simple raison que "les opposants" veulent la même chose que le pouvoir. On connaissait déjà la "lutte militante contre le SIDA". En 2009, c'est "contre le réchauffement global" que l'on manifeste (voir le sommet de Copenhague). Dans ce cas particulier, la prétendue opposition a été entièrement mise en place par ceux contre qui elle est censée protester. La méthode n'est pas nouvelle, les services secrets l'emploient depuis longtemps. Mais avec le CO2 comme "ennemi", c'est la première fois qu'elle est utilisée massivement à l'échelle globale. Et il y a fort à parier qu'on la reverra souvent en d'autres occasions. Imaginons que les tueurs de l'OTAN se réunissent pour préparer leur prochaine agression contre l'Iran et que des manifestants "pacifistes" (payés par les fauteurs de guerre) viennent protester, à l'extérieur, contre la "lenteur" et les "hésitations" des responsables officiels. Quand les deux camps n'en font plus qu'un, le spectacle est parfait - et le résultat garanti.



Alors que l'on s'engage de moins en moins pour des objectifs traditionnels (qu'il s'agisse de politique ou de revendications plus "alimentaires"), l'union sacrée se fait toujours plus fréquemment autour de causes passablement douteuses. Le journaliste israélien antisioniste Israel Shamir en fournit un exemple dans cet article consacré à l'affaire Politkovskaya. Shamir montre bien à quel degré de désorientation et de délabrement la disparition de tout instinct politique peut conduire. Le lobby innommable est ici à la fois l'instigateur et le profiteur de cet égarement. Mais ses alliés, qui en ont pris de la graine au cours des dernières décennies, n'agissent pas différemment (voir la campagne antichinoise de 2008 à propos du Tibet et des Jeux Olympiques).

A la source du problème, on trouve ce que Shamir et quelques autres appellent les "gatekeepers", c'est-à-dire des gardiens idéologiques dont la fonction consiste à empêcher par tous les moyens que la critique ne prenne un tour désagréable pour leurs commanditaires. Ces gardiens suscitent et encouragent l'engagement qui ne mène à rien, en tout cas pas là où il le faudrait pour que l'action soit efficace. Détourner l'attention de l'essentiel, dévoyer les mouvements politiques potentiellement redoutables, canaliser l'énergie protestataire vers des causes bidon : tels sont les tâches de ces "gatekeepers".

Ils forment l'ossature de nombreuses ONG au financement plus ou moins louche. La chose n'est pas toujours aussi évidente que dans le cas de RSF - Reporters sans frontières (CIA sans frontières), mais on sait que Greenpeace, ATTAC*, Amnesty International ou Human Rights Watch ne valent guère mieux. Naomi Klein a décrit le comportement honteux de HRW en Argentine et au Liban et rappelé le rôle joué par la Ford Foundation en Amérique latine, et par George Soros en Pologne et dans autres pays d'Europe de l'Est.

* ATTAC est une bien curieuse organisation. Son objectif principal est l'instauration d'une nouvelle taxe sur les "transactions financières", c'est-à-dire - implicitement - sur tous les transferts de fonds non commerciaux. Avec pareil programme, même Sarkozy est d'accord et tous les ministres des finances du monde crient bravo. L'association se donne des allures "de gauche" et prétend s'opposer à la mondialisation. Bien que n'ayant aucune base populaire, ATTAC est toujours d'attaque et n'a jamais aucun problème d'argent - pas seulement en France, mais un peu partout dans le monde. Faut-il demander qui finance ces prétendus "radicaux" qui évitent soigneusement toute critique "excessive" d'Israël ?...  Le sionisme a toujours su faire preuve de souplesse, il a toujours su noyauter les groupes contestataires. Mais dans le cas d'ATTAC, il est probable que quelque milliardaire à la Soros s'est dit qu'il était beaucoup plus rationnel et beaucoup plus efficace de créer de toutes pièces un réseau pseudo-altermondialiste, que d'infiltrer des groupuscules déjà existants - c'est un investissement qui en vaut la peine. Bien entendu, les militants de base, dont on exploite l'énergie, le dévouement et parfois la naïveté, n'y sont absolument pour rien.  (Soros a financé bien d'autres organisations "de gauche", comme par exemple le Center for American Progress ou MoveOn.org, dont il s'est servi pour spéculer en bourse - détails. Pour ce qui est de la "taxe Tobin", le cheval de bataille d'ATTAC, Soros l'approuve, sachant parfaitement qu'il ne devra jamais la payer.)

Presque tous les partis et groupes d'opposition, organisations de gauche, associations anti-guerre et formations analogues sont plus ou moins discrètement contrôlés par des "gatekeepers". Et il va de soi que ces chiens de garde sont également plus ou moins présents dans les rédactions et les conseils de direction de tous les organes de presse, aussi "alternatifs" soient-ils.

Un exemple analysé par Shamir : L'étrange argument de Jared Israel.

Un peu à la manière de Noam Chomsky, Jared Israel dénonce - à juste titre - la responsabilité de l'impérialisme américain dans la catastrophe présente, mais conteste farouchement que le lobby pro-israélien y soit pour quelque chose. Il va même jusqu'à nier l'existence d'un tel lobby, pour lui une pure invention antisémite. Les seuls articles de Jared Israel dignes de considération, sur le site www.tenc.net, sont ceux concernant la Yougoslavie.

Autre exemple, plus proche de Chomsky que de Jared Israel : le Québécois Robert Bibeau. Dans un article de décembre 2010, l'auteur "ridiculise" l'idée qu'une superpuissance de 310 millions d'habitants comme les USA puisse être inféodée à un petit pays insignifiant de 7,5 millions comme Israël. Il dit : "Un imbécile peut, à la rigueur, scier la branche sur laquelle il est assis. Que 535 représentants, sénateurs et un président des Etats-Unis, tous imbéciles, scient la branche du Congrès et de la présidence américaine pour s'effondrer dans les miasmes de la petite politique israélienne, cela est plus qu'improbable. Il doit y avoir une autre explication."  Pourtant, Bibeau devrait savoir qu'on peut citer d'innombrables exemples de domination d'une petite minorité sur l'immense majorité. C'est un critère récurrent de l'histoire humaine, valable toujours et partout, aujourd'hui plus que jamais.

Mais le véritable problème n'est pas là. En réalité, ce n'est pas Israël qui domine les USA. C'est la mafia sioniste internationale, minorité infime mais absolument pas insignifiante, qui domine à la fois les Etats-Unis et Israël - et le reste de la planète, à quelques rares exceptions près. L'Etat voyou d'Israël, corps étranger au Moyen-Orient, n'est que le catalyseur de cette domination sioniste, le fournisseur de prétextes utiles. L'Israélien Uri Avnery, mentionné par Bibeau, a fait preuve de plus de réalisme que lui, en utilisant, pour caractériser ces rapports israélo-américains - ou plutôt judéo-américains - l'image du montreur d'ours qui tient au bout de sa chaîne un animal dressé beaucoup plus grand et plus puissant que lui mais néanmoins docile et obéissant, et exécutant pour le divertissement du public tout ce que son maître lui commande de faire, et même davantage.

Les gardiens du temple : ils limitent la casse pour le compte de leurs patrons, et les gens qui les suivent n'y voient que du feu. Encore une fois, ce n'est pas la bonne volonté des militants trompés qui est en cause, mais leur candeur.

L'exemple de l'Albert Einstein Institution - un instrument de domination "soft" à l'usage de "la gauche".

L'opposition contrôlée - de Goldstein à Soros et au-delà  par Gilad Atzmon (musicien et auteur juif véritablement antisioniste).

Bien souvent, donc, des organisations d'apparence tout à fait honorable et se fixant pour objectif de lutter contre tel ou tel danger, ont en fait pour seul but de capter les bonnes volontés et de les faire s'épuiser dans de vains combats. Bien souvent aussi, le danger dénoncé est soit imaginaire, soit arrangé de toutes pièces. Comme dans le cas du terrorisme, du néo-nazisme, de l'antisémitisme, de la drogue, du crime organisé, des virus informatiques ou des épidémies récurrentes, les mêmes metteurs en scène créent à la fois la menace et son prétendu antidote. La peur est entretenue de manière permanente, tout comme le spectacle qui l'entoure. Elle empêche les mécontents - et ils sont nombreux - de s'interroger sur les causes véritables de leur mécontentement. Et elle est aussi une source non négligeable de revenus. Il suffit de voir, par exemple, les sommes colossales générées par la peur du réchauffement climatique - les gens qui ont inventé le danger sont les premiers à en profiter.

Rien de plus difficile, dans ces conditions, que de s'y retrouver dans ce dédale oppositionnel, où le vrai est si étroitement mêlé au faux, le sincère au manipulatif, l'efficace à l'inutile. On navigue sans cesse entre la naïveté crédule et le scepticisme paranoïaque. Qui croire ?  A qui faire confiance ?...

Le site web d'Eric Hufschmid, intéressant à bien des égards, montre à quel point il est devenu impossible de se fier à qui que ce soit. La méfiance est de mise partout.

De nos jours, il ne faut pas grand-chose pour discréditer une cause, comme par exemple celle des partisans d'une enquête sérieuse sur les événements du 11 septembre. Il suffit de charger quelques provocateurs de répandre des rumeurs absurdes sur le sujet (dans le genre hologrammes mystérieux ou phénomènes extraterrestres). Et aussitôt, quiconque met en doute la théorie officielle du complot islamiste passe pour un cinglé. Ou encore, autre tactique, on conduit divers partisans de la même cause à s'entre-déchirer.

Ainsi, en avril 2008, sur le site du Réseau Voltaire, un certain Arno Mansouri reproche à Canal+ sa campagne de désinformation et de dénigrement des dissidents. Mansouri trouve scandaleux que la chaîne de télévision assimile les thèses du Réseau Voltaire à celles d'Eric Hufschmid, lequel serait, selon Mansouri, un "pitoyable imbécile antisémite". On ne peut que s'étonner de lire une chose pareille. Il suffit en effet de se reporter à ce qu'écrit Hufschmid pour constater que le pitoyable imbécile n'est pas celui que l'on croit. Et en appliquant à Mansouri les critères de méfiance recommandés par Eric Hufschmid, on arrive à la conclusion que l'homme du Réseau Voltaire, qui s'adonne lui aussi dans ce cas précis, à la désinformation et au dénigrement, est peut-être bien un provocateur dont la mission consiste à diviser le mouvement pour la vérité sur le 11/9.

Cette controverse est d'autant plus stupide que le Réseau Voltaire est lui-même souvent accusé d'antisemitisme. Eric Hufschmid et lui sont du même côté de la barricade et veulent en fait la même chose. Mais c'est justement à cela que sert la provocation et l'incitation au sectarisme. Plutôt que de se serrer les coudes, les quelques "dissidents" écoutés, perdent leur temps à donner des gages de "droiture" à leurs détracteurs : "Ah non, je regrette, moi je ne suis pas antisémite, non, pas du tout ; l'antisémite, c'est lui..."

Les conséquences de cette situation : dogmatisme, communautarisme et une effarante atomisation du camp des opposants. Comme s'il fallait, pour se solidariser avec quelqu'un, être en tout point d'accord avec lui.

On ne soulignera jamais assez la nécessité d'être tolérant envers ceux qui sont en gros du même bord que nous mais ne partagent pas exactement toutes nos idées - une telle concordance de vues peut-elle d'ailleurs exister ?...  La tolérance devrait aussi être de rigueur envers des gens complètement différents mais ayant objectivement les mêmes intérêts.

Encore un exemple : le site trotskiste wsws.org, aux analyses souvent pertinentes mais non exemptes d'un certain dogmatisme, ramène tout à la "classe ouvrière" (qu'est-ce donc au juste, en 2008 ?) et voit des "staliniens" partout, même en Chine, en Corée du Nord et au Népal (ce qui est à peu près aussi judicieux que d'accuser des hommes politiques sud-américains de bonapartisme). Soyons moins sectaires que wsws et acceptons en eux ce qu'ils ont - à nos yeux - de positif. Et laissons chacun voir les choses à sa façon.

On pourrait multiplier à l'infini les exemples de sites ou de personnes foncièrement honnêtes, ou qui en donnent l'impression, mais qui reprennent à leur compte certaines absurdités de la propagande officielle. Même si nous risquons de nous tromper, ne jetons pas l'enfant avec l'eau du bain. Ne tenons pas le Réseau Voltaire pour responsable des excès de Mansouri. Si les provocateurs sont partout, comme le pense Hufschmid, essayons de les dépister mais ne tombons pas dans le délire systématique. C'est un peu la quadrature du cercle, bien sûr, mais c'est finalement le prix à payer dès que l'on quitte l'univers formaté de la pensée unique.

Est-il important que quelqu'un soit croyant ou pas, ou de telle ou telle confession, ou de telle ou telle famille (ou chapelle) politique ?  Comme on ne peut pas être d'accord sur tout, il faut bien se contenter d'aller à l'essentiel et ne pas trop s'accrocher aux détails. Néanmoins, il convient de se fixer quelques principes de base qu'il sera difficile de transgresser sans se trahir soi-même.

Où passe la ligne rouge ?  Pas toujours facile à déterminer, mais ce qui est certain, c'est qu'elle sépare les promoteurs-profiteurs du nouvel ordre mondial de leurs victimes. Existe-t-il des critères d'incompatibilité absolue ?  Sans aucun doute...  L'un d'entre eux est cité par Israel Shamir dans son article sur Politkovskaya mentionné un peu plus haut : "La distinction entre sionistes et non-sionistes est la distinction fondamentale ; c'est la grande ligne de partage entre la guerre et la paix, entre la vie et la mort. Ne traversez pas cette ligne mortelle, lisez bien les pancartes «Ami» ou «Ennemi» !  N'apportez pas votre soutien aux initiatives de l'ennemi, même s'ils vous semblent débordants d'intentions mirifiques... Si nous observons ces précautions, nous pouvons apporter la paix. Mais si nous traversons cette frontière fatidique, alors, nous aurons la guerre."

Ironie du sort, Shamir ne croit pas que le 11 septembre soit le résultat d'un complot interne américano-sioniste, ni que tout ce qui a suivi en soit la conséquence logique. Il n'en est pas moins du bon côté de la ligne rouge et rejoint à sa manière la position d'Eric Hufschmid, qui pense qu'une des activités favorites des sionistes consiste à allumer des contre-feux partout où l'incendie de la démystification menace d'entamer leur pouvoir ou leur influence.*

Le tout est, bien sûr, de reconnaître qu'il s'agit d'un contre-feu, d'une opération de diversion destinée à détourner l'attention des enjeux véritables. La défense des "droits de l'homme" en Chine, en Russie, à Cuba ou au Darfour (mais pas en Palestine ou en Irak), la revendication d'élections libres en Biélorussie ou au Zimbabwe (mais pas aux Etats-Unis ou au Mexique) sont des signes qui ne trompent pas. Mais il est parfois beaucoup plus malaisé d'y voir clair, surtout lorsque la "cause" qu'on nous invite à défendre ne nous dit pas grand-chose (lutte contre le changement climatique ou la faim dans le monde) ou semble totalement enlisée (recherche de la vérité à propos du 11 septembre ou du terrorisme), sans oublier les campagnes à fond communautariste comme celle pour la soi-disant défense des "droits de l'homo".

* En 2010, Israel Shamir tombe malheureusement dans le piège de ceux qu'il dénonce : il fait l'éloge de Barack Obama et de Julian Assange de WikiLeaks. Bien que la réalité crève les yeux, Shamir ne se rend pas compte que l'un et l'autre sont des créatures du lobby. (Voir nos pages sur Obama et WikiLeaks.)

Chacun a le droit d'avoir sa propre ligne rouge et de la placer où bon lui semble. Mansouri met la sienne là où tous les sionistes mettent la leur, entre Israël et le reste du monde : "Touche pas à l'Etat voyou juif, touche pas à son lobby criminel - sinon t'es un pitoyable imbécile antisémite..."  Si le Réseau Voltaire et son fondateur Thierry Meyssan ont eux aussi été affublés de ce qualificatif, c'est que chacun encourt ce risque dès qu'il s'en prend aux maîtres du monde, même s'il ne s'attaque pas spécialement à leur composante sioniste.  Il suffit de s'écarter des sentiers battus pour devenir l'antisémite de quelqu'un, et même, comme dans le cas présent, l'antisémite d'un antisémite. Les sionistes doivent être pliés de rire...

Il ne faut pas se leurrer : il en sera ainsi aussi longtemps que le camp de l'opposition et de la dissidence ne se sera pas mis d'accord sur le tracé de la ligne rouge. Autant dire que le changement n'est pas pour demain.

L'histoire peut-elle nous aider à y voir clair ? En principe, oui. Encore faut-il la connaître, sinon comment en tirer les leçons qui s'imposent ? Si l'on prend l'exemple de la France, pratiquement plus personne, dans les jeunes générations, n'a le moindre lien avec ce que furent autrefois les traditions progressistes : la Révolution, 1793, 1848, les Canuts, la Commune, Jaurès, le mouvement ouvrier, le Front populaire, la Résistance, etc...* Les seules bribes de connaissances qu'on en a se limitent à des clichés, à des formules toutes faites ou à d'incroyables déformations : guillotine, caricature des valeurs républicaines, stalinisme, Holocauste®. Même un événement plus récent comme Mai 1968, n'apporte plus rien d'utile et de concret quarante ans plus tard. La disparition de la mémoire historique permet toutes les entreprises de discrédit ou de récupération (voir Sarkozy et Guy Môquet).  L'exemple de la France se retrouve de manière plus ou moins analogue un peu partout dans le monde, sauf peut-être dans les rares pays qui entreprennent un effort conscient pour restaurer leurs traditions historiques positives ("renaissance" de Simón Bolívar en Amérique du Sud).

* Elle est bien loin l'époque où Jean Ferrat chantait Ma France.

Et la religion ?...  Dans la mesure où elle ne cherche pas à se substituer à la politique, elle ne constitue pas un obstacle* (voir plus haut). A condition, également, que les croyants se montrent aussi tolérants envers les athées que ces derniers le seront envers les croyants. Pas toujours facile - ni d'un côté ni de l'autre.

* L'expérience a montré assez souvent qu'une dose modérée de religiosité naturelle n'était pas incompatible avec des objectifs politiques progressistes, tant dans le monde arabo-musulman (Egypte de Nasser, Irak des années 1960-70, Indonésie avant 1965) que dans certains pays d'Occident (Amérique latine, Italie). Ce qui ne signifie pas qu'il faille faire marche arrière là où une laïcité conséquente s'est imposée très tôt (en France, par exemple).


Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : les drapeaux tibétains, israéliens et "gay", que l'on voit mêlés aux drapeaux rouges dans certaines manifestations, sont le summum de l'aberration politique. Ils annoncent peut-être même la fin prochaine d'un mouvement historique né il y a plus de deux siècles.


Le comble de la perversion :

Défendre les crimes israélo-américains
au nom de "l'antifascisme"



Paris, juin 2009, dans le cadre de la campagne électorale de Dieudonné :
Les "antifas" de la CNT et de la LCR sont en fait des agents provocateurs du Bétar




LE LOBBY RATISSE LARGE

Pour illustrer à quel point le lobby sioniste infiltre, influence et domine tout ce qui a une certaine importance politique (et ce, quelle qu'en soit l'orientation) voici deux exemples de 2010.

Fidel Castro :

Le chef historique de la Révolution cubaine (84 ans en 2010), que la maladie a contraint d'abandonner les affaires courantes en 2006, a confié les rênes du pouvoir à son "jeune" frère Raúl (79 ans) et ne se consacre plus, paraît-il. qu'à la politique internationale.

Début septembre 2010, il donne une série d'interviews au sioniste israélo-américain Jeffrey Goldberg. Si, comme le pensent certains, les propos de Fidel Castro ont été déformés ou mal interprétés, on peut néanmoins se demander 1) pourquoi l'ex-président cubain a accepté de se compromettre en compagnie d'un ancien tsahalo* et 2) pourquoi il n'y a pas eu de démenti immédiat.** Castro n'est pas un débutant, six bonnes décennies d'expérience politique devraient le mettre à l'abri de ce genre de piège. Il est donc probable que ce que rapporte Goldberg contient une large part de vérité.

* Goldberg avait à ses côtés Julia Sweig, "experte" sioniste juive du Council on Foreign Relations (CFR) pour les questions touchant l'Amérique latine.

** Le seul démenti apporté concerne la politique économique cubaine. Fidel Castro nie avoir déclaré que le modèle cubain ne fonctionne pas. Pour réaliser à quel point le modèle "fonctionne", il suffit de savoir que le gouvernement de Raúl Castro a décidé de privatiser de nombreuses entreprises d'Etat et de licencier un million de travailleurs (20 % de la population active). En Europe de l'Est, on avait attendu la chute du régime communiste avant de jeter les gens à la rue. Cuba semble avoir choisi la méthode chinoise (avec l'aide de ses "amis" étrangers - voir plus bas).


Dans le premier interview, Fidel Castro s'écrie à l'adresse d'Ahmadinejad : "Cessez de calomnier les Juifs !..."  Depuis quand Ahmadinejad calomnie-t-il les Juifs ?...  Castro, qui s'inquiétait quelques semaines plus tôt du risque de guerre nucléaire américano-israélienne contre l'Iran, devrait savoir que le président iranien ne s'en est jamais pris aux Juifs (qui ont plus de liberté en Iran que les Palestiniens en Israël) mais seulement aux criminels sionistes qui menacent depuis des années d'attaquer son pays.

Castro reprend à son compte, sans la moindre nuance, les slogans de propagande dont on nous abreuve jour et nuit à propos des souffrances et des persécutions que les Juifs endurent unilatéralement depuis 2000 ans. En entendant Fidel "proclamer que rien n'est comparable à l'Holocauste" et "cautionner sans équivoque le droit à l'existence d'Israël", Goldberg a dû bondir de joie (intérieurement). On se demande si l'ancien président cubain est gâteux ou si, finalement, il n'a tout simplement pas compris comment fonctionne la politique internationale (il croit encore qu'Obama est en mesure d'infléchir le cours des événements). La seconde possibilité ne serait guère étonnante : les dirigeants des pays de l'Est, vingt et quelques années plus tôt, n'avaient rien compris eux non plus. En politique, ce sont rarement les plus intelligents qui accèdent et se maintiennent au sommet. En tout cas, Castro ne fait pas le moindre rapprochement entre les canonnades verbales permanentes de l'industrie holocaustique et les canonnades réelles dont il redoute l'imminence au Moyen-Orient et ailleurs.

On ne sera pas surpris d'apprendre que le lobby innommable est depuis longtemps actif à Cuba. En 2001 déjà, bravant en apparence l'embargo américain et l'opposition anticastriste de Floride, des groupes juifs (israéliens et autres) investissaient à La Havane - détails. Un "ancien" du Mossad, Rafi Eitan, dirigeait sur place les travaux de construction du Miramar Trade Center, un complexe comprenant 18 bâtiments dont l'Edificio Jerusalén ; un Juif argentin mettait des fonds dans la culture des agrumes et la production de jus de fruits. Et depuis, d'autres projets ont suivi et suivront.

La privatisation qui s'annonce offre d'immenses perspectives. La restauration prochaine du capitalisme à Cuba devrait privilégier les groupes juifs au détriment des "perdants" de la nationalisation de 1959 (Bacardi et compagnie). A La Havane, le lobby a choisi la "manière douce" (pour commencer)... et Castro fait mine d'ignorer où tout cela va conduire son pays. Dans quelques années, la capitale cubaine risque de redevenir ce qu'elle était avant la Révolution : le paradis du jeu, de la drogue et de la prostitution pour Américains privilégiés. Les grands noms (juifs) de "l'industrie" des casinos comme Irving Moskowitz ou Sheldon Adelson (patron du Venetian de Las Vegas et de sa copie de Macao) seront bientôt présents à Cuba. La tradition du gangster juif Meyer Lansky, qui dominait Cuba sous le dictateur Batista, pourra enfin revivre... tandis que les masses de travailleurs chômeurs cubains rejoindront dans la misère leurs voisins d'Haïti.  Ironie du sort, Castro aura été à la fois l'homme de la Révolution et son liquidateur. En Russie, de Lénine à Gorbatchev, plusieurs générations s'étaient partagé le travail.

Un texte de 2006 (traduction d'un article paru dans la presse israélienne) : Fidel Castro se prépare à allumer une ménorah [chandelier juif à sept branches] - "Le chef de l'Etat et le ministre israélien Eitan se préparent à allumer le grand symbole israélien sur une place centrale de La Havane en mémoire des victimes de l'Holocauste...  Avant d'être nommé ministre en Israël, Eitan séjournait fréquemment à Cuba, où il habitait une villa magnifique, et où il a monté son affaire...  Depuis 1994*, la porte de Castro est grande ouverte à Eitan."  (Eitan est l'homme du Mossad dont il est question plus haut).  Fidel Castro a-t-il déjà allumé quoi que ce soit en mémoire des victimes du Mossad et de la barbarie israélienne ?...

* Il est probable que les sionistes ont commencé à prendre pied à Cuba avant même la chute de l'URSS (1991), profitant à fond des difficultés économiques de l'île lâchée par son mentor soviétique en pleine décomposition.


Décembre 2010 :

Fidel est trop vieux pour allumer lui-même une ménorah.
Il envoie son frère Raúl officier à sa place pour le bien d'Israël.

A partir de décembre 2014, Washington lève progressivement l'embargo et rétablit les relations diplomatiques avec La Havane. Le socialisme cubain est en voie de démantèlement mais on attend encore, avant de donner le signal du grand chambardement, que Fidel Castro soit mort et enterré.

Marine Le Pen :

Elle n'est bien entendu pas comparable à Fidel Castro, n'ayant aucun pouvoir et se trouvant, politiquement, aux antipodes du régime cubain. Mais comme l'ancien président, elle a été l'ojet d'une O.P.A. orchestrée par le lobby sioniste et apparemment réussie.

En janvier 2011, Marine Le Pen succède à son père à la tête du Front national. Elle est considérée comme plus "présentable" par les médias que contrôle ce même lobby. Bien sûr, le père n'a jamais été une menace pour le monde politique français, mais seulement un concurrent gênant pour beaucoup. Ses idées figurent maintenant dans la plupart des programmes, à droite comme à gauche. Jean-Marie Le Pen n'a jamais critiqué le sionisme ; il admire même Israël et adore la manière dont Tel Aviv "gère le problème arabe". Si on n'a pas levé son "excommunication" depuis longtemps, c'est qu'on savait qu'il n'accepterait jamais de jouer les figurants. Avec sa fille, les choses sont légèrement différentes.

Elle n'a ni l'influence ni le charisme du père - tout au plus son éloquence. Qu'on l'intègre, et elle ne gênera personne, étant beaucoup plus facile à manipuler.

En février 2006, dans une interview à l'European Jewish Press, Marine Le Pen affirmait "le droit d'Israël à des frontières sûres et reconnues". Grâce à ses bonnes relations avec l'avocat sioniste Gilles-William Goldnadel, président de l'association France-Israël, elle espère bien qu'on lui permettra de faire le pèlerinage de Yad Vashem (ce qui lui avait été refusé en 2006) et de demander publiquement pardon pour les propos "négationnistes" de son papa (qui a dit que "les chambres à gaz sont un détail de l'histoire").

Députée européenne depuis 2004, elle est membre de la Délégation pour les relations avec Israël. Elle n'est jamais intervenue pour condamner les agressions et atrocités israéliennes, ni en juillet 2006 (Liban), ni en décembre 2008 (Gaza), ni en mai 2010 (flottille). Elle s'est contentée de demander, du bout des lèvres et comme tout le monde, la levée du blocus.

Paul-Eric Blanrue sur les fréquentations pro-israéliennes de Marine Le Pen (lien vidéo) :  "C'est étrange... A-t-elle une stratégie particulière ?... Quel besoin a-t-elle d'aller là-dedans ?..."  On le saura sans doute bientôt.

En janvier 2011, dans une interview au journal israélien Ha'aretz, reprise ici par Le Point du 7.1.11, Marine Le Pen déclare : "Le Front national a toujours été pro-sioniste et a toujours défendu le droit à l'existence d'Israël."

Début novembre 2011, Marine Le Pen est à New York où elle rencontre Ron Prosor, l'ambasseur israélien à l'ONU. Un mois plus tard, Louis Aliot, numéro 2 du FN et compagnon de la numéro 1, est reçu en Israël. On lui fait visiter deux colonies de Cisjordanie. C'est l'occasion pour ce haut représentant du Front National d'exposer le programme de son parti : "Reconnaissance de l'Etat juif, renoncement au discours hostile à Israël, désarmement total et complet de la population et des factions palestiniennes... Répartition équitable du territoire. Maintien des colonies légitimes..."  [Le "territoire" en question, c'est ce qui n'a pas encore été volé aux Palestiniens. Quant aux colonies, illégales en droit international, elles sont toutes "légitimes" aux yeux des sionistes.]


De gauche, de droite ou d'Israël ?

Le sionisme est, fondamentalement, une idéologie de droite, d'extrême droite. Mais il est beaucoup plus. Pour parvenir à ses fins, il s'érige en idéologie au-dessus de toutes les autres idéologies. Quelqu'un dont le nom nous échappe a raconté, il y a quelques années, que le Mossad interrogeait ses apprentis espions sur leurs préférences politiques avant de les engager. Par peur de donner la mauvaise réponse ou de tomber dans un piège, les candidats hésitaient. Jusqu'à ce que l'officier recruteur leur explique que l'appartenance politique n'avait strictement aucune importance et qu'il s'agissait simplement d'envoyer les futurs agents dans un milieu qui leur était familier, afin d'éviter qu'ils ne se trahissent. Affecter un facho à une organisation communiste aurait pu être dangereux, pour lui et pour le Mossad.

Nul ne sait si cette méthode est encore pratiquée de nos jours, mais le principe est toujours valable. Comme tout le monde est antisémite et anti-israélien par défaut, il faut surveiller tout le monde : gauche, droite, centre, amis, ennemis, indifférents, Juifs, non-Juifs et tous les autres. Pratiquement toutes les institutions, églises, organisations ou associations, tous les partis, groupes, groupuscules et mouvements de quelque nature que ce soit, sont infiltrés et/ou manipulés par le Mossad ou le lobby. Y compris et surtout celles et ceux qui n'ont rien à voir, de près ou de loin, avec Israël et le sionisme. Tous ne coopèrent pas ouvertement comme Fidel Castro ou Marine Le Pen, mais rares sont ceux qui échappent au contrôle.


Effets secondaires de la sionisation tous azimuts :

En 2011, quand on se fait adouber par le lobby innommable, il faut en assumer toutes les conséquences - qui dit sionisme dit automatiquement homosexualisme. Le Front National a dû se plier à cette règle élémentaire en se rangeant sous la bannière du nouvel ordre mondial. On a donc collé à Marine Le Pen une certaine Vénussia Myrtil, lesbienne militante et agitatrice de tous les "causes nouvelles" : gouines, pédés, travelos, transos, défense des "droits" de l'homo, "mariage gay" et adoption, libre accès à la chair fraîche... Il y a encore tellement à faire dans le domaine de l'enculture, songez à tous ces pédophobes, incestophobes et autres zoophobes qui entravent l'épanouissement de la société. La nouvelle conseillère du FN pour les questions de cul pourrait devenir la future Rachida Dati (mais sans fellation quasi nulle, évidemment). Avant d'être au Front National, elle occupait le même poste au NPA de Besancenot - vive la différence...

Inutile de dire que ce qui vaut pour le FN vaut également pour Cuba. Depuis peu, Mariela Castro (fille de Raúl et nièce de Fidel Castro) y pratique en toute liberté l'endoctrinement homosexualiste de la jeunesse. Elle est, paraît-il, "pédagogue" de formation (un mot qu'elle croit sans doute dérivé de pédés et de gogues). Elle dirige le Cenesex - Centre national "d'éducation sexuelle" (en espagnol : perversión sexual, parfois écrit perver-sion). C'est bel et bien la fin de l'ère socialiste à Cuba.

Prochaine étape : les pays arabes et musulmans. En 2011, la révolu-sion y est déjà en marche. Mais elle ne sera parfaite que le jour où tous ces pays allumeront la ménorah devant le musée local de l'Holocauste® et célèbreront en public toutes les fêtes de la pédérastomanie.



Le cadre du possible :

Le caractère désespéré de la situation actuelle résulte du fait qu'il est pratiquement impossible, dans un pays isolé, de stopper la régression et de repartir de l'avant sans risquer une intervention extérieure immédiate.

Selon le pays concerné, la marge de manœuvre est plus ou moins étroite. Paradoxalement, c'est en Amérique du Sud, aux portes de l'Empire, qu'elle est apparemment la plus étendue (Venezuela, Bolivie). Dans les Etats de l'Union Européenne, elle est inexistante ; dans aucune autre région du monde, l'absence de souveraineté nationale n'est aussi dramatiquement visible, surtout depuis que le traité rejeté par les électeurs français, hollandais et irlandais, a été adopté de force par les divers parlements. Entre ces deux extrêmes de l'Amérique latine et de l'Europe, on trouve encore toute une variété de nuances.

La question qui se pose est la suivante : une véritable réforme politico-sociale (ou du moins l'annulation de la contre-réforme en cours) est-elle envisageable de manière durable dans un seul pays ?  En France et partout ailleurs dans l'UE, il est désormais exclu de changer quoi que ce soit pacifiquement - tout comme il était exclu autrefois de changer quoi que ce soit en Bretagne, par exemple, sans le changer également dans toute la France.

Le cadre naturel de l'action politique citoyenne est depuis longtemps l'Etat national. Si l'on supprime ce cadre, comme cela commence à être le cas aujourd'hui, l'action devient impossible ou totalement inefficace (elle se régionalise et se concentre sur des thèmes sans importance).

Si un mouvement de résistance à la mondialisation veut avoir quelque chance de succès, il doit donc avant toutes choses restaurer la souveraineté nationale comme cadre de son action, car il est peu probable qu'il soit en mesure de s'établir d'emblée à l'échelle mondiale sans violer les souverainetés.

Les mouvements populaires ou nationaux respectent les particularités locales et ne se préoccupent pas trop de ce que fait le voisin. Eriger un monde sans frontières ne fait certainement pas partie de leurs objectifs, du moins pas avant longtemps. Les maîtres cosmopolites de la mondialisation, eux, se fichent des particularités nationales (à deux exceptions près : les USA et Israël). Ils veulent tout, tout de suite. Dans leur lutte à mort contre le reste du monde, ils ont tous les avantages aussi longtemps que le monde reste passif.

Le problème de la solidarité entre victimes (ou plutôt du manque de solidarité) est considérable. Les pays arabes et musulmans, quand ils interviennent ensemble, se désintéressent de ce qui se passe ailleurs. Les Etats d'Amérique latine restent le plus souvent entre eux. Les Africains sont plus isolés encore, n'ayant jamais réussi à établir un consensus. Et à l'intérieur d'un même pays, chaque groupe agit pour soi. Paralysé par l'idéologie dominante et le "politiquement correct", personne ne voit le rapport qui existe entre les différentes questions, chacun se laisse couler en espérant s'en sortir mieux que son voisin, au niveau international comme au niveau local.

En Occident, on dresse les générations les unes contre les autres, en faisant croire aux jeunes qu'ils doivent payer pour les vieux.* En réalité, dans un système par répartition, ce ne sont pas les jeunes qui paient pour les vieux, mais les actifs de tous âges qui permettent de financer les transferts aux non-actifs (vieux ou jeunes). Que l'on relance l'activité économique et la consommation, que l'on mette fin au chômage, et une répartition juste et généreuse ne posera plus de problèmes. D'ailleurs, ce que l'on enlève aux retraités d'aujourd'hui, on le vole aussi, bien sûr, aux retraités de demain. Les jeunes d'aujourd'hui croient-ils vraiment que leurs retraites repasseront à un niveau normal lorsqu'ils auront eux-mêmes atteint la limite d'âge ?

* On entend souvent dire, également, qu'il convient de se serrer la ceinture pour ne pas léguer un monceau de dettes aux générations futures. Bien entendu, cet argument fallacieux cache à la fois la manière dont la dette publique est générée (en obligeant les organismes publics à s'endetter auprès du secteur privé à des conditions très désavantageuses) et le fait que les actifs qui seront eux aussi légués aux générations futures dépassent de beaucoup le passif. En réalité, ce ne sont pas les jeunes qui paient pour les vieux, mais la masse de la société (y compris les plus pauvres) qui paie pour les plus riches.

D'un autre côté, on dit aux vieux que les jeunes leur prennent leurs places, comme s'il ne pouvait pas y avoir de "place" pour tout le monde. Dans une société humanisée ayant réduit ou supprimé les gaspillages, les guerres, les dépenses militaires, les cadeaux aux grandes entreprises et aux richissimes privilégiés, la chose serait tout à fait possible. Utopie dépassée par l'histoire ?...  Tant que les victimes elles-mêmes penseront que c'est le cas, comme on le leur enseigne, toute idée de progrès social restera bien entendu utopique.

Avec la mondialisation, la question des flux migratoires est devenue essentielle. Utilisée depuis toujours pour diviser les gens et accroître la concurrence sur le "marché du travail", elle n'a pourtant jamais été aussi brûlante qu'aujourd'hui. Bien que les Etats occidentaux prônent tous officiellement le contrôle de l'immigration et s'alignent sur certains slogans racistes de l'extrême droite, ils facilitent en cachette les mouvements de population, créant ainsi une situation voulue par la classe dominante qui y trouve son avantage. Comme dit Philippe Cohen (Marianne2.fr), "les sans-papiers qui travaillent pour presque rien sur nos chantiers ne font qu'anticiper le grand marché mondial du travail auquel aspire la classe patronale..."  Un marché sans frontières et sans lois sociales.

Comment les intéressés peuvent-ils résoudre ce problème ? C'est, pour des raisons évidentes, un des domaines où la solidarité est la plus difficile. Et les plus pauvres, comme le veut le capital sans frontières et sans lois, méprisent ce qu'ils considèrent comme "l'égoïsme des plus riches". En fait, le problème est insoluble dans le cadre de la société actuelle : c'est bien pour cela que les profiteurs font tout pour exacerber la situation. Une solution réelle ne peut passer que par le développement harmonieux de toutes les régions du monde, de sorte que plus personne n'éprouve le désir de s'expatrier pour des motifs économiques. Le jour où cela sera possible, la xénophobie naturelle disparaîtra (même s'il est parfois aussi agaçant d'affronter les hordes de touristes quand on a le malheur d'habiter une ville ou une région hautement touristique).

(Voir également plus bas : La crise des réfugiés de 2015)

Une question que personne ne semble vouloir se poser concerne le sens à donner au mot démocratie, la définition officielle faisant de toute évidence l'unanimité. Or, il est certain qu'un système dit démocratique qui permet toutes les distorsions, aussi graves soient-elles, n'est d'aucune utilité pour l'espèce humaine. Il conviendrait peut-être de préciser ce que la démocratie doit impliquer et ce qu'elle doit exclure.

Cette "souveraineté du peuple" que suggère l'étymologie du mot, ne peut en aucun cas signifier la délégation aveugle de tous les pouvoirs à une caste de politiciens aux ordres de l'oligarchie. L'existence même d'une oligarchie est d'ailleurs incompatible avec l'idée de véritable démocratie, tout comme l'est la survivance de cette forme archaïque de gouvernement que constitue la monarchie. En grec, un seul et même mot (δημοκρατία) désigne à la fois la démocratie et la république.* Même si la monarchie est aujourd'hui souvent parlementaire, du moins en Europe, cette séquelle d'un passé révolu a sa place au musée. Si elle n'a pas encore disparu à l'échelle mondiale, c'est que le verrou de la royauté anglaise tient bon malgré tous les scandales. Le jour où le tout-puissant lobby sioniste, qui fait la pluie et le beau temps à Londres, décidera d'abolir la monarchie britannique, ce sera l'affaire de quelques semaines, et le reste de l'Europe "couronnée" suivra - en attendant les potentats asiatiques (celui du Népal a déjà sauté).

* Toutefois, la fameuse démocratie athénienne de l'Antiquité n'était pas si démocratique que ça : elle ne valait ni pour les esclaves, ni pour les femmes, ni pour les métèques (étrangers non-athéniens).

Tant qu'il existera une classe dominante dans la société, le mot démocratie sera un mot creux, servant à camoufler la réalité - on l'a su pendant plus d'un siècle, on l'a oublié entre-temps.

Cela étant, le problème du respect de cette fausse démocratie qui ne se respecte pas elle-même, va surgir un jour ou l'autre. On en reviendra à la question "légalité-illégalité-clandestinité". Un monde qui voit son avenir dans le retour aux conditions sociales du 19ème siècle, ne devra pas s'étonner que le peuple non-souverain recoure pour s'y opposer à la spontanéité de cette époque. L'histoire reste à réinventer.

Alain Soral : "Le problème du pouvoir, c'est de gérer l'émeute. Toutes les logiques de domination marchent jusqu'au moment où le dominant se fait égorger par la foule. Or, un riche égorgé par la foule ne peut plus dépenser son argent...  Les dominants utilisent des petits groupes de collabos et l'immense masse ne se rend compte de rien : voilà le système qui fonctionne actuellement. Mais plus le petit groupe est inique, spoliateur, plus il faut mentir. Pas sûr que ça tienne, même avec des collabos...  L'agressivité des élites actuelles s'explique par la peur de ces élites. Il n'y a plus de dialogue possible, il y a de la haine de classe, parce qu'il y a de la peur. C'est le signe d'un empire qui va mal."

Quand l'ancien PDG d'Alcatel prédit la révolution - la lutte des classes, il connaît.



Solutions ?

Où sont les forces susceptibles de stopper le déclin et la marche à la catastrophe ?  Existent-elles à l'échelle internationale ?  Existent-elles à l'intérieur de nos pays ?...  Peut-on faire quelque chose, ou faut-il attendre la fin sans broncher ?...

A l'échelle internationale :

Il conviendrait d'abord que les pays indépendants répliquent énergiquement à toutes les mesures arbitraires des USA. Pourquoi le monde entier accepte-t-il sans réagir les mesures discriminatoires de la junte américaine en matière de voyages (visas, transmission préalable des données personnelles, contrôles d'entrée vexatoires, empreintes digitales, photo, chaussures, scanographie corporelle). Pourquoi n'impose-t-on pas les mêmes mesures aux détenteurs de passeports américains ? (Une disposition analogue à l'encontre des sujets israéliens resterait probablement sans effet, puisque ceux-ci possèdent presque tous un deuxième, voire un troisième passeport).

Pourquoi n'oblige-t-on pas partout les agents de l'étranger à se faire enregistrer sous peine de lourdes sanctions. Une loi russe de 2005 contraint les collaborateurs d'ONG "internationales" à le faire, et exige de ces organisations qu'elles dévoilent leurs sources de financement. Excellente loi, à condition qu'elle soit véritablement appliquée.* Ce n'est un secret pour personne que la plupart des 400.000 "humanitaires" en Russie font partie d'une cinquième colonne subversive.

* Une telle mesure serait impossible en France, pays depuis longtemps placé sous les ordres de la mafia américano-sioniste.

Bien entendu, la discrimination "sécuritaire" et la subversion ne sont que deux aspects parmi d'autres de la domination globalisatrice. La dépendance économique et le pillage des ressources ne sont pas moins graves. Mais comment y mettre fin si l'on ne commence pas par le plus simple ?

Un pays encore assez puissant, en état de réagir aux multiples formes d'agression étrangère commises au nom de l'ouverture et de la liberté, devrait le faire sans attendre, avant qu'il ne soit trop tard. Si le Zimbabwe a le courage de résister (seul et avec les effets désastreux que l'on sait), pourquoi la Russie se tient-elle tranquille ? Il ne lui en coûterait rien...  Pourquoi la Chine, une des rares grandes puissances indépendantes de la planète, tolère-t-elle que de minables représentants d'Etats en voie de liquidation, comme Sarkozy et Merkel, viennent lui faire la morale ? Les dirigeants chinois ignorent-ils qu'il suffirait de peu de choses pour remettre à leur place ces deux pantins et leur apprendre les rudiments de la politesse. Craignent-ils de leur faire perdre la face. Comme si l'on pouvait tomber plus bas que ces deux-là.

Il faudrait que la Russie et la Chine retrouvent leur dignité, qu'elles apprennent à contrer efficacement l'arrogance des donneurs de leçons et qu'elles aient la volonté de s'exprimer à haute voix sur la scène médiatique mondiale. Elles en ont les moyens. Si quelqu'un est en mesure de briser le monopole des tenants de l'ordre nouveau, ce sont ces deux pays. Poutine, en mettant un frein à l'emprise des oligarques sionistes, a fait faire quelques progrès à son pays, mais l'ensemble est encore bien timide. La Chine, elle, accepte presque tout de l'Occident, pour autant qu'on la laisse exporter ses produits bas de gamme. A l'échelle internationale, Moscou et Pékin se contentent de faire de la figuration politique.

Il serait urgent que la Russie et la Chine se réveillent et qu'elles s'allient au lieu de laisser l'impérialisme américano-israélien préparer la destruction du monde. Faire échec aux menaces qui pèsent sur l'Iran serait un bon début. Mais on ne doit pas trop y compter ; ce que ces deux grands ont négligé depuis 1991 (guerre du Golfe) ne se produira pas comme par miracle en 2008. Et pourtant il le faudrait, car s'ils ne font rien, leur tour viendra tôt ou tard (voir l'agression militaire lancée en août 2008 par la Géorgie contre l'Ossétie du Sud.)

Bien sûr, on dira qu'il existe déjà l'Organisation de Coopération de Shanghaï (membres : Russie, Chine, Kazakhstan, Kirghizie, Tadjikistan et Ouzbékistan ; observateurs : Iran, Inde, Pakistan et Mongolie). Mais cet embryon d'alliance est tellement discret qu'on n'en entend pratiquement jamais parler. Et quand on en entend parler, comme par exemple au lendemain de la guerre d'Ossétie, on constate que l'OCS est parfaitement incapable de mettre en œuvre la moindre stratégie commune.

[A l'automne 2010, tous les espoirs de voir la Russie et la Chine se ressaisir, semblent envolés pour de bon - voir ici.]

Il y a eu d'autres tentatives de rapprochement entre pays plus ou moins menacés : la collaboration Cuba-Venezuela-Bolivie-Equateur, la création de la banque sud-américaine de développement Bancosur comme alternative à la Banque mondiale, la conférence Brésil-Amérique latine-Pays arabes, les contacts Venezuela-Iran, etc...  Mais tout cela est très ponctuel et probablement sans lendemain. D'ailleurs, un pays comme le Venezuela de Chávez n'arrive pas à résoudre ses propres problèmes et lâche, en juin 2008, les révolutionnaires colombiens : c'est très mauvais signe. (Un mois plus tard, la mise en scène du "sauvetage" d'Ingrid Bétancourt et de trois flics américains contre paiement de 20 millions de dollars montre à quel point les structures dirigeantes des FARC sont infiltrées et vénales.)

Et pourtant, si tous ces pays avaient la volonté de s'unir sérieusement pour s'opposer à la domination américaine, l'impact serait colossal. Le potentiel existe mais il n'est malheureusement pas utilisé. On imagine aisément que les agents d'influence du nouvel ordre mondial ne perdent pas une occasion pour empêcher l'union. De toute évidence, leurs manœuvres ne restent pas sans effet.

Bien entendu, même dans le cas idéal où les gouvernements russe, chinois, indien, etc. tomberaient d'accord pour adopter une position commune vis-à-vis de l'Empire agresseur, la situation personnelle et les intérêts économiques de leurs ressortissants ne s'en trouveraient pas automatiquement améliorés pour autant. La stratégie politique internationale est une chose, le sort des citoyens en est une autre. Néanmoins, le danger de guerre et de dérive globale seraient amoindris, ce qui n'est pas négligeable.

Il est clair cependant que si des Etats potentiellement assez forts pour échapper à l'attraction de l'Empire n'arrivent pas à s'émanciper tout à fait, les pays déjà soumis (comme ceux de l'UE) ont en principe encore moins de chances d'y parvenir. Chez les premiers, la volonté de résister d'une manière ou d'une autre existe encore. Chez les autres, elle a disparu ou n'a jamais existé. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne puisse pas être suscitée ou ressuscitée grâce à l'action des citoyens. La question du traité constitutionnel européen a prouvé que les capacités populaires existent et qu'un changement, en cas de généralisation du mouvement, n'a absolument rien d'utopique - d'autant plus qu'il s'agit d'une affaire qui transcende totalement les habituelles barrières gauche/droite.

D'autres thèmes, comme la menace de guerre mondiale, d'effondrement financier ou de pénurie alimentaire, pourraient très bien faire le consensus par-delà les vieux clivages politiques et obliger les politiciens à changer d'avis. Beaucoup d'entre eux ne défendent pas les dogmes idéologiques israélo-américains par conviction personnelle mais parce que la chose est rentable pour eux. Le jour où le peuple leur sautera à la gorge, ils corrigeront peut-être leur attitude. Nul ne sait ce qui va se produire, mais rien ne peut être exclu a priori. N'importe quel incident inattendu peut éventuellement mettre le feu aux poudres.

A l'intérieur :

Le lien entre les préoccupations économiques purement internes et la situation internationale globale n'est pas toujours très clair. Il l'est d'autant moins que la population ignore souvent ce qui se passe exactement en dehors de ses frontières. Les conditions diffèrent bien sûr d'un pays à l'autre.

En Europe occidentale, et en particulier en France, il est douteux que les acteurs traditionnels des luttes passées (partis, syndicats, associations) puissent jamais retrouver leur puissance, leur indépendance et leur motivation d'antan. Mais si par extraordinaire cela devait être le cas, ou si de nouvelles organisations se créaient pour rallumer le flambeau, quels devraient être leurs objectifs ?

Sortir de l'UE, ou du moins y mettre un frein en refusant d'appliquer les mesures les plus nocives pour l'intérêt national et pour les citoyens, devrait être une nécessité absolue. Obtenir un succès dans ce domaine, ce serait faire d'une pierre deux coups, ce serait allier le social au national/international.

Autre mesure indispensable pour mettre fin au cauchemar, mais encore plus difficile à réaliser : stopper et annuler les privatisations, reconstituer le secteur public démantelé. Bien entendu, l'idéal serait de pouvoir aller plus loin, de nationaliser ou socialiser tous les groupes cotés en bourse, en instaurant une gestion véritablement démocratique de ce secteur, une gestion contrôlée par la base et non par des technocrates reconvertis qui seraient les mêmes que précédemment (voir, en France, l'occasion ratée de 1981).

Une telle réforme, pour être durablement efficace devrait se produire à l'échelle planétaire, ce qui montre bien que nous en sommes plus éloignés que jamais. Mais contrairement à ce que prétendent les singes dressés de la mondialisation (politiciens, journalistes, grandes écoles), une telle solution n'est pas "d'hier" ou "d'avant-hier". Elle est plutôt "d'après-demain". Tant que cette nationalisation complète, cette expropriation radicale et définitive du grand capital, ne sera pas accomplie, rien ne changera vraiment, la marchandisation des besoins élémentaires de l'humanité se poursuivra et ira en empirant.

Dans ce contexte, la démocratie reste à redéfinir. Elle doit impérativement englober l'aspect économique. Une démocratie qui cesse à la porte des entreprises ou qui se trouve à la merci des patrons de hedge funds, ne peut être qu'une parodie de démocratie, une démocratie-spectacle.

Il faut en outre que les citoyens prennent conscience du fait que rien n'est définitif en politique, rien n'est acquis à tout jamais. Les gens assez âgés pour avoir connu les "trente glorieuses" l'ont sans doute appris à leurs dépens. Sans lutte permanente, tout est remis en question. Mais ce principe vaut aussi dans l'autre sens. La situation actuelle n'est ni fatale ni immuable. Même les pires contre-réformes peuvent être effacées, même les aberrations bruxelloises, mondialistes et néo-connes peuvent être balayées. Le tout est de savoir si elles le seront et comment y parvenir.

Sans information indépendante, pas d'action possible :

Quelqu'un nous a proposé de créer un lobby antisioniste. Bonne idée, mais comment ?...  Créer une contre-information médiatique pour briser le monopole existant ?...  On a essayé dix mille fois, sans succès. C'est une question d'argent, bien sûr, mais même en étant milliardaire, on ne pourrait pas, seul, affronter efficacement l'appareil de désinformation. Peut-être faudrait-il appeler au boycott intégral des médias. Pour la télévision, la chose risque d'être difficile, c'est vrai. Commençons par la presse écrite, dont plus personne n'a besoin au 21ème siècle : pour tuer le temps dans le métro, rien de tel qu'un bon livre. Et pour s'informer, rien de tel qu'Internet - aussi longtemps que le réseau réussit à échapper à la dictature de la pensée unique.

En fait la véritable contre-information* existe déjà ; il suffirait de la développer systématiquement pour ébranler le monopole de l'argent en la matière. La résistance ne consiste pas à imiter les tout-puissants sur leur terrain, mais à utiliser contre eux toutes les armes non-conventionnelles dont on dispose, et à en inventer de nouvelles. Les citoyens ne pourront jamais se réapproprier tout ce qui leur a été volé légalement et illégalement, s'ils ne se réapproprient pas aussi l'information.

* Le Réseau Voltaire, auquel participe Thierry Meyssan, en est un bon exemple, malgré d'inévitables dérapages à la Mansouri (voir plus haut). Le principe du réseau consiste à faire le lien entre les forces antimondialisatrices d'Europe occidentale, du Moyen-Orient, d'Amérique latine et de Russie - un projet ambitieux, difficile à réaliser. Pour avoir une petite idée des problèmes rencontrés, il suffit de lire ce qu'en dit Wikipédia (en l'occurrence Sionipédia). Le texte est révélateur et montre bien que toutes les organisations de quelque importance sont contrôlées par l'hydre sioniste.

La difficulté réside aussi dans le fait que l'information libre via Internet ne le restera pas éternellement. Comme les autres formes d'expression, elle ne va pas tarder à être soit mise au pas, soit récupérée, soit systématiquement commercialisée. La liberté n'a jamais été un cadeau...  Pour soumettre à leur contrôle l'information "sauvage", les maîtres du monde ont le choix entre la mise en place d'un réseau à deux vitesses débouchant très vite sur l'élimination du plus lent, la suppression progressive des services gratuits, ou enfin la censure pure et simple (dont le Réseau Voltaire est d'ailleurs victime en juillet 2008). Quelle stratégie choisiront-ils ?  On l'ignore encore, mais ce sera peut-être un mélange des trois.

Toujours est-il que même dans l'hypothèse la plus optimiste, tout ce que pourra faire "l'opposition" en matière de contre-information face au pouvoir établi restera, à moins d'un miracle, relativement modeste, pour ne pas dire désespérément insignifiant. Est-ce une raison pour y renoncer ?...

Programme ?

Devant le morcellement des forces susceptibles de constituer la résistance au nouvel ordre mondial, un dilemme surgit. Faut-il se doter d'un programme clair et précis, en quelque sorte d'une "doctrine", comme les groupes d'extrême gauche ont souvent tendance à le faire ? Auquel cas le morcellement risque encore de s'accentuer et de rendre toute action commune impossible. Ou faut-il, au contraire, renoncer à un programme détaillé ? Ce qui, en cas de réussite, garantit à brève échéance la récupération politique par les parasites habituels (voir le mouvement anti-guerre de 2002-2003). Problème apparemment insoluble - mais peut-être pas tout à fait, qui sait ?...


Dans quelles conditions la résistance au capitalisme mondialisateur pourrait-elle être couronnée de succès ?  Paul-Eric Blanrue, dans un article déjà cité plus haut, s'efforce de répondre à cette question.


Août 2008 : Interview de Thierry Meyssan à ReOpen911. Du 11 septembre à la Géorgie, en passant par la répression dont Meyssan est lui-même victime, tous les sujets brûlants y sont abordés.

Avril 2009 : Du G20 à Durban II, le dessous des cartes  par Thierry Meyssan.  Une analyse intéressante - même si elle laisse un peu de côté la question de l'emprise sioniste sur les USA et le reste du monde, et même si l'auteur y reprend une "prédiction" assez osée (la dislocation des Etats-Unis entre 2010 et 2015).

Et si Thierry Meyssan avait raison ?  USA 2020


Alain Soral va au fond des choses
(vidéo de 1 h 27 mn - mai 2009 - présentation du programme du Parti Antisioniste)

Vers la gouvernance globale
Une conférence d'Alain Soral (vidéo de 2 h 10 mn - voir 10 avril 2009)

Juillet 2010 : Quelques remarques sur le nationalisme français
Un article de Jean Bricmont, professeur à l'Université Catholique de Louvain (Belgique)

Novembre 2010 : Mélenchon : l'homme de la "gauche de la gauche" désigné par le CRIF

Décembre 2012 : Réponse à la gauche anti-anti-guerre  par Jean Bricmont




Fin de partie ?


Vers le milieu de l'année 2010, la conjonction de trois menaces majeures peut faire redouter le pire :

  • La crise financière et économique qui a débuté trois ans plus tôt, loin d'être terminée, semble nous réserver des surprises toujours plus désagréables et toujours plus drastiques, en comparaison desquelles la dépression des années 1930 paraîtra anodine. La différence essentielle entre ces deux époques, c'est que les gouvernements d'alors (en particulier celui de Franklin Roosevelt) ont agi pour endiguer la crise et mettre les banquiers au pas, alors que ceux d'aujourd'hui font exactement le contraire : ils aident la finance à réaliser son vaste plan de pillage économique.

  • L'hystérie guerrière sioniste déborde largement son cadre traditionnel du Moyen-Orient et englobe désormais l'ensemble de la planète, grâce à un contrôle presque total des Etats-Unis et de leurs "alliés". Dans un premier temps, on prépare ouvertement une attaque nucléaire contre l'Iran, mais aucune région du monde n'est à l'abri. Les fauteurs de guerre sionistes sont actifs partout : de l'Amérique latine à la Turquie, de l'Afrique au Caucase, de l'Inde à la Scandinavie.

  • Les catastrophes écologiques, climatiques et autres semblent se multiplier (nous ne parlons pas ici du spectacle réchauffiste) : marée noire sans précédent dans le golfe du Mexique, canicule et incendies en Russie, interminables inondations au Pakistan. Il est encore trop tôt pour dire si elles sont purement fortuites ou si, au contraire, elles ont été causées délibérément. Dans le cas du désastre de la plateforme Deepwater Horizon, certains indices, comme la vente d'actions BP par des initiés (la banque Goldman Sachs, le PDG de BP), sont assez troublants. En Russie et au Pakistan, on n'exclut pas que l'arme climatique (programme américain HAARP) ait pu être utilisée pour nuire à ces deux pays - éventuellement à titre de "répétition générale" en vue d'une action d'envergure proche.

Les deux premières de ces menaces sont intimement liées et émanent de la même source. Quant à la troisième, même si elle est due au hasard, ses conséquences frapperont en gros les mêmes victimes et enrichiront les mêmes profiteurs. Le hasard - si hasard il y a - fait vraiment bien les choses.

Pour ce qui est des forces susceptibles d'empêcher l'effondrement global qui nous attend, elles ont pour ainsi dire disparu en 2010, tant au niveau international (la Chine et surtout la Russie sont soumises comme jamais) qu'au niveau local (la contestation politique, syndicale ou nationale n'existe plus ou tourne à vide - on a encore pu le vérifier en France à l'automne 2010, à l'occasion de la contre-réforme des retraites.)

On se dirige à grands pas vers la gouvernance mondiale de l'oligarchie cosmopolite et apatride, c'est-à-dire vers la destruction complète des nations, au sens où l'entendent les sionistes - leur "nation" à eux, bien que plus artificielle que n'importe quelle autre, constituant bien entendu l'exception.


Novembre 2011 : Conférence de Michel Drac (vidéo - 1 h 34 mn).

L'avenir est bien sombre : "On n'empêchera pas la catastrophe..." Pour Michel Drac, ce qui nous attend sous peu, est beaucoup plus qu'une crise à la 1929, c'est un effondrement. Avec, au bout du compte, une chute dramatique du pouvoir d'achat des populations occidentales à un tiers du niveau actuel. Le tout, bien sûr, accompagné de guerres. Le rôle de la Chine dans tout cela reste encore assez flou, mais il y aura soit une confrontation armée entre ce pays et l'Empire occidental, soit un arrangement...

La thèse de Michel Drac est assez plausible, même si le prétendu "épuisement des ressources" dont il parle, est une diversion par laquelle l'oligarchie masque son agenda. En fait, ce sont les banksters et autres spéculateurs qui génèrent la crise alimentaire et manipulent les cours du pétrole. Ils sont à l'origine des mythes du pic pétrolier et du réchauffement climatique dû au CO2.


Mars 2012 :  Gouverner par le chaos - mondialisation et "ingénierie sociale".


Janvier 2014 :  Si la "fin de partie" tarde à se jouer, semble-t-il, les trois signes mentionnés un peu plus haut (mi-2010) sont toujours visibles, principalement les deux premiers. Quant aux forces éventuellement susceptibles d'empêcher l'effondrement, elles sont plus absentes que jamais, surtout en France, même si l'affaire de la quenelle de Dieudonné a montré que le potentiel de résistance n'est pas négligeable. Mais on ne peut pas attendre d'un humoriste qu'il organise la contestation, et encore moins la révolution. Ce n'est pas son rôle et il ne dispose pas des moyens - ni théoriques ni matériels - face à la dictature à visage "démocratique" (au sens sioniste du terme).

La distinction gauche-droite n'a jamais été aussi factice. Toutes les composantes organisées de l'ancienne gauche politique ont adopté l'idéologie de l'ancienne droite, y compris les "communistes", désormais adeptes de la sainte trinité sionisme-maçonnerie-trotskisme, trois forces véhiculant des "valeurs" rétrogrades sous un vocabulaire "progressiste" - les Russes en savent quelque chose.

Les deux anciens camps politiques français n'en font plus qu'un, soudés ensemble par l'homosexualisme (réputé "de gauche") et par "l'antifascisme" (autrefois de gauche, lorsqu'il était dirigé contre les vrais fascistes et non contre les adversaires d'Israël).



2015-2016 : "crise des réfugiés"

Depuis des décennies, l'immigration économique de masse (ouverte ou déguisée) constitue une arme de choix des "élites" dans le but d'effacer les acquis sociaux et de détruire les Etats nationaux (voir plus haut). Elle est d'autant plus efficace et difficile à contrer, que personne n'a l'ambition de passer pour un raciste et qu'une bonne partie de la population a elle-même des racines étrangères.

Aujourd'hui, de toute évidence, l'immigration "normale" ne suffit plus pour atteindre cet objectif. C'est pourquoi une crise des réfugiés a été créée de toutes pièces afin d'accélérer le mouvement et de faire tomber les obstacles qui subsistent.

Les premiers signes de cette nouvelle tendance se sont manifestés début 2011, lors de la guerre d'agression lancée contre la Libye par l'OTAN et les dictatures du Golfe. Entre-temps, l'invasion-catastrophe de type Lampedusa est devenue quotidienne, à tel point qu'on a depuis longtemps cessé de compter les réfugiés arrivant par voie de mer. La presse préfère se concentrer sur les naufrages et les noyades en série, pour mieux nous apitoyer et annihiler nos réflexes défensifs. Quoi qu'il en soit, des centaines de milliers de migrants - et peut-être même un million ou plus - sont arrivés de cette façon en Europe. A ce stade, on ne peut plus parler de laxisme des autorités vis-à-vis des passeurs ; il s'agit plutôt de complicité et d'organisation à peine cachée du flux migratoire. D'ailleurs, des navires de guerre de l'OTAN patrouillent au large des côtes africaines et recueillent régulièrement les réfugiés.

A partir de l'été 2015, l'immigration de type Lampedusa est largement renforcée par les passages "clandestins" via les Balkans. Depuis la Turquie, un pays dont la responsabilité directe et indirecte dans la tragédie syrienne est bien connue, les vagues de fugitifs ou supposés tels se déversent sans interruption sur les îles grecques proches du littoral (Kos et Lesbos notamment). La Grèce, bien que pratiquement en état de faillite, est contrainte par Bruxelles à accueillir tous ces gens ou du moins à s'occuper d'eux en attendant qu'ils rejoignent un autre pays de l'UE. Il n'y a plus un centime pour la population grecque plongée dans la misère par les eurocrates et les banksters internationaux, mais quand il s'agit de financer l'immigration forcée, on a de l'argent à la pelle. Et cela vaut, à des degrés divers, pour tous les pays européens.

Inutile de préciser que, comme toujours, le rôle des médias consiste à nous vendre la dernière trouvaille de leurs maîtres : il faut être solidaire et faire des sacrifices... tout en se serrant la ceinture dans les autres domaines. Nos prétendus journalistes ont aussi pour fonction de désamorcer la colère que pourrait susciter cette politique aberrante. Ils attaquent systématiquement quiconque ose poser à haute voix des questions gênantes ou, pire encore, suggérer que les millions de refugiés devraient être logés dans les beaux quartiers ou expédiés dans les pays qui sont à l'origine de la crise, à commencer par Israël, la Turquie et l'Arabie Saoudite.




La fausse « crise des réfugiés »  par Thierry Meyssan.

Une Syrienne dénonce les faux réfugiés et les manipulations occidentales  (Riposte Laïque).

The Great Syrian Refugee Hoax : "réfugiés" économiques, faux Syriens munis de faux passeports (ou sans papiers), avant-garde immigratoire préparant le "regroupement familial", destruction programmée des systèmes européens de protection sociale, explosion du chômage, entrée libre en Europe pour tous les terroristes de Daesh, etc. etc...

L'immigration est voulue par le patronat  (Comité Valmy - article et dossier).

L'invasion n'avance pas au hasard. Le général Gomart, patron du renseignement militaire, l'explique :

"Avant tout départ les passeurs appellent le Centre de Coordination Italien des Secours Maritimes, et c'est ainsi que les bateaux européens vont recueillir directement en mer les masses de migrants, pour les transporter à bon port, de crainte qu'ils ne s'égarent sur les côtes africaines..."

Emilie Defresne, qui présente la déclaration du général, ajoute :  "Voilà, il n'y a aucun mystère. Lorsque les passeurs vont acheter un zodiac au siège du Consulat honoraire de Bodrum, en Turquie [juste en face de l'île grecque de Kos] chez Madame le consul Françoise Olcay, les renseignements français le savent... Sans le reportage de France 2, le consul serait toujours en poste. Il est à noter que Madame Olcay a perdu son poste de consul, mais qu'elle continue d'alimenter le trafic vers la France en poursuivant son commerce illégal et que les autorités françaises le savent, de même qu'elles savent que la Turquie délivre de faux passeports, que les capitaineries ferment les yeux etc. etc...  Et si le Renseignement français est capable de voir le trafic migratoire en Afrique jusque dans ses détails, comment ne pourrait-il pas le voir en Europe et plus encore en France ? Mais qui sait sur qui la surveillance s'exerce en France ? Sur les opposants à l'immigration ?..."


Jour après jour, les médias clonés relatent en boucle les "mésaventures des pauvres refugiés", tout cela étant coordonné depuis un centre commun alimenté par les scénaristes habituels. Comme il se doit, CNN (alias ZNN - Zionist News Network) est au premier rang des organes de désinformation, avec son "journaliste" phare, l'Américano-Israélien Ben Wedeman (dit Mouchamerdeman). La seule présence de cet individu sur les écrans de télévision du monde entier prouve que ses patrons sont au centre de l'action. Depuis 2011, signe infaillible, on le voit partout où CIA, Mossad & Cie sèment directement ou indirectement la terreur et le chaos : Libye, Tunisie, Egypte, Liban, Syrie... et à présent (16 septembre 2015) à la frontière entre la Hongrie et la Serbie.



"C'est pas que je m'ennuie, les gars, mais je vais être obligé de vous quitter.
Il faut que je vole vers la frontière croato-slovène où on prépare déjà le prochain acte...
"


Selon le vice-chancelier allemand Gabriel, le nombre de "réfugiés" accueillis par l'Allemagne pour la seule année 2015 s'élèvera à un million. Vu que quelques jours plus tôt, il était question de 400.000, puis de 800.000 personnes, on peut supposer qu'on n'en restera pas à 1.000.000. D'autant que les migrants déferlent sur l'Allemagne au rythme de 10.000 par jour, ce qui correspond à 1.000.000 pour la seule période du 20 septembre au 31 décembre.

Avec son habituelle arrogance, qui ne vaut bien entendu que vis-à-vis des pays plus faibles qu'elle, pas vis-à-vis des USA ou d'Israël, l'Allemagne exige de ses "partenaires" de l'UE qu'ils s'alignent intégralement sur sa politique immigratoire et se laissent imposer des "quotas". Ce qui signifie en clair que si Berlin accueille 1.000.000 de "réfugiés", et en supposant un taux de 25 % du total pour l'Allemagne (taux également valable dans d'autres domaines), les 27 autres pays de l'UE devront, qu'ils le veuillent ou non, accepter 3.000.000 de migrants. Et comme le million évoqué par Gabriel n'a rien de définitif, bien au contraire, les chiffres réels seront plus élevés encore. On imagine les conséquences... Jusqu'à présent (20 septembre 2015), une demi-douzaine de pays seulement s'oppose à ce procédé - mais sans mettre en cause le principe même de l'immigration-invasion.

La situation économique et sociale en Allemagne est paraît-il "la meilleure" de toute l'Europe, c'est ce que prétend la légende. Ce qui est "meilleur", en fait, c'est l'aptitude à falsifier les chiffres beaucoup mieux que ses voisins. Officiellement, il n'y aurait "que" 2.600.000 chômeurs - ce qui est déjà énorme en soi. Mais en réalité, c'est le double ou le triple qu'il faut compter, si l'on inclut toutes les personnes éliminées des statistiques depuis le début de la "réforme" lancée il y a une dizaine d'années : chômeurs de longue durée ou en fin de droits, chômeurs âgés, chômeurs participant à des "stages de formation" bidon, chômeurs radiés pour des motifs futiles, précaires extrêmes travaillant pour un salaire de misère inférieur au minimum social. Le salaire minimum est une invention très récente en Allemagne, et de nombreux secteurs de l'économie en sont exemptés ; des millions de travailleurs ne touchent que 3 ou 4 euros de l'heure (surtout dans l'est du pays) et sont contraints de solliciter un "complément de salaire" auprès du Pôle Emploi.

Tout cela va bien entendu empirer avec la déferlante des "réfugiés". Comme par hasard, le "patron" de l'Agence fédérale pour l'emploi (Bundesagentur für Arbeit - BA), un certain Frank-Jürgen Weise, est en même temps président de l'Office fédéral de la migration et des réfugiés (Bundesamt für Migration und Flüchtlinge - BAMF). Il ne fait aucun doute que les chiffres officiels de l'immigration seront bientôt aussi éloignés de la réalité que ceux du chômage. La presse allemande ne cesse d'ailleurs d'affirmer depuis des années que le pays connaît une "pénurie" de main-d'œuvre, ce qui est complètement absurde. Et dans le cadre de la crise actuelle, ce mensonge est repris en permanence par tous les merdias.

Le cas de l'Allemagne est appelé à servir de modèle à tous les autres pays européens, à commencer par la France qui, comme chacun sait, a "pris beaucoup de retard" en matière de "réformes".


27 septembre 2015 - Conséquence directe de l'arrivée massive en Allemagne de "réfugiés syriens" : à Kassel, un affrontement de plusieurs heures entre 400 migrants... pakistanais et albanais fait 14 blessés dont 3 policiers - détails.

A notre avis, la police allemande n'aurait pas dû s'interposer dans cet épisode relevant de la "guerre civile syrienne". Pour parvenir plus rapidement à une solution du problème, les organisations humanitaires devraient exiger que l'on fournisse aux deux camps des armes plus efficaces que les simples couteaux dont ils disposent.

5 octobre 2015 - Toujours en Allemagne, même les médias clonés se voient dans l'obligation de faire état des faux passeports syriens dont sont dotés beaucoup de "réfugiés". Ces escrocs du droit d'asile viennent d'Afghanistan, du Pakistan, du Bangladesh, d'Indonésie, des Philippines et des Balkans (Albanie, Kosovo, Bosnie). Entre-temps ce n'est plus un million d'immigrés que l'on attend cette année mais un million et demi - donc trois, quatre ou cinq millions avec les familles qui viendront ensuite. Le marché du travail n'est plus le seul secteur menacé par cette invasion, celui du logement l'est tout autant :  dans les grandes villes, les loyers commencent déjà à grimper.

La résistance de la population autochtone est encore relativement modeste et stigmatisée par la presse aux ordres. Dans l'est du pays, les manifestations anti-invasion sont néanmoins presque quotidiennes. Le journaliste indépendant Jürgen Elsässer signale sur son blog que 2500 habitants de la petite ville de Sebnitz (en Saxe) ont bloqué la frontière tchèque pour stopper (provisoirement) l'invasion. Cette action citoyenne a eu lieu en coopération avec des habitants du pays voisin.

13 octobre 2015 - Encore une conséquence directe de l'invasion migratoire : Schäuble et Juncker veulent instituer une 'taxe de solidarité' dans l'ensemble de l'UE pour financer l'afflux de migrants (le premier est ministre des Finances en Allemagne ; le second, de nationalité luxembourgeoise, est président de la Commission européenne). Et en Allemagne, on prévoit déjà une hausse des cotisations sociales pour 2016.

Folie furieuse des organisateurs du tsunami de faux "réfugiés" : toujours en Allemagne, près de Lunebourg en Basse-Saxe, un village de cent habitants va devoir "accueillir" - contre son gré évidemment - mille migrants (article en allemand).

Après les "révolutions de couleur" pour renverser les gouvernements qui déplaisent à l'Empire, une "révolution multicolore sans frontières" financée par Soros & Cie  (par Mireille Delamarre).


Agenda

Novembre 2015 : la caste politicienne, payée pour mettre en œuvre l'agenda de ses maîtres apatrides, se garde bien en règle générale de révéler leur objectif ultime. Bien souvent, d'ailleurs, elle ne le connaît pas vraiment ; elle le pressent tout au plus de manière diffuse.

Parfois, cependant, une exception confirme la règle. C'est ainsi qu'au Parlement régional de Hambourg, une khmère verte, une certaine Frau Dr. von Berg, lâche le morceau au cours d'un débat sur la "crise des réfugiés" (vidéo 55 secondes) :

"Notre société va changer. Notre ville va changer radicalement. Je suis d'avis que dans 20 ou 30 ans, nous n'aurons plus de majorité ethnique dans notre ville. C'est aussi ce que disent les chercheuses et les chercheurs dans le domaine migratoire. Nous vivrons dans une ville dans laquelle euh... la ville vivra simplement des nombreux groupes ethniques que nous aurons, beaucoup de gens, nous aurons une société supraculturelle. C'est ce que nous aurons à l'avenir. Et je vous le dis clairement, surtout à l'intention de la droite : ce sera très bien ainsi..."

La destruction des Etats nationaux est bel et bien engagée, surtout en Europe, et là surtout en Allemagne. Défendre la souveraineté et les frontières face à l'invasion télécommandée, c'est du "fascisme". En France, on n'en est plus très loin non plus, même si les fossoyeurs de la Nation se parent du drapeau tricolore et chantent la Marseillaise à tout bout de champ depuis les attentats terroristes du 13 novembre 2015 qu'ils ont eux-mêmes commandités.

Les affrontements entre "réfugiés syriens" venus presque toujours d'Etats autres que la Syrie, continuent de plus belle en Allemagne et dans d'autres pays européens, en particulier en Suède où les gouvernants ont laissé entrer, proportionnellement au nombre d'habitants, encore plus de migrants qu'en Allemagne.


Si l'on veut savoir qui est derrière tout cela, il faut écouter une certaine Barbara Lerner Spectre, dont Wikipédia nous dit qu'il s'agit d'une "femme juive qui a fondé et dirige Paideia, l'Institut européen des Etudes juives en Suède". Née aux Etats-Unis et mariée à un rabbin, elle a vécu plus de 30 ans en Israël. A présent établie en Suède, elle n'est pas plus suédoise que les centaines de milliers de "réfugiés" qu'elle fait venir illégalement dans "son" pays,


CE SPECTRE QUI HANTE LA SUÈDE (ET L'EUROPE) :

"L'Europe passe maintenant en mode multiculturel, et on va encore nous en vouloir,
à nous les Juifs, à cause de notre rôle prédominant dans ce domaine.
"

Et comme elle adore se foutre de la gueule de ses victimes, elle ajoute, toujours selon Sionipédia :
"Sans ce rôle prédominant, et sans cette transformation, l'Europe ne pourrait pas survivre."




Ce que Barbara Lerner Spectre fait en Suède,
son co-élu George Soros le fait au niveau européen :





Pas du tout la même chose :

Le multicaca est le contraire de la diversité.


L'agenda des invasions migratoires que les maîtres du monde appliquent scrupuleusement et massivement depuis l'été 2015, a été préparé de longue date et porte un nom : Les migrations de remplacement. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, il ne s'agit nullement d'une théorie conspirationniste, mais d'un plan précis contenu dans ce rapport publié le 17 mars 2000 par la Division de la Population des Nations Unies (DPNU). Ses auteurs prétendent "sauver" ainsi les pays menacés par le "déclin démographique" - un "déclin" qu'ils ont eux-mêmes encouragé durant des décennies par le biais de leur idéologie basée sur le malthusianisme et la dépopulation. La directrice de la DPNU, une certaine Hania Zlotnik (petite-fille d'un rabbin polonais), a publié plusieurs textes sur la question, y compris sous l'angle du prétendu réchauffement climatique.


Début janvier 2016 : en Allemagne, on apprend avec trois ou quatre jours de retard que des agressions sexuelles de masse (y compris des viols) ont été perpétrées contre des jeunes femmes dans la nuit de la Saint-Sylvestre par des hordes de "réfugiés" en plein centre de Cologne, mais aussi dans d'autres villes comme Hambourg, Stuttgart, Bielefeld, etc... La caste politique et les merdias font tout leur possible pour étouffer le scandale, sans y parvenir vraiment car l'ampleur des "incidents" ne s'y prête pas. La vérité éclate petit à petit. La police, dont les effectifs et les moyens ont été réduits ces dernières années, est complètement dépassée par les événements. De toute manière, elle ne peut "rien faire" contre des délinquants "sans papiers" et encore moins contre ceux dont l'identité semble connue mais qui ne peuvent être expulsés dans un pays d'origine où leur vie est prétendument en danger.

La mairesse de Cologne, une idiote qui se présente comme la victime des "racistes" anti-immigration, conseille aux femmes menacées de "se tenir à distance de bras des agresseurs potentiels" et tout ira bien. On se demande pourquoi elle n'a pas elle-même appliqué ce principe lorsqu'un "extrémiste" l'a poignardée quelques mois plus tôt. Mais il s'agissait sans doute d'une attaque bidon devant lui permettre de gagner les élections.

Des groupes dits "de gauche" ou "féministes" (lesbiennes de combat) en profitent pour faire de l'agitation "contre le sexisme" et "contre le racisme" afin de réduire au silence quiconque ose établir un rapport entre l'invasion migratoire et les agressions sexuelles. Pour ces perroquets du système, il y aurait deux catégories de coupables : les hommes en général (machos mysogines phallocrates violeurs) et les fachos xénophobes qui accusent à tort ces malheureux "réfugiés".



Ces pauvres connes ne vont pas tarder à mettre les agressions sexuelles
sur le dos des méchants "racistes"...


Cologne : un rapport interne de la police révèle l'ampleur du chaos

Chronique d'un mensonge rattrapé par le réel

Nouvel An à Bielefeld : 500 immigrés font irruption dans une boite de nuit allemande et agressent des femmes

Agressions sexuelles massives par des immigrés au Nouvel An : en Finlande et en Suède aussi

Open gates : Forced collective suicide of European nations (vidéo 19 mn)




Février 2016 : après avoir laissé entrer sans contrôle 1.500.000 immigrés illégaux en 2015, l'Allemagne en attend encore davantage cette année. Les exactions de la Saint-Sylvestre sont oubliées depuis longtemps ; il n'y a eu que trois condamnations à des peines légères (quelques mois avec sursis et 100 euros d'amende). Police et Justice sont engagées à fond dans la lutte contre les manifestations "xénophobes". Le régime craint avant tout que le parti anti-immigration AfD (Alternative für Deutschland) n'obtienne un score trop élevé aux élections régionales de mars dans trois Länder du pays. [Parti pratiquement de rien, l'AfD recueillera 24 % des voix dans le Land de Saxe-Anhalt, 15 % en Bade-Württemberg et 12,6 % en Rhénanie-Palatinat.]

Avril 2016 : Les gangs libanais de Berlin, qui contrôlent le gros des activités criminelles locales, recrutent leurs nouveaux éléments parmi les "réfugiés" - détails.  Avantage pour la mafia arabe : la racaille fraîchement débarquée n'est enregistrée nulle part.  A Bingen, en Rhénanie, un migrant illégal soi-disant syrien incendie un camp de faux réfugiés et peint des croix gammées pour accuser ce que les merdias appellent l'extrême droite (c'est-à-dire les partisans de l'AfD).

Entre-temps, l'invasion migratoire est un peu ralentie par le fait que la route des Balkans est bloquée à Idomeni, à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. Les autorités de ce pays (qui ne fait pas partie de l'UE) empêchent tout passage illégal. Pour faire céder le gouvernement de Skopje, les "ONG" de George Soros déclenchent des manifestations violentes de "réfugiés" à Idomeni, auxquelles participent des casseurs occidentaux "autonomes" ou "de gauche". Simultanément, un début de "révolution colorée" (une des spécialités de Soros) agite la capitale macédonienne.

Juillet 2016 : une vague de terreur islamiste en Bavière vient illustrer le fait que les innombrables faux réfugiés qui submergent le pays, constituent un réservoir inépuisable où le terrorisme d'Etat trouve sans problème les fantassins de sa "Légion arabe". Ils ne servent qu'une fois avant d'être "suicidés", mais qu'importe : l'offre dépasse largement la demande...

Bien sûr, les migrants illégaux ne sont pas tous des terroristes... il y a aussi beaucoup de violeurs parmi eux : Germany's Migrant Rape Crisis Spirals out of Control - Les exactions sexuelles sont pratiquement quotidiennes en Allemagne - un "réfugié syrien" d'Erythrée a même violé une femme de 79 ans dans un cimetière de Westphalie. La police et les autorités ont reçu l'ordre formel de garder le silence sur tous ces crimes et de falsifier les statistiques afin de ne pas gêner la "politique d'accueil" du gouvernement.


Le slogan officiel (©Soros) et la réponse du peuple :
   
(Rape = viol  -  Stay away = foutez le camp)



Poussez pas, y en aura pour tout le monde :

"Ce soir, je vais visiter un camp de 'réfugiés syriens'
pour leur expliquer mon fameux slogan :
'Wir schaffen das' (On y arrivera)...
"


En France : La circulaire passée sous silence qui supprime la notion d'immigration illégale

Le nombre de SDF ne fait qu'augmenter mais la priorité sociale est donnée aux 'réfugiés'


Décembre 2016 - Since 2015 more and more private NGOs are involved in the illegal migrant ferrying from Libya to Italy :

Les ONG [souvent financées par le milliardaire $✡R✡$] organisent le transport des faux réfugiés entre l'Afrique et l'Italie avec la complicité des garde-côtes italiens. Côté libyen, les passeurs locaux se contentent d'envoyer les rafiots surchargés jusqu'à la limite des eaux territoriales. Arrivés là, les migrants illégaux sont pris en charge par une armada d'au moins quinze navires "humanitaires" qui font la navette vers les côtes italiennes. Il ne s'agit nullement d'un "sauvetage" mais bien d'un trafic soigneusement planifié.

Voir aussi : NGOs are smuggling immigrants into Europe on an industrial scale




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